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Accueil du site > Actualités > Economie > Eux, le pétrole et nous

Eux, le pétrole et nous

Bientôt 200 ans que David Ricardo a expliqué la Théorie de la rente et qu’on a ainsi trouvé un mot élégant pour l’extorsion. Aujourd’hui, on peut aussi dire Opep... ou pétrolières. 

Si vous parlez entre quatre yeux et quatre murs à quelqu’un qui s’y connaît un peu, il vous dira que la crise du pétrole est une arnaque. Le pétrole est là et au départ ne coûte rien ; c’est une de ces ressources que la nature nous donne gratuitement, à charge pour nous d’investir le travail requis pour en tirer profit. 



Travail ? Le travail, si on parle pétrole, c’est l’extraction, le raffinage, le transport, le stockage, la distribution. Tout ça est largement automatisé, de plus en plus automatisé et coûte donc de moins en moins cher. Le coût de production réel du pétrole en dollars constants, depuis 35 ans, n’a pas augmenté, il a diminué. Le prix du pétrole, lui, depuis 35 ans s’est multiplié par 45, passant de 3 à 135 dollars le baril. Beaucoup de fric.

Combien de fric ? Échappez à tous les pièges tendus pour que vous ne le sachiez pas et passez à la réalité. La consommation énergétique de la planète est de 8 800 MTEP, dont au moins 90 % en hydrocarbures. À 7, 6 barils en moyenne par tonne et USD $135 par baril, on parle d’au moins $ 8 T par année, USD $ 8 000 000 000 000, pour les puristes. Les coûts réels de production n’ayant pas augmenté depuis 1973, 98 % de cette valeur est profit ou inflation. La production annuelle totale de la planète « vaut » USD$ 47 T. Le pétrole en représente 17 %. Un gros morceau.

Quelqu’un fait un gros profit. Profit ? C’est aussi un euphémisme. Si le profit est défini comme ce qui reste à l’entrepreneur quand il déduit le coût des intrants du prix de vente du produit, le mot est assez mal choisi, car le travail – et donc la production – du pétrole n’est pas un élément important de son coût. Le prix du pétrole est d’abord une "rente" payée au propriétaire du pétrole. L’argent prélevé est déguisé en profits, mais c’est une rente. C’est le prix que ceux qui se sont approprié cette ressource exigent pour y donner accès.

Leur droit d’en exiger ce prix repose sur la force de pouvoir en contrôler l’accès et sur rien d’autre. « La propriété » - disait Proudhon – « c’est le vol ! ». N’est-il pas évident que la terre n’a jamais été appropriée à l’origine que par l’occupation de fait d’un territoire, suivie de la force d’en exclure les autres ? Les ressources qu’elle contient n’ont jamais non plus été appropriées que par la force de conserver de façon permanente cette possession d’abord précaire. Quand on remonte la chaîne des titres d’un propriétaire sur la terre ou sur ses ressources, on n’en arrive jamais qu’à cette illégitimité initiale.

Il n’y a aucune justification morale crédible pour que les ressources naturelles appartiennent à celui qui vit à côté ou au-dessus de ces ressources. Éthiquement parlant, seule l’humanité pourrait collectivement se prétendre légitime propriétaire des ressources naturelles. Seul un gouvernement qui serait mandaté par l’humanité tout entière pourrait détenir, pour le bien commun, un droit éminent sur l’ensemble des ressources planétaires.

En l’absence d’un tel droit, exiger cette rente par la force est pure extorsion. Les ressources de la planète ne peuvent appartenir qu’à l’humanité. C’est notre patrimoine commun. Les droits souverains exercent aujourd’hui les États sur les ressources d’un territoire, au nom d’une collectivité qui ne l’occupe toujours que par droit de conquête, sont des droits bien discutables… et ils doivent être discutés.

Ils doivent être remis en question car, s’il y a vraiment pénurie, il y a force majeure et la collectivité globale doit intervenir. Si, au contraire, les raretés sont créées artificiellement pour permettre de mener des conflits et de s’enrichir, il est tout aussi important d’en finir avec cette supercherie de la carence des ressources. Qu’il y en ait ou non amplement pour tout le monde et pour longtemps… il faut partager.

Il faudrait partager. Tout indique que nous avons des réserves de pétrole et de gaz pour au moins deux siècles, sans doute bien plus. Une politique globale transparente nous le dirait. Quoi qu’il en soit de ces réserves, toutefois, les alternatives au pétrole sont de toute façon connues et disponibles - allant du nucléaire au solaire et à l’éolien - et l’impact sur les coûts de production du passage à ces énergies nouvelles devient chaque jour plus marginal. Il faudrait qu’une autorité internationale gère l’exploitation et la distribution du pétrole et éventuellement de toutes les ressources naturelles Évidemment, ça n’arrivera pas. Pas sans quelques discussions.

Partager exige une discussion avec les propriétaires. Qui sont les propriétaires ? Apparemment, surtout quelques cheiks, mais ce n’est que poudre aux yeux. Le propriétaire ne touche sa rente qui est une extorsion, que s’il a la force de l’exiger. La plupart des propriétaires en titre du pétrole ne l’ont pas. La force est entre les mains des compagnies pétrolières, lesquelles disposent de celle des gouvernements qu’ils corrompent. Ce sont les compagnies pétrolières qui déguisent leur rente sous forme de profits d’exploitation, aux divers paliers d’une structure verticale parfaitement intégrée, gardant les petits potentats locaux pour avoir des boucs émissaires sous la main.

Pourquoi ne pas discuter de partage avec les vrais proprios ? Ceux qui ont le pouvoir pourraient prendre ce qu’ils veulent de bien d’autres façons… Pourquoi la classe dominante se sert-elle du pétrole pour prélever sur la richesse globale la part qu’elle en veut ? 

Parce qu’utiliser le pétrole est simplement la façon la plus facile de le faire. L’énergie est aujourd’hui ce qu’était la terre à l’époque de Ricardo. Nous sommes tous consommateurs d’énergie. On peut donc prendre par l’énergie la ponction qu’on veut sur l’économie mondiale. Exactement la livre de chair qu’on décide de prendre sur vous, sur moi, sur tout le monde, au prorata de sa consommation d’énergie. Un commerce équitable…

Le prix du pétrole est fixé arbitrairement au niveau qu’on veut. Il n’y a pas de facteurs exogènes, car le sous-sol ne bouge pas, on n’a que les guerres et les révolutions qu’on fomente et le rapport de la demande à l’offre ne dépend que de la demande, c’est-à-dire de la croissance dont on décide pour optimiser le rendement du capital. L’autre grande arnaque, dont nous parlerons une autre fois… Quand le prix du pétrole monte, il n’y a pas de surprise ; c’est qu’« ils » veulent plus d’argent. Merci, mon Dieu, ce n’est encore que 17 % ! Ça pourrait être 20 %, 25 %…

La classe dominante s’accroche au pétrole par paresse encore plus que par cupidité, parce que cette extorsion est la plus simple des arnaques. Vendre le pétrole au prix qu’on veut est un outil efficace et ceux qui mènent le monde ne voient aucune raison d’en changer. Il faudrait les en convaincre…



Pierre JC Allard


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88 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 30 mai 2008 10:50

    Soyez réaliste un peu,car durant des dizaines d’années des pays qui ont disposé de ressources pétrolières comme seul revenu ne pouvaient développer l’activité économique et dont l’enrichissement de leur pays. (Vénézuéla,Brésil,Afrique..)

    Aujourd’hui,ce prix qui n’est que le pure produit de la spéculation frabriquée par les sociétés financières et les banques en matérialisation d’études bidons et relayées par des médias incapables d’établir la contradiction

    Toutefois ,le coté positive c’est de voir des pays dégager des richesses pour moderniser leur pays et développer leur pays.

    Ce n’est pas le cas de l’Algérie dont le régime est pourri et qui préfére exporter sa misère en Europe

    Mais si vous regardez le Vénézuela ou d’autres pays comme ceux des ex-satellites de l’euro-asie,vous verrez que le niveau de vie s’éléve et le développement économique sort de la misère des peuples entiers

     


    • Mr Mimose Mr Mimose 30 mai 2008 13:31

      Lerma qui défend Chavez et sa révolution bolivarienne ! Les bras m’en tombent !

      Bravo Lerma, el socialismo o muerte !


    • Mr Mimose Mr Mimose 30 mai 2008 13:53

      Tout à fait faux Mr Verhille, ce sont bien les compagnies pétrolières qui profitent le plus de l’argent du pétrole, les états sont souvent spoliés.

      Pourquoi les usa ne voient pas d’un bon oeil le président Chavez ? Parceque celui-ci à décider de reprendre en partie (en partie seulement) le controle du pétrole vénézuelien, ce n’est qu’un exemple parmi tants d’autres.

      Les sociétés occidentales pillent aussi les richesses de l’afrique, laissant le peuple dans la misère et s’assurant le controle du pays en versant une rente au dictateur les plus sanglants.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 16:10

      @ Lerma : N’oubliez pas qu’au palier #1 - extraction-raffinage - le marché du pétrole est un monopsone ( cartel des "SEVEN SISTERS") déguisé en monopole (Opep). En 1973, l’argent est parti presque totalement en Suisse, puis aux USA . Pour les hausses suivantes, les traces ont été effacées, mais peu de pays producteurs ont touché et conservé une part significative de la manne. Le Venezuela est aujourd’hui une exception... et attendons de voir comment cette histoire finira. Aux Émirats, où l’on investit également, personne ne doute que les vrais propriétaires ne soient offshore. Coyez-vous sincerement que le citoyen ordinaire du Nigeria s’enrichisse avec la pétrole  ?

       

      PJCA


    • Alpo47 Alpo47 30 mai 2008 16:37

      Quelqu’un pourrait il me préciser, à quel moment de la chaine, entre la nappe pétrolifère et la pompe, le prix est de 130 dollars ? Est ce le prix départ extraction ? Rendu au port du pays consommateur ? Raffiné ? Avant taxes ? J’ai perdu le fil....


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 20:56

      @ Alpo47 : par convention, au refère au prix de transaction sur le marché des denrée. Le prix fluctue constament. 130 $ est approximatif et peut etre plus ou moins au moment où vous lisez cet article.

       

       PJCA


    • el bourrico 30 mai 2008 10:57

      Mais si vous regardez le Vénézuela ou d’autres pays comme ceux des ex-satellites de l’euro-asie,vous verrez que le niveau de vie s’éléve et le développement économique sort de la misère des peuples entiers

       

      TIens, le Vénézuala n’est pas dirigé par un gauchiste qui affiche un anti-américanisme primaire ?

      Ca alors, mais il a fallu envoyer chier les institutions fianancières internationales, renationaliser l’industrie du pétrole pour en arriver là tu sais ?

      Donc, pour élever son niveau de vie et sortir son peuple de la misère, il faut prendre le contre pieds des dogmes pronés par l’Occident. Privatisation à outrance, ouverture du "marché" à la concurence étrangère subventionnée, désengagement de l’état, etc, etc.

      T’es pas à un grand écart près toi hein ? un coup c’est un horrible dictateur, un coup c’est quelqu’un qui sort son peuple de la misère...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 21:03

        @ bourrico ; "c’est un horrible dictateur, un coup c’est quelqu’un qui sort son peuple de la misère..." L’un n’exclut pas l’autre. En fait, il y a bien plus d’horribles dictateurs que de démocrates qui ont sorti leur peuple de la misère. ! ... Chacun fait le bilan à son goût.

         

         PJCA


      • tvargentine.com lerma 30 mai 2008 11:21

        el bourrico

        Tu portes bien ton nom

        Le Président CHAVEZ a été élu démocratiquement comme le Président Nicolas SARKOZY que tu destestes

        Moi,je considére CHAVEZ comme SARKOZY ,comme des progressistes qui cherchent à développer leur pays qui n’ont pas la même histoire de la conception de l’Etat dans l’organisation d’un pays.

        CHAVEZ s’est basé sur la constitution française et DE GAULLE pour reconstruire un pays ruiné par l’ultra-libéralisme

        Nicolas Sarkozy s’inscrit comme un président qui modernise un Etat et une administration qui n’a fait l’objet d’aucunes réformes de fond depuis très longtemps

         

         


        • 1984 30 mai 2008 14:55

          Arrête de fumer la moquette c’est pas bon pour la santé !

          Si tu veux des information sur ton héros ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervers_narcissique


        • Alpo47 Alpo47 30 mai 2008 11:26

          Je trouve que votre texte, ouvre des perspectives extrèmement dangereuses, en servant par avance, à légitimer une prochaine intervention militaire, comme toujours largement US, afin de s’emparer des sources d’énergie partout dans le monde....

          "... C’est à tout le monde... donc nous voulons notre part....."

          Intervention qui est déjà largement en cours, depuis des dizaines d’années, un peu partout sur la planète...Or, si personne n’est plus propriétaire de rien, il faut un "gouvernement mondial" pour attribuer les ressources aux uns et aux autres. Le rêve de certains, le cauchemar pour la majorité. Comme toujours...

          "Néocon", JC Allard ? Vous me surprenez ...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 16:26

            @ Alpo 47 : Oui, c’est en marche depuis l’affaire Mossadegh en 1953. Comme toujours, ce n’est pas la mise en commun des ressources qui est l’infamie, mais le contrôle par quelques-un de la "mise en commun". Il faut frapper sur le bon clou... Gouvernement Mondial  ? Nous l’avons depuis Bretton Woods en 1944, excluant quelques emmerdeurs comme les Soviets et les Chinois ,qu’on a un apres l’autres lentement mais sûtement corrompus... Le défi est de démocratiser ce gouvernement mondial... et ce n’est pas facile.

            PJCA


          • tmd 30 mai 2008 11:28

            Beaucoup de yaka, yfaukon, yfodrai.

            Y’a qu’a creuser dans votre jardin aussi, y’en a peut-être du pétrole !


            • Tristan Valmour 30 mai 2008 11:30

              Bonsoir M. Allard

               

              J’apprécie beaucoup votre article, même si je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous remettez en cause le droit à la propriété privée.

               

              En effet, l’Homme est un être ambivalent : à la fois social et individuel. Si l’individu n’est pas récompensé pour les efforts ou talents particuliers qu’il déploie, et que ne déploierait pas son voisin, il cesserait lesdits efforts, et le groupe n’avancerait pas. L’un des aspects de cette récompense est la propriété privée. Il m’apparaît tout à fait normal et sain qu’il y ait des propriétés plus grandes que d’autres parce qu’on ne peut ôter aux individus le loisir de se comparer aux autres, qui est un moteur d’action. Un train a besoin de locomotives et de wagons, les uns sans les autres ne sont rien. Pour le cas qui nous intéresse, si les compagnies pétrolières ne peuvent retirer un bénéfice substantiel de l’exploitation du pétrole, pourquoi voulez-vous qu’elles aillent exploiter cette huile ? Qui d’autre le fera à leur place ? Croyez-vous que si les Etats s’en chargeaient eux-mêmes, la situation serait meilleure ?

               

              Ceci étant rappelé, il apparaît aujourd’hui que les récompenses sont effectivement trop importantes, et la puissance des locomotives est telle qu’elle écrase les wagons et empêche d’autres locomotives de prendre le relais. Cela n’est pas acceptable car la Terre est peuplée d’êtres humains et tout être est égal à un autre en valeur, et lorsque les ressources sont suffisantes pour assurer un bien-être minimal, il est cynique de ne pas les partager. On n’a pas le droit de laisser son voisin mourir de faim.

               

              Ce qu’il faut remettre en cause, ce n’est donc pas le système capitaliste qui est le meilleur à ce jour, mais les excès qui en découlent. Ces excès sont mis en évidence par l’afflux des capitaux, la rapidité de leur circulation. Tout cela crée des déséquilibres dans tous les pays du monde, et fausse le marché. Les petits concurrents ne peuvent par exemple plus jouer dans la cour des grands, sauf exceptions. C’est donc un système féodal qui se met en place où les multinationales ont pris la place des anciens suzerains.

               

              Il convient donc seulement de limiter les excès, en plafonnant les revenus des personnes physiques et les bénéfices des personnes morales, tout en laissant ce plafond suffisamment haut pour ne pas décourager les initiatives individuelles qui tirent les groupes vers le haut.

               

              Ce plafond dont je parle est-il utopique ? Non, il existe déjà aux… Etats-Unis d’Amérique dans le MLS (Major League Soccer). Cela s’appelle le « salary cap ». De même, les clubs ont une masse salariale maximale qu’ils ne peuvent dépasser. Ces règles ont pour objectif de favoriser la concurrence entre équipes.

               

              Voilà pourquoi le plafonnement demeure la solution pour conserver les règles du capitalisme tout en se débarrassant de ses déviances.

               

               

               

               


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 16:46

                @ Tristan de Valmour : Vous prechez à un converti ; personne ne défend plus que moi l’entrepreneuriat. Attention, toutefois à ne pas confondre capitalisme et libre entreprise ! Quand vous parlez de retour au féodalisme, c’est bien ce que je veux dire quand je souligne que l’argent du petrole ne part pas vraiment en PROFITS mais est une RENTE.

                PJCA


              • démagozy démagozy 30 mai 2008 11:57

                Comparer Sarkozy à Chavez, c’est comme comparer Chirac à Ernesto Guevara...

                Le pétrole du Vénézuela est nationalisé, ce qui implique que l’argent de sa vente va à l’état et non à des compagnies privées ou à des familles royales...

                Les domaines des sources énergétiques, de l’agriculture, du logement et de la santé devraient être détachés de la sphère de la concurrence car ils répondent aux besoins vitaux des populations.

                Quand la propriété privée d’un bien ou d’une ressource particulière va à l’encontre de l’intérêt du peuple, elle doit selon moi être rendue illégale.

                Quant à l’exemple de la MSL, c’est franchement n’importe quoi : comme en la plupart des sports pro américains, le salary cap s’applique uniquement à la masse salariale des joueurs ; tous les revenus issus du merchandising sont "exclus" du budget des clubs et vont directement dans la poche des propriétaires des franchises.


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 17:06

                  @Demagozy : Il y a propriété et gestion. La gestion est plus efficace dans un systeme de concurrence et si celui qui gere trouve profit au résultat de sa gestion. Si vous voyez la propriété comme un droit de contrôle de dernier recours sur le décisionnel, la propriété devrait être à la collectivité, bien sûr, mais si vous voyez la propriété comme la justification d’une rente, plus elle est réduite, le mieux, car elle est un facteur d’inertie. L’evolution tend donc vers la réduction de la rente, mais c’est évidemment une longue guerre féroce... et elle ne se reglera pas demain...

                   

                  PJCA


                • ZEN ZEN 30 mai 2008 12:02

                  Le PO est une réalité qu’il va falloir affonter très prochainement. Autant que les prix montent pour nous adapter rapidement à d’autres modes de vie...selon Jancovici . Le problème est que le PO devient un alibi pour les spéculateurs et qu’il devient difficile aujourd’hui de démêler la réalité de l’intox...Que les prix augmentent, oui, mais en faveur des investissements pour d’autres types d’ énergie...

                   

                   

                  Le peak oil comme alibi ?

                  Comment démêler le vrai de l’intoxication spéculative ?..Le cours du brut se moque-t-il de la réalité des réserves ? Ou la baisse programmée de celles-ci stimule-t-elle la spéculation ?

                  « Il y a quelques managers des hedge funds là-bas qui maîtrisent la connaissance de la manière d’exploiter la théorie du pic pétrolier et le sujet brûlant de l’offre et la demande, et en prédisant audacieusement la progression choquante des prix à venir, ils ne font qu’ajouter davantage de carburant au feu de la spéculation dans une sorte de prophétie qui se réalise. »


                  Pétrole : les pays exportateurs incapables de faire face à la demande : Info ou intox ?

                  Précisions sur l’origine du prix élevé du pétrole :

                  "Comme détaillé dans un article antérieur, un calcul prudent montre que, dans le prix du baril de pétrole brut d’aujourd’hui, au moins 60% des 128 dollars sont dus à la spéculation à terme non réglementée, des hedge funds, des banques et des groupes financiers. Ils utilisent les échanges à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de New York, et les échanges inter-bancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux. Les règlements de la Commodity Futures Trading Commission du gouvernement étasunien permettent aux spéculateurs d’acheter du pétrole brut grâce à des contrats à terme sur le Nymex, en avançant seulement 6% de la valeur du contrat. Le prix en ce moment étant de 128 dollars par baril, cela signifie que le spéculateur à terme n’a qu’à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars. Cette « force » exceptionnelle de 16 pour 1 permet d’amener le prix à un niveau follement irréaliste et de compenser les pertes bancaires du subprime et des autres catastrophes au détriment de l’ensemble de la population [mondiale].

                  La mystification du pic pétrolier, c’est-à-dire l’argument selon lequel la production pétrolière aurait épuisé plus de la moitié des réserves, ce qui rend le pétrole bon marché et abondant sur le déclin dans le monde, a permis à cette fraude coûteuse de perdurer depuis l’invasion de l’Iraq en 2003 avec l’aide des principales banques, des négociants et des opérateurs pétroliers majeurs. Comme toujours, Washington tente d’en faire porter le chapeau aux producteurs arabes de l’OPEP. Le problème n’est pas la pénurie de l’approvisionnement en pétrole brut. En fait, l’offre est actuellement excédentaire dans le monde. Pourtant, le prix grimpe toujours plus haut. Pourquoi ? La réponse se trouve dans la politique manifestement délibérée du gouvernement étasunien, qui permet la manipulation effrénée du prix du pétrole...

                  ...Comme le notait le rapport du Sénat en juin 2006, Le rôle de la spéculation dans le marché pétrolier sur la hausse du prix de l’essence, « Il y a quelques managers des hedge funds là-bas qui maîtrisent la connaissance de la manière d’exploiter la théorie du pic pétrolier et le sujet brûlant de l’offre et la demande, et en prédisant audacieusement la progression choquante des prix à venir, ils ne font qu’ajouter davantage de carburant au feu de la spéculation dans une sorte de prophétie qui se réalise. »

                   

                  -L’énigme des cours du pétrole

                  -

                  Pétrole : la spéculation bat son plein

                  -

                  Le cours du brut se moque de la réalité des carburants -


                  • septix 30 mai 2008 12:15

                    Un paquet de liens moisis...

                    Zen, vous êtes un ouvreur de portes ouvertes. "Le vilain marché captialiste fait augmenter le pétrole"

                    Continuer à défendre votre cause alter-mondialiste en attendant le grand soir mais épargnez-nous vos "doctes" références creuses.

                     


                  • ZEN ZEN 30 mai 2008 12:30

                    Scepic

                    Je suis sceptique quand à votre capacité à bien lire des documents , qui ne sont pas de moi,même si je les prends en compte tout en montrant les contradictions...et à les situer dans leur contexte et dans le fil d’une démonstration...

                    J’aime le scepticisme , mais éclairé


                  • ZEN ZEN 30 mai 2008 12:31

                    N’est-ce pas votre saillie infantile qui "sent le moisi" ????


                  • Bulgroz 30 mai 2008 12:49

                    et hop, un petit lien sur contreinfo.info donné par Zen,

                    contreinfo le site qui donne en direct les toutes dernières fatwas en provenance d’Iran. Pas je jugement, pas de critique des fatwas, un site idélologiquement pur.


                  • ZEN ZEN 30 mai 2008 13:21

                    eh hop ! une nouvelle bévue de Bulgroz qui n’a pas vu ou voulu voir que je mettais en doute le premier article de contreinfo et que je m’interrogeais sur la valeur des données des autres....

                    Contreinfo n’est pas la bible, on y trouve même des info discutables...

                    Il faut lire, mon ami....


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 17:11

                    @Zen : Merci pour l’info et les références foret pertinente.

                    @ Tous : Je recommande à tous d’aller vers tous ces liens.

                    PJCA


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 17:14

                    Tous : Je recommande à tous les lecteurs d’ignorer complètement les trolls. Sans attention, ils meurent.

                     

                    PJCA


                  • septix 30 mai 2008 17:47

                    @Zen

                    C’est toujours des "grands méchants" qui gouvernent le monde. C’est ce qui ressort de vos analyses.

                    Certains de vos liens ne sont eux-mêmes que des ressucées d’opinions. Sauf le dernier qui semble avoir été écrit par un spécialiste qui a étudié la question. C’est bien pour cela que je suis sceptique comme vous dites. Donner des références qui ne sont elles-mêmes que des articles de presse, je n’appelle pas cela des sources. Mais la majorité semble penser le contraire. Je regrette, exactitude n’est pas consensus, opinion n’est pas raison.

                    Sur ce, je vous laisse à votre autosatisfecit


                  • ZEN ZEN 30 mai 2008 18:20

                    Scptix

                    "C’est toujours des "grands méchants" qui gouvernent le monde. C’est ce qui ressort de vos analyses."

                    C’est tout ce que vous avez retenu ?...

                    A quoi ça sert que Zen y se décarcasse. ?


                  • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 30 mai 2008 12:11

                    Cher Monsieur Allard,

                    Votre article aborde un aspect de la problématique qui est important : le pétrole est un bien qui devrait être géré à l’échelle plantéaire mais qui en réalité est géré par les nation que le hasard de l’histoire a placé là où se trouve els gisements. Injustice du hasard…

                    Mais votre article est biaisé. Quand vous dites, je vous cite « Le pétrole est là et au départ ne coûte rien ; c’est une de ces ressources que la nature nous donne gratuitement » Permettez-moi de m’écrouler de rire.

                    La nature ne donne rien de gratuit : tout le pétrole que l’on prélève et que l’on brûle, tout le pétrole qui a été exploité jusqu’à aujourd’hui, est perdu, totalement perdu. Et c’est ce qui invalide totalement votre article. Vous raisonnez comme si le pétrole était une ressource infinie et inépuisable.

                    Au lieu de parler en dollars, il faudrait plutôt parler en barils pour comprendre : la planète consomme actuellement 86 millions de barils par jour mais en requiert 90 et en a besoin de 140. La demande est supérieure à l’offre, donc c’est normal que le prix grimpe, mais ça n’explique pas tout.

                    Les pays producteurs savent parfaitement que les sources vont se tarir, que du pétrole il y en a plus pour longtemps, donc ils essayent de se faire un max de fric avant la fin du pétrole qui s’approche à grands pas.

                    Le pétrole est une ressource minérale, comme l’or, le zinc, le cuivre ou le platine, mais il a une particularité que n’ont pas les métaux. Quand le métal est utilisé, il existe toujours un moyen de le récupérer, de plus ou moins le recycler (par exemple récupération plomb des batteries, de l’or des contacts dans les ordinateurs). Mais le pétrole, une fois qu’on l’a brûlé, on ne récupère rien, à part un surcroît de pollution, de CO2 et un réchauffement par effet de serre. Chaque litre de pétrole brûlé est perdu à tout jamais et il n’existe pas une formule magique qui permettrait de reconstituer de l’essence à partir de la fumée qui sort d’un pot d’échappement.

                    A la fin de l’année, l’essence sera probablement à 2 euros le litre (1,60 actuellement) et l’année prochaine il devrait logiquement atteindre les 4 euros. Qui osera encore sortir sa bagnole et rouler ?

                    Il faut dès aujourd’hui bien se mettre dans la tête que la fin du pétrole est inéluctable. Je ne sais pas quand, mais de toute manière il faut nous y préparer car cela bouleversera notre société qui s’est aliénée totalement au pétrole, à la bagnole et aux transports sur de ongues distances (avions, bateaux).

                    Il se peut que nous voyions un temps un retour à l’utilisation du charbon, encore pluspolluant que le pétrole (mais l’argent n’ayant pas d’odeur) mais lui aussi, le charbon, il n’y en a pas partout, il n’yen aura pas pour tout le monde et il n’y en aura pas indéfiniment. Il faut donc repenser notre civilisation.


                    • septix 30 mai 2008 12:17

                      C’est qu’il a de belles dents le Meric..

                      Vous avez déjà posté ce commentaire me semble-t-il...


                    • septix 30 mai 2008 12:26

                      Les marchés financiers recherchent de nouvelles sources de profit. Ils se sont fait lessiver par l’immobilier (deux fois), Internet et les actions, le marché des matières premières est leur prochaine cible et le pétrole en fait partie.

                      Les "experts" peuvent prévoir des cours à deux cents dollars pour la fin de l’année si ça leur chante, il n’en savent rien. Ils auto-entretiennent le marché, chacun suit les prédictions de l’autre.

                      Pour ce que j’ai cru comprendre au travers de l’actualité, l’Opep ne veut pas augmenter sa production, la Chine et L’inde sont en forte demande, l’Irak est loin d’être en situation de production optimale. Les capacités de raffinage ne sont pas à la hauteur de la demande. L’ambiance réchauffement climatique et tout le tintouin, nous avons tous les ingrédients pour que les cours de pétrole se portent bien...


                    • Djanel 30 mai 2008 15:39

                      .

                      .

                       

                       

                      Septix fait gaffe aux antiseptiques. Un coup de javel sur la tronche et voilà que tu blanchirais mais il faut revenir au sujet.

                       

                      Vous avez voulu répondre à Méric au beau sourire de cannibale.

                       

                      En effet il nous dit que la nature ne donne rien de gratuit. La locution adverbiale « de gratuit » n’est pas correcte. Il aurait fallu employer l’adverbe gratuitement ce qui est plus joli mais je lui aurais répliqué que sa putain de merde de figure de rhétorique à la mord moi le nœud est un pléonasme car le mot donner implique nécessairement que c’est gratuit. Mais comment parler autrement car le pléonasme est utilisé en littérature pour marquer l’insistance et ici c’est le cas mais je reproche à Méric de ne pas l’avoir fait exprès.

                       

                      Ensuite je lui ferais remarquer que s’il avait voulu éviter de commettre ce pléonasme en réfléchissant sur la signification des mots, il se serait peut-être aperçu que ce n’est pas la nature qui donne mais l’homme qui se sert gratuitement sans lui demander son avis.

                       

                      S’il avait voulu dire qu’en économie rien n’est gratuit, je lui aurais répliqué que sur les gisements éruptifs comme ils le sont tous, exceptés ceux qui ne le sont pas, il suffit d’ouvrir les robinets d’un quart de tour supplémentaire pour que la production augmente et ce geste ne coûte rien par rapport au volume. Donc c’est presque gratuit.

                       

                      Mais notre cannibale au sourire angélique veut nous prouver que le prix du pétrole n’est pas spéculatif mais qu’il est déterminé par les principes de l’offre et de la demande en disant que tout ce que nous avons consommé jusqu’à maintenant est perdu et comme son style est maladroitement elliptique à nous d’ajouter que le pétrole se fait de plus en plus rare d’où sa hausse continuelle. Il a donc voulu contrer l’argument sans fondement de Monsieur Allard qui dit que du pétrole, il y en aura encore pour 200 ans.

                       

                      J’aimerai dire à Monsieur Allard que j’apprécie parce qu’il sait poser les bonnes questions pour remuer le cocotier qu’il pourrait lui arriver par inadvertance qu’une noix de coco lui tombe sur la tête et quand on connaît leur poids, on pense que çà peut faire très mal. Celle ci n’est qu’une petite noisette. En effet vous avez dit ceci : « Le travail, si on parle pétrole, c’est l’extraction, le raffinage, le transport, le stockage, la distribution » vous avez omis d’ajouter la prospection qui va coûter de plus en plus cher car il faudra le chercher là où on pensait ne pas le trouver avec certaine théorie qui sans réfuter l’origine organique du pétrole émette l’hypothèse que certain pétrole serait d’origine minérale et qu’il serait en formation continuelle sur de très longue période géologique.

                       

                      En sachant que plus le pétrole est cher et plus on trouve de gisements à exploiter car ceux qui ne l’étaient pas, deviennent rentable …. Etc… je me suis fatigué pour rien car tout le monde se fout de tout ce que je pourrais dire.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 17:42

                      @ Meric de Saint-Cyr : Je dis bien que la nature nous le donne gratuitement à charge d’y investir le travail pour en tirer profit. Ça me semble indiscutable. Indiscutable, aussi, que le pétrole s’épuisera ; la question est de savoir s’il s’epuisera avant que nous ayons trouvé une alternatice et la réponse à cette question est NON. On gagne cette course. Les derniers développements dans le solaire, par exemple, rendent cette source concurrentielle ( Il y a un article la desus sur AV, mais je n’ai pas la réference en main) . Avec le solaire comme source et l’hydrogene comme vecteur, par exemple, on a de l’energie pour... disons longtemps.

                      Si on change de source d’energie, il faut des transformation, cela va de soi, mais c’est bien la-dessus que travaille et il nY a pas de breakthrough necessaire pour y parvenir. Juste le faire et c’est ce que nous faisons. La crise de l’énergie est une arnaque, au profit de ceux qui se sont investis dans UNE forme d’energie et veulent naturellement presser le citron.

                      " Les pays producteurs savent parfaitement que les sources vont se tarir, (...) ils essayent de se faire un max de fric avant la fin du pétrole qui s’approche à grands pas." C’est bien le sens de mon article. Seulement ajouter au départ : " (La capitalisme mondial, représenté par les pétrolière et utilisant comme faire valoir) les pays producteurs de pétrole, savent parfaitement... "

                      Quant à repenser notre civilisation, OUI. Tout le monde devrait le faire chaque matin en le levant. Comme moi

                       

                      PJCA

                       

                       


                    • Mr Mimose Mr Mimose 30 mai 2008 17:45

                      Djanel, vous serez gentil avec moi j’espère, je ne tiens pas à subir votre courroux !


                    • Mr Mimose Mr Mimose 30 mai 2008 17:48

                      En tout cas Djanel, j’ai bien ris !


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 17:56

                      @ Djanel : Vous etes bien méchant avec Méric... Pour la prospection, je veux bien qu’on ajoute un petit budget, mais les ens que je connais et qui s’y connaissent me disent qu’on a identifié par satellite TOUTES les formations carbonifères, sauf celles sous les océans - on y travaille actuellement avec un bidule genre sonar - et peut-être sous la calotte glaciaire de l’Antarctique.

                      PJCA

                      Ne soyez pas défaitistes : je suis persuadé que beaucoup de gens suivent vos intervetions avec intérêts.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 22:20

                      @ Setptix : Je suis d’accord avec vous, sauf lorsque vous dites : "ils n’en savent rien. Ils auto-entretiennent le marché, chacun suit les prédictions de l’autre.", ce qui semble suggerer que des forces du marché sont
                      à l’oeuvre pour nous bâtir un avenir qui sera une surprise. Je crois, au contraire, que le systeme sait très bien où il va.

                      Il peut y avoir des bavures - et il y en aura - mais Je crois que l’on sait déja quand et dans quelle proportion, on passera au charbon, au nucléaire à l’éolien et au solaire, par exemple. Ce sera au moment qui optimisera le rendement et surtout la satisfaction pour ceux qui contrôlent le système. Les événements seront fomentés pour justifier les décisions qui seront prises. Sous l’apparence d’un désordre qui créé un illusion de liberté, nous sommes presque totalement manipulés. Sans méchanceté inutile, mais sans complaisance ; le monde est devenu trop complexe pour qu’il en soit autrement.

                      http://nouvellesociete.wordpress.com

                      PJCA


                    • fredR31 31 mai 2008 10:50

                      Mr Allard,

                       

                      Votre article "pour l’amour de Gaïa" m’a ouvert les yeux, merci.


                    • Roland Verhille Roland Verhille 30 mai 2008 12:49

                      Réflexion intéressante, comme d’habitude avec JC Allard. Quelque remarques ou compléments quand même pour alimenter la discussion avec autre chose que des insultes ou du dénigrement :

                      Sur Proudhon : Certains se plaisent à dire les choses à l’envers, Proudhon l’a fait. Le vol n’existe pas quand la propriété n’existe pas, les deux sont congénitalement liés. Et le vol, ce n’est pas la propriété, c’est sa négation, sa violation. C’est seulement au paradis où règne l’abondance que la propriété n’existe pas parce qu’elle n’y a pas de raison d’être.

                      L’appropriation de la terre à l’origine n’a pas sa source dans l’occupation du territoire. L’occupation privative des territoires s’est produite quand l’humain a commencé à les mettre en valeur en les cultivant (agriculture et élevage) ou en y rendant accessibles et utilisables les ressources naturelles (mines). La propriété à l’origine a donc semble-t-il sa source dans le travail accompli pour produire ce sur quoi porte cette propriété. Plus tard, il est possible que des appropriations se soient faites par seule occupation opérée par ceux qui ont entrevu la possibilité de mettre en valeur les territoires occupés. Pour ceux qui l’ont fait, il y a alors a posteriori légitimation de la propriété par le travail.

                      Notons encore qu’aux environ de 3 000 Av. J.-C, des Rois sont apparus, en Basse Mésopotamie ; qu’ils se sont dits et ont été crus avoir été choisis par les Dieux pour gérer leurs affaires, la terre étant propriété des dieux et non des hommes ; que petit à petit ces Rois ont évincé de leur « propriété » les hommes ayant mis en valeur cette terre, et les ont progressivement réduits à une situation équivalente à celle des serfs du Moyen-âge.

                      JC Allard accuse de vol les compagnies pétrolières et « la classe dominante » qui encaisseraient la rente du pétrole. Là il se trompe. Au temps où les compagnies pétrolières étaient quasi propriétaires du pétrole extrait, le pétrole vendu par elle était presque gratuit. Il est aujourd’hui au moins 45 fois plus cher dit JC Allard. Il est manifeste que ce sont les états, particulièrement ceux réunis dans l’OPEP, qui ont artificiellement fabriqué cette hausse du prix du pétrole brut. Et les états des pays consommateurs de pétrole en ont été les provocateurs, en grevant le prix de produits pétrolier de taxes se montant à plusieurs fois le prix hors taxes de ces produits. Comment fustiger l’arnaque des états producteurs de pétrole en innocentant celle des états des pays consommateurs comme le fait JC Allard ? Il devrait nous l’expliquer.

                      On le voit, l’histoire est une constante quand il s’agit des états. JC Allard met en cause des leurres, trompé par ceux des états dévoyés.


                      • Mr Mimose Mr Mimose 30 mai 2008 13:54

                        Tout à fait faux Mr Verhille, ce sont bien les compagnies pétrolières qui profitent le plus de l’argent du pétrole, les états sont souvent spoliés.

                        Pourquoi les usa ne voient pas d’un bon oeil le président Chavez ? Parceque celui-ci à décider de reprendre en partie (en partie seulement) le controle du pétrole vénézuelien, ce n’est qu’un exemple parmi tants d’autres.

                        Les sociétés occidentales pillent aussi les richesses de l’afrique, laissant le peuple dans la misère et s’assurant le controle du pays en versant une rente aux dictateurs les plus sanglants.


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 18:27

                        @ Roland Verhille : Vous comprenez qu’on pourrait écrire un livre sur l’appropriation par occupation et pas mise en valeur. Aujourd’hui même. dans certains pays du tiers-monde, on reconnait le droit de possession précaire sur le sol de celui qui l’a ensemencé, jusqu’à ce qu’il en ait tiré sa récolte. Mon argument essentiel, c’est que l’on n’est propriétaire qu’aussi longtemps qu’on a la force de défendre sa propriété. 

                        Le Koweït, par exemple, n’a pas la force de défendre ses gisements. Les petrolieres le peuvent, en faisant intervenir l’armée des USA. Si vous croyez que les USA le font par abnégation, je crois que vous vous trompez. Les USA obéissent aux pressions des petrolieres qui tiennent le gouvernement américain en laisse. Le fric du petrole du Koweit va aux petrolieres, a part quelques milliards de menue monnaie qu’on laisse aux émirs enturbannés pour qu’lls puissent laiser des montres en or comme pourboires au Dorchester et se rendre visisblemen dérestables.

                        Je ne peux que penser que l’Opep a été créée par les petrolières en utilisant les pays producteurs comme prete-nom.

                         

                         PJCA

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