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Et si les marchés ne croyaient pas à leur propre propagande fin-du-mondiste ?

La crise en Europe donne parfois l'impression d'être artificielle et de donner aux "marchés financiers" (c'est à dire à la poignée de banquiers qui nous gouvernent de façon occulte) l'occasion de faire avancer leurs plans sur certains points : mise en place de plans de rigueur partout en Europe, renflouement des banques par le contribuable, dépossession des peuples européens de leur souveraineté, chute des bourses européennes qui devrait leur permettre à terme des rachats à bon compte d'entreprises.

De nombreux indices donnent l'impression que "les marchés" ne croient pas à leur propre propagande findumondiste. On peut en juger ainsi d'après le décalage entre le discours et les actes. Les marchés prédisent le pire pour l'Europe, mais ils s'arrachent l'euro et s'arrachent aussi les obligations des Etats européens (sauf périphérie), y compris la france, si décriée dans leurs discours.

En principe, ce sont les obligations qui devraient souffrir d'une crise des dettes souveraines, mais ce sont les actions qui chutent, et d'ailleurs seulement en Europe.

Je ne suis pas en train de dire que tout va bien. Je veux surtout dire qu'il est urgent que les peuples européens retrouvent leur souveraineté.

Quelques exemples de décalage :

1 Différentiel entre l'évolution des indices boursiers européens et américains :

Le 13 septembre, après une journée noire en Europe (CAC 40 : moins 4,03 %), Wall Stree finit nettement dans le vert (Dow Jones : + 0,63 % ; Nasdaq : + 1,10 %) ; d'une façon générale, l'évolution sur un an des indices boursiers américains est positive (voir ce graphique Boursorama pour le Dow Jones) ; le site Cercle Finances écrit :

"C'est à croire que le CAC40 (-4%) et le Nasdaq (+1,1% à quelques heures d'intervalle) ont évolué ce lundi dans des univers parallèles.

Car il serait vain de chercher ce soir 'la grande annonce' qui a fait repasser les investisseurs US du désespoir le plus profond à un regain de confiance qui fait plaisir à voir (comme si aucune ombre sérieuse n'obscurscissait l'horizon).

Wall Street a littéralement occulté le vent de panique qui a provoqué l'effondrement de 10% des valeurs financières à Paris.

Une débâcle justifiée par un risque systémique : la faillite -potentiellement contagieuse- de la Grèce, assimilée à un 'Lehman européen'.
Dans le plus noir des scénarios -le seul qu'ont retenu les opérateurs européens- l'Espagne et l'Italie seraient rapidement incapables de refinancer leur dette, les banques créancières de ces pays tombant à leur tour comme des dominos avant d'être nationalisées pour une bouchée de pain.

Dans un tel cas de figure, leurs contreparties américaines pourraient craindre le pire car la finance mondiale est tout aussi étroitement interconnectée qu'elle l'était à l'automne 2008, on connait la suite.

Wall Street a t'il pris ce risque très au sérieux ? Il semblerait que non !"

2 Persistance de la surévaluation de l'euro :

Il reste autour de 1,35 dollars .

Si seulement les rumeurs de fin du monde en Europe pouvaient le faire baisser ! Ce serait bon pour notre commerce extérieur.

3 Lagarde lance un chiffre alarmiste et faux sur les besoins de recapitalisation des banques françaises

Elle reconnait elle-même que "Le chiffre de 200 milliards d'euros a été rapporté de façon incorrecte"  ; rapporté par elle, précisons le ; et à plusieurs reprises. Et rappelons aussi qu'elle en profitait pour demander une recapitalisation des banques par le contribuable.

Et ce n'est qu'une rumeur parmi d'autres, toutes lancées par des Anglo-Saxons. En particulier, le Daily Mail a reconnu avoir lancé une rumeur inexacte sur la Société Générale. A ce propos, la SocGen demande un millions de livres de dommages et intérêts au tabloïd, mais elle lui demande de les verser à l'organisme de charité de son choix au lieu de les demander pour elle-même. Décidément, les banques sont généreuses ! Mais, quand il s'agit de demander de l'argent au contribuable, on nous dit qu'elles sont pauvres.

4 Le rendement des obligations françaises est au plus bas historique

Boursier.com écrit :

"En conséquence, les taux des obligations françaises se détendent encore avec un nouveau plus bas historique pour les OAT à 10 ans qui n'offrent plus que 2,45% de rendement après 2,53% vendredi.

Les précédents niveaux planchers des taux à 10 ans à moins de 2,5% remontaient la fin août 2010. Avant le début du décrochage des bourses mondiales fin juillet, lié à la crise des dettes souveraines, les taux français à 10 ans étaient encore à 3,38%, ce qui fait désormais ressortir une baisse de près de 1% en deux mois et demi.

Même situation sur les OAT 15 ans dont le rendement est tombé sous les 3% ce lundi alors que les taux à 5 ans se réduisent à 1,58%."


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3 réactions à cet article    


  • chapoutier 14 septembre 2011 10:05

    vous croyez ce que vous écrivez ?


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 14 septembre 2011 10:50

      A l’instant, l’euro/dollar est à 1,36 et quelques, contre 1,35 environ quand j’avais écrit l’article.

      L’euro a donc encore monté.

      Drôle de crise ...

      Cela dit, je précise que je ne pense pas que l’euro survivra mais, pour moi, ce n’est pas un problème, c’est plutôt une solution.

      Le problème tient plutôt à la façon dont les politiques tentent de le faire survivre à tout prix.

      Le problème est aussi dans la façon dont différentes forces instrumentalisent la situation pour faire avancer leurs revendications sur le dos des peuples européens.


      • sparte sparte 14 septembre 2011 14:36

        Ce ne sont pas les « marchés » qui manipulent ; ce sont les opérateurs qui vont « aux marchés ( financiers ) » qui sont manipulés par la désinformation ... lorsqu’il y a désinformation.

        Par exemple un retraité, un gestionnaire de fortune, un fonds financier, un fonds de retraite vendent leurs actions de la Société Générale parce qu’ils ont été manipulés par les informations de S&P et de Lagarde ... mais ils le font aussi parce que cette banque a fait des erreurs en achetant trop de dettes publiques : beaucoup d’investisseurs ont cru avoir été trompés ... ce qui est une part de la vérité. Car la manipulation n’est possible que si on prête le flan à la critique et si on ne se défend pas.

        Ce qui s’est déroulé cet été fut en effet, pour une grande partie, de la désinformation pour faire tomber l’Europe ( à mon avis ) . Une désinformation dont sont victimes les marchés en tout cas.

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