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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il privatiser nos fonctionnaires et en finir avec l’emploi à vie (...)

Faut-il privatiser nos fonctionnaires et en finir avec l’emploi à vie ?

Imaginez un referendum sur le sujet, avec un taux de chômage de plus de 10% et une exaspération croissante des citoyens face à la puissance publique, le résultat fait peu de doute : deux tiers des français selon un sondage de l’IFOP y seraient favorables.

Depuis dix ans, l'emploi public a augmenté de 11% principalement dû à la décentralisation en raison des transferts de compétences et du recrutement massif (+38%) dans la fonction publique territoriale.

Les effectifs ont augmenté de manière continue : avec plus de 5 millions de fonctionnaires, cela représente aujourd'hui 25 % de l'emploi total, soit près de deux fois la moyenne des pays de l'OCDE et ce pour un cout hors de contrôle : un quart de la dépense publique passe dans leur rémunération.

30% de l'augmentation des dépenses publiques depuis 2006 sont dus aux retraites, cela représente pour le budget 2015 quelques 75 milliards d'euros à la charge de l’état, c’est-à-dire du contribuable.

Malgré l’opacité savamment maintenue par l’administration sur le cout moyen d’un fonctionnaire, différentes approximations réalisées s’entendent sur un ordre de grandeur de 3,5 million d’€, ce qui permet de se livrer à un calcul effrayant :

Quand l’ancien maire de Paris a recruté 10 000 fonctionnaires, il a engagé une dépense de 35 milliards d'euros soit plus de 4 fois le budget annuel de la ville de Paris, c’est ce qu’il en coûtera au contribuable parisien à ces héritiers et aux enfants de ces héritiers !

Il y a de quoi comprendre l’agacement du contribuable ulcéré par le matraquage fiscale que l’on essaie vainement de justifier par la nécessité de réduire des déficits abyssaux qui ne diminuent toujours pas.

Alors, faut-il en finir avec l’emploi à vie de nos fonctionnaires, avec ce statut et les avantages qui y sont liés, privilèges que les salariés du privé n’ont jamais eu et n’auront jamais : mutuelles avantageuses, conditions de travail, absence de jour de carence, pensions de reversions, retraite calculée d'une manière économiquement injuste.

Un fonctionnaire a-t-il plus de valeur qu'un salarié du privé ? Quelle logique justifie-t-elle de pareilles différences ? Ne serait-il pas plus équitable que tout le monde soit logé à la même enseigne ?

Le statut de fonctionnaire crée en 1946 avait pour objectifs d'instituer en France une fonction publique intègre, compétente et non politisée, c'est-à-dire loyale à l'égard des pouvoirs publics tout en étant à l'abri des pressions politiques ou partisanes.

Et c’est là où le bât blesse, plus personne n’a ce ressenti aujourd’hui, les affaires Cahuzac et autres, « le mur des cons » ont gravement décrédibilisé la fonction publique et provoqué une crise de confiance des français dans la capacité des politiques, magistrats et administrations à gérer le secteur public et les affaires de la France.

Il faut donc revenir aux fondamentaux et faire passer les réformes indispensables pour réorganiser en profondeur la fonction publique en redéfinissant clairement ses attributions, le nombre de fonctionnaires nécessaires et le juste cout à payer pour offrir aux citoyens des services publiques efficaces.

Alors, faisons un rêve :

Imaginons que nos politiques dépassent leurs petits calculs politiciens et leurs spéculations sur le nombre de voix que rapportera ou ne rapportera telle ou telle décision.

Décrispons le débat, arrêtons de faire des fonctionnaires et de leur statut nos boucs émissaires, de penser que leur bureaucratie nous pourrie chaque instant de notre vie administrative, qu’ils ne cherchent qu’à préserver ou toujours obtenir de nouveaux avantages et, finalement, qu’il serait juste et équitable qu’ils souffrent et subissent comme beaucoup d’entre nous les affres du chômage ou la crainte d’être licencié.

Nous avons besoin de fonctionnaires de la puissance publique et il est normal qu’ils soient traités différemment car, ne l’oublions pas, ils sont dépositaires de pouvoirs et de responsabilités considérables et ils peuvent interférer directement dans les droits fondamentaux des citoyens, notamment dans le cas de la police, tribunaux, pompiers, hôpitaux, secteur de la défense, service des impôts et autres missions régaliennes.

Alors, offrir un statut spécial pour ces fonctions essentielles de l'État et la protection de l'intérêt général n’aurait rien d’aberrant et serait même souhaitable pour garantir la contrepartie inhérente

et indissociable : déontologie et éthique irréprochable du fonctionnaire dans l’accomplissement de sa mission de service publique en agissant dans le respect stricte de la loi, avec impartialité, loyauté et neutralité, sans chercher à acquérir des avantages personnels.

Statut spécial, oui mais cela ne justifie en rien l’obligation de l’emploi à vie.

Bien au contraire, la possibilité de licencier pour non-respect de la déontologie attachée au statut spécifique de la fonction est son corolaire indispensable, de la même façon qu’un médecin est rayé de l’ordre pour infraction à l’éthique de sa profession.

Faire du rêve une réalité relève-t-il de la chimère ? Est-il utopique de vouloir s’attaquer au statut des fonctionnaires ?

D’autres pays l'ont fait. En 1993, la Suède a mis fin à l'emploi à vie pour 90% de ses fonctionnaires, la même année l'Italie a adopté une loi similaire, aujourd’hui 85% des agents publics sont des salariés de droit commun et idem au Royaume-Uni. 

Le problème est que la France reste un pays de réseaux corporatistes, de lobbies et contre lobbies, de pouvoirs et contre-pouvoirs, qui peuvent déployer une énergie insensée pour empêcher toute évolution. Notre système politico-administratif nous enferme dangereusement dans une forteresse conservatrice faisant de la France un pays de plus en plus irréformable.

Frustrant car cet immobilisme funeste risque de nous faire passer dans le peloton de queue des mauvais élèves incapables d’appliquer des réformes structurelles archi connus grâce à une pléiade de rapports de qualité jamais mis en œuvre.

À force d’atermoiements, de demi-mesures et de compromissions, le train de la reprise partira sans nous.


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69 réactions à cet article    


  • howahkan howahkan Hotah 9 décembre 2014 17:50

    encore un jaloux.............ou un menteur ou erwanet donc les deux..
    cela dit regardons ici aux us il y a 24 millions d’employés d’état,fédéraux et locaux inclus, c’est du lourd baby du lourd !! ...pour 116 millions de salariés et 8.8 millions de self employed..ce qui est très très lourd., 20 % des travailleurs sont fonctionnaires au pays de Mickey...dans le pays qui dit aux autres : supprimez moi tous ces parasites smileycet article n’a d’autres buts que de persuader qu’il faut démanteler tout l’état français, bien sur sans dire que c’est pour piller le pays...et deux cela sert aussi a attiser la haine des uns contre les autres, donc de créer des conditions de violences civiles, donc on devine d’ou vient ce torchon..cqfd.........


    • trevize trevize 9 décembre 2014 18:22

      Vous avez vraiment lu l’article ? Il dit que nous avons besoin des fonctionnaires, et que nous avons besoin de leur accorder un statut spécial pour garantir leur indépendance.

      Jusque là, il faudrait que vous m’expliquiez où est la volonté de « persuader qu’il faut démanteler tout l’état français »

      Ensuite, l’article dit juste que peut-être qu’il faudrait revenir sur l’emploi à vie des fonctionnaires. Voilà, sur ce point précis, on peut éventuellement discuter. Est ce que c’est juste que les fonctionnaires aient un emploi à vie, quelles que soient les bêtises qu’ils peuvent faire ? (j’ai un ami fonctionnaire, je l’adore, mais il en est à douze ! (12) blâmes. ça vous paraît logique ?)
      Est ce que c’est obligatoirement de la haine et de la jalousie que de simplement faire le constat que sur ce point précis les fonctionnaires sont avantagés par rapport aux salariés ?

      « attiser la haine des uns contre les autres » la haine est déjà là, la haine naît de la division qu’on impose aux hommes. A partir du moment où on range les hommes dans des catégories différentes sans fondement réel tel que salarié ou fonctionnaire, on les oppose et la haine trouve un terrain pour s’exprimer. Les fonctionnaires haïront les salariés pour leurs salaires un peu plus élevés, les salariés haïront les fonctionnaires pour leurs avantages, tels que l’emploi à vie. Les personnes qui appartiennent à une classe donnée sont solidaires entre elles et un peu moins envers les autres, c’est tout naturel, tout comme un français se sent plus proche d’un autre français que d’un chinois, ou un prolétaire se sent plus proche d’un autre prolétaire que d’un bourgeois.

      C’est comme ça qu’on nous mène à la baguette depuis toujours. La stratégie préférée des puissants, « diviser pour régner » commence ici, au moment où on crée des classes d’hommes, des castes avec des droits et devoirs différents.

      Qu’il soit fondé ou pas, le ressentiment de certaines personnes contre les fonctionnaires existe, c’est un fait. Que ce ressentiment soit fondé ou pas, il faut faire avec, ce n’est pas en le niant ou en le taisant qu’on le fera disparaître. Vous savez très bien que quand il y a du ressentiment, de la douleur, il faut qu’elle puisse s’exprimer pour pouvoir se résoudre. En demandant aux gens de taire ce qui les dérange, on ne fait qu’attiser la haine.


    • aimable 9 décembre 2014 18:29

      il y a des yeux qui brillent de mille feux en pensant a cette masse d’argent
       s’en emparer est pour eux un but !!!


    • anomail 9 décembre 2014 18:46

      Non il n’a pas du lire la seconde partie de l’article.

      Il faut dire que le titre à la Erwanet est piégeux smiley


    • howahkan howahkan Hotah 9 décembre 2014 19:34

      a moi de vous dire que vous ne saisissez pas du tout ce que cache réellement un tel article..a moins que vous ne veniez ici pour aider cet article...

      du erwanet deguisé ? oui bien sur !!


    • dithercarmar dithercarmar 9 décembre 2014 19:52

      VOTRE VENTRE EST UN FURONCLE.
      Ce n’est pas votre meilleur profil...quoique.


    • trevize trevize 9 décembre 2014 20:36

      Oui, c’est ça grand chef, vous m’avez démasqué, je suis à la solde du grand méchant loup atlantisto-sionisto-satanico-machin-truc.
      Méfiez vous, ils envoient leurs agents pour vous éliminer avant que vous ne répandiez la vérité sur cet affreux complot.

      Vous me faites marrer, vous fustigez sans cesse la pensée binaire, la compétition et la guerre, pourtant vous êtes incapable de voir une discussion autrement qu’un combat, avec deux camps qui s’affrontent, le bon (le vôtre) et le mauvais (celui des autres).

      En gros, comme Georges Bush, on est avec vous ou contre vous.

      Vous n’avez même pas lu ce que j’ai écrit en fait : La haine naît de la division, ce n’est pas l’auteur de l’article qui a inventé la division entre fonctionnaires et salariés, elle était là avant lui, elle sera sûrement là après lui (malheureusement), il ne fait que vous rappeler qu’elle existe. Ce n’est pas parce qu’il se tairait que cette division ne serait pas une réalité. En fait, vous êtes victime du syndrome de cassandre, vous lui en voulez parce qu’il vous rappelle cette triste vérité.

      L’objectif à poursuivre, c’est pas de garder la république française telle qu’elle était il y a 60 ans quand elle a été conçue, mais de faire en sorte que les hommes vivent en paix, qu’ils aient un travail utile à la société et à notre planète. Si pour ça on doit laisser tomber certains trucs, on le fait, et c’est tout. On va pas se coltiner des armées de gratte-papier à vie alors que l’administration se fait de plus en plus en ligne ?


    • Trelawney Trelawney 9 décembre 2014 18:37

      Quand l’ancien maire de Paris a recruté 10 000 fonctionnaires, il a engagé une dépense de 35 milliards d’euros soit plus de 4 fois le budget annuel de la ville de Paris, c’est ce qu’il en coûtera au contribuable parisien à ces héritiers et aux enfants de ces héritiers !

      Si je comprend bien les 35 milliards représentent la dépense pendant le temps de travail et après quand l’employé est en retraite. Donc on va se baser sur une durée de 50 ans par employé.

      Donc 35 000 000 000 / 10 000 / 50 = 70 000 par an et par employé

      A Paris il y a un peu moins de 50 000 employés et 35 milliards (dixit l’auteur) c’est 4 fois le budget de Paris. Donc Paris a un budget de 8.75 milliards.

      70 000 x 50 000 = 3.5 milliard soit 40% du budget de Paris. C’est plutôt bien équilibré. A Paris il y a suffisamment d’employés pour rendre la ville propre et accueillante. Dans le privée il y a des sociétés de services qui dépensent plus que 40% de leur CA en salaire (retraite comprise). En fait elles dépensent tous plus que 40%.


      • Pere Plexe Pere Plexe 9 décembre 2014 18:52

        Le coût moyen d’un fonctionnaire, différentes approximations réalisées s’entendent sur un ordre de grandeur de 3,5 million d’€,Merci de donner vos sources et aussi quelques précisions.Serait ce le coût pour une carrière complète retraite incluse soit environ 70 ans ? 

        Quand l’ancien maire de Paris a recruté 10 000 fonctionnaires, il a engagé une dépense de 35 milliards d’euros soit plus de 4 fois le budget annuel de la ville de Paris
        Hormis que votre calcul soit discutable (voir plus haut) c’est surtout votre raisonnement qui est mauvais.Vous faites comme si les sommes engagées sur 80 ans étaient pertes sèche n’engendrant aucune activité,aucune recette ! Demandez donc aux élus majoritairement UMP qui ont perdus une garnison ou un régiment sur leurs territoires ! Vous devriez aussi intégré le coût de 10000 chômeurs sur la même période. 

        • Pere Plexe Pere Plexe 9 décembre 2014 19:01

          Alors, faut-il en finir avec l’emploi à vie de nos fonctionnaires

          oui bien sur !
          permettons au militaire de démissionner,comme n’importe quel salarié,si un conflit majeur se profil.Permettons à un inspecteur des finances d’aller chercher sa récompense dans le privé après avoir fermé les yeux sur certains dossiers..
          Laissons magistrats et policiers conseiller ceux qui souhaite se soustraire aux lois nationales...


          • trevize trevize 9 décembre 2014 19:17

            Qu’est ce qui empêche un inspecteur des finances, un magistrat ou un policier de conseiller des truands pour détourner les lois à leur profit, et de se faire payer en dessous de table ?

            Qu’est ce qui empêche d’ailleurs ces fonctionnaires de démissionner si ils en ont envie ? Un policier peut arrêter d’être policier quand il le souhaite, tout comme un magistrat. Même un soldat peut refuser de se battre, il devra simplement en payer les conséquences.

            Ce n’est pas le statut de fonctionnaire, et surtout pas la garantie à vie de leur emploi, qui empêchent la corruption.


          • Trelawney Trelawney 9 décembre 2014 19:13

            Alors, faut-il en finir avec l’emploi à vie de nos fonctionnaires

            Supprimer l’emploi à vie de nos fonctionnaires et vous allez connaitre les joies de la corruption genre :

            Tu veux ton formulaire ? Glisse un billet dans le cochon. Ou le policier qui ne te rend plus tes papiers parce que t’as pas glisser un billet dans le porte feuille


            • trevize trevize 9 décembre 2014 19:28

              Nos hommes politiques ont l’emploi à vie, ça ne les empêche pas d’être corrompus. La nature est ainsi faite : on en veut toujours plus.

              Jusqu’à la « crise », les fonctionnaires grecs avaient eux aussi l’emploi à vie. Vous trouvez que ça a empêché la corruption ?

              Le problème de la corruption, c’est plutôt un problème d’argent liquide. Pas d’argent liquide, pas de corruption, pas de caisses noires, pas de trafic de drogues, d’armes ou d’êtres humains, de triche, de dessous de tables ni de paradis fiscaux. Tout est noté et traçable de A à Z.
              ça vous fait peur, mais ça viendra. Vivement, comme dirait l’ami lsga


            • dithercarmar dithercarmar 9 décembre 2014 19:43

              Bonsoir Michel bougydeval,

              Nous nous joignons à votre article et l’appuyons (si c’était encore nécessaire) de ces quelques lapalissades qui ne feront pas plaisir à 5 millions d’ixodes :
              le fonctionnariat (à la française) est le furoncle de la démocratie de par ses privilèges, et n’a pas lieu d’être. Il paralyse tout un peuple par l’inertie dans son immobilisme. En empêchant toutes initiatives et prises de positions.
              La stagnation des actes et de ses règles (lois, réglements, tribunaux etc) crée des êtres à part et à part entière, mais plus des citoyens français.
              Ils coûtent à chacun une partie de vie  ; pour leurs appointements, leur fonctionnement (c’est tout bonnement immonde), leurs inutilités d’actions (multiplication d’acteurs pour une même fonction) etc. Ce sont les outils de l’état les plus chers.
              C’est un racket permanent et surnuméraire. Rien ne peut justifier autant de malfaisance à l’égard d’un peuple. Les fonctionnaires sont normalement au service du peuple : or, depuis bien trop longtemps, c’est le peuple qui est à leur service.
              Imaginons qu’il soient juste le nombre NECESSAIRE POUR RENDRE LEUR SERVICE, IL RESTERAIT À TOUS LES FRANÇAIS LE LOISIR DE BÉNÉFICIER D’UN REVENU MINIMUM VITAL ET UN VRAI ET Y COMPRIS AU EX-FONTIONNAIRES.

              Définition de la corruption  : la corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l’enrichissement personnel du corrompu ou à l’enrichissement de l’organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.1). C’est une pratique qui peut être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).

              Elle peut concerner toute personne bénéficiant d’un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d’une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif2, un syndicaliste ou l’organisation à laquelle ils appartiennent.

              La corruption des fonctionnaires commence par leur statut puis par leur salaire : lien extrêmement récent...

              Six outils pour pousser les Français à agir contre la corruption Le Monde‎


              • Pere Plexe Pere Plexe 9 décembre 2014 20:01

                Les fonctionnaires sont des grosses feignasses qui ne bossent pas assez...et vous proposez , en guise de remède, de les payer à ne rien faire...

                C’est bien ça ?

              • trevize trevize 9 décembre 2014 20:27

                @dithercarmar Je suis assez en accord avec vous, sur le fond, mais je vous trouve trop violent. Vous ne faites pas avancer la cause.

                Le découpage de la société française en castes (n’ayons pas peur des mots) est une véritable plaie, mais on ne résoudra pas le problème en continuant à insulter et exciter les castes les unes contre les autres.

                Les gens s’identifient à leur caste, comme les psychotiques, ils ont un problème de limites entre eux et le monde qui les entoure. Ils prennent toute critique contre leur caste comme une attaque réglée contre leur personne.

                Il faut déjà les amener à comprendre qu’il y a une différence entre leur personnalité propre et le rôle qu’ils jouent dans la société.


              • Gauche Normale Gauche Normale 9 décembre 2014 21:29

                @Pere Plexe : en fait pour les anti-fonctionnaires, les fonctionnaires sont inutiles mais dès qu’ils se mettent en grève, les mêmes crient au « blocage » et à la "prise d’otage“ ! Tout est dit. Si ils sont si inutiles, ils devraient s’en foutre qu’ils fassent grève.


              • dithercarmar dithercarmar 9 décembre 2014 22:12

                @Gauche Normale,

                Notre avis est que les fonctionnaires sont inutiles : ils sont fait pour fonctionner et ils le font très mal.
                Grève ou pas, ils nous tiennent en otage toute façon. Et lorsqu’ils font grève, ce n’est jamais pour de bonnes raisons. Leur protectorat est immense, que ce soit du côté des syndicats ou de l’état.
                Si nous n’avons pas de courrier, par exemple, pendant quelques jours, ou si nous ne pouvons pas prendre le train etc, c’est simplement la chaîne de l’esclavagiste qui se raccourcit.
                Le fond du problème est que le fonctionnaire reste la main qui obéit, qui s’avachit, qui profite.
                 


              • Gauche Normale Gauche Normale 9 décembre 2014 22:34

                Vous vous êtes senti visé par mon commentaire. Bon.

                À part ça, dans votre diatribe anti-fonctionnaire, au lieu de vous en prendre aux causes que sont le désengagement de l’État, les baisses de recettes à cause des privilèges accordés aux riches et les privatisations... vous vous en prenez à des gens dont le système vous a persuadé qu’ils sont des privilégiés.
                Surtout continuez d’y croire, il en a besoin !

              • dithercarmar dithercarmar 9 décembre 2014 22:35

                Bonsoir Trevize,

                Votre analyse mais pas fausse non plus, mais nous vous trouvons trop calme.
                Il y a un moment où, quand la coupe est pleine et trop contenue, elle finit par déborder.
                La violence verbale, dans ce cas de figure, est parfois nécessaire pour que les choses soient claires.
                Il faut appeler un chat un chat.
                La solution à la« cause » est déjà dans notre commentaire ; déjà réduire le nombre considérablement trop élevé de fonctionnaires et les déposseder de leur protectorat. Ils apprendront peut-être à faire ce que vous proposez : faire la différence entre le rôle qu’ils jouent et eux-mêmes.
                Les fonctionnaires sont comme des enfants sur-protégés. Mettez-les dans des situations qui demandent du sang-froid, de la jugeote, de la rapidité de réaction/exécution  : il n’y a plus personne.
                Telle est notre expérience depuisque nous avons l’âge de raison...
                Et la France n’est pas une exeption. Il y a les « pousse-crayons » en Amérique du nord ! Etc.
                Nous allons être de plus en plus violent. Attention !
                Le fonctionnariat crée non pas une caste, mais une race psychologique.
                Un peu d"humour...


              • dithercarmar dithercarmar 10 décembre 2014 00:41

                visés.., non pas particulièrement.
                Envie de dire ce qu’on pense, oui.


              • dithercarmar dithercarmar 10 décembre 2014 00:47

                @pere plexe,
                Si ce commentaire nous était adressé..., relisez le nôtre. Ce n’est pas du tout ce qui est écrit.
                Sinon, excusez-nous.


              • dithercarmar dithercarmar 10 décembre 2014 06:34

                @Gauche Normale et @Trévize,
                Il y a un problème majeur :

                LES PRIVILÈGES...


              • Gauche Normale Gauche Normale 10 décembre 2014 13:53

                Il y a un problème majeur :
                LES PRIVILÈGES...

                Bien dit... comme quoi vos commentaires sont tout à fait exacts lorsqu’ils ne dépassent pas 2 mots smiley


              • dixneuf 11 décembre 2014 11:30

                Il ne sont pas tous touut à fait inutiles mais ils sont beaucoup trop nombreux.


              • Gandalf Gandalf 9 décembre 2014 19:47

                Lorsque l’on entend, sur telle radio locale, que dans telle mairie, 18 agents municipaux sur 32 sont en arrêt maladie, il y a effectivement le droit de se poser la question de l’emploi à vie dans la fonction publique.


                Mais remettre en question ce statut devrait passer d’abord par une meilleure gestion macro-économique de notre secteur privé, qui est trop exposée aux vents violents du mondialisme : la vie familiale a ses raisons que l’économie ignore.

                • Gasty Gasty 10 décembre 2014 09:56

                  @ Gandalf
                  Vous pouvez aussi vous poser la question sur la réalité des faits qui sont rapportés ! Mais étrangement, être un agent municipal vous propulse immédiatement dans la catégorie ( comme dirait trevize « la caste ») des fainéants, alcooliques trop payé etc...
                  Pourtant l’agent municipal qui a été recruté, ne l’a pas été sur des critères ou un questionnaire à remplir du genre :

                  Etes-vous fainéant ?
                  Acoolique ?
                  Souhaitez-vous etre trop payé ?

                  Ou alors il faut croire qu’ailleurs, les principales questions seraient :

                  Détestez-vous les syndicats ?

                  Etes-vous un larbin ?

                  Pensez-vous que les fonctionnaires sont de grosses feignasses ?

                  Ce qui serait effectivement une violence non dissimulé.


                • Doume65 10 décembre 2014 12:10

                  Rappelons que Normal 1er s’est dépêché en arrivant de supprimer la journée de carence des fonctionnaires. Rappelons que cette période de « carence » est de trois jours dans le privé. L’introduction d’une seule journée de carence avait fortement réduit l’absentéisme.
                  Cette suppression n’était pourtant pas dans son programme. On peut se demander s’il ne l’a pas fait juste parce qu’elle avait été mise en place sous Sarko. Notons que les trucs vraiment cons de Sarko, comme l’intégration au commandement de l’OTAN ont été, eux, avalisés par ce ... (je préfère ne pas pas le qualifier pour rester poli).


                • Gandalf Gandalf 10 décembre 2014 13:43

                  @Gasty :Effectivement, il reste le soupçon.


                  Cependant, quand un fonctionnaire de tel centre des impôts vous affirme que la règle, est d’un arrêt maladie sur 3 dans son service, il n’y a plus de soupçon à avoir.

                  Sans vouloir rabaisser le statut de service public, qui, dans trop de situations, joue le rôle de bouée de secours économique, il n’est pas légitime que le régime de retraites de la SNCF prélève 2 milliards 5 par an sur le régime général.

                  D’un autre côté, j’ai connaissance de fonctionnaires particulièrement méritants, dont les qualités professionnelles n’ont guère besoin du gage que l’économie privée apporterait en termes d’efficacité notamment. D’ailleurs, l’économie privée, qui peut effectivement se vanter d’être plus efficace, ouvre également la porte à toutes sortes de prédation et de biais 

                  En France, nous avons tout à gagner à remettre sur pied des règles de gestion de l’économie privée qui nous préservent de la prédation anglo-saxonne, et qui permettent aux investisseurs, entrepreneurs et salariés une lisibilité à long terme plutôt que de s’aveugler en s’arc-boutant ou en voulant saborder les acquis de la fonction publique.

                  Il reste, que la fonction publique ayant la force de la loi de son côté (et le monopole de la violence incarné par l’état), sous prétexte égalitariste, normatif, procédurier, voire de politiquement correct , jouit d’une position dominante vis à vis du secteur privée, en abuse, et de ce fait, a la fâcheuse tendance à asphyxier l’intérêt pour le secteur privé sur notre territoire, au profit de l’étranger. Pour illustrer, si la France peut se targuer d’être n°2 mondial pour la qualité de ses infrastructures, cela semble être au prix d’une économie privée anémiée ou chancelante.

                  Bref, si l’on peut, en France, se réjouir d’un secteur public qui, relativement aux autres pays, se porte bien (n’allez pas me faire croire que le secteur public américain, essentiellement versé dans un délire au service du complexe militaro-industriel, vaille le nôtre), c’est trop souvent pour diaboliser l’économie de marché, qui malgré toutes les versions abusives qui ont été émises ces dernières décennies, est l’un des meilleurs piliers idéologique au service du fonctionnement du secteur privé, et mérite plus de réflexion et d’attention.



                • Scual 9 décembre 2014 20:12

                  Ah la propagande...

                  Vous savez que ce qui coute le plus cher dans le pays de TRES TRES TRES TRES loin c’est les entreprises ?

                  On parle pourtant de milliers de milliards !

                  Quoi ? Bien sur que je ne prends pas en compte ce qu’elle rapportent mais uniquement ce qu’elles coutent. Ben oui comme cet article, pourquoi ferais je l’effort d’être honnête ?


                  • rocla+ rocla+ 11 décembre 2014 07:14

                    Exact supprimons les entreprises et gardons les fonctionnaires . 


                    La solution .... smiley

                  • Scual 11 décembre 2014 11:13

                    Ça marcherait pas forcément moins bien hein. L’économie capitaliste n’est pas moins à la dérive que celle de l’ancienne URSS. Pas de la même manière, mais dans la plupart des aspects, c’est encore pire.

                    Mais de toute façon il n’est pas question de fermer l’un ou l’autre, les deux étant bien évidement complémentaires. En tout cas une chose est sure : les pays où l’Etat est le moins absent n’ont pas plus que les autres de jolis comptes à faire bander les comptables, il ne suffit pas de deux ou trois exceptions pour faire une règle. Au contraire la généralité qui se dégage c’est que le niveau de vie y est plus bas... bref c’est des pays plus pauvres. Pas sur que ça soit un modèle.


                  • bourrico6 11 décembre 2014 11:44

                    Exact supprimons les entreprises et gardons les fonctionnaires .

                    Je suis toujours impressionné par la pertinence des propos du troll bouffon.
                    Quel cerveau ce mec alors !


                  • Pascal L 9 décembre 2014 22:29

                    Le problème du statut des fonctionnaire est plus complexe qu’on le pense généralement.

                    Dans beaucoup de pays, les hauts fonctionnaires sont nommés avec les gouvernements (USA...) où sur dossier pour une durée limitée (Suède…). Imaginons un instant les énarques obligés de défendre tous les 6 ans leur bilan pour voir renouveler leur poste avec le risque d’une obligation de quitter le service public.
                    Parmi les fonctionnaires, il y en a qui créent de la richesse comme les profs qui arrivent à transmettre quelque chose à leur élèves et d’autres qui ne sont là que pour protéger leur hiérarchie ou eux-mêmes. Il y a des professions qui ne sont pas remplaçables comme les juges ou les policiers et d’autres qui font un travail qui existe également dans le privé (les informaticiens par exemple).

                    La bureaucratie est sans doute l’effet le plus pervers de la production de la fonction publique et celui qui crée le plus de rancœurs dans la population. Il suffit d’aller s’inscrire à Pôle Emploi pour comprendre que la Maison des Fous d’Astérix n’est pas loin, les fonctionnaires ne sont jamais du mauvais côté du guichet. La bureaucratie n’a souvent pour objectif que la protection d’une situation, d’un groupe de personne ou d’une politique.
                    Toute tentative de modifier ce fonctionnement demande des investissements colossaux, car une organisation différente ne s’improvise pas. Comme l’Etat n’a plus d’argent, aucune évolution ne peut être envisagée aujourd’hui. Pour supprimer des fonctionnaires, il faut leur trouver du travail ailleurs. Si c’est pour les mettre au chômage, le coût est sensiblement identique pour l’Etat, une réorganisation de la fonction publique ne peut se faire qu’en période de croissance.

                    Il est vrai que la plupart des fonctionnaires ne sont pas responsables de la mise en place de l’économie de prédation qui prévaut aujourd’hui mais les dirigeants politiques protègent ce système. La bureaucratie est le moyen le plus efficace qu’ils ont trouvé pour que rien ne bouge et une partie des hauts fonctionnaires en sont les organisateurs. Quand on ne sait pas quoi faire, on organise comment le faire. F. Hollande et ses camarades de promo ont bien été embauché par F. Mitterrand dans ce but. Pour une grande partie de la population, le silence des fonctionnaires peut être interprété comme de la complicité même si c’est largement exagéré car les fonctionnaires sont tenus par le devoir de réserve.

                    La solution passe d’abord par une réorganisation des moyens de contrôle démocratique dans ce pays (des vrais contre-pouvoirs) et des modes d’élections qui ne donnent pas le contrôle du pays aux partis politiques.

                    • lloreen 9 décembre 2014 23:14

                      Supprimons tous les fonctionnaires ; tous deviendront experts et consultants. Et enfin , le monde sera débarrassé du chômage.


                      • redrock redrock 10 décembre 2014 00:47

                        calcul surréaliste et manipulatoire !
                        3,5 M par tête sur 55ans donne un salaire net de 5303 /mois or le salaire moyen dans la FP est de 2 459 euros dans la FPE, les agents de la FPT de 1800 euros et ceux de la FPH de 2 205 euros.
                        Mais faites alors le même calcul pour un médecin, un banquier, un footballeur...
                        Voir tous les chiffres et comparatifs ici :
                        http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-poids-de-l-etat-providence-152380

                        Il n’y a d’emplois à vie que pour les héritiers !
                        Les autres travaillent et cotisent pour les retraites ou pensions !
                        Il est vrai que le statut de la FP est plus avancé socialement et doit tirer vers le haut le statut général. Il’ est encore plus vrai que les oligarques ultralibéraux veulent instaurer un dumping social généralisé et diviser les travailleurs entre eux dans une jungle de concurrence libre et non faussée ! Non Mais !!!
                        Vous êtes expert auprés de l’OMC, de l’UE, du Pacte Transatlantique, de la Trilatérale, de la BCE... ?


                        • slave1802 slave1802 10 décembre 2014 09:32

                          Ça serait bien que vous mettiez autant de haine à combattre les actionnaires...
                          Qui, comme les fonctionnaires ont un revenu à vie, n’en branlent pas une et coutent une fortune à la société...


                          • Robert GIL Robert GIL 10 décembre 2014 09:48

                            « le cout moyen d’un fonctionnaire, différentes approximations réalisées s’entendent sur un ordre de grandeur de 3,5 million d’€ » ... sur combien d’années ? c’est quoi ce calcul a la con ?
                            .
                            Par contre ce qui est sur c’est que le BUDGET DE L’ÉTAT : 280 milliards d’euros . CADEAUX AUX ENTREPRISES : 230 milliards d’euros !
                            .
                            quand aux fonctionnaires, voici : deux petits articles pour ne pas mourrir idiots :
                            .
                            1) LA CHASSE AUX FONCTIONNAIRES, SPORT NATIONAL !
                            .
                            2)C’EST LA FAUTE AUX FONCTIONNAIRES !


                            • bourrico6 10 décembre 2014 09:57

                              En finir avec l’emploi à vie, oui, c’est une évidence, et en finir avec certains privilèges abusifs, c’est une évidence aussi.

                              Mais privatiser, ça n’a aucun sens, supprimons l’Etat et venons en directement au féodalisme des multinationales avec leur milices privées et qu’on en parle plus dans ce cas.

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