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Accueil du site > Actualités > Economie > Etats-Unis : le trou noir

Etats-Unis : le trou noir

Les événements se bousculent à une telle cadence que ce que nous écrivons aujourd’hui semblera, dans une semaine, avoir été écrit il y a dix ans ! Ainsi, la défection d’une portion importante des républicains a-t-elle enterré le plan à 700 milliards de dollars du secrétaire d’Etat américain au Trésor Paulson tout en laissant le marché régler ses propres problèmes. Le cataclysme prédit par Paulson et par son acolyte Bernanke, président de la Fed, en cas de rejet de ce plan, aura-t-il lieu ou les marchés retrouveront leur équilibre après un violent coup de tabac ?

Le château de cartes semble sur le point de s’effondrer sous le poids du coût démesuré de six années de guerre en Irak, de milliards de dollars dépensés en nationalisations d’institutions financières et de gaspillage du Trésor public. La dette américaine est comme un abîme sans fin et le seul espoir des Etats-Unis, totalement dépendants de la charité des étrangers, est que ces investisseurs se persuadent que le navire est tout simplement trop important pour couler... George W. Bush pourra se targuer d’avoir précipité son pays dans une série de désastres, le dernier en date étant la crise financière la plus aiguë depuis la Grande Dépression... Avec lui, l’incompétente et l’ineptie auront réellement atteint des sommets historiques. Le monde entier souffre aujourd’hui de la déréglementation à outrance prônée par les administrations américaines successives : dans quel pays ailleurs qu’aux Etats-Unis aurait-on été capable de transformer des crédits hypothécaires insolvables en titres AAA ?

Il serait judicieux de clôturer les marchés financiers mondiaux jusqu’à la prochaine élection présidentielle américaine... élection qui se terminera probablement en bain de sang pour les républicains. Obama bénéficiait certes d’une avance confortable, il y a quelques semaines, mais il est très vraisemblable que la décision prise par l’administration Bush d’abandonner Lehman à son sort aura scellé le destin de cette élection, Paulson ayant ainsi achevé de clouer le cercueil de McCain ! Du reste, une rumeur court à Washington selon laquelle les républicains, sûrs de la victoire d’Obama, n’ont pas voulu lui faire cadeau de ce plan à 700 milliards qui lui aurait permis de sortir le pays du marasme et d’en tirer ainsi tous les avantages. Pourquoi nul n’évoque-t-il jamais le courage du capitaine du Titanic pour son choix de couler avec son navire ?

Le système financier se doit d’être revu en profondeur et des questions simples - mais fondamentales - doivent être posées : en quoi les marchés sont-ils bénéfiques, en quoi sont-ils néfastes ? Quelles conditions sont-elles requises afin que les marchés fonctionnent de manière efficiente ? Quel rôle le marché financier joue-t-il dans l’économie réelle ? Quelle est vraiment la valeur de l’argent ? Peut-être suffirait-il de ne prendre que la moitié de 700 milliards de dollars pour bâtir quelque chose de tangible, qui ne soit pas qu’une série de chiffres sur un écran d’ordinateur ?

Les Etats-Unis ont-ils le leadership pour poser ces questions fondamentales ? Il y a fort à craindre - et le coup d’Etat du rejet de ce plan par le Congrès le prouve - que cette crise financière ne se double d’une crise politique, avec deux candidats à l’investiture suprême eux-mêmes en manque d’inspiration... Dans un tel contexte, Keynes aurait dit : "L’irrationalité du Congrès peut perdurer longtemps encore après la faillite de l’Amérique". L’incompétence de la quasi-totalité des politiciens n’augure rien de bon pour l’homme de la rue qui se rend à présent compte que la solution à ses problèmes ne se trouve pas à Washington. Laisser les bourses dégringoler de 30 % semble être la meilleure réponse car la confiance a disparu ! C’est en effet l’ensemble du paradigme de la prise de décision qui s’effondre et ce phénomène est en soi encore plus grave que la crise financière. Le peuple américain doit impérativement - et rapidement - se trouver un leadership politique responsable s’il ne souhaite pas finir comme ces pays Africains dont les dirigeants conduisent des Mercedes rutilantes même s’ils ne disposent que de très peu de routes goudronnées...

Que la dernière personne à avoir quitté les Etats-Unis n’oublie pas d’éteindre les lumières.


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42 réactions à cet article    


  • chmoll chmoll 1er octobre 2008 10:46

    i a pas b’soin du plan paulux

    les prncipaux acteur boursiers vont regler leurs blèmes eux mème,ils savent très bien que c dans leur intérèt

    i a des banquiers qui sont déçu,l’plan paulux leur aurait rach’ter leur actif invendable,avec un benef a la clé pour eux


    • Cug Cug 1er octobre 2008 11:32

       Paulson a sauvé sa banque et les faillites des uns sont des opportunitées pour les autres.

       Le plan Paulson permet à ceux qui ont rachété ceux qui ont failli d’éponger aux frais des citoyens US (car personne d’autres ne veut mettre de l’argent ) les actifs pourris qu’ils ont récupérés en avalant les faillis.
       Vous avalez un concurrent et l’état "raque" les actifs pourris.
       En gros c’est faire une excellente affaire au final.

       La plupart des hommes politques US sous influence des hommes d’affaires ont totalement démissionné des responsabilités inhérentes aux hommes d’états.
       Les USA sont mis en coupe réglée par l’oligarchie financière anglo-saxonne.


      • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2008 11:32

        Il est clair que les républicains savent qu’ils ne seront pas réélus et que ça joue sur leurs choix. Ca ne montre quand même pas que le plan Paulson aurait été une bonne chose. Amha, plus rien ne peut arrêter la déflation maintenant. Donc si l’on veut lire des textes d’actualité qui ne se démodent pas en une semaine, il y a par exemple les discours de Roosevelt dans les années 1930. Et puis surtout Steinbeck, le meilleur chroniqueur de ce début de 21ème siècle.


        • Michel Santi Michel Santi 1er octobre 2008 11:59

          Ne pensez-vous pas que ces injections massives de liquidités et le que la planche à billets fonctionne à plein régime soit plutot inflationniste ? ...en tout cas théoriquement...


        • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2008 12:07

          Si, bien sûr, mais l’Etat pourra -t-il créer de la monnaie à la vitesse à laquelle elle disparait ? Amha, la quantité globale qui disparait est plus en dizaines de trillions qu’en centaines de milliards. Peut-être les jeux ne sont-ils pas encore complètement faits, mais ça commence à pencher nettement. En tout cas, la variable à observer me semble claire : ce sont les money markets et le volume global de commercial paper. Si l’on reprend l’histoire en 1929, l’hyperinflation débute quand la déflation s’achève.


        • Internaute Internaute 1er octobre 2008 12:55

          @FE
          Vous utilisez souvent le code secret Amha. Qu’est-ce que cela signifie ?


        • geko 1er octobre 2008 12:59

          Google est mon ami ! A Mon Humble Avis, aucune raison qu’il ne soit pas le votre non plus !


        • ze_katt 1er octobre 2008 13:42

          On peut pas vouloir lire un texte sans s’interrompre toutes les 3 lignes pour parcourir un moteur de recherche ? 


        • Valou 1er octobre 2008 14:43

          Sans chercher sous google Amha => a mon humble avis ?


        • geko 1er octobre 2008 14:57

          Vous avez raison Valou, j’aurai du l’écrire en gras police 18  smiley


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2008 16:33

          @ l’auteur : Je ne peux pas résister. Voici un texte écrit il y a 10 ans... et qui semble avoir été écrit la semaine derniere :

          " Combien de temps avant que la Bourse ne détrompe brutalement un capitalisme qui croit qu’en se "virtualisant", il peut échapper non seulement à son hérédité industrielle, mais même à l’exigence naturelle de lier à une valeur sous-jacente réelle les symboles de richesse qu’il s’invente ? Les shylocks nous font virevolter dans l’hyperespace au bord d’un trou noir . Un jour ou l’autre, ceux qui croient savoir quand quitter gagnants les vaisseaux en péril joueront la baisse plutôt que la hausse une heure de trop. On prendra conscience que le vrai "plancher" du Dow-Jones n’est pas à 10 000 ou à 5 000, mais qu’il n’a jamais existé ailleurs que dans la tête des vrais croyants qui ce matin-là n’y croient plus. Nous choirons dans ce trou noir de l’incrédulité et tout le système implosera " Voir les liens pour le reste du diagnostic et pour la solution...

          Pierre JC Allard


        • Traroth Traroth 1er octobre 2008 11:37

          "les républicains, sûrs de la victoire d’Obama, n’ont pas voulu lui faire cadeau de ce plan à 700 milliards qui lui aurait permis de sortir le pays du marasme et d’en tirer ainsi tous les avantages" : Bref, ils voulaient qu’Obama (et les Etats-Unis) héritent de leur merdier et ne surtout pas tenter de le résoudre. Après tout, en tant que dirigeants, ils sont juste là pour ça, résoudre les problèmes, en principe. Belle description de la manière dont les politiques finissent par faire exactement l’inverse de ce qu’ils sont supposés faire...

          http://traroth.blogspot.com/2008/09/le-plan-paulson-va-t-il-sauver-le.html


          • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2008 14:32

            @ l’auteur :

            le coup d’Etat du rejet de ce plan par le Congrès le prouve

            Les mots ont un sens. Je ne vois pas en quoi il y a là un coup d’Etat. Le congrès est parfaitement légitime à décider de l’utilisation de l’argent du contribuable américain. Veuillez svp préciser ce que vous voulez dire ou sous-entendez ?


            • Michel Santi Michel Santi 1er octobre 2008 14:47

              Merci de m’informer que les mots avaient un sens...
              Pour le marché financier, le rejet de ce texte de loi, rejet que nul ne prévoyait du reste parmi les observateurs même les plus avisés, a fait l’effet d’un coup d’état, d’une bombe si vous préférez.


            • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2008 14:56

              Ce que vous sous-entendez, c’est donc que les observateurs s’attendaient à ce que les injonctions de l’exécutif (Bush, Paulson) soient suivies à la lettre par le congrès, qu’elles qu’en soient les modalités. Pour rappel, Paulson exigait un chèque en blanc de 700 milliards de dollars : pas de possibilités de contrôler l’utilisation de ces fonds, pas de possibilités de poursuivre les responsables en cas d’utilisation abusive ...

              A votre avis, qui a tenté un "coup d’Etat" ? Etes-vous certain de savoir encore ce qu’est un Etat de Droit ?



            • Michel Santi Michel Santi 1er octobre 2008 15:00

              Ne prenez pas tellement au sérieux ce qui n’était qu’une figure de style dont l’unique but était de mettre en relief la dramaturgie de ce geste du Congrès, geste que j’approuve du reste comme vous pouvez l’imaginer...


            • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2008 15:13

              Soit j’exagère un peu. Mais attention, la manière dont vous utilisez les mots conditionne votre pensée bien plus que vous ne pourriez l’imaginer.

              Ce que vous pourriez soulever c’est que les élites financières américaines sont aujourd’hui prises entre l’enclume de leurs créanciers (Chine, Japon ...) et de leurs alliés (Europe) et le marteau des électeurs US qui n’ont absolument pas profité de cette période d’inflation énorme du capital qui a essentiellement si pas uniquement enrichi les plus riches.

              C’est tout le système de l’américanisme qui est en faillite : un système féodal qui se drappe dans "la liberté" et "la démocratie" (cette description serait correcte si elle était suivie de "pour les ultra-riches".)

              Ce système a inspiré les élites européennes et elles ont aujourd’hui une peur bleue de faire face à leurs citoyens sans pouvoir se cacher derrière le "modèle américain" ... voilà pourquoi on nous présente ici l’attitude du congrès comme un "coup d’Etat", une aberration, un truc incompréhensible ... ils ont les jetons nos politiques et nos élites économiques ... qu’on leur démande des comptes.


            • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 1er octobre 2008 16:24

              Je ne peux qu’approuver le commentaire de M. Larchey-Wendling. Je vois plus dans votre utilisation de ce terme un facheux abus de langage qu’autre chose.

              Néanmoins, il est assez révélateur : nous faisons, en tout cas en France, trop confiance à notre exécutif et pas assez à notre Parlement.


            • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 1er octobre 2008 16:29

              En parlant du commentaire que j’approuve, il s’agit bien du premier, écrit sur un ton mesuré, qui rappelait la légitimité des parlementaires à voter selon leur conscience et en tant que représentants du peuple.

              En revanche, je ne m’inscris pas dans la ligne un peu outrancière du dernier commentaire, qui semble être directement liée à l’indignation légitime que peut susciter cette sorte de grand jeu des banques, où, lorsqu’elles gagnent, elles gagnent, et lorsqu’elles perdent, ce sont les autres qui payent.


            • FYI FYI 1er octobre 2008 16:50

              Je ne suis pas persuadé que les représentants ont voté en conscience, ça se saurait si vous me le permettez.
              Les parlementaires se sont des notables élus via un panel non représentatif et restrictif, qui ne sont là que pour les affaires courantes.
              Les parlementaires républicains ont dit "NON" car leurs électeurs les harcelaient encore plus fort que ces voyous de financiers.
              Les parlementaires républicains s’ils ont voté "non" car ils ont eu peur pour leur sécurité personnelle.
              Mantenant on peut effectivement supputer que c’est une démarche purement électoraliste, ceci dit le citoyen de New-York n’est pas le citoyen du Montana ou de l’Arizona...
              J’espère effectivement qu’enfin les peuples de l’Europe vont demander des comptes à ces politiciens et financiers qui nous parasites depuis plus de 30 ans.
              A quand un Nuremberg de nos "élites" ? Wait and See...

              Tout de même, je m’inquiète de voir les chefs d’Etats de crier au loup ainsi, je me demande ce qu’ils nous mijotent encore...



            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2008 16:56

              @ L-W : Je me permets d’intervenir a ce débat parce que je crois que si oui les mots ont un sens, i y a aussi du sens entre les lignes et entre les mots. Le pouvoir est exercé aujourd’hui au USA par l’Exécutif et au mépris des "trois pouvoirs". Ce coup d’État a eu lieu. 
              L’entente tacite était que le législatif serait corrompu a sa satisfaction et n’interviendrait pas. Pour des raisons qu’il faudrait être là pour comprendre, il a rompu cette entente. C’est un autre coup d’État - ou un contre-coup d’État, à votre choix - mais c’est indéniablement une rupture de l’ordre du pouvoir établi, tel que de facto il s’exerçait la semaine dernière.

               Aujourd’hui le médias soutiennent l’Exécutif... mais tout ca peut vaciller. Si on ne réussit pas a s"acheter assez de vertus au Congres pour obtenit une majorité, on peut se retrouver plus vite qu’on ne le croit dans une situation de refus de l’ordre public. 

              Pierre JC Allard

              http://nouvellesociete.org/713F1.html


            • FYI FYI 1er octobre 2008 16:59
              				 				Les banques par terre, Paulson à genou : un lundi noir inévitable 				 				

              Il en est ainsi du grand plan « de sauvetage » de Wall Street, élaboré par le secrétaire au Trésor étasunien Henri Paulson et le patron de la Réserve fédérale Ben Bernanke, qui préconise le rachat pour 700 milliards de dollars par l’Etat américain d’une partie des « titres toxiques » des banques, y compris des banques étrangères (essentiellement britanniques).
              				 				 				

              Si les membres du Congrès, sous le choc de la faillite de Lehman Brothers, étaient initialement bien orientés à avaliser et avaler sans tergiverser la couleuvre, une autre réalité a fait irruption. Car, en se rendant dans leurs circonscriptions respectives, les élus sont assaillis d’appels téléphoniques de leurs électeurs, les sommant de s’abstenir de sauver les auteurs du crime plutôt que leurs victimes. Sur 100 appels reçus, 99 sont hostiles au plan Paulson, rapporte un membre du Congrès.

              Le président George W. Bush en personne est donc monté au créneau pour tenter de sauver la mise. A la Maison Blanche, jeudi, autour d’une table aux extrémités de laquelle se tiennent John McCain et Barack Obama, sont réunis George W.Bush, son secrétaire au Trésor, Nancy Pelosi et Harry Reid, les dirigeants de la majorité démocrate au Congrès, et les leaders de la minorité républicaine.

              La scène prend alors une tournure shakespearienne, lorsque le représentant des Républicains à la Chambre, John A. Boehner de l’Ohio, annonce d’emblée que son groupe n’a pas la moindre intention de signer un chèque en blanc de 700 milliards de dollars pour renflouer les banques américaines et étrangères.

              Cette déclaration met fin à la rencontre et dans une ambiance décrite comme électrique, Bush a du mal à ramener le calme. Les accusations volent. McCain et Obama quittent la salle sans un mot. Furieux, les démocrates sortent également pour un conciliabule sur la marche à suivre.

              Selon le New York Times, c’est là que l’incroyable se produit : Henry Paulson s’élance à leur poursuite et pose un genou à terre devant Nancy Pelosi : « Don’t blow it up ! » [Ne faites pas tout exploser], implore-t-il.

              Surprise, face à cette génuflexion, Pelosi réplique : « Je ne savais pas que vous étiez catholique. » Avant d’ajouter : « Ce n’est pas moi qui ai tout fait exploser, ce sont les républicains. »

              « Je sais, je sais », lui aurait répondu Paulson.

              Le même jour, la plus grande banque/caisse d’épargne des Etats-Unis, Washington Mutual, ferme ses portes, bien que ses activités bancaires soient reprises par JP Morgan Chase. Pour leur part, les membres du Congrès sont sommés d’annuler leurs vacances pour continuer le forcing en vue de trouver un accord.

              S’ils l’adoptent, le dollar pourrait s’effondrer suite à une décote de la dette américaine. S’ils ne l’adoptent pas, selon tous les experts, nous connaîtrons un lundi bien plus noir que celui d’octobre 1929.

              La seule solution est celle du bon sens : pas de renflouement mais une procédure normale de redressement en faillite. La tragédie n’est pas cet instant, mais la matrice culturelle qui nous empêche d’agir en ce moment pour le bien. A vous de rejoindre la bataille !


            • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2008 17:08

              @ Pierre JC Allard

              si oui les mots ont un sens, i y a aussi du sens entre les lignes et entre les mots.

              Tout à fait et j’avais bien compris que le mot coup d’Etat était utilisé à contre emploi.
              Mais justement, c’est là qu’est le problème, en utilisant le mot "coup d’Etat du congrès"
              (même de manière satirique ou ironique) on légitime l’idée que l’exécutif puisse dicter
              sa loi au congrès ...

              Je vous accorde que c’est ce qui se passe dans les faits ... mais doit-on l’accepter en
              laissant le langage "s’adapter" à cette réalité (en dévoyant le sens des mots) ?



            • Cug Cug 1er octobre 2008 18:27

               Les propos de DLW sont très perspicaces.

               Sarko, sa bande et leurs maitres ne peuvent être qu’effrayer face à la débacle du système US de l’oligarchie financière anglo-saxonne.
              Je dirai même qu’ils paniquent encore plus que les boursicoteurs !


            • LE CHAT LE CHAT 1er octobre 2008 14:59

              le soufflé finira bien par retomber , quelque soient les ingrédients qu’on veut y integrer alors que la porte du four a été ouverte ( la perte de confiance ) .que la bourse se casse le portrait de 50% encore ! Un monde avec des américains moins arrogants ne peut être que meilleur !


              • frédéric lyon 1er octobre 2008 15:29

                Les Bourses mondiales remontent depuis hier, et encore aujourd’hui, à toute allure.

                Le Plan Paulson sera amendée dans la bonne direction, il y sera attaché un paquet de diminutions des taxes sur les particuliers et sur les entreprises afin de soutenir la consommation. Il n’y a pas de meilleurs moyens de rendre du pouvoir d’achats au particuliers, et des capacité d’investissements aux entreprises, que de diminuer les impôts.

                Le montant total des remises d’impôts est estimé à 100 Milliards de Dollars.

                Enfin, la garantie apportées par l’Etat sur les dépots des particuliers et des entreprises dans les banques sera portée de 100,000 à 250,000 Dollars, ceci afin de souligner la confiance dans la solidité du système bancaire de la part des autorités publiques.

                L’opposition conjointe des Sénateurs Démocrates, et surtout Républicains, au plan qui leur a été présenté il y a deux jours se traduit par une grande victoire pour les contribuables et pour les entreprises Américaines.


                • Eloi Eloi 1er octobre 2008 18:33

                  Mais où l’Etat américain trouve-t-il tous ces milliards ? O_O


                • chris11 1er octobre 2008 19:59

                  Visiblement vous aimez le théatre , le vaudeville plus particulierement .
                  Mais pour info , c’est un drame qui est en train de se jouer et je vous garanti une fin digne des meilleurs auteurs du genre .


                • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 1er octobre 2008 21:34

                  M. Lyon,

                  Vous écrivez tout et son contraire, ce me semble. Diminuer les impôts, c’est un crédo, vous avez le droit de croire que cela rendra plus de pouvoir d’achat à tout le monde. Ce n’est pas faux, mais comme en face, faute de financement, le service public disparaît (école, justice, santé, etc), il s’ensuit que les services à la charge de chaque acteur économique grimpent fortement. La charge supplémentaire liée au paiement individuel de ce qui était antérieurement un service public croît proportionnellement d’autant plus vite que l’on payait auparavant moins d’impôts. Ce qu’il convient de considérer, ce n’est pas la charge globale de l’impôt (débat stérile), mais bien le ratio taux d’imposition / valeur du service public offert à la population (autrement dit, le vrai débat est "le service public est-il à la hauteur de l’impôt collecté ?").

                  Ensuite, en préconisant de réduire les impôts, vous rencontrez fatalement le "problème" de la dette. Sans impôt, plus moyen de la rembourser (sans parler de la nécessité corrélative de l’augmenter par l’emprunt).

                  Enfin, vous vous retournez vers l’Etat pour qu’il garantisse vos petits fonds perso (ou faites comme si, en enscensant le relèvement du plafond garanti par le gouvernement US). Bien. Et avec quoi va-t-il garantir cette épargne, votre Etat, s’il n’a plus d’impôt pour remplir ses caisses ? Par un emprunt qu’il ne pourra pas rembourser, faute de recettes propres ? Donc en déteriorant sa dette, à charge pour les générations futures de s’en dépatouiller ?

                  C’est ridicule. Vous ne savez que proférez votre cathéchèse néo-libérale, sans prendre la peine de réfléchir à ses violentes contradictions internes, ce qui est dommage, car il semble que vous soyez capable parfois de pertinence.

                  Brieuc


                • Elson Elson 1er octobre 2008 16:29

                  @ l’auteur

                  Je vous remercie de votre article mais j’avoue que je reste sur ma faim car vous posez des questions auxquelles j’aimerais beaucoup avoir au moins quelques éléments de réponse : "en quoi les marchés sont-ils bénéfiques, en quoi sont-ils néfastes ? Quelles conditions sont-elles requises afin que les marchés fonctionnent de manière efficiente ? Quel rôle le marché financier joue-t-il dans l’économie réelle ? Quelle est vraiment la valeur de l’argent ?"
                  Vous êtes économiste (je n’y connais pas grand chose dans ce domaine mais le sujet m’intéresse), ne pourriez-vous pas commencer à répondre à ces questions ?
                  Et tant que nous y sommes, par curiosité intellectuelle, j’aimerais beaucoup savoir, si vous vous possédez l’information, quelle est la part de l’économie "réelle" par rapport à l’ensemble de la masse monétaire mondiale. La différence entre les deux n’est-elle que l’économie financière ou bien existe-t-il d’autres formes d’économies ? De quoi parle-t-on lorsqu’on évoque une "matière noire" en économie (existe-t-il des masses monétaires non identifiées ???^^) ?
                  Merci d’avance de vos réponses !


                  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 1er octobre 2008 21:39

                    "quelle est vraiment la valeur de l’argent ?"  Réponse : la confiance que vous y mettez.

                    La monnaie n’est rien d’autre qu’une promesse de payer (à la base, c’est une dette contractée par quelqu’un, qui passe de main en main). Sa valeur est donc proportionnelle à la confiance que vous avez dans la promesse de ce quelqu’un de payer ce qu’il doit...

                    Brieuc


                  • Yannick J. Yannick J. 1er octobre 2008 16:43

                    @ l’auteur :

                    Article très intéressant, parce que pas trop compliqué... (pour moi qui ne comprends rien en finance...).

                    tiens cela me fait penser, je n’ai jamais rien compris au principe de l’inflation, de la déflation, de la stagflation...
                    On nous dit que l’un n’est pas bien, l’autre non plus, enfin bref j’y comprends rien du tout...

                    tout comme il faut pas que l’euro soit trop cher par rapport au dollars mais on se plaignait quand il était à moins d’un dollar....

                    auriez vous s’il vous plait la patience d’éclairer ma lanterne vous qui êtes du métier...
                    d’avance merci !

                    cordialement à tous.


                    • FYI FYI 1er octobre 2008 17:04
                      				 				Paulson a laissé couler Lehman Brothers pour sauver Goldman Sharks 				 				

                      Le 14 septembre, après un week-end intense de tractations, le secrétaire d’Etat au Trésor américain, Henry Paulson, décide d’abandonner Lehman Brothers à son triste sort de faillite. Le lendemain, il débloque 85 milliards de dollars de fonds publics pour sauver AIG, le premier assureur mondial, mortellement atteint par les subprimes qu’il couvrait pour les banques.

                      Selon le New York Times de ce dimanche, cité par Le Figaro, une faillite d’AIG aurait coûté 20 milliards de dollars à Goldman Sachs, son premier partenaire commercial. Coïncidence étonnante : avant d’être nommé secrétaire au Trésor en 2006, Paulson était le PDG de Goldman Sachs.

                      Pour creuser le sujet : focus

                      				


                      • dazibao dazibao 1er octobre 2008 20:11

                        Bonsoir à toutes (et à tous...).

                        Les problèmes, que connaissent actuellement les USA sont avant tout un problème de dette.

                        Un problème de dette privée tout d’abord. Dette imobilière contractée par des ménages dont les capacités financières étaient insuffisantes dès avant la signature de l’emprunt. Et cette dette était gagée sur un bien immobilier, qui aurait dû prendre de la valeur au fil du temps. Seulement voila, la bulle immobilière a crevé. Les gains latents se sont transformés en pertes latentes, voire définitives, pour les banques, qui ont fait jouer leurs hypothèques devant leurs débiteurs insolvables. A ces dettes immobilières, on doit ajouter les dettes mobilières (multiplicité des crédits à la consommation...) ;

                        Un problème de dette publique également. Il faut aller consulter le site Internet de l’agence américaine, chargée de gérer la dette de l’état US pour se rendre compte de l’énormité des sommes en jeu et surtout de l’évolution extrèmement rapide des engagements américains. Pour ceux, que cela intéresse, voici le lien : www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin

                        Sachant, que les principaux détenteurs de cette dette, via les bons du Trésor américains sont : le Japon, la Grande-Bretagne et la Chinewww.journaldunet.com/management/dossiers/050791monnaies/usachine.shtml , le monde pourra bientôt remercier GW pour son incompétence et ses mensonges.

                        Il m’est d’avis, qu’il pourrait bien finir son mandat couvert de goudron et de plumes (Cf. les albums de Lucky Luke).

                        Bien à vous


                        • Robert Branche Robert Branche 2 octobre 2008 10:29

                          Un trou noir qui en appelle un autre ! smiley
                          Voir l’article "Les Trous noirs de la crise" que j’avais écrit, il y a quelques jours : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44936


                          • FYI FYI 3 octobre 2008 17:20
                            				 				Plan Paulson : la tension monte entre le peuple et les élites 				 				

                            Après l’annonce par le quotidien de l’armée américaine Stars & Stripes et de l’hebdomadaire Army Times du déploiement de 4000 soldats américains sur le territoire national, pour faire face à des actes terroristes et à leurs conséquences, et notamment pour gérer « les troubles civils et pour contrôler les foules », la tension monte à l’intérieur des Etats-Unis. Le plan de renflouement des spéculateurs est inconstitutionnel et soulève la colère de la population dont la vie quotidienne devient impossible. Les populations sont face à une mise en garde contre le « danger que l’administration Bush et les intérêts auxquels elle est liée au niveau international puisse faire usage de la force militaire pour écraser cette résistance à leur politique. »

                            Alors que le Northcom et le Pentagone tentent de démentir les articles de Stars & Stripes et de l’Army Times, en prétendant un but exclusivement « humanitaire », la journaliste et animatrice de l’émission de radio Democracy Now ! Amy Goodman, dénonce dans une tribune publiée par le Seattle Post-Intelligencer le 1er octobre, la mise en place d’un arsenal destiné à être tourné contre la population américaine. Elle rapporte une discussion avec le Lieutenant Colonel Jamie Goodpaster du Northcom, qui lui a expliqué que « néanmoins, les forces militaires auraient des armes sur place, létales et non létales, stockées dans des contenaires. Ils auront principalement des véhicules à roues, mais auront aussi accès à des chars », ajoutant que la décision de se servir de cet arsenal se prendrait au moins au niveau du secrétaire à la Défense.

                            Elle souligne ensuite que l’administration Bush s’est octroyé le droit de passer au dessus des lois empêchant de tels déploiements : « La loi Posse Comitatus de 1878 interdisait la participation de militaires dans des opérations intérieures. Mais le John Warner National Defense Authorization Act de 2007 incluait un paragraphe permettant au président de déployer les forces armées pour « rétablir l’ordre public » ou réprimer « toute insurrection ». Si cette partie du texte a ensuite été abrogée par une autre loi, le président Bush y a attaché un « signing statement » disant qu’il ne se sentait pas contraint par cette abrogation. »

                            Puis, sortant des questions légales et regardant la dynamique d’ensemble, Amy Goodman poursuit : « Avec l’opposition entre Wall Street et la population, les discussions sur des troubles survenant dans les rues américaines sont omniprésentes. (…) Sous la pression de leurs électeurs, les membres conservateurs et progressistes du Congrès ont bloqué la première version du plan de renflouement. Si l’économie s’effondre, si les gens ne peuvent plus accéder à leur épargne ou retirer de l’argent au distributeur, il pourrait y avoir de graves « troubles civils », et les soldats en question pourraient être appelés à « contrôler les foules », plus vite que l’on ne l’imagine. »

                            « L’establishment politique et financier semble complètement agacé à l’idée que les gens s’opposent à leur plan de renflouement massif qui récompense les financiers joueurs. Dans cette période d’incertitude, les gens normaux se soucient de payer leurs factures, leur nourriture, leur essence, et leur loyer ou leur prêt hypothécaire. Personne ne leur a jamais proposé d’être renfloués. Le château de carte de Wall Street s’est effondré, et les riches banquiers ne recueillent pas la sympathie auprès des gens qui travaillent. (…) En décembre 2001, en plein milieu d’une crise financière qui empêchait d’accéder aux comptes bancaires, la classe moyenne argentine s’est levée, a pris la rue, détruit les devantures des banques et a fini par forcer le gouvernement à démissionner, alors que la répression policière était forte et que la tentative de contrôle des médias avait échoué. »

                            				


                            • vieuxcon vieuxcon 5 octobre 2008 14:48

                              Bonjour Fyi
                              Votre commentaire m’interesse, et j’en aurais volontier mis une copie sur mon site. Mais déontologie oblige...
                              1 )je n’ai pas votre accord pourriez vous me le donner
                              2) je ne vous identifie pas et bien que vous citiez en partie vos sources, je ne peu pas les vérifier.

                              Je vous informe donc que j’ai mis votre post en copie sur mon forum et que je suis près à le retirer sur simple demande,
                              Que jemet comme auteur FYI non identifié.
                              Cordialement


                            • FYI FYI 6 octobre 2008 11:13

                              @vieuxcon
                              Vous avez biensûr ma permission de reprendre mon article, il suffit de me prévenir.
                              Tout ce qui permet de faire avancer le débat me va :)
                              Bien cordialement.

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