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Accueil du site > Actualités > Economie > Energie : le coût du renouvelable

Energie : le coût du renouvelable

L’éolien et le solaire ont toujours eu bonne presse. En partie à raison : il s’agit d’énergies renouvelables et peu polluantes, alors que les hydrocarbures ne sont pas renouvelables et beaucoup plus polluants. Problème, leur coût considérable est un peu trop souvent ignoré dans le débat.

 
Une facture colossale
 
Deux de nos voisins le paient cher. L’Espagne, comme le rapporte un article de The Economist, consacre la bagatelle de 12 milliards d’euros (plus d’1% de son PIB) à subventionner le solaire, une somme qui pose problème doublement. D’abord, en pleine rigueur budgétaire, il est tentant de couper dans les subventions, ce qui créé une instabilité législative peu propice à l’investissement. Ensuite, l’Etat espagnol a payé jusqu’à douze fois le prix du marché à des opérateurs privés qui en retirent de juteux bénéfices. Ne serait-ce pas à l’Etat de réaliser ces investissements pour éviter des rentes ?
 
 
L’Allemagne paie cher également ses investissements dans le domaine. Cet article de Christian Stoffaes dans la Tribune fait une comparaison effarante entre le nucléaire français et les énergies renouvelables allemandes : nos voisins ont investi 120 milliards d’euros pour 75 milliards de Kwh quand la France a payé 96 milliards (selon la nouvelle estimation, revue à la hausse, de la Cour des Comptes) pour 410 milliards de Kwh, 5 fois plus ! La raison : « les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année)  ». Cet article de Contrepoints chiffre l’effort de l’Allemagne à plus de 16 milliards d’euros en 2011 et la bagatelle de 28 milliards en 2015.
 
Une France plus conservatrice
 
Comme le rappelle ce papier du Figaro, notre pays a été beaucoup moins volontariste, puisque les énergies renouvelables ne représentent que 13% de notre consommation. Et encore, la majorité vient des barrages et non de l’éolien et du solaire. Résultat, la facture est bien moindre : 3,3 milliards de 2005 à 2011. Néanmoins, la Cour des Comptes a publié un document qui s’alarme sur le montant de la facture puisque Paris y consacrera 8,6 milliards d’euros en 2020 (bien moins que Madrid ou Berlin). Elle souiligne le surcoût du solaire (jusqu’à 11 fois plus cher que le nucléaire) et de l’éolien (jusqu’à 2,3 fois) et appelle à « contrôler les abus  » dans le versement des subventions aux opérateurs privés.
 
Malgré tout, le caractère renouvelable et non polluant de ces énergies fait qu’il faut investir mais on peut penser que notre pays a bien fait de le faire de manière plus modérée tant que les écarts de coût restent importants. Le différentiel se réduit de plus en plus, comme même Christian Stoffaes le reconnaît. En outre, on peut considérer qu’il s’agit d’une priorité absolue tant pour échapper à la dépendance aux hydrocarbures non renouvelables que pour limiter les émissions de CO2. Mais est-ce une bonne idée de faire payer une transition aussi chère aux citoyens en pleine crise ? Et plus encore, les mécanismes de subventions aux entreprises privées posent d’immenses problèmes.
 
S’il faut absolument préparer la transition énergétique, en revanche, il est dommage que le débat actuel ignore trop souvent deux zones d’ombre : le coût colossal de cette transition (même si l’on approche du moment où ces technologies seront rentables) et surtout les modalités de cette transition. Les problèmes posés par les subventions démontrent à nouveau que l’énergie relève du service public.

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84 réactions à cet article    


  • juluch juluch 7 août 2013 12:02

    je suis du même avis.....


    sans parler de la pollution sonore et visuelle de ces gros ventilateurs.

  • Enpassant 7 août 2013 12:24

    Je tenais à rappeler que pour les éoliennes il existe (contrairement à d’autre moyen de production) le Décret no 2011-985 du 23 août 2011 définissant les garanties financières du démantèlement et la remise en état du site, ainsi que l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution des garanties financières.

    Pour information les spécialistes évaluent le temps de retour énergétique (qui prend en compte la fabrication, installation, fonctionnement et démantèlement) entre 6 mois et 3 ans en fonction de la production. Un parc produisant minimium 20 ans ...


  • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 12:27

    La densité du nucléaire au thorium permet depuis les années 60 d’avoir une énergie propre, sûre, abondante n’en parlons pas, sans déchets (transmut).

    Pourquoi donc s’enfoncer dans ces énergies écolos si peu denses, qu’elles ne permettent pas, si elles étaient généralisées, de dessaler de l’eau de mer en grande quantité, et plus généralement de disposer d’un max d’énergie pour développer le monde ?

    A oui, pardon, j’oubliais : les spéculateurs n’ont pas encore été mis hors course !


  • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 13:53

    Maintenant, des faits, pas des on-dits.

    J’ai fait poser, il y a un peu plus d’un an, 32 m2 de capteurs photovoltaïque, j’en ai tiré environ 7500 kWh en une année, dans un climat pas forcément optimal (Haute-Savoie) et dans une année pourrie.

    Financièrement, mon retour sur investissement va être de l’ordre d’une dizaine d’années pour une durée de vie des capteurs, garantie sur contrat de 25 ans. Cela veut dire que pour moi, je vais avoir, au minimum, 15 ans de bénéfice pur, enfin, quand je dis moi, ce sera peut-être mes héritiers compte tenu de mon âge.
    Pour la collectivité, à laquelle je revends l’énergie produite, le retour sur investissement sera fait en une vingtaine d’années, au delà, c’est également bénéfice pur.
    Bien sûr, je suis gagnant, mais il faut bien me récompenser de faire un effort en faveur des énergies dites « douces ».

    Sur le plan du bilan énergétique, les capteurs utilisés (pas des chinois, allemands, parce que, maintenant, trouver des capteurs français ...) restitueront intégralement l’énergie utilisée pour les fabriquer et les détruire en fin de vie, en un peu plus de 3 ans. C’est à dire, qu’il va y avoir plus de 22 ans de production d’énergie nette.

    Alors, oui, de prime abord, le photovoltaïque parait plus couteux que le nucléaire. Mais ces couts incorporent déjà le démantèlement.
    Alors que pour le nucléaire, on « démantèle » depuis plus de 27 ans une centrale (Brennilis), sans avoir encore touché au coeur et les couts sont déjà 20 (vingt) fois plus élevés que ce qui était prévu et provisionné. Alors, à terme, le nucléaire va être cher, très cher, très très cher. Les récentes hausses du prix de l’électricité en France, c’est du pipi de minet en comparaison de ce qui nous attend.

    Bien sur, il ne faut pas penser photovoltaïque en terme de centrale, mais plutôt en terme de petites unités de production (sur les toits bien orientés par exemple). reliées entre elles par un réseau finement maillé. C’est infiniment plus rentale, financièrement et énergétiquement que de grosses machines.
    Mais, évidemment, cela veut dire que le pouvoir échapperait aux pontes des grandes entreprises pour revenir au particuliers, alors ...

    Pour la petite histoire, j’ai fait un petit héritage, et plutôt que de le dépenser stupidement, je l’ai investi en modernisation de ma maison : isolation, pompe à chaleur géothermique, photovoltaïque. Maintenant, je suis totalement autonome en énergie, plus même, avec la production de ma maison, déduction faite de toutes les consommations, j’arriverai à rouler 1000 km par année avec ma bagnole, quatre ou cinq fois plus si j’avais une bagnole électrique.


  • perceval78 7 août 2013 17:16

    les constructeurs d’eoliennes sont obligés par la loi de provisionner l’argent nécessaire a leur démontage , ce n’est pas le cas pour le nucléaire


  • perceval78 7 août 2013 11:48

    Laurent,


    Votre article ne tien pas compte de 2 choses :
    - le cout du demantelement du nucleaire
    - le cout en cas d’accident

    le cout du demantelement du nucleaire n’est pas pris en compte simplement parce qu’on est incapable de le chiffrer . La centrale de Brennilis arrete il y a 40 ans n’est toujours pas demantelé.

    les 2 mammelles de la france etant l’agriculture et le tourisme , je n’ose même pas imaginer le coût d’un accident sur le territoire francais .

    • rotule 7 août 2013 18:13

      > Est ce qu’on sait simplement comment s’y prendre pour démanteler une centrale nucléaire ?

      On va bientôt se résoudre à la seule solution : les ensevelir sous un mont de terre, pour les protéger contre les actions extérieures, les cacher. Les mines de charbons ont bien leurs terrils fleuris et boisés.....


    • Karash 7 août 2013 19:18

      Démanteler une centrale nucléaire, ça n’a rien de compliqué, c’est juste fastidieux, comme de désherber un hectare de terre à la main. Au pire, une fois qu’on a viré le circuit primaire et autres installations très contaminées, si on n’a pas les moyens, on peut laisser toute les structures de confinement (béton) en friche.


    • sylvie 12 août 2013 18:17

      karash et on commence quand ?


    • interlibre 7 août 2013 12:41

      On ne peux pas comparer le nucléaire et les autres énergies, pour la bonne raison que personne ne connait le cout du nucleaire et même si un jour on prend en compte les assurances, les dégats éventuels en cas de catastrophe (proportionnel au nombre de catastrophes par exemple), les conséquences de l’extraction de l’uranium (mines, guerres...) et le démantèlement des centrales il reste les dechets, vous m’expliquez comment on peux quantifier le cout de tonnes de déchets radioactifs que l’on va devoir traiter pendant des milliers d’années ? C’est IN-QUANTIFIABLE.
      Le nucléaire (actuel, avec déchets) c’est une dette in-quantifiable que l’on prend sur le dos de nos enfants. C’est le court-termisme dans toute sa stupidité et son irresponsabilité.


      • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 13:24

        "il reste les dechets, vous m’expliquez comment on peux quantifier le cout de tonnes de déchets radioactifs que l’on va devoir traiter pendant des milliers d’années ? C’est IN-QUANTIFIABLE."

        Ola, mon ami, la question de la matière première a été... traitée :) Exemple ici ici

        Le seul blocage est financier. Pour ça, faut http://www.couperlesbanquesen2.fr


      • interlibre 7 août 2013 13:55

        J’aimerai tant que vous ayez raison mais non, dans vos liens le réacteur en question produit tout de même des déchets. (type ? quantité ?) Et que fait on des dechets existants ?
        Le fait de produire moins de déchets n’a rien a voir avec le traitement de la radioactivité qui a ce jour n’a pas de solution sinon il ferait désormais bon vivre à Fukushima.
        Le problème est loin d’être traité.

        Voici des infos récentes au sujet des déchets :

        http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-dechets-radioactifs-doublement-leur-volume-ici-2030-40024/ ?


      • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 16:26

        "dans vos liens le réacteur en question produit tout de même des déchets. (type ? quantité ?) Et que fait on des dechets existants ?« 

        C’est le principe du traitement par transmutation qui y pourvoit.

         »le traitement de la radioactivité qui a ce jour n’a pas de solution« 

        Vous confondez traitement des déchets (c’est là qu’entre en jeu l’enjeu de l’industrialisation de la transmutation) et la radioactivité à proprement parler.

        Sur la radioactivité, et son éventuelle dangerosité ou ses bénéfices, connaissez-vous le principe de l’hormésis ? Connaissez-vous l’histoire dite des  »irradiés de Taïwan" ? Je vous propose aussi de découvrir la ville de Ramsar, en Iran, ou la plage de Guarapari au Brésil... des lieux rayonnants de bien-être... !

        Un site instructif de manière générale : http://www.ecolo.org

        Quant au lien que vous donnez, effectivement vous avez raison, c’est pas ces organismes qui risquent de faire évoluer le débat et d’expliquer la transmutation : c’est l’oligarchie du nucléaire qui les tient : la gestion du statut quo scientifique est leur gagne-pain ! :)


      • interlibre 7 août 2013 16:57

        Les déchets nucleaires sont génants parcequ’ils sont radioactifs, je ne confond pas. Si ils ne l’etaient pas on pourrait s’en servir pour remplir les bacs à sable des parcs. Pour les rendre inerte il faut bien traiter la radioactivité.
        Au sujet de la transmutation, c’est marrant mais j’y crois autant que les alchimistes qui expliquaient il y a des centaines d’années pouvoir transmuter le plomb en or. Je suis comme St Thomas, qu’on me le montre. Qu’ils aillent à Fukushima transmuter toute la zone.
        Et pour finir vous expliquer qu’un peu de radioactivité ne fait pas de mal. OK... sauf que beaucoup vous tue pour des siècles...et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve...


      • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 17:08

        Je vous suggère d’aller vivre dans les environ de Fukushima, lorsque vous y serez depuis une année, nous parler des bienfaits de la radioactivité.
        Aucun problème pour y trouver du boulot, ils cherchent des volontaires (très très bien payés) pour tenter de trouver le début du commencement du prémisse d’une solution. Vous pouvez aussi participez au pompage des eaux radioactives, très bien payé aussi.
        Je m’étonne d’ailleurs que vous n’y soyez pas déjà.

        Au fait, vous souvenez-vous de quoi est morte Marie Curie, ou les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, etc ?


      • Roosevelt_vs_Keynes 7 août 2013 19:18

        "Les déchets nucleaires sont génants parcequ’ils sont radioactifs, je ne confond pas. Si ils ne l’etaient pas on pourrait s’en servir pour remplir les bacs à sable des parcs. Pour les rendre inerte il faut bien traiter la radioactivité.« 

        Oui, tout à fait d’accord, bien sûr

         »Au sujet de la transmutation, c’est marrant mais j’y crois autant que les alchimistes qui expliquaient il y a des centaines d’années pouvoir transmuter le plomb en or.« 

        Ah ça, c’est sûr : si vous êtes mystique, c’est mal barré :)

         »Et pour finir vous expliquer qu’un peu de radioactivité ne fait pas de mal. OK... sauf que beaucoup vous tue pour des siècles...et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve..."

        Eh bien si vous creusez le sujet, vous verrez que les taux de radioactivité de Ramsar, Guarapari, ceux dans lesquels ont vécu les irradés de Taiwan ou même, beaucoup plus simplement, si vous allez en Bretagne, dépassent de trèèèèès loin les taux à l’intérieur d’une centrale. Et les populations se portent très bien, merci pour elles :)


      • Rincevent Rincevent 7 août 2013 23:12

        si vous allez en Bretagne, dépassent de trèèèèès loin les taux à l’intérieur d’une centrale. Et les populations se portent très bien, merci pour elles :) N’importe quoi ! comparer les émissions de roches granitiques avec le cœur d’un réacteur...


      • Ruut Ruut 8 août 2013 08:48

        Combien de centrales ont été 100 % démantelées ?

        Et lesquelles ?
        A quel coût ?


      • Roosevelt_vs_Keynes 8 août 2013 09:23

        @rinceven

        Je répondais à « et dans les centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve... »

        et non à « et dans les réacteurs des centrales ce n’est pas « un peu » de radioactivité que l’on trouve... »


      • Bulgroz 7 août 2013 13:41

        "En outre, on peut considérer qu’il s’agit d’une priorité absolue tant pour échapper à la dépendance aux hydrocarbures non renouvelables que pour limiter les émissions de CO2. "

        Dépendance aux Hydrocarbures :
        Allemagne : 79,5%
        Espagne : 79,9%
        France : 51,0%

        Émission CO2 par tête de pipe : CO2/Population (t CO2/capita) :
        Allemagne : 9,16
        Espagne : 6,17
        France : 5,49


        • Croa Croa 7 août 2013 22:32

          Aucun de ces pays ne fait des efforts pour la seule solution qui vaille, à savoir d’arrêter les gaspillages !

          Ces résultats en attestent.


        • Ruut Ruut 8 août 2013 08:46

          Le CO2 n’étant pas un polluant...


        • Bulgroz 7 août 2013 13:46

          Cour des Comptes, 25 Juillet 2013, rapport sur « La politique de développement des énergies renouvelables »

          « Entre 2012 et 2020 (9 ans), sans bouleversement de la politique menée jusqu’à présent, le volume global de la CSPE liée aux énergies renouvelables pourrait atteindre environ 40,5 Md€, directement supportés par les consommateurs d’électricité, particuliers ou professionnels, contre 3,3 Md€ au total entre 2005 et 2011 (7ans).
           »


          • Deneb Deneb 7 août 2013 13:47

            Aujourd’hui c’est cher, certes.
            Si, il y a vingt ans, on vous aurait dit que dans vingt ans, tout le monde aurait un ordinateur, vous aurez sans doute objecté : mais où vont-ils trouver l’argent pour s’acheter les ordinateurs ?

            Connaissez-vous la loi de Moore ?

            Si elle s’applique aux énergies renouvelables (très probable), dans 10 ans on aura du photovoltaïque et de l’éolien 100 fois plus efficace, stockant l’énergie sur place dans ses supercapacitors avec une capacité 100 fois plus importante.

            Mais je suis de plus en plus persuadé que le problème énergétique est un faux problème. De l’énergie, il y en a en abondance, mais les énergies autorisées sont uniquement celles que l’Etat peut taxer. Nikola Tesla s’est fait avoir par ses investisseurs quand il leur a présenté une énergie gratuite, accesible librement à tout le monde. Ils se sont empressés de détruire son étude.

            Le problème avec les énergies libres c’est qu’à terme tout le monde pourra fabriquer sa propre énergie, ce qui le rendra indépendant des réseaux mis en place par l’Etat. Ce dernier va donc tout faire pour retarder l’avènement des productions individuelles. Ils se sont déjà fait avoir par l’internet, qui leur a explosé la propriété immatérielle. Aujourd’hui ils sont comme un chat échaudé qui craint l’eau tiède. D’ailleurs, cet article pourrait très bien être dans la lignée des découragements programmés : laissez tomber, c’est trop cher !


            • amiaplacidus amiaplacidus 7 août 2013 17:14

              Tout à fait raison Deneb. Le prix du photovoltaïque, par kWh produit a été divisé par deux en 10 ans.

              Et tu mets exactement le doigt où cela chatouille :
              "Le problème avec les énergies libres c’est qu’à terme tout le monde pourra fabriquer sa propre énergie, ce qui le rendra indépendant des réseaux mis en place par l’Etat. « 

              Simplement, je mettrais à la place de l’État, et pour paraphraser Eisenhower, »le complexe étatico-industriel". Parce que les grosses boîtes se taillent la part du lion dans le nucléaire, et l’État se contente de financer sans un retirer un centime de bénéfice.


            • Roberton 8 août 2013 11:39

              La loi de Moore est valable uniquement pour l’électronique, l’aviation en 50 ans a divisé par trois sa consommation de 10 à 3 l par passager/100km, l’automobile bien moins. L’éfficacité énergétique ne c’est améliorée que de 30% en 50 ans pour l’ensemble des procédés industriels. Retournez voir Carnot !!!! 


            • interlibre 7 août 2013 14:18

              Il y a énormément de recherches et de découvertes sur l’énergie solaire. Les panneaux photovoltaïque n’étant qu’une étape. C’est beaucoup plus simple de faire des recherches dans ce domaine car ce n’est pas dangereux (pas de radioactivité) et étant donné l’age relativement récent de la techno il n’y a pas de lobby pour brider le travail des chercheurs.
              Je pense que c’est la qu’on trouvera une solution à nos problèmes énergétiques sans doute avec ce genre de technos :
              http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-photovoltaique-record-rendement-boites-quantiques-40758/


              • Deneb Deneb 7 août 2013 14:56

                De toutes façons, pour l’énergie comme d’ailleurs pour bien d’autres problèmes il y a une solution miracle : les nanotechnologies. Les chinois, et même les iraniens et les nord-coréens s’y mettent à fond. En France, il y a de la resistance de la part des écolos intégristes vieillissants et acariâtres, que l’on reconnait facilement par leur bonnet anti-ondes et leur électrosensibilité.


              • interlibre 7 août 2013 15:34

                Solutions a tout nos problèmes effectivement, par la destruction totale de ce qu’il nous reste.
                Non, j’exagère, mais la liste des pays que vous faites parle d’elle même, les nanotechnologies ne sont pas développées pour le civil ou pour le bien commun mais bien pour en faire des armes de destruction ciblé/massive ou de contrôle général. Alors effectivement beaucoup d’avancées technologiques civiles sont du aux recherches militaires (et accessoirement, aux millions de morts) mais je doute qu’on ai besoin de nouvelles armes de nos jours et des millions de morts qui vont forcement avec. Pour moi, la réticence est bien a ce niveau la, je ne suis pas anti-technologies mais quand on voit ce qu’on en fait j’aurai même du mal à laisser un fer à souder entre les mains de la plupart des gouvernements actuels.


              • Deneb Deneb 7 août 2013 15:53

                La science militaire est à la science ce que la musique militaire est à la musique.


              • unandeja 7 août 2013 14:54

                en effet, à part le geothermique et l’énergie marémotrice, les énergies renouvelables reste très discutables....le cout carbone d’une éolienne (construction, démentèlement mais aussi entretien et réparations) est apparement + élevé que l’économie carbone faite en utilisant des éoliennes plutot que d’autres énergies....

                ...mais bon il faut bien explorer des psites pour les améliorer ensuite. Le solaire et l’éolien en font partie.


                • Deneb Deneb 7 août 2013 15:06

                  Tiens, à propos du cout carbone : on est en train de se rendre compte que la libération de méthane du permafrost n’est pas causée par l’activité humaine.


                • luxo 7 août 2013 15:13

                  Le photovoltaïque est rentable ,voir le projet de Mr BUFFET dans le désert de mojave
                   
                  projet A V S P 1300’hectares de panneaux , charges équipements 3,5 millions us le MW
                   nucléaire 5,5 millions us le MW
                   EPR 6,5 millions us le MW
                   charges de fonctionnement nucléaire20 dollars us
                   solaire 1-2 dollars us


                  • reveil 7 août 2013 15:26

                    Les lecteurs noteront qu’à l’heure où la situation à Fukushima est totalement hors de contrôle, c’est à dire menaçant la moitié du Japon et les ressources en eau de tokyo, on trouve encore des crevettes de sous préfecture totalement irresponsables pour vanter les mérites du nucléaire. Je propose que toutes les personnes corrompues ou stupides, politiques ou autres assurant la promotion des centrales nucléaires engagent personnellement leur responsabilité et soient dûment répertoriées en tant que telles. C’est trop facile de se barrer à l’autre bout de la planète quand tout va commencer à aller mal, c’est à dire bientôt, et de laisser les pauvres gens mourir sur place.


                    • Ronny Ronny 7 août 2013 16:14

                      @ auteur

                      Vous lancez un débat intéressant mais dangereux, tant le nucléaire a mauvaise presse.

                      On peut comparer les avantages et inconvénients de chaque mode de production. A vrai dire, je ne suis pas sur que l’un surpasse l’autre de façon incontestable. Le nucléaire actuel a le gros avantage d’un coût modéré, même en incluant les estimations de déconstruction et deux autres gros avantages additionnels : la compacité de la source d’énergie (autrement dit le peu de matière nécesaire à produire des grandes quantités d’énergie) et un coût carbone (y compris extraction du minerai, retraitement, construction et déconstruction des centrales) équivalent à celui des éoliennes de grandes capacités. Les inconvénients sont connus : des déchets difficiles à retraiter (et encore que partiellement) et à stocker, et des conséquences très lourdes en cas d’accident majeur. Ajoutons à cela la bétise de certains, qui souhaitent tout faire pour créer un accident, afin de pouvoir éventuellement justifier de la dangerosité du process : j’avoue que l’idée de déboulonner des lignes HT ou de faire dérailler des trains de combustibles retraités, outre que cela ne produira pas d’accident comme espéré, est une connerie sans nom, mais qui ne m’étonne plus de la part de sombres crétins... 

                      Sur un autre sujet, les calculs fait par certains sur le rendement des photovoltaiques ne tiennent la route que parce que l’énergie leur est rachetée au prix fort, pour des raisons réglementaires, mais ce système n’est économiquement pas viable.

                      Des pistes intéressantes existent pour constituer un mix énergétique dans lequel - de toutes façons - on ne pourra se passer pour le moment du nucléaire (et également dans le futur) : géothermie sous exploitée, champ éolien en mer, énergie thermobarique, etc.

                      Un des intervenant mentionne le choix des filières nucléaire au thorium. Il a bien raison et je ne comprends pas pourquoi celles-ci ne sont pas développées davantage. Il faut aussi poursuivre sur la voie de la fusion qui reste pour le moment qu’hypothétique.

                      Enfin, comme je le dis souvent, ma meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Les économies d’énergie ont toutes leur place dans le futur. Il faudrait même accélérer le processus. mais soyons clairs, j’ai fait ré-isoler ma maison, installer un chauffage bois à haut rendement, changer portes et fenetres, et j’ai économisé environ 25% de consommation d’énergie électrique. Si je regarde l’aspect coût de revient, je ne rentabiliserai jamais ces investissements qui bénéficieront en fait aux prochains propriétaires. Il faut donc réfléchir sur le ong terme et faire que les économies d’énergie soient beaucoup mieux prises en charge par la collectivité, peut être en fonction d’un barême de revenus. Le problème est que cette attitude ne sinscrit pas dans une civilisation de la consommation mais de la décroissance out tout au moins de la sobriété, concept qui a du mal à faire son chemin !


                      • CN46400 CN46400 7 août 2013 21:42

                        La solution Thorium correspond à la génération 4 des centrales nucléaires (EPR= génération 3). Il faut du thorium (aussi courant que le plomb) et du plutonium (déchets actuels). Les centrales seront plus simple que les génération 2 (pression atmoshérique au lieu des 150 bar actuels), beaucoup moins de déchets. Mais il y a un mais, le fluide caloporteur du circuit primaire ne peut être de l’eau car la quantité d’énergie à évacuer est telle que seuls le plomb ou le sodium (liquide entre 100 et 900° mais qui explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l’air ) peuvent être utilisés. Le surgénérateur phoenix, qui fonctionne au sodium, sert à étudier le pb en France.


                      • Rincevent Rincevent 7 août 2013 16:19

                        Ne serait-ce pas à l’État de réaliser ces investissements pour éviter des rentes ? Oui, pourquoi pas ? Sauf que rien ne nous garantit qu’il aurait une logique radicalement différente du privé…

                        Mais est-ce une bonne idée de faire payer une transition aussi chère aux citoyens en pleine crise ? Autrement dit attendons que ça s’arrange. Mais 1) rien ne dit que ça va s’arranger - 2) nous n’avons pas tout le temps devant nous, entre pollution et épuisement des ressources. C’est une position de comptable, rien d’autre.


                        • Croa Croa 7 août 2013 22:57

                          Ce n’est pas nouveau, les bonnes idées ont toujours été détournées par les escrocs de grands chemins, que ce soit par la voie des privatisations (systèmes libéraux) ou celle d’une oligarchie centrale (faux socialismes). Le pouvoir est une bonne filière d’accès au pognon... Il faudrait que les états européens retrouvent leur indépendance et redeviennent démocratiques pour que cessent ces rentes illégitimes.

                          Ce n’est hélas pas demain la veille ! smiley

                          Dans l’attente nous pouvons, à la manière du colibri, devenir micro-producteurs avec nos toitures et ce sera toujours ça que les bandits n’auront pas ! smiley


                        • lejacasseur 7 août 2013 16:20

                          Simple témoignage local. Dans mon petit village du Nord Bourgogne, le maire et ses confrères des villages voisins sont en train de s’emballer sur un projet éolien. La mode... Ici, l’environnement est fait de valons, collines, forêts, un vrai régal. Autant dire que les éoliennes, pour la destruction du paysage, c’est un désastre annoncé. Quant à l’étude de rentabilité vis-à-vis des vents, elle conclue à seulement 17%. Mais qu’à cela ne tienne, Monsieur le maire s’entête. Pourquoi ? Parce que curieusement, les implantations prévues vont rapporter aux propriétaires des terres agricoles environ 3000 euros par an. Et curieusement, parmi ceux là des membres du conseil municipal ou des proches. Dans un village à 500 votants, les accointances sont vite repérées. Je ne suis pas contre l’éolien, mon père habite la Beauce, en plein vent, grand espace de culture triste à souhait. Les éoliennes ont trouvé rentabilité et intégration.
                          Mais dans le cas présent, c’est juste une affaire de pognon.
                          Je ne suis pas naïf, les énergies renouvelables sont une source de profits pour l’industrie du secteur et instrumentalisent le système. Autre exemple : les crédits d’impôts qui ont simplement servi à alimenter de bonnes marges pour les fabricants et installateurs.
                          Au moment d’installer la production d’eau chaude chez moi, j’ai fait l’effort de m’intéresser au solaire, sachant que j’installais moi-même. Coût des fournitures après recherche : 10 fois plus cher que la simple installation chauffe-eau que j’ai faite. Bien entendu, les études ne font jamais apparaître non plus le remplacement du matériel car un appareil qui chauffe de l’eau, ça vieilli et meurt également.
                          Je suis convaincu du bien fondé des technologies solaire/éoliennes/marée-motrice, etc... Mais je suis également convaincu que c’est du bon business... Et qu’il s’agirait de faire le ménage dans ce secteur. Tout comme l’alimentation bio qui est bien souvent une véritable arnaque dès lors qu’on regarde un peu les prix de vente.

                          En fait, de l’arnaque pure et simple.


                          • Denzo75018 7 août 2013 17:44

                            C’est bien connu les gens de Gauche et encore moins d’extrême gauche (les verts..écolo) se foutent de combien ça coûte, de toute façon ils sont là pour ruiner la France !

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