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Accueil du site > Actualités > Economie > Etats-Unis et libéralisme économique : la fin de l’Histoire (...)

Etats-Unis et libéralisme économique : la fin de l’Histoire ?

Etrange spectacle que celui d’épargnants faisant la queue sur les trottoirs il y a quelques jours afin de retirer leurs avoirs déposés dans une banque californienne, IndyMac, basée à Pasadena ! Etrange année qui vient de s’écouler aux Etats-Unis, depuis l’éclatement il y a tout juste une année de la fameuse crise des subprimes ayant provoqué le cataclysme immobilier que l’on sait à la crise financière du fait de la raréfaction du crédit. Les autorités fédérales américaines, on l’a constaté au fil des mois, ont tout essayé. Elles avaient également établi - en toute confidentialité - une liste des établissements bancaires les plus fragiles et en danger de banqueroute. Pourtant, - et comment ne pas en être troublé ou effrayé ? - IndyMac n’était même pas sur cette liste... Indy Mac n’est pas seulement le pendant américain de Northern Rock : les déboires de cette petite banque californienne sont en quelque sorte le "kiss of death", baiser de la mort, authentique chronique d’une mort que l’on annonce depuis des mois de la stabilité du système financier américain.

Fannie Mae et Freddie Mac : Derrière ces noms qui inspirent confiance et aux intonations presque romantiques se cachent deux des plus importantes institutions financières d’outre Atlantique et, devrait-on dire aujourd’hui...d’outre tombe ! Véritable système sanguin du marché immobilier américain, ces établissements n’ont été sauvés que par la grâce du gouvernement de leur pays alors que des rumeurs faisaient état de faillites de banques de taille moyenne et pendant qu’une des banques US les plus importantes, Lehman Brothers, semblait en danger imminent de ne plus honorer ses dettes. Plus grosse chute boursière en une journée des valeurs bancaires, plus haut historique de l’Euro remontant brièvement au-dessus du niveau fondamentalement psychologique des 1.60 contre dollar, après une succession de mesures sans précédent prises par les autorités américaines visant à stabiliser et à renflouer leur architecture financière, la sérénité tant attendue et espérée n’est - de loin - pas au rendez-vous. De fait, c’est la consternation : les interventions verbales de Bernanke, Président de la Réserve Fédérale, de Paulson, Secrétaire au Trésor, et même du Président Bush ayant pour objectif de rassurer les marchés laissent craindre le pire...ou que le pire est encore à venir. La locomotive sophistiquée semble lancée à toute allure et rien ne semble pouvoir arrêter sa course folle. Quelqu’un est-il encore aux commandes ?

Que la vie était belle pourtant en ce début d’été 2007, avant que le terme barbare de "subprimes" n’envahisse nos conversations et nos articles ! Avant que les banques, lourdement investies dans le parfois incertain et toujours spéculatif marché hypothécaire américain, n’en soient réduites à compter leurs pertes par milliards du fait de la hausse des taux d’intérêts et de la chute du marché immobilier. Une année plus tard, rendons néanmoins hommage aux patrons respectifs de la banque centrale et de la trésorerie américaines pour leurs actions rapides et créatives : lignes de crédit spéciales accordées aux banques en situation délicate, augmentation substantielle du nombre des établissements financiers autorisés à pomper sur les fonds de la banque centrale, réduction d’un total de 3.25 points et en sept fois des taux d’intérêts qui se maintiennent désormais bien en-dessous du niveau de l’inflation, sauvetage in extremis de Bear Stearns, une des plus importantes banques d’investissement du pays et, dernière mesure en date, placement sous perfusion des deux plus importants établissements hypothécaires américains...Et pourtant, l’hémorragie continue !

En attendant que les laborantins - ou secouristes - que sont devenus les responsables financiers US découvrent la mixture appropriée, le diagnostic est cependant facile. La richesse des ménages ayant été réduite de quelques 25% du fait de la baisse combinée des marchés immobiliers et boursiers, il n’est pas étonnant que le crédit, sur lequel reposait la quasi totalité de la prospérité d’antan, se soit considérablement raréfié. De plus, et au fur et à mesure de la chute des bourses, les institutions financières pourvoyeuses de crédit étant dans l’impossibilité de chiffrer de manière précise leurs pertes à venir, elles referment en conséquence l’une après l’autre les vannes du crédit...Dans un tel contexte, le réflexe pavlovien du banquier central consiste à assouplir la politique monétaire afin de juguler la crise du crédit mais c’est compter sans un facteur qui vient boulverser la donne, l’accélération de l’inflation à des niveaux plus vus depuis vingt ans ! La flambée des prix pétroliers et alimentaires qui réduisent substantiellement le pouvoir d’achat limite néanmoins - et de manière considérable - la marge de manoeuvre des banquiers centraux dont la hantise serait de plonger les économies dans une spirale inflationniste en cas de réductions inappropriées des taux d’intérêts...Qui a parlé de choix cornélien ?

La résolution de ces équations ardues est à placer dans le contexte de la mondialisation, autrefois source de richesses, aujourd’hui accusée de tous les maux...En effet, la conjoncture des années 90 et du début des années 2’000 où régnaient crédit facile et inflation basse était exactement l’inverse de celle d’aujourd’hui. A mesure que la Chine et les autres pays émergents bénéficiaient d’une croissance rapide grâce à leurs exportations à destination des pays dits développés, leurs profits étaient réinvestis aux Etats-Unis et en Europe, contribuant au passage à mettre sous pression les taux d’intérêts. L’afflux de main d’oeuvre bon marché et de marchandises à bas prix contribuaient également à faire baisser l’inflation. Les établissements financiers durent se mettre en quête de rentabilités afin de satisfaire une clientèle frustrée par des taux bas et se mirent à investir leurs océans de liquidités dans des projets aussi divers allant des chantiers pharaoniques aux crédits subprimes ! Cependant, ce cercle vertueux se transforma en cercle vicieux dès lors que ces investissements devenaient de plus en plus risqués et que des pays comme la Chine et l’Inde, profitant de leur prospérité nouvelle, faisaient exploser la consommation de matières premières, de produits alimentaires et de pétrole. Dès lors que la croissance américaine -invraisemblablement élevée - commençait à décélérer, le dollar perdit du terrain, contribuant au passage à une flambée généralisée des prix car un dollar faible exerce une pression ascendante sur les prix à l’importation... C.Q.F.D.

Ayant abordé le siècle avec l’illusion selon laquelle une économie basée sur les services et les nouvelles technologies leur offrirait la prospérité tout en favorisant l’essor des pays en voie de développement grâce à la mondialisation, les citoyens américains connaissent un réveil brutal en constatant une croissance sans précédent en vigueur dans ces même pays pendant que leur économie ralentit, voire se contracte. On leur avait vanté les charmes des technologies de l’information et des services, c’est pourtant les booms pétrolier et des matières premières qui surviennent ! Contrairement aux illusions en vigueur durant les années 90 où tout américain était convaincu de pouvoir gagner 15% par an indéfiniment, ils constatent avec amertume qu’un dollar placé sur les bourses à l’orée du siècle n’aurait toujours rien produit aujourd’hui...

La menace immédiate est la décomposition du système financier et il est quasiment certain que le gouvernement des Etats-Unis utilisera encore des centaines de milliards de dollars provenant des deniers publics afin d’éviter une telle descente aux enfers. De fait, les queues aux guichets d’IndyMac n’étaient pas nécessaires car le gouvernement US garantit tous les dépôts jusqu’à 100’000 dollars mais force est de constater que les finances publiques américaines seront très durement affectées par de telles opérations de renflouement qui exerceront à terme de nouvelles pressions à la baisse sur le billet vert. Il est pourtant indéniable, - et tous les intervenants, depuis les responsables politiques aux analystes financiers sont d’accord sur ce point - que l’on s’achemine vers plus d’interventionnisme du gouvernement américain dans l’économie de son pays. Les Etats-Unis, ces chantres du libéralisme économique, le citoyen américain, ce farouche partisan de la dérégulation et du marché-Roi seraient-ils à la croisée des chemins ?

Effectivement, confrontés à la crise immobilière, aux tourmentes des marchés financiers, à la flambée des prix du pétrole, à une accélération du chômage et à une épargne anémique, les autorités politiques et monétaires US semblent de plus en plus remettre en question la théorie du "laissez-faire" ayant prévalu depuis la fin des années 70 et semblent douter que des marchés absolument libres de toute contrainte puissent mener la société vers plus de stabilité, d’efficience et de justice...Lorsque Washington doit secourir deux géants du marché hypothécaire national comme Fannie Mae et Freddie Mac qui représentent à eux deux près de 8 trillions de dollars, soit la moitié du volume des hypothèques du pays, quand la Fed saisit IndyMac, une banque locale aux 32 milliards de dollars d’encours hypothécaires dans ce qui restera dans les mémoires comme la seconde faillite bancaire de l’histoire des Etats-Unis, le point de non retour est atteint et la démonstration est faite que les marchés financiers peuvent parfois se transformer en ogres.

Cette crise est radicalement différente des précédentes tourmentes financières. L’administration Bush qui s’était naguère targuée de résorber la crise de la sécurité sociale en investissant une partie de l’épargne retraite en bourse exhorte maintenant à l’intensification de la réglementation des marchés financiers. Signe révélateur : Une fois l’effet initial de panique passé, les marchés se sont stabilisés, persuadés de l’action salvatrice du gouvernement sur deux entreprises pourtant en mains privées, Fannie Mae et Freddie Mac...

Mettant directement en cause une spéculation sur les prix de l’énergie dont les profits sont inversement proportionnels aux intérêts des consommateurs, le Congrès US a déjà fait passer une série de mesures visant à limiter cette spéculation, à taxer plus lourdement les profits des compagnies pétrolières tout en introduisant des lois visant à encadrer le marché immobilier. En effet, la forte progression de ce marché et sa chute spectaculaire depuis 2007 sont en grande partie imputable à un manque de régulation, particulièrement pour les prêts dits à risques. Alors que les spéculateurs sont tenus en grande partie pour responsables de la flambée des prix du pétrole, c’est les banques avides de bénéfices, les prêteurs-prédateurs et les agences de notation qui sont pointés du doigt dans la déconfiture immobilière. Les dirigeants américains, poussés par leurs citoyens, ne veulent certes pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais entendent désormais corriger les excès dus aux marchés.


Epargnants faisant la queue sur les trottoirs il y a quelques jours afin de retirer leurs avoirs déposés à IndyMac



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93 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 22 juillet 2008 10:13

    Merci pour cet article qui est riche d’information mais dont la vision me semble un peu trop gris

    Les prix de matières premières et du pétrole après les JO va baisser car les journalistes du Monde entier vont découvrir la réalité chinoise qui n’a rien à voir avec la prétendue d’un pays en plein "boom"

    Ce pays est avant tout un pays de paysan et ici et là existe bien des régions composées de millions de chinois mais dont le travail n’a rien à voir avec la créativité mais tout simplement d’etre sous-traitant de produits occidentaux existant depuis des lustres.

    Pas de création,pas de développement technologiques RIEN,juste un pays de sous-traitant pas cher !

    A l’image de la bulle internet ,certains journalistes en faisant leur travail démontreront que l’argumentation qui "justifier" la spéculation développée par des "cabinets spécialisées" étaient fausses et n’avaient d’autres but que d’accroitre la spéculation sur les prix des matières premières

    Une fois encore,c’est le même processus que la bulle internet

    Ensuite ,les prix des matères premières vont baisser fortement sur plusieurs mois permettant aux pays développés de retrouver des marges importantes pour relancer la consommation interne de leur économie

    Je reste tres optimiste pour l’Europe et même pour les USA,car une monnaie aussi basse permet à des européens d’acheter aux USA et de dépenser aux USA


    • ASINUS 22 juillet 2008 10:40

      bonjour lerma, j aimerais partager votre optimisme je ne sais quel etage de la societé vous permet
      un horizon aussi radieux , vous excuserez ma trivialité ici en bas " j entend dans la ZUS ou je vis et travaille"
      nous sommes dans la merde , les salaires stagne les prix grimpent l accés a la santé a l education a la securité s éloigne et on nous explique tous les matins qu en bossant plus ça ira mieux demain heu
      demain je serais mort ou a la rue vu qu ici les boites fermes j en ai une devant chez moi les gus avaient fais une croix sur les 35h en 2006 comme gage d effort ben l usine emigre en roumanie cet été , bref que du bonheur !!! je sais si j etais un peu volontaire j aurais pu a 22 ans percevoirs des indemnités de conseiller general et epouser une heritiere a quoi ça tien le bonheur pas vrai ??

      heu au fait prevoyer des murs assez haut quand dans ma ZUS ils vont se reveiller vous verrez des
      " fauves" debouler !!!


    • ASINUS 22 juillet 2008 16:02

      bonjour pretresse


      mais encore ?


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 22 juillet 2008 16:10

      T’inquiètes pas, Prêtresse fait dans le minimalisme.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 22 juillet 2008 16:17

      Il serait temps d’arrêter de parler de libéralisme. Cette pseudo-doctrine recouvre une attitude assez désastreuse : la "liberté" de se remplir les poches sans vergogne, en payant le moins de taxes ou cotisations possible, en entraînant éventuellement à la faillite qui croit aux boniments, puis quand ça merde, d’appeler (toujours "librement", évidemment) la collectivité pour éponger les pertes. Il y aura toujours des crétins (ou des sicaires rétribués pour leur appui), pour faire gober ça aux électeurs. Laisons tomber ce terme "libéralisme" et substituons-lui un terme plus adéquant : vampirisme, escroquerie, loi du plus fort, loi du plus menteur, ou pourquoi pas : loi de la jungle.

      Ça va mal finir.


    • Spookimouk 22 juillet 2008 17:06

      Une fois n’est pas coutume je trouve que Lerma ne dit pas que des bêtises sur ce coup là.

      Le prix du pétrole grimpe depuis des mois, poussé par deux raisons :

      - Demande en hausse / Production stagnante (peak oil proche ou déja passé)

      - Spéculation (effet de bulle).

      Une fois la bulle éclatée, comme ca arrive à chaque fois, les prix s’écroulent. Certes, il restera cher (le baril à 40$ faut pas rêver c’est fini), mais ne sera plus poussé que par le différentiel demande/production. Bref, ca devrait baisser un grand coup puis reprendre une montée naturelle sous l’effet du peak oil.

      Concernant la crise, les banques centrales font ce qu’elles font à chaque crise, elles injectent des liquidités. Le soucis est que les investisseurs, au lieu de se servir de ces fonds pour rembourser leurs dettes, les investissent sur d’autres valeurs pour faire du fric et créent ainsi une nouvelle bulle, ce qui génère une nouvelle crise etc...

      Bref système financier mal foutu. Je vous recommande cet article interressant du Temps Suisse :

      http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=236292



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 juillet 2008 00:43

      @ vilain petit canard.   On arrive seulement à la fin tout a fait prévisible d"un cycle. Conséquence perverse de l’industrialisation.. et de l’abondance qu’on a créée.  Si vous voules tout le roman feuilleton...


      Pierre JC Allard


    • Onegus onegus 23 juillet 2008 01:21

       Système financier mondial  : La rupture à cause de l’impossible mise sous tutelle de Washington

      Selon le LEAP/E2020, la crise systémique est là.

      Extrait de l’alerte de juin :

       

      C’est en effet au cours du semestre à venir que toutes les composantes de la crise (financière, monétaire, économique, stratégique, sociale, politique...) vont converger avec un maximum d’intensité [1]. Sans pour autant revenir en détail sur les différentes séquences déjà anticipées dans les précédents numéros du GEAB, nos chercheurs ont choisi de présenter les évolutions des différentes grandes régions de la planète pour les six mois à venir  ; et, pour ce faire, de développer huit phénomènes majeurs qui vont marquer les six mois à venir de manière décisive et orienter durablement les année 2009 et 2010, à savoir  :

      1. Le Dollar en perdition (1 Euro = 1,75 USD fin 2008)  : Une peur panique de l’effondrement de la devise et de l’économie US ronge la psyché collective américaine

      2. Système financier mondial  : La rupture à cause de l’impossible mise sous tutelle de Washington

      3. Septembre 2008  : Confirmation du processus d’effondrement de l’économie réelle US

      4. Union européenne  : La périphérie sombre dans la récession alors que le noyau de la zone Euro ne fait que ralentir

      5. Asie  : Le double «  coup de bambou  » inflation/effondrement des exports

      6. Amérique latine  : Des difficultés en hausse mais une croissance maintenue pour une grande partie de la région, avec le Mexique et l’Argentine en crise

      7. Monde arabe  : Les régimes pro-occidentaux à la dérive / 60% de risques d’explosion politico-sociale sur l’axe Egypte-Maroc

      8. Iran  : Confirmation de 70% de probabilité d’une attaque d’ici Octobre

      9. Banques/Bulles spéculatives  : La collision des bulles

      Parallèlement, l’équipe de LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°26 cinq conseils stratégiques à destination des banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle qu’elle a élaborés ces derniers mois et dont l’objectif est de limiter et canaliser les graves conséquences de la phase d’impact de la crise.

      Et, à destination des investisseurs privés, LEAP/E2020 développe également dans ce GEAB N°26 une série de 10 conseils opérationnels pour éviter de commettre des erreurs fatales dans les six mois à venir.
      http://www.europe2020.org/spip.php?article552&lang=fr

       


    • OmegaDG OmegaDG 23 juillet 2008 09:07

      euh ????

      www.europe2020.org c’est qui eux ?
      un fil mène à un autre site qui lui est payant me gêne un peu.
      De plus le spécialiste supposé en économie, Henri de Courtivron, supposé proff à Paris VIII ? je connais pas ?

      Quelqu’un peut m’en dire plus ? ils sont crédibles ?


    • Eve 23 juillet 2008 12:57

      Auriez-vous des difficultés à "tourner les pages" du siteEurope2020 et à les lire ?

      Je lis Europe2020 depuis début 2007, site découvert par hasard, avant l’élection du P’tit promettant monts et merveilles. Il semble que Bayrou (un parmi d’autres) était plus enclin aux analyses qu’aux promesses électorales (je devrais dire d’entubages) à la harry potter et sa baguette magique devant aller chercher la croissance avec les dents de loup du p’tit manipulateur se rabattant sur les réformettes institutionnelles qui lui permettront d’encore mieux vanter sa marchandise.

      Ce site analayse longuement, mois après mois, depuis septembre 2006, les catastrophes que nos zélites ne voyaient pas, n’entendaient pas, certainement pas Mâme Lagarde -hyper diplômée- toujours à ses fourchettes dépareillées sur la croissance française "excessivement pessimistes" de l’Insee selon elle, il y a à peine trois mois, mais il n’y a plus à force de revoir ses fourchettes, parties de 2-2,5% actuellement "proche" de 1,7%, autant dire le 1,6% de l’Insee ; outre ses déclarations de l’été 2007 : "la crise est derrière nous". Idem les néo-cons euphoriques de l’immobilier et bien d’autres domaines.

      Bref, rendormez-vous, il arrivera bien un moment où la crise sera derrière vous et que vous pourrez vous réjouir en proclamant tout ce que vous voulez dans l’oubli que c’est maintenant que cela se passe comme le p’tit qui vous pompe l’argent du contribuable en posts, pardons spots de scout-toujours "tout va bien mâme la marquise". Après tout ce n’est qu’un mauvais moment à passer... pour mieux faire passer les régressions sociales ou comment mutualiser les pertes et niveler les masses laborieuses par le bas. En fait, il ne se passe que ce qui s’est toujours passé, la fausse Secret Story, que les masses endormies (dont je ne fais heureusement pas partie) s’appliqueront à reproduire n’ayant pris aucune disposition pour amortir le choc.


    • Onegus onegus 23 juillet 2008 15:23

      @ OmegaDG : Tout ce que vous vouliez savoir sur GEAB
      Site d’analyse et de prospective qui semble ne pas s’être beaucoup trompé depuis son lancement en 2006. A vous de juger...


    • OmegaDG OmegaDG 23 juillet 2008 21:25

      désolé, je trouves pas ce site sérieux, l’horoscope je connais mais je crois pas.

      Je vais m’en tenir à Naomi Klein. Elle est crédible, et son expertise est reconnue.

       


    • Onegus onegus 24 juillet 2008 10:44

       Merci pour Naomi Klein, que je connais et apprécie, mais je ne vois pas le rapport.  Si vous n’êtes pas capable de faire la différence entre astrologie et prospective, c’est dommage. Vos remarques me font craindre que vous ne soyez pas en mesure de juger la crédibilité de cette source, donc oubliez-la. 


    • OmegaDG OmegaDG 24 juillet 2008 23:20

      Pour apprécier il faut des chiffres et des sources, surtout en économie et finance.
      Pour y avoir accès il faut allonger 200 balles. Pas question. En première page ont fait déjà l’apologie de ceux qui ont revouvellé l’abonnement chez eux., ça regade bien mal dans notre milieu.

      Une Enquête sur la réelle compétance de Henri de Courtivron serait-elle en cours ?.
      Professeur à Paris VIII ? Travaillant dans quel établissement banquaire ? à quel poste ?
      On verra. 

      Le monde semble près d’une crise financière, ATTENTION
      wow quelle nouvelle, sauf que ceux et celles qui lisent les journaux économiques le savent depuis belles lurettes. Ce qui m’étonne lorque qu’un nouveau mot devient populaire, certains s’énervent comme si c’était un phénomène secret et nouveau. ’’Subprime’’, ’’nake short selling’’, suffit d’allonger deux ou trois noms de banques américaines ’’Merrill Lynch, Morgan Stanley et Lehman Brothers’’ et les référençer à certains sites de critiques économiques amerlos pour que tous se croient investis et initiés à la haute finance.

      De plus traduire et réaranger des textes des Business Week, Wall Street Journal, Financal Post et autres, en regard des reportages sur les prévisions à venir, vérifier sur internet les sites de la Fed, FDIC, SEC ’’name it’’, tout le monde peut faire ça. Sans être économiste.

      Critiquer et s’informer sur les sources me parait important. De là, ma comparaison avec l’horoscope, sans vouloir offençer ou vulgariser Europe2020. Moi aussi j’ai des secrets à 200 balles chaque à te proposer.
      Moi-même financier pour une cie d’assurance internationale (britanique) pendant plus de 25 ans, j’ai parfois peine à comprendre certaines choses. Si c’était si simple, ça se saurait, tout le monde saurait.

      Un peu d’humilité ne fait jamais de tord à la vérité. Cordialement.


    • Alpo47 Alpo47 22 juillet 2008 10:34

      Et c’est là que l’on s’aperçoit de la perversité du système capitaliste, qui consiste, in fine, à "Privatiser les bénéfices et mutualiser les pertes". Quelle immense hypocrisie !
      Et quel signal envoyé à tous les intervenants du marché, "Jouez, spéculez, enrichissez vous...si le marché se retourne,  ce sont les contribuables qui l’assumeront".

      Je pense aussi que l’Amérique est au bout du chemin, qu’une "méga-crise" est devant elle (nous). Chomage, récession, effondrement du pouvoir d’achat, faillites des fond de retraite, d’entreprises inadaptées (GM), américains à la rue en situation très difficile ... sont à venir.
      Comme effet secondaire "positif",  la consommation,  en énergie notamment ,  va s’éffondrer, provoquant une baisse des cours mondiaux. Ceci à court  terme.
      Ceci ne sera, bien entendu, pas sans incidences sur l’europe, même si notre marché intérieur et la baisse du prix des matières premières, devrait (?) nous permettre de faire un peu mieux que les Américains.

      Hélas, la crise actuelle n’en est qu’à ses prémices et les années à venir devraient être très difficiles.


      • el bourrico 22 juillet 2008 10:50

        Boarf, ce type de confiance aveugle et béate de tout ceux qui raillent les gens qui mettent en garde, c’est le type atteint d’un cancer du poumon mais qui continue à fumer en se disant qu’il a confiance et qu’on trouvera une solution, forcement...
        On sait comment ça fini. C’est long, douloureux, et on ne trouve pas obligatoirement une solution.


        • Cug Cug 22 juillet 2008 10:57

          @l’auteur.
          N’est t’il pas temps de mettre fin à l’hégémonie du dollar ?
          Et de retirer aux banques privées le pouvoir de la création monétaire.


          • Jimd Jimd 22 juillet 2008 11:05

            retirer aux banques privees le pouvoir de creation monetaire=retirer aux banques privees la fonction de pret.
            ce qui veut dire plus de banques privees.

            Bon, pourquoi pas... mais que fait on d’autre, je veux dire quelle alternative concrete ?
            Centralisation de la creation manetaire. ok. donc centralisation des prets aux particuliers et aux entreprises.
            Bione... mais en quoi peut on garantir que cela marcherait mieux ?


          • Jimd Jimd 22 juillet 2008 11:07

            plutot interessant.

            mais le titre amene une confusion.

            liberalisme financier serait plus juste.

            je ne pense pas que cela soit la fin. non. on retrouve toujour ces reactions pendant les crises.
            (c’etait un peu le cas pour l’explosion des dot coms, ou dans les annees 80 a l’epoque des junk bonds)


          • Cug Cug 22 juillet 2008 11:32

            Ce ne serait pas la fin des banques privés ...
            Elle pourront toujours faire des crédits sauf que c’est à la banque de France qu’elles emprunteront l’argent pour ensuite le redistribuer. C’est l’état qui encaissera les intérèts de base et non les banques privées.
            Au final les banques retrouveront leur véritable fonction, garder et faire circuler l’argent et l’état, donc tout le monde y gagnera.


          • Jimd Jimd 22 juillet 2008 11:51

            je en comprends pas ?
            dans ce cas supprimons les banques privees pourquoi les garder ?

            quelle est la fonction d’une banque selon vous ?


            (autres choses : les banques ne gagnent pas leu8r argent sur les interets des bases, mais sur la difference entre le taux d’emprunt et de pret (marge).)


          • Dominique Larchey-Wendling 22 juillet 2008 12:05

            Les USA pourraient déjà rétablir le Glass-Steagall Act qui distingue et rend incompatibles les fonctions de banque de dépot et banque d’investissement, loi instaurée dans la foulée de la crise de 1929 dont les financiers néolibéraux ont eu la peau en 1999, prétendant que la nouvelle finance avait aboli toutes les contraintes, flottait dans les airs ... et qu’il fallait se débarasser de ce "vestige des années 30".

            Après son abolition, ça a été l’orgie à toutes des dérives qui ont conduit à la crise financière actuelle.


          • bobbygre bobbygre 22 juillet 2008 16:35

            La fonction d’une banque n’est en tout cas certes pas d’imprimer de la monnaie.
            Retirons les banques centrales des mains d’obscurs et opaques investisseurs privés pour les remettre dans les mains de dirigeants politiques désignés démocratiquement.
            Ca ne veut absoluemnt pas dire que la politique économique sera meilleure mais :
            1. elle sera débattue publiquement
            2. les citoyens seront certains que la création de monnaie n’est pas utilisé pour d’autre but que le profit du pays.

            Il est quand même aberrant que l’Etat doive payer des interets sur de la monnaie crée ex-nihilo. Il s’agit d’un pouvoir régalien qui a été confisqué au peuple il y a des lustres et qui rend ce dernier entiérement manipulable par n’importe quel groupe ou "club" économique particuliérement puissant ou influent.
            Je n’affirme pas péremptoirement que tout le système économique est truqué mais j’affirme qu’il pourrait trés bien l’être et que rien que cette possibilité ne devrait pas être toléré.
            RENATIONALISONS les BANQUES CENTRALES !!!!


          • zoupic 22 juillet 2008 17:05

            Les banques gagnent leur argent grossomodo sur la différence entre le taux d’épargne et le taux de crédit. Sauf qu’elle peut créer 10 fois plus de crédit que ce qu’elle rémunère d’épargne (10% taux de basile).

            C’est ça qui est injuste et abusé, qui n’est pas simplement un rôle d’intermédiaire, ils ont un levier qui est un des pouvoirs régalien de l’état.

            En plus de ça, elle facture les options, le service de la carte bleue, des bonus quand tu es à l’étranger. En plus de plus de ça, elle rémunère pas les intérêts sur ton compte courant, la plus belle arnaque, et pour les comptes il faut que ça reste par quinzaine, comme si ton argent était mis dans une caisse, et que si il restait pas 15 jours il allait pas faire des petits. Alors que ce sont juste des digites sur des écrans, et que le rapport des stocks / réserves et de 10%, et bien sûr très peu de tout ça en billet et pièces.... ...

            La banque est un service pour utiliser ton argent, ce n’est pas à elle de créer la monnaie.

            La masse monétaire (M1, M2, M3) doit être controlée par l’Etat, et augmenter de façon proportionnelle à la création de valeur ajoutée nationale.

            D’autres propositions existent à ce sujet : AJH : societalisme.org, crédit social de michael douglas. A méditer. Pour en sortir, il faut changer la constitution européenne vu que c’est dedans, mais c’est aussi dans la consitution française depuis 71, merci Giscard et Pompidou.


          • JPL 22 juillet 2008 21:53

            à Jimd

            Retirer aux banques privées la création monétaire = encadrer strictement leurs opérations et les évaluations prises en compte dans les ratios
            Cela n’a rien à voir avec retirer leur rôle de prêteurs

            Par ailleurs il est pour le moins optimiste de comparer la crise qui commence à celle de la bulle dotcom :
            elle prend sa source directement dans les mécanismes de base du système financier actuel, c’est donc une crise systémique, et porte sur des sommes sans comparaison.
            Au-delà de l’auteur de ce papier sur agoravox il y a plus d’un spécialiste aux Etats-Unis qui considère que c’est une crise dont les effets vont durer des années. Votre optimisme n’est guère partagé....


          • Jimd Jimd 23 juillet 2008 14:48

            merci pour les commentaires
            je vois que je defends une position que vous ne partagez pas...

            je crois aussi qu’il y a en plus quelques confusions que je releverais donc :

            non l’etat de paye pas de l’interet sur la monnaie cree ex-nihilo... si vous faites reference a la dette, oui l’etat emprunte et paye un interet sur l’emprunt ! ca me semble evident. notez d’ailleur que l’emprunt est ’modial’, la dette n’est pas financee uniquement par le peuple francais. si vous imaginez que l’etat pourrait sans consequences creer de la monnaie pour couvrir sa dette, je pense que vous sous estimez largement les consequence de ce comportement. mais il nous faudrait plus de temps et de place pour en discuter.

            Nationaliser les banques centrales ne reviens pas a supprimer la creation monetaire par les banque. cela pourrait par contre apporter un certain controle politique sur la masse monetaire.

            Il ets interessant que les commentaires portent sur la masse monetaire.
            en fait le ’probleme’ ou plutot la variable interessante est l’inflation et surtout la ’prevesibilite’ de l’inflation.
            vous focalisez sur la masse monetaire... ce qui est vraiment tres tres monetariste, friedmanien comme vision. les monetaristes disent que la seule choses qui conpte c’est la masse monetaire.
            les Banque centrale ont evoluee depuis ce temps la et travaille avec des ’cibles d’inflation’ .

            donner la creation manetaire a l’etat ne reglera en fait ....rien. les problemes seront exactement les meme :
            a qui faut il preter, a quel taux, combien.....







          • Eloi Eloi 23 juillet 2008 16:07

            @ jimd

            Cela ne pourrait-il pas faire au moins que les intérêts de cette monnaie créée ex-nihilo reviennent au peuple ?
            Après tout, c’est le peuple qui les payent, dans sa consommation quotidienne...

            De plus, on peut imaginer un contrôle plus démocratique des banques centrales :
            elles sont toujours séparées de l’état, mais leur gouverneur est élu démocratiquement sur un programme. Les intérêts de la création monétaire étant ensuite reversés en tant qu’"impôt négatif" et n’ont pas forcément à aller dans les caisses de l’état.

            Ainsi le coût de l’argent, payé par le peuple, retournera chez le peuple
            et on garde le principe de séparation de la politique budgétaire et de la politique monétaire

            Autre avantage : se préoccuper des problèmes monétaires deviendra une obligation pour n’importe quel citoyen. cela fera du bien pour ce domaine opaque mais essentiel


          • xa 24 juillet 2008 15:21

            Eloi, je ne comprends pas votre vision des choses...

            "Cela ne pourrait-il pas faire au moins que les intérêts de cette monnaie créée ex-nihilo reviennent au peuple ?
            Après tout, c’est le peuple qui les payent, dans sa consommation quotidienne... "

            Ce que vous décrivez cette une banque classique appartenant au peuple. Bref un crédit lyonnais non reprivatisé. Mais certainement pas une banque centrale.
            La banque centrale crée la monnaie qu’elle injecte et détruit la monnaie qu’elle reçoit, c’est tout.

            @JPL
            "encadrer strictement leurs opérations et les évaluations prises en compte dans les ratios "
            Ce n’est pas retirer le pouvoir de création monétaire, mais l’encadrer.

            A partir du moment où une banque peut prêter de l’argent qui ne lui appartient pas, elle crée de la monnaie. Si vous voulez dire qu’elle ne doit prêter que de l’argent qui lui appartient en propre ...

            Et bien dans ce cas, les banques ne servent plus à financer l’investissement. Les banques deviennent des investisseurs lambda ne pouvant prêter que ce qu’elles possèdent. Donc la remarque de JIMD sur la raison d’exister des banques est fondée : elles n’auraient plus d’utilité réelle. On pourrait s’en passer (et revenir à la situation d’il y a 2 siècles).

            Pour info, le total des sommes possédées en propre par les banques (ie : leurs capitaux, pas les dépôts des clients) couvrent à peine les besoins de financement du secteur immobilier. Donc dans cette situation, sur 20 ans on finance 1 année d’achat immobilier, ou quelques mois d’investissement des entreprises, ou ... et pendant 20 ans, on ne fait plus rien, puisqu’on a plus de capitaux pour prêter !


            Si vous pensez qu’on peut prêter une partie des dépôts alors les banques .......créent de la monnaie.



          • JPL 26 juillet 2008 12:31

            à xa

            Ce n’est pas parce que les banques peuvent prêter plus qu’elles ne possèdent que cela induit nécessairement de la création de monnaie à tour de bras.

            Dans les conditions créées au début des années 70 la création de monnaie s’apprécie au travers des fameux agrégats monétaires, M1 et surtout M3.

            Si la politique d’encadrement, de régulation, fait que ces agrégats sont 1) bien mesurés (...) et 2) ont une croissance maintenue strictement au niveau de la croissance économique, alors il n’y a pas de création montéaire incontrôlée de la part des banques, au contraire de ce qui a malheureusement été le cas trop souvent depuis les années 80.

            Dit autrement il est en théorie possible que la politique monétaire ait un vrai contrôle sur la création de monnaie, au lieu que ceci ne relève que de l’activité bancaire.

            Dire cela ne signifie pas que l’on supprime les banques.


          • xa 28 juillet 2008 10:06

            Soyons précis.

            "Ce n’est pas parce que les banques peuvent prêter plus qu’elles ne possèdent que cela induit nécessairement de la création de monnaie à tour de bras. "


            A tour de bras non. Mais le fait de pouvoir prêter plus que ce qu’elles possèdent signifie qu’elles créent de la monnaie.

            J’en déduis que vous plaidez, non pas pour la perte pour les banques du pouvoir de création monétaire, mais pour un renforcement des règles de contrôle de cette création.

            La masse M3 inclut sans les distinguer la monnaie scirpturale créée par les banques privées et par les banques centrales (donc les 300 milliards injectés par la BCE font partie de la M3), la quasi monnaie issue des banques privées (les comptes rémunérés comme les livrets A, CEL, LDD, ... , les sicav monétaires, et plein d’autres choses), et les instruments négociables (opcvm, fcp, obligations, etc...) dont une grande partie vient des entreprises (les opcvm et fcp amènent des titres dans la masse M3, les obligations sont émises par en partie par des entreprises). En gros, la M3, c’est la masse scripturale (M1) + l’épargne.

            Ce qui est amusant, c’est de voir que pour l’Europe, par exemple, la masse M1 (les prêts des banques sont de la monnaie M1) augmente de 270 milliards sur 1 an en 2007, la M3 (qui inclut beaucoup plus de choses dont une partie de titre en bourse et des obligations émises par des entreprises) augmente de 660 milliards.


          • Dominique Larchey-Wendling 22 juillet 2008 11:55

            Il me semble opportun de citer ici J. Stiglitz dans Les Echos d’hier qui attaque maintenant de front la doctrine néolibérale :

            Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d’intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu’il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l’économie mondiale.


            • Jimd Jimd 22 juillet 2008 13:49

              Meric pour le lien Dominique,
              Il a en partie raison mais son analyse est trop politique et est uniquement critique sans proposition (tout du moins dans cet article !)
              Il ecrit :
              <<les banques américaines ont mal géré les risques, et cela à une échelle colossale, avec des conséquences mondiales, tandis que les dirigeants de ces institutions sont partis avec des milliards de dollars d’indemnité>>
              c’est tres vrai. ils ont mal analyse le risque de la titrisation.

              je suis egalement d’accord que la limite est que le contribuable paye....

              Par contre a plus long terme :
              Cette crise ne signifie pas la fin de la finance. tout comme la ccrise des dot com et l’effondrement magistarla de l’epoque n’a pas ete la fin de l’economie dematerialisee.
              La crise est endogene, ce qui est interessant c’est ce qui viendra ensuite.
              n’etant pas partisan des revolutions souvent pronees sur ce site (mais sans expliquer ce que l’on met a la place) je pense que l’analyse devrait se porter sur les mechanismes de controle futur, notament en terme de comptabilite, de transparence des positions prises par les intervenants sur les marches financiers.

              C’est la transparence qui me parait essentielle.

              ... bon il y en aura toujour pour vouloir tout foutre en l’air. pourquoi pas...







            • Dominique Larchey-Wendling 22 juillet 2008 14:34

              @ Jimd,

              Pour la transparence (faisant appel à la vertu des financiers), je vous invite à lire ce petit essai de Frédéric Lordon : "Et la vertu sauvera le monde".


            • alberto alberto 22 juillet 2008 14:46

              A Ji md,

              Oui, vous avez raison : mettre en place les mécanismes de régulations propres à amortir les
              emballement du système financier.

              Cela est efficace tant que le système fonctionne en régime établi. Mais changez un tant soit peut les mécanismes en place, et les boucles de contrôles...perdent le contrôle !

              Mais je me demande si un système dont le mode d’emploi serait bien rôdé et connu de tous arrangerait réèllement les banquiers : demander plus de transparence à ces gens là, c’est un peu comme demander plus d’honnêteté à un voleur...

              Bien à vous.


            • Jimd Jimd 22 juillet 2008 14:50

              non non. pas question de vertue la dedans. (notez que je ne connais pas ce livre)
              et je ne pense pas non plus qu’il y ai eu fraude massive. je pense qu’il y a eu principalement une extreme erreur d’analyse du risque de la titrisation qui a cause la contagion.

              simplement pendant de nombreuse annee les positions derivees n’etaient pas reportees au bilan.
              les normes comptables ces dernieres annees ont imposees, (assez lentement) que les positions derivee qui ne represntent pas des couvertures de positions reelles soient reportees au bilan et les pertes ou gains en compte de resultats.
              Il reste encore baucoup de travail dans ce domaine ce qui explique le flou sur l’etendu des pertes.
              l’innovation financiere va tres vite. non pas pour tricher ou voler, mais pour obtenir des couts plus bas, des moyemns de couvbertures plus adaptes et plus simples.
              la legislation comptable est forcement en decalage et en retard.






            • Jimd Jimd 22 juillet 2008 14:55

              @alberto
              <<Mais je me demande si un système dont le mode d’emploi serait bien rôdé et connu de tous arrangerait réèllement les banquiers : demander plus de transparence à ces gens là, c’est un peu comme demander plus d’honnêteté à un voleur>>
              oui enfin bon l’image d’epinal parle mais n’apporte pas grand chose au debat.
              a force de generaliser on perd le sens et le fond.

              personne ne veut d’un mode d’emploi bien rode.
              nous par exemple, nous aimons les telephones qui ont plus d’autonomie, nous voullons que nos voitures consomment moins... bref bous sommes preneur d’innovations.
              c’est un peu pareil en finance. il y a des phenomenes d’innovation.
              je ne pense pas que bloquer, figer le systeme soit une solution.
              l’innovation est dans la nature de l’homme.
              ... c’est la qu’est le challenge du contriole et c’est pourquoi devant cette complexite beaucoup generalisent et veullent tout balancer par la fenetre sans se poser la question de l’alternative.





            • alberto alberto 22 juillet 2008 15:17

              Ji md,

              Oui je n’ai rien contre les innovations, sauf que je n’aime pas servir de cobaye, et encore moins payer de mes deniers les entourloupes des "voltigeurs" de la haute finance (surtout quand ils se sont servis au passage)

              Je vous le répète, vous avez raison :"il faut plus de transparence" !

              Mais démontrez-moi qu’une part de secret n’est pas inhérent à la profession de banquier.

              Et donc dans ma conclusion, demander plus de transparence aux banquiers, est antinomique du fonctionnement de la corporation...sauf révolution culturelle !

              Bien à vous.


            • Jimd Jimd 22 juillet 2008 16:53

              merci alberto pour cette discussion.

              vous avez probablement raison... les banquiers et autres rechignent... mais les cabinets d’audit qui y voient une enorme opportunite de faire du chiffre poussent ! smiley


            • JPL 22 juillet 2008 22:08

              à Jimd

              Votre explication qui a l’apparence du bon sens est très superficielle et omet des points essentiels :

              a) ce qui est apparu dans la crise des produits dérivés actuelle et était connu depuis la crise des junks bonds est que l’on peut avoir des titres dont la valeur réelle est très éloignée de celle annoncée, surtout en cas de retournement de tendance. On peut multiplier les demandes de transparence comptable, cela n’empêchera jamais le fait que la démultiplication, l’effet de levier induit par ces techniques (de produits dérivés), effet de levier qui est l’essence même de leur intérêt, a des conséquences très dangereuses dès que le marché cesse d’être à la hausse.

              b) surtout, depuis 10 ans au moins l’habitude a été prise d’attendre des rendements de 15% pour les placements. Dans des économies dont la croissance est de 2 à 4% c’est nécessairement irréaliste sauf à la marge, pour quelques opérations. Et pourtant c’est la recherche effrénée de ces taux de rendement, la croyance que l’on pouvait les obtenir en général, notamment par les produits dérivés et aussi par l’immobilier, qui a dominé les investisseurs (particuliers et banquiers) depuis 10 ans. Tous rêvaient de s’enrichir par des placements à haut rendement et sûrs...

              Le système est intrinsèquement déraisonnable, le gain implique le risque, mais on veut gommer le risque (titrisation...). Quand cela donne l’impression de marcher le système s’emballe.. et à la fin ce sont les petits qui payent l’addition.

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