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Espagne, crise et xénophobie

 À deux semaines des Rameaux et des premières festivités de la semaine sainte, aux abords de la cathédrale de Huesca (capitale de la très religieuse province berceau de l’Opus Deï), une affichette informe d’une fête de la réincarnation.

Jackson©Jacques Valat

Je m’approche et, surprise, pas de Christ en croix ou s’élevant vers les cieux auréolé de gloires divines, mais une photo de Michael Jackson tirée du vidéoclip ˝Thriller˝. L’Espagne moderne se cherche de nouveaux dieux, Barcelona a son Messi, Madrid son Cristiano, et quand la jeunesse adepte de la culture du ˝botellón˝ (soûlerie hebdomadaire publique) veut afficher sa modernité, elle idolâtre le roi de la pop.SS Huesca04-014˝Peñas˝ de pénitents sur le parvis de la cathédrale de Huesca, vendredi saint à midi. ©Jacques Valat

Entre les Peñas (associations) de pénitents cagoulés qui processionnent au son lourd des tambours et bombos pour célébrer la résurrection de Jésus et l’Espagne moderne qui encense les millionnaires du ballon rond, les stars d’Hollywood et les ˝célébrités˝ des ˝reality shows˝, les espagnols vivent des mêmes désirs.

Désirs d’être ensemble, de vivre de grandes messes autour des pelouses de football ou dans les rues bondées les soirs de vendredi saint, désir de chanter, de communier, de partager des moments festifs dans des lieux où tout se mêle, tradition et modernité, pour tisser des liens entre générations et classes sociales.

Mais le chômage (qui touche près de 20% de la population active) altère fortement les chaudes couleurs de cette carte postale.

Un Espagnol se présente rarement comme tel. S’il le fait, il est immédiatement soupçonné de ˝phalangisme˝. Il est avant tout Catalan, Basque, Andalou etc … Et si les Autonomies entretiennent avec leurs voisines des rivalités séculaires (territoriales, linguistiques et culturelles), comment voulez-vous que leurs populations autochtones (qui n’ont pas oublié l’occupation arabe de 711 à 1492) supportent des Maures comme voisins. Des inquisiteurs qui ont initié les pogroms juifs de 1391 aux Andalous d’aujourd’hui qui n’acceptent toujours pas les familles gitanes (arrivées au XVéme siècle) et ce malgré leur apport essentiel à la culture flamenca ; la société espagnole (à forte tradition chrétienne) n’a jamais fait preuve d’une grande tolérance à l’autre.Mer de plasique d'AndalousieTravailleur maghrébin de la ˝mer de plastique˝ (El Ejido / Almeria). ©Jacques Valat

Aujourd’hui, ce sont les populations immigrées (maghrébines, africaines, roumaines et sud américaines) qui sont désignées comme boucs émissaires de la crise. Les discours agressifs se multiplient, les langues se délient, on ne craint plus les propos xénophobes en public. L’Espagne, si festive pour le reste de l’Europe qui vient se dorer sur ses plages, se radicalise et inquiète l’observateur que je suis.

Jacques Valat (Créateur/Administrateur de “La lettre ouverte“)


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26 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 16 mars 2010 10:30

    Tout cela vient d’une ambiguïté qui n’a jamais été tranchée. Les PME ont besoin de main-d’oeuvre quand les affaires vont bien et doivent les licencier quand les affaires vont mal. C’est une question strictement économique. Les politiciens et les bien-pensants s’embrouillent dans un un mélange philosophique où se mèlent socialisme, internationalisme, religion, droits de l’homme et tutti-quanti qui n’a rien à voir avec la réponse économique qui aurait dû être fournie dès le début.

    Que vient faire le regroupement familial en réponse à la culture des tomates sous serre ? Je vous le demande.

    Ce qu’il faut faire, et il n’y n’est pas trop tard, est de répondre au problème économique avec des solutions économiques. Les immigrés doivent recevoir un contrat à durée déterminée sans avoir la moindre idée dans la tête d’une quelconque installation à long terme. Par contre, et c’est là que peuvent se défouler les droits-de-l’hommistes, ils doivent êtres payés, logés et traités dignement ce qui n’est pas souvent le cas.

    Le contrat temporaire pour ceuillir des tomates ne doit pas être un passeport à vie pour l’Europe mais un boulot comme un autre, plutôt bien payé. Il est essentiel de passer une loi qui oblige les employeurs de travailleurs étrangers à mettre sous séquestre le montant du billet de retour et que celui-ci soit une chose naturelle en fin de contrat.

    L’immigré est fier de rentrer chez lui avec plein de pognon. Le différentiel des prix entre l’Europe et l’Afrique lui permet de faire des choses qu’il n’aurait même pas pensé possibles dans sa vie. Son expérience est valorisante. Il est bien reçu chez lui à son retour.

    Les autochtones n’auront plus ce problème de population déracinée qui nous empoisonne actuellement. Les soit-disant humanistes sont responsables de la souffrance de tous ces gens qu’ils ont fait venir sans leur assurer aucun avenir. Ils comptent simplement sur « la société » pour assouvir leur besoin de bonne conscience à court terme. Ils sont aussi responsable de la souffrance des autochtones que l’on met en concurrence faussée et non désirée avec toute cette misère pour l’accès aux services publics, à l’espace et aux emplois.

    Le candidat socialiste qui propose de légaliser tout le monde ou celui qui donne d’emblée la résidence à ceux qui débarquent sur nos plages en Corse sont les responsables des difficultés qu’ils rencontrent par la suite. C’est l’autorisatoin d’entrer illégalement en France (contradiction bien contemporaine !) qui crée les problèmes de Sangate et de Calais.

    Venir nous parler de xénophobie est complètement déplacé, même si c’est la dernière tarte à la crème à la mode.


    • Internaute Internaute 16 mars 2010 11:26

      Celle-là (non-immigrants) je ne l’avais pas encore notée. Par contre j’ai remarqué que les journalistes commencent à utiliser le terme migrant à la place de immigré. Ils oublient que ceux qui migrent comme les oiseaux repartent 6 mois plus tard.


    • Jacques Valat Jacques Valat 16 mars 2010 12:38

      Je comprends vos arguments mais je ne souhaite pas jouer l’affrontement entre deux postures que deux camps opposés définissent comme politiquement correctes. L’adjectif « xénophobe » existe (il qualifie parfaitement les propos que j’entends, au quotidien, en Espagne) et je ne vois pas pourquoi je m’interdirais de l’employer. 


    • Loan 16 mars 2010 16:18

      Ce n’est pas souhaiter l’affrontement que de constater qu’il est IMPOSE aux autochtones.


    • tourn en ron 17 mars 2010 18:51

      http://www.dailymotion.com/video/xcdun9_la-menace-d-un-bon-exemple_news    tu vas comprendre porquoi leur bled n’avance pas ces paye aurais du sortir il y a longtemps de la misère mais étrangement il y sont encore


    • faxtronic faxtronic 16 mars 2010 12:33

      « L’Espagne, si festive pour le reste de l’Europe qui vient se dorer sur ses plages, se radicalise et inquiète l’observateur que je suis »

      la crise entraine automatiquement une radicalisation et une xenophobie. C est normal humain et eternel, car les egns sont mis en concurrences, et quand le pain se fait rare, alors il faut supprimer son voisin pour voir plus de pain. Donc on choisit son voisin qui est different (differente religion, race, culture, langue, origine, opinion, etc...) pour pouvoir faire parti d un groupe qui lutte contre un autre groupe. Si la crise dure, alors c est la guerre ou la dictature d un groupe sur un autre, et les massacres.

      Le gros probleme c est que l Europe est condamnee par la mondialisation a voir son niveau de baisser, donc a s installer dans la crise car le niveau de vie va surtout baisser pour les moins riches, a ce poliriser comme en Inde ou en Chine. En inde ou en Chine, le niveau monte, donc pas de revolte, en europe le niveau de vie va baisser ce qui entrainera automatiquement des derives comme dans les annees 30. Ce n est meme pas la peine d agir contre, c est automatique et inevitable. Cela va se terminer dans le sang, point barre. 


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 16 mars 2010 13:37

        @Faxtronic

        Bonjour,

        Ce qui suscite encore davantage l’inquiétude est que rien en Europe ne semble s’opposer à cette montée des troubles. Aucune mesure concertée, aucune prise de conscience. Et pour être très franc sur cette question de flux migratoires, chaque pays a une capacité limite d’intégration : la main sur le coeur est rarement la voie qui mène aux décisions politiques les plus censées et efficaces. 

        Là où l’on attendrait du social et des mesures énergiques comme raisonnées, l’on n’a droit qu’à de la morale pour seule solution (en réalité admonestation). Comment ne pas donner raison au cinéaste Nikita Mikhalkov lorsqu’il déclare : « Mes propos vont me rendre très impopulaire, je sais, mais enfin, vous autres, les Européens, vous êtes des peuples de vieux, assis sur vos gros culs dans des fauteuils tout mous et vous donnez des leçons aux autres... » ?

        Cordialement


      • Bélial Bélial 16 mars 2010 13:39

        « la crise entraine automatiquement une radicalisation et une xenophobie. C est normal humain et eternel, car les egns sont mis en concurrences, et quand le pain se fait rare, alors il faut supprimer son voisin pour voir plus de pain. »

        C’est la concurrence dans un cadre utilitariste, le concept d’égalité des chances est révélateur : plutôt que de construire une société équilibrée où chacun peut vivre honnêtement et dignement, c’est : les lapins vous partirez tous de la même ligne, mais sous-entendu il n’y a toujours pas assez de carottes pour tout le monde !

        En même temps le modèle de société de consommation occidental est une abhérration et n’est ni viable ni applicable à toute la planète, autant que le modèle indien me fait gerber. En fait les gens ont tout ou rien, et les humains ne font que s’étriper depuis la nuit des temps ils sont désespérants, on va encore le voir demain avec l’expérience de Milgram.


      • anty 17 mars 2010 08:34

        Dénoncer c’est bien

        mais proposer des solutions c’est mieux...


      • faxtronic faxtronic 17 mars 2010 09:20

        Je ne denonce pas, c est juste un constat, et je ne pense qu il y a une solution. C est une mecanique bien huilee :

        - Decadence
        - Revolte de la masse
        - Guerre civile
        - Peut etre renouveau.


      • faxtronic faxtronic 17 mars 2010 09:30

        Il faut bien comprendre que l europe va devenir comme l inde ou la chine. Un tres petit nombre de tres riches omnipotent et une grand masse de misereux. C est ca la mondialisation, l etalement de la richesse et de la misere, mais pas a la maniere socialiste, mais de cette maniere la. Avant il y avait des europeens riches et des non europeens pauvres. Demain on serait tous pareil, tous pauvres et confines a son aire geographique avec des oligarques omipotents et planetaires.

        En Inde ou en Chine, c est un progres. En europe c est une catastrophe. Donc l hypernationalisme de masse va se reveiller en Europe, et des leaders hypernationalistes de masse apparaissent. Pour une grande conflagration, seule a meme a contrecarrer ce mecanisme. Le probleme c est que ce mecanisme n est contrecarrable si nous remportons la guerre contre les autres blocs, si on la perd on perd tout. Et comme nos nations sont vieilles, peu nombreuses et pauvres par rapport a l Inde ou la Chine, nous perdrons la guerre. Nous sommes donc foutus. Sauf si l on ferme nos frontieres et que l on change de systeme economique, mais cela implique une fermeture etanche des frontieres, plus personne ne rentre, plus personne ne sort, plus de contact avec l exterieur, car le systeme capitaliste reste le plus puissant, le plus humain, le plus seduisant, mais il nous mene a notre perte.

         ma conclusion est :

        Soit on ferme nos frontieres de facon etanche (plus personne ne rentre ni ne sort, plus d echane, autosuffisance)
        Soit on disparait
        Ou bien on accepte une dictature de fer au profit de quelques olilgarques planetaires

        Je vote pour la premiere


      • Bélial Bélial 17 mars 2010 10:41

        @ faxtronic :

        Le nouvel ordre mondial c’est précisément la deuxième option, celle qui est préconisée et en train d’être appliquée.


      • boris boris 17 mars 2010 07:02

        Et quand on les expulsent, ça devient quoi ?

        Les secundos-sortants !


      • gimo 17 mars 2010 23:06

        boris
         segundo  !! voila !!!


      • signolab signolab 16 mars 2010 15:50

        et allons y ! l’espagne serait xénophobe, et à titre de démonstration, vous invoquez l’opus dei, en croyant que ça va suffire. Pauvre petit monsieur qui se croit le droit de juger un pays, dont l’Histoire ne se résume en aucune manière à l’inquisition, qui par ailleurs ne fut absolument pas ce que certains voudraient nous fourrer dans le crâne. Au passage parler de « pogroms » avant le XIX siècle tsariste en Russie n’a pas de sens. Ouvrez un bouquin d’histoire à sangre puro et voyez les belles méthodes déployées pour tromper, duper et corrompre. 

        Trois rélexions creuses sur le foot, l’ivrognerie et les manifestations religieuses et votre vista sociologique est à même de dépeindre de la manière la plus exhaustive une situation, n’est ce pas ?

        Et pourquoi alors faire l’impasse sur la drogue omniprésente, dont il faut bien admettre qu’elle vient le plus souvent de l’autre côté de la méditerrannée . 

        Votre billet tient de l’insulte et je vous croie plus à l’aise pour le faire derrière votre clavier que dans la calle, car l’honneur veut encore dire quelque chose en Espagne. Rentrez donc en France, car vous verrez qu’il y a bien du travail critique à fournir


        • Jacques Valat Jacques Valat 16 mars 2010 22:42

          A l’aise devant mon clavier (mais à visage découvert et signant ma contribution) pour simplement signaler des écarts de langage de plus en plus fréquents dans un pays ou j’ai choisi de vivre pour mon plus grand plaisir et non pour des motifs économiques.


        • gimo 17 mars 2010 23:12

          signolab

          d’histoire à sangre puro ;; ;; no sangre c’est feminin donc  pura 
          puro c’est masculin !!!


        • vero87 16 mars 2010 19:18

          l’Espagne paye sa croisade franquiste contre son propre peuple :
           1 millions de morts, 1 millions d’exilés !
          comme la France a payé et paye les 2 millions de jeunes paysans morts dans les tranchées
          les milliers de jeunes tués dans les colonies... et dont les fils doivent aujourd’hui cohabiter avec les enfants de ceux qui les ont assassinés !


          • anty 17 mars 2010 08:37

            La Russie paye aujourd’hui les errements du communisme..


          • tourn en ron 17 mars 2010 18:58

            et dont les fils doivent aujourd’hui cohabiter avec les enfants de ceux qui les ont assassinés !tu veut parler des allemand je suppose !!!!!!!


          • fifilafiloche fifilafiloche 16 mars 2010 20:27

            J observe à Buenos Aires le même phénomène. L’indigène, pourtant présent depuis bien plus longtemps sur ces terres, y est considéré ouvertement comme « negro », l’absence d’immigration africaine permettant de qualifier de nègre tout personne au teint basané. Et pourtant le Porteno est fier de son métissage...européen, fier de la beauté de ses femmes...Dès qu’on sort de la ville, on se rend compte que le rêve eugénique de Buenos Aires est totalement déconnecté de la réalité, une sorte d’Apartheid. Les plages du Sud du rio de la Plata rassemblent dans leurs eaux boueuses et contaminées tout le condensé ethnique du continent, où les quelques véliplanchistes venant du Nord font tâche sur la peinture sombre de la foule bigarrée Kirchnérienne.

            Et pourtant, comme l’Espagne, l’Argentine a un profond besoin de combler son déficit démographique par rapport à ses voisins...



            • Djapaskero Djapaskero 17 mars 2010 06:38

              Vous pensez que pour les argentins, ce phénomène est nouveau ?
              Hahahahahaaaaaaaaaa !!!

              Demandez à TOUS leurs voisins.
              Particulièrement a leur grand voisin au nord.
              Il vous parlerons des « Macaquitos ! » lancés à tort et à travers.

              Ce n’est pas pour rien que le peuple argentin soit le peuple d’amerique latine le plus haï des autres peuples de ce même continent.


            • Djapaskero Djapaskero 17 mars 2010 07:09

              D’ailleurs, entre nous, ça n’a pas grand chose à voir avec le sujet, le cas argentin demanderait un article à lui tout seul.
              Entre nous, dire « negro » n’a jamais été une insulte là-bas, la signification est totalement différente du français « nègre ».
              Et quasiment tous les argentins on du sang indigène mais ne l’acceptent pas. Ils se sentent supérieur parce que leur métissage est plus « clair ».
              Et il y a bien des afro-argentains. Sinon il est peu probable que le tango aie existé un jour. « Tango » est un mot afro-argentain, du temps de l’esclavage.
              Voici quelques poèmes afro-argentains :

              En medio de mi pueblo estoy aislado,porque donde mi cuna se meciócon ímpetu arrojada de su lado,una raza de parias ha quedadoy a aquella raza pertenezco yo.Y ni patria tenemos, si existe,de su seno nos supo conscribir ;las cargas sean para un hombre triste.Y si un solo derecho nos asiste,ha de ser el derecho de morir.
              (1869) Horacio Mendizabal, poeta afroporteño.
              Ah maldito, maldito mil vecesseas blanco sin fe, tu cruel memoriaes eterno baldón para tu historia.
              (1878) Casildo Thompson, poeta afroporteño.
              Ya no hay negros botelleros,ni tampoco changador,ni negro que vende fruta,mucho menos pescador ;porque esos napolitanoshasta pasteleros sony ya nos quieren quitarel oficio de blanqueador.Ya no hay sirviente de mi colorporque bachichas toditos son ;dentro de poco ¡Jesús por Dios !bailarán zamba con el tambor.
              Anónimo


            • Djapaskero Djapaskero 17 mars 2010 06:25

              "Un Espagnol se présente rarement comme tel. S’il le fait, il est immédiatement soupçonné de ˝phalangisme˝. Il est avant tout Catalan, Basque, Andalou etc …"

              Vous vivez où en Espagne ?
              J’ai vécu 15 ans en Espagne et je peux vous garantir que le discour majoritaire était toujours le contraire. Il n’y a qu’en Catalogne et au Pays Basque que la majorité ne se considère pas espagnole.


              • Jacques Valat Jacques Valat 17 mars 2010 08:43

                Et en Galice, Leon, Andalousie, Levante jusqu’en Aragon ou la Cha recueille de plus en plus de représentants dans les institutions politiques.

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