Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Enfin les chiffres du budget 2010

Enfin les chiffres du budget 2010

Comme je l’ai déjà signalé, il est curieux de constater le processus d’approbation des budgets de l’Etat et la manière dont ils sont rendus publics. Jugez en :

Vous apprenez un jour par la presse et les médias que, ça y est, le Parlement, députés puis sénateurs, a voté le budget de la République. Vous qui avez l’habitude de gérer le budget familial ou d’approuver celui de votre copropriété, vous savez qu’il existe un volet recette, un volet dépense et que la différence c’est ce que vous économisez, dans le cas où les recettes sont inférieures aux dépenses ou ce vous devrez prendre sur les réserves ou emprunter, si au contraire vous dépensez plus qu’il ne rentre d’argent à la fin du mois.

Si vous essayez de trouver dans vos journaux quelles sont les recettes et quelles sont les dépenses, vous n’y arriverez pas. Vous trouverez le déficit, 141 milliards d’euros prévus pour le budget 2010, traduit en pour cent du PIB, Produit Intérieur Brut, de l’ordre de 8pct ce qui, exprimé par ce pourcentage, ne vous paraitra pas catastrophique.

Si vous cherchez ce que vos députés ou sénateurs ont approuvé, vous trouverez qu’ils ont approuvé des principes généraux, la création d’une nouvelle taxe, la suppression d’une autre, telle ou telle politique ou modification des politiques de l’Etat. En quelque sorte ils approuvent les principes qui se traduisent par les chiffres finaux du budget mais sans apparemment approuver les chiffres par eux mêmes.

Il vous faut toutes sortes de recherches pour arriver à reconstituer ce budget. Le voici pour 2010 :
        Recettes prévisionnelles :        267 milliards d’euros
        Dépenses prévisionnelles :        408 milliards d’euros
Soit      Déficit prévisionnel :           141 milliards d’euros

En d’autres termes notre déficit sera de 34,5pct de nos dépenses ou encore représentera 52pct de nos recettes.

C’est autrement plus parlant que le chiffre de notre déficit à 8pct du PIB n’est-ce pas ? Pouvez-vous vous imaginer dépenser durablement (ça dure depuis 25 ans) 50 pct de plus que ce qu’il rentre à la maison à la fin du mois ? Probablement non. Vos députés et sénateurs, à qui vous avez confié la gestion de la maison France, le peuvent parfaitement, eux !!!

Incidemment pas la moindre curiosité de nos médias sur la vérité des chiffres telle qu’elle apparait cruellement ici. C’est à croire qu’ils ne savent qu’écrire ou parler mais sûrement pas compter !


Moyenne des avis sur cet article :  3.6/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • Bardamu 31 décembre 2009 14:33

    Vous savez, considérant que pas un seul pays de part le monde n’est en terme budgétaire excédentaire, l’on pourrait se poser dès lors des questions autrement plus intéressantes :

    -sans la dette, l’économie tiendrait-elle ?... voir à ce propos l’excellente vidéo « L’argent dette » !

    -le libre marché ne s’appuie-t-il pas justement sur une dette masquant si bien des effets autrement plus délétères ?

    -à système virtuel -nos économies-, est-il même raisonnable d’apporter des réponses réelles -ici, combler la dette ?

    -oui, car ne serait-il pas plus sain de ne plus s’appuyer sur un tel vide, pour enfin reprendre pied avec le réel : ne plus davantage dépenser pour occasionner de la croissance, mais consommer moins pour faire des économies !

    -qui connaît réellement les tenants et les aboutissants de pareil système ici-bas ?
    Sarkozy ? Sûrement pas !
    Un ancien Drh ? Pas plus !

    -le jour où cela craquera pour de bon, y aura-t-il seulement un expert pour le prévoir ?
    D’ailleurs qui l’a annoncé avant que le processus de récession ne se déclare récemment ?
    Et pourtant, les soi-disant spécialistes font florès ici-bas !

    Si dilettante en la matière puis-je être, cette histoire de dette me semble bien plus servir d’alibi à nos libéraux pour encourager la croissance, sans laquelle un échaffaudage monté en dépit du bon sens -celui de ceux d’en bas- s’écroulerait.

    Il y a en l’affaire comme un vertige auquel un laveur de vitres opérant au dernier étage d’un gratte-ciel ne pourrait remédier.
    Ne le comprend-on pas, si l’on considère qu’il est impossible à notre bonhomme de remettre en cause la validité de l’architecture se répandant à l’infini sous ses pieds.
    En ce sens, notre petit président n’est rien moins que cet ouvrier -habillé en nanti-, s’agitant inutilement en tous sens, quand la moindre explosion pourrait mettre à bas le bel édifice... ça s’est déjà vu, je crois !

    Le capitalisme ne mourra pas de ses dettes mais bien de son obligatoire croissance qui épuise toutes les ressources ici-bas... comme les êtres, fourmis prisonnières et agissantes ! 

    Il faut comprendre une chose essentielle : nous avons franchi une étape de non retour, l’homme n’ayant jamais à ce point virtualiser le monde.
    Nos gouvernants même sont comme nimbés d’une aura d’irréalité, ils ne sont qu’insaisissables fantômes ne communiquant qu’au travers de médias eux-mêmes volatiles.
    Le succès de films tel « Avatar » de Cameron est tout entier là !
    De facto, les morts vivants que nous sommes, ne se nourrissent plus désormais que de pensées ectoplasmiques, d’images évanescentes, d’apparences, de faux-semblants, de vide.
    Le Nihil est là, et nous le contemplons hébétés, à la fois impuissants et extatiques.

    L’homme erre !
    Orphelin de bien des repères pourtant nécessaires, il se perd, rit, délire, se soumet, approuve, paraît, s’imagine et se la joue !... oui, se la joue en ce mode devenu théâtre d’une tragi-comédie.
    Un espoir cependant !
    Nous sommes tombés si bas, que l’on peut légitimement se poser la question : est-il possible de chuter plus encore ?
    A cela je dirais « oui », l’on peut toujours s’enfoncer, il n’y pas de limites à la déliquescence, au délitement.
     
    Cependant, tout empire ne s’achève-t-il pas de part sa décadence ?

    Mais après une telle plongée dans les ténèbres, la remontée peut-être ?
    Après le crépuscule des élites, le peuple en appelant à la raison ?
    Croisons les doigts !


    • xa 2 janvier 2010 01:16

      « considérant que pas un seul pays de part le monde n’est en terme budgétaire excédentaire »

      Vous parlez de cette année, ou toute année confondue ?

      Si on prend 2006 et 2007, par exemple, donc des années hors crise économique, dont on peut penser qu’elles reflètent le déficit structurel de l’Etat (par opposition à la partie conjoncturelle du déficit), alors :
      - l’Etat francais est en déficit, en gros, de 40 milliards de manière structurelle. C’est son déficit habituel, dû à son fonctionnement habituel depuis 30 ans.
      - l’Espagne et l’Irlande sont excédentaires ... Bon, ce sont des pays sans les couvertures sociales, alors vous allez me dire « c’est facile, on sacrifie les pauvres et les vieux, et plus de déficits »...
      - la Suède est excédentaire, la Finlande et le Danemark aussi. Des pays avec des couvertures sociales et sanitaires déplorables, il parait.


    • BA 31 décembre 2009 16:24

      Obligations : la France émettra pour 188 milliards d’euros de dette en 2010.

      http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=287a0a73b0e52a0ac38f59cdc8ab9de9

      Autrement dit :

      - la France va emprunter 188 milliards d’euros en 2010 ;

      - la France va emprunter 31,33 milliards d’euros tous les deux mois en 2010 ;

      - le soi-disant « grand emprunt » est égal en réalité à ce que la France emprunte tous les deux mois !


      • colza 31 décembre 2009 16:24

        A ce sujet, j’aimerai beaucoup savoir (je n’ai rien trouvé sur Google) combien coûtent au budget de l’Etat :
        Monsieur et Madame Carla, leurs courtisans, conseillers et thuriféraires, ainsi que tout le personnel attaché au service de leurs personnes, les frais de fonctionnement de l’Elysée, y compris véhicules, avions, hélicoptères et autres...
        Les différents ministres et leurs conseillers, ainsi que tout le personnel attaché à leurs personnes, les frais de fonctionnement de leurs ministères, y compris les véhicules, avions et hélicoptères...
        La même chose pour les préfets,sous préfets, ambassadeurs, consuls, etc...
        La même chose pour les députés et sénateurs tant nationaux qu’européens.
        Ca ferait combien d’économies si on réduisait leur train de vie de manière drastique ?


        • Mycroft 4 janvier 2010 17:13

          Quelque million d’euros, voir quelque dizaine de million d’euros. Au grand maximum, tout haut fonctionnaire confondu, une ou deux centaines de million d’euros. Comparés aux centaines de milliard d’euros de déficit, c’est une paille.

          Aussi choquant que soit ces trains de vie luxueux, ils ne posent de véritable problème qu’en tant que symbole. Il faut les faire sauter, mais ce n’est pas pour autant qu’on pourra se continuer à refuser de se serrer la ceinture.


        • Peretz Peretz 31 décembre 2009 17:09

          Ce n’est pas de cette façon que le problème se pose. Dépenser booste la croissance alors qu’économiser fait le contraire. Bien entendu, il faut savoir quoi et où dépenser. Par exemple investir dans certains domaines c’est entamer en retour des avantages supérieurs à cette dépense à plus ou moins court terme. Investir aujourd’hui peut très bien créer des emplois demain, donc des recettes en impôts. Par exemple le grand emprunt pourrait servir à une certaine relance économique. Malheureusement ce ne sont que des promesses...L’Etat, par manque de liquidités, peut très bien s’en servir pour combler le trou,et ne rien investir du tout.http://citoyenreferent.over-blog.com


          • gimo 1er janvier 2010 12:27

             a peret 
            on vois ou tu as manger et ou  tu manges  encore
            pauvre  gars

            le train de vie pire que LOUIS XIV ET TU TRouves  normal  ?.......
            et après on va faire chier un pauvre citoyen pour 100€
            des parasites ne savent que dévorer 
            on fait plus avec la tête que avec de l’argent ......... pauvre débile parasite


            • gimo 1er janvier 2010 12:35

              comme disait coluche «  » on lleur donne la sahara dans 5 ans ils sont abligé d’acheter«  »
              du sable 

              débile je ne sais si tu as compris .........pauvre France


              • gimo 1er janvier 2010 12:40

                peretz
                 j’oubliai une salle de bains douche à 250.000€ même L Xiv ne lui arrive au pied
                je me demande si tu es conscient 


                • gimo 1er janvier 2010 12:53

                  un budget
                   on lui fait dire ce qu’on veux ceux qui sont sensés contrôler sont
                  les mêmes qui se gavent seul un con crois a un budget honnête

                  Budget est un des mots à avoir traversé deux fois la Manche. Au Moyen Âge, la « bougette » désignait le « sac servant de bourse » (« porte-monnaie ») qui pendait à la ceinture. Ce terme a été repris par les Anglais qui l’ont transformé en « budget », qui fut ensuite repris par les Français pendant la Révolution, vers l’an 1789.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès