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Eric Cantona est le catalyseur d’un système au bord de la rupture

Réjouissons-nous ! Eric Cantona a retenu l’attention de nos élites avec brio. En suggérant un vote d’initiative populaire à guichet ouvert, Il compte sur la synergie des peuples pour insuffler le changement. C’est à nous de saisir ce genre opportunité inespérée. En effet, pour se faire entendre, les clients d’un établissement bancaire n’ont guère d’autres moyens d’exercer une forte pression sur leur banque qu’en retirant leurs dépôts, ce qui peut être fatal à la banque, d’autant plus, si les déposants le font en même temps. Or, ce qui est fatal pour une banque a vite fait de l’être pour les autres banques ( car toutes sont liées par les prêts et les emprunts qu’elles se font les unes aux autres). Si un tel événement venait à se produire sous peu, la société serait forcée, bon gré, mal gré, de se réformer en profondeur puisque le système financier en l’état des choses ne pourrait survivre, les Etats n’étant plus en mesure de le sauver une énième fois.

Une oligarchie qui s’accroche à ses privilèges de condition

La vérité est que les membres de la haute finance aurait beaucoup à perdre en cas d’effondrement du système financier. Quand aux citoyens, à la société, ils conserveraient leur capital humain, leur savoir faire intacte et s’en remettraient bien vite sur de nouvelles bases seines et solides. La planète finance est un monde à part. « Alors qu’elles ne représentent que 1% de la population, les personnes à très haut revenus perçoivent 5,5% des revenus d’activité, 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus-values, levées d’option) », selon l’étude de l’Insee sur les revenus et les patrimoines des ménages publiée en 2010 [1]. Les inégalités dans l’accès aux profits de la finance sont donc démesurées. Une petite oligarchie concentre l’essentiel de cette source de revenus. Et il ne faut pas se leurrer, si les plus fortunés se réservent l’accès à la planète finance, ils soutiennent leur président dans les mesures de rigueur qu’il préconise pour résorber la dette publique. Si cette dette est due aux spéculations irresponsables des plus riches, ce sont les classes moyennes et les plus modestes qui vont subir le plus durement les mesures de rigueur déjà mises en place et surtout à venir, à travers les dégradations des services publics,la détérioration de la couverture du risque santé et la baisse des aides sociales, le durcissement des conditions d’accès à une retraite à taux plein.

Eric Cantona a bien cerné le problème quand il déclare que « Le système est bâti sur le pouvoir des banques, donc il peut être détruit par les banques ». Le manque de retenu de nos gouvernants et du monde financier en est l’illustration. Quand le directeur de BNP Paribas Baudoin Prot assure comme Christine Lagarde que « les banques françaises n’ont aucunement contribué aux origines de la crise » et les aides de l’Etat de l’époque n’ont rien « coûté aux contribuables », il ment.

Et pour preuve : les emprunts ont doublé entre 2007 et 2010, passant de 97,5 milliards à 188 milliards d’euros. Les remboursements annuels sont lourds, autour de 43 milliards. Mais, dès que le gros de la crise est passé, les banques vont profité des mirifiques liés précisément à l’endettement aux déficits publics auxquelles elles ont contribué. Renfloués par l’Etat, les établissements bancaires ont pu lui prêter une partie de l’argent qu’ils venaient d’en recevoir en souscrivant au grand emprunt..... On a affaire à un nouveau champ de bataille ouvert par les spéculateurs contre les Etats, avec la création de ce marché financier de couverture des dettes publiques. Il s’agit là d’un nouvel indicateur de la domination de la finance sur la politique. En outre avec cet argent prétendument "prêté", les banques vont pouvoir continuer d’acheter les bons du trésor ( emprunts souscrits par les Etats auprès des banques) émis par les Etats pour combler les déficits publics, et payer les emprunts antérieurs qui arrivent à échéance.

Le système bancaire est corrompu

Quand le système financier peut se passer de l’économie réelle, c’est-à-dire quand il peut faire de l’argent à partir de son propre argent sans passer par l’échange économique, pourquoi s’en priverait-il ? Les Etats ont cru ou feint de croire que la finance de marché se limiterait à créer son propre univers de règles, compatibles avec le leur. Ils n’ont pas vu que libérée de toute contrainte, plus rien ne la retenait de donner à ses modalités de fonctionnement une portée qui l’affranchissait de leur légalité. La dérégulation et les dérèglementation ont transféré une grande partie du contrôle de l’activité économique et financière des Etats vers les acteurs privés, priés de mettre en place eux même les règles et les normes de fonctionnement de leur propre marché. Cela a libéré les fraudeurs de la menace de sanction incarnée par le gendarme de la bourse. De surcroit, Il existe une sorte d’effet papillon de la fraude : un acte frauduleux insignifiant peut, à distance, causer des dommages considérables. La fraude est désormais incorporée comme un moyen de gestion ou, si l’on préfère, une variable d’ajustement permanente et non plus comme une simple variable d’ajustement.

D’une part, une crise de la dette souveraine accentuée par les aides accordées au système bancaire, nous menace. Après la Grèce, l’irlande, le Portugal, un effet dominos est redouté. D’autre part, pour survivre le modèle économique devra imposer l’augmentation des prélèvement obligatoire, une diminution des dépenses publiques. Or, ce qui pouvait être fait aujourd’hui a été fait mais d’autres réformes plus drastique seront inévitables. Elles interviendront par étapes et présentées sous un aspect tolérables par les populations concernées. Pour les gouvernants tout ce jouera dans la communication et la manipulation des foules.

Le système bancaire a l’entière responsabilité de la crise financière

La responsabilité des banquiers dans la crise ne fait pas de doute : ils ont allègrement transféré sur d’autres les risques qu’ils ont vocation à gérer, incité leurs traders, par des systèmes pernicieux de rémunérations, à prendre d’énormes risques....Pour faire face à la crise actuelle, débutée en 2007, les banques centrales ont dû se résoudre à prendre des mesures non conventionnelles qui ont permis aux banques de se refinancer sans limite de montant à un taux fixe proche de 0%, pour une période bien plus longue qu’à l’accoutumée, en mettant en pension un éventail de titres bien plus larges qu’auparavant.

Le montant cumulé des plans de sauvetage entrepris pour éviter la banqueroute du secteur bancaire et financier avoisine les 1000 milliards de dollars dont 700 milliards de dollars pour les seuls américains. Bien entendu ces masses d’argent ont un coût d’opportunité : pendant qu’on les utilise pour sauver les banques on ne les utilise pas pour autre chose..... Un grave problème demeure cependant. Cette intervention, si elle est systématique, a l’inconvénient d’assurer un drôle de jeu au secteur financier : face il gagne, pile l’Etat perd.

Le système bancaire a mis les Etas à genoux en les poussant à l’hyperendettement

Retenons bien que de dette étatique, de rigueur pour le peuple français, il n’y aurait jamais eu à ce jour, si la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 n’avait été voté sous l’impulsion du ministre des finances Giscard d’Estaing Giscard sous la Président de Georges Pompidou. Cette loi interdit au Trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France à taux nul comme auparavant. L’article 25 stipule : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ».

Cette disposition a été étendue à toute la zone euro avec le traité Maastricht. D’ailleurs, l’emprunt Giscard, émis en 1973, offrant 7% d’intérêts indexés sur l’or n’a rien arrangé. Le cour du métal précieux monta incessamment, ce qui fut une belle aubaine pour les prêteurs et un désastre pour les finances publiques ( 7,5 milliards d’euros levés, 90 milliards de remboursés ). La mécanique infernale se mit en place juste après. On comprend dès lors mieux pourquoi le risque de crise de la dette souveraine et les mesures de rigueur pour l’enrayer concernent tous les pays de la zone euros. En effet, les banquiers ne veulent pas tuer la poule aux œufs d’or et comptent bien continuer de prospérer sur le dos des citoyens.

Voyez un peu ce superbe cadeau offert aux barons de la finance ! Dans un budget quel qu’il soit on compare les recettes avec les dépenses et la différence donne le déficit. Pour le budget de l’Etat la différence est de l’ordre de 20%. Depuis 1975, les dépenses excèdent les recettes de l’ordre de 20% (22% en 1996, 14,8% en 2000, 17,2% en 2006). Le ratio entre charge de la dette et recettes nettes de l’Etat amène à constater que plus du quart des recettes nettes sont consacrées à la charge de la dette. Voilà de la richesse nationale produite par la masse des travailleurs qui part en fumée !

Il faut combattre une idée fausse : la dette nous aurait permis d’équiper la France en routes, écoles, hopitaux, etc. Non, la dette n’a pas servi à l’investissement public mais aux dépenses de fonctionnement. Le rapport Pébereau est clair sur ce point : « C’est une gestion peu rigoureuse qui explique, pour l’essentiel la hausse continue des dépenses depuis 25 ans. »

Qui gère concrètement la dette de l’État ? L’Agence France Trésor. Domiciliée à Bercy cette structure a été créée en 2001 pour gérer spécifiquement la dette de l’État. Elle est assistée dans sa tâche par le comité stratégique qui « la conseille sur les grands axes de la politique d’émission de l’Etat. ». On découvre sur le site officiel [3] que ce comité stratégique de dix membres comprend, entre autres, un représentant de la banque nationale suisse, un représentant du fonds souverain de Singapour, un représentant de la compagnie familiale financière Edmond Rotschild et de l’International Capital Market Association ( banques d’investissement participant au marché obligataire mondial. L’économiste Philippe Herlin s’interroge : n’y-a-t-il pas là conflit d’intérêts ?[4]

Cette agence émet des emprunts à long, moyen et court terme. Ces emprunts donnent lieu à des versements d’intérêts et le principal est versé d’un coup à l’échéance. L’AFT émet donc en permanence des emprunts pour financer le déficit de l’État et d’autre part pour rembourser le principal des emprunts arrivant à échéance ( amortissement de la dette ). L’AFP émet de plus en plus de bons du trésor à taux fixe et intérêts annuels de moins d’un an. L’agence a créé en 1998 des OAT indexés sur l’inflation qui représentent 15% de l’encourt total des OAT fin 2008 (soit un stock d’une centaine de milliards d’euros).

 

[1]Les revenus et les patrimoines des ménages. Paris, Insee, « Insee références », 2010, P47.

[2] Michel Pébereau, « Rompre avec la facilité de la dette publique, La documentation française, 2005.

[3] aft.gouv.fr

[4] France, la faillite ? Ed. d’organisation, groupe Eyrolles


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (30 votes)




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27 réactions à cet article    


  • Nomade 6 décembre 2010 11:48

    Bon article et sans vouloir te vexer brillo s’écrit plutôt brio...


    • Morpheus Morpheus 6 décembre 2010 12:14

      Excellent article. Vous dévoiler le processus par lequel nos démocraties sont prises en otage par les milieux financiers. C’est cela qu’il faut faire. Merci.


      • Agor&Acri Agor&Acri 6 décembre 2010 18:31

        l’article est bon, la lecture agréable et les informations utiles.

        et pour le coup, on constate une fois encore la pertinence du forum auquel je fais régulièrement référence
        LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

        puisque l’auteur expliquait tout ceci
        (y compris le fonctionnement et l’organigramme de l’agence France Trésor)
        il y a déjà 18 mois.

        J’encourage l’auteur (J-J-R) à poursuivre sur sa lancée.  smiley


      • suumcuique suumcuique 6 décembre 2010 12:44

        Beaucoup de bonnes choses dans cet article, même s’il ne traite que des causes secondes. « Le système bancaire a mis les Etas à genoux en les poussant à l’hyperendettement », nous dit-on et c’est vrai dans une certaine mesure, à ceci près que le système bancaire n’a pas eu à « pousser » les États, dans la mesure où, le poète Pompidou en est un exemple édifiant mais il est loin d’être le seul, la haute finance apatride a placé ses hommes de main à la tête des États. Une fois parvenus à la tête des États à la faveur d’élections démocratiques au suffrage universel, il ne leur restait plus qu’à les dévaliser et c’est ce qu’ils font en toute impunité en flattant l’insondable vanité du peuple par le suffrage universel. C’est la tout aussi insondable imbécilité du peuple qui fait que le peuple se retrouve dans la situation actuelle. Les consommateurs - car il n’est plus aucun peuple digne de ce nom - croient qu’on peut réformer le système bancaire en particulier et le système bancaire tout court et il n’a pas tort. Pour que cela soit possible, il faudrait d’abord empêcher les consommateurs d’exercer leur droit de vote, puisque c’est en vertu de ce droit de vote que, depuis des générations, ils ont permis aux hommes de main de la haute finance apatride de parvenir au pouvoir. Et ils en redemandent, à tel point que l’un des politicards préférés des consommateurs français est le président de la banque mondiale !

        Le consommateur ne retirera pas son argent de la banque demain parce que, au fond, il est trop attaché au système actuel, qu’il a largement contribué à créer et qui repose tout entier sur les seuls instincts qui s’épanouissent dans la vie en démocratie : les plus bas. Le consommateur ne retirera pas son argent de la banque parce que, d’abord, le consommateur n’a plus rien à retirer de son compte ; parce que, non seulement le compte du consommateur est vide, mais le consommateur, comme les États, est sur-endetté ; parce que, pour pouvoir continuer à participer à la course effrénée à l’acquisition pathologique de biens matériels, qui le sont d’ailleurs de moins en moins, matériels, il lui faut s’endetter encore davantage, toujours plus, pour satisfaire des désirs de plus en plus vils et, même, monstrueux.

        Le consommateur ne veut pas que le système s’écroule, car, si le système s’écroule, c’est lui qui s’écroule. Comment vivre sans le téléphone portable et les forfaits qui raflent jusqu’à un quart de certains bas salaires ? Drogué, le consommateur a besoin de sa dose, y compris de sa dose d’humanitarisme. L’année dernière, le coût de l’immigration extra-européenne a été au bas mot de 80 milliards d’euros en France et ce coût augmente de façon exponentielle. Si le système s’écroule, c’est, par manque de fonds, la fin de l’immigration extra-européenne et, cela, le philanthrope hyper-endetté qui sommeille en ronflant chez tout consommateur, y compris le parasite gauchiste Cantona, ne le tolèrera pas.


        • Tribert Tribert 6 décembre 2010 14:05

          Justement, un endetté coincé n’ a peut être plus que cela à faire : participer à l’effondrement du système pour se sortir de cette servitude qu’est la dette et donc du boulot asservissant, l empêchant de développer un autre mode de vie plus épanouissant !
          Si cette semaine qui vient le système s’écroule, il n’aura plus besoin de rembourser ses emprunts, sinon... il perd rien, c est une option parfaite.


        • JET67 JET67 6 décembre 2010 17:34

          En effet, c’est bien la docilité du « peuple marchandisé » qui est devenue, dans nos démocraties asservies, la meilleure alliée de la dérive spéculative orchestrée par la gouvernance politico-financière librement placée au pouvoir par ce même peuple !!!

          Le spéculateur qui « vit caché à l’intérieur de tout consommateur » est en grande partie responsable du pouvoir donné au spéculateur qui vit à ses dépens !


        • iris 7 décembre 2010 10:44

          Et ceux qui n’ont rien emprunter ??
          je connais des gens qui vivent en location -paient toutes leur factures -et font de économies pour s’acheter appartement-machine à laver - cuisinière et que ne veulent surtout pas emprunter pour ne pas payer d’interets au banquier et etre plus libre- sont t ils des anes par rapport à ceux qui se sont endettés ??


        • candide candide 6 décembre 2010 15:03
          Cette petite phrase « anodine » et quasiment incompréhensible de la loi de 1973 Pompidou Giscard qui a fait exploser notre dette a partir de cette date 


          Cette loi a été reprise dans notre constitution européenne, un loi semblable avait été voté aux US en 1913. 
          Pompidou a été directeur général de la banque Rostchild !

          Avant 1973 l’Etat empruntait à la Banque de France quasiment sans intérêt.
          Après 1973, l’Etat ne peut emprunter qu’aux banques privées à 4% alors que ces banques privées empruntent à la BCE à 1%. Autrement dit les banques privées se mettent dans leurs poches 3 % d’intérêt sur des sommes considérables sans rein faire !
           De plus lorsque ces banques font de mauvaises affaires (depuis 3 ans), ce sont les Etats qui leur prêtent de l’argent pour les renflouer. 





          • Massaliote 6 décembre 2010 16:45

            Bien vu, plutôt que faire « sauter les banques » mieux vaut changer la loi. Faire pression sur nos députés est-il encore du domaine du possible ?


          • Agor&Acri Agor&Acri 6 décembre 2010 18:37


            « Faire pression sur nos députés est-il encore du domaine du possible ? »

            Malheureusement, les banques ont jusqu’à présent exercé sur nos députés une pression (ou une corruption) plus forte que les peuples.

            Se référer à ce message posté il y a quelques heures sur le forum
            LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

            extrait :
            L’eurodéputé Pascal Canfin (Europe Ecologie-Les Verts) et le collectif « Sauvons les riches » ont annoncé lundi qu’ils lançaient un site internet « jechangedebanque.org » destiné à transférer "notre argent des banques les plus nuisibles vers celles les plus recommandables".


          • Croa Croa 6 décembre 2010 20:29

            « Malheureusement, les banques ont jusqu’à présent exercé sur nos députés une pression (ou une corruption) plus forte que les peuples. »

            Ce n’est pas exactement ça.
            L’oligarchie choisi ses hommes politiques et non pas le peuple à qui ces gens ont été vendus comme l’est n’importe quelle marchandise. Ce n’est pas un hasard si les élus sont toujours ceux ayant disposé du meilleur budget de campagne ! Une fois en place ces élus savent bien à qui ils doivent des comptes.


          • Defrance Defrance 6 décembre 2010 22:54

            Bien vu Croa, il y a le corbeau et les pigeons !


          • Agor&Acri Agor&Acri 7 décembre 2010 12:05

            @rouxel,

            1/ "ça fait penser aux marques équitable, on nous facture 1 euro de plus le kilo de café quand on verse 10 cts aux producteurs, ça reste de l’ arnaque« .
            sauf qu’ici il n’est pas question de surcoût, ce serait même plutôt l’inverse puisque ce sont justement les »grandes banques« (Sté Gale, BNP,..) qui sont généralement les plus chères.

             2/ »Changeons de banque vers une plus éthique, bof. « 
            Oui, je comprends cette réaction.
            l’auteur du message (cf le lien que je donnais) ne fait d’ailleurs que donner l’information, sans manifester d’enthousiasme particulier.

            3/ »Nationalisons les banques, l’ énergétique, les autoroutes, le pharmaceutique et en quelques années les finances publiques seront au top.« 
            Ya ka ! ya ka !
            Quitter les grandes banques qui se comportent en parasites nuisibles à l’intérêt général peut se faire dès aujourd’hui = ce n’est pas la panacée (loin de là !) mais c’est du concret et ça peut constituer une première étape vers autre chose
            Engager votre »programme" est aujourd’hui une pure utopie puisque les banquiers font la loi et que les députés leur sont soumis et que votre approche vous rend dangereux aux yeux de la moitié des Français qui rejettent toute évocation de la faucille et du marteau.

            Si vous souhaitez favoriser l’avènement d’un monde meilleur
            (qui ne serait pas le Meilleur des Mondes)
            appelez plutôt une reprise en main de la démocratie par les citoyens, en démontrant à ceux qui n’ont pas encore perçu l’arnaque qu’il leur faut se réveiller = ça c’est un thème rassembleur qui peut changer la donne.


          • Epiménide 6 décembre 2010 18:52

            Encore une analyse borgne : tout est dû aux banques, rien au reste du système. Mais enfin c’est mieux qu’une analyse aveugle. Vive le roi !


            • epapel epapel 6 décembre 2010 19:29

              Effectivement, au royaume des aveugles les borgnes sont roi, et jusqu’à plus ample informée à l’heure où j’écris c’est toujours l’oligarchie financière et pas les prolo ni les commentateurs.


            • viva 6 décembre 2010 20:18

              Il ne faut se faire d’illusion de toutes façons les épargnants ont déjàpotentiellement perdu tout ou partie de leur argent, ils ne le savent pas encore c’est tout, d’une façon ou d’une autre il faudra qu’ils passent àla caisse. Les arguments qui consiste àdire que ce serait pire son non recevable, en la matière il ne peut il y a voir pire que la situation actuelle.

              Je demain je vais retirer le maximum possible, pour la suite je vais payer au maximum en liquide et retirer l’argent dès qu’il va arriver sur le compte ...


              • pastori 6 décembre 2010 20:36

                ça servira à montrer au peuple qu’il a du pouvoir et qu’il n’est pas corvéable à merci.


                il l’avait totalement oublié.

                2° étape : le bulletin de vote ! aussi puissant, sinon plus. mais mal utilisé, il peut être mortel pour le peuple !
                gaffe !

                • lebreton 6 décembre 2010 20:54

                  La parfaite démonstration de l’incompetence ,pire de la compromission des politicars vereux qui laisse faire en se goinfrant comme des porcs ,et l’inertie d’un peuple résigné ,amorphe ,qu’on pourrait a la limite qualifié d’inculte ,ce qui n’est pourtant pas le cas ,que ce passe t’il donc ?


                  • ELCHETORIX 6 décembre 2010 21:21

                    Bonsoir , excellent article , juste une chose , non Cantona n’est pas le catalyseur du système près de s’écrouler , il a essayé de donner un modèle de protestation tout à fait honorable , car les manifestations , les grèves épisodiques et corporatives ne suffisent pas à faire plier l’oligarchie !
                    De plus , ces oligarques ont un but de domination mondial en organisant une seule monnaie mondiale pour mieux asservir toutes les populations du globe ; cette monnaie qui serait dans leurs délires ou « tuyaux » , s’appellerait BANCOR,, il suffit de chercher sur la toile pour deviner le but de ces nouveaux maitres du monde qui veulent instaurer le NWO ( nouvel ordre mondial) , un ordre économique totalitaire , semblable à un fascisme économique avec BIG BROTHER , la puce RFID et tuttu cuanti , bref la totale pour leur nouvel ordre dont les opposants seront impitoyablement exterminés !
                    Ainsi , pour retarder cela , il faudra réfléchir à deux fois lorsque vous voterez ; il faut juste discerner les candidats qui sont pour ce nouvel ordre mondial et ceux qui ne le sont pas , surtout pour les générations à venir , car pour nous , on est à la croisée des chemins càd ou nous favorisons
                    cette future et proche domination économique et financière ou nous la refusons à tout prix ! c’est à chacun de voir - inch allah !
                    Que se vayan todos , les fossoyeurs de l’humanité !
                    RA .


                    • Defrance Defrance 6 décembre 2010 23:02

                      Analyse pertinente,

                       Jusqu’à ce jour, on nous menait dans le mur, sans prévenir, Cantona a au moins le mérite de faire ce que j’ai essayé moi même depuis plus de 3 ans !

                       Si dorénavant le peuple continue a se laisser berner par les balivernes de la boite a enconnarder c’est que vraiment ils sont très forts ces SALAUDS !

                       Il faut maintenir la pression, chaque jour,pour les faire plier, les financiers sonts NOS EMPLOYES, nous ne sommes pas leurs CLIENTS !


                    • ELCHETORIX 7 décembre 2010 00:52

                      Merci defrance , il est bien votre pseudo , non , vos commentaires aussi sont pertinents et votre article je l’ai lu plutôt deux fois qu’une !
                      bon , dans l’am de ce lundi je suis allé retirer 1000 euros à la banque postale et j’ai demandé à la guichetière si la banque postale était privatisée , elle me disait que non est-ce vrai  ? , pourriez-vous m’éclairer , car si la Banque Postale agit comme certaines banques félones càd boursicoter avec les économies des épargnants , j’aurais plusieurs comptes à transférer dans une banque genre crédit mutualiste , en attendant , chaque mois je ne laisserai de mes pensions créditées que le minimum suffisant pour honorer les dépenses et retraits automatiques courants !
                      RA .


                    • herope herope 7 décembre 2010 01:14

                      Tout cela me fait marrer , qu’un bobo pseudo contestataire lance l’idée de retirer son fric des banques pourquoi pas et après il propose quoi comme mode de société rien.
                      Des idéologies telle l’Anarchie propose depuis plus de 2 siècles un changement radical de notre mode de vie par exemple, sans compter la période post-huitarde : avec ses communautés, l’auto-gestion, et autre alternative en marge du sytème marchand.

                      www.fa-heropelyon.fr.gd


                      • Antidote Europe 7 décembre 2010 07:32

                        Vous constatez pourtant bien qu’un changement de paradigme est devenu incontournable pour arrêter le déclin de notre société et aller de l’avant.
                        Pourquoi se mettre en tête qu’il n’y a que des solutions brutales et radicales ?
                        Ces changements pourraient très bien intervenir par touches successives, de manière pragmatique et non idéologique pour notre seul bien commun, pour le seul intérêt de la société et non plus d’une petite minorité de mégalos mercantiles. 


                        • suumcuique suumcuique 7 décembre 2010 17:56

                          Puisque ce blog cite Parvulescu, il faut rappeler que ce dilettante à l’égo tout aussi sur-dimensionné qu’une midinette, cet ésotériste, donc, cet escroc, n’a pas craint d’écrire, entre autres, un hymne à la gloire de Poutine...


                        • iris 7 décembre 2010 10:48

                          Dde toutes les façons si il ya trop de monde les banques fermeront guichets et distributeurs-ou alors il faut faire une lettre à la banque pour l’avertir que vous retirerez tel jour telle somme-mais cela ne se fera pas en un jour..


                          • suumcuique suumcuique 7 décembre 2010 17:46

                            Cantona ayant lancé l’idée, il aurait en toute logique dû donner l’exemple, en vidant lui-même tous ses comptes en banque, chose qu’il n’a bien évidemment pas pu faire, pour la simple et bonne raison qu’il est humainement impossible de faire l’aller-retour en une journée entre Londres et les nombreux paradis fiscaux où, comme tout sportif, comme tout parasite, il place son argent - et son or.

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