Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > En quoi le programme de Ségolène représente un danger

En quoi le programme de Ségolène représente un danger

Je vais essayer de vous démontrer à travers ce post pour quelle raison le programme de Ségo est un hors-sujet économique d’une gravité extrême dont la France ne peut plus se payer le luxe. Ce non-sens va enfoncer encore davantage la France dans la voie du déclin, mais également dans celui d’un délitement du tissu social du fait de la paupérisation inéluctable de la société française dans son ensemble.

Pour cela, il faut d’abord savoir quels sont les différents agents économiques qui permettent de produire de la richesse, richesse qui pourra ensuite faire l’objet d’une répartition.

L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse, condition préalable à la prospérité de chacun. Plus les entreprises créent de richesses et plus il est facile ensuite de les répartir.

Si je commence par ces lieux communs, c’est qu’effectivement, je veux que chacun parte d’un postulat de base qui ne puisse pas faire l’objet d’une quelconque appréciation partisane.

A partir de là, tout gouvernement qui se respecte devrait avoir comme priorité absolue de créer un environnement le plus favorable possible pour permettre aux entreprises de générer le maximum de richesses en tenant compte du contexte économique mondial dans lequel nous vivons. Cela signifie qu’il faut faire tout ce qui est nécessaire pour permettre aux entreprises d’être plus compétitives.

Toutes les économies qui "cartonnent" de par le monde ont adopté la même stratégie. Celle de privilégier la capacité à exporter plutôt que de favoriser le marché intérieur.

Et c’est là que le bât blesse pour la France !!

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la situation économique de l’Allemagne et celle de la France. La France a généré en 2006 un déficit commercial de 30 milliards d’euros (ce qui signifie qu’on importe plus qu’on exporte) alors que dans le même temps l’Allemagne a enregistré un excédant commercial record de 162 millards d’euros. Et pourtant, les deux pays ont à subir un euro fort, mais dans le cas de l’Allemagne, cela ne pèse absolument pas sur leur commerce extérieur, posez-vous la question du pourquoi !

La réponse est simple, c’est que l’offre française est inadéquate en terme de positionnement prix/produit. Cela signifie que l’image de la France en terme de rapport qualité/prix est inférieure à celle de ces concurrents. L’Allemagne n’est pas bon marché, mais elle cartonne parce que ces produits ont une image de qualité absolue, d’innovation technique et de performance. Il faut donc élaborer une politique économique qui va permettre d’une part aux entreprises d’être meilleur marché (c’est-à-dire en baissant les charges sociales et fiscales, ce qui induit une politique de réduction du train de vie de l’Etat et de refonte du modèle social) et d’avoir une meilleure offre produit (en investissant dans la recherche et l’éducation)

Or, aucun gouvernement depuis trente ans (qu’il soit de gauche ou de droite) n’a été capable de mener à bien les mesures qui s’imposent soit par choix idéologique (le cas de la gauche) soit par manque de courage politique (le cas des gouvernements de droite qui se sont succédé) pour jouer sur l’effet de levier capable de permettre à la France d’améliorer la compétitivité de ses entreprises afin que ces dernières génèrent le plus de richesses possible.

Quelles sont les raisons de ce contre-sens économique de la France depuis trente ans ?

Un modèle social qui fait la fierté de la France et que le monde entier nous envie mais que personne n’est assez stupide pour nous copier.

Cette suffisance qui nous aveugle finira par nous conduire à notre perte car nous nous accrochons désespérement à une chimère qui n’a jamais existé et que nous avons inscrite dans le marbre comme faisant partie de notre identité culturelle.

Bien sûr, certains gros méchants dont je fais partie diront que nous avons 9 % de chômeurs et au moins autant d’exclus du système, un taux de croissance de 2% (quand la moyenne mondiale est à 5%) ainsi que 1.200 milliards d’euros de dette (et bientôt 2 000 milliards d’euros puisque les retraites des fonctionnaires du baby boom n’ont pas été provisionnées), mais bon on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs et si c’est le prix à payer pour notre bonheur, alors ne soyons pas matérialistes et voguons allègrement vers les 2.000 milliards de dettes et les 20% d’exclus.

Certains diront que dans les années 70, notre modèle social marchait bien, qu’il n’y avait aucune dette. Et pour cause, ce n’est pas que le modèle marchait mieux, c’est que les déficits publics étaient financés par des bons d’Etat qui étaient payés avec une monnaie qui a dévalué en vingt ans de 70% face au mark.

Le modèle social français qui consiste ni plus ni moins à vivre à crédit, c’est-à-dire de dépenser plus que ce qu’on gagne, a été financé dans les années 60 à 80 par des dévaluations qui ruinaient ceux qui avaient souscrit aux bons d’Etat français.

Puis, au milieu des années 80, du fait de la construction de l’Europe et de la planification de la monnaie unique européenne, les pays se sont engagés à ne plus avoir recours à l’arme de la dévaluation. On ne pouvait donc plus financer les déficits résultant du modèle social français par l’arme de la dévaluation. Comme les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas voulu réduire les dépenses car il s’agissait de mesures trop impopulaires (et le courage politique est une denrée rare dans ce pays), la dette a commencé à se creuser à raison de 3 à 4 % du PIB chaque année. La dette atteint maintenant 65% du PIB et la situation est de plus en plus intenable.

Et les solutions à prendre sont connues puisqu’elles sont appliquées à l’étranger, mais encore une fois, elle nécessite un courage politique d’une équipe capable de résister à un mouvement social de grande ampleur et à une opinion publique qui pourrait au fil du mouvement devenir défavorable. Or, du fait du quinquennat, ce courage politique est une denrée en voie d’extinction car l’échéance suivante électorale étant rapprochée, la peur de ne pas être réélu oblige les politiques à caresser l’opinion publique dans le sens du poil et donc à remettre aux calandes grecques les mesures qui pourraient fâcher.

De plus, l’opinion publique est en permanence sous l’emprise d’une politique de démagogie sectaire qui vise à opposer systématiquement le capital et le travail.

A ce titre, je vais prendre quatre exemples :

- Il y a quelques semaines, beaucoup de personnes bien pensantes se sont émues que les entreprises françaises aient perçu en 2006 65 milliards d’euros sous forme d’aides. On entendait alors : haro sur ces salauds de patrons qui s’en mettent encore plein les poches.

Ces personnes bien pensantes ont seulement oublié de dire que, dans le même temps, les entreprises françaises ont eu à subir pour la même année 291 milliards de prélèvement obligatoire (charges sociales, IS, Taxes professionnelles, etc...) pour 62 millions d’habitants.

Ces mêmes personnes bien pensantes ont oublié de préciser que, à titre de comparaison, l’ensemble des entreprises allemandes avait été prélevées de 221 milliards d’euros alors que l’Allemagne compte 85 millions d’habitants.

Nous faisons donc peser sur nos entreprises beaucoup plus de charges que les entreprises allemandes. Difficile dans ces conditions de permettre aux entreprises d’être compétitives.

- Dans le même cadre, certaines voix bien pensantes ont stigmatisé les bénéfices records des entreprises du CAC 40, démontrant par là même que l’ensemble des entreprises se porte bien. Sauf que la grande majorité de ces entreprises sont maintenant internationalisées et qu’elles vont générer du chiffre d’affaires sur les marchés en croissance, c’est-à-dire bien loin de la France, voire même de la zone euro. Ainsi, à titre d’exemple, Total, qui a réalisé 12 milliards de bénéfices, réalise 95% de son chiffre d’affaires en dehors de France. De plus, pour ce qui est des entreprises hors CAC40, une étude a montré que le taux de marge de ces dernières n’avait jamais été aussi bas depuis vingt ans, montrant que leur situation économique est de plus en plus précaire.

- Souvenez-vous également de l’affaire Hewlett-Packard qui a voulu fermer une usine en France alors qu’elle avait perçu 1 million d’euros de subventions de la part de l’Etat. Nos voix bien pensantes sont montées au créneau en criant au scandale appelant au remboursement de cette somme. Ils avaient toutefois oublié un petit détail vraiment sans importance, c’est que la société Hewlett Packard avait payé à l’Etat français, sur la même période que celle où elle avait reçu le million d’euros, 711 millions d’euros d’IS.

- Enfin, prenons le cas de France Telecom. Celle-ci a racheté en 2000 à la société Vodafone au moment de la bulle internet la société Orange pour une somme astronomique tout en cash, faisant de cette dernière à l’époque la société la plus endettée au monde. Puis la bulle spéculative se dégonfle et la valeur d’Orange dégringole et France Télécom se trouve dans une situation financière très difficile. Là, les voix bien-pensantes crient aux méfaits de la privatisation partielle et que France Telecom aurait dû rester dans le secteur public. Sauf que ces mêmes voix bien-pensantes oublient que c’est parce que l’Etat est resté majoritaire dans le capital de France Telecom que le paiement d’Orange n’a pu se faire que par paiement en cash et non par échange d’actions comme cela se fait traditionnellement. Un paiement par échange d’actions aurait rendu la transaction financière insensible aux fluctuations des marchés financiers. C’est donc la non-privatisation de France Telecom qui a poussé cette entreprise dans une situation financière délicate et non l’inverse. Et la non-privatisation a été la conséquence des mouvements orchestrés par nos voix bien-pensantes.

Je pourrais multiplier ces exemples à l’infini, mais cette politique de désinformation a pour but de stigmatiser la haine du patron, du profit et de poursuivre la lutte des classes.

Or, si on regarde ce qui se passe dans les autres pays qui ont atteint le plein emploi, on s’aperçoit qu’ils ont tous opté pour le libéralisme, qu’il soit social (cas des pays scandinaves) ou non (pays anglosaxons + Chine + Inde + Russie).

Je pense, pour ma part, que le social-libéralisme est la meilleure voie car il permet un partage équitable des richesses tout en s’assurant le meilleur environnement possible pour les entreprises. Mais il n’est assurément pas celui adopté par le Parti socialiste français et ce, pour une bonne raison.

Une bonne partie de l’électorat de gauche est antilibéral et le PS ne peut pas se couper de cette base électorale sous peine de ne jamais gouverner. Le PS agit donc de manière clientéliste et son programme en est l’illustration.

Alors, si on passe à la loupe les différentes mesures économiques proposées par Ségo, on s’aperçoit qu’elle fait une politique de la relance de l’économie par la demande :

- Elle propose le SMIC à 1 500 € pour relancer le pouvoir d’achat :

Or, en augmentant les niveaux des salaires les plus bas, on créé une pression sur les entreprises pour augmenter tous les salaires. Très bien pour les consommateurs, mais moins pour les entreprises qui ont, du coup, beaucoup plus de problèmes à être compétitives, y compris sur leur marché domestique.

De plus, la contagion du privé s’opère sur le public (inflation oblige) et alourdit du coup les charges de l’Etat augmentant de facto les déficits publics et la dette (puisqu’ils ne veulent pas baisser le nombre de fonctionnaires).

Donc ce scénario présente le double désavantage de diminuer la compétitivité des entreprises vis-à-vis du monde extérieur et de plomber la dette publique.

Si certains jugent qu’il n’y a pas de recette miracle pour s’en sortir, la relance de la consommation est à coup sûr un contresens dans le contexte de la globalisation des échanges telle que nous la vivons.

De plus, dans la mesure où les entreprises ne pourront pas vraiment répercuter ces hausses de salaires sur leur prix du fait de la compétition avec les autres pays, ceci va encore réduire leurs marges et elles auront alors moins de moyens pour investir dans la recherche et le développement par rapport à leurs concurrents.

Enfin, et c’est la conséquence de la baisse de compétitivité qui résulterait des hausses de salaires, croyez-vous réellement que les hausses de salaires se traduiront par une augmentation significative de la consommation des produits français. Ces hausses de salaires iront subventionner les économies du Sud-Est asiatique.

- Généralisation des 35 heures à l’ensemble des entreprises :

Cette mesure vise à réduire le chômage en proposant de répartir le gâteau travail pour tout le monde. On notera que nous sommes le seul pays à croire encore à cette chimère. De plus, rappelons-nous qu’une bonne partie des aides aux entreprises ont été octroyées pour compenser l’effet 35 heures payées 39 heures.

De plus, rappelons que ce sont les petites entreprises qui ne sont pas passées aux 35 heures parce qu’elles étaient les plus fragiles. Ce passage aux 35 heures devrait les fragiliser davantage et l’objectif affiché de création d’emplois pourrait se traduire par des destructions d’emplois massives, surtout si cette mesure est conjuguée à la hausse des bas salaires.

Là encore, cette mesure est un contresens dangereux pour notre économie.

- La réallocation de la cagnotte des 65 milliards d’aides aux entreprises :

Seule cette mesure paraît trouver grâce à mes yeux d’autant que, comme l’a déclaré Ségo, c’est pour retirer aux grandes entreprises qui sont les principales à bénéficier de ces aides et donner plus aux petites entreprises. Ceci est louable, mais encore une fois, les grandes entreprises ont bénéficié de ces aides pour les employés français pour compenser l’effet dévastateur sur la compétitivité du « 35 heures payées 39 heures ». Inutile de préciser que les grandes entreprises qui ont un pouvoir de menace (notamment en terme d’emploi) bien plus important que celui des PME risquent de mettre à mal cette mesure.

- Les 500 000 emplois tremplins :

Il s’agit encore de dispositifs du genre « emplois jeunes » qui n’ont comme utilité que de faire baisser artificiellement les chiffres du chômage à un prix, toutefois, celui d’alourdir les déficits publics.

Il s’agit donc, là encore, d’une mesure dangereuse qui altèrera la compétitivité de notre économie productive.

Conclusion :

La politique de relance de la consommation élaborée par Ségo montre que le Parti socialiste n’a toujours pas pris la mesure des enjeux économiques issus de la globalisation des marchés. Le programme s’inscrit toujours dans une démarche clientéliste et corporatiste d’autant plus dangereuse pour la France qu’elle constitue un hors-sujet économique puisque la politique économique pronée par ses derniers agit sur la demande alors que tous les économistes s’accordent à penser que le problème de la France est un problème sur son offre.

A contrario, le programme de Sarko, même s’il n’est pas parfait, présente l’avantage de jouer sur l’offre en faisant en sorte de baisser les charges sociales qui pèsent sur les entreprises via la TVA sociale. Ce surcroît de compétitivité des entreprises françaises répond directement au problème de fond français tel que je l’ai exposé précédemment. Sachez d’ailleurs que la TVA sociale a été expérimentée en 1987 au Danemark et a contribué au redressement du pays au même titre que la Flexisécurité (deux gros mots pour le Parti socialiste). Il est d’ailleurs paradoxal de voir que le Parti socialiste qui prend comme modèle « les modèles scandinaves » refuse systématiquement de regarder les mesures qui ont permis à ses modèles de réussir la cohésion sociale. Encore une fois, cette myopie est due à une démarche clientéliste qui écarte toute mesure allant à l’encontre des intérêts de son électorat et ce, même si l’intérêt du pays est en jeu. C’est en ce sens que le programme de Ségo constitue une réelle menace pour le pays.

Sachez que la TVA sociale et la Flexisécurité sont deux mesures qui font partie du programme de Sarko. Sachez également que l’Allemagne a aussi mis en place cette mesure au 01/01/2007.

Le surcroît de compétitivité liée à la TVA sociale va permettre d’enregistrer des commandes supplémentaires qui permettront de générer des richesses supplémentaires qui pourront être alors redistribuées.

Elle permettra d’activer le dispositif sur les heures supplémentaires prévues dans le programme de Sarko qui valideront l’augmentation du pouvoir d’achat. Le programme économique de Sarko est donc nettement plus cohérent et il présente l’avantage de s’attaquer au mal français. Le programme Sarko s’apparente davantage au programme libéral social (avec la sécurisation du parcours professionnel, la Flexisecurité et la TVA sociale) qu’au modèle libéral pur que beaucoup veulent lui faire incarner.

Pour toutes ces raisons économiques et d’autres encore, je voterai en mon âme et conscience Sarko. Je voterai Sarko non seulement pour moi mais également pour mon bébé de 19 mois car je pourrai regarder droit dans les yeux en lui disant que j’ai choisi pour lui le candidat qui présente la politique économique capable de permettre à la France de se redresser.


Moyenne des avis sur cet article :  2.92/5   (100 votes)




Réagissez à l'article

88 réactions à cet article    


  • arrakeen 4 mai 2007 13:04

    les 35 heures n’ont en tout cas permis aucun emploi à l’hopital... derniere trouvaille : devant le nombre impréssionnant de RTT (que personne n’arrive à solder d’ailleurs) il est imposé dans certains établissements une réduction de la durée du temps de travail quotidien de 9 minutes (les employé pointant par exemple à 15h21 au lieu de 15h30) car cela permet de « sucrer » 4 à 5 RTT par an d’ou des économies... bravo !!!


    • TrégoDan 4 mai 2007 14:39

      Eh bien... Qu’est-ce qu’il pensera ton fils quand il saura que la seule façon de choisir une société pour son bonheur était fondée sur la pensée économique ? Combien faut-il payer pour le bisou du soir, pour l’histoire racontée, pour la partie de tobogan ? Peut-être qu’en jouant la carte de la compétitivité internationale qui te séduit tant tu arriveras à abaiser le coût de ce qu’il attend...

      J’espère que tu me suis ? Mais je n’en suis pas certain vu ton choix final pour le 6 mai...

      Allons y pour faire du Cac 40 le baromètre de la vie sociale, supprimons encore ce qui parait inutile (les bisous du soir ne sont pas rentables dans ton modèle régit par la production de dividendes pour le capital, alors supprime les...).

      Merci au moins d’avoir cherché à expliquer ce mystère qu’est pour moi la justification de l’horreur économique. Mais, tu vois, c’est en pensant au modèle de vie que je veux construire pour mes filles que je voterai dimanche pour empêcher ceux qui ne parlent que d’accaparement des richesses de gouverner leur vie. je crois encore que notre, bref, passage terrestre répond à d’autres valeurs que celles de la capitalisation et de la thésaurisation alors l’idéologie libérale n’a pas de prise sur moi et sur quelques millions d’autres qui partagent au moins cela.

      Bien le bonjour à ton fils.

      TrégoDan


      • IP115 4 mai 2007 18:21

        Et le tiens que va t’il penser quand il sera en âge de comprendre que grâce aux angéliques dans ton genre, il n’aura pas encore commencé ses études qu’il aura déjà 20 000, 30 000 voire 40 000 euros de dette sur le dos, et peut être jamais droit à une retraite ?

        Il va dire : « remboursez » !


      • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 4 mai 2007 19:31

        Je note juste que le pays qui vous fait tant rêver, votre modèle « absolu », les US, sont en pleine dépression, avec une croissance annonce de 1,3%, une bulle immobilière en pleine explosion, une monnaie qui a décroché et dont la chute n’est pas prête de s’arrêter, un déficit commercial à faire peur à un loup garou smiley un niveau de pauvreté qui est le double de la France (http://www.nationmaster.com/graph/eco_pop_bel_pov_lin-economy-population-below-poverty-line). Le tout sans les services sociaux et sanitaires que tout pays dit civilisé et riche devrait assurer à l’ensemble de sa population. Alors réfléchissez bien avant de choisir le modèle de société pour vos enfants !


      • alala 4 mai 2007 21:59

        @ Patrick Ferrante

        C usant de lire que Sarko est atlantiste et a pour modele l’economie US ...

        Pour commencer il n’est pas dans une logique d’allignement avec les ricains puisqu’il etait contre la guerre en Irak et refuse l’entrée de la Turquie dans l’UE ce qui va à l’encontre des souhaits de la 1ere puissance mondiale ...

        Il considere simplement ce pays comme un allier avec qui on peut etre en desaccord.

        Pour ce qui concerne l’economie, il est opposé à toute ideologie donc opposé au tout liberal mais prefere le pragmatisme avec un etat fort ...

        De plus, il est pour les droits de douanes sur les produits venant des pays qui ne respectent pas les regles du jeu mondial comme la Chine avec le bien que ca peut faire a notre economie et nos emplois et il denonce la facon dont l’emissaire europeen (un anglais) defend nos interets à l’OMC.

        Bref toujours la meme rengaine diffamatoire contre le seul qui puisse relancer l’economie et par la meme ameliorer le niveau de vie de l’ensemble des francais.


      • IP115 5 mai 2007 00:49

        « avec une croissance annonce de 1,3% »

        encore un qui ne sait pas lire ... 1,3% c’est juste pour le 1er trimestre (pour 1,8 attendus). On ne joue pas dans le même cour, en France si on fait 2% sur toute l’année on sera content ... smiley


      • caramico 5 mai 2007 10:34

        C’est le prix que payent les étudiants américains pour faire une année d’étude : bien sûr pas tous ne peuvent se les payer : réservé aux riches.

        Ca c’est un modèle à imiter !


      • SAMUSIC 5 mai 2007 16:38

        enfin un discour humain, mais dommage que maintenant le faire d’être humain est un handicap, bien tôt on vas se damander si on a le droit de sortir et dire se qu’on se pense, je suis tout a fait d’accord avec toi,dommage qu’on nous prend pour des dino. le bonjour a tes enfants tu leurs laissent un bon héritage( ton bon coeur)


      • istrati 5 mai 2007 23:14

        Qui a dit que Sarko n’a pas une démarche clientéliste ???

        les bons qui ont tout compris à la guerre économique d’un côté et « les mauvais joueurs » de l’autre.

        Ce n’est pas un crime de s’enrichir mais c’en est un de le faire sur le dos des braves gens. Sarkozy n’est qu’un conservateur à la mode US. En tout cas les siens sauront bien se prémunir contre les dégâts du libéralisme, eux. Corruption des esprits. Quand aux solutions on les voit à l’oeuvre depuis un certain temps. Non ?

        Si les système nordiques réussissent mieux, c’est parce qu’ils appartiennent à une culture du compromis, avec des syndicats forts et un sens plus aigü du partage et de l’impôt !!!

        Le social-libéralisme, est-ce la nouvelle médication de Diafoirus ?


      • arrakeen 6 mai 2007 15:38

        eh tregodan tu me rends mes 4 RTT pour faire le bisou à mon fils... car maintenant qu’on m’a sucré 9 min de travail par jour, je sors à 15h21 mais il est à l’école !!!


      • oenlyn 4 mai 2007 14:52

        Pour ma part, je pense que si on est dans cette situation c’est que cela a dû et doit encore en arranger certains ; et à mon avis, ceux-là ne pointent pas aux assedic et ne sont pas n’ont pas non plus de soucis de fins de mois....

        - Pour le smic, les 1500 € sont prévus en fin de mandat et donc correspondent à peu de choses près à l’évolution normale des salaires si on les indexe sur l’inflation ...

        - Pour les 35h, il me semble avoir entendu mercredi soir, qu’avant une éventuelle généralisation, il y aura une discussion avec tous les acteurs sociaux.

        Donc rien de catastrophique : respecter le coût de la vie et discuter pour savoir si on peut se mettre d’accord, je ne vois pas bien où est le péril.

        N’oublions pas que tout ceci est de la politique, et comme on le pensait déjà au temps Aristote, la politique est une recherche du bonheur. L’économie (ou plutôt la science économique) est nécessaire, mais à la fois elle dépend de la vision qu’on en a et n’est qu’un reflet de la valeur qu’on donne aux choses. Elle est donc subjective (même si on utilise de puissants ordinateurs avec des programmes mathématiques complexes pour calculer les bénéfices des financiers...). Son problème est qu’on ne peut pas tout valoriser et de manière juste (ce serait trop long) et c’est pour cela qu’elle doit se situer à l’intérieur de la sphère politique et non l’inverse. Et c’est aussi pour cela que les politiciens ont le devoir d’imposer des règles au monde économique et non l’inverse. Car je me répète l’économie ne se soucie guère des individus, seule la politique le fait.


        • domou69 4 mai 2007 15:41

          Je vais essayer d’être plus explicite sur le fait que son programme économique représente une menace :

          Le problème de la France n’est pas un problème de consommation mais bien un problème d’offre. Les produits français sont en général trop chers par rapport à la qualité perçue et il sont trop chers pour une simple raison (nous avons des charges sociales qui double le salaire net de l’employé et qui impacte directement le coût des produits finis français).

          Pour améliorer cette offre, il faut jouer sur 2 leviers, baisser les prix des produits français et améliorer notre image en terme de qualité et d’innovation.

          Si les 2 candidats ont promis de faire un effort en faveur de la recherche et de l’éducation (je ne m’étendrais donc pas dessus), il n’y a qu’un seul candidat qui joue réellement sur la variante prix par l’intermédiaire de la TVA sociale.

          Le problème du projet de Ségolène est qu’elle ne joue pratiquement exclusivement que sur la demande. Cela fait 25 ans que l’on fait en France une politique de la relance par la consommation qui ne dit pas son nom en faisant année après année du déficit budgétaire. En effet, qu’est ce qu’un déficit si ce n’est dépenser plus qu’on ne gagne. Cela revient donc à injecter dans l’économie de l’argent que l’on a pas prélablement gagné.

          Or, pour être efficace, une politique de relance de la consommation doit permettre que les fonds mis dans l’économie reste dans l’économie.

          Et c’est là que la bas blesse ! Lorsqu’on met de l’argent dans l’économie française actuellement en le distribuant, les consommateurs achètent en majorité des produits non français, car les français sont plus chers du fait du manque de compétitivité. Les effets de cette politique de relance de la consommation sont donc très limités et cela entame davantage soit la compétitivité des entreprises (dans le cas des hausses de salaires), soit les déficits et les dettes (dans le cas d’une redistribution par l’Etat).

          Il faut donc préalablement restaurer la compétitivité de l’offre française si on veut espérer qu’une politique de la relance de la consommation soit efficace. Or, j’ai bien écouté le débat et elle a annoncé qu’elle comptait financer beaucoup de promesses qu’elle a faite (au moins 5 ou 6)par la hausse de la croissance résultant de sa politique de relance de la consommation. Or, comme celle ci n’aura pas les résultats escomptés, au final, on aura une croissance aussi molle,un chômage aussi haut et des déficits et une dette qui se sera aggravée. Et dans le monde économique dans lequel nous vivons, prendre un trop grand retard risque de devenir irrémédiable. Sinon, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’économie et donc la politique économique n’est pas une fin en soit, mais bien un but pour arriver à l’épanouissement et au bonheur de chacun. Mais si on part mal au niveau de la politique économique (et notamment par rapport à l’évaluation des contraintes économiques globales), cela aura des répercussions sur le reste de l’économie et notamment sur la redistribution des richesses.

          D’ailleurs, en terme de distribution équitable dans un modèle de social-libéralisme, je pense qu’il serait plus judicieux de faire en sorte que patrons, actionnaires et salariés ait les mêmes intérêts d’un point de vue économique. Cela passe par une généralisation du système d’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise. Cet intéressement présenterait l’énorme avantage de constituer une part liée au résultat, c’est à dire à la richesse réellement créée. Il serait souhaitable que cette part soit prélevée avant impôts afin qu’elle ne soit pas marginale.

          Cordialement


        • rod 4 mai 2007 17:45

          Excuse, moi mais je vie au Québec et les salaires fonctionnent exactement comme en france, les gens payent même plus d’impôts (entre 40% et 50% du salaire), alors comment expliques-tu que ici nous n’avons pas tous ces problèmes ? Peut-être les patrons Québecois sont-ils justes plus « efficaces » afin de trouver du travail pour leur entreprise... on dit que le souci de la france c’est les salaires, les charges, les impots et si c’était juste nos patrons, incapables de concurrencer leur homologues étrangers...si ton prix de revient est trop élevé, ben diversifie toi, fabrique de la qualité, utilise ton cerveau...

          PS : j’ouvre ici un débat n’ayant moi même qu’une interrogation et aucun parti pris, mais lancer des idées en l’air comme tu le fais, tu vois bien que cela ne mène nullepart, alors donne nous des CHIFFRES avec liens internet sérieux à l’appui...

          Merci.


        • karg se 4 mai 2007 18:11

          Tous à fait d’accord avec toi, ça explique aussi pourquoi beaucoup de thésard français se barre au Québec. La compétitivité innovation est la seule solution. Mais faut s’en donner les moyens, sauvons la recherche et l’université.


        • Jo 4 mai 2007 18:13

          A rod. Tu ne comptes que la difference entre salaire net et brut. Au quebec cette difference est 40%.

          En france, si tu gagnes 3000euros brut, apres cotisations, csg, crds, impot sur le revenu, tu recevras 2000euros. Et l’employeur doit encore payer le double (6000euros) pour ajouter les charges patronales.

          Aux US de memoire, si l’employeur debourse $6000, le salaire brut est de $5000 et tu as $4000 net, soit le double de la France.


        • karg se 4 mai 2007 21:05

          attention à tes calculs, tu finis par multiplier par 3 au lieu de deux :

          si tu recoit 2000 ton employeurs payent 4000 mais il y a des exonération sur le 1000 premier euro, en fait un smicard coute 1300 environ tous compris.


        • alala 4 mai 2007 22:19

          @ karg se,

          Je suis d’accord avec vous, il faut reformer nos universites, les moderniser les rendre plus performante, idem pour la recherche (2 choses tres liées) mais il faut que ces efforts profitent exclusivement à notre economie hors ce n’est pas le cas actuellement.

          En Chine toute societe etrangere voulant s’implanter doit obligatoirement etablir un partenariat avec une entreprise chinoise qui n’a qu’un seul but, recuperer tout le savoir faire occidental ou nippon ... C une tres bonne strategie de l’empire du milieu pour ne pas devenir simplement l’usine du monde mais bel et bien un pays moderne en passe de devenir la 1ere puissance economique (et militaire) du monde ...

          Dire que nos patrons sont des incapables ne fera pas avancer le schmilblick, on ne joue pas tous avec les memes cartes, il faut donc s’assurer d’avoir la meilleure main possible et Ségo en etant malheureusement legere sur ces questions nous rendra la partie tres tres difficile.

          Les questions economiques sont primordiales ce qui n’est pas en contradiction avec la conception qui veut que l’economie « doit se situer à l’intérieur de la sphère politique et non l’inverse. »


        • karg se 5 mai 2007 00:01

          Je pense pas que sarko soit plus conscient des problèmes économiques, quand sont amis S.Dassault matraque que le problème c’est le cout de la main d’oeuvre ça devient risible.

          La Chine joue pas forcément franc jeux, et c’est pour ça qu’elle réussit : elle n’applique pas bêtement les préceptes du FMI, elle contrôle sa monnaie, les capitaux et les transferts de technologie, c’est aussi difficile de vendre quelque chose en Chine. Va falloir que l’OMC se bouge pour obliger la Chine à avoir un comportement commercial plus ... libéral smiley


        • philippe montagne 6 mai 2007 16:12

          absolument faux. en chine, il faut avoir un partenaire chinois seulement dans les secteurs juges strategiques, comme en france. et puis,de toute facon, assez de ces comparaisons sempiternelles avec la chine, pays du tiers-monde, et les usa, pour demoniser,et pour que les francais aient toujours raison, comparons avec des pays europeens analogues, allemagne, espagne, scandinavie,et ns verrons bien que ns avons tort, que ns n’avons que ds idees fumeuses,instinctives, et totalement deconnectees et de la realite, et des des soi-disants objectifs de societe que ns voulons defendre,


        • Webes Webes 4 mai 2007 14:52

          Comparer l industrie de la France et de l Allemagne est vraiment idiot, relis l histoire économique de ces deux pays, quant a promouvoir le modèle économique de Sarko qui est base sur celui applique par les US et l Uk a savoir la délocalisation de l industrie et le développement d une économie base uniquement sur des activités de services franchement je veux pas jouer les frileux mais !!!!!!!!!! .

          Quant à ta dénonciation du modèle social a la Française, ça me fait bien rire, quand tu auras un cancer ou une bonne epathite C ou plus, tu seras bien comptant (comme le fond tous les expatriés atteint) de le trouver ce modèle social afin qu il te paye ton traitement hors de prix.

          Cordialement


          • Michel 4 mai 2007 16:11

            Je suis chef d’entreprise et je ne vois pas en quoi « les mesurettes » proposées par M.Sarkozy améliorerons la situation économique de notre pays.

            Des heures sup à 125% défiscalisées et sans charge ? Les cotisations patronales pour les salaires voisins du SMIC sont déjà pratiquement nulles (le reste serait compensé par qui ? l’état ? ..bonjour le déficit). Quant au salarié, payé au SMIc, il ne doit pas payer beaucoup d’impôts que je sache..

            Une TVA sociale ? Je n’ai pas trop suivi l’affaire, mais cela signifie automatiquement augmentation des prix. Plus d’argent dans les caisses de L’Etat, mais moins d’argent dans le portefeuille des consommateurs ; je vendrai donc moins de marchandises !! Et puis la TVA ce n’est plus du ressort des pays mais de Bruxelles.. Alors, la mise en place de cette usine à gaz ce n’est pas pour demain. Je vous avouerai que le programme de Mme Royal ne me fait pas non plus sauter de joie. Mesurettes.. toujours des mesurettes..

            C’est pourquoi lorsque l’on me dit que l’on va choisir un candidat en fonction de « son programme économique » ça me fait doucement rigoler !!

            Des réglementations plus souples, un climat social pacifié, un peuple plus heureux, c’est bon pour le commerce et c’est bon pour les citoyens.


            • karg se 4 mai 2007 16:34

              @l’auteur : quand tu aura quelques connaissance en économie qui dépasse celle de Pikéty et de Méda tu pourra te permettre de critiquer de façon constructive le programme de Royal. C’est quoi le sujet de ta thèse ?

              Hors ce n’est pas le cas, tu critique des principes, des gros ensemble sans rien justifier :

              Le SMIC : essaye de vivre avec, on en reparle, mais si tu étais un instruit dans ce domaine du aurai proposé un solution plus réaliste, à savoir le développement de la PPE. cf. subvention des emplois sous qualifié et sous payer proposé par Phelp, prix Nobel d’économie

              Généralisation de 35h : en plus d’être mauvais tu mens, Royal a clairement promis de ne pas généraliser les 35H sans accord entre les partenaires sociaux. T’aurai du regarde le débat plutôt que les meetings de ton champion.

              Réallocation des aides au entreprises : même la cours des comptes, repère bien connu de gauchiste, considère que ses aide sont mal réparti. Je vois pas en quoi essayer de faire mieux pose un problème, surtout que l’argument « trop d’impôts » n’a rien à faire puisqu’il s’agit des réorienter les aides et non pas de les baisser ou de les augmenter. Un peu de rigueur.

              Emploi tremplin : en quoi cela va nous rendre moins compétitif ? que l’extrème gauche les critiques car cela brise le tabou du tous CDI, les critiques pour le cout à la limite, mais c’est un bonne mesure : elle cible un type de jeune (sans qualification) particulièrement victime du chômage et en même temps des entreprises qui ont du mal à recruter des gens compétents (de suite) et pas les moyens d’en former. Une mesure ciblée, un bonne mesure

              Sécurisation du parcours professionnel, flexécurité, c’est justement de cheval de bataille de Royal qui l’ont fait se brouillé avec l’aile gauche du PS, t’est vraiment culoté de demander du social libéralisme alors que c’est justement ce que Ségolène promet.

              Sarko lui parle de protectionnisme, de dévalué l’euro, c’est n’importe quoi et personne ne le remarque (sauf sur libé, mais bien caché dans les rebonds)

              Cette article est mensonger et mauvais au plan scientifique, les votes négatifs c’est pas par hasard


              • ARMINIUS ARMINIUS 5 mai 2007 10:21

                Tout a fait d’accord, d’autant qu’il était trés intéressant de voir la façon dont Thomas Pikétty a démonté le programme économie de Sarko avec des chiffres précis. Quant à comparer l’économie allemande à l’économie française, elles ont chacune leur qualités et leurs défauts,et elles ne jouent pas sur les mêmes ressorts. En conclusion n’oublions pas que se sont les sortants qui laisse l’économie française avec ce retard de taux de croissance, en cinq ans ils avaient quand même le temps de faire mieux !


              • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 16:55

                Votre leçon d’économie me paraît presque aussi fumeuse que celle de Ségo, mais au moins on peut y déceler l’ébauche d’esquisse d’un commencement de pseudo simili début de ligne directrice.

                Ségolène Royal n’a pas de programme. Parler d’économie n’a aucun sens avec elle. Parler avec elle n’a aucun sens puisqu’elle ne vous écoute pas.

                La France est en train de comprendre que sous couvert de briguer la présidence de la république, cet étrange candidat se livre à une thérapie en public.

                Ségolène Royal ne sait pas qui elle est et ne veut surtout pas le savoir. Elle a découvert une chose merveilleuse : quand elle sent qu’on l’écoute elle a l’impression d’exister. Et depuis qu’elle a découvert un personnage formidable, « la femme debout », elle l’écoute parler et n’a même plus besoin d’un public pour ses séances d’autosuggestions.

                Il serait préférable de ne pas la réveiller pendant ce joli rêve, il parait que c’est dangereux chez les somnambules.

                Peut être.

                Une chose est sûre : c’est dangereux pour la France, et le pays a intérêt à se réveiller avant dimanche. D’après les sondages, c’est en bonne voie.


                • mélodie 4 mai 2007 16:59

                  Quelles sont les raisons de ce contre-sens économique de la France depuis 30 ans ? quel rapport avec le titre ? depuis 30 ans on a eu Gauche/Droite/Gauche/Droite Ségo n’est pas plus néfaste qu’un autre. Attention au prosélytisme. Mélodie


                    • ARMINIUS ARMINIUS 5 mai 2007 10:25

                      Tiens, le roi du copié/collé est de retour, et noté positif cette fois, signe que des pro-sarko ne l’avaient pas encore découvert.


                    • karg se 5 mai 2007 18:32

                      C’est bizarre mais j’ai l’impression que le Poitou Charente est une région dynamique en ce qui concerne la relation état entreprise, et puis payer 10 euro de plus d’impôts par ans c’est pas la mort. Les pays qui s’en sortent bien on souvent des formes de gouvernance régionale forte, je pense que les politiques décidés à Paris ne peuvent pas résoudre, et qu’on ne fait pas de politique sans argent. Donc critiquer les dépenses de Royal c’est ridicule, surtout quand on connait les transferts de compétences qui ont eu lieu.


                    • rod 4 mai 2007 17:57

                      Puisque l’on parle d’économie, qui peut m’expliquer l’intérêt pour un état de privatiser une entreprise publique qui fait des bénéfices comme le préconise la droite ?

                      Je pensais que des dividentes à long terme étaient plus intéressant qu’un seul versement...mais bon. Comment peut-on dire que l’on a un programme éconimique pour une société et vendre ses sources de revenus ? En outre on sait bien que les prix descendent rarement une fois la société privatisée...

                      PS : regardez l’évolution du prix du gaz, j’y gagne quoi moi ?

                      http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3234,54-701414,0.html

                      Encore une fois, veuillez nous donner des chiffres avec sites web sérieux à l’appui.

                      Merci


                      • lezard 4 mai 2007 20:24

                        Tout simplement parce que la droite considère que fournir du gaz à ses concitoyens ne fait pas partie de ses prérogatives.


                      • baobab 4 mai 2007 18:02

                        l’auteur semble considérer que la tva sociale est la réponse miracle pour compenser les très forts allégements de charges (+ de 62 millards d’euros) de Mr sarkozy. Je l’encourage a lire cette article d’un véritable économiste sur le sujet.

                        http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/tribune/dossier.asp?ida=435287


                        • karg se 4 mai 2007 18:04

                          Pour revenir sur la politique de l’offre : malgrès l’acharnement des prétendus chroniquer économistes à considéré que le programme de Royal est une simple relance par la demande, la réalité est que c’est un programme équilibré.

                          Sarkozy veut encore en remettre un couche sur la compétitivité prix, à savoir le contrat unique et la defiscalisation des heures supplémentaires. Hors cela à pour conséquence de favoriser les emplois peu qualifier et donc peu rémunérateur (ça coute moins cher de prend deux smicard qu’un ingénieur). Les conséquences de cette politique sont un augmentation de la part des smicards dans l’emploi globale, peu d’offre pour les diplômés (fuite des cerveau). Cette politique nous met à le merci des problèmes monétaire et du cout de la main d’oeuvre. Même si il faut rappeler que les délocalisations on un rôle mineur dans la destruction de l’emploi en france (dixit M.Husson, chantre de l’ultra libéralisme très connu)*

                          La solution c’est la compétitivité innovation, hors sur ce point Ségo est plus convainquante, pas sur le volume de fond promis (c’est proche de ce que Sarko promet) mais sur la forme et le financement :

                          Sarko mise trop sur du cour terme pour la recherche (contrat de 5 ans) : la recherche fondamentale ne peut qu’être publique en France, les USA l’ont bien compris on l’on bien arrosé sous Clinton notamment. L’autre erreur de Sarkozy concerne les universités : multiplier les droits d’inscriptions ne fera qu’augmenter la part des étudiants issus de milieu socio culturel favorisé, cela va encore mettre à mal l’ascenseur social qui est déjà mal en point.

                          Le problème des Universités c’est des moyens et du renouveau des formations (ce qui se fait, mais ça prend du temps). Il va aussi falloir mettre fin aux grandes écoles fermé sur un concours, mais facilité les passerelles entre la fac et les écoles, pour créer des vrai campus d’excellence.

                          Le financement : réduire de 4 points de PIB, sans augmenter la dette et en investissent 30 à 40 Md, le programme de Sarko est délirant, les économies de bout de chandelle et le non remplacement des fonctionnaires on arrivera à peine à 5 à 10 Md d’euro, loin du compte (5 Md max pour le fonctionnement de l’état, d’après la cours de compte, 5Md max pour les fonctionnaires non remplacé)

                          Il est évident que le relance de l’offre vu par Royal prendra du temps, mais pour tenir autant commencer par rattraper notre retard dans certains domaines (environnement, service à la personne).


                          • Pelletier Jean Pelletier Jean 4 mai 2007 18:07

                            @l’auteur,

                            Quel tissu d’horreurs et de contresens ...c’est dommage de voir Agoravox publier de tels propos. Vous me faites froid dans le dos. C’est pour toutes les raisons que vous invoquez que dimanche je voterez Mme Royal, parce que j’aspire à plus d’humanité. Quelle sotise de vouloir enfermer « le monde » dans une équation économique.

                            Vous me faites peur... terriblement peur je n’ai pas envie d’habiter dans votre monde... je vous le laisse bien volontiers


                            • Pfff ! 4 mai 2007 19:54

                              Ca vous fait peur ? Ou, vous ne voulez pas voir la réalité en face ?


                            • karg se 4 mai 2007 21:11

                              @Pfff : moi j’ai bientôt bac +5, et je serai heureux de voir le pays chuter, un peu comme l’argentine, mais je serai bien tranquille, genre dans un pays un peu moins débile. Faite comme les américains (enfin comme ils vous dises de faire, pas comme ils font en vrai) et vous comprendrai les vrais sens du mots déclin.

                              Cette article est risible, comme certains commentaires, comme la plupart des notes, allez voter Sarko, vous aurez ce que vous méritez.

                              ps : je vais acheter des actions TEFAL, va yavoir besoin de bonnes poeles et de bonnes casseroles bientôt :-P


                            • anamo 4 mai 2007 18:29

                              Le programme de Ségolène Royal n’est pas dangereux en tant que tel !

                              Le vrai danger vient de son inconsistance.

                              2eme tour des présidentielles : Finis les débats participatifs à l’heure des engagements

                              A l’issue du scrutin : Finis les dialogues citoyens à l’heure des décisions

                              La France n’est pas présidente, elle choisit, élit, un(e) président(e) pour la représenter.


                              • slowgun slowgun 4 mai 2007 18:43

                                ce texte est un ramassi de conneries puisque chacun sait que 85% des décisions économiques passent par Bruxelles


                                • jako jako 4 mai 2007 18:48

                                  je suis désolé domou mais vous êtes exactement dans le cas de l’article http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23630 smiley


                                  • Emin Bernar Paşa Pacha 4 mai 2007 18:55

                                    eh les mecs !! eric beysson a signé un article sur l’agora ! feu à volonté !!


                                    • karg se 4 mai 2007 19:25

                                      mdr, j’y avais pas pensé, en tous ca vu les notes des commentaires Allègre, Bernard Tapie, Bigard, Doc Gynéco et compagnie sont venu l’aider

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

domou69


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès