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Accueil du site > Actualités > Economie > Evolution de la masse monétaire

Evolution de la masse monétaire

On peut se poser la question : comment évolue la masse monétaire dans l’histoire ? Une fois abandonnée toute idée d’imposition de vision dogmatique à cette notion, il reste la simple et claire vision purement expérimentale du concept.

Comment faire pour mesurer son évolution ? Le plus simple est sans doute de la mesurer en Or. Combien une unité monétaire vaut-elle d’Or dans le temps ? Mesurer cette valeur nous donnera une idée partielle de ce qui se passe, l’Or étant stable comme valeur dans un temps court (ce qui est moins clair sur un temps long où sa rareté peut augmenter avec la population si la production ne suit pas).

Le site PRO-AT nous donne une synthèse graphique intéressante avec la Livre Sterling.
Que remarquons-nous ? Logiquement la masse monétaire augmente dans le temps, dévaluant la monnaie régulièrement dans le temps.

Par contre, que faut-il noter ? Cette dévaluation se fait brutalement, sans anticipation, et à chaque fois est provoquée par une crise économique majeure (1ère et 2ème Guerres Mondiales, 1er Choc Pétrolier de 1971).

La réalité économique est donc une augmentation de la masse monétaire (ou dévaluation de la monnaie, ce qui est équivalent), la réalité politique est une volonté farouchement dogmatique d’avoir une monnaie "forte" qui ne se dévaluerait pas par rapport à l’Or (les palliers).

Donc, le dogme s’écroule devant la réalité expérimentale. Il n’a pas lieu d’être, il n’est pas en rapport avec ce qui est observé. Pire c’est le dogme, qui, étant contre la réalité de la croissance économique (et donc, où l’on comprend finalement la nécessité d’une croissance en rapport de la masse monétaire), provoque les crises sociétales globales, conduisant aux guerres (fuite en avant), ou aux dévaluations massives et brutales quand le dogme ne tient plus, avec tout le lot d’appauvrissement des exclus du système monétaire pendant les phases "stables", et la ruine brutale des rentiers pendant les phases de correction.

Or, que propose le dividende monétaire ? De faire en sorte que la croissance monétaire accompagne la croissance économique de façon régulière, progressive et lissée dans le temps. Le dividende monétaire de plus, réduit l’intérêt de la capitalisation monétaire et de la rente, à l’avantage de la capitalisation d’actifs, de l’investissement, et de la gestion dynamique du capital (rester sans rien faire ne peut que faire se déprécier un capital monétaire en décroissance par rapport à la masse monétaire globale, il faut donc investir, entreprendre, arbitrer, jouer le jeu de l’économie).

Ensuite que nous dit le graphique sur la pente de la croissance monétaire ?

De 1911 à 2009, la Livre est passée de 7,32 à 0,0658.

Soit une pente de dévaluation moyenne de (7,32-0,0658) / (2009 - 1911) = 7,4% / an.

Or donc appliquer à la masse monétaire un dividende monétaire de 7,4%, reviendrait pour la masse monétaire permanente (hors argent dette donc) de la zone Euro, en 2008 à créer environ pour chaque citoyen (estimés à 300 millions) :

7 000 000 M€ x 7,4% / 300 M = 1727 euros / an.
(Pour info, en France le RMI-RSA correspond à 5400 euros / an).

A ce rythme la masse monétaire permanente doublerait en ln(2) / ln(1,074) = 10 ans.

Dans un tel système c’est le ration de crédit-dette qui doit être ramené à 1 (on ne peut prêter que ce que l’on a, l’ensemble des dépôts d’une banque ne permet de créer que 100% de crédits), et le dividende monétaire qui tient lieu de création monétaire. Les achats et les investissements productifs des citoyens dirigent l’économie, et plus l’Etat et les Banques, ramenés à un rôle non nul, mais normal, acceptable. Les rentiers "sans risque" disparaissent naturellement (le dividende répartit la croissance, un capital non réinvesti perd mécaniquement du pouvoir d’achat en regard de la masse monétaire).

Ce n’est pas un système dogmatique comme on vient de le voir, c’est la simple adaptation à la réalité expérimentale de la mesure historique d’une masse monétaire donnée. Il s’agit d’épouser la réalité expérimentale et non pas d’imposer une vue abstraite aussi "logique" qu’elle puisse paraître, mais aussi catastrophique qu’elle puisse être devant les faits.

Aussi les conséquences du dividende monétaire ne sont pas un choix doctrinal de société, c’est la simple acceptation de la mise en oeuvre locale, individuelle, de la Loi globale de l’économie à très long terme, telle qu’elle est, telle qu’elle apparaît : Seuls les choix de l’offre (investissements, entreprises) et de la demande (les achats), en sont le moteur fondamental, la monnaie n’en étant que la mesure.

Expérimenter, mesurer, s’adapter, telle devrait être la méthode.

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29 réactions à cet article    


  • ObjectifObjectif 27 janvier 2009 14:29

    Magnifique article !

    Cela revient à bien séparer les métiers :

    • une banque stocke et transfère la monnaie ;
    • les citoyens établissent et reçoivent les crédits, de manière égalitaire, éventuellement en proportion de la valeur ajoutée que leur travail a créé dans le pays.
    Une bonne vulgarisation de l’idée de cet article figure ici : L’ile des naufragés

    Pour aller plus loin, on peut aussi voir qu’une instabilité du système économique global provient du décalage mécanique entre :
    • ceux qui sont payés en proportion de la valeur de ce qui passe entre leur main,
    • et ceux qui sont payés au forfait horaire.
    Cela serait réglé si le capitalisme était complet, car il semble qu’il soit actuellement amputé de sa partie la plus humaine (quelle coincidence smiley :
    • dans une entreprise, ce sont les humains qui comptent le plus ;
    • pourtant, il ne sont pas évalués dans le capital, donc ils ne sont ni rétribués en proportion de la valeur ajoutée créée par l’entreprise, ni assez estimés pour participer aux prises de décisions de l’assemblée générale des actionnaires.
    Si le capital humain était pris en compte et valorisé au même titre que les autres éléments du capital, alors un salarié :
    • serait payé au forfait horaire, pour ses frais d’exploitation,
    • il serait logiquement rétribué proportionnellement à la valeur ajoutée créée, par le versement des bénéfices aux actionnaires,
    • et il pourrait participer aux décisions stratégiques.
    Le valeur en capital d’un humain est bien estimée aujourd’hui, par exemple dans les tableaux des assurances sur la vie.

    Cordialement, à tous !

    • Internaute Internaute 27 janvier 2009 15:08

      (rester sans rien faire ne peut que faire se déprécier un capital monétaire en décroissance par rapport à la masse monétaire globale, il faut donc investir, entreprendre, arbitrer, jouer le jeu de l’économie).

      Attention ! L’emballement économique est une nuisance à terme. L’obligation incessante d’aller de l’avant, de consommer, de créer, de tirer du profit de tout ce qui nous passe dans les doigts sous peine de régresser brûle la planète et provoque l’insatisfaction permanente des individus.

      Il faudrait arriver à une économie en plateau, sans croissance, qui suffit juste à sa simple survie. Les industries devraient pouvoir vivre uniquement du marché de remplacement. Cela peut paraître utopique mais la course au toujours plus nous mène droit au mur, c’est une évidence.

      Ikings a une autre idée, celle de la masse monétaire constante et des prêts sans intérêts. Les prix chutent et au moment de récupérer son capital on s’est enrichi de la création réelle de richesse obtenue grâce à lui. Le pêteur ne prêtera qu’à celui qui a la capacité de rembourser puisqu’il perdra tout sil n’est pas remboursé. C’est donc un système qui évite les bulles spéculatives. Ikings propose aussi un impôt monétaire qui pousse tout le monde à dépenser car l’argent qui reste sur son compte paye une taxe mensuelle. Ce système évite la ponction bancaire et met l’argent là où il crée effectivement de la richesse, c’est à dire dans les entreprises. Il paraît que le système a parfaitement fonctionné en Autriche à Wörgl en 1933.


      • Galuel Galuel 27 janvier 2009 16:28

        La croissance infinie est inarrétable. L’immatériel ne brûle pas la planète, l’économie d’internet n’a besoin pour se développer sans fin que d’un flux d’énergie finie. Le thème de la croissance infinie impossible ne correspond pas à la réalité, mais à une vision matérialiste de la réalité, qui nie et ne comprend pas toute la création "spirituelle" (musique, livres, cinéma, vidéos, logiciels, jeux, mondes immatériels etc...).

        L’impôt monétaire est une mauvaise idée elle donne le sentiment de spolier, alors le dividende monétaire arrive à un résultat similaire, d’une façon positive. Si vous avez 10 000 dans l’économie et 10 personnes, donner 1000 à chacun revient à imposer de 50%. Avec le dividende monétaire il n’y aucune limite, avec l’imposition arrivé à zéro vous ne pouvez plus imposer (c’est ce qui se passe lors des crises déflationnistes dans un monde d’argent dette - négatif donc).


      • gdm gdm 27 janvier 2009 21:02
         
         
        @Galuel
        Vous opposez une "realité économique et une "realité politique". Cette prétendue opposition est mal fondée. L’augmentation de la masse monétaire dépend aujourdhui de la Banque Centrale. Une banque Centrale est le mandataire de l’Etat, gestionnaire de la monnaie de l’Etat. Depuis qu’il existe des Banques Centrales, la quantité de monnaie a augmenté par l’action des Etats, et donc par les choix des Etats et des Banques Centrales.

        L’augmentation de la masse monétaire ne provient pas d’une "realité économique". Lorsqu’il n’existait aucune banque centrale, la quantité de monnaie augmentait peu. Les ajustements des prix se faisaient par rapport au prix de l’or, a la hausse ou à la baisse. La quantité d’or utilisée pour la monnaie augmentait selon la production des mines d’or.

        Le préténdu "dogme" que vous dénoncez dans votre article n’existe donc pas. Lorsqu’un Etat soutient une politique de "franc fort", de "monnaie forte", c’est un choix économique conjoncturel. Ce n’est pas un dogme.

        Vous parlez ensuite de "realité expérimentale". La science économique n’est pas une science expérimentale. La "realité expérimentale dont vous parlez n’existe pas.

        Vous prétendez que ce "dogme" serait contraire à la croissance économique. Il ne s’agit pas de juger de la validité d’un dogme mais plutot d’une politique monétaire d’un Etat à un moment donné, pendant une période donnée. Votre analyse globale est criticable.

        Vous parlez ensuite des "exclus du systeme monétaire". Qui désignez-vous par ces mystérieux "exclus" ? les pauvres ? Les pauvres ne sont pas exclus du systeme moéntaire. Ils n’ont pas d’argent. C’est différent.

        Vous parlez de "croissance monétaire" en faisant le parallele avec la "croissance économique". Peutetre désignez vous par "croissance monétaire, ce qui serait en realité, une accroissement de la masse monétaire. Cette masse monétaire varie pour des causes proches, mais différentes de la croissance économique.

        Par exemple, le professeur Baumol a démontré une formule mathématique complexe, et incontestable, qui indique la masse monétaire minimale nécessaire aux aux échanges. Cette masse monétaire dépend de cinq parametres tres précis. La croissance économique est plus complexe.



        • Galuel Galuel 27 janvier 2009 21:27

          Votre discours est sans aucun fondement. Pour ma part comme je le montre dans cet article je me base sur des faits scientifiquement vérifiables et une observation sur 100 ans de l’évolution de la masse monétaire. Cette évolution réelle est à contre sens des dogmes économiques.

          Ensuite on peut nier l’expérience, les faits, les données expérimentales, dans ce cas c’est de la Religion, du Dogme, de la Croyance en ce qu’on veut, mais ce n’est pas de la Science.


        • gdm gdm 27 janvier 2009 23:06
           
          @Galuel
          Vous pouriez objectez que mon discours serait mal fondé. Mais vous ne pouvez pas valablement affirmer que mon discours serait "sans aucun fondement". En effet, j’ai enoncé plusieurs critiques distinctes. Vous ne m’objectez aucun argument précis sur aucune de mes critiques.

          Votre réponse ne me répond pas. En particulier, vous ne répondez pas sur ma critique de l’existence du prétendu "dogme" sur lequel vous fondez un partie de votre raisonement.

        • Galuel Galuel 28 janvier 2009 09:21

          Faites un tour du côté de l’Allemagne par exemple.


        • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 01:03

           Premier point : il n’existe aucune quantité de monnaie idéale. N’importe quelle quantité suffit à assurer les échanges, et aucune augmentation de cette quantité ne représente un enrichissement. Cela vient que l’or, ou le papier ne se mange pas, et ne sert à rien d’autre qu’à l’échange, actuel ou différé.
          Deuxième point : retracer l’histoire de l’augmentation de la "masse" monétaire n’est rien d’autre que de retracer l’histoire de l’invention des Banques centrales, et de la nature intrinsèquement inflationniste de l’état.
          Troisième point : cette inflation, si elle ne crée en soi aucune richesse, permet à l’état de répartir à sa discrétion les richesses. En effet, l’augmentation de monnaie ne se répand pas instantanément dans la société, et les premiers servis sont les gagnants, les derniers les perdants de l’inflation.

          Le chemin à venir est entre deux alternatives : l’hyperinflation, ou un social-fascisme, voire les deux. Le remède, l’abolition des banques centrales et la liberté de la création de la monnaie, c’est à dire le retour à une monnaie assise sur l’or, l’argent, un métal, un panier de marchandises.... peu importe, c’est le marché qui a crée la monnaie or, il sait faire.. foutons lui la paix.


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 09:34

            @PEPIRATE

            "Premier point : il n’existe aucune quantité de monnaie idéale. N’importe quelle quantité suffit à assurer les échanges, et aucune augmentation de cette quantité ne représente un enrichissement. "

            Non c’est faux.

            Globalement l’économie de 2009 vaut plus que celle de 1985, sinon ça signifierait que les biens et les services seraient globalement les mêmes ou inférieurs, en qualité et/ou quantité. Ca signifierait en outre que les investissements faits en 1985, n’auraient globalement pas fonctionné, ce qui est visiblement archi faux aussi.

            Vous ne comprenez pas la croissance globale de la valeur de l’économie qui s’accompagne d’un enrichissement individuel moyen considérable, ainsi qu’une vision 4-Dimensionnelle de la réalité, dans l’espace ET le temps, où Economie (2009) > Economie (1985).

            Ainsi la possession d’un PC connecté à internet en 2009 a une valeur incomparablement plus importante que la possession d’un livre en 1905. C’est ce qui justifie l’augmentation globale de la masse monétaire. La masse monétaire globale DOIT être la mesure de la croissance globale de l’économie. Sinon vous tuez l’investissement et l’innovation, et aboutissez à des cycles déflationnistes (les investisseurs perdent globalement leur mise, non pas manque de demande, mais par manque de monnaie).

            C’est dû à l’innovation, qui dans une économie stable (Moyen Age) , n’existait pas ou peu.

            Chaque individu ou groupement en 2009 peut justifier de biens à échanger comparativement bien plus importants qu’en 1985, et la valeur des échanges réalisés avec ces biens est bien plus importante.


          • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 10:03

             Vous répondez faux, en argumentant que l’économie de 2009 "vaut" plus que celle de 2008 ou antérieure. Dit clairement, cela revient à postuler que l’offre de monnaie doit évoluer en fonction d’un ou plusieurs de ces critères suivants : la monnaie doit croître avec la démographie, avec le "volume des échanges", avec le "volume de la production", tout cela afin de maintenir un "niveau de prix constant". C’est ce que font les banques centrales, qui mesurent avec des instruments très imparfaits le "niveau des prix", afin notamment de détecter une dérive inflationniste.

            Par contre, et c’est là le point qui démonte absolument cette théorie (dont vous êtes un interprète confus), c’est que un niveau de prix constant est une illusion. En effet, comment savoir si une variation d’un prix sur un produit est du à une modification de l’offre et de la demande sur le produit même, à une variation de l’offre et de la demande de monnaie, ou à un gain ou une perte de productivité lors de la production du produit ? Impossible. 
            Notamment pour le dernier point, un niveau de prix constant pour un produit particulier qui coûte moins cher à fabriquer masque une inflation bien réelle.
            Il faut bien comprendre qu’une inflation monétaire ne se répand pas instantanément dans le circuit, et que les premiers servis sont les gagnants, les derniers les perdants de la perte de valeur de la monnaie.


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 10:18

            @Peripate

            "En effet, comment savoir si une variation d’un prix sur un produit est du à une modification de l’offre et de la demande sur le produit même, à une variation de l’offre et de la demande de monnaie, ou à un gain ou une perte de productivité lors de la production du produit ?
            "

            Dans votre réflexion vous ne parlez que de gain ou de perte de productivité, d’offre et de demande, or je ne vois nulle part trace de l’innovation. L’inflation est une chose, la croissance une autre, pourtant les deux supposent une hausse des prix globalement. Les besoins de 2009, valent plus cher, et ne sont pas les mêmes que ceux de 1985, les produits n’ont plus grand chose à voir entre eux, ils sont le fruit d’un investissement.

            Si j’appelle PI le prix de l’innovation et PE le prix de l’existant alors en économie de croissance :

            PE(A+1) < PI(A) + PE(A) (l’innovation et l’existant d’hier valent moins que l’existant d’aujourd’hui)...

            ET

            PI(A+1) + PE(A+1) > PI(A) + PE(A) (Globalement l’économie croît, c’est à dire que les investisseurs GLOBALEMENT s’attendent à gagner plus que ce qu’ils ont investi, sinon ils n’investissent GLOBALEMENT pas, ou dit autrement l’investissement GLOBAL ne compensera pas la déflation GLOBALE).

            Ce que vous ne voyez pas peut-être parce que vous n’êtes pas entrepreneur. Mais je suis entrepreneur. Si j’investis 1000 je m’attends à gagner 2000, sinon je n’investis pas. Je me fous de savoir si les 2000 que je gagne valent plus en valeur ou pas que les 1000 que j’ai mis, ça n’a aucun sens. Ce qui a du sens c’est que ma "dette" de 1000 en monnaie, ne sera pas payée si je ne gagne pas 2000 en monnaie.

            Or si chacun investi 1000, pourquoi y aurait-il globalement des perdants ? Il n’y a aucune raison intrinsèque à cela (il peut y avoir des raisons d’erreur d’investissement, mais il est absurde de bloquer une masse monétaire qui ferait MECANIQUEMENT perdre 50% des investissements indépendamment de leur utilité).

            Si chacun investit 1000, et qu’au final globalement on ne récupère que 1000, vous n’aurez pas les conditions requises pour l’investissement.

            Relisez l’article.


          • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 11:41

             Oui, j’aurais pu parler de l’innovation, mais ça ne change rien. Maintenant, attention, il y a un profond malentendu : je n’ai absolument pas évoqué la question de bloquer la masse monétaire. J’ai tenté de mettre en évidence qu’un "pilotage" de la monnaie est, ou absurde, ou profite aux cercles proches des émetteurs. Il va de soi que le marché est le mieux placé pour la création monétaire, comme il est le mieux placé pour la fabrication de chaussures.
            Maintenant, dans l’explication que vous fournissez, il y a une erreur fondamentale : vous faites comme si le prix de la monnaie était l’unité de compte exprimée. Or, si la monnaie a un prix (un rapport d’échange), le prix de la monnaie est un tableau qui contient une multitude de rapports d’échange avec différents produits du marché. Le prix de la monnaie est donc le pouvoir d’achat de cette monnaie. Ce qui veut dire très précisément que dans votre exemple poussé à l’absurde, un entrepreneur qui investirait 1000 unités, et qui n’en récupérerait que 500 ferait malgré tout un bénéfice si entre temps le pouvoir d’achat de la monnaie était multiplié par quatre.

            Donc, au lieu de relire l’article, je ne peux que vous inciter à lire de la véritable économie.


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 11:54

            Votre "véritable économie" ne marche pas, en tout cas pas bien du tout, elle enrichit quelques uns sans rapport avec la création de richesse au détriment de 99% des autres vous devriez donc avoir un peu d’humilité.

            C’est absolument insupportable de lire des défenses d’un système monétaire qui avantage quelques uns au détriment de tous les autres depuis 100 ans. C’était l’Etat, (fonctionnaires, fournisseurs de l’Etat), et depuis 1971 les Banques.

            La monnaie créée n’a aucune valeur lors de sa création, la monnaie n’a de valeur qu’une fois échangée. L’argent dette est au bénéfice exclusif des émetteurs monopolistiques de cette monnaie de singe, détruite une fois remboursée, mais bien payée par des intérêts bien positifs eux.

            Créer de l’argent dette est une fausse création qui crée des crises déflationnistes, vous pouvez nier la réalité, mais tous ceux qui regardent la réalité en face l’ont bien vu, c’est terminé ces affirmations oiseuses sans aucun fondements autre que l’Ego qui refuse d’avoir eu tort.

            Je conçois parfaitement que depuis 100 ans toutes les tentatives de mettre en place une monnaie réelle et positive se soit heurtée aux tenants de ce système fallacieux, mais c’est assez, ça n’ira pas plus loin, parce qu’il va falloir maintenant que les Banques payent une dette impayable et la récréation est terminée, elles ne feront plus de bénéfices indus.


          • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 11:59

             C’est incroyable d’être aussi mal compris. Où avez vous lu une défense du système actuel ? N’y avez pas plutôt lu une critique fondamentale du système des banques centrales ? 


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 12:12

            Le problème n ’est pas celui des Banques Centrales. Le problème est celui de la monnaie. Comment crée-t-on de la monnaie ? Si on crée de la monnaie c’est un contrat entre tous les citoyens, elle n’a aucune valeur en tant que monnaie créée, elle doit donc être répartie entre tous, ce qui sert à valoriser les échanges des biens et des services.

            Je vous invite à lire ce post : http://creationmonetaire.blogspot.com/2009/01/questions-simples-calculs-simples.html

            Ainsi que celui-là : http://creationmonetaire.blogspot.com/2009/01/lle-des-naufrags.html

            Si vous ne répondez pas à la question de comment on crée de la monnaie de façon équitable dans une société vous ne répondez pas à la question de ce qu’est l’économie.

            La Banque Centrale a les outils pour gérer convenablement la masse monétaire, ce qu’elle n’a pas c’est le pouvoir de créer de la monnaie. La dette n’a jamais créé de monnaie.


          • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 12:46

             L’idée de créer de la monnaie de façon équitable est absurde. La monnaie est une marchandise dont la particularité est de permettre l’échange, immédiat ou différé. En soi, la monnaie ne sert à rien d’autre, en augmenter autoritairement la masse ne crée aucune richesse supplémentaire, Ce sont les Banques Centrales qui créent la monnaie, dire le contraire est un non-sens. 
            Vous pouvez lire la toute récente traduction d’un ouvrage majeur de Rothbart sur cette question.


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 12:58

            Je ne commenterai plus vos posts, vous affirmez des choses de façon péremptoires, n’essayez pas de comprendre quelque chose que vous n’avez jamais étudié (et pour cause puisque ça n’est pas ce qui est en place), et ne lisez pas les références que l’on vous donne pour les étudier.

            Vous n’apportez donc rien à la démonstration que je fais, ça n’a aucun intérêt.


          • Le péripate Le péripate 28 janvier 2009 13:03

             Pas de problèmes. Personne n’est obligé d’apprendre.


          • Thorgal 28 janvier 2009 13:31

            je voudrais juste reagir a l’assertion qui pretend que posseder un ordinateur en 2009 a une valeur incomparablement plus importante que posseder un livre en 1905. Tout ceci est bien entendu subjectif. Je peux lire un livre sur une ile deserte restee vierge des installations modernes (electriques), je peux difficilement faire tourner mon PC avec les moyens du bord dans les memes conditions ... Je peux bruler le livre si j’ai besoin de faire partir un feu, je peux difficilement faire bruler mon PC. Je peux me "t..rcher" le derriere avec les pages du livre, je peux difficilement le faire avec mon PC. Bref, on peut trouver d’autres usages interessants. Les choses ont une valeur subjective, qui depend de l’environnement dans lequel elles sont sollicitees. Pourquoi comparer ces choses de maniere objective (pseudo-scientifique) lorsqu’une telle approche n’a pas vraiment de pertinence ?

            Par ailleurs, si on considere non pas l’ordinateur mes disons les tel. portables, ceux-ci ont besoin pour leur fonctionnement d’un composant appele coltan (http://en.wikipedia.org/wiki/Coltan), qui est fabrique a partir du tantalum. Le Congo produit a peu pres 25% du tantalum au niveau mondial. Est-ce que la valeur economique (selon ce que l’auteur signifie dans ses commentaires) d’un tel portable prend en compte la degradation de la biosphere au Congo (gorilles menaces, pollution, conflits, etc) ?

            La question est donc in fine : la valeur d’un livre en 1905 a t-elle disparu en 2009 ? je ne pense pas. La valeur d’un ordi en 1990 a -t-elle disparu en 2009 ? completement. Les ordis de 2009 auront-ils une valeur dans 10 ans ? j’ai de gros doutes ... 


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 13:39

            Si la valeur d’un PC en 2009 n’était pas supérieure à celle d’un livre en 1905, aucun investisseur n’aurait investi 1 kopec pour créer des PC qu’il vendrait moins chers ou aussi chers, que s’il avait investi la même somme pour créer des livres.

            Vous ne raisonnez pas en terme d’économie de croissance et de retour sur investissement.

            L’homme investit. Il s’attend à ce qu’il investit globalement en 1905 rapporte plus en 1910 et ainsi de suite. Si ce n’est pas le cas, il n’investit pas et la société stagne. La monnaie investie est une dette qui se doit d’être remboursée avec une plus value.


          • Thorgal 28 janvier 2009 13:48

            je voulais reagir sur le cote subjectif de ce que le systeme economique pretend etre, bien resume par votre dernier commentaire. La logique que vous evoquez est tout a fait juste, lorsqu’elle pretend regir la dynamique du monde. Or, ce n’est pas le cas. Mais ceci est un autre debat. Si l’economie s’ecroulait et ne se relevait pas, bcp y verraient la mort de la societe (ou stagnation), etc, etc. Bien entendu, ce ne serait pas le cas. Nous vivons dans un systeme dynamique (a tendance chaotique), economie ou non. L’economie pretend juste optimiser cette nature plus fondamentale. Et c’est lorsqu’elle tente de remodeler cette nature (de maniere plus lineaire) qu’elle se fait avoir. Mais encore une fois, ceci est un debat different. Alors vous pouvez garder votre PC de 2009, et moi mon livre de 1905, de preference celui contenant l’article qui a fait la reputation d’Einstein avec la relativite restreinte de 1905 smiley


          • xa 28 janvier 2009 14:59

            "Si la valeur d’un PC en 2009 n’était pas supérieure à celle d’un livre en 1905, aucun investisseur n’aurait investi 1 kopec pour créer des PC qu’il vendrait moins chers ou aussi chers, que s’il avait investi la même somme pour créer des livres."

            Franchement, je ne comprend pas cette phrase. Surtout de la part d’un entrepreneur !

            Vous inversez le problème. Ce n’est pas parce que le PC a plus de valeur qu’on a investit. C’est parce qu’on a investit, et que l’innovation a trouvé son marché, qu’on a un ROI !

            On investit, comme vous le dites juste après, parce qu’on ESPERE un retour sur investissement. 

            Si je prend bêtement votre phrase, on pourrait en déduire que Bic a eu tord de se lancer dans la fabrication de briquet, puisque cela se vend nettement moins cher qu’un livre.



            Thorgal a parfaitement raison lorsqu’il souligne que dire, de manière absolue, qu’un ordinateur a plus de valeur qu’un livre ou qu’une bouteille d’eau est une erreur.

            Dans notre société occidentale, disposant de l’electricité et d’un réseau informatique dense fournissant une multitud de services, un ordinateur a plus de valeur qu’un livre lambda. 

            Mais en plein milieu d’un désert, 25l d’eau ont une valeur incomparablement supérieure à un ordinateur coupé de son réseau électrique. Et sur une ile déserte, un livre, utilisable sans électricité, doit avoir aussi une valeur supérieure à un ordinateur qui n’est, dans ce cas, qu’une boite prenant de la place(un siège ?).


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 21:49

            Vous perdez le fil, et tentez de comprendre des notions relatives quand il faut analyser la valeur GLOBALE des choses. Si un investir investit 1000 (en monnaie) effectivement il espère gagner 2000 (en monnaie). Or s’il y a 10 000 dans l’économie, 10 investisseurs sauront pertinemment que c’est mécaniquement impossible.

            Ensuite il faut contempler ceci : http://1.bp.blogspot.com/_q_mHWDXlFMU/SX6c2ogqkDI/AAAAAAAAALQ/WKMta5Vrrcg/s 400/Livre+Sterling+en+Or.jpg

            Et la lumière se fait. Tout le reste n’est que conjectures sans aucune importance, puisqu’il s’agit là de la réalité expérimentale.

            La masse monétaire croît avec la croissance qu’on le veuille ou non, quand on veut la bloquer cela débouche sur des crises globales.


          • Galuel Galuel 28 janvier 2009 23:31

            Le sujet n’est pas de modeler ou pas quoi que soit.

            Le sujet c’est la création monétaire rien d’autre.

            La seule et unique façon de créer une véritable monnaie, est, quand on en crée plus de la distribuer égalitairement entre chaque citoyen de la zone monétaire.

            C’est tout c’est aussi simple que ça. Toute autre type de création monétaire se fait au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous, et la création de monnaie par de la dette n’est pas une création monétaire, mais une arnaque de fond.

            Après on peut nier les faits, la réalité objective, ce qui se passe depuis 100 ans, ne pas vouloir comprendre ce qu’est que créer une monnaie et la façon de "l’injecter" dans une économie sans léser personne etc... C’est ne pas être en accord avec l’expérience, ne pas avoir une démarche scientifique de base.


          • gdm gdm 28 janvier 2009 23:53
             
            @Galuel
            Péripate a raison d’affirmer que la masse monétaire peut etre rendue aussi faible qu’on le souhaite. Le professeur Baumol l’a démontré dans une celebre formule mathématique :

            Notons M la masse monétaire minimale, b le coût moyen d’une transaction, r le taux d’intérêt, T le flux de transactions, T/M le nombre de transactions.

            On a la formule : M = racinecarrée(2*b*T/r)

            Lorsque le coût b est faible, la masse monétaire minimale est faible. Si le taux d’intérêt est bas, la masse monétaire optimale peut augmenter sans risque.


          • Galuel Galuel 29 janvier 2009 08:07

            Je suis désolé d’insister, mais tout ceci procède d’une vision Newtonienne de la réalité, l’économie n’est pas stable dans le temps, elle croît.

            Vous pouvez rêver à tout ce que vous voulez, tenter de tordre la réalité à vos souhaits, la réalité objective, expérimentale, vérifiable qui doit être admise et comprise par tout scientifique digne de ce nom, ce ne sont pas les belles théories mathématiques c’est cela : http://1.bp.blogspot.com/_q_mHWDXlFMU/SX6c2ogqkDI/AAAAAAAAALQ/WKMta5Vrrcg/s 400/Livre+Sterling+en+Or.jpg

            Si vous n’êtes ni physicien ni entrepreneur, quel rapport entretenez-vous donc avec la réalité ?

            Acceptez la Loi de l’Expérience et faites avec la réalité, l’économie n’est pas ce que vous souhaitez qu’elle soie, elle se plie à des Lois expérimentalement vérfiées. La masse monétaire augmente dans le temps, c’est un fait, et les tentatives d’y adosser des règles qui n’accompagnent pas ce fait mènent à des crises cycliques.

            Réveil.


          • pepin2pomme 28 janvier 2009 07:48

            Pour Galuel ...
            Le calcul de la perte annuelle est faux.
            Si en 98 ans (de 1911 à 2009) la Livre est passée de 7,32 à 0,0658 grammes, la dépréciation annuelle moyenne D se calcule avec la formule Cn/C0=(1-D)^n avec Cn=0,0658, C0=7,72, n=98.
            D’où D=1-exp(ln(Cn/C0)/n)=4,7% et non 7,4% !!!
            Du coup, la suite des calculs, basée sur ce résultat est fausse aussi. Dommage, car le sujet est intéressant et édifiant.
            A+

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