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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il brûler les manuels d’économie ?

Faut-il brûler les manuels d’économie ?

Gros titre en première page : Le Figaro du 15 janvier annonce que les manuels d’économie vont faire l’objet d’un audit lancé par le ministre de l’Éducation nationale. Une commission présidée par R. Guesnerie, professeur au Collège de France, sera chargée de revoir les programmes et d’étudier les manuels.

Cette décision fait suite aux déclarations de Bernard Thomas, délégué à l’orientation au ministère de l’Education nationale, ancien directeur de cabinet de Gilles de Robien, et de l’ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard, lors d’une audition de la Commission Pochard, chargée de réfléchir à l’évolution du métier d’enseignant. Tous deux ont vivement critiqué l’enseignement de l’économie en l’accusant d’être politisé. Bernard Thomas avait dit : « Il n’est pas normal que, contrairement aux autres pays, nous n’offrions pas à nos jeunes un minimum d’informations sur la réalité économique, d’informations sur la réalité de l’emploi, d’informations sur la réalité du fonctionnement des entreprises ». Quant à Michel Rocard, il a qualifié l’enseignement de l’économie de « catastrophe ambulante », allant jusqu’à le rendre « responsable du blocage du dialogue social dans notre pays ».

Submergé de lettres d’enseignants, Michel Rocard leur a adressé un mot d’excuse : « J’ai cru bon d’exprimer une manière de colère sur l’inculture économique de la France. Nous sommes le seul pays d’Europe où le dialogue social n’existe à peu près pas, où l’action publique est lourdement entravée par le manque de conscience collective ». Il a ajouté qu’il avait parlé avec des lycéens et que, malgré son faible niveau de connaissances sur la question, il avait été effrayé par leur vision de l’économie « dont le degré d’abstraction et de dogmatisme interdit toute utilisation dans la pratique sociale ».

La contestation est récurrente depuis cinq ans dans les milieux libéraux et patronaux. En novembre 2006, le Medef recommandait une révision des manuels scolaires et une initiation des élèves à l’entreprise dès le plus jeune âge afin de créer une « culture favorable à l’entrepreneuriat ». De son côté, une nouvelle association proche du Medef, Positive Entreprise, dénonce une approche de l’enseignement imprégnée d’une « idéologie marxiste ». Elle propose d’associer des chefs d’entreprise à l’écriture des programmes et à la validation des manuels, ce qui a provoqué l’indignation de Sylvain David, président de l’APSES (Association des professeurs des sciences économiques et sociales). Il déclare que l’objectif de l’enseignement « n’est pas de promouvoir les idées de tel ou tel acteur de la vie économique », mais de fournir aux élèves des connaissances scientifiques.

N’ayant pas les moyens de me livrer à une étude approfondie, je suis allé chez un libraire parisien pour y parcourir les manuels d’économie, de la seconde à la terminale, en recherchant tout ce qui pourrait donner une vision négative de l’entreprise. J’ai tout d’abord remarqué que les chapitres en rapport avec l’entreprise sont assez peu nombreux, moins d’un tiers. Les autres chapitres concernent la démographie, les relations sociales, les revenus, etc. Ils n’ont donc rien à voir avec l’entreprise et, de plus, ils m’ont paru fort bien faits. Ensuite, j’ai concentré ma recherche sur les chapitres qui concernent l’entreprise. Il y est question des organisations productives, de la production, de la répartition de la valeur ajoutée, de l’organisation du travail et des relations de travail.

La plus grande partie des pages est couverte par des extraits de livres et d’articles. Sur un seul chapitre, j’en ai compté quinze. Les sources sont diverses et variées : Données sociales Insee, La Documentation française, L’Express, Le Monde, Les Echos, Alternatives économiques, etc. Aucun de ces textes ne donne une image négative de l’entreprise, du travail en entreprise, du chef d’entreprise. Leur choix est équilibré. Leur variété a visiblement pour but de développer l’esprit critique des élèves, de leur apprendre à raisonner en ayant le sens des nuances. Il faut reconnaître néanmoins que certains textes peuvent déplaire au Medef, par exemple : « Les négociations collectives, les règles, les négociations de branche représentent des instances intermédiaires qui permettent de compenser l’inégalité du face-à-face entre les individus atomisés et l’entreprise souveraine. Ces intermédiaires, ce sont les systèmes de normes qui régulent les relations de travail : elles s’imposent à l’entreprise, elles ont forces de lois, et c’est pourquoi le Medef veut les supprimer. » (Manuel de seconde, Hatier, p. 186).

L’association Positive Entreprise a déclaré hier : « Nous pensons que le monde de l’entreprise n’est pas présenté de façon équilibrée dans les manuels scolaires de sciences sociales et économiques ». L’objectif est clair : retirer des manuels tous les textes qui peuvent déplaire au Medef. Si l’Etat cédait à cette pression, ce serait une grave atteinte à une liberté fondamentale ; ce serait un précédent inquiétant.


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (60 votes)




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100 réactions à cet article    


  • morice morice 17 janvier 2008 10:28

    Quand on commence à brûler les livres....


    • Djanel 17 janvier 2008 17:52

       

      Une thèse d’économie ne peut avoir que des relents politiques et idéologiques. Nier ce fait, c’est mentir.

       

      Si le gouvernement veut légiférer sur la rédaction des ouvrages scolaires, nous devrions considérer cette action comme une menace sur la liberté de penser et d’enseigner parce que l’UMP a l’intention derrière tout çà d’imposer aux élèves ses idées au détriment des autres thèses adverses.

       

      Si je veux m’instruire sur n’importe quel sujet que je sois étudiant ou autre, je prends mon courage à deux mains et je vais à la bibliothèque pour m’instruire.

       

      Aujourd’hui avec Internet, je peux même trouver toutes les informations que je veux pour réaliser mes projets.

       

      Où est donc la nécessité de légiférer sur le contenu des ouvrages scolaires sinon que d’imposer par la loi son idéologie ? 


    • Vincent 17 janvier 2008 10:28

      Juste une petite remarque, à propos d’un reportage vu hier soir,

      dans un bouquin d’économie destiné aux lycéens on illustre la notion économique de l’offre det la demande par le marché mondial de la cocaïne.

      Je trouve cela très scabreux.


      • Bof 17 janvier 2008 15:02

        @ Leon : Dans cette industrie, on trouve des individus rejetés par l’école qui réussissent très bien ,avec intelligence, prudence , efficacité qui me fait dire : pourquoi ne sont-ils pas à la tête d’entreprises Françaises ??? Ce qu’ils désirent, c’est le fric si nous sommes bien renseignés par la presse, alors....au moins, avec leur sens du commerce, à eux, ils pourraient enseigner l’économie, eux . Ils doivent bien avoir leur truc à eux pour si bien réussir avec la concurrence et la surveillance , certes beucoup beaucoup trop faible à mon goût ,mais elle est là quand-même.

         Et puis, faut-il garder à l’éducation nationale le monopole des diplômes ? ils réusssissent eux avec un autre monopole à trouver leur chef...en sorte, une élite ... et quand on se souvient avec quelle facilité notre élite a fait disparaitre nos industries nationalisées... ......

         


      • ronchonaire 17 janvier 2008 17:05

        @ Bof :

        Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de lire "Freakonomics" de Steven Levitt, un économiste américain (il existe une édition en français).

        Le bouquin traite de phénomènes aux frontières de l’économie, avec notamment un chapitre sur le trafic de drogue intitulé "Pourquoi les dealers habitent-ils chez leurs parents ?". Je vous laisse trouver la réponse dans le bouquin.

        Par ailleurs, Léon a raison, ce type de marchés est très intéressant à étudier en particulier car ils nous donnent une idée du mode de fonctionnement des marchés si l’Etat n’existait pas.


      • Vincent 17 janvier 2008 17:31

        Oui, à cela près que pour s’imposer sur ce genre de marché, il faut la plus part du temps faire parler la poudre et dans ce cas, ce n’est plus vraiment un modèle économique viable, puisque contraint.


      • Vincent 17 janvier 2008 11:28

        Le dirigeant d’entreprise est un créateur de richesse, soit mais pas un expoloiteur.

         

        La plus part du temps le dirigeant d’entreprise est aussi un passionné, une personne qui après avoir bossé en qualité de salarié s’est dit, tient ce que je fais pour mon patron, je pourrais aussi bien le faire pour mon compte.

         

        C’est le cas de nombreux artisans, qui je le rappelle représentent la majorité des chefs d’entreprises.

         

        Il ne faut pas perdre de vue que ceux qui se mettent à leur compte prennent de gros risques, financiers, affectifs et eux ne comptent pas leur heures de travail.

         

        Car en dehors de leur savoir faire, qu’ils monnayent, ils doivent aussi gérer la paperasse, la communication, cela passe par des réunions de chefs d’entreprises en soirée, le réseautage et hyper important pour une TPE, ou PME.

         

        Ces exemples cités ci-dessus, sont dans la plus part des cas complètements ignorés ou survolés dans les manuels d’économie.

         

        Par ailleurs, il est assez rare que les artisans aient une culture économique, une vision de la gestion d’entreprise globale.

         

        Aussi il existe des stages obligatoires de quelques jours avant de créer son entreprise où les rudiments de gestion, de compta et de législation sont survolés.

         

        Il serait à mon avis fort appréciable, que les manuels d’économie, présentent cet aspect du chef de TPE ou PME, car la plus part du temps on nous montre en exemple les réussites, les patrons du CAC, mais très rarement les artisans, alors qu’ils représentent la majorité.

         

        Avant de rouler en Porsche Cayenne l’artisan aura sans nul doute bien ramer sans pour autant exploiter ses ouvriers, car à l’heure actuelle, ce qui manque c’est essentiellement de la main d’œuvre qualifiée, donc quand vous trouvez un bon ouvrier, croyez moi, vous le payez correctement sinon il partira voir ailleurs, voir, il montera sa structure.

         

        Pour ce qui est des dirigeants de grandes entreprises, cela est un peu différent car eux la plus part du temps sont ingénieurs et / ou issus d’école de commerce, ils ont suivi des stages à l’étranger, et ont un culture d’entreprise assez large qui dans ce cas est orientée vers les actionnaires.

         

        A l’inverse de l’artisan qui lui en fait cherche à prendre un maximum de marchés afin d’assurer la pérennité de son entreprise et ainsi pouvoir payer ses gars.

         

        Les dividendes pour lui, évidemment il pense mais ils sont loin d’être au niveau que l’on imagine.

         

        Par contre oui, il profite de certains petits avantages, comme un resto de temps en temps, les frais kilométriques de sa voiture remboursés pas son entreprise, le téléphone, sa connexion internet, un billet de train voire un séminaire dans un grand hôtel.

         

        Mais bon globalement ça casse pas trois pattes à un canard et c’est sans aucune commune mesure avec les avantages et autre rémunérations des partons du CAC.

         

        Pour conclure développer l’esprit entreprenarial des élèves me semble être une fausse bonne idée, car j’ai vu pas mal de p’tit gars se mettre directement à leur compte à la sortie de leurs études et se vautrer lamentablement, car n’ayant aucune culture d’entreprise et pas ou très peu d’expérience et se croyant arrivés parce qu’ayant le statu de patron.

         

        Je pense que l’esprit entreprenarial se développe au fur et à mesure de notre vie professionnelle, des expériences que vous accumulez et à un moment vous vous sentez près pour y aller et vous vous jetez dans le bain de la création. Ceci dit, c’est une expérience très enrichissante mais pas financièrement dans un premier temps.

         

         


      • Jocrisse Jacques 17 janvier 2008 17:53

        P.Renève,

        Commentaire digne des années "Marchais" .

        J’avais le sentiment que dans votre PS, certains esprits plus ouverts voulaient , depuis leur passage aux affaires, réconcilier les gens avec le monde de l’entreprise, comme dans les autres pays européens gérés par des sociaux-démocrates.

        Enfin, si vous voulez faire du Montebourg en plus mauvais, ne vous gênez surtout pas !

         


      • Jocrisse Jacques 17 janvier 2008 18:10

        Céphale,

        Pouquoi la révision des manuels d’économie par un professeur au Collège de france vous provoque un tel effet ? Vous voyez la main du Medef partout ? Et l’avis d’un Rocard ne vaut plus rien ? Evidemment les profs ne sont pas contents .

        Si vous avez accueilli des stagiaires écoles (post bac) en entreprises, vous avez certainement vérifié, que l’enseignement de matières est en retard souvent de plusieurs années . Je l’ai observé concernant les cours de logistique et d’organisation industrielle.

        Il me semble naturel que les dirigeants d’entreprises signale cette anomalie et souhaite que la construction des programmes s’adapte au plus près de la réalité.

        Comme vous êtes impartial, vous concluez : L’objectif est clair : retirer des manuels tous les textes qui peuvent déplaire au Medef. Si l’Etat cédait à cette pression, ce serait une grave atteinte à une liberté fondamentale ; ce serait un précédent inquiétant.

        Je trouve que vous poussez un peu, mais ça vous a permis de titrer "choc" (Idem Paris Match)


      • Burrhus 17 janvier 2008 10:45

        Bernard Thomas a démissionné pour "raisons de santé" et fera valoir ses droits à la retraite d’ici peu. En clair, il a été limogé car il s’est exprimé un peu trop fort sur des questions épineuses (la statut des conseillers d’orientations psychologues, la suppression des CIO, l’enseignement de l’économie au lycée). Pour tenter de faire passer son point de vue, il n’a pas hésité à sortir des contres vérités. Ainsi, selon lui et le sécrétaire général du ministère présent lors de cette audition, 95 % des élèves de seconde suivraient l’option SES en seconde !! Rendez-vous compte !! Nos chères têtes blondes sont dans leur ensemble soumis à cet insidieux discours marxiste dispensé dans cette option. Rassurez-vous, les chiffres officiels, les vrais de vrais, sont de l’ordre d’un peu plus de 40 %. Ouf ! Ca fait pas une majorité ! La république est sauvée !

         

         


        • ronchonaire 17 janvier 2008 11:01

          En tant qu’économiste, permettez-moi de répondre à cette intéressante question.

          Il y a en fait deux problèmes bien distincts :

          • "l’inculture économique" que dénonce Michel Rocard ; sur ce point (comme sur beaucoup d’autres), il n’a pas totalement tord. Quoiqu’en disent certains, l’économie est une science, certes inexacte, mais une science quand même. De plus, contrairement à une idée reçue, l’économie n’est pas une discipline littéraire : tout bon économiste doit d’abord être une brute en maths et en stats s’il veut réussir. Nous contruisons des théories, des modèles mathématiques, que nous confrontons aux données du monde réel, puis nous en déduisons des mécanismes, voire des "lois". Or, la plupart des gens, y compris dans les plus hautes sphères intellectuelles, sont totalement ignorants en la matière. Je suis personnellement effrayé par le nombre d’ânneries que je peux entendre ou lire à longueur de temps, y compris sur ce site d’ailleurs.
          • la soi-disant "politisation" de l’enseignement de l’économie en France et son supposé eloignement des réalités de l’entreprise. L’un comme l’autre me semblent faux. A vrai dire, si biais il y a, j’aurais tendance à penser qu’il est plutôt dans l’autre sens que celui mentionné dans votre article : la grande majorité des économistes sont plutôt des libéraux et ont tendance à prêcher les vertus de la libre-concurrence (par déformation professionnelle puisque nos modèles nous disent que c’est ce qui marche le mieux). J’irais même plus loin : Marx n’est plus au programme des cours d’économie depuis déjà bien longtemps (alors que sa critique du capitalisme pourrait être intéressante pour mieux le comprendre).

          Le vrai problème à mon sens vient du fait que les enseignements de qualité en économie ne commencent qu’à la fac, et sont donc limités à ceux qui choisissent cette filière. Les cours de lycée, y compris pour les bacs ES, sont simplement catastrophiques ; non seulement ils ne permettent pas d’acquérir les bases élémentaires mais en plus ils sont complètement trompeurs sur la réalité de la discipline et sur ce qui attend les lycéens qui choisiront de poursuivre dans cette filière après le bac.

          Faut-il brûler les manuels d’économie ? Sans doute, mais pour garantir une meilleure pédagogie de l’économie, pas pour les raisons de "biais politique" évoqué dans l’article. A ce titre, nous sommes, nous économistes, tout aussi responsables de la situation actuelle que ne l’est l’éducation nationale car nous n’arrivons pas à vulgariser notre discipline et avons un peu trop tendance à prendre les non-économistes pour des idiots. A nous également de faire des efforts pour mieux communiquer sur la réalité de notre métier.


          • Vincent 17 janvier 2008 11:56

            Je relève quelques passages de votre commentaire :

            Etre un brute en math, pour être un bon économiste,

            Nous théorisons l’économie.

             

            Je dirais que vous économistes, ne savez pas bien vous faire comprendre, car à force d’essayer de mettre en équation les règles économiques, dans le but selon moi, de prévoir au mieux les profits potentiels de tel ou tel secteur d’activité, vous avez rendu cela tellement opaque et compliqué que personne n’y comprend plus rien.

             

            Vous avez rendu les règles du jeu inaccessibles aux profanes, alors je me pose une question ou plutôt deux :

            Pour quelles raisons ?

             

            La première : vous adorez les maths, l’abstraction, vous avez le désir de tout expliquer en résumé vous êtes des adeptes la branlette de cerveau.

            La seconde : vous vous êtes rendu compte qu’en théorisant l’ensemble des marchés, vous vous rendiez maître de ceux-ci et donc que votre pouvoir d’influence devenait incommensurable.

             

            Les deux à mon avis sont liés.

             

            Mais je dirais une chose, quel est le but d’une entreprise, si c’est de créer de la valeur ajouté pour permettre à d’autres personnes de bénéficier d’un produit ou d’un service utile ou non, c’est bien,

            par contre si le but et de créer un produit et ensuite de déployer des tonnes de d’artifices marketing pour créer une demande uniquement dans le but de faire un maximum de profit, je ne pense pas que cela soit une bonne solution.

            Amasser des ronds, juste pour le plaisir, n’est pas à mon sens la bonne voie de l’économie.

             Je suis peut-être un utopiste mais :

            Pour moi l’économie à l’épanouissement d’une population, à partir de là en vouloir toujours plus au détriment des autres, n’est pas une bonne solution car source à terme de conflits

             


          • ronchonaire 17 janvier 2008 12:17

            Votre commentaire est la parfaite illustration des "ânneries" dont je parle dans mon post.

            Pour commencer, les économistes ne sont au service de personne, pas plus des faiseurs de profits que des autres. Vous focalisez votre commentaire sur un pan de la science économique (l’étude des firmes et de leur profit) mais vous oubliez tout le reste : l’étude des consommateurs et du bien-être, le rôle du "capital humain" (éducation, santé), le rôle de l’Etat et des institutions, et j’en passe.

            Ensuite, concernant la technicité de la science économique ; nous reprocher de vouloir sans cesse nous rapprocher de la rigueur inhérente à toute science me semble être un faux procès (est-ce qu’on reproche aux astrophysiciens d’être trop techniques et de faire de la branlette de cerveau ?). Le problème, comme je le dis au dessus, vient du fait que nous n’arrivons pas à vulgariser nos résultats pour les rendre compréhensibles au plus grand nombre.


          • Vincent 17 janvier 2008 13:50

            A propos des astrophysiciens, eux leurs commentaires n’influencent pas les conditions de vie de millions de personnes, (à moins qu’ils nous annoncent une colision prochaine avec un astéroïde), contraîrement aux commentaires des économistes qui sont devenus paroles d’évengiles.

            Tel ou tel cabinet revoit sa prédiction de profit pour l’entreprise "perlinpipin" et pof, celle-ci se retrouve dans la mouise.

            Ok ce ne sont pas à proprement parlé des économistes purs, mais bon, ces cabinets d’audit y ressemle fort tout de même.

            Quant à ce qui est de la vulgarisation de votre domaine de compétence, on m’a toujours dit :

            ce qui s’ennonce clairement se comprend facilement.

            Dois-je en déduire que vous( ensemble des économistes) êtes incapables de vous faire comprendre car vous même ne maîtrisez pas tous les aspects de votre discipline, ou / et n’êtes pas d’accord entre vous.

            Vouloir tout prévoir, tout plannifier et tout mettre en équation, relève pour moi du fantasme.

            Il faudrait laisser un peu de place à l’intuition, l’inatendu, la vie en fait.

             

             


          • Sigefroid 17 janvier 2008 13:56

            "confrontons aux données du monde réel, puis nous en déduisons des mécanismes, voire des "lois"

            Economiste moi-même, j’ose espérer que vous tenez ce disours pour épater des lecteurs inconscients ou bien que se limitent à appréhender la discipline par l’émission "Capital" ! L’usage des mathématiques en économie relève de l’usage d’un outil parmi d’autres - pas souvent à bon escient mais toujours impressionnant pour le néophytes- et non pas d’une capacité de dominer le champ complexe ou plutôt varié des mathématiques ! Quant aux lois, elles sont aussi illusoires que celles du code civile : ponctuelles, amendables à souhait et jamais récurrentes. Je ne connais pas un modèle économétrique du Plan (je parle ici pour la Belgique) qui ait abouti à une juste prospective ... et Dieu sait qu’on y injecte des variables ! Il y a d’une part les cogitations économiques en chambre qui agitent un sérail à coup d’articles dans des revues spécialisées et sans aucun doute amusantes pour qui les lit et puis il y a l’économie réelle - pas celle que l’on modélise à postériori en faisant tourner des variables dans des ordi - mais celle bien vivante générée par l’éternuement de Busch, une explsosion à Bagdad, les errances intello-politico-débiles des technocrates bruxellois qui un jour gèlent les terres en Europe qui le lendemain se trouve sans blé ou sans lait, surpris devant une Chine inattendue mais boostée pas des entrepreneurs de terrain qui usent et abusent de ce que les Etats leurs ouvrent grandes les frontières subjugués aujourd’hui par le libéralisme débridé de néo-physiocrates et qui demain seront peut être les plus grands défenseurs d’un protectionnisme à outrance (voir la tentaive anti-dumping ratée de la Commission européenne) ... Bref des volumes à écrire sur cette problématique ... mais ils ne donneront pas un cent de plus à un néo-sdf travailleur plus pour ... des rondelles de carottes et ne retireront pas 1 $ à Bill Gates ou 1 euro à Albert Frère qui n’ont jamais fait de "science" ’économique ni d’équations du 2e° ... Ne vous illusionnez donc pas trop et restons modeste sur cette pseudo "science" aux lois volatiles ! Les meilleures économistes sont les ménagères ! Mais je m’arrête là !


          • ZEN ZEN 17 janvier 2008 14:34

            @ Sigefroid

             

            Vous avez raison de remettre en question l’ économétrie pure , l’usage abusif de maths dans cette discipline.(qui n’est qu’un outil, en France comme en Belgique...) Je crois que Keynes a eu des mots très durs là-dessus. Si vous avez des réfèrences...

            "Tous deux ont vivement critiqué l’enseignement de l’économie en l’accusant d’être politisé...."

            L’économie pure n’existe pas en dehors de choix politiques ou sociétaux (, implicites le plus souvent), comme dans toutes les sciences humaines ..d’où l’ importance de dégager l’implicite par une réfléxion critique (qui semble ne pas plaire au Medef) et par des notions de sociologie et d’histoire pour éclairer les comportements économiques, et d’une formation citoyenne...Pour les forces conservatrices, l’économie (d’inspiration libérale) doit être présentée comme fondée sur des principes "naturels"...



          • ZEN ZEN 17 janvier 2008 17:28

            Certains confondent économie et gestion financière.

            Dans Reconsidérer la richesse  P.Viveret fait à mes yeux oeuvre d’économiste, sans pourtant faire des analyses mathématiques élaborées, du moins au niveau de la synthèse qu’il offre, parfaitement compréhensible par quelqu’un de moyennement cultivé.


          • ronchonaire 17 janvier 2008 17:28

            @ Sigefroid, ZEN, Léon :

            Vous avez une vision rétrograde de ce qu’est la science économique.

            Effectivement, si on veut faire de l’économie à la papa en n’allant pas plus que "le chômagé était de 10%, il est à 8%, il a donc baissé de 2%", nul besoin d’aller au delà de + - * /.

            Si on a deux doigts de curiosité intellectuelle et qu’on cherche à comprendre ce qui a provoqué cette baisse de 2%, on peut difficilement faire l’économie (!) d’un minimum de rigueur mathématique et statistique.

            Sinon, n’importe qui peut dire n’importe quoi et nous pondre une théorie sur la corrélation entre le taux de chômage et l’ardeur sexuelle de la truite saumonée en période de rut. Sera-t-on plus avancé pour autant ?


          • ZEN ZEN 17 janvier 2008 18:26

            @ ronchonnaire

             

            Arrétez de ronchonner en caricaturant. C’est , pour ma part, le formalisation d’un certain type d’économie, parfois coupée de la réalité et même du bon sens, que je mets en question.Les économistes hyperpointus, conseillers de la Citigroup, malgré leurs modèles mathématiques, ont-ils prévu les pertes de mardi...

            ce document peut intéresser :

            http://www.autisme-economie.org/article79.html

             


          • chris11 17 janvier 2008 19:47

            c’est vrai que réduire l’économie au seul fonctionnement de l’entreprise et à l’accumulation de ses profits est une ânerie ,mais entendez vous souvent les économistes (ou prétendus tels) qui viennent se répandre sur les ondes ou sur les petits écrans parler d’autre chose que de profit ?

            les entendez vous alerter bruyament le pouvoir sur les dangers à moyen et long terme de la seule concentration des efforts sur le profit , des dangers pour une societé à casser son modele social uniquement dans un but lucratif de court terme .

            La théorie actuelle en matiere d’économie c’est : "prends l’oseille et tire toi " .on ne construit pas l’avenir d’un pays sur de telles bases . Et tous les "économistes" disposant d’une parole audible ,restés silencieux, porteront une sérieuse part de responsabilité dans ce qui ne va pas manquer de se produire ,un jour ou l’autre.

            Seule la date est incertaine !!!


          • Christophe Christophe 17 janvier 2008 20:23

            @Alchimie,

            Après-tout l’informatique n’utilise que des 0 et des 1, c’est donc d’une piètre utilité.

            Les 0 et les 1 sont utilisés par des mathématiques en base 2. Il est tout à fait possible de transposer l’ensemble des mathématiques en base 10 en base 2. Les fondements mathématiques peuvent tous être ramenés à une expression en logique. Si vous voulez une simple illustration, l’informatique ne comprend que des fonctions mathématiques et un microprocesseur ne fonctionne qu’en base 2 (binaire). Si les modélisations mathématiques ne pouvaient être transposées, les ordinateurs ne serviraient à rien.

            Lorsque nous abordons la terminologie mathématique, cela s’applique, à mon sens, selon les propos de Ronchonaire, aux modélisations économiques. Cela ne concerne pas la comptabilité.

            @Ronchonaire,

            l’étude des consommateurs et du bien-être

            Si vous êtes capable d’exprimer des concepts abstraits comme le bien-être sous une ou plusieurs expressions mathématiques, pourriez-vous me les communiquer ; la formalisation des concepts abstraits dans les réseaux sémantiques n’ayant pas encore trouvé de solution, vous pourriez ainsi obtenir un prix pour avoir démontré que sur les bases de mathématiques extensionnelles, nous pouvons formaliser des comportements et perceptions de type intentionnel. En tout état de cause, cela permettrait, et je vous en serais gré, de faire avancer mes travaux en sciences cognitives sur les modes interprétatifs humains.


          • ronchonaire 17 janvier 2008 21:20

            @ ZEN :

            Il me semble que c’est vous qui caricaturez et le fait que les économistes de Citigroup n’aient pas prévu les pertes de mardi n’est pas une raison pour remettre en cause toute la discipline. Par ailleurs, vous dénoncez vous-même, dans un de vos commentaires plus bas dans le fil, les "généralisations à partir d’un ou deux cas particuliers". Un peu de cohérence, que diable !

            @ Christophe :

            Le prix dont vous parlez a déjà attribué (pas à moi, vous devez vous en douter vu l’ironie de votre propos). Il s’agit du prix Nobel d’économie décerné à Amartya Sen il y a quelques années. Il n’est bien évidemment pas le seul à travailler sur ces questions mais si le sujet vous intéresse, vous pouvez toujours jeter un oeil à ses travaux. Ce sera une bonne entrée en matière et cela permettra peut-être, en tout cas je vous le souhaite, de faire avancer vos travaux et de voir un peu plus loin que le bout de votre clavier.


          • Sigefroid 17 janvier 2008 22:40

            SVP ne mélangez pas la notion gestion ou de compta qui est somme doute une démarche très ancienne (les Mésopotamiens ont gravé je crois leur 1ères tablettes d’argile pour « mesurer » des stock de marchandises dans leurs entrepôts) et qui relève d’une technique du chiffre et « l’économie » qui a été fondée initialement par des philosophes, de commerçants et qui relève de la gestion des biens de la « cité » au sens large. Dans un programme d’études d’économie... il n’y a pas d’économie ! Il y a de la philo, de l’économie dite politique, de la gestion, des maths (un minimum en fait par rapport aux études de maths mais assez pour jeter le trouble quand il faut), de la compta, des stat et proba, de l’histoire économique, de la socio et j’en passe ... mais pas « d’économie ». Il s’agit d’une approche qui s’appropie une série de disciplines anciennes ou récentes pour élaborer des « théories » en vue d’aider à prendre des décisions qui appartiennent in fine la plupart du temps aux politiques et non pas aux marchés quoiqu’on puisse croire ! Le marché consiste à pouvoir acheter et vendre n’importe quoi ! ... mais ce sont les politiques qui définissent les conditions du fonctionnement du marché selon le modèle qu’in fine ils retiennent pour bon ! Mais c’est trop long à présenter ici. Retourner lire Michel Foucault sur les débuts de l’économie politique ! Intéressant ! Quand à la contradiction que vous évoquez, j’ai effectivement pris pas mal de temps à étudier l’économie, mais pas que cela, et je crois qu’il est important de toujours voir un regard critique sur ce que l’on fait ... Aujourd’hui, tout est à « l’économique » (même le moindre magazine féminin y glisse un article de vulgarisation ou l’autre), comme hier tout était à la politique et avant hier à la philosophie, à la morale ou bien à la religion ! « Tout bouge » (« panta rei », je crois dans la bouche du philosophe en grec !) et tôt ou tard cela changera à nouveau !


          • Sigefroid 17 janvier 2008 23:01

            Il me semble que vous nous faites une habile pirouette ... Personne n’a dit que l’outil math n’avait pas son utilité dans « l’économie » ... mais il n’est qu’outil et bien peu complexe dans son utilisation au regard des champs des mathématiques ! La démarche économique n’est pas a priori une démarche mathématique ... elle relève de la décision dans un domaine particulier qui est la relation entre l’homme et la répartition des biens ... Ca s’arrête là ! Pour le reste, vous pouvez analyser, projeter, régresser, correler, variabiliser tant et plus, « tout étant égal de par ailleurs » (j’ai toujours trouver cela extraordinairement comique comme axiome au cours de ma formation !) ... Mais ça ne fait pas une démarche économique ! Et je ne confonds pas théorie économique et politique économique ou bien économie politique ! La théorie tente de concevoir des modèles possibles dans des environnements connus ou probables ! Mais in fine c’est la philosophie politique qui a le dernier mot et qui décide ou non de retenir les modèles concoctés par pas mal d’apprentis sorciers (faites un tour du côté des théories de la régulation ou sur le site de l’IRES de Louvain pour voir que la discipline peut-être hantée par d’autres courants que les dérivées ou les intégrales) ! Pour le reste, dans beaucoup de cas c’est malheureusent trop souvent l’illusion d’une science humaine qui se voudrait être une science dure et c’est en cela qu’elle cause parfois bcp de dégâts ! Il n’empêche, pour mettre ensemble tous les éléments économiques qui doivent aboutir à une décision, il faut de la rigueur dans l’utilisation des outils et une grande culture ... ça je vous le concède ... mais concédez-moi aussi que c’est très rare !


          • Christophe Christophe 17 janvier 2008 23:48

            @Ronchonaire,

            Nous n’allons pas nous comprendre, du moins nous ne nous sommes pas compris.

            Je vous parle du bien-être et non du bien-être matériel ; celui qui émane du sentiment de bien-être et non des possessions que l’on a, celui de l’être et non celui de l’avoir.

            Précisez le bien-être matériel car il est totalement insuffisant pour aborder le bien être de l’humain. Lorsque vous interprétez une situation, c’est par votre esprit, pas en fonction de ce que vous avez en votre possession.

            Je ne pense pas que des chercheurs comme Montagu auraient passé leur vie à rechercher des logiques intensionnelles pour trouver des systèmes mathématiques permettant d’approcher les comportements intentionnels de l’humain, en échouant, alors qu’il est si facile pour un économiste de le faire avec les outils extensionnels à notre disposition. Ne généralisez pas, dans votre propos, une vision très restrictive !


          • ronchonaire 18 janvier 2008 09:33

            @ Christophe,

            Effectivement, nous ne nous sommes pas compris, autant pour moi. Cela n’empêche pas les travaux de Sen de valoir le coup d’oeil si ça vous intéresse.


          • tvargentine.com lerma 17 janvier 2008 11:09
            L’avenir économique de la France
            La Réforme

            Un constat simple mais accablant

            65 milliards d’euros dépensés chaque année en subvention, soit 4% du PIB

            28 milliards d’exonérations de charges sociales (urssaf)

            Plus de 6000 dispositifs recensent  les aides et les organismes en direction des entreprises.

            la France est championne du monde des allègements de cotisations patronales sur les bas salaire depuis 15 ans

            Tiens ! les bas  salaire,

            Une augmentation significative du nombre d’emploi non qualifié depuis une quinzaine d’années en parfaite corrélation des exonérations et des allègements de cotisations sociales.

            Les différentes aides aux entreprises auraient-elles tirées les salaires vers le bas afin de pouvoir bénéficier des ces exonérations de l’Etat ?

            Voila les constats simples à poser si nous voulons réformer la France.

            Si vous ajouter en plus, les organisations territoriales (commune, département, région qui amène un tel millefeuille administratif qu’en France. on dit souvent que ça bloque à tous les étages, de la ville jusqu’à l’Etat, avec toutes les agglomérations, les départements, les régions....et les dérives financières et malversations.

            Tout le monde sait qu’il y en a de trop.

            La France a besoin de grosses PME. Il faut des entreprises de 800 ou 1 000 personnes pour que nous puissions exporter, faire de la recherche et du développement.et aussi des universités pour avoir une élite intellectuelle qui s’intègre à l’économie d’aujourd’hui, et des outils pour son développement ainsi que de l’argent  (permettre des passerelles entre l’université et les entreprises )

            Malgré la « contrainte financière, » du passif, la contrainte des marchés spéculatifs  qui complique l’environnement économique et du très court terme des médias en recherchent de people-lisation  de la vie politique française ,il est nécessaire pour la France, et plus encore  pour le président de la République, Nicolas Sarkozy, « de se projeter dans le long terme »  c’est-à-dire réintégrer les citoyens et les entreprises , en tant que partenaires dans le développement du pays.

            Si nous ne faisons rien, la France deviendra un pays pauvre, composée de pauvres, avec des emplois de pauvres et des services de pauvres.

            TOUT EST POSSIBLE
             


            • 5A3N5D 17 janvier 2008 11:18

              ""Si nous ne faisons rien, la France deviendra un pays pauvre, composée de pauvres, avec des emplois de pauvres et des services de pauvres.

               TOUT EST POSSIBLE""

              Oui, Lerma. C’est exactement ce vers quoi nous allons à grandes enjambées, grâce à votre idole.

               


            • Martin Lucas Martin Lucas 17 janvier 2008 12:12

              ça fait plaisir d’être d’accord avec Lerma !


            • claude claude 17 janvier 2008 18:26

              lerma a raison ! smiley

              brûlons tous ces livres écrits par des crypto-communistes fumeurs de hachich et sniffeurs de marijuana !

              comme l’écrivent justement ces philantropes de www.libres.org/main.htm :

              L’ECONOMIE AU LYCEE : C’EST LE PROGRAMME D’ATTAC

              ###""L’IFRAP publie régulièrement d’excellentes études. Celle qu’il vient de faire paraître sur son site, sous la signature d’Alain MATHIEU (Société civile N°33) est particulièrement bienvenue, car elle est consacrée à la désinformation dans l’enseignement de l’économie dans les lycées. Au moment où certains attaquent le jury d’agrégation d’économie pour « ultralibéralisme », il faut voir au contraire comment l’enseignement de l’économie est la chasse gardée du marxisme. (...)

              Voilà de quoi former de bons militants d’ATTAC. Et le plus scandaleux n’est pas à nos yeux les manuels, mais les programmes approuvés par le gouvernement, puisque publiés au BO. Il est vrai que les finalités de cet enseignement sont bien définies par ce Bulletin Officiel de l’éducation nationale « concourir à la formation du citoyen » (pas préparer les élèves à la vie en entreprise, bien sûr, ce serait faire le jeu des patrons). Mais quel citoyen veut-on former ? Celui qui votera à gauche, fera des analyses marxistes, adhérera à la CGT et militera à ATTAC ? Tout un programme. Merci à l’IFRAP de nous avoir rappelé ces vérités indiscutables. Bien entendu, le scandale, c’est la main mise des libéraux sur l’agrégation d’économie, n’est-ce pas ? Rien à voir avec la formation du citoyen si bien faite dans les lycées. Car, elle va dans le sens de l’histoire. "" ###

              ciel ! nos chères têtes blondes seraient aux mains d’un grouspuscule de marxo-lénino-troskystes ! 

              josé bové serait-il consultatnt occulte de l’éducation nationale ???

               

              alors je suis allée voir les programmes de la seconde à la terminale :

              et voici ce que ça donne en cryto-attaco-communiste :

              """ (...)

              1.3.2 - Accroître toujours plus le PIB, cela a-t-il toujours un sens ?0[0]

              Quand on pose la question ainsi, il y a en fait quelque chose qui est sous-entendu : du sens à quel point de vue ? En réalité, la question qui se pose est de l’ordre du jugement : un pays, une société font-ils bien de chercher à obtenir la croissance la plus rapide possible ? Autrement dit, plus de croissance est-ce plus de bien-être, des progrès équitablement répartis entre les membres de la société, par exemple ? On se rapproche donc de la question du développement que l’on a déjà un peu abordée dans l’introduction. (...)

              • Croissance ou développement ?
                Le P.I.B. est un indicateur économique, mais il n’inclut pas un certain nombre d’activités essentielles pour le maintien des solidarités entre les membres d’une société, en particulier des services. La richesse d’une nation, est-ce seulement les richesses matérielles qu’elle réussit à produire ? C’est un peu ce que laisse croire le calcul de la croissance à partir du P.I.B. Mais n’est-ce pas aussi l’état de santé (y compris mentale) de la population, son niveau d’instruction, la qualité des rapports sociaux entre les membres de la société, ou d’autres éléments ? Le problème est que ces éléments ne se laissent pas facilement mesurer. Pourtant on sait bien que la qualité de la vie est aussi importante que la quantité de biens dont on dispose (mais les deux ne sont pas indépendants l’un de l’autre, évidemment). Le P.I.B. n’est pas un indicateur de bien-être. (...)


              • La croissance économique n’est donc pas forcément le développement et si l’on veut parler de développement, sans doute vaut-il mieux utiliser l’I.D.H. comme indicateur ainsi que le fait le Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.). [Vous trouverez la présentation de cet indicateur à la notion « IDH »]. Or, le classement des pays selon l’I.D.H. ne donne pas le même résultat que celui selon le P.I.B. par habitant : (...) Le niveau des richesses matérielles produites et sa croissance ne sont donc pas le seul indicateur pertinent de l’amélioration des conditions de vie dans un pays.(...)
              • La question de la répartition des richesses.
                Enfin, on peut souligner que le P.I.B. par habitant n’est qu’une moyenne statistique. Comme toutes les moyennes, il gomme les disparités. Savoir qu’un pays a augmenté son P.I.B. de 3% dans l’année ne nous dit rien sur ce que l’on a fait de cette augmentation.(...)


              • Conclusion : un taux de croissance élevé (du PIB) n’est pas forcément synonyme de développement du bien-être collectif. Il faut cependant dire et répéter que la croissance des richesses produites est un formidable levier pour améliorer le sort de tous. Mais cela ne se fait pas sans des choix politiques qui disent clairement comment la croissance doit être utilisée ou au service de quels idéaux collectifs elle doit être mise. Il ne faut donc pas avoir le fétichisme du chiffre : 2% de croissance qui profite à tous, c’est peut-être mieux que 3% accaparés par quelques uns. (...) """###

              mon dieu ! voilà qu’on apprend la solidarité à nos enfants ! vivement que l’expérience dont nous parlait la taverne hier, soit génralisée, afin que nous puissions telle une seule voix honorer nos entrepeneurs et regarder tf1 !!!!

              En lisant cet article,nous voyons bien que ’le rédacteur’ ne connait rien au monde de l’entreprise,particulierement des PMI PME et TPE et encore moins à la bureaucratie comme un electeur au milieu d’images des persécutions gauchistes qui met en lumière toute la nullité de l’immonde opposition sans reconnaître une telle évidence, c’est que de toute évidence un cerveau dérangé par la haine. ( asgsystm.free.fr/ ) merci gasty !!! smiley

               


            • geko 17 janvier 2008 21:22

              @Claude

              C’est plutôt un signe de bonne santé mentale que de se poser la question de savoir si le PIB a du sens et pour qui ?

              Le PIB n’a rien à voir avec les TPE et les PME c’est un indicateur macro économique. Côté haine et cerveau dérangé c’est l’hopital qui se fout de la charité ! Vous n’argumentez rien et vous vous contentez d’insulter sans même comprendre les textes que vous mettez en citation !


            • Djanel 18 janvier 2008 02:11

               

              Ce fil est un ramassis de réactionnaires incapables comme Claude d’argumenter. Ils se contentent d’un coupé-collé de texte recueilli sur la toile. Ils lisent deux lignes et la sélection est faite. La haute technologie utilisée par des singes. 

               

              Pourquoi leur répondre puisque la seule chose qu’il sache faire, c’est de cliquer. Un clique et vous voilà dans les négatifs sans savoir pour quoi.

               

              Il faut être maso pour rester parmi eux.

               

              Salut


            • Djanel 18 janvier 2008 02:20

              Prouver que la majorité des intervenants est réactionnaire, est facile. Il suffit de voir que Lerma qui se fait toujours replier, a trouvé un moment de gloire ici : +12 au compteur. 


            • ARMINIUS ARMINIUS 20 janvier 2008 09:44

              Tiens, pour une fois je suis ( a peu près) d’accord avec Lerma. Serait-il meilleur économiste que critique (hum !) politique ?


            • ARMINIUS ARMINIUS 20 janvier 2008 09:44

              Tiens, pour une fois je suis ( a peu près) d’accord avec Lerma. Serait-il meilleur économiste que critique (hum !) politique ?


            • sobriquet 17 janvier 2008 12:08

              L’avis de ce prof de SES sur ces déclarations est assez intéressant :

              Faut-il enseigner l’économie bisounours ? http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/01/faut-il-enseigner-lconomie-bisounours.html

              Comme il le dit dans un autre article, les gauchistes trouvent ces manuels trop partisans du modèle libéral et les libéraux les trouvent trop détracteurs du même modèle...


              • docdory docdory 17 janvier 2008 12:10

                 @ Cephale 

                 

                Ce qu’il faut brûler , ce sont les manuels de " science " économique . L’économie n’est pas une science , mais une idéologie , qui n’a pas plus de caractère scientifique que le " socialisme scientifique " de l’ex URSS , ou que les " universités de science islamique " qui foisonnent dans certains pays musulmans ! 

                Les économistes s’occupent de faits non reproductibles , non prévisibles , et par ailleurs ne tiennent aucun compte des faits contraires à leurs théories ( par exemple : la mise en concurrence des " renseignements téléphoniques " a entraîné une augmentation massive de leur coût , ce qui est évidemment contraire au dogme libéral ! )


                • ronchonaire 17 janvier 2008 12:35

                  Ah ! Bravo ! Ca c’est du commentaire constructif qui fait vraiment avancer le débat. Rien de mieux qu’une bonne grosse insulte quand on n’a rien à dire et qu’on ne sait même pas de quoi on parle.

                   


                • patrice69 patrice69 17 janvier 2008 13:16

                  Quelle insulte a-t-il proféré ? Je ne la voit pas. Vous avez du vous tromper de commentaire.


                • stephanemot stephanemot 17 janvier 2008 13:47

                  Philippe, je vous plusse.

                  Comme la politique, l’économie n’est pas sale en soi : elle est simplement nécessaire mais complexe à appréhender puisqu’elle porte fondamentalement sur l’humain et son activité.

                  Comme la politique, l’économie est le théâtre d’oeuvres formidables comme le prétexte à des idéologies abominables.

                  Mais nier l’économie, c’est nier une dimension essentielle de l’humanité.

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