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Enseigner les sciences sociales en toute indépendance

Cet article, écrit avec un collègue, vise à faire partager un agacement face aux prescriptions plus ou moins « doctes » de certains journalistes ou « think tanks » sur la bonne approche de l’économie dans le secondaire.

« Pendant une ou deux décennies, une dame de fer a conduit ce pays avec ardeur et rigueur sur la route du libéralisme avec pour objectif l’intégration à l’économie mondiale. Elle a accompagné son action d’un mot d’ordre qui ne saurait surprendre, même s’il en a choqué plus d’un : There is no such thing as a society. Je vous laisse méditer sur la nature du contexte qui permet à la fois de prononcer une telle phrase et de guider un pays.

De fait, l’humanité ne se contente pas de vivre en société, comme d’autres animaux sociaux, elle produit de la société pour vivre. Et produire de nouvelles formes de société ce n’est pas seulement s’adapter au marché - et ceci tout simplement pour cette raison que Not everything is for sale ».

Maurice Godelier, Au fondement des sociétés humaines, Albin Michel, Paris, 2007 (pp.113-114).

Depuis sa mise en place en 1966, l’enseignement de sciences économiques et sociales (SES) au lycée fait régulièrement l’objet d’attaques émanant du monde politique, des milieux patronaux relayés avec zèle par la plupart des médias.

Ces dernières années, avec les offensives tous azimuts de l’idéologie néo-libérale, les coups se font plus acérés : les SES ont été tour à tour qualifiées « d’erreur génétique », de « catastrophe ambulante » (ce dernier énoncé étant du cru de Michel Rocard dont le repentir ne répare pas l’opprobre jeté sur la discipline).

Dernier avatar, sous les pressions réitérées des milieux patronaux (notamment l’Institut de l’entreprise présidé par Michel Pébereau), le ministre X. Darcos vient de charger Roger Guesnerie, professeur d’économie au Collège de France où il est occupe la chaire « Théorie économique et organisation sociale » d’un « audit » sur les manuels et les programmes scolaires de SES. Sans préjuger des conclusions de cet audit, nous tenons en tant qu’enseignants de base de cette discipline à réagir à ce qui nous semble être une double attaque contre le savoir et la démocratie.

Rappelons d’entrée de jeu les chefs d’accusation contre notre enseignement : manque d’objectivité, caractère éthéré et abstrait, déconnexion du « réel » qui, selon nos détracteurs, se confond avec l’entreprise, ce microcosme de l’innovation ou de la création de richesses, si préoccupé de notre bonheur (on se souvient du slogan « Vous l’avez rêvé, Sony l’a fait pour vous »).

Nous avons conscience que poser avec honnêteté intellectuelle et rigueur un argumentaire de défense est une tâche immense ; nous voulons simplement « réagir à chaud », avec toutes les maladresses et les insuffisances inhérentes au genre, aux attaques des « demi-habiles » pour reprendre la pertinente expression de B. Pascal.

Notre ignorance abyssale de l’entreprise appellerait selon nos censeurs : « un travail pédagogique de fond sur nos lycéens, comme cela a été fait par les entreprises depuis vingt ans auprès de leurs salariés, afin de les sensibiliser aux contraintes du libéralisme et à améliorer leur compétitivité, en adhérant au projet de l’entreprise » (citation extraite d’une allocution de Michel Pébereau à la Chambre de commerce de Paris, le 23/02/2006). On l’aura compris, ce que ne supportent par les instituts patronaux et autres « think tanks » du néolibéralisme c’est moins une carence de cours sur le fonctionnement des entreprises que l’absence d’un discours de célébration consolidant l’image distillée par les dircoms, la presse d’affaires et autres publicitaires :

« C’est ainsi que la publicité, propagande de la marchandise, est devenue progressivement la principale instance éducative chargée de façonner le nouveau type d’humain que réclamait le productivisme capitaliste : le consommateur, individu soumis au despotisme insatiable de ses envies du moment et dont l’essence sociale tend à se réduire à son pouvoir d’achat » (préface d’Alain Accardo à l’ouvrage de Nico Hirtt et Bernard Legros L’Ecole et la Peste publicitaire, éditions Aden, Paris 2007).

Il convient de rappeler à nos détracteurs que, si nous ne sommes que de modestes vulgarisateurs, nous devons néanmoins nous appuyer sur des corpus savants afin d’inculquer les prémices d’un esprit scientifique. Comment recevoir cette assertion de Michel Pébereau : « L’idée n’étant pas de remplacer l’Education nationale dans son rôle, mais d’exposer les faits tels qu’ils se posent et non tels qu’on les imagine » (allocution précédemment citée), sans songer aux préceptes épistémologiques de Bachelard et Canguilhem qui nous ont appris à ne pas confondre l’objet de l’expérience immédiate et l’objet construit par la démarche scientifique.

Revenons humblement à nos pratiques : certes nous enseignons l’économie, discipline que les libéraux classiques qualifiaient d’économie politique, et nous pensons qu’en l’état des débats actuels sur son statut scientifique il n’est pas moins légitime de la ranger parmi les sciences sociales (une « science historique », dirait J. C. Passeron) que de la classer dans les sciences dures. Sans vouloir trop ostensiblement nous abriter derrière l’argument d’autorité on se permettra de solliciter Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988 pour des travaux pionniers sur la « théorie des marchés et l’utilisation des ressources ». Cet auteur, qu’on ne peut soupçonner ni de gauchisme ni de dilettantisme, mais qui alliait la double compétence de physicien et de spécialiste d’économie « pure » mérite d’être entendu :

Il écrivait, en 1989, dans un article paru dans les Annales des Mines : « On assiste à un nouveau totalitarisme scolastique fondé sur des conceptions abstraites, aprioristes et détachées de toute réalité, à cette espèce de charlatanisme mathématique que dénonçait Keynes dans son Traité de probabilités ». La même année, dans son ouvrage Autoportraits, faisant le bilan de sa carrière scientifique, il rappelait :

« Ma préoccupation dominante a été celle de la synthèse. Faire rentrer dans une même construction l’analyse des phénomènes réels et celle des phénomènes monétaires, associer l’analyse des conditions d’efficacité et celle de la répartition des revenus, relier étroitement l’analyse théorique et l’économie appliquée, rattacher l’économie aux autres sciences humaines, la psychologie, la sociologie et l’histoire, tels ont été constamment mes objectifs. »

Il ajoutait dans le même ouvrage : « Au début de ma carrière, mon désir de comprendre a été motivé par le désir profond d’agir, par le souci d’influencer l’opinion et la politique ; cependant, progressivement, au cours des années, cette motivation est passée au second plan, très loin derrière le désir de comprendre ».

Voila une leçon que nous, professeurs du secondaire, recevons et que nos « donneurs de leçons » feraient bien de méditer. Ces propos alimentent sûrement aussi bien le nécessaire retour réflexif sur l’enseignement des SES que les approximations des journalistes du Figaro et que les « propos de comptoir » des « Grandes Gueules » de RMC !

En outre, nous relevons une certaine paresse intellectuelle chez nos élites réformatrices, soucieuses de « rectifier » les dérives des contenus d’enseignement. Limitons-nous à deux points :

- Nous nous étonnons que M. Pébereau, cité dans Le Figaro du 16/01/2008 confonde la comptabilité publique avec la comptabilité nationale.

- Dans son allocution, il évoque constamment « les entreprises » imposant par le mot une réalité « objective », qui va de soi, naturelle, qui ne mérite pas d’être interrogée dans les différents aspects de sa construction. On renverra amicalement notre polytechnicien-manager aux mises en garde que faisait Wittgenstein, dans le Cahier bleu et le cahier brun contre tout essai de trouver la substance derrière le substantif.

Enfin, l’acharnement de nos détracteurs nous semble d’autant plus inquiétant qu’ils nous prêtent une capacité de nuire qu’assurément nous n’avons pas, comme l’avait montré autrefois le philosophe et historien des sciences Pierre Thuillier à propos de l’enseignement de la philosophie dans un ouvrage intitulé Socrate fonctionnaire. Nous ne nous appuyons sur aucune enquête statistique, notre propos est ici purement intuitif ; mais si le corps enseignant de SES était vraiment cette redoutable machine à endoctriner décrite par l’ « Institut de l’entreprise » comment alors expliquer que tant de bacheliers de la filière « ES » s’orientent vers des études de gestion et de commerce ? Et prenons-nous au jeu de la caricature : comment expliquer qu’ils n’aient pas rejoint en masse les rangs de syndicats et de partis de gauche et d’extrême gauche plutôt que ceux de l’UMP, choix de Mme Dati, Yade et de M. Sarkozy, Worth ? Ces vénérables personnes ne seraient-elles que de rares rescapées de la monstrueuse propagande orchestrée contre l’entreprise et le marché par des fonctionnaires frileux ?

Pour conclure, nous ne sommes pas « autistes » et sommes très attentifs aux remarques éclairées de certains fins observateurs sur l’étendue des programmes par exemple et leurs effets contre-productifs pour les élèves. S’il s’agit de repenser en profondeur le programme de sciences sociales à enseigner dans les lycées, notre souci inspiré par le principe spinoziste (« ne pas déplorer, ne pas rire, ne pas détester, mais comprendre ») est que cela soit effectué sous l’égide de la communauté savante car l’Histoire montre que les pouvoirs ont toujours cherché à censurer violemment ou doucement les progrès de la connaissance qui les dérangeaient.

René Carnet et Jean-Luc Lodin, professeurs de SES à Rennes.


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17 réactions à cet article    


  • ronchonaire 4 février 2008 12:59

    Attention à ne pas confondre une nichée de pinsons avec une pincée de....

    Le fait que le Medef et le Figaro soient complètement à côté de la plaque sur ce point ne signifie pas pour autant que la façon dont l’éco est enseignée en lycée ne doit pas être remise en cause.

    Comme vous le rappelez, il est évident que les cours de SES de lycée ne sont pas des machines à fabriquer des gauchistes (j’en sais quelque chose). Les arguments du Medef sont, en l’ocurrence, très faibles, pour ne pas dire stupides.

    Malgré tout, certaines critiques ne sont pas dénuées de tout fondement, en particulier celles concernant l’inculture économique des français. Or, ce problème concerne les cours de lycée, même s’ils ne sont qu’un maillon de la chaîne : quand on voit le niveau de nos chers énarques en science éco, on se dit que le mal est généralisé. 

    D’ailleurs, le problème est à mon sens beaucoup plus profond qu’une simple question de programmes scolaires et provient avant tout du rapport très complexe des français à l’argent et à l’économie de marché.


    • Céphale Céphale 4 février 2008 13:24

      Aux auteurs

       

      Je ne suis pas professeur, mais mon métier m’a conduit à m’intéresser à l’économie, et j’ai eu l’occasion de lire plusieurs manuels d’économie destinés aux lycéens, car je fais un peu de soutien scolaire.

       

      Ces manuels me semblent pédagogiques, clairs et objectifs. J’ai relevé quelques petites erreurs, mais aucun livre n’est parfait.

       

      Le procès que le Medef, relayé par Le Figaro, fait à l’enseignement des SES à l’Education nationale est un mauvais procès, fait par des gens qui sans doute ont peur de la vérité.

       

      Votre article est salutaire. J’ai particulièrement apprécié que vous fassiez appel à Maurice Allais pour démontrer que le corpus économique relève d’une science véritable. Les travaux des grands économistes méritent cent fois le terme "scientifique", n’en déplaise au Medef.


      • Gilles Gilles 4 février 2008 14:55

        Derrière tout ce chambard à propos des SES, il y a un but.

        Faire que l’Entreprise en tant qu’organisation sociale supplante tout autre organisme citoyen, que ce soit les syndicats, les gouvernements, les organismes sociaux divers et variés.

        L’homme et les divers collectifs, associations censées être des contre pouvoirs essentiels à la démocratie, ne représenteront plus la pierre angulaire de l’oragnisation humaine au sein d’une société. dîtes démocratique

        Seule l’Entreprise offrira un cadre organisationel stable, non seulement en ce qui concerne le travail mais aussi en tant que lien social entre les individus. La vie la carrière professionnelle des individus seront intrinsèquement liées et envisagés sous les principes entrepreneuriaux.

        Hélas, et ce tout le monde ne peut qu’en convenir, l’entreprise n’est en aucun cas démocratique. Elle est autoritaire. La direction dirige seule, les actionnaires décident de tout, seuls, sans comptes à rendre aux salariés. L’individu isolé n’est rien, sans autre droit que le cadre légal (dénoncé en boucle par le medef) et les syndicats, la justice pour l’épauler en cas d’abus de son employeur. (et vu commre ces organismes sont stigmatisés par le Medef et l’UMP..)

        On peut débattre infiniment sur cette gestion interne de l’entreprise (ya du bon, du moisn bon, du mauvais...), mais vouloir faire en sorte que ce soit l’Entreprise en tant que telle comme référence principale des êtres sociaux que nous sommes, c’est saper les principes démocratiques de base. 

        L’Entreprise, libre ou non, ne peut être qu’un moyen qu’ont les hommes pour s’organiser afin de mieux créer, produire, c’est à dire être au service de l’humain, et non que se soient les hommes qui entrent, de gré ou de force, au service de l’entreprise. 

        En lisant ce que dis le Medef ces derniers temps, il est clair que l’objectif est d’aliéner l’individus à leurs propres objectifs. Vou Vous me direz normal qu’ils défendenbt leur bout de gras. Ok, mais le drame c’est qu’ils ont noyauté les gouvernements, les partis influents qui servent leur intérêts et sont payés en retour pour ça.

        Si on continue comme cela, bientôt, se seront les entreprises qui décideront de la répartition des richesses, des taxes, des loies (remarquez que déjà le Medef rédige des propositions de loies et des amendements que des députés UMP soumettent souvent tels quels au parlement ou à Bruxelles) et un jour des flux migratoire et de la nationalité

        Communiste ? peut être....mais même les libearux, les vrais, ne peuvent qu’être choqués par ces méthodes et cette vision.


        • Emmanuel W 4 février 2008 18:40

          "Hélas, et ce tout le monde ne peut qu’en convenir, l’entreprise n’est en aucun cas démocratique. Elle est autoritaire."

          Tout à fait.

          "Les conservateurs, les ultra-libéraux et les démocrates de gauche qui dénoncent le totalitarisme sont des faux-culs, des pharisiens. Il y a plus de liberté dans n’importe quelle dictature vaguement déstalinisée que dans l’entreprise américaine ordinaire."

          Bob Black

           

           


        • ddacoudre ddacoudre 4 février 2008 21:24

           

          Bonjour lodin.

          Je pense qu’il ne vous a pas échappé qu’il s’agit bien d’une offensive politique. Je ne vous rappellerai que les discutions autour des propos de la faillite du 1° ministre il y a quelques temps et une tendance de certain politique de rappeler que l’état doit se gérer comme une entreprise. Slogan convaincant dans la population qui ne fait aucune distinction entre l’économie familiale et la comptabilité publique et nationale comme vous le soulignait.

          Le début de cette épopée entreprenariale basé sur le développement du libéralisme capitalistique » ou de cette offensive patronale remonte pour nous à la reconnaissance de la loi du marché par le PS et son orientation social démocrate effaçant de fait le rempart protectionniste de l’idéal socialisant et laissant « libre cours » au tout marchand.

          Pour en saisir ce déroulement sans remonter à la réconciliation opéré par le PS entre les salariés et le monde de l’entreprise, il faut se référer à une enquête d’opinion du CCA qui indique en 1999 que dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques. 

           

          Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

          Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains.

          Ensuite il faut se souvenir du changement de sigle du patronat autour duquel en 1999 j’écrivais ceci.

          Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

          Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

           

          En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie ou y résister pour maintenir un ordre de vie existant

           

          Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel.

          Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

           Et quoi de mieux en attendant que de tenter de fixer ce mode de vie là où il marque les esprits de manière indélébile, à l’école. Cette tentative est de tous les danger, dire ceci n’est pas invalider la place de l’entreprise ni les convictions des uns et des autres, mais ce serait délivrer la bonne parole comme toute œuvre religieuse ou dogmatique qui tend donc, malgré leur droit de penser qu’ils détiennent une vérité, de bloquer les cerveaux sur une seule longueur d’onde de laquelle l’on ne retire qu’un aliénisme assurer.

          Merci pour votre article, et bon courage car ils ont gagné la partie sur le plan Européen en rédigeant un traité entreprenarial, dont les effets se répercuteront sur l’enseignement.

          Cordialement.

           

           


          • Rétif 4 février 2008 22:59

            Je ne vois pas comment on peut enseigner l’ Economie (av. majuscule) de façon impartiale. Ou bien on va d’un côté ou bien on va de l’autre. Entre reculer et avancer, il n’ y a pas de synthèse.Ou bien, en l’occurence on comprendra et on enseignera l’Economie en tant que mécanisme de l’échange, ou bien comme celui de l’organisation préconçue et centralisée, donc de la production planifiée et redistribuée. Ce sont deux sciences différentes.

            Ou alors, on enseignera séparément les deux écoles principales, selon les oeuvres de tous les auteurs célèbres, sans choisir, comme on enseigne la philosophie, ou la littérature, en passant simplement en revue les différentes doctrines et les différents auteurs, d’ un point de vue de pure érudition.


            • pdth pdth 5 février 2008 00:00

              Je pense pour ma part que le système libéral est excessivement caricaturé , il n’en reste pas moins que malgré les réticences françaises il ordonne la vie économique mondiale et donc l’entreprise.
              Ainsi si nos jeunes ont des têtes bien faites , mais sauf à avoir pratiqué les meilleurs écoles de commerce (une minorité qui d"ailleurs s’expatrie volontiers de plus en plus) débarquent dans une autre planète quand ils rejoignent le monde de l’entreprise .
              il faut tout d’abord qu’ils prennent conscience que notre vision très française du monde est ...très française , qu’en plus de voir le monde assez différemment de nous nos partenaires économiques le voient en Anglais , en Espagnol et de plus en plus en Arabe ou en Chinois .
              Le français est une belle langue pour refaire le monde mais à Hong Kong à Delhi où dans la Silicon Valley on ne refait pas le monde on se contente modestement de le faire ... en plusieurs langues qui plus est .

              Nos jeunes recrues découvrent aussi que si la compétition n’est pas toujours très saine dans les rapports humains elle est la base du business, qu"un marché perdu ou mal négocié , c’est une usine qui ferme des salariés à la porte et des actionnaires qui vont investir leur argent ailleurs, et donc créer des richesses ailleurs.
              En s’ouvrant sur monde ils découvrent aussi que dans tous les pays il existe des États que si le leur a pu leur payer des études , un système de santé digne de ce nom , et des assurances pour le pire , ce n’est pas le fait de l’ État en lui me^me (qui existe partout sur terre) mais des entreprises les plus performantes et les plus innovantes qui grâce à l’ économie de marché ont pu prospérer et ainsi donner les moyens à l’ État de son efficacité.

              Pendant leurs études ils ont appris que les 35 heures faisaient débats et qu’elles pouvaient avoir des conséquences néfastes pour l’ économie , ils découvrent que dans réalité elles ne font pas débat , elles font sourires mais pas débattre nos partenaires.

              Surtout nos jeunes vont bien souvent se sentir mal à l’aise avec cette entreprise, dans cet environnement économique qui devient leur quotidien mais dont on leur a appris , expliqué et ré expliqué toute les imperfections , eh oui ils sont bizarres ces américains , quinze jours de congés payés par an et ils rigolent tout le temps , ne parlons pas de nos amis britannique , les mêmes en pire, sans compter ces milliards d’individus dont on nous a expliqué toutes les misères et qui ; les inconscients, ne rêvent en fait que de l’avenir qu’ils s’efforcent de bâtir pour leurs enfants en se jetant à corps perdu dans la bataille de l’ économie mondiale.

              Bien sur mes propos peuvent heurter et pourtant .......

              Messieurs les enseignants enseignez l’ économie telle qu’elle est pas telle qu’il faudrait selon vous (nous) qu’elle soit , expliquez l’origine de la richesse des nations , expliquez que sans la prospérité économique aucun système social n’a d’avenir , aucun rayonnement culturel ne peut perdurer , expliquez que rien n’est jamais acquis que le monde est une opportunité pour celui qui choisi d’en être acteur et une menace certaine pour celui qui s’en auto désigne la victime.

              Mon propos n’est pas une critique du travail quotidien des enseignants , je sais qu’il est de plus en plus difficile et qu’ils sont pour la plupart remarquables , mon souhait est simplement d’alerter sur ce qui me semble se passer aujourd’hui dans le village Terre , ce village ou vont devoir trouver leur places ceux qui sont notre plus certaine richesse , nos enfants


              • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 février 2008 00:18

                Bonjour aux profs rennais d’économie,

                Je suis une bac B 1978, à Rennes. Votre CV m’a donc rappelée à quelques (bons) souvenirs.

                Il y a une offensive idéologique patronale, assez rétrograde. Je partage ce sentiment. Néanmoins, certains commentaires lus ici - plus que l’article - nourrissent cette offensive autant qu’ils ne la combattent. Vous êtes contraints à la bagarre et à faire un apprentissage tactique, et ça ne s’apprend pas tout seul. J’ai deux observations à faire.

                - la première, c’est que je n’approuve pas cette revendication de "science" économique. Certains économistes connus et reconnus la conteste d’ailleurs autant que moi. Sur cette pente, on en vient à l’académisme, vieux système d’autocongratulations qui décrit toujours plus facilement des rapports de pouvoir qu’une introuvable rationalité intellectuelle. Le point faible des élèves et des diplômés est à mon sens d’avoir le plus grand mal à faire les passerelles entre système comptable, finances publiques, et business... Etant plus versée dans les finances publiques, je suis toujours étonnée d’entendre dire n’importe quoi par exemple sur l’état de nos finances publiques nationales alors que nous n’avons pas la moindre lecture de l’actif et du passif des comptes de l’Etat à disposition. Ah oui, l’endettement de la France ma bonne dame... Non seulement, je ne comprends pas et c’est la morale finale de l’article que d’y voir voir l’essentiel, mais je ne sais pas l’essentiel puisque les données sont cachées. Et je crois que ceux qui parlent ne savent pas non plus !

                - ma deuxième observation sera de dire que les sciences humaines sont toutes dans le champ de la subjectivité et qu’il serait bon de rappeler que la littérature, l’histoire, l’instruction civique et quelques autres matières ont été tout autant attaquées au regard de l’objectivité que l’économie. En général, le spectateur moyen regarde les cartes des départements et des pays du monde au JT de 20 heures sans le moindre recul critique parce qu’il est incapable d’identifier l’idéologie sur une carte. Cela en est pourtant souvent un concentré. Ce sont les mêmes téléspectateurs qui vous diront spontanément qu’ils ne veulent pas de politique dans l’école de leurs enfants. Rappelons-nous les discussions récentes sur l’histoire coloniale. Les attaques sur l’enseignement de l’économie à l’école traduisent d’abord l’obsession économique de notre société. Pas de quoi s’agiter, les enseignants d’économie devraient s’intéresser à la façon dont leurs collègues littéraires ou historiens ont répondu avec plus ou moins de bonheur aux mêmes types de critiques depuis des décennies.


                • gdm gdm 5 février 2008 02:31

                  @lodin

                  Il existe des connaissances objectives en sciences économiques et sur lesquelles, selon Gregory Mankiw, un économiste, 80% des professeurs universitaires d’économie seraient d’accord. Il serait utile d’enseigner ces quelques mécanismes de la même manière qu’on enseigne les mécanismes biologiques en SVT au Lycée. Par exemple, expliquer que l’échange volontaire crée de la valeur pour les deux co-échangeurs. expliquer que le commerce crée de la valeur. expliquer que tout prêt bancaire crée automatiquement une masse de monnaie égale au montant du pret. expliquer que le remboursement du pret détruit la monnaie. Expliquer que la courbe de la demande d’un produit. expliquer la courbe de l’offre de ce même produit. expliquer que le profit annuel d’une entreprise est, très schématiquement, la différence entre les ventes et les dépenses. expliquer l’utilité du capital d’une entreprise. expliquer ce qu’est l’augmentation de capital d’une société. expliquer ce qu’est une action dans une société. Expliquer que la Bourse est un lieu ou sont achetées et vendues des actions. Expliquer que la Bourse facilite les augmentations de capital. expliquer ce qu’est un investissement. Il existe ainsi de nombreux ménanismes économiques qui sont élémentaires, quoique parfois complexes, et que peu de gens connaissent.

                  La connaissance des mécanismes économiques schématiques est indispensable pour comprendre les phénomenes économiques. Il existe une multitude d’autres exemples de mécanismes économiques entre lesquels il serait utile de selectionner pour les enseigner. A mon avis, il serait utile de consulter les prof d’économie pour dégager les themes à enseigner qui feraient une quasi-unanimité, quelque soit la couleur politique de l’enseignant.


                  • ddacoudre 5 février 2008 22:06

                     

                    Bonjour GDM

                    Quand l’on propose comme tu le fais une démarche d’enchaînement interactif et rétroactif qui n’est pas faux à court terme il faut le prendre dans son ensemble. Si l’on veut y donner un caractère scientifique, et ne faut pas soit même y donner les valeurs dont l’on veut faire la démonstration qu’elles sont réfutables. Pour invalider ton affirmation il suffit de modifier le plan comptable qui n’a aucune valeur scientifique, c’est une organisation structurelle normalisée que l’on se passe par apprentissage, et à laquelle le monde n’est pas tenu. Ce n’est de l’ordre du concept idéologique aussi mystique que peut l’être une organisation religieuse, ce qui n’empêche pas l’un et l’autre d’être efficients mais l’on ne peut pas les comparer à une science comme la biologie. Ceux qui n’ont en commun n’est que l’usage polysémique que tu fais du mot mécanisme.

                    Cordialement.


                  • Gilles Gilles 5 février 2008 07:37

                    Voici une phrase que l’on entend en boucle ces derniers temps :

                    "Ainsi si nos jeunes ont des têtes bien faites , mais sauf à avoir pratiqué les meilleurs écoles de commerce débarquent dans une autre planète quand ils rejoignent le monde de l’entreprise ."

                    Je me demande simplement d’où en sort ça ? Sur quels fondements se base t-on ? Qui a sorti cette connerie pour la première fois ?

                    Car moi je n’ ai pas l’impression que trouver un emploi dans le privé ça soit débarquer sur une autre planète...somme toute la réalité de l’entreprise est assez facile à cerner et on s’y adapte vite.

                    N’est ca pas plutôt de la propagande ? Ou pour dire qu’en fait ce n’est pas le fonctionnement de l’entreprise que l’on ne connait pas, mais que l’on est encore réticent à partager les "valeurs entrepeuneriales" de ceux qui possèdent l’entreprise....ben oui le refus d’accepter plus de flexibilité, ne pas comprendre que l’on est au service du petit patron ou d’actionnaires avant tout

                    LE MEdef veut sans doute enseigner au lycée pourquoi plus le marché du travail est flexible ; mieux c’est pour la société. Que l’on doit tout à l’enterprise car c’est elle qui vous fait becter. Que la hiérachie se respecte !


                    • pdth pdth 5 février 2008 08:13

                      Le ton de votre message tend plutot à valider mon commentaire , sur une vision assez spécifique (et négative) des valeurs entrepruneuriales

                      Effectivement la flexibilité est préférable à la rigidité , dans les secteur exposées à la concurrence internationale , elle est même une condition sine qua non de la survie de l’entreprise. Les salariés comme les chefs d’entreprise qui recherchent la rigidité doivent soignement éviter de se retrouver en concurrence avec l’ etranger ou d’autres chefs d’entreprises et sdalariés qui considereraient la flexibilité comme une force

                      Effectivement les actionnaires sont indispensables pour financer des projets d’envergure , et effectivement si ces derrniers ne sont pas rémunérés de manière adéquate ils investirons ailleurs et créerons de la richesse ailleurs(cela est regrettable mais il en est ainsi pourquoi se faire des illusions sur ce point ? )

                      Effectivement le respect de la hierarchie est un des fondement de la vie en entreprise (dans les administrations a aussi ) même si la créativité , l’innovation et la compétence technique sont davantage appréciés encore

                      Enfin mon message n’ a pas vocation à faire de la propagande pour qui que ce soit mais à décrire ce que me semble être aujourd’hui les exigences du monde de l’entreprise, auxquels ils faut former nos jeunes

                      Avant un match , il y a ceux qui s’entrainent , expliquent et batissent des stratégie , étudient comment tirer un meilleur parti des régles du jeux et ceux qui philosophent pour savoir si les régles du jeu sont justes , si le jeux mérite d’être joué , mais aussi comment faire pour passer le moins de temps possible sur le terrain de jeux

                      Je ne peux sincérement pas dire qui a raison ou tort , mais par contre il n’y a pas le moindre doute sur qui va gagner le match . Dans le cas présent la match c’est notre avenir en tant que puissance économique avancée donc en tant qui puissance scientifiquement , culturellement et socialement avancée . l’origine de toute richesse de la nation c’est l’entreprise , les Etats ne créent pas de richesses ils administrent au mieux celles qu’ils sont autorisés à prelever.

                      Tout cela ne me semble pas être de la propagande mais une analyse (il est vrai personnelle) de ce qu’il se passe dans le paté de maisons France au sein du village Terre .

                       


                    • desertman desertman 5 février 2008 11:50

                      cette fracture entre la pratique et la théorie, on essaye de l’acculturer pour reconstruire l’individu au sein d’une structure avec moins de resistance.

                      desert


                    • Gilles Gilles 5 février 2008 18:01

                      pdt, ne soyez pas si manichéen

                      • Ne pas accepter une flexibilité trop large n’est pas forcément "exiger de la rigidité"
                      • Vouloir limiter le pouvoir des actionnaires, n’est pas vouloir nationaliser leurs entreprises
                      • Défier la hiérarchie lorsqu’elle devient despotique, n’est pas la renier complétement comme mode d’organisation de l’entreprise

                      Dans une sociale démocratie, tout réside dans un juste milieux. Normal à la rigueur que le medef défende son bout de gras, mais le gouvernement devrait le remettre à sa place quand il sortd e ses prérogatives tacites et non être son partenaire privilégié


                    • pdth pdth 5 février 2008 22:05

                      pdt, ne soyez pas si manichéen
                      Ne pas accepter une flexibilité trop large n’est pas forcément "exiger de la rigidité"
                      je n’ écris pas exiger mais préférer , c’est plus qu’une nuance, ici la flexibilité et la rigidité s’entendent au sens d’esprits flexibles ou rigides , mais en effet comme peu de choses restent des vues de l’esprit il faut bien que la flexibilité se traduise aussi dans des actes
                      Vouloir limiter le pouvoir des actionnaires, n’est pas vouloir nationaliser leurs entreprises
                      Limiter le pouvoir des actionnaires .... les actionnaires ne recherchent pas le pouvoir mais la rémunération , il est possible de limiter celle ci mais il convient de veiller à ce que la rémunération de leurs investissements restent en rapport avec leurs objectifs (rapport rendement - risque) à défaut ils choisiront de d’investir ailleurs et liquiderons leurs avoirs chez nous (que cela nous plaise ou non ) , ainsi un pays ne peu pas avoir intérêt à ne pas être accueillant pour les actionnaires . A noter que la France est un pays faiblement risqué pour les actionnaires ainsi nous ne sommes pas tenus d’offrir les plus hauts rendements.
                      Défier la hiérarchie lorsqu’elle devient despotique, n’est pas la renier complètement comme mode d’organisation de l’entreprise
                      Qui parle de hiérarchie despotique ? , le management n’ a pas intérêt au despotisme ( pas très efficace et rentable comme mode de management) . Il est vrai que cela existe pourtant parfois ,
                      La résistance au despotisme s’impose en toute circonstance au sein de l’entreprise comme ailleurs , la meilleure résistance consiste dans ces circonstances à mettre en oeuvre ses talents au sein d’une entreprise plus accueillante.

                      Dans une sociale démocratie, tout réside dans un juste milieux. Normal à la rigueur que le medef défende son bout de gras, mais le gouvernement devrait le remettre à sa place quand il sort de ses prérogatives tacites et non être son partenaire privilégié

                      La sociale démocratie est un mythe , les entreprises européennes étaient prospères et l’économie peu ouverte ainsi les États ont pu à la demande de la majorité de leurs populations ponctionner dans des proportions inégalées par ailleurs les élites économiques pour redistribuer largement . Ce système est un hasard historique qui n’aura prospéré que dans des conditions particulières , à un moment donné et dans une zone géographique limitée.
                      Désormais les économies occidentales sont intégrées à un vaste ensemble où il est d e moins en moins question de domination , au sein de ce vaste ensemble les hommes , les capitaux , les idées circulent à une vitesse inimaginable il y a quinze ans encore. Dans ce nouvel ensemble les États sont en concurrence pour attirer et conserver les capitaux , les savoirs faire et les entreprises, les élites économiques indiquent aux États le niveau de contribution qui’ elles sont prêts à accepter , en cas d’échec dans cette négociation , les individus et les entreprises concernées vont offrir leurs contributions à un État qui présente un rapport avantage / coût plus acceptable .
                      Le Medef est le représentant des élites capitalistes , en tout cas de celles qui souhaitent encore négocier avec les autorités françaises , les élites scientifiques , et les diplômés des plus grandes écoles ont davantage de mal à négocier , elles votent de plus en plus avec ses pieds (elles quittent le pays ).
                      L’ État n’a pas d’obligation a l’ égard du Medef , et tous les choix politiques sont ouverts , il faut aussi accepter qu’ à l’inverse les entreprises et les élites économiques se sentent de moins en moins tenues vis à vis des états qui ont un niveau d’exigence trop élevé

                      Ces phénomènes ont débutés doucement au début des années 80 et s’accélèrent aujourd’hui , le déficit public masque encore pour peu de temps le gap qui existe entre le train de vie de l’ État et la contribution acceptée par le secteur productif ( l’ état dépense tous les ans 20% de plus que ce qu’il parvient à ponctionner) , tout cela n’est que temporaire bientôt l’ État devra réduire de manière drastique ses dépenses compte tenu de la charge des dettes accumulées et du souhait des élites économiques de réduire leur contribution pour continuer à maintenir leurs richesse et leurs revenus dans l’espace national

                      Je précise pour éviter (peut-être) d’être à nouveau accusé d’avoir un esprit manichéen que mes propos décrivent ce qu’il me semble être une réalité , et en aucun cas ce que je pense être le bien ou le mal

                      Cordialement


                    • Céphale Céphale 5 février 2008 08:54

                      @Céline Ertalif

                       

                      1. Vous êtes opposée à l’idée que l’économie soit considérée comme une science. Comme il s’agit des "Sciences Economiques et Sociales", j’aimerais savoir ce que vous pensez de la sociologie. Ce n’est pas une science ? L’un de vos arguments est "Sur cette pente, on en vient à l’académisme". On pourrait donc dire que la physique, la chimie, la biologie, etc. font de l’académisme. Et puis vous passez, sans transition, à l’idée que les élèves ont "le plus grand mal à faire les passerelles entre système comptable, finances publiques, et business". C’est un fait, le professeur n’y est pour rien. C’est comme si vous disiez que les élèves ont le plus grand mal à faire le lien entre l’algèbre et la trigonométrie. C’est un problème qu’on trouve dans toutes les matières. Proposez donc une meilleure méthode d’enseignement.

                       

                      2. Vous dites que les sciences humaines (vous reconnaissez donc que ce sont des sciences) sont "dans le champ de la subjectivité". Cela veut dire que certains chercheurs avancent des hypothèses non vérifiées. Tant qu’une hypothèse n’est pas érigée en dogme, c’est le processus normal de toute science, même quand il s’agit des sciences dures. Et puis vous passez sans transition (c’est une manie chez vous) à une remarque sur le téléspectateur moyen qui n’a pas "le moindre recul critique". Décidément, je ne comprends pas votre hostilité à l’enseignement de l’économie au lycée, car il a précisément pour but de donner aux élèves un "recul critique" en matière d’économie.


                      • kimou 3 mars 2008 14:54

                        MONSIEUR LODIN ON VOUS AIME !

                        vive l’économie

                        1ere es 1

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