Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Et si la crise ne faisait que commencer ?

Et si la crise ne faisait que commencer ?

C’est Joseph Stiglitz qui le craint car pour lui, le pire est à peut-être à venir.
Il affirme que nous n’avons rien appris des crises précédentes.

Joseph Stiglitz est un grand économiste, nobélisé en 2001.
Il fait partie de ce que l’on appelle « le courant Keynésien ».
Nommé en 1993 par le Président Clinton en tant que directeur de ses conseillers économiques, il devient en 1997 premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.
Il est un peu « le poil à gratter » de l’économie mondiale, et américaine. Il a dénoncé les baisses d’impôts décidées par Bush, l’idéologie du « tout privatisable » et l’hypocrisie vis-à-vis des paradis fiscaux. lien
Dans « la grande désillusion » publié en 2002 chez Fayard), il avait démontré les carences de réflexion du FMI qu’il dit être au service des capitalistes et des marchés financiers. lien
Il vient de publier un nouveau livre « le triomphe de la cupidité  » et dans ce livre, il enfonce le clou, et développe ses arguments sur trois sujets principaux : la crise Grecque, le FMI, et la récession.
Au sujet de la crise, il déclare : « nous avons connu une chute libre, mais celle-ci est terminée. Nous avons touché le fond, mais la reprise n’est pas robuste. A preuve ce qui vient de se passer en Espagne, en Grèce et au Portugal avec les attaques spéculatives. Probablement qu’ils résoudront ce problème, mais pour les Grecs, cela pourrait signifier plus de chômage, plus de souffrance. Eux pourraient se dire que les choses empirent. Pour l’Amérique, dans les 12 prochains mois, beaucoup de risques vont se présenter. Si nous avons de la chance, nous connaitrons une croissance réduite, avec une baisse progressive du chômage ». lien
On comprend donc que tout cela est une question de chance, ou de malchance, et que rien n’est sûr.
Au sujet de la Grèce, il affirme : « l’Europe à bien fait d’annoncer son soutien à la Grèce, mais je pense que ce n’est pas suffisant, que l’Europe n’a peut-être pas formulé le problème de la bonne façon » il ajoute au sujet de la crise : « les banques ne pouvaient rembourser leur clients, elles avaient parié, fait de mauvais placements, et elles étaient en faillite, on les a donc renfloué, mais la Grèce n’est pas plus en faillite que l’Espagne ».
A y regarder de plus près la Grèce aura un déficit qui va atteindre 9,4% du pib en 2010, l’Espagne n’est pas mieux lotie, avec 11,4% du pib (120milliards) (lien), ni le Portugal, mais il est étonnant que personne n’évoque le déficit du budget de l’état français qui a dépassé en octobre 2009 les 130 milliards d’euros. lien
Stiglitz a été nommé en 2008 par Sarkozy afin de diriger une commission de 22 experts,
Ils viennent de remettre leur rapport et proposent de préférer mettre en avant le « bien-être » de la population, plutôt que la production économique, comme indicateur de la croissance d’un pays. lien
J’avais évoqué ce concept dans un article « le bonheur national brut  ».
Mais en quoi consiste le bien-être d’un français, sinon d’avoir plus d’aisance financière, moins de chômage, une meilleure qualité de vie.
Pour cela, il faudrait un rééquilibrage des salaires qui empêcherait un salarié de gagner plus de 300 fois le salaire minimum, ce qui est le cas aujourd’hui.
il faudrait aussi que l’état arrête le gaspillage.
La liste est longue :
Pour une pseudo grippe H1N1, ce sont plus de 2 milliards qui sont partis en fumée. lien
Le nouvel avion présidentiel : lairbus 330 (équipé d’un four à Pizza) n’est qu’une minuscule partie du gaspillage présidentiel.(il faut croire que l’airbus 319 était trop petit pour lui). lien
Il sera tapissé en cuir de Cordoue, et équipé d’une baignoire : le reste est pour l’instant tenu secret.
Le prix initial est de 180 millions de dollars, mais avec les aménagements, les prix vont grimper.
 A chacun des déplacements présidentiels, ce sont souvent plus de 1000 policiers qui sont débauchés et de couteuses réceptions.
Personne n’a oublié les 5050 euros par convive que nous avons payé pour le sommet méditerranéen sarkozyste, ni la douche installée pour l’occasion pour 250 000 euros. lien
Cout de la journée 16,6 millions d’euros.
La cour des comptes s’est inquiétée dans son dernier rapport des 175 millions d’euros que Sarkozy a dépensé pendant les 6 mois de la présidence de l’union européenne. Jacques Chirac, pour la même période n’en avait dépensé que 61.
Le budget annuel de l’Elysée est de 130 millions d’euros. lien (il était auparavant de 32 millions d’euros.)
l’Etat ne devrait-il pas donner l’exemple, et faire comme l’avait décidé en 1990 Alassane Ouattara, ex directeur du FMI, qu’avait engagé Houphouet Boigny pour redresser les finances de la Cote d’Ivoire ?
Il avait réduit les salaires des membres du gouvernement de 50%, revendu les voitures de fonctions inutiles et supprimé certains avantages. lien
En France, les 343 sénateurs coûtent à l’état 877 051 € par jour, les 577 députés coûtent eux 1 375 568 € par jour  : au total 2 252 619 par jour, et 822 205 935 par an sans oublier les salaires des 3963 conseillers généraux, les 1880 conseillers régionaux, des ministres, secrétaires d’état, et celui du président dont on connait l’augmentation. lien
N’oublions pas son personnel (957 personnes).
S’y ajoutent les avantages : 2 airbus A319, l’airbus A330, 6 Falcons, sans oublier les résidences « secondaires »les voitures de fonction, et les chauffeurs qui vont avec.
Une telle mesure appliquée en France provoquerait au moins une économie annuelle d’un bon milliard d’euros.
En appliquant seulement les recommandations de la cour des comptes, le pays aurait fait de « substantielles » économies supplémentaires.
Et si l’état ne donne pas l’exemple, nous ne sortirons pas facilement de la crise, même si ce n’est qu’une partie de la réponse.
 
Car comme disait un vieil ami africain : « Dors affamé, mais pas avec la honte  ».
 
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.11/5   (45 votes)




Réagissez à l'article

113 réactions à cet article    


  • Galuel Galuel 17 février 2010 09:59

    Quelle crédibilité pour Stiglitz ? Il était aux manettes de la dérégulation financière sous Clinton ! http://www.lexpansion.com/economie/clinton-la-pagaille_19561.html


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 10:02

      Galuel,
      ce n’est pas une nouveauté que vous nous apprenez,
      je l’ai moi-même indiqué dans l’article, tout à fait au début, mais manifestement vous avez lu celui ci en diagonale ?
      et maintenant dites moi en quoi çà le rendrait non-crédible ?


    • xa 17 février 2010 11:14

      « et maintenant dites moi en quoi çà le rendrait non-crédible ? »

      Je suis rarement d’accord avec Galuel, mais il met le doigt où ca fait mal.

      Stilgitz faisait partie du conseil économique qui a poussé Clinton à faire passer les textes permettant finir le regroupement des activités de banque de détail, banque d’affaire, banque d’investissement, et qui a aussi poussé le gvt Clinton à faire passer des textes imposant de proposer des solutions de prêts aux particuliers non éligibles sur le marché prime. Ce qui a amené l’ouverture des prêts structurés (réservés au préalable à des investisseurs, des professionnels) aux commun des mortels : les subprimes.

      Il a fait son autocritique sur le fonctionnement des banques, mais ne s’est pas particulièrement distingué, avant la crise de 2007, sur le thème des subprimes, et des risques qu’ils présentaient.

      Techniquement, Stilgitz est un des pères fondateurs des mécanismes de la crise.


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:19

      xa,
      moi, je veux bien, mais je ne suis pas économiste,
      je lis ce que Stiglitz propose, et je comprend ses craintes,
      vous dites qu’il est responsable de tout ce qui nous arrive, puisqu’il était conseiller de Clinton, mais ne peut on envisager qu’il ait été mal écouté ?
      je ne crois pas qu’il mérite de « porter le chapeau », mais rien ne vous empêche d’étayer un peu vos dires, pour tenter de me convaincre du bien fondé de ceux-ci.


    • xa 17 février 2010 11:49

      Ses craintes sont fondées. Ce n’est pas le problème. Mais une part d’autocritique de sa part nuit à sa crédibilité.

      Il admettrait avoir mal évalué le risque subprime lorsqu’il a soutenu la réglementation imposant de proposer une solution de financement à des ménages insolvables, il admettrait ne pas avoir vu ce risque gonfler au débu des années 2000 ou ne pas avoir réagi à ce risque qu’il aurait vu mais dont il aurait oublié de parler (je vous rappelle que depuis 2001, on entend pas mal parler de lui, il est interviewé fréquemment, l’a beaucoup été lors de la crise des NTIC en 2001/2002), ca serait mieux.


    • Traroth Traroth 17 février 2010 13:59

      "vous dites qu’il est responsable de tout ce qui nous arrive, puisqu’il était conseiller de Clinton" : Votre interlocuteur n’a pas affirmé que Stiglitz était LE responsable de la crise. Et il n’a pas justifié son propos en disant que c’était parce qu’il était un conseiller de Clinton. Vous déformez outrageusement les propos des autres !


    • Terran 17 février 2010 18:27

      Et bien stiglitz fait parti des responsables de la crise, comme clinton, ils ont fait sauter les barrières de Glass Steagle, le dernier verrou !!!!

      Chamanulard est encore très mal renseigné, comme d’habitude !!!
      Ce joseph stiglitz est un des éléments clef !!!
      Il n’a pas été mis là pour faire beau !!!


    • ddacoudre ddacoudre 17 février 2010 21:22

      bonjour galuel

      il n’y a pas que lui, obama à des conseillés qui sont les même que Bush, il suffit de leur donner d’autres mission en france nous avons ce problème de manière constante ; avec les haut fonctionnaire.
      mais dans le fond comme nous ne naissons pas avec une science infuse il faut se félicité d’être capable de se remettre en question, ce qu’il semble avoir fait (je n’ai pas lu son ouvrage car je pense qui ne s’éloigne pas d’une analyse keynésienne modernisé peut-être.

      cordialement


    • rastapopulo rastapopulo 17 février 2010 21:59

      Keynes... la rhétorique socialeuse de l’empire anglosaxon de la finance pour couler les nations souveraines dans les dettes a intérêts qui empêche l’indépendance au lieu d’investir dans les hommes, la technologie et l’infrastructure par du crédit productif sans usure.


    • rastapopulo rastapopulo 17 février 2010 22:14
      Joseph Stiglitz est un grand économiste, nobélisé en 2001.
      Il fait partie de ce que l’on appelle « le courant Keynésien ».

      http://solidariteetprogres.org/article5280.html

      "L’économie keynésienne sera conçue par l’oligarchie financière comme le rempart contre deux menaces, ainsi que Keynes l’évoque lui-même dans La fin du laissez faire : celle du « marxisme collectiviste » et celle du « protectionnisme », que les Anglais assimilent au « système américain d’économie politique du XIXème siècle », issu de la révolution américaine. Inspiré par Alexander Hamilton et par Mathew et Henry Carey, ce système est à l’origine de fortes périodes de croissance, comme le furent celle de Lincoln et du New Deal de Franklin Delano Roosevelt, qui n’a rien à voir avec Keynes dans son objectif et ses intentions, contrairement à ce qu’on entend souvent."

      Le protectionnisme oh quel horreur ! Heureusement qu’il y a Keynes pour prétendre qu’une structure impériale serait social !!!!


    • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2010 08:06

      rastapopulo,
      j’aimerais bien savoir quel est le modèle que vous proposez, puisque vous semblez rejeter en bloc les propositions de Stiglitz et la « pensée Keynesiene » ?


    • rastapopulo rastapopulo 18 février 2010 12:38

      En fait, c’est sous-entendu par la 2° menace pour l’oligarchie financière (mais c’est effectivement la question la plus importante) :

      le « système américain d’économie politique du XIXème siècle » (issu de la révolution américaine. Inspiré par Alexander Hamilton et par Mathew et Henry Carey, ce système est à l’origine de fortes périodes de croissance, comme le furent celle de Lincoln et du New Deal de Franklin Delano Roosevelt....)

      Encore aujourd’hui, 2 vecteurs d’indépendance sont la vrai base d’une opposition à la structure impériale anglo-saxonne (recyclé en haute finance).

      - la finance de l’économie physique avec une banque selon Hamilton
      - le partage de la technologie entre nations souveraines selon Lincoln

      http://solidariteetprogres.org/article3576.html
      http://www.solidariteetprogres.org/article6314.html

      Au service des peuples, la finance et la technologie sont des réels avancés démocratiques. A contrario pour l’empire britannique, c’est une menace combattu à tout prix, la preuve :

      Lincoln succomba à un attentat, mais avant il en avait échappés à plusieurs. Roosevelt (dans la droite ligne de la politique américaine de Lincoln) ne dû la vie qu’à une spectatrice qui détourna l’arme d’un assassin sur son pauvre voisin de maire et toutes les moyens de pressions (lobby, menace,...) furent utilisé contre la banque d’Hamilton.

      Sans compter qu’à l’époque, comme dans les Balkans pour provoquer les guerres mondiales, les assassins terroristes (les islamistes de l’époque) étaient des confréries d’anarchistes basées à Londre (véridique !).

      C’est notre histoire commune de comprendre pourquoi la ligne Berlin-Bagdad+le bond technologique moderne signait le glas de l’empire britannique et qu’il n’a pas hésité à provoquer la guerre mondiale par 2 fois pour anéantir les économies continentales qui n’avait pas besoin du libre-échangisme.

      Quand à la 1° menace, rien d’étonnant que Rockfeller se considère officiellement dans ses mémoires comme un internationaliste (sous-entendu communiste) puisque avec l’écologie mondialiste, c’est les 2 raisons médiatiquement acceptables de dominer la monde.

      Je ne vois pas d’autres faits historiques qui expliquent mieux l’interventionnisme des USA depuis qu’elle est contrôlé entièrement par la finance anglo-saxonne (CFR non-élu,...). Historiquement la constitution américaine est contre tout empire.  

      NB : C’est pourquoi une écologie mondialiste anglo-saxonnne rencontrera toujours l’opposition des anti-empire. Les mensonges éhontés d’Al (Capone) Gore, la volonté de quottas de CO2 mondiaux (qui n’est pas le 1° gaz à effet de serre comme la vapeur d’eau et qui ne départage pas les polluants par dangerosité comme le fuel des navires 100X+ dégeux) et la mascarade de cacher les optimums climatiques de tout les +-1000 ans ne sont que des prétextes au statut quo.

      En bref, la lutte pour la démocratie et l’indépendance est, comme par hasard, parasitée par des organisations mondialistes (avec des bonnes intentions comme d’hab) en pleine crise.

      http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8eef93ce-181c-11df-8d33-be76184ebd58|0

      A la fin, page 3, se dévoile la question centrale sur le climat de manière non partisane (ça change)


    • rastapopulo rastapopulo 19 février 2010 15:04

      Si comme Naif, vous douter des principes de Roosevelt, un plongeon dans l’histoire de l’économie est nécessaire pour comprendre en quoi la vision actuelle est de type impériale avec de-ci de-là des brides de sens.

      Rien de bien solide face une critique historique du système anglo-saxon.  

      http://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Charles_Carey


    • olivier cabanel olivier cabanel 19 février 2010 17:06

      bonjour et merci de ce lien supplémentaire qui enrichit le débat,
      cordialement,


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2010 10:03

      à l’auteur

      "Et si la crise ne faisait que commencer ?
      C’est Joseph Stiglitz qui le craint car pour lui, le pire est à peut-être à venir.

      Il affirme que nous n’avons rien appris des crises précédentes« .


       »Il vient de publier un nouveau livre « le triomphe de la cupidité  »
      Au sujet de la crise, il déclare : « nous avons connu une chute libre, mais celle-ci est terminée. Nous avons touché le fond, mais la reprise n’est pas robuste"

      N’est-ce pas contradictoire ?

      Par ailleurs, j’ai quelque idée du diagnostic de Stiglitz en matière économique et financière mais je ne connais absolument pas les solutions qu’il préconise pour remédier aux maux qu’il constate.

      Pouvez-vous nous éclairer ?



      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 10:12

        jean Pierre Llabres,
        vous avez dit contradictoire ?
        je ne le crois pas, car si vous lisez la suite de sa phrase, il dit que si nous nous en sortons, ce sera une question de chance.
        d’où les doutes qu’il exprime.
        il montre du doigt le fait que les paradis fiscaux perdurent, même si on a voulu nous faire avaler la fable des paradis noir, qui deviennent gris, et enfin blanc.
        rien n’a changé dans la réalité.
        ni la politique des banques, ni les agissements des traders,
        vous voyez bien que les entreprises engrangent des bénéfices honorables, et licencient en même temps.
        il dit bien que « nous n’avons tiré les leçons de la crise »
        vous voyez bien l’importance du gaspillage d’état,
        et je crois que pour Stiglitz ce n’est pas bon signe.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2010 10:17

        olivier cabanel (xxx.xxx.xxx.42) 17 février 10:12 

        « il dit que si nous nous en sortons, ce sera une question de chance ».

        Dont acte.

        Donc, si nous nous en sortons, ce ne sera pas grâce aux solutions préconisées par Stiglitz...


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 10:48

        Jean Pierre Llabres,
        la question est :
        « est-ce que les gouvernements écoutent Stiglitz ? »
        je ne le crois pas, puisqu’il se plaint que ceux ci n’aient pas tirés des leçons de la crise,
        quant au rapport remis a sarkozy, c’est un peu frais pour juger si on va en tenir compte en haut lieu, ou si c’est uniquement pour faire croire que l’on veut agir ?


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2010 10:56

        olivier cabanel (xxx.xxx.xxx.42) 17 février 10:48

        Il faudrait savoir : ou c’est une question de chance, ou c’est grâce à Stiglitz...


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2010 10:59

        Et si les gouvernements n’écoutent pas Stiglitz, quelles sont les solutions qu’il préconise ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:02

        Jean Pierre Llabrés,

        résumons, les états ne tenant pas compte des avis de Stiglitz, ou en tout cas ne les appliquent pas, Stiglitz dit « ils n’ont pas tirés les leçons de la crise » et il ajoute « si nous nous en sortons, ce sera une question de chance.

        çà me semble clair ? pas vous ?
        si les états appliquent ce que préconise Stiglitz, il s’en sortirons (d’après lui)
        sinon, ce sera une »question de chance",

        c’est en tout cas comme cela que j’ai compris le message de Stiglitz.


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:06

        Jean Pierre Llabrés,
        il est difficile de résumer un livre en quelques lignes, mais je vous propose ce lien ou l’on comprend mieux le projet de Stiglitz pour sortir de la crise.
        http://www.cdurable.info/Le-triomphe-de-la-cupidite-Joseph-Stiglitz-Crise-Economie,2351.html
        l’idéal étant surement d’acheter le livre !
         smiley


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2010 11:35

        olivier cabanel (xxx.xxx.xxx.42) 17 février 11:06

        J’ai lu le texte de David Naulin que vous m’avez conseillé.

        Naulin est supposé avoir lu le livre de Stiglitz et il termine ainsi son article :
        « Ce livre résonne comme un appel, il nous invite, si nous voulons nous garder de terribles déconvenues, à remettre à plat les fondements mêmes de l’économie mondiale ».

        Cela est bien vague... Dans son article, Naulin ne présente pas une seule fois un exemple d’idée réformatrice ou novatrice de Stiglitz. Décevant...

        Comme vous le dites, il faut sans doute lire soi-même ledit livre. Ou attendre qu’un exégète averti de Stiglitz en fasse une présentation intéressante, attractive.


      • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2010 08:08

        Jean Pierre Llabres
        évidemment, si les états continuent à ne pas suivre les conseils de Stiglitz, je ne vois pas trop ce qu’il peut faire d’autre...a part produire de nouveaux rapports, ou écrire de nouveaux livres ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 10:52

        Chantecler,
        je n’ai pas vu, hélas, ces reportages, étant pris par une réunion.
        mais du coup, je vais tenter de les retrouver sur le net (si vous avez des liens ? je prends)

        si j’en crois les informations que vous y avez glané, et considérant que l’Allemagne s’en tire mieux que la plupart des autres pays européens, en tout cas mieux que la France, cela signifie que pour la France la crise va être encore plus longue.

        j’aime bien votre idée pour jauger l’état de la crise en observant le nombre de bouteilles de champagne, à moins qu’il y en ait qui boivent pour oublier ?!
        et merci de votre commentaire.


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:10

        Chantecler,
        merci beaucoup,
        c’est sympa.


      • Ensor 17 février 2010 22:04

        chantecler

        D’accord avec vous. Pour le Champagne j’ignorais, mais pour l’activité du transport maritime de marchandises, j’ai lu un article à ce sujet (Paul Jorion ?), qui expliquait que c’est un excellent indicateur de l’état de l’économie mondiale. En revanche, je ne comprends pas pourquoi les bourses continuent à grimper (+1,53 % pour le CAC, ce jour) !

        Je soupçonne une manip...


      • Fergus Fergus 17 février 2010 11:03

        Bonjour, Olivier.

        Je crains, hélas, comme Stiglitz, vous-même et beaucoup d’autres que la crise ne soit pas terminée, bien au contraire parce que les fondamentaux de la spéculation n’ont pas été remise en cause, si ce n’est de manière marginale et inopérante. A l’évidence de nouveaux soubresauts sont à venir et ils pourraient se révéler très douloureux, y compris pour nous, Français, qui avons donné le pouvoir à un homme qui, comme ministre du Budget, comme ministre des Finances ou comme Président de la République, a toujours été le champion toutes catégories de la fuite en avant et de l’endettement du pays au profit d’une minorité d’individus.

        Merci d’autre part de ce rappel de quelques dérives emblématiques du mépris de Sarkozy pour l’équité et de son goût pour le faste. A cet égard, le blanc-seing donné à Pierre Charon pour relancer dans le domaine de Chambord les chasses à courre à grand renfort de gardes républicains et de traiteurs coûteux est emblématique lui aussi d’une dérive monarchique fastueuse injurieuse pour les classes populaires et les Français en grande détresse sociale !!!

         


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:09

          Bonjour Fergus,
          merci de votre commentaire que je ne peux qu’approuver bien sur,
          le laxisme financier dont sarkozy est responsable est un scandale énorme.
          il faudrait que tous les Français le réalisent.
          mais si j’en crois un dernier sondage, le prez a encore chuté de 4 points...
          je crois qu’il connait l’état de la détresse sociale de notre pays mais qu’il en a pas grand chose à faire...
           smiley


        • sheeldon 17 février 2010 14:23

          bonjour

          le laxisme financier de sarkozy ?

          il donne a ses amis et ses financiers et fera payer le tout par le peuple , je le trouve très bon !

          ces gens se gavent et on me parle de bienfait pour la population , mdr , ils s’en cognent de votre bien être tant que la tune coule a flot .

          il n’y a qu’a voir la grèce , l’islande ou même les usa , les banquiers ne sont pas des boyscouts se sont des requins affamés de fric !

          pour eux sarko travaille très bien .

          quand quelqu’un fait passé autant de lois qui vont dans le même sens ce n’est pas un hasard , et je ne le prend pas pour un imbécile il sait exactement ce qu’il fait et sera récompensé comme blair ou schroder a la fin de son mandat .

          cordialement


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 18:43

          sheeldon,
          il y a dans le comportement de sarko vis a vis des français une forme d’hypnotisme,
          il en a fasciné beaucoup comme le serpent dans le livre de la jungle,
          mais il y a toujours un moment ou le masque tombe, et les gens se réveillent,
          ils n’ont plus de boulot, plus de sous, plus de rêves, et il arrive que la colère prenne le dessus,
          comme disait un ex-ministre (léotard, je crois), tout çà va mal finir.


        • sheeldon 18 février 2010 00:29

          sarko a mentit pour se faire élire ?

          vous croyez quoi qu’il allait arrivé en disant braves gens vous allez travailler comme des esclaves avec des salaires de bulgares , ( je n’ai rien contre les bulgares ;o) ) pendant que je donnerais pleins de sous a mes amis ?

          non il a mentit pour se faire élire , si les gens votent pour le frère d’un ancien numéro deux du médef c’est qu’ils sont trop cons et basta !


        • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2010 07:55

          Sheeldon,
          vu comme çà, c’est peut être un peu excessif, mais ce n’est pas si faux,
          que les français se soient laissé duper par des promesses, ce n’est pas la première fois, et surement pas la dernière,
          par contre, le fait de s’être fait promenés ne plait pas trop aux français,
          et ils pourraient un jour aller plus loin que de descendre seulement dans la rue, comme ils l’ont fait par le passé.
          certains s’en sont trouvés raccourcis d’une tête,
          je pensais : raccourcir quelqu’un qui n’est déjà pas très grand, ç’est une punition terrible.


        • LE CHAT LE CHAT 17 février 2010 11:10

          Pour juger de la situation des porte monnaie , J’ai été hier soir faire quelques achats à Auchan , et parking à moitié vide ,alors que d’habitude c’est galère !

          comme disait le grand Coluche , les fins de mois sont difficiles , surtout les 30 derniers jours !


          • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 11:15

            Au Chat,
            pareil pour moi, je rentre de courses,
            et « pas un chat » dans les magasins. smiley
            au moins, on attend pas aux caisses, mais c’est pas encourageant.


          • John Lloyds John Lloyds 17 février 2010 11:30

            Bon article, merci. Tous ces prix Nobel ne valent que par les portes ouvertes qu’ils enfoncent, il est tellement évident maintenant qu’on se dirige vers un crash que même ces emminences s’y mettent.

            Ceci étant, on ne les avait pas beaucoup entendus, à l’époque où les Roubini, Larouche, Jorion, prophétisaient, souvent dans l’hilarité et le mépris des « experts », le temps où l’edifice dans son entier allait sombrer.

            Ben oui, ça se casse la gueule, c’est à peu près indiscutable, il est grand temps que les prix Nobel s’y mettent, et ça ne grandit en rien leur image.


            • le naif le naif 17 février 2010 12:02

              Absolument, Stiglitz , Attali même combat, toujours du coté du manche ( à bien des égards leurs carrières respectives offrent de nombreuses similitudes) En France si on se casse la gueule, c’est parce qu’on aura pas appliqué l’intégralité des mesures préconisées par notre Nostradamus de pacotille dans son superbe rapport remis à Sarkozy.....

              Je me souviens d’un livre : « L’horreur économique » de Vivianne Forrester datant de 1994 qui dénonçait déjà très bien les mécanismes en œuvre, sans parler du Monde Diplomatique, d’Attac ou d’Emmanuel Todd qui parlait lui du déclin des USA, lorsque tout le monde considérait comme acquis qu’ils seraient la seule superpuissance du XXI ième siècle.....

              Dénoncer les agissement de la Banque Mondiale et du FMI en 2002, n’est pas une preuve de perspicacité, n’importe quel paysans passé sous les fourches caudines de ces plans iniques les avaient dénoncés depuis longtemps...

              Ce n’est pas tant de constats sur la situation actuelle que nous avons besoin, que de solutions pour l’avenir et là Stiglitz et les autres ne font guère preuve d’originalité....


            • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 17:53

              Lloyds,
              évidemment, sa réaction semble bien tardive,
              pourtant dans son précédent livre, il avait dénoncé clairement les errements de la finance,
              c’était quand même en 2002.
              le livre s’appelait « la grande désillusion » et j’évoque dans mon article le fait qu’il dénonçait les carences de réflexion du FMI.
              alors çà me gène qu’on puisse lui lancer la pierre.
              d’autres la mérite, bien avant lui.


            • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2010 18:46

              le naif,
              vous n’êtes pas tendre avec Stiglitz,
              non pas que j’ai envie de le défendre, mais lui faire porter le chapeau de l’opportunisme n’est pas très juste,
              après tout, il y a près de dix ans qu’il avait alerté les uns et les autres, même s’il n’a pas été le seul à le faire, il ne faut pas lui enlever ce mérite.
              il a le seul défaut, comme les autres, de n’avoir pas été écouté.


            • le naif le naif 18 février 2010 09:03

              @ l’auteur

              le naif,
              vous n’êtes pas tendre avec Stiglitz,
              non pas que j’ai envie de le défendre, mais lui faire porter le chapeau de l’opportunisme n’est pas très juste,
              après tout, il y a près de dix ans qu’il avait alerté les uns et les autres, même s’il n’a pas été le seul à le faire, il ne faut pas lui enlever ce mérite.
              il a le seul défaut, comme les autres, de n’avoir pas été écouté.

              C’est vrai, je ne suis pas tendre avec Stiglitz et tout les donneurs de leçons qui viennent nous expliquer ce qu’il faudrait faire aujourd’hui alors qu’à la base, c’est l’idéologie Reaganienne relayée par Tatcher et à laquelle ils se sont tous rallié sans moufter qui nous a amené où nous en sommes.
              Souvenez vous TINA (There Is No Alternative)....
              Ils étaient où les Stiglitz, Krugman et autres économistes iconoclastes à l’époque ??? Ensuite lorsque les choses se sont accélérées après la chute du mur et l’écroulement de l’URSS, ils disaient quoi ???

              Aujourd’hui Stiglitz ne cherche pas à changer un système profondément défaillant, mais à le sauver en appliquant des cautères, la belle affaire !!! Moi je pense qu’il faut que ce système aille au bout de sa logique et connaisse le même sort que le communisme afin de pouvoir enfin en imaginer un autre. Sortir enfin du TINA, car il ne s’agit plus de faire du rafistolage, mais de repenser non seulement l’économie, mais aussi la démocratie et les relations internationales et cela ne se fera pas avec des recettes éculées. J’attends des économistes capable de nous apporter des solutions concrètes pour sortir de l’ornière dans laquelle nous sommes et apte à envisager l’avenir, en clair des visionnaires.

              "Après tout, il y a près de dix ans qu’il avait alerté les uns et les autres, même s’il n’a pas été le seul à le faire, il ne faut pas lui enlever ce mérite.
              il a le seul défaut, comme les autres, de n’avoir pas été écouté."

              Comme je l’ai déjà dit dans mon message précédent, il était où Stiglitz lors des discussions de l’OMC, du GATT, de L’Uruguay Round qui annonçaient les catastrophes à venir ??? Soutenait-il à l’époque ceux qui dénonçaient déjà le système ??? Ce qui est marrant, c’est que les ultra libéraux ont su créer l’école de Chicago pour imposer leurs idées, dans le même temps y a t-il eu des théories économiques alternatives..... NON !!!

              Pourquoi aller chercher la bonne parole auprès de Stiglitz, alors que nous avons en France des économistes de haut niveau, Maurice Allais ( prix Nobel également), Frédéric Lordon, Jacques Sapir le Leap 2020 etc..... dont les pensées économiques sont autrement plus iconoclastes. Stiglitz surfe sur la vague, dit ce que les gens veulent entendre et surtout n’est pas bien dangereux pour le système, car il ne remet pas en cause les dogmes du capitalisme, Roubini est autrement plus critique, mais lui on ne lui tend pas le crachoir....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès