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Essai sur la crise

J’ai regroupé des informations tant économiques, financières (modestement) que scientifiques (psychologie, sociologie et théorie de l’évolution) afin de m’apercevoir que les points suivants s’emboîtent plutôt bien.

Dommage que les paramètres économiques et financiers, eux, ne s’emboîtent pas du tout !

Vous trouverez donc en bas de ce résumé le lien vers la page de mon blog qui donne le texte complet avec ses nombreuses illustrations vidéos et ses sources.

J’ai eu l’idée d’écrire cet essai afin de synthétiser tout ce que j’ai pu lire sur la crise en cours et émettre ma propre opinion de ce qui se trame actuellement. J’aimerais soumettre mes conclusions aux lecteurs et aurais grand plaisir à lire leurs critiques ; en fait, je serais soulagé de reconnaître, par la démonstration, que j’ai tort...

J’ai regroupé des informations tant économiques, financières (modestement) que scientifiques (psychologie, sociologie et théorie de l’évolution) afin de m’apercevoir que les 10 points suivants s’emboîtent plutôt bien :

1- La crise FINANCIERE que nous connaissons actuellement n’est probablement pas terminée malgré les efforts déployés pour sauver le système et les éventuels rebonds.

2- La crise ECONOMIQUE risque effectivement d’être bien violente comme l’a annoncé le nouveau prix Nobel d’économie, Krugman, et il y aura un « changement culturel et la fin de la toute-puissance des marchés ».
Cela n’arrivera pas en un jour, mais il y aura pourrissement graduel et de nombreuses mauvaises nouvelles. On aura de la chance si la grippe aviaire ne vient pas parachever le tableau...

3- Lorsque l’on recherche les causes, on peut bien entendu facilement blâmer la spéculation et leurs acteurs, mais Thales spéculait déjà sur l’huile d’olive et si vous avez acheté un bien immobilier dans l’optique de le revendre plus cher plus tard, vous êtes vous-même un spéculateur.
Bien entendu, le mal vient bien sûr encore une fois d’un manque de régulation des spéculateurs, mais ce n’est que la surface du problème.
Dans les faits, il existe des ressorts sous-jacents bien plus puissants et terribles.

4- Le système MONETAIRE est bancal car il est fondé sur la dette (et les plans de sauvetage récents ne vont pas arranger les choses...).

Pensez-vous réellement que lors d’un crédit à la banque, vous obtenez de l’argent qui vient du compte d’autres déposants ? Ce n’est mathématiquement pas possible car il y aura toujours plus de demande que d’offre.

Solution des banques ?
En réalité, les banques ont carrément le droit de créer de l’argent à partir d’une simple demande d’emprunt : l’achat de votre dernière voiture à crédit a un impact plus important que vous ne le croyez sur la circulation monétaire...

Le système bancaire mis en place depuis trois siècles est ainsi lancé dans une fuite en avant sur la base de l’octroi de crédits (et donc de la création de toujours plus de dettes) : vous avez senti comme un arrière-goût de système pyramidal ?

Les Américains sont les champions de ce système car la classe moyenne veut consommer autant qu’avant, mais n’en a plus les moyens : il suffit de recourir au crédit et les banques ne demandent pas mieux. Par ailleurs, les achats sont davantage portés sur des produits en provenance de l’étranger (déficit commercial des biens ET services déficitaires de 60 milliards de dollars environ).

Le système monétaire est en tout état de cause entièrement fondé sur des vues uniquement à « court terme » (en gros : pourvu que le système marche tant que je vive) et a provoqué des dettes abyssales.

Nombreux sont ceux qui pensent que ce système attend une grosse crise pour s’écrouler (si ce n’est pas celle-là, ce sera une des suivantes).

5- Le système économique lui-même qui repose sur la croissance à tout crin (afin de maximiser les profits) est voué à l’échec à terme en vertu de son aspect exponentiel et du manque de ressources car nous vivons dans un système largement fermé (notre planète). Vous le savez intuitivement car le message a été récemment couvert par les médias lors du débat sur le réchauffement climatique : pseudo-système pyramidal ?

On ne va pas seulement que se plaindre toutefois : cette course de vitesse effrénée pour la croissance maximale a eu cependant l’avantage indéniable de faire progresser les technologies (vous ne me lisez que parce qu’internet existe) et la science, en particulier médicale (vous ne me lisez parce que j’existe encore).

6- Quelle motivation économique à la croissance ?
La recherche de croissance est incitée par le système bancaire et monétaire en place qui veut allouer davantage de crédits, mais ce désir de croissance est surtout profondément ancré dans la nature humaine.
De leur côté, les consommateurs sont très facilement tentés de vivre au-dessus de leurs moyens. Ce n’était pas le cas par le passé.
Si vous faites le total de vos capitaux et dettes, sortez-vous souvent vainqueur ? (pas les Américains en tout cas).

7- D’où provient notre désir de croître sans cesse ?

Cette « nature humaine » est vraisemblablement le sous-produit de la compétition sexuelle selon la théorie de l’Evolution de Darwin.
Il part du constat que, de tout temps, les femmes ont bien plus facilement eu la possibilité de se reproduire que les hommes.
Schématiquement et en moyenne : les femmes évitent le risque au maximum tandis que les hommes sont poussés au risque. C’est pour cette raison que l’on les retrouve beaucoup moins les femmes aux positions les plus élevées du statut social et qu’elles subissent des discriminations dans le monde professionnel si concurrentiel.
Les femmes poussent les hommes à se distinguer (statut social) en prenant des risques afin qu’ils obtiennent la faveur sexuelle (et la reproduction qui va de pair). Cette concurrence sexuelle explique le moteur initial de la recherche perpétuelle de croissance.

8- L’ensemble de ces notions précédentes expliquent l’échec du concept libéral et de la mondialisation : il est bien plus « tentant » de créer un système de plus en plus inégalitaire que le contraire (car l’équité est théoriquement possible, mais non souhaitable pour une recherche de croissance maximale et rapide).

9- Il faudra bien un jour tenter de défier notre penchant naturel et de revoir toutes nos bases afin d’organiser un autre modèle : le développement durable n’est qu’une possible étape de transition.

10- Cette réflexion est probablement le mieux menée par ceux qui adhèrent au concept de « décroissance » ; concept souvent trop rapidement interprété comme un retour vers l’âge de pierre.

 

Pour lire l’essai en entier avec vidéos et sources : http://www.sp-wiki.com/dotclear/index.php?2008/10/14/202-essai-sur-la-crise (prévoir un temps de chargement de 20 secondes, mais vous ne le regretterez pas).


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17 réactions à cet article    


  • Bof 17 octobre 2008 15:36

    Merci pour la réalisation de cette étude. Elle me prouve si besoin était que tout vient bien et que tout a comme unique origine la dégradation et la déliquescence des bases que nous donne notre enseignement public, tant au niveau scolaire qu’aux niveaux fac. et Grandes Ecoles. Et si les connaissances ne sont pas fiables pour former une société , la société ne peut tenir la route. Je crois connaitre la raison, ENFIN, de la capitulation inadmissible et très rapide de 1981 ou 1982 sur le problème de l’enseignement public/ sur privé ! ...il y avait bien une question de fric devant cette capitulation du gouvernement Maurois et nous en avons les conséquences maintenant. """ Il faut tenir le peuple par son ignorance """.


    • ronchonaire 17 octobre 2008 15:43

      5. La croissance économique provient en grande partie, non pas de l’utilisation croissante des ressources naturelles (finies), mais de l’innovation. Le cerveau humain est-il selon vous une ressource finie ou infinie ?

      7. "Il part du constat que de tout temps, les femmes ont bien plus facilement eu la possibilité de se reproduire que les hommes." C’est totalement faux, pour une raison toute simple : une femme ne peut être fécondée qu’une fois par an environ, sur une période d’environ 30 ans ; les hommes sont féconds quasiment en permanence et sur une durée beaucoup plus longue (pas de "ménopause" masculine). Par conséquent, les femmes ne peuvent avoir, au maximum, qu’une vingtaine d’enfants dans leur vie (il me semble que le record absolu de tous les temps est autour de 30, une femme russe du début du XXème qui faisait des quintuplés à tour de bras) alors que les hommes peuvent théoriquement en avoir des milliers (le record est, toujours selon mes souvenirs, autour de 1700 enfants ; il appartient à un sultan du 16ème siècle).

      9. Notre "penchant naturel" est ce qui a permis à notre espèce de survivre pendant environ 7 millions d’années malgré un certain nombre de handicaps physiologiques (comparé à d’autres espèces) ; pourquoi vouloir à tout prix le "défier" et "revoir nos bases" simplement parce que notre système économique de ces dernières décennies n’est pas parfait ?


      • Newtoon 17 octobre 2008 16:18

        5. Je pourrais ironiser en disant que le cerveau humain est bien fini ( "wo things are infinite : the universe and human stupidity ; and I’m not sure about the the universe." Einstein) mais votre argument ne me convainc pas. Un cerveau sans main n’est rien ; des mains sans rien à toucher ne sont rien.
        En terme d’entreprise, on nomme le cerveau un "apport en industrie". Il est nécessaire mais non suffisant.

        7. "le record est, toujours selon mes souvenirs, autour de 1700 enfants ; il appartient à un sultan du 16ème siècle)."
        Ah oui ? Et les 1699 autres hommes qui n’ont pas eu ces 1700 femmes, ils faisaient quoi pendant ce temps là d’après vous pour ronger leur frein (avec jeu de mot ! ;) ) ? 


        9. "Notre "penchant naturel" est ce qui a permis à notre espèce de survivre pendant environ 7 millions d’années malgré un certain nombre de handicaps physiologiques (comparé à d’autres espèces) ; pourquoi vouloir à tout prix le "défier" et "revoir nos bases" simplement parce que notre système économique de ces dernières décennies n’est pas parfait  ?"

        A l’échelle de la vie dans son ensemble, la "survie" humaine est très très très très ... très courte. Nous atteignons un maximum d’innovation dont vous parlez si bien : le problème du réchauffement climatique en est une preuve flagrante.



        • ronchonaire 17 octobre 2008 16:57

          5. Débat complètement stérile car des bras sans cerveau ne seraient guère plus utiles. Vous semblez confondre croissance économique et croissance de la production de biens physiques ; à l’heure où les 2/3 de nos revenus proviennent de services (immatériels par nature), c’est un comble. En d’autres termes, les productions agricoles et industrielles peuvent très bien plafonner à terme sans pour autant empêcher l’activité économique de continuer de croître ; c’était le sens de ma remarque.

          7. Cela n’a rien à voir avec votre affirmation ; vous avez écrit "de tout temps, les femmes ont bien plus facilement eu la possibilité de se reproduire que les hommes" et non pas "de tout temps, les femmes ont bien plus facilement eu la possibilité de se reproduire que certains hommes." Un homme pris au hasard se reproduira beaucoup plus facilement qu’une femme prise au hasard ; c’est un fait biologique. Que cela se fasse éventuellement au détriment d’autres hommes est un autre problème. Votre affirmation est donc fausse.

          9. Certes, mais le capitalisme est lui-même très court à l’échelle de l’existence de l’espèce humaine. Avons-nous vraiment besoin de remettre en cause la nature humaine à cause d’un système économique qui n’était pas là il y a 200 ans et qui ne sera peut-être plus là dans 100 ans ?


        • gazouchizazou 17 octobre 2008 16:31

          11- Très intéréssent.


          TDC.


          • Newtoon 17 octobre 2008 17:37

            5- Argument intuitif mais la réalité montre que votre position est un LEURRE infondé.

            Démonstration : on sait tous que les USA sont de + en + "services oriented" et de - en - "industriels". On a tous entendu dire que les USA avaient jusqu’à quelques année, un déficit commercial des BIENS mais contre-balancé par les SERVICES.

            OK mais, pourtant, la courbe des matières premières n’est pas du tout en décroissance : http://www.grida.no/graphic.aspx?f=series/vg-waste/14-15_usworldrawmat.gif

            (tiré de http://www.grida.no/publications/vg/waste/page/2857.aspx (à lire aussi) )

            Conclusion : jusqu’à aujourd’hui même, croissance économique = croissance des besoins en ressources naturelles (au sens commun ; je n’inclus pas le cerveau évidemment), même pour une activité qui se tourne de plus en plus vers le service. Je l’ai d’ailleurs récemment relu quelque part chez un économiste mais je n’ai plus la source sous la main.

            PS : j’ai pris le cas "extrme" des USA mais regardez la courbe concernant la conso mondiale ... C’est éloquent.


            7- J’ai rebondi sur votre exemple tout simplement car il illustre bien une tendance justement : la tendance générale est que un homme souhaite intimement devenir ces "certains" hommes ("qui ont le max de gonzes" ;) ) dont vous parlez justement. Le nier serait faire preuve de naïveté à mon sens.

            Le monde est plus volontiers polygame comme la majorité des mammifères (dont nous faisons partie)d’ailleurs. Wikipédia Polygamy : "According to the Ethnographic Atlas Codebook, of the 1231 societies noted, 186 were monogamous. 453 had occasional polygyny, 588 had more frequent polygyny, and 4 had polyandry.
            La polygamie n’est pas le "partage des femmes" mais leur appropriation.
            Quand il manque des femmes, la frustration et les tensions montent (au sens propre comme figuré) montent ... Le nombre de femmes qui manque en Chine en raison dela politique nataliste provoque déjà de vives inquiétudes.

            Note historique : on parle bien de l’ "Enlèvement des sabines", pas des sabins ...

            9- C’est lors des crises qu’il faut se remettre en cause justement (pareil dans la vie d’un couple au fait). Quand tout va bien, on fonce , "la tête dans le guidon" (je sais ce que c’est en tant qu’entrepreneur).
            Les best-sellers en librairie actuellement concernent tous la crise. Les gens n’achétaient pas ces bouquins avant ; normal !

            FLASHBACK ! au début, j’ai souhaité rechercher les causes qui déclenchent la situation. J’ai commencé par voir les travers du capitalisme.

            Comme beaucoup, j’ai d’abord vu dans les guerres une pure histoire de fric.

            Puis, mon intérêt pour la biologie m’a fait relier les deux composantes : économie de type capitalistique et théorie darwinienne.

            Si on n’est pas d’accord avec moi sur ma très déprimante conclusion , je suggère qu’on prenne le temps de bien relire ce que dit Darwin d’abord.

            Pour moi, le succès du système capitaliste repose sur une base biologique : la compétition sexuelle. Je ne "remet pas en cause la nature humaine", au contraire : en réalité, contrairement à beaucoup, je l’admet afin que le prochain système que vous évoquez en prenne compte) ! ! !

            Regardez aussi toutes mes sources dans mon blog : j’étaye ce que j’avance.


            • ronchonaire 17 octobre 2008 18:17

              5. Cela prouve tout simplement que nous ne sommes pas encore arrivé à la saturation des ressources.

              7. Je n’ai jamais dit le contraire ; de là à expliquer la quête de croissance économique par la compétition sexuelle pour les femmes...ça me semble un peu tiré par les cheveux. Faudra-t-il que nous devenions tous homosexuels pour mettre fin au capitalisme ?!

              9. Avez-vous lu "Guns, Germs and Steel" de Jared Diamond ? Il tente d’expliquer comment (et surtout pourquoi) les différentes sociétés humaines ont divergé pour devenir aussi inégales qu’elles le sont aujourd’hui. Ca pourrait vous plaire.


            • Newtoon 18 octobre 2008 01:08

              5- Euhhh...oui ... enfin....encore heureux ! :lol :

              M’enfin, ne trouvez-vous pas qu’il y a une coïncidence plus que troublante que nous voyons à la fois la limite du capitalisme et de sa croissance incessante (comme les crises systèmiques sévères que l’on voit depuis un siècle environ dont cette dernière) et, PILE en même temps, des cris d’alarmes planétaires concernant le niveau de pollution et ses conséquences ?

              Si vous y revenez 2 secondes, vous vous apercevrez que c’est quand même assez vertigineux de voir qu’une portion assez modeste de la race humaine (ceux concernés par l’arrivée de l’ère industrielle) qui, elle-même n’est qu’un mammifère pardis des milliers d’autres, a été capable, en SEULEMENT 2 petits siècles, de bouleverser très sensiblement l’équilibre de TOUTE la surface d’une planète et de menacer ou EXTERMINER sans sourciller des milliers (je suis gentil en disant milliers) d’espèces, dont une belle part sont ses "frères" mammifères.

              Quand un politique dit "On marche sur la tête !" lorsque l’on lui demande comment on arrive à mobiliser tant centaines de milliards pour (tenter de) sauver notre système alors qu’une faible portion permettrait de nourrir tous les pauvres, je dis que ma conclusion précédente mérite bien davantage de dire "On marche sur la tête !".

              Je rappelle au passage que je ne suis pas un gauchiste altermondialiste. Je suis le premier a ADORER le progrès scientifique et technique. C’est mon veau d’or (normal ! je suis ingé) et j’en ai fait un site et mon métier.

              Maintenant, j’ai fini par remarquer, un peu malgré moi, que ce progrès scientifique et technique semble être en réalité, aussi choquant que cela puisse paraître, le sous-produit d’une course à la sexualité (j’ai du mal à le croire en l’écrivant moi-même !).
              Croyez-moi, je suis le 1er à être désillusionné mais pourquoi faire l’autruche aussi et se dire "Mais, non, tu gamberges là ! Passe à autre chose !".

              Quand Freud a exposé ses idées aux médecins de Vienne, il s’est fait évidemment hué, genre "tu ne penses qu’à CA ou quoi ? Tout ne se résume pas au sexe dans la vie ! " (voir l’excellent film de John Huston : http://en.wikipedia.org/wiki/Freud_the_Secret_Passion).
               
              Pourtant, si on compile [ Théorie Darwin + Sciences Humaines + Economie (+ voire un peu de Freud, tiens ! ) ], je trouve que bien des choses trouvent du sens et de manière très simple de surcroît (j’applique le principe du rasoir d’Ockham).



              7 - Et pourquoi pas ? Qu’avez-vous contre le fait de devenir "volontairement" homosexuel pour la bonne cause ? :lol :

              Blage mise à part, je ne serais pas étonné qu’il y ait aussi de la compétition sexuelle chez les homosexuels ! (enfin, je crois qu’il n’y a pas trop d’études là-dessus donc je ne peux être certain non plus).


              Ce n’est a priori pas la bonne solution non plus si cela peut vous rassurer ...



              9 - Un grand merci pour le tuyau : je ne connaissais pas cet auteur (je suis plutôt "classique" en littérature).
              C’est vraiment une des raisons que je publie mes pensées ici d’ailleurs : obtenir des sources intéressantes.

              D’ailleurs, je suis davantage tenté de lire en premier l’ouvrage "Why sex is fun" de cet auteur. Le contenu semble très alléchant : http://serendip.brynmawr.edu/exchange/node/1570

              Encore merci !

              Note de fin : j’en profite pour dire que je pense aussi que la génération de mes parents en France et dans les pays développés, globalement (j’espère que je ne généralise pas trop), a vécu une époque DOREE (et moi jusqu’à aujourd’hui aussi). Sûrement la génération la plus "veinarde" de l’histoire humaine.

              En effet, mes parents sont nés grosso-modo pendant la 2nde guerre où c’était un peu la dêche (un carré de chocolat était une extaaaase alors que moi, je peux en manger tous les jours et c’est un peu dommage d’ailleurs) quand même mais ils ont très rapidement vu leur niveau d’éducation + progrès technique + niveau de vie (confort etc.) + pouvoir d’achat grimper en flèche (ils ont tafés mais ce n’est pas de cela que je parle).

              Rien de plus stimulant qu’une amélioration PERMANENTE des conditions de vie !

              Il y a certes eu quelques petites angoisses (cuba ou Mitterand :lol : par ex) mais ils ont vécu pêle-mêle : l’arrivée de la culture du divertissement et du voyage très abordable, le rock et sa culture "rebelle", la sexualité débridée (+ pilule), l’homme sur la Lune, la voiture pour tout le monde, un boost de l’offre de produits de consommation, un progrès phénoménal de la médecine etc. (tout ce que l’on voit aujourd’hui et qui nous semble "acquis" quoi !).


              Si je regarde d’où ils sont partis (mon grand-père maternel était mineur polonais mort de silicose) et ce qu’ils sont arrivé à batir par le travail et, plus qu’ils ne le croient, à la "chance" de se trouver au bon endroit au bon moment, en une seule génération, c’est assez bluffant : wouaaah ! quel parcours ! Respect !


              Respect ? Euhh ... pas sûr : il y a un quand même un prix (global) à ce magnifique parcours assis sur la croissance et la dette débridées et ce n’est pas eux, ni peut-être vraiment moi (à voir ...) qui risquent de le payer mais mes enfants et petits-enfants.

              Cette génération (et un peu de la mienne), plus que toutes les autres, a fonçé tout schuss sans, bien sûr, se poser la question "Qu’est-ce que je fais exactement et que vais-je laisser à ma descendance que, pourtant, je chérie tant ?".


              Et encore, nous sommes des privilégiés dans notre bulle par rapport à tous ceux qui sont laissés-pour-compte dans le monde. Je ne me plains donc pas et suis assez confiant sur l’avenir court-terme.


              J’avoue par contre que je commence à sérieusement culpabiliser car j’ai suivi la ligne directrice de mes parents sans me poser de questions "métaphysiques" jusque là : passes tes diplomes, assure-toi une position et cherche à monter en grade, achète une voiture, travaille pour devenir proprio ... vous connaissez le refrain.



            • @politique @politique 17 octobre 2008 18:48

              crise...
               crise des costumes caravates, crise du pouvoir, crise des branleurs de services...
              J’emmerde la crise, juste du papier, du vent, de l’arogance abstraite.
              La crise est un outil, tout comme la lutte des classes. Pour enrichir, il faut tjrs passer par des héros anonymes, qui se sacrifieront et se sont sacrifiés depuis tellement longtemps par bonté d’âme pour l’humanité et l’espoir qu’ils placent en elle, en leurs frères succésseurs...
              Certains n’ont jamais pris conscience de l’importance de ce communautarisme à l’echelle planétaire. Ces gens là pour moi ne vallent rien de bon pour l’humanité, mais je ne leur en veut pas , ils sont ainsi ...Ils la sabotent à petit feux, savourant l’instant present et effémère de leur simple existence. Ils se moquent épèrduement d’être une entrave à l’épanouissement, au bien être de notre espèce dans son cadre naturel.
              Point.


              • hbob 18 octobre 2008 01:03

                La question de cette tendance naturelle de l’espèce humaine à la compétition entre ses membres sans limites et sans morale pouvant aller jusqu’a la plus extrème cruauté est passionnante.

                Je crois que c’est Henri Laborit qui disait que les sociétés ne pourront réellement évoluer qu’en regardant en face les instincts animaux ancestraux de l’espèce humaine pour les transcender.

                La compétition sexuelle est au coeur de nos activités, c’est certain. Le jeu du mâle dominant, qu’on a en commun avec bien des espèces dont les singes, peut cependant devenir extrèmement destructeur dans notre monde moderne vu la puissance des outils en notre possession.

                Transcender nos instincts pourrait devenir une question de survie de l’espèce.

                Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la compétition sexuelle à laquelle se livrent les hommes est arbitrée par les femmes.
                Elles ont donc une responsabilité collective dans la direction que prend l’hummanité, qu’elles aient on non le droit de vote et l’accès au pouvoir et aux responsabilités.

                Il serait urgent de prendre conscience des motivations sous jacentes à nos actions, de la manière dont ça se traduit dans les relations hommes femmes et surtout d’en débattre collectivement pour mieux assumer la responsabilité que nous confère la puissance des outils que l’on a créés.

                D’un autre côté dans la nature, quand une espèce devient exagérèment dominante, il ya toujours des rééquilibrages d’une ampleur qui nous dépasse complètement.
                Et par ailleurs, l’hyper croissance de l’espèce humaine est très récente et très brève à l’échelle de la vie.


                • Newtoon 18 octobre 2008 01:30

                  Il est un peu tard, je ne vais pas m’étendre.

                  Dans l’article développé mon blog cité à la fin de mon article sur Agoravox, je parle de la "responsabilité" des femmes (les guillemets sont importants car il s’agit bien d’une nature ; elles ne "savent pas ce qu’elles font" pour parodier les paroles d’un prophète).

                  Je parle bien de compétition sexuelle mais les femmes font bien entendu partie du jeu (sexuel) : pour simplifier, je dirais qu’elles "mettent la pression".

                  Un grand merci pour l’allusion très pertinente sur Laboritt (que je ne connais pas non plus ; que de lacunes !). Je vais creuser mais il est tard.
                  En attendant, une courte très franche et éloquente vidéo de l’interview du sociobiologiste lors de la sortie du film fondé sur ses pensées, par Resnais ("Mon oncle d’Amérique") : http://www.youtube.com/watch?v=-eYE3wxlpuY



                • wuwei 18 octobre 2008 11:59

                  "7- D’où provient notre désir de croître sans cesse ?

                  Cette « nature humaine » est vraisemblablement le sous-produit de la compétition sexuelle selon la théorie de l’Evolution de Darwin."

                  Sans doute est-ce le cas, mais cette frénésie infantile est surtout propagée par les "papes" du capitalisme (privé ou d’état)) qui ont fait de la possession d’objets matériels la seule voie possible vers le bonheur. Ainsi pour mieux nous corrompre ils jouent sur nos pulsions les plus "animales", reproduction, avoir, peur. Toutes ces fonctions qui nous sont incontestablemnt nécessaires pour vivre sont aujourd’hui hypertrophiées par la publicité, les marchands du temple, les médias et les politiciens. Ce phénomène est quand même relativement récent dans l’histoire de l’humanité et il suffit d’observer le fonctionnement social de quelques peuplades dites "archaîques" pour s’apercevoir que ce désir est surtout propre à notre civilisation dite , elle, "évolué" et qu’il n’est bien que le sous-produit (l’avatar) d’un systéme totalement aliénant.


                  • NWN NWN 18 octobre 2008 13:19

                     

                    Merci de nous présenter ce travail de réflexion très intéressant . Version naturaliste .

                    Je suis sur une réflexion similaire mais qui introduit les notions philosophique/religieuses ....mais c’est pas encore terminé ...

                    je rejoins Wiwei... 

                    En voilà quelques lignes en résumé/...

                    J’ai effectivement aboutit à cette première conclusion « animal » . Notre système est bien construit sur les loi de la jungle et du plus fort .

                    Mais ça n’a pas répondu au « pourquoi croître toujours » ?

                    Si on regarde au delà du sexe .

                    Pourquoi se reproduire ? si ce n’est par peur de disparaître ! ou une quête d’une certaine éternité .

                    La peur, mène le sexe et l’homme 

                    Pendant des millénaires tout ça fut tranquille pépère, puis en 2 siècles l’homme se reproduits comme un lapin et envahit la terre ! ?

                    Il y a deux siècles, pour qu’existe les nouveaux penseurs et philosophes, et pour que l’ère industrielle puisse se développer, on s’est débarrassé de Dieu mais aussi de la sécurité que la protection divine représentait . Une sorte d’assurance vie, de pérennité virtuelle, même si on ne se reproduisait pas ! 

                    Avant, la volonté du mâle de s’imposer et de se perpétuer, restait dans le cadre d’une « économie réelle », et régulée par elle et le virtuel était rattaché à la volonté de Dieu . Sa peur était relative et sa reproduction était relativisée suivant les capacité réelles . 

                    Avec la perte du rapport divin, les hommes ont développé la science comme pour remplacer Dieu .

                    Seulement la science n’a jamais vraiment rassurée l’homme aussi bien qu’un Dieu, d’où cette course à rendre la science toujours meilleur pour que l’homme puisse un jour se détendre et être heureux .

                    La peur qui mène ce jeu, d’après moi, c’est celle de la mort . La mort est devenu un truc incompréhensible et bouleversant . Avec dieu, l’histoire était tranquille et les hommes n’étaient pas plus nerveux que ça, mais depuis qu’il se retrouvent seul avec leur science, ils sont un peu plus nerveux et désemparés face à la mort . D’où une quête infernal pour nous empêcher, voir interdire de mourir !

                    Le problème serait simple si l’homme était vraiment un animal et qu’il applique les lois de la jungle .

                    Mais l’homme est aussi un être moral et idéaliste quoiqu’il en dise . Il mélange donc des instincts de survie avec des idéaux irrationnelles .

                    Si la notion de Dieu régulait sa part virtuel/spéculative, cette régulation à disparue avec l’avènement de la science, puisque celle-ci promettait tout et surtout n’importe quoi !

                    Mais en attendant que la science nous apporte le paradis, l’homme à surtout développé une peur de la vie, une peur de la mort, au point d’être devenu un sujet très tabou et dont il ne faut pas parler . La science tardant a prouver ses capacités divines, les hommes ont cultivé l’angoisse .

                    Pour l’aider a oublier son triste sort, l’homme se réfugie dans l’Avoir qui est le dernier refuge où il se sent en sécurité .

                    Mais cette sécurité est illusoire, comme un mirage qu’on atteint jamais, et qui finit par rendre les hommes hystérique et couvert d’assurances vie tout a fait virtuelles ....

                    Une identification dans l’Avoir comme pour remplacer une éternité déchue .

                    Voilà à mon avis là où on en est !

                    L’erreur serait dans cet orgueil qui se croit intelligent et indépendant, mais qui à vouloir se débarrasser du divin, n’aurait fait que recréer un système similaire promettant le paradis pour tous .

                    Les hommes courent après une illusion perdue .

                    Agir comme un animal et penser comme un humain, ce n’est apparemment plus compatible .

                    Ce problème d’adaptabilité aux conditions terrestres, que ne connaissent pas les animaux, pourrait peut être prouver que l’homme n’est pas tant terrien que ça ?

                    Mon essai sera bientôt publié, à suivre .....


                    • Newtoon 19 octobre 2008 10:27

                      C’est intéressant de mentionner la mort ici.

                      Je mentionne effectivement la sexualité comme moteur du problème mais Freud a fait l’association entre sexualité et pulsions :

                      http://en.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud#The_life_and_death_drives

                      Il serait donc intéressant de revoir les conclusions de mon analyse d’un point de vue Freudien (euh... je veux parler de revoir le CONTENU de mon analyse sur l’économie et pas l’auteur lui-même :lol : ! ! )


                    • Croa Croa 18 octobre 2008 17:34

                      Il est dommage qu’il y ait des beûgues sur ton site : (Essais avec deux PC !)

                       - \Window2000 & Firefox : les vidéos se bloquent & aucun son

                       - \LinuxDebian & Iceweasel : Fermeture inopinée du navigateur en fin de chargement


                      • Newtoon 19 octobre 2008 10:29

                        Mon article est long et comprend une vingtaine de vidéos. Peut-être que les "petites configs" (ou en manque de RAM) ont du mal à suivre ?

                        Faudrait que je le découpe effectivement.


                      • Newtoon 20 octobre 2008 00:11

                        New Scientist apporte de l’eau à mon moulin concernant le problème de la croissance avec un dossier spécial (avec graphiques et tout).

                        http://www.newscientist.com/channel/opinion/mg20026786.000-special-report-how-the-economy-is-killing-the-earth.html?DCMP=ILC-hmts&nsref=top1_head_How%20our%20economy%20is%20killing%20the%20Earth

                        Les politiques essaient de redonner du souffle à la machine et tenter de limiter la casse.

                        De nombreux pourfendeurs du néolibéralisme critiquent les choix et méthodes employés et en proposent d’autres mais trop peu en viennent à remettre en cause le principe même de la croissance et essaient d’en trouver la cause comme je l’ai fait ici.

                        Si ma théorie exposée plus haut est juste, tant que l’homme n’acceptera pas et ne défiera pas ses instincts, tous les systèmes qu’il essaiera de mettre en oeuvre, même ceux proposés par les intervenants dans l’article du New Scientist, finiront par dériver et cela causera à nouveau pollution, inégalités croissantes et morts (guerres, famines etc.).

                        Comme dans le cas d’un crash d’avion, il est possible de survivre à pas mal de "pépins techniques" (crises écos, environnementales, guerres etc.) mais un jour une conjonction fatale à l’espèce aura lieu.


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