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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il baisser le pouvoir d’achat ?

Faut-il baisser le pouvoir d’achat ?

Dans un article du Point, Jacques Attali déclare : « Nous avons trop de pouvoir d’achat ! » et il ajoute : « La liberté d’un pays, c’est sa compétitivité ». Nicolas Sarkozy aurait-il tort de vouloir augmenter le pouvoir d’achat ?

Sarkozy est un politique. Quand il dit qu’il veut augmenter le pouvoir d’achat, il ne s’intéresse pas au pouvoir d’achat de tous les Français, mais à celui des Français qui risquent de ne pas voter pour son parti aux prochaines élections s’ils sont déçus par des promesses non tenues, sans oublier ceux qu’il faut récompenser parce qu’ils l’ont aidé à gagner les dernières élections.

Attali est un économiste. Il ne pense pas aux prochaines élections, mais à la place de la France dans le monde. Les solutions qu’il propose ont pour but d’enrichir la France, pas d’enrichir certaines catégories de Français. D’où cette étonnante déclaration qui n’a certainement pas dû plaire à Sarkozy.

J’ai expliqué dans un article précédent que la clé du pouvoir d’achat, c’est la compétitivité des entreprises, et que l’État ne peut rien faire pour l’augmenter. La seule solution est de lancer des plans à long terme dans les entreprises, avec des chapitres formation, innovation, productivité et qualité. C’est dans ce sens que j’ai lancé un appel au Medef et aux syndicats.

À la réflexion, augmenter le pouvoir d’achat des Français ne veut pas dire grand-chose. D’après l’Insee, la moyenne des revenus imposables l’année dernière était de 1 685 euros par mois. Le premier quartile était de 1 029 euros par mois, le troisième quartile de 26 000 euros par mois. La dispersion des revenus est donc très grande. Par ailleurs, les modes de vie des Français sont très différents. Par exemple, les dépenses de logement dans la région parisienne sont beaucoup plus élevées qu’en province. Certaines dispositions fiscales peuvent augmenter sensiblement le pouvoir d’achat pour les uns, et le diminuer pour les autres, ce qui a été fait depuis six mois, mais l’Etat est bien incapable de relever globalement le niveau de vie de tous les Français. La France n’est pas une entreprise dont le patron décide de relever tous les salaires.

Jacques Attali fait remarquer fort justement que les prélèvements obligatoires sont trop élevés et mal répartis. La commission qu’il dirige va donc proposer une révision générale de la fiscalité. Si cette proposition est adoptée par le gouvernement, les effets sur l’économie seront positifs, très positifs même, mais pas immédiats. Le contraste entre le mode de vie de la classe dirigeante et celui de la classe moyenne provoque un tel sentiment d’injustice que la plupart des gens qui travaillent sont amers, désabusés, découragés. Il suffit de voir le nombre de dépressions nerveuses dans les entreprises. Pour leur redonner courage, pour réveiller leur motivation et leur créativité, il faut commencer par réduire les injustices sociales. C’est sans doute ce que l’Etat peut faire de mieux pour participer à l’amélioration de la compétitivité.

« Nous avons trop de pouvoir d’achat ! » Cette exclamation est évidemment une boutade. Toutefois, il n’est pas raisonnable de fixer comme objectif une augmentation du pouvoir d’achat, en prétendant, de plus, qu’on va le faire à court terme, puisque c’est une conséquence de la compétitivité et des prélèvements obligatoires que le gouvernement est bien incapable de réduire sans creuser encore le déficit.


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55 réactions à cet article    


  • Terran 4 décembre 2007 12:58

    Vous expliquez que la compétitivité est la clef de la richesse.

    C’est pathétique car cette même notion est en train de foudroyer la planète et la bio-diversité qui va avec.

    Au lieu de vouloir des produits toujours moins chers nous devrions passer à l’étape qualité maximale, produits réparables. Produits évolutifs. C’est d’autant plus vrai que cela diminuera énormément la quantité d’énergie consommée.

    Faire primer la qualité sur la quantité est le chemin à suivre, les ressources de la planète sont limitées.

    L’homme est rendu à un niveau de technologie tel qu’il n’a pas besoin de travailler beaucoup pour vivre.

    Prôner l’inverse, c’est mettre en péril les générations futures.


    • geko 4 décembre 2007 14:41

      @Terran vous confondez compétitivité et volume de production-consommation. La compétitivité peut très bien passer par la qualité......pour peu que le pouvoir d’achat suive et que les gens demandent de la qualité !! Parceque même si le pouvoir d’achat est très faible il reste un pouvoir entre les mains de chaque citoyen qui se trouve être aussi un client.

      Par exemple acheter des produits isolants naturels ou de légumes issus de l’agriculture raisonnable "bouffer moins, mieux s’alimenter ! Les allemands sont compétitifs parcequ’il font de la qualité et ce depuis longtemps !

      La compétitivité est la capacité d’une entreprise à affronter des situations de concurrence, de rivaliser avec autrui => acquérir des parts de marché de manières durables.

      @Lerma je ne vois pas ce que les 35 heures viennent foutre ici parcequ’on peut travailler plus et beaucoup plus mal donc à l’arrivée réduire la compétitivité.

      Il est vrai que dans le contexte actuel de mondialisation on l’assimile à vendre au prix le plus bas...pour faire tourner la machine à pognon de plus en plus vite au profit de quelques uns qui dans notre cas se trouvent surement hors de France !

      Effectivement notre nouveau roi bosse pour lui et l’oligarchie qui l’a adoubée, il fait du clientélisme pour sa réussite politique mais ne travaille pas pour faire en sorte que le niveau de vie de l’ENSEMBLE DES FRANCAIS soit meilleur.

      Augmenter le pouvoir d’achat par une politique keynésienne qui viendrait financer la croissance chinoise c’est nous mener au mur encore plus vite qu’il ne s’approche. Ca s’appelle relance par la demande. C’est loin d’être la bonne solution.

      Pour ce qui est du pouvoir d’achat, il faut certainement modifier le partage salaires/profits. Oui parcequ’en plus on peut sérieusement se demander si le profit ne se barre pas en investissements dans les pays ou le cout horaire du travail est de 1,50 euros de l’heure. Et quand on parle d’investissement il s’agit aussi d’investir dans l’Homme ! Investir dans l’homme pour qu’il soit plus compétitif c’est la relance par l’offre et s’assurer un pouvoir d’achat plus élevé.Une meilleure fiscalité oui mais pour les PME et les TPE celles qui enrichissent la population dans son ensemble.

      Il est clair qu’en France l’immobilier et les telecoms sont en situation de rente, ils pompent du pognon sans créer de richesses, dans tous les cas en pompent plus qu’ils ne devraient.

      Une chose est sûre de plus en plus de français n’arrivent plus à boucler le mois.

      J’aimerai savoir en quoi aujourd’hui une fiscalité encourageant la croissance des ventes de bagnoles profitent aux français lorsqu’elles sont assemblées dans les pays de l’est et lorsque ces assembleurs ne respectent pas les objectifs d’émissions de CO2. En quoi une totale libéralisation de la concurrence dans la distribution va t’elle améliorer la situation sinon celle des grosses enseignes.


    • Terran 4 décembre 2007 16:15

      Je confond rien du tout !!!

      Arrêtez de faire prendre des vessies pour des lanternes !

      La finalité de la compétitivité c’est la productivité, et vous savez très bien que ça se fait au détriment de la qualité.

      On pousse la blague jusqu’à limiter la durée de vie afin de pousser le remplacement et les ventes. Et tout ça pour faire des profits.

      Il faut appeler un chat un chat !


    • geko 4 décembre 2007 17:48

      @Terran Je suis d’accord avec vous, la productivité est une composante de la compétitivité. Vous pensez à la productivité du travail, celle qui mesure l’efficacité du travail par le rapport entre la quantité produite (valeur ajoutée par exemple) et la quantité de travail utilisée ! productivité du capital mise à part, on peut aussi la définir comme une énergie à mettre en oeuvre pour produire un bien ou un service. Il n’y a pas de mal bien au contraire à bien dispenser cette énergie. Je ne sais pas vous mais moi je ne vois que des gens qui n’arrivent pas travailler ensemble, des managements pourris.... !! Je ne pense pas produire plus mais mieux ! C’est aussi ça la compétitivité et non le dogme consistant à considérer le salariés comme un galérien qui doit suer !

      C’est aussi oublier l’offre produit (ou service)qui fait partie de cette compétitivité. Cette offre peut aller dans le sens de la biodiversité par une fiscalité qui favorise le développement de ces produits et représenter une source de croissance.

      Par ailleurs, l’état devrait systématiquement protéger les entreprises françaises en bonne santé et pénaliser les pourris qui viennent piller nos savoir faire pour aller se gaver en chine : Reynolds, chaussures de sécurité jallate !!


    • Terran 4 décembre 2007 18:56

      C’est normal que les gens arrivent pas à travailler ensemble !!! On mets des gens incompétents et soumis aux postes à responsabilités ! Il faut être docile pour réussir sa carrière professionnelle dans ce pays !

      En outre, la télé n’a de cesse de montrer des politiques qui cassent le travail fait par celui d’avant. Comment voulez-vous que les gens travaillent ensemble ! C’est impossible !

      Surtout que la base même de la compétitivité c’est la compétition, alors c’est sans pitié. On se fou du consommateur, on veut faire du fric, et au passage on écrase le voisin gênant !

      Et ça c’est surement pas de la faute des pays qui émergent ! C’est bien trop facile de casser du Chinois !

      Nous récoltons ce que nous avons semer ! A force de se ranger du coté du plus fort ça dérive !

      Ce pays est pétainiste en substance ! Il n’y a qu’a voir comment se comportent les médias avec le Modem pour comprendre. Nul besoin d’avoir fait science po...


    • geko 4 décembre 2007 19:28

      @Terran Je me fais souvent la réflexion « de plus en plus de gens ne sont pas à leur place ». La qualité des produits et des services s’est fortement dégradée. Une seule chose compte rentrer du pognon. Il n’y a même plus la fierté à faire du bon boulot ! La seule fierté s’est afficher son taux de marge et son pognon !

      Force est de constater que la gouvernance chinoise c’est le pire du communisme et de l’ultralibéralisme mélangé !


    • marc 5 décembre 2007 09:59

      Terran

      Je serais bien d’accord avec vous sauf que je ne vois pas ce que le MODEM qui recommande les mêmes solutions de fond vient faire là dedans. du coup, vous jetez le discrédit sur votre raisonnement . Bayrou/ Sarkozy = bonnet blanc et blanc bonnet. Aucun intérêt.


    • Lairderien 5 décembre 2007 10:32

      @ Geko et Terran,

      Votre discussion est encore plus instructive que l’article lui même et vos points de vues se complètent fort bien.

      L’important étant de constater que les ’’élites’’ financières trop accaparées généralement (il y a peut être quelques exceptions ?) à augmenter leurs profits sans considération pour l’interet général de l’humanité et de la planète,seule la politique des états peut avec beaucoup de volonté et sous la pression des peuples, inverser la course folle actuelle à la croissance pour la croissance.

      Pour le moment ni en France ni en Europe nous n’en prenons le chemin hélas.

      Lairderien


    • ZEN ZEN 4 décembre 2007 13:00

      Attali déclare :

      « J’ai trop de pouvoir d’achat »...


      • tvargentine.com lerma 4 décembre 2007 13:15

        Les premières mesures annoncées sont bonnes et permettent de sortir de la politique des 35h version Aubry du partage de la misère sociale.

        Travailler plus,pour gagner plus avec les RTT monétarisées et les heures supplémentaires défiscalisées

        Ensuite,il conviendrait de mettre des régles pour permettre une véritable concurrence des prix et non comme actuellement des ententes sur le dos du consommateur afin de permettre des gains de pouvoir d’achat.

        Ensuite,il convient que l’Etat lutte activement sur les chantiers et les hotels-restaurants contre le travail au noir ,car ce sont des milliars d’euros de cotisations en moins pour la protection sociale

        Enfin,la fusion des administrations en terme de fichier informatique afin de lutter contre les faudes organisées dans le détournement d’aides sociales


        • Martin Lucas Martin Lucas 4 décembre 2007 18:57

          Ah bon ? Ceux qui gagnent plus, travaillent plus que les autres ? Moi qui croyais que c’était parce qu’ils sortaient de grandes écoles ou qu’ils avaient de bons amis...

          Néanmoins pour le reste des mesures je vous suis. Il est quand même dommage que, depuis 5 ans de gouvernement de droite, les effectifs de l’inspection du travail n’aient pas augmenté.

          http://www.renovation-democratique.org/modules.php?op=modload&name=PagEd&file=index&printerfriendly=1&page_id=234

          http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2861


        • JL JL 4 décembre 2007 13:25

          Vous dites Céphale que «  » les prélèvements obligatoires sont trop élevés et mal répartis. «  » Vous pourriez préciser ce que vous préconisez ?

          Mal répartis donc pour vous : plus de taxes moins de charges sociales, moins d’impôts ?

          Trop élevés donc pour vous : Moins d’aide sociale, baisse des retraites, baisse du nombre de fonctionnaires ?

          Cette étonnant déclaration comme vous dites devrait au contraire, plaire beaucoup à Sarkozy : en effet, pourquoi se ’décarcasserait-il’ à trouver du pouvoir d’achat alors qu’il suffit de dire que ’ça-y-est’, le problème est résolu ? Ya qu’à augmenter les taxes, baisser les impôts, et on est compétitif. C’est pas beau la vie ultra libérale ?


          • Ricky972 4 décembre 2007 14:31

            J’ai voté pour Nicolas Sarkozy et je ne le regrette pas. Entre le ’prétendu’ compétent et la ’prétendue’ incompétente, je choisis le compétent. Mais force est de constater que Sarkozy se trompe sur toute la ligne. Qu’est-ce que c’est que cette politique merdique ? Un paquet fiscal pour relancer la demande ? Parce qu’on veut que les consommateurs consomment plus, donc s’endettent ? Là, c’est vraiment de la connerie.

            Sarkozy se prétend de droite mais il n’en est rien. C’est vraiment alors la pire droite du monde par son incompétence. Les politiques de relance ne servent que quand il y a récession et on arrive toujours à la fin à devoir faire une politique de l’offre, voire même de rigueur.

            Mais le problème n’est pas une politique de relance ou pas. Le problème est qu’il ne faut pas passer par les consommateurs. C’est l’Etat qui doit relancer et pas les consommateurs. On voit le fiasco américains des subprimes... Sarkozy devrait pourtant comprendre...

            Voilà comment la France se redressera : suppression de l’ISF. réélévation de l’impôt sur le revenu (5 tranches avec 24% comme taux minimum et 51% comme taux maximum). diminution de l’impôt sur les sociétés à 24%. suppression des cotisations sociales patronales pour une augmentation d’autant des cotisations sociales salariales. réélévation de la TVA à 24%. réélévation de la TIPP avec indexation sur l’inflation. abbrogation du paquet fiscal pour une réaffectation des crédits au ministère du Logement et de la Ville en vue du financement d’un plan de BTP (500 000 logements annuels en particulier). affectation des crédits supplémentaires de TVA à la réduction de la dette publique d’Etat. affectation des crédits supplémentaires dûs à la réélévation de l’impôt sur le revenu et la TIPP à la réduction des déficits pour un tiers, aux financements d’autres dépenses publiques (autres BTP, hors logements, énergies renouvelables, rénovation des universités, construction de routes, d’infrastructures nouvelles...) pour un tiers et à une meilleure politique sociale pour un tiers (rélévation des minima sociaux tels les aides pour chômage, meilleur contrôle des fraudes sociales, politique familiale (à travers notamment l’incitation aux femmes à exercer le rôle de femme au foyer contre rémunération), soutien à la formation professionnelle... grande liberté de licenciement pour les entreprises.

            Voilà un plan complet qui permettra de relancer l’économie, de permettre alors une diminution rapide du chômage, de permettre une augmentation des salaires car les entreprises seraient demandeuses, de permettre de plus grande rentrée fiscale avec le chômage drastiquement réduit, de permettre la maîtrise de la consommation des ménages, de diminuer la dette et le défécit à travers plus de croissance et plus de recettes fiscales, de permettre l’accroissement des exportation à travers la TVA plus élevée...

            Bref, c’est en quelque sorte le plan de Clinton après son élection de 1992... Et on a vu les effets bénéfiques sur l’économie américaine. Mais je ne lance pas la pierre à Sarkozy seulement. C’est tous les Français qui pensent ainis avec un keynésianisme imbécile. Plus personne ne pratique ce genre de politique à part dans les grandes crises. Et encore, comme l’a montré Clinton, Thatcher, Blair, Shroeder...

            La France restera toujours un pays d’imbéciles. Mais la chance de Sarkozy est la démographie. Il est quasiment assuré de réélection avec un chômage qui reviendra à 5-6% d’ici à 2012 grâce à la démographie. Mais c’est pas le mieux pour la France. Quoique, face à une gauche aussi ridicule, Sarkozy est meilleur que les autres. C’est tout. Mais c’est vraiment sans plus...


            • 5A3N5D 4 décembre 2007 16:30

              Bonjour,

              Totalement béotien en matière d’économie, j’ai du mal à comprendre : vous semblez dire qu’une diminution des salaires (cotisation salariale augmentée, relèvement de la TVA, de la TIPP, etc...) est notre seule planche de salut.

              A l’heure actuelle, beaucoup de ménages tirent les rats par la queue pour joindre les deux bouts. Qu’en sera-t-il lorsque la TVA aura augmenté, que l’essence aura augmenté, que les salaires auront diminué ? ? ? Je ne demande qu’à apprendre de la part d’un spécialiste, mais j’ai quand même des doutes : depuis 25 ans, la politique que vous prônez a été menée par tous les gouvernements qui se sont succédés, avec le succès que l’on sait. smiley


            • Gilles Gilles 4 décembre 2007 16:38

              Ricky

              « suppression des cotisations sociales patronales pour une augmentation d’autant des cotisations sociales salariales. réélévation de la TVA à 24%. réélévation de la TIPP »

              Heu..... irréalisable ! Je gagne 2670euros et aprés les charges il m’en reste 1980. Si en plus je prend à ma charge les cotis employeur, il m’en restera environ 800 par mois

              Avec l’augmentation de la TVA de 25%, je paierai environ 50 de plus chaque mois

              Disons 50 pour l’essence en plus

              Total 700 pour un boulot de cadre et mon loyer est de 850 € ; Vive la génération de cadres SDF !

              A moins que j’ai fait une erreur.... du moins j’espère


            • Gilles Gilles 4 décembre 2007 16:40

              J’ai oublié qu’en plus, selon votre système, je serais imposé à 24% ; FAUDRA VENDRE LES BIJOUX DE FAMILLE


            • 5A3N5D 4 décembre 2007 16:56

              Ah, vous en avez ? Un conseil : planquez-les !!!


            • Proudhon Proudhon 4 décembre 2007 20:44

              Je lis au milieu de toutes les conneries du guignol : « Suppression des cotisations sociales patronales pour une augmentation d’autant des cotisations sociales salariales ! »

              Ben voyons !

              Avec ça, les mecs qui gagnent même pas 900 euros par mois, ils leur reste quoi, 500 euros !

              Le guignol, ce serait pas un guignol de patron par hasard.

              Oh pardon, Chef d’Entreprise !

              Je vous suggère un truc, c’est de vite partir aux USA ou en Angleterre. Ca nous fera des vacances.


            • Lairderien 5 décembre 2007 11:09

              Petit détail qui entache votre raisonnement : Cotisations sociales patronales et salariales sont 2 éléments de la même enveloppe, c a d le coût du travail salarié. Supprimer l’une, pour renforcer l’autre ne change rien à ce coût total !

              Autre détail : ‘’le renvoi des femmes au foyer (même) avec une rémunération’’ C’est une forme d’exclusion sociale de la moitié de l’humanité, réflexe machiste de bien-pensant arc-bouté sur la préservation du modèle patriarcal dominant.

              Enfin, malgré votre désaprobation préalable de la politique menée par le candidat pour lequel vous avez voté, vous continuer à affirmer qu’il est ’’le meilleur’’ Est-ce par un effet d’autosuggestion, ou bien la aussi réflexe instinctif qui vous empêche d’admettre que l’autre candidate avait peut être des solutions plus intéressantes à mettre en œuvre malgré son ’’incompétence ‘’ affirmée sans plus de preuves que la compétence supposée de Sarkosy ?

              Lairderien


            • Nono Ladette Nono Ladette 11 décembre 2007 18:51

              Exact : les cotisations employeurs et salariés, ce sont les mêmes ! On pourrait démagogiquement dire : transférer à la charge des entreprises les cotisations des salariés : cela ne changerait strictement rien !!

              Et les propositions de Ricky, même si elles ont l’air un peu extrémistes, conduiraient en effet à plus d’investissements d’entreprises étrangères en France, et donc plus d’emplois et moins de chômage, et donc plus de pouvoir d’achat pour tous !


            • Forest Ent Forest Ent 4 décembre 2007 14:32

              La trajectoire idéologique d’Attali est assez saisissante. On aurait le tournis à moins.

              Sur le fond, le pouvoir d’achat est la résultante des salaires et des prix.

              Les salaires n’augmentent plus, voire diminuent, depuis un bon moment (2002 je crois). La répartition capital/travail s’est régulièrement déséquilibrée. Ca n’a eu aucun impact sur la croissance. La compétitivité ne dépend pas uniquement des coûts salariaux. Par exemple, la compétitivité relative UE/US s’est ainsi dégradée de 30% en quelques années pour des raisons monétaires.

              Les prix ont subi eux deux sortes d’inflation. Une inflation dollar importée des US, par exemple dans la pierre et les actions. Une inflation matières premières importée d’Asie, par exemple le fer et le blé.

              Où est-ce qu’on va ? Dans le mur, à toute vitesse. En fait, on y est presque.

              Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire pour l’éviter ? Maintenir un système douanier en UE et éviter l’OMC.


              • JL JL 4 décembre 2007 17:37

                A ces mesures de bon sens, les dirigeants répondent tj la même rengaine : « les anglais (qui jouent solo) y sont opposés ». Au final, ils resteront en dehors.

                En fait, les allemands jouent contre la France. Et Sarkozy n’a même pas profité de l’avantage du non au référendum pour l’échanger contre des avantages pour la France.


              • Christophe Christophe 4 décembre 2007 20:03

                @Forest Ent,

                Les salaires n’augmentent plus, voire diminuent, depuis un bon moment (2002 je crois).

                Disons que c’est surtout l’indicateur de suivi de l’inflation lors du passage à l’euro qui a pris un sacré coup.

                La cours des comptes a fait une étude en Février 2002 suite au passage à l’euro. Si l’INSEE donnait un indice de 0,5% à la hausse pour ce mois, la cours des compte, pour les produits de consommation courante a identifié une hausse de 12,5% sur la même période.

                C’est en fait tout le problème entre la représentation chiffrée des indicateurs et leur signification dans le monde réel qui pose problème. Non pas que les personnels de l’INSEE soient incompétents, ils respectent des règles de pondération qui leur sont donnés dans un but simple : la maîtrise de l’inflation (entre 0 et 2%).


              • ronchonaire 4 décembre 2007 14:37

                Au-delà du côté « provoc » de la déclaration, il faut chercher à comprendre ce que cela signifie concrètement.

                Pour faire simple, cela revient à dire que les raisons de la stagnation économique en France ne sont pas à chercher du côté de la demande, mais plutôt du côté de l’offre. La demande en France est effectivement à un niveau très convenable, du moins au niveau agrégé, et ce en grande partie grâce à la consommation des ménages d’ailleurs.

                Ce que l’on prend pour un problème de pouvoir d’achat est donc en fait un problème de répartition des revenus. Encore une fois, je raisonne au niveau agrégé : dire qu’il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat au niveau du pays ne signifie pas l’absence de problème pour certaines catégories de la population, ce qui pose donc la question de la répartition des revenus, qui n’est en aucun cas un problème de croissance. En effet, la redistribution, comme son nom l’indique, ne créé pas de richesse, il s’agit simplement de prendre une partie de la richesse déjà existante pour en modifier la distribution au sein de la population. Par conséquent, utiliser les charges sociales comme variable d’ajustement comme le suggère le Président est complètement neutre au niveau macroéconomique et ne relancera certainement pas la croissance.

                Les raisons de la faible croissance française sont donc plutôt à chercher du côté de l’offre : nous ne produisons pas assez ; plus exactement, nous ne générons pas suffisamment de valeur ajoutée. D’où le besoin d’axer notre politique économique sur une stimulation de l’offre au lieu de recourir aux sempiternelles politiques keynésiennes de relance par la demande.


                • 5A3N5D 4 décembre 2007 16:48

                  @ Ronchoanire,

                  «  »« Les raisons de la faible croissance française sont donc plutôt à chercher du côté de l’offre : nous ne produisons pas assez ; »«  »

                  Ben, voui, mais il y a beaucoup de gens qui ne demandent qu’à produire et qui voient leur usine fermer ou s’envoler. Du coup, ils ne produisent plus rien du tout.

                  «  »« plus exactement, nous ne générons pas suffisamment de valeur ajoutée. »«  »

                  Je suppose que vous trouvez que la fabrication en France d’un slip revient à « trop cher » pour le patron, qui ne dégage plus assez de marge bénéficiaire. C’est ce que vous avez voulu dire ?

                  «  »« D’où le besoin d’axer notre politique économique sur une stimulation de l’offre. »«  »

                  Je crois comprendre : offrons le maximum de trucs chers aux consommateurs. De cette façon, comme ils sont déjà fauchés comme les blés en août, ils consommeront encore moins et la crise sera derrière nous. C’est ça ? J’ai compris ? Non ?


                • ronchonaire 4 décembre 2007 17:54

                  @ 5A3N5D, vous mélangez les concepts :

                  - la valeur ajoutée n’a rien à voir avec la marge bénéficiaire ; de nombreuses activités de services ont un très fort contenu en valeur ajoutée, sans pour autant dégager des marges astronomiques (demandez-donc à votre coiffeur, ou plutôt à son comptable).

                  - stimuler l’offre n’implique pas de vendre des « trucs chers » ; au contraire cela a plutôt tendance à faire baisser les prix. Il s’agit d’ailleurs d’un point qui est totalement passé sous silence dans le débât actuel : si les prix augmentent, c’est peut-être aussi parce que la demande est trop forte (ou l’offre insuffisante).


                • 5A3N5D 4 décembre 2007 18:19

                  @ ronchonaire,

                  Je vous fais confiance pour la « valeur ajoutée ».

                  «  »« stimuler l’offre n’implique pas de vendre des »trucs chers«  ; au contraire cela a plutôt tendance à faire baisser les prix. Il s’agit d’ailleurs d’un point qui est totalement passé sous silence dans le débât actuel : si les prix augmentent, c’est peut-être aussi parce que la demande est trop forte (ou l’offre insuffisante). »«  »

                  Brillante analyse ! Les prix augmentent, donc c’est parce qu’il n’y a pas assez de marchandises en circulation. C’est un processus inflationniste que vous nous décrivez-là. Or il n’y a, officiellement, qu’une inflation très maîtrisée en France à l’heure actuelle.

                  Le problème ne vient donc pas de là, mais d’une réelle érosion du pouvoir d’achat : les français voudraient bien consommer plus, mais ne le peuvent pas, en raison, non pas de la hausse des prix, mais de la stagnation des salaires depuis des années. Et le déficit public n’est pas le fait des fonctionnaires, mais des exemptions de cotisations patronales (23 milliards en 2006) accordées en échange d’augmentations de salaires qu’aucun employeur n’accorde. Où va l’argent ?


                • tvargentine.com lerma 4 décembre 2007 16:13

                  Excusez moi mais dire que les français ne vont pas dépenser l’argent des RTT en dépenses de consommation courante est une erreur d’analyse.

                  Ensuite le problème de la France c’est que 60% du budget de l’Etat va dans la masse salariale pour payer (trop) les fonctionnaires.

                  Une administration peut-elle fonctionner correctement avec moins de fonctionnaires ?

                  Car le problème c’est que nous payons pour ce budget énorme qui ne va que dans des poches à sens unique et non vers une redistribution équitable.

                  De plus,dans la mesure ou en 2007 ,50% du déficit du commerce extérieur français vient de la Chine,il faut etre inconscient pour ne pas croire que ce chiffre va augmenter les prochaines années.

                  D’ou l’urgence de mettre en place la TVA sociale.

                  Ensuite,il convient de supprimer les normes « iso... » qui ne sont que des critéres visant à réduire l’accéssibilité des marchés au PME PMI,TPE au détriment des tres grosses qui deviennent de plus en plus des structures financières qui n’hésitent plus à faire de la délocalisation leur bizness

                  voila quelques bonnes pistes,le débat reste ouvert


                  • 5A3N5D 4 décembre 2007 16:53

                    @ Lerma,

                    «  »« D’ou l’urgence de mettre en place la TVA sociale. »«  »

                    A votre avis, pourquoi le gouvernement, qui s’y était engagé, ne met-il pas en place cette TVA ?


                  • Gandalf Tzecoatl 4 décembre 2007 17:08

                    Oui Lerma, c’est évidemment la faute des fonctionnaires, mais très certainement aussi des ponctionnaires.


                  • C.Laborde 5 décembre 2007 21:15

                    L’argent que touchent les fonctionnaires, ils le dépensent, ils ne le brûlent pas dans leur chaudière. Si une tâche est nécessaire, qu’elle soit accomplie par un fonctionnaire ou une société privé, le résultat est le même pour l’économie. Sauf que dans le second cas, une partie de l’argent va dans la poche des employeurs privés.

                    Votre article dénotent une incompréhension totale de l’économie. Vous ressassez les poncifs du néolibéralisme avec un QI digne d’un protozoaire.


                  • Gandalf Tzecoatl 4 décembre 2007 17:00

                    Je crois comprendre que Jacques Attali affirmant « les français ont trop de pouvoir d’achat », c’est à comprendre dans le sens notre balance commerciale est déficitaire.

                    Deux raisons essentielles à cela : le pétrole cher et l’euro fort.

                    Mais en libéral camouflé, il attaque partout dès il peut servir des lobbys que l’on connait, alors que la bonne voie est simplement de ne pas bloquer les énergies nouvelles (voire de les inciter pour un keynésien) et de pondérer la valeur de l’euro sur celles en cours dans les zones économiques avec lesquelles on échange.

                    Et je suis d’accord avec Forest Ent : le dumping monétaire doit être assortie de mesures protectionnistes équivalentes (oui au libre-échange, non au libre-échangisme, oui à la pipe).


                    • geko 4 décembre 2007 18:13

                      @Tzecoalt je pense aussi que le pouvoir d’achat est ici pris par Attali au sens macro économique : la balance commerciale déficitaire. C’est vrai que si on enlève la vente d’Airbus !!


                    • Vincent San Seb Vincent San Seb 4 décembre 2007 17:36

                      C’est tout simplement la plus grosse bétise que j’ai jamais entendu, qu’est ce qui pousse la croissance en France ? la consommation des menages, si on baisse le pouvoir d’achat, d’une part beaucoup de personnes ne mangeront pas a la fin du moi et bien evidement cela entrainera une tendance à l’economie et non à l’investissement pour ceux qui le pourront encore, les entreprises vendront moins, et leur pouvoir d’achat sera aussi diminué, bref baisse d’investissement, bref grosse merde partout, c’est une idiotie incroyable. Et competitivité pour répondre à Terran, n’a rien a voir avec ce que vous semblez penser, c’est justement de produire plus en utilisant moins (baisse des couts de production), sachez que c’est grace aux rendements de la productivité qu’on peut aujourd’hui penser aux energies renouvelable (qui sont faibles mais qui suffisent aujourd’hui pour produire ce dont on a besoin alors qu’avant il en falait le double) arretez surtout de taper sur un système que vous consommez chaque minute...


                      • VincelB22 4 décembre 2007 18:20

                        Ce doit être par an concernant l’impot sur le revenu ... cela fait de suite beaucoup moins.


                      • Céphale Céphale 4 décembre 2007 18:55

                        Je suis bien d’accord avec geko : la compétitivité peut passer par la qualité sans « foudroyer la planète » comme dit Terran. Les exemples sont innombrables, des panneaux solaires aux téléphones portables, produits avec lesquels les entreprises françaises ne brillent guère.

                        Encore d’accord avec geko sur la modification de la fiscalité. Il faut favoriser ceux qui produisent de la richesse. Vendre des produits conçus au Japon et fabriqués en Chine, ce n’est pas produire de la richesse.

                        Je suis bien d’accord aussi avec ronchonaire, au moins sur un point. Si vous regardez la distribution des revenus dans les statistiques de l’INSEE , le quartile supérieur gagne 3 fois ce que gagne le quartile inférieur. Augmenter les revenus du quartile inférieur (c’est la promesse de Sarkozy) serait sans effet sensible sur la croissance. L’autre point, c’est que « nous ne générons pas suffisamment de valeur ajoutée ». Problème de production donc. Certes, mais pourquoi ?

                        La réponse est simple : pour pouvoir produire autant qu’elle voudrait, une entreprise doit trouver des commandes en nombre suffisant. C’est dans ce sens que Jacques Attali parlait de compétitivité, pas de productivité. Pour être compétitif, il faut offrir des produits de meilleure qualité, plus fiables et moins chers que ceux de la concurrence. Il faut même devancer si possible les désirs des clients, les étonner ! Connaissez-vous beaucoup d’entreprises françaises qui en sont capables ?


                        • Céphale Céphale 4 décembre 2007 19:00

                          @alchimie

                          Merci d’avoir relevé cette coquille (et bravo, vous êtes le seul). La moyenne est de 1.685 euros par mois, le premier quartile de 1.029 euros par mois, et le troisième quartile de 2.600 euros par mois.


                        • adeline 4 décembre 2007 20:29

                          @cephale merci de cet article provok ya pas de bléme la conso va chuter gravement et les cérbéres vont se réveiller je pense RDV mars 2008


                        • Gandalf Tzecoatl 4 décembre 2007 20:58

                          @ Céphale, qui a écrit : « Vendre des produits conçus au Japon et fabriqués en Chine, ce n’est pas produire de la richesse. »

                          Si « nous » (une entreprise française) savons mieux les vendre à l’export, vous vous rendrez compte de l’erreur que vous venez de dire.

                          Mais effectivement, l’angoisse française est l’usure que subit son économie peu productrice de biens physiques (haute technologie, etc).


                        • geko 4 décembre 2007 21:21

                          @Tzecoatl

                          @ Céphale, qui a écrit : « Vendre des produits conçus au Japon et fabriqués en Chine, ce n’est pas produire de la richesse. »

                          Si « nous » (une entreprise française) savons mieux les vendre à l’export, vous vous rendrez compte de l’erreur que vous venez de dire.

                          Vous pouvez développer svp ! Merci

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