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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il raser un million de maisons ? Un authentique libéral répond que non (...)

Faut-il raser un million de maisons ? Un authentique libéral répond que non !

Actuellement, on peut lire dans la presse une multitude de suggestions d’ordre économique censées participer à une bonne (saine, rigoureuse… ?) gestion de la crise. Force est de constater que l’accord ne règne pas et que sur quelques points importants, l’avis des économistes diverge. Récemment, on a pu lire que les analystes se scindent suivant deux catégories. Il y a ceux qui sont sûrs des actions à entreprendre et il y a ceux qui sont sûrs de ce qu’il ne faut surtout pas faire. Autant dire que le pékin moyen ne s’y retrouve plus et n’entend plus rien de tangible. Comment se faire une opinion quand les spécialistes patentés de la chose économique ne s’accordent plus et même, ne parviennent plus à s’entendre, les uns paniqués par l’urgence, les autres persuadés qu’il est urgent d’attendre. Nous devrions sans doute tous retourner à l’école et justement, rien de tel qu’un cas d’école pour tenter d’y voir plus clair.

Mais avant, juste une clarification. L’économie suppose qu’on sache distinguer les différents mécanismes. Les uns provenant du marché, les autres étant sous la responsabilité de l’Etat. Les prélèvements fiscaux ne sont pas décidés par le marché mais par l’Etat et pourtant, ce sont des mécanismes économiques puisqu’il y a des flux d’argent considérables passant par les tuyauteries des ministères des finances et du budget. Le capitalisme est amoral a dit Comte-Sponville, signalant par cette formule que l’économie de marché n’est ni morale ni immorale. L’acteur du marché est uniquement un calculateur. Ce qui ne veut pas dire qu’en tant que sujet humain, il écarte toute moralité. Il est possible de vendre à prix d’ami à un proche dans le besoin ou d’arnaquer en toute légalité mais cette moralité reste d’ordre privé et ne concerne pas le système en lui-même ni une quelconque morale publique. Prétendre moraliser le capitalisme comme le veut Sarkozy n’est donc qu’une stupidité ou à défaut un abus de langage. Dès lors que l’Etat intervient, ce n’est plus l’économie de marché qui fonctionne mais la politique économique. Et là, la morale intervient bien évidemment.

Seconde clarification. La politique, qu’elle règle les affaires de sécurité, d’éducation ou d’économie, a toujours été le lieu où se dessinent des clivages idéologiques. Ainsi fonctionne la démocratie. En 2007, on a pu croire que les lignes avaient bougé à l’initiative d’un troisième homme, un certain François Bayrou. En 2009, les élections européennes ont signalé un semblant de « lignes bougées » avec le bon score des Verts. L’écologie aurait-elle la cote ? Je penserais plutôt à une volatilité d’un électorat déçu par la politique et donc, par les deux formations qui se partagent la gouvernance depuis 1981. Ces lignes qui bougent, je les verrais plutôt comme le signe des formations politiques « exotiques » parcourant la société où parmi les citoyens, beaucoup sont des brebis égarées. Chaque parti tente alors de faire enter le troupeau dans son étable où il sert le discours de circonstance. Il y a les formations extrêmes, FN, LO, et puis le centre. Quant à Europe écologie, c’est un peu un nouveau centre colorié en vert. La sociologie contemporaine devrait s’intéresser de près à ces lignes qui bougent, sans doute parce qu’il n’y a plus de ligne idéologies sûres et que la pensée politique, autant que l’économie, ne fournit pas les balises indispensables pour éclairer chaque citoyen. Les altermondialistes s’en prennent injustement aux mécanismes de marché qui ne sont pas les vrais responsables du marasme. Les « sociodémocrates » s’imaginent que le graal est dans la régulation étatique, sans interroger la politique économique et sans réfléchir avec les bases d’une authentique philosophie politique. Quant à la « droite libérale », elle trompe son monde, n’étant pas si libérale que cela, elle est le cheval de Troie des plus riches.

Un cas d’école. De l’intérêt de raser un million de logement

 Présentation de cette affaire. Regard sur le site du prestigieux fond d’investissement Pimco actuellement entre les mains du géant de l’assurance Allianz et dirigé par Bob Gross, l’un de ses fondateurs, personnalité reconnue et qui n’a rien d’un Picsou, puisque comme beaucoup de riches américains, il a joué les mécènes, pour médecin sans frontière, l’université Duke, ou les villages du millénium. En août 2008, Gross publie sur le site de Pimco un billet fort intéressant concernant la chute des cours de l’immobilier. Rappelons le contexte de cette époque très récente mais déjà oubliée car l’information ne reste pas dans la mémoire vive des gens. C’était juste avant la chute de la banque Lehman Brothers. L’été précédent, la crise des subprimes avait fait son apparition dans les médias français, tandis qu’elle avait été révélée début 2007, en pleine chute des prix de l’immobilier aux Etats-Unis. Déjà deux ans de chute lorsque Bill Gross publie son article sur la déflation inhérente à la crise de liquidité qu’il compare avec un bon mot à la Russie décrite par Churchill comme une ride entourée de mystères enveloppés dans une énigme. Quel sens de l’humour, ces financiers ! Et une question, qui doit assumer la direction du désendettement lié à l’utilisation (je précise pour ma part, abusive) des mécanismes de levier ? Piloter le « delevering ». Ce mot anglais est construit à partir de leverage et du verbe levering. Il signifie, sortir de l’endettement lié au levier. Rappelons ce qu’est le levier, qui consiste à jouer sur une combinaison de deux types de capitaux, les uns propres et les autres apportés par un crédit. Ce montage est courant dans les LBO. Des cadres (ou bien des financiers) rachètent une entreprise en difficulté en apportant leurs capitaux auxquels s’ajoute des capitaux empruntés. Une fois l’entreprise reformatée, souvent en dégraissant les activités non rentables, main d’œuvre incluse ; une fois les bénéfices engrangés, les emprunts sont remboursés et les cadres sont devenus propriétaires de l’entreprise. Le mécanisme de levier a été utilisé dans le prêt immobilier avec les subprimes. Beaucoup d’Américains ont emprunté pour acheter un bien en espérant qu’avec la monté des prix de l’immobilier, ils pourraient rembourser et donc, faire une bonne affaire comme les cadres devenus propriétaires de leur entreprises. Tout a marché comme prévu depuis 2001 sauf que fin 2006, une brutale chute des cours s’est produite. D’où l’interrogation de Gross sur les moyens de sortir de cette spirale infernale due à une conjugaison des crises de la dette et des liquidités.

Même désemparé, un capitaine de la finance continue à réfléchir, quitte à imaginer des solutions impossibles à appliquer mais pouvant jouer un rôle heuristique. La question : comment enrayer la chute du prix de 120 millions de maisons individuelles américaines et renouer avec un mouvement haussier ? Gross invente alors le personnage du sage suggérant cet incroyable et inapplicable mesure. Que l’Etat rachète un million de baraques inoccupées et rase tout.

Gross a été pris au mot par Robert Blumen qui rebondit aussitôt sur le site du très sérieux institut Ludwig von Mises, dont les travaux sont inspirés de cet économiste autrichien qui fut l’inspirateur de nombres de libéraux contemporains dont Hayek et Friedmann. Blumen sait pertinemment que le propos de Gross n’est pas très sérieux mais il ne peut s’empêcher d’y voir un clin d’œil à la Grande dépression. En prenant au sérieux cette idée, Blumen joue d’un subtil levier lui permettant de livrer une conclusion opposée. Le principe de détruire des maisons à des fins économiques rappelle des mesures du même ordre qui furent pratiquées lors de la crise de 1929 dont les ressorts présentent quelques similitudes avec celle de 2010. Disparité entre classes ouvrières, moyennes et très hauts revenus, désinvolture dans l’utilisation du crédit. Blumen compare l’idée de raser les maisons à la mesure visant à faire acheter des porcs par l’Etat fédéral et de les détruire et ce, afin d’enrayer la chutes des prix agricoles. On sait en effet qu’en 1933 fut adopté l’AAA (agriculture adjustement act) et que six millions de porcs furent tués alors que d’autres mesures très coûteuses ont été déployées pour mettre en jachère des champs de maïs et de coton.

Le principe gouvernant ces mesures est basé sur une énigmatique loi de Say qu’il n’a du reste jamais explicitée mais dont le mécanisme est simple. Si les agriculteurs vendent leur produit à un prix raisonnable, ils auront alors assez d’argent pour acquérir d’autres biens vendus par des vendeurs qui par ricochet, permettront d’autres affaires fructueuses. Grâce à ce cercle vertueux, tout le monde s’y retrouve en pouvant vendre sa production. Cela suppose néanmoins une très grande confiance car rien ne dit que les marchandises circulent et que, comme dans la « fable économique » de Say, le vendeur sitôt la mise empochée ira chez son voisin producteur au lieu de placer l’argent à la banque ou sous son matelas. Le souci de Say, c’était que les artisans ayant produit un bien de qualité puissent le vendre à un prix couvrant les frais engagés et permettant d’être rémunéré correctement. Et que l’ensemble du système productif fonctionne avec une continuité mécanique faisant que pour tout bien correctement produit, il se trouvera un acquéreur solvable pour l’acheter.

Revenons au marché de l’immobilier qui en 2008, préoccupe à la foi Gross, défenseur des investisseurs et Blumen qui, se réclamant de la philosophie de von Mises, défend comme on s’en doute les principes d’un libéralisme à visage humain. Et c’est maintenant que l’on va constater avec clarté les divergences essentielles forment ce cas d’école. Si les maisons ne se vendent plus au prix espéré, c’est qu’il y a un déficit de solvabilité par rapport au nombre de biens immobiliers proposés sur le marché. Mais Blumen raisonne différemment de Gross. D’abord, il considère que la baisse du prix des maisons est non pas une partie du problème (thèse de Gross) mais une partie de la solution. En langage financier, cela s’appelle dégonflement de la bulle suite à une correction du marché. De plus, les prix ne sont pas si bas qu’on ne le pense. C’est juste qu’ils ont baissé après avoir atteint un niveau « déraisonnable », et la faute en incombe à la politique du crédit adossé à la politique monétaire fédérale. Les maisons ont été construites en excès à cause d’une demande artificielle et maintenant qu’elles sont là, autant s’en servir. Toutes peuvent avoir une valeur, notamment d’usage, pour quelqu’un. La conclusion sans appel de Blumen le vrai libéral : détruire ces maisons ne ferait qu’appauvrir la société.

On comprend donc qu’un libéral est souvent plus juste qu’un interventionniste et que sa neutralité lui confère parfois une moralité contre un Etat qui, pratiquant un interventionnisme destructeur, dont le but évident est de préserver, voire renforcer les investisseurs, réalise des opérations immorales (détruire une maison qui pourrait servir à héberger une famille). Réfléchissons sur la prime à la casse proposée par l’Etat français et son homologue allemand (qui fut plus généreux). Est-ce moral de payer des gens pour qu’ils détruisent des véhicules pouvant faire le bonheur d’un chômeur qui pourra retrouver plus facilement un emploi ? Depuis deux décennies, les banques jouent, gagnent et quand elles perdent, est-ce moral que les Etats leur viennent en aide ? Au lieu d’aider à rendre solvables les plus démunis, et ce afin de relancer l’économie par la consommation et l’utilisation des capacités de production qui sont sous employées parce que l’argent fait défaut. D’où la tendance déflationniste observée. L’argent circule dans l’économie de casino, dans la finance des riches. Et qui est responsable, si ce n’est les Etats ?

J’espère avoir convaincu à partir de ce cas d’école que le débat idéologique est pour le moins truqué ou du moins tronqué et que le discours officiels des préposés à l’instruction citoyenne est une grosse arnaque. Il y a donc une issue idéologique à l’impasse de l’opposition libéralisme étatisme mais il n’y a pas d’issue politique à l’impasse anthropologique de l’homme cupide et vénal. L’humanité est corrompue. C’est là l’enjeu du 21ème siècle.

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48 réactions à cet article    


  • JL JL 2 juillet 2010 10:15

    Bonjour, très bon billet sur le sujet.

    Vous écrivez : « le discours officiels des préposés à l’instruction citoyenne est une grosse arnaque. »

    C’est un sujet qui mériteriat d’être développé.

    Les libérauix ont inventé la courbe de Lafer dont on pense ce qu’on veut. Il faudrait en inventer une autre qui dirait quand on va trop loin dans la production : j’aime dire que Le monde capitaliste crève littéralement de trop d’inégalités. le monde capitaliste crève davantage d’apoplexie que de faim pour la bonne raison que ceux qui meurent de faim ne font pas crever le monde capitaliste, au contraire, ils le font vivre. Quand les riches ont trop, au lieu de donner aux pauvres, ils détruisent.


    • plancherDesVaches 2 juillet 2010 16:26

      Aller trop loin n’est pas dans leur mentalité... La mentalité est : « toujours plus ! »

      Si vous voulez creuser, voyez ceci :
      http://www.snui.fr/snui-locaux/dg/spip/spip.php?article82
      http://www.iufdocuments.org/www/documents/wto/GATS-f.pdf
      http://www.syti.net/AGCS.html

      Le document « AGCS » a été fait signé par l’Assemblée Nationale en 1994 par Monsieur Edouard Balladur, alors Premier Ministre.
      Le document de 500 pages et 2500 pages pages d’annexe a dû être étudié par les Députés en... un jour et demi...

      Leur rapidité de lecture m’a toujours fasciné.


    • paul mohad dhib 2 juillet 2010 10:47


      salut Bernard dugue,
      ce que je retiens : être riche d’abord, et devenir mécène, alors que dans un monde intelligent et juste, on n’a pas besoin de mécène, ni de secu, ni d’allocations familiales, ni d’allocations logement, etc etc...je sais je sais, je parle d’une autre espèce pas de la notre, mais bon je ne suis pas encore force de me taire !
      question subsidiaire, peut on devenir riche donc puissant uniquement par rapport a soi même ?
      non bien sur, donc être riche et puissant est le fait de quelqu’un qui va prendre sur ce que les autres produisent , prendre sur le collectif...toute production est par nature collective, comme je dis souvent on regarde autour de soi et on enlève la part du collectif, il ne restera rien du tout, les humains auraient disparu quasiment des leur « naissance »...l’univers entier est collectif et tout se tiens sauf sauf notre cerveau/ego, ce n’est pas une raison pour se laisser faire...
      les plus malades se veulent des gens biens de nos jours, dans le passe un voleur s’assumait comme un voleur, mais aujourd’hui ca se la joue mécène, une façon de s’acheter une image respectable........triste ,triste..
      humanité corrompue dites vous ! tout a fait, est ce dans le sens avoir un jours été pur, et ne plus l’être ? si oui, nous devons retrouver cet etat...de l’esprit je pense !
      salutations..


      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2010 14:47

        @ paul mohad dhib

        Vous faites une erreur de raisonnement, mais vous n’êtes, malheureusement pas le seul :
        Vous dites : "donc être riche et puissant est le fait de quelqu’un qui va prendre sur ce que les autres produisent".

        Dire cela, c’est croire que l’économie fonctionne comme des vases communicants.

        La réalité, c’est qu’être riche c’est apporter le maximum de service : Au plus un service est apprécié, au plus ses utilisateurs sont prêts à payer pour l’obtenir, et au plus le fournisseur de ce service s’enrichit.

        N’oubliez pas que dans un échange marchand, les deux parties s’enrichissent. C’est grâce à cela que la somme des intérêts individuels profitent à l’ensemble de la collectivité.

        En revanche, la volonté de puissance est bien le moteur de ce surcroit d’activité. Et vouloir être puissant, c’est bien vouloir dominer les autres.

        Quant à croire que l’Homme évolue, ou a évolué, dans un temps historique (en bien ou en mal), c’est une monumentale erreur. Et vouloir changer l’Homme, un projet de dictateur de la pire espèce.


      • plancherDesVaches 2 juillet 2010 16:29

        Et oser écrire ça en pleine crise d’argent mondiale, là, chapeau...


      • Mycroft 2 juillet 2010 17:34

        Vous vous trompez en affirmant que les personnes riches sont riches parce qu’elle profitent plus à la société.

        Les personnes qui font le plus pour la société sont rares, mais sont également rarement riches.

        Prenez des gens qui ont tout simplement révolutionné le monde, comme Pasteur, Einstein ou Turing. Ces gens sont responsables de progrès fabuleux (sans Turing, pas d’informatique, sans Einstein, pas de nucléaire). Il va de soit qu’ils sont la source d’une croissance économique prodigieuse. Ont il été riches ? Non, pas vraiment.

        Les riches inventeurs sont souvent les inventeurs de gadget assez mineur, qui ont une complexité scientifique assez faible par rapport à l’existant. Et les riches inventeurs ne sont qu’une petite fraction parmi les riches tout cour. Ceci est un fait.

        A partir de ce fait, on peut facilement comprendre que ce n’est pas le libérlisme qui crée la croissance (car la réelle croissance est liéeà l’inovation technologique, pas à la finance qui n’est qu’une croissance virtuelle est complètement bidon), mais bien la croissance qui permet au libéralisme de tenir.

        Sauf qu’on ne sait pas générer de la croissance, car on ne sait pas comme créer et motiver un génie. Laisser tout le monde faire ce qu’il veut ne marche pas, la preuve en est justement que les gens brillant gaspillent, actuellement, leur intelligence dans la finance et les montages financier (grand employeur de mathématiciens brillant dans un but absolument non productif). En occident, le nombre de scientifique diminue dramatiquement. Il faut savoir que, par manque de candidat locaux, 50% des doctorants à peu près (étude uniquement basé sur mon expérience personelle, je l’avoue mais je doute qu’elle soit vraiment fausse) sont étranger et ont une volonté de rentrer dans leur pays après la thèse.

        Hors on ne fait de réel progrès que quand on maitrise les éléments techniques et scientifiques nécessaire pour cela. Une personne qui n’a fait aucune étude scientifique ne pourra jamais faire ce qu’a fait Einstein ou Turing (à moins de disposer d’énormément de temps libre comme en avait par exemple Newton qui a pu se former lui même parce qu’il n’était pas dans le besoin de part son statue, mais cette méthode est très aléatoire, comment savoir que ceux qui ont du temps libre vont être ceux qui ont le potentiel pour l’utiliser pour faire progresser l’humanité)

        En ce sens, considérer la croissance comme une juste conséquence de la liberté d’entreprendre est une erreur conséquente, l’erreur d’origine de la pensé libéral.

        Les solutions à la situation sont de deux natures :

        - soit nous générons un système qui encourrage la croissance, sachant que c’est complètement aléatoire, car on ne sait comment l’encourrager, et on continue à se baser sur la croissance. Le risque étant qu’on se trompe et qu’on se retrouve en crise, faute d’atteindre nos objectifs.
         - soit nous générons un système qui ne repose sur aucune croissance, et qui ne prend la croissance que comme un bonus heureux, mais pas indispensable. Sachant qu’un tel système, contrairement à la croyance répandue, n’est pas forcément moins favorable à l’émergence d’une croissance, à priori. Par contre, le risque est de vivre moins bien qu’on ne pourrait se le permettre.

        J’ai personellement tendance à préférer la deuxième politique. Cette politique est une politique de rigueur, et la rigueur nécessite, si on veut qu’elle soit pacifiste, un controle étatique démocratique et laissant peut de place à l’abus de pouvoir.

        Il est claire en effet qu’une condition favorable à la croissance est la paix, l’abscence de violence et de précarité. Car quand on est en train d’essayer de survivre en mode « chacun pour soit », on ne trouve que rarement de nouvelles théorie.

        En ce sens, il est donc indispensable que le système lutte contre la précarité. Donc contre les inégalité, car, en dehors de la famine, cette la précarité est très relative. On peut raisonablement dire qu’en occident, et tant que nous aurons des sources d’énergie puissantes, la famine n’est plus envisageable. C’est donc une lutte contre les inégalité qui est nécessaire. Cette lutte contre les inégalité est de plus une lutte contre la criminalité, car elles sont connues comme étroitement liées (en occident, les période durant lesquelles la criminalité etait la plus basse sont également les périodes durant lesquelles les inégalités étaient au plus bas).

        Par effet de levier, en abscence de contrainte exterieur, la richesse tend à se concentrer. Il est en effet plus simple de gagner de l’argent quand on en a beaucoup que peux, par économie d’echelle entre autre. En conséquence, pour lutter contre les inégalité, il faut une politique étatique qui va dans ce sens et qui a les moyens d’imposer sa volonté à ceux qui sont réfractaires (car c’est le rôle de l’état de faire respecter la loi même à ceux qui ne l’aiment pas).

        Voilà je pense des argument qui permettent de comprendre l’erreur des libéraux.


      • Mycroft 2 juillet 2010 17:40

        J’ajouterai que l’homme change, à changé et va devoir changer tout au long de son existence.

        Par exemple, la place qu’il donne à la femme, à la religion, varie en fonction des époque et des lieux. Il change donc de mentalité, sur des point essentiels. Il change également biologiquement. Vous nier l’évolution en affirmant que l’homme ne change pas. La question à se poser est « doit on essayer d’évoluer avec un but en tête ou signer un chèque en blanc à la nature ». Je n’ai pas confiance en la nature, je suis donc à partisan de la première méthode.

        On peut également vouloir changer l’homme sans vouloir utiliser des moyens de dictateur, comme la torture, la peine de mort ou le bagne. Même s’il est nécessaire de sanctionner ceux qui mettent en péril la communauté (et parler sans desinformer ni mentir ne mets jamais en péril la communauté).


      • paul mohad dhib 2 juillet 2010 18:52

        interessant mycroft,comment va sherlock ?

        salutations


      • gimo 2 juillet 2010 21:51

        Par paul mohad dhib

        bonjour en règle générale j’apprécies votre thèse sur la collective

        mais le collectif = clanique
         porte en lui la division donc les rancunes le rejet de l’autre
         «  »le collectif des nez long et des pieds blanc luki luke= rivalité
        la est le drame des humains 
        merci
        cordialement

      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 3 juillet 2010 12:13

        Avant de proclamer de grandes théories, il faut d’abord analyser la réalité.

        Je n’ai jamais dit que ceux qui étaient les plus riches étaient ceux qui avaient le plus fait pour l’humanité.

        J’ai seulement énoncer cette évidence, que pour être riche, il faut gagner de l’argent, et que pour en gagner il faut apporter un service qui rencontre un maximum de succès.

        Un footballeur a de nombreux fans, il est donc riche. Pourtant, l’apport à l’Humanité est plutôt insignifiant. Mais de très nombreuses personnes apprécient le service (spectacle, divertissement) qu’il leur rend.

        Personne n’est lésé, il n’y a pas de vol. Et en étant riche, il enrichi ceux qui sont autour de lui : Personnel des hôtel de luxe, constructeur automobile, et même Zahia  smiley 


      • sonearlia sonearlia 3 juillet 2010 20:33

        La réalité montre pourtant que tu a tord.


      • alcodu 4 juillet 2010 21:48

        Je reprends un commentaire que je viens de publier sur un autre thread. Je m’en excuse mais il tombe à pic dans cette discussion :
        .
        Le peuple français a raison de se méfier des riches mais il à tort de se méfier de la richesse - il confond souvent les deux.
        Car les grandes fortunes françaises résultent généralement du privilège. Elles n’ont pas été acquises par la loi du mieux offrant (loi du marché) mais par la loi du plus influent ou du plus potentiellement nuisible. Il est tout à fait légitime de se méfier de ces riches inamovibles qui utilisent les lois et le pouvoir politique pour protéger ou développer leur business. Par contagion les français se méfient de la richesse (et du marché) ce qui est un contresens et ce qui entretient l’influence socialiste mafieuse qui produit les riches corrompus. Le système se nourrit des dégâts qu’il occasionne.
        .
        Gauche Libérale


      • jmcn 5 juillet 2010 03:12

        Plutôt d’accord avec tout ce qui est dit là, mais j’irai plus loin :

        - L’ensemble des professions financières ne produit strictement rien de tangible. L’homme abesoin, d’eau potable, de nourriture de qualité, d’un environnement sain, d’éducation, de santé, et de technologies qui lui facilitent la vie.
        - C’est la technologie qui est responsable des changements paradigmatiques de notre société. Pour des changement paradigmatiques de merde, les produits financiers sont qualifiés.

        Problème 1 : La technologie remplace peu à peu toute la main d’oeuvre de production. Cette main d’oeuvre n’est donc plus en mesure de justifier l’obtention d’un salaire. Ainsi elle ne peut plus acheter ce qui est produit. Les employeurs préferrent embaucher des machines qui ne ralenet pas peuvent bosser 24/24 etc ... et en plus cela maximise leur profits. C’est donc inéluctable.
        Problème 2 : Il est presque impossible de recycler cette ancienne main d’œuvre vers des activités tertiaires sans un programme éducatif lourd.

        Ayant fait ce constat, nos crises doivent accoucher d’un mode d’organisation que j’appèlerai Société 2.0 : La société technologique. Les gens disposent tous d’une formation scientifique solide leur permettant de particper à des tâches de conception. Il n’y a plus d’ouvriers dans les usines. Les besoins de production sont connus en temps réel par les unités de production. L’informatique actuelle permet de gérer cela parfaitement. Les professions financières n’existent plus car il n’y a plus de monnaie.

        C’est à cela qu’il faut s’atteler ou alors le système monétaire actuel conduit à une impasse complète à cause des problèmes 1 et 2. Quiconque est sérieux dans ce qui se passe actuellement ne peut pas faire l’impasse sur ces deux problèmes.


      • xbrossard 2 juillet 2010 11:39

        le principe de destruction créatrice a déjà été appliqué après une crise ; c’est la seconde guerre mondiale qui a relancé l’économie

        le massacre de 6 millions de porcs pour relancer l’économie m’a fait frémir et m’a fait repenser à un autre massacre similaire...mais je ne fait aucune allusion raciste derrière tout ça.

        j’ai bien peur qu’une nouvelle guerre nous pend au nez...à moins que l’on applique les effets (destruction) sans les conséquences dramatiques (morts)


        • Julien Julien 2 juillet 2010 12:57

          A mon avis, la seule solution à tous nos problèmes économiques, c’est :


          * une vraie société de l’abondance. Imaginez par exemple que tous les biens soient créés gratuitement par des robots, et que l’on dispose d’une source d’énergie électrique illimitée et gratuite, permettant de se mouvoir et de se chauffer l’hiver.
          * la régulation de la population au niveau mondiale. Je soutiens donc la « grève du troisième ventre » de Yves Cochet.

          • paul mohad dhib 2 juillet 2010 14:36

            humour ou sérieux ? j’ai un doute, et le doute m’assaille !
            Yves Cochet le sous marin bobo ecolo des neo-cons... ? la meilleure opposition c’est celle que l’on se crée !
            peu importe, ce que vous dites ,si vous êtes sérieux sur ce propos, est ce que notre cerveau/ego fait tout le temps a savoir : projeter un idéal lointain pour le futur, car aujourd’hui c’est le foutoir...
            sans essayer bien sur de comprendre l’intégralité du processus de nos societes guerrieres et violentes,etc etc.... en general la solution implique les autres, jamais celui qui la propose, ca fonctionne bien depuis des millenaires, enfin mal, mais on s’habitue a courber l’echine a accepter sa souffrance, une sorte de realtion incestueuese sado-maso s’installe alors pour le plaisir des uns et le plaisir des autres, oui frappe moi !
            on passe ainsi tous sauf exception une vie imaginaire , irréelle mais on s’en tape, en fermant les yeux ca peut le faire....
            supposons que votre imaginaire fonctionne, vous auriez l’occasion de voir que le rêve est un cauchemard, ce que vous me décrivez la existe déjà, les animaux élevés pour la viande connaissent déjà ce bonheur !


          • alcodu 2 juillet 2010 14:12

            Excellent billet. Je retiens évidemment : "Quant à la « droite libérale », elle trompe son monde, n’étant pas si libérale que cela, elle est le cheval de Troie des plus riches."

            On pourrait disserter sur les multiples mesures contradictoires qui concernent l’automobile. Une vraie cacophonie économique orchestrée par l’Etat dont la prime à la casse est un instrument discordant.
            .
            gauche libérale


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2010 14:54

              Bravo pour l’article, et l’exemple de la prime à la casse est une démonstration claire de l’ineptie de l’interventionnisme permanent de la droite, en France.

              Le courant libéral, logiquement présent au centre (voir la Chambre européenne), est très faiblement représenté dans notre pays, que ce soit à gauche, à droite et même au centre.


              • sonearlia sonearlia 3 juillet 2010 20:48

                Normal, personne ne veut le représenter.


              • Yoann Yoann 2 juillet 2010 15:37

                Excellent article qui amène au sujet essentiel à mon sens :
                L’humanité est corrompue. C’est là l’enjeu du 21ème siècle.

                Comment faire ? Et pour qui voter en 2012 quand on s’aperçoit qu’il n’y a plus de gauche ni de droite ?

                @Xbrossard
                Pour la prochaine guerre c’est sûrement l’Iran ... A voir : USA - Le business de la guerre, qui aurait tout aussi bien pu s’intituler : USA - Corruption de l’état par le complexe l’industrio-financier.
                 smiley


                • Marc Bruxman 2 juillet 2010 16:29

                  L’idée de démolir des maisons est bien évidemment débile comme la prime à la casse automobile. Détruire son propre capital est du suicide. 


                  D’autant plus que faute d’entretien, les maisons vont devenir invendables en elle mêmes. La plupart du temps elles ont été construites en des endroits inadaptés et/ou sans demande. Elle pourriront d’elles mêmes sur pied. Il n’y a aucune urgence à les démolir tant qu’il n’y a pas de nouveau projet. Traduction : Un capital immobilisé se déprécie naturellement jusqu’à valoir zéro. Il n’y a aucun intérêt à investir du capital en démolition pour accélérer cette dévaluation. 

                  Si ces maisons sont dans un endroit recherché, la baisse des prix va les rendre attractive pour des gens qui ne pouvaient pas vivre ici avant. L’investisseur initial a perdu sa mise, tant pis pour lui. Mais le capital n’est pas perdu. Il pourra d’ailleurs reprendre de la valeur lorsqu’il aura retrouvé un usage. 

                  Pour rappel, il y a deux choses dans une société, le capital (l’immobillier, les entreprises) et les flux financiers. Tous les flux financiers ont pour source et pour destination le capital. Si vous achetez un Kebab l’origine des fonds est votre employeur, le destinataire est le kebabier. Pour qu’un flux financier existe et que vous bouffiez votre Kebab il faut que le capital existe en premier lieu. Vous pouvez aussi utiliser un flux financier pour vous constituer un capital (création d’entreprise, achat de maison, etc, ...). Le capital va produire des flux financiers à long terme. Par exemple un immeuble construit dans les années 30 continue bien après son amortissement à générer des flux financiers sous forme de loyers. Si vous détruisez ce capital pour générer plus de flux financiers à court terme, vous détruisez une source de revenus à long terme. 

                  Souvenez vous de Frederic Bastiat et de la vitre cassée. Si vous cassez une vitre, certe le vitrier fera de l’argent, mais le proprio de la vitre aurait surement employé cet argent pour autre chose (par exemple changer ses chaussures). Dans un cas, on a eu un flux financier et une vitre, dans l’autre cas on aurait eu une vitre (non cassée) plus une paire de chaussure. 

                  La destruction n’est jamais bonne pour une économie. D’ailleurs pourquoi les américains sont les plus riches ? Parce que tout simplement ils n’ont jamais eu de guerre sur leur sol. Les européens en ont eu par contre, ils se sont appauvris et ont enrichis les américains venus reconstruire... 



                  • alcodu 2 juillet 2010 17:38

                    Juste une petite mise au point : tout l’immobilier n’est pas du capital. La maison principale d’un individu n’est pas du capital mais un bien de consommation.
                    Le capital c’est l’outil de travail, souvent confondu avec sa contrevaleur en argent.


                  • Marc Bruxman 2 juillet 2010 17:57

                    Non cette maison qui est votre « outil de travail » et dans laquelle vous vivrez vous n’y resterez peut être pas toute votre vie. 


                    Vous finirez peut être par la vendre, ou par y mettre un locataire car vous déménagerez pour plus grand. Et vu que vous ne payez plus de loyer, c’est un peu comme si cet argent vous rapportait puisque il vous permet dans un premier temps de rembourser votre crédit (effet de levier) puis par la suite, vous en bénéficiez gratuitement (moins l’entretien). C’est un peu comme si quelqu’un vous payez un loyer virtuel vous permettant de vivre dans cette maison sans frais. 

                    De même, mon entreprise est mon outil de travail mais c’est aussi un capital. 


                  • Le péripate Le péripate 2 juillet 2010 18:54

                    Au sens strict, le capital est du travail (ou ses métamorphoses) détourné de la consommation immédiate. Le mot clé est « préférence temporelle ».
                    Il est anthropologique ou plutôt praxéologique, comme une forme de l’agir humain.

                    D’un point de vue utilitaire chacun comprend les avantages qu’il peut y avoir à, soit épargner des aliments pour une consommation future potentielle, ou à consacrer du temps à confectionner avec une branche un bâton fouisseur, temps perdu dans l’immédiat à creuser avec les mains pour trouver les racines. Mais les bénéfices ultérieurs seront immenses (effet de levier ?)

                    Mais aucun animal n’a jamais formulé un projet ainsi, même si le tamis de la sélection retient les solutions qui marchent. D’autant que le comportement inverse, le boulimique, le prodigue, le gaspilleur est tout aussi bien réel.

                    En somme, le capital est une découverte peut-être fortuite, découverte qui se place avant même l’homme sapiens sapiens, qui participe du processus d’hominisation, et dont les bienfaits profitent même à l’anti-capitaliste le plus réfractaire.


                  • gimo 2 juillet 2010 22:01

                    alcodu 

                     tout ce qui dure plus que ton vivant
                    donc une maison

                    l’outil de travail n’est pas un capital 
                    il produit pour lui 
                     mais n’est pas durable et éphémère
                    voila merci


                  • Mycroft 2 juillet 2010 22:13

                    Le problème n’est pas le capital en lui même mais sa gestion.

                    Le problème, c’est quand le capital contrôlé par un individu dépasse sa capacité de contrôle.

                    Car justement, le capital, à l’heure actuelle, n’est pas qu’une accumulation de bien, c’est aussi un pouvoir. Un pouvoir qui, comme tout pouvoir, monte à la tête de celui qui en dispose.

                    On ne peut nier que ce capital est plus productif quand il est utilisé comme un bloque dans un but unique. C’est le principe de l’économie d’échelle. Des projets de taille comme les ligne de chemin de fer ou le réseau téléphonique gagnent à être fait par un seul groupe de personne unie. Ca limite les problèmes de compatibilité qu’on a. C’est le principe des standard, plus simple à mettre en place quand tout les participant ont une autorité commune (ce qui ne signifie pas un seul chef, un état est une autorité commune et pourtant, il peut être dirigé exclusivement par referendum, même si ce n’est pas simple à mettre en place ).

                    Donc morceler le capital n’est pas une bonne chose.

                    Mais sa concentration dans les mains d’un seul propriétaire provoque les même dérive qu’une dictature, en remplaçant le pouvoir militaire par le pouvoir économique (ce qui à l’heure actuelle ne fait pas grande différence).

                    Pour cette raison, il est nécessaire de conserver de grande structure, mais d’imposer qu’elle soit contrôle par un grand nombre de personne. De manière démocratique en quelque sorte. Et il est souhaitable que tout soit fait pour que les entreprise démocratique restent en place, même si il faut pour cela brider une entreprise non démocratique (potentiellement plus efficace au moins à cour terme, mais aussi plus injuste) qui essaierait de l’en empêcher. De la même façon qu’il est préférable de défendre nos démocratie face à une dictature et pour les même raisons.


                  • Marc Bruxman 3 juillet 2010 00:04

                    "On ne peut nier que ce capital est plus productif quand il est utilisé comme un bloque dans un but unique. C’est le principe de l’économie d’échelle. Des projets de taille comme les ligne de chemin de fer ou le réseau téléphonique gagnent à être fait par un seul groupe de personne unie."

                    La libéralisation des télécoms a déja prouvé le contraire. De même pour Internet. Internet est une interconnexion de réseaux ayant chacuns un propriétaire et une gestion différente. Seul le standard est commun. Ceci permet de prendre des décisions locales et fournit un réseau cohérent sans controle global. De même pour le réseau de téléphonie, aujourd’hui morcellé mais géré de maniére cohérente.

                    Si internet était sous le controle d’un seul acteur, il serait moins efficace. Car il serait déja sous le controle soit de l’état, soit d’une multinationale monopoliste. Une cata dans les deux cas.


                  • Mycroft 3 juillet 2010 01:53

                    Le fait est qu’internet utilise globalement un seul protocole, le TCP/IP.

                    De même, le réseau téléphonique filaire a été mis en place par un seul opérateur, France Télécom. Sans lui, pas de net. Il est de même entretenue par ce même opérateur. Au final, c’est le gros du travail, le travail des opérateur est essentiellement marketing.
                    Quand à la libéralisation des téléphones, vous parlez du truc qui fait qu’on ne peut capter dans certaines zone que si on a un certains opérateur téléphonique ?

                    Grande réussite en effet.

                    Il y a d’autre solution que la concurrence pour éviter des abus. L’implication citoyenne, par exemple. Et également une vraie séparation des pouvoirs. Le domaine étatique

                    Internet peut être contrôlé par un état, sans perdre en efficacité, cf la chine.

                    Nous verrons avec la fibre optique si le privé est capable de couvrir aussi efficacement le territoire que ne l’a fait l’état à l’époque du filaire.

                    De plus, juger de l’efficacité de l’informatique, et notamment la micro informatique, en se basant sur le fait que ça rapporte, c’est se tromper de problème.

                    La micro informatique est un outil très puissant, mais très mal utilisé. Justement à cause des multiples version et langage qui complexifie quelque chose qui n’a aucune raison logique d’être aussi bordélique. La mise en place de standard règle un peu la chose, mais justement, actuellement, il y a lutte entre des standard scientifiques et des standard économiques (poussé par microsoft entre autre).

                    L’informatique est l’exemple typique de domaine qui a marché malgré le libéralisme et non grâce à lui. Tout simplement parce que c’est un outil révolutionnaire, et un réel besoin professionnel pour la majorité des métiers intellectuels. Mais un besoin qui a été réglé individuellement et à la va vite (il fallait vendre le plus vite possible) et qui fait qu’actuellement, c’est un merdier sans nom (en même temps, ça fait que les informaticiens ne manquent pas de travail, mais c’est triste que ce soit pour réparer des âneries et non pour faire avancer une technologie qui présente pas mal de mystère).

                    De fait, bon nombre de standard commerciaux sont considéré par la communauté scientifique dans son intégralité comme des erreurs monumentales. Ce genre de situation est dramatique.


                  • Croa Croa 3 juillet 2010 09:11

                    « Détruire son propre capital est du suicide. »

                    C’est pourquoi il vaut mieux s’occuper de celui des autres ! Diabolique mais réel !

                     smiley Le problème c’est l’argent et ceux qui le contrôlent smiley


                  • Marc Bruxman 3 juillet 2010 16:03

                    « Le fait est qu’internet utilise globalement un seul protocole, le TCP/IP. »

                    Oui, le privé n’a jamais empéché la standardisation. Cela finit toujours par se mettre en place.

                    "De même, le réseau téléphonique filaire a été mis en place par un seul opérateur, France Télécom. Sans lui, pas de net. Il est de même entretenue par ce même opérateur. Au final, c’est le gros du travail, le travail des opérateur est essentiellement marketing. « 

                    Si vous parlez du dernier kilométres alors oui, c’est FT qui a tout mis en place. Pour les fibres optiques utilisées en communications longue distance il y a de nombreux prorpriétaires. Et FT n’est pas le moins cher sur ce terrain.

                    Non le travail d’un opérateur n’est pas que marketing. Vous ignorez visiblement tout de ce métier et de tout ce qui se passe au niveau »routage« pour justement utiliser la meilleur route au meilleur moment et obtenir des prix de crevard.

                     »Quand à la libéralisation des téléphones, vous parlez du truc qui fait qu’on ne peut capter dans certaines zone que si on a un certains opérateur téléphonique ?« 

                    Oui ca arrive à Bouzeux Land. Mais on s’en fout en fait. Partout ou je vais aujourd’hui j’ai du réseau que ce soit à Paname ou sur mes lieux de vacances. Non c’est vrai un jour j’ai loué un 4x4 pour aller me tripper dans le désert, il n’y avait pas de réseau, il a fallu louer un téléphone satellite. D’un autre coté, je ne crois pas que les quatres bédouins croisés fesaient une demande solvable.

                    En France de temps en temps, tu croise une ferme in the middle of nowhere comme dans le film »la vie moderne« . Question : Pourquoi on paie pour ca ? Ca coûte probablement plus cher à la collectivité que de les relocaliser ailleurs.

                     »Il y a d’autre solution que la concurrence pour éviter des abus. L’implication citoyenne, par exemple. Et également une vraie séparation des pouvoirs. Le domaine étatique"

                    La séparation des pouvoirs signifie justement que l’état ne les as pas tous.

                    « Internet peut être contrôlé par un état, sans perdre en efficacité, cf la chine. »

                    Mdr. L’internet Chinois et ca censure est donc un modèle pour vous. Bravo ! Si Internet est libre c’est justement parce qu’aucun état ne parvient à le controler. Quand au contrôle de la Chine sur internet, il est largement surestimé vu d’ici. La plupart des informations y compris certaines assez embarassantes pour eux y circulent. Et les entreprises publiques chinoises sont d’ailleurs gérées de la même façon que le privé ici. La seule différence est que l’état est actionanire mais je vous garantit qu’on y fait que très peu de social. Il y a même par endroit de la concurrence entre entreprises d’état.

                    "Nous verrons avec la fibre optique si le privé est capable de couvrir aussi efficacement le territoire que ne l’a fait l’état à l’époque du filaire.« 

                    Le privé couvrira la ou il y a de la population. Pour le reste, d’autres solutions comme le satellite sont moins couteuses. C’est justement la qu’est l’efficacité. Faire avec la solution la plus efficace.

                     »La micro informatique est un outil très puissant, mais très mal utilisé. Justement à cause des multiples version et langage qui complexifie quelque chose qui n’a aucune raison logique d’être aussi bordélique. La mise en place de standard règle un peu la chose, mais justement, actuellement, il y a lutte entre des standard scientifiques et des standard économiques (poussé par microsoft entre autre)."

                    L’informatique est une science et une industrie dérivée trop jeune pour être figée par des standards. De plus souvent, c’est par l’expérience et le tatonnement que les choses s’améliorent et donc on ne peut pas figer le tout trop tôt. Il y a en informatique des choses bien standardisées qui ne bougent plus (le langage C par exemple) et des choses mal standardisées qui bougent encore voir disparaissent (le C++) et sont parfois remplaçées par d’autres choses mal standardisées... Mais cela fourni du darwinisme ce qui se standardise est bon.

                    "L’informatique est l’exemple typique de domaine qui a marché malgré le libéralisme et non grâce à lui. Tout simplement parce que c’est un outil révolutionnaire, et un réel besoin professionnel pour la majorité des métiers intellectuels. Mais un besoin qui a été réglé individuellement et à la va vite (il fallait vendre le plus vite possible) et qui fait qu’actuellement, c’est un merdier sans nom« 

                    Si vous croyez qu’en enfermant en conclabe des scientifiques pour faire un standard »propre" il serait sorti quelque chose de mieux vous vous trompez.

                    Un petit exemple pour rire : MPEG7. Quasiment personne ne l’utilise et il y a eu des dizaines de produits commerciaux qui ont réinventés la roue. Souvent mieux que MPEG7. A leur décharge c’était quelque chose de très complexe. En général, les bons standards sont très souvent figés bien après que l’industrie ait tatonné des années. D’ailleurs ne croyez pas que TCP / IP s’est écrit en un jour. Il y a eu des tas d’expériences de protocoles réseau faites avant.

                    "De fait, bon nombre de standard commerciaux sont considéré par la communauté scientifique dans son intégralité comme des erreurs monumentales. Ce genre de situation est dramatique."

                    Dans tous vos posts vous semblez idéaliser la communauté scientifique sur de nombreux points. Pour avoir connu (eh oui j’ai travaillé en labo en début de carrière), je me permet de vous donner un conseil. Renseignez vous bien sur son fonctionnement réel, vous risquez sinon d’être très décu. Parce que dans pas mal de labos ils font plus de politique que de sciences... Je ne parles pas des thésards ou des jeunes chercheurs, mais regardez les grands pontes du labo, ce qu’ils font et pourquoi. Vous y avez surement accès si vous voulez savoir. 

                    Cela dit loin de moi l’idée de mépriser la communauté scientifique, elle est extrémement utile (nous sommes d’accord la dessus). Mais de même que fonctionner avec seulement l’industrie sans labos en background serait une absurdité du point de vue de l’avancement technique, je vous garantie que les scientifiques sans l’industrie n’auraient pas fait avancer grand chose. Je continue à travailler avec des labos de recherche sur certains sujets et j’apprécie beaucoup cette collaboration. Mais il est vrai que des fois certains semblent ignorer ce qui se passe dans l’autre monde et c’est un peu dommage. Mais on change surement de sujet...


                  • Croa Croa 2 juillet 2010 16:40

                    Casser, mais c’est bien ce qu’il font déjà !  smiley
                     smiley Au moindre prétexte ! smiley

                    Cela démontre encore une fois que nous sommes gouvernés par des escrocs détenteurs de finances mais pas vraiment des véritables richesses. Le problème vient plutôt du fait qu’ils ne possèdent pas tout et que pour placer toujours plus de monnaie de singe il faut casser des vrais richesses afin de relancer le crédit.

                    Problème : Il y a des perdants ! Les banksters, eux, ne peuvent pas être perdants. Il faut donc des pigeons, généralement les états mais pas seulement sachant qu’une bonne guerre arrange souvent bien les choses... Les zooépidémies ça peut être déjà ça : vache folle=tueries organisée. Casser des voitures supposés polluantes est aussi un bon truc...

                    à propos de logement mais pourquoi croyez-vous que l’on laisse les HLM ainsi se délabrer ? Pour les dynamiter, évidemment, tout en ayant l’air de faire oeuvre publique ! En Charente ça a raté, leurs arguments était trop faibles ! D’autant qu’il est plus facile de s’arranger avec des organismes bailleurs
                     smiley que de contraindre des petits propriétaires !  smiley


                    • Le péripate Le péripate 2 juillet 2010 16:41

                      Bon allez, moi aussi je vais me fendre d’un compliment, Bernard.

                      Quoique votre conclusion, un tantinet obscure et peu cohérente, semble sonner comme un regret, un pas en arrière, une hésitation. Une impasse anthropologique ? Une humanité corrompue ?

                      Bon, ce n’est pas grave. Un bon article.


                      • paul mohad dhib 2 juillet 2010 18:11

                        il règne une étonnante acceptation de la guerre sur certains de ces posts ici, , le travail de sape des esprits porte ses fruits dirait on,
                         l’Iran cible privilégiée, 74 millions d’habitants ,
                        le business toujours sur le dos d’un travail collectif vaut aussi pour la guerre..car le drame est la,
                        une société marchande de profit mène toujours a la guerre, en plus de la souffrance et des morts, des tortures ,mutilations etc etc, une société marchande de profit est l’heritiere des hordes de voleur qui deja ne voulaient pas travailler, faineants va ! les responsables direct c’est a dire l’ensemble du système marchand et bancaire de profit, refuse de voir qu’il en est le seul responsable, non seulement menteur, mais lâche, car la guerre il ne la font jamais....
                        pour finir : peut on supprimer totalement l’argent ? oui
                        tout ce qui a ete fait de « bien » sur cette planete pouvait il se faire sans argent ? bien sur
                        mais alors qu’est ce qui peut remplacer l’argent , eliminer les parasites marchands qui sont des intermediaires inutiles et couteux pour la collectivite ?
                        une seule chose va transformer cette planete..ou pas...la volonte de cooperer ensemble sur la production des biens necessaires a la survie dans de bonnes conditions...ceci ne peut etre un decret d’un groupe politique, mais le resultat d’une transformation radicale dans la perception de nous meme, de notre vie, dire cela a quelqu’un dont le but de la vie est le profit est inutile....les sciences et progres techniques ramene les barbares au pouvoir, c’etait previsible bien sur,.
                        tout ce qui est fait a ete fait par un groupe devrait etre partage bien sur, l’homme de profit utilise une propagande mensongere permanent pour vendre cela.
                        pourquoi mensongere : par exemple tout le monde serait gagnant, ou une des meilleures ,plus il y a de riches meiux les pauvres vivent ce qui renverse excatement la realite donc la verite, car la richesse se fait toujours au detriment de l’equilibre d’un groupe, creant injustice, chomage, violence, et guerre quand le systeme est trop corrompu..
                        le groupe est indispensable a la survie, groupe ou il y a des talents divers et varies qui mis en commun produit les besoins vitaux, .....
                        ....un groupe compose uniquement d’astro-physiciens a peu de chance de survie, ne travaillant que sur ce talent ..ces gens la ne se rendent meme pas compte qu’ils doivent une vie passee a observer le ciel grace a un collectif qui lui permet cela
                        ,si le groupe est soude, par autre chose qu’une religion,qu’une nationalite ,juste soude par envie de cooperer,et d ;etre ensemble, alors la seulement on peut envisager un monde different...
                        ami profiteur sur le dos des autres n’ai pas peur, car tous les humains n’aiment deja pas leurs voisins, alors cooperer ! plutot crever dans un systeme totalitaire....contrairement a ce que l’on peut lire,entendre, le probleme n’est pas que les elites, tout le monde est concerne...
                        quand a comprendre l’origine de tout cela, plus la societe est materialiste ,moins la comprehension regne...
                        le futur est incertain, mais pas plus aujourd’hui que hier il y a mille ans, quand je pense que c’est a cause de la peur de mourir que tout ceci arrive, je fais simple peur=fuite=peur+grande=quete de securite maximum=eviter de penser que je vais mourir= poursuite effrene de derivatif de+ en + puissants=business=guerres= fin de la partie.....next generation please, one cross each, line on the left, ....monty python..the life of brian..
                        l’avantage de la situation pour des ethnologues amateurs c’est que en nous regardant agir, on voit les egyptiens agir, par exemple, etonnant non,comme si l’on pense a l’hydrogene contenu dans l’eau,celui ci a ete forme au tout debut de l’univers a des temperatures colossales ,etonnant non...les boeufs sont au pouvoir, leurs enfants les regardent ...
                        ca fait un peu star wars ne trouvez vous pas ? l’empire contre attaque,,la revenche des Siths, mais qui est donc cet empereur ? ca colle bien a notre monde....
                        la solution vient du Seigneur des anneaux : remonter a l’origine ou le probleme (anneau) a ete cree..seulement la le probleme sera resolu, a l’origine de sa creation, et ca se passe dans notre cerveau, mais on se prostitue pour un securite illusoire, ca ne marche jamais, plus on cherche a accumuler , a etre securise par des biens, plus la vie est penible car l’autre cote de la piece est toujours la, et ca s’appelle la trouille,alors il faut augmenter les doses de plaisir pour ne pas voir, volia pourquoi les gens de pouvoir ne s’arrete pas, je ne parle pas de travail ici, le vrai travail concerne la production des biens vitaux, le reste est parasitage, je n’y inclu pas les soins, ceux qui elevent leurs enfants,qui s’occupent des gens malades etc...
                        nous devons stopper la barbarie de syteme marchand de profit.....a nous de jouer, mais je vous le dit, il va falloir decouvrir en soi autre chose que notre etat d’esprit actuel...
                        je nous dis : bonne chance !


                        • gimo 2 juillet 2010 22:13

                          paul 



                          tout est là !!
                          e futur est incertain, mais pas plus aujourd’hui que hier il y a mille ans, quand je pense que c’est a cause de la peur de mourir que tout ceci arrive, je fais simple peur=fuite=peur+grande=quete de securite maximum=eviter de penser que je vais mourir= poursuite effrene de derivatif de+ en + puissants=business=guerres= fin de la partie.....next generation please, one cross each, line on the left, ....monty python..the life of brian..


                          merci

                        • paul mohad dhib 3 juillet 2010 10:06

                          Salut Gimo

                          merci aussi...c’est intéressant de savoir que certains voient cela, vivre dans l’incertitude demande d’autres capacités que les nôtres, par expérience je dis qu’elles existent...j’ai préparé un article ,je ne sais pas si il sera publié,si oui le titre sera : l’ego c’est l’enfer ou l’éveil de la bonté.....
                          on s’y retrouvera peut etre..salutations


                        • Marabout pouleaupot 3 juillet 2010 13:02

                          Vous avez tout compris Paul,moi aussi je nous souhaite Bonne Chance,à instant même des individus essaient d’instituer leurs valeurs,ils y consacrent une belle énergie


                        • paul mohad dhib 3 juillet 2010 15:10

                          salut pouleaupot

                          merci de cet échange, a propos d’indien, voyant ta « photo » j’en ai connu un, qui s’appelait archie fire lame deer, que j’ai rencontre en bretagne, on y apprenait les « sweat lodge » ou huttes de sudation, il parcourait l’Europe pour parler de leur « culture », le grand tout,tatanka ,la mère nature, etc etc etc...
                          je te rejoins sur leur culture, certains chaman de chez eux avaient une qualité étrange, ca leur a valu le massacre...ces indiens sioux lakota vivaient differemment de nous, dans le sens ou ils avaient de longs moments sans rien faire, et tout d’un coup l’urgence d’une action étant la, tous se mettaient a bouger avec efficacité, laissant plutot la nature dans son sens large ( corps ,environnement etc) et ses besoins décider leurs actions, ca implique peu de planification, ca implique de savoir ne pas agir physiquement par habitude ou par mal être,ca implique d’etre avec soi, de se connaitre, de partager, de dialoguer, ca provoque l’ouverture de notre capacité a etre dans l’incertitude, seule habilite pouvant être touchee par le « grand tout »....seule issue,selon moi, a la folie ordinaire de tous les humains..
                          amicalement


                        • Radis Call 2 juillet 2010 19:00

                          Donc, si je vous suis bien les sociaux démocrates seraient assez stupides pour proposer de détruire un million de maisons , ce à qu’ un gentil libéral , responsable, ne ferait jamais !

                          Mais tout votre discours est théorique et participe à l’enfumage : aucun social démocrate n’a démoli de maisons à ma connaissance , ni pour enrayer la baisse des prix et des loyers , ni pour stimuler la construction..

                          Aux US on a vu les banques virer les gens pour impayés, puis les banques centrales et l’état aider les banques qui s’effondraient...

                          Beaucoup d’économistes, Lordon, Jorion et bien d’autres , ont dit à l’époque que c’était une absurdité et qu’il convenait d’aider les gens en difficulté en rééchelonnant leurs dettes et en évitant de les jeter à la rue , plutôt qu’aider aussi massivement les banques faillies...

                          Revenons en France : l’équipe au pouvoir qui est au mieux social libérale , mais plus encore néocopinolibérale a décidé de ditrisbuer des bonus pour inciter les gens qui avaient relativement les moyens à s’acheter des autos plus récentes , moins polluantes etc...Ce qui stimulait par ricochet la production automobile mondiale...

                          Qui qu’a payé ?

                          Ben nous, l’état déjà ruiné , puisque les aides ont augmenté considérablement la dette et des voitures en bonne état n’ont pas profité aux gens modestes qui auraient pu en avoir besoin .

                          D’autre part , l’entretien , la réparation automobile , les mécaniciens ,les casses automobiles non délocalisables , ont vu chuter leurs revenus ....

                          Vos heureux libéraux , dites vous auraient laissé jouer la concurrence...« Libre et non faussée » bien sûr !

                          Résultat ,les quelques usines automobiles qui restent auraient dégraissé massivement ou en auraient profité pour délocaliser davantage .

                          Je suis surpris qu’un esprit rationnel et aussi pointu que le votre n’envisage pas la planification qui seule pourrait éviter les surproductions , la gabegie et donc permettre la gestion des entreprises de toute sorte , à long terme !

                          Parce que bientôt , nous allons voir des champs de voitures invendues , stockées ad vitam ou bradées en direction d’autres continents...

                          Et que va t’il se passer selon vous  ?

                          Ce qui est valable pour l’auto l’est pour tous les biens d’équipement ....

                          Quant au logement...J’ai comme qui dirait l’impression que l’on se moque de nous : nous assistons périodiquement à des dynamitages de barres mais quid des relogements équivalents ?

                          Pareil : nous avons fait des cadeaux énormes aux banques, en les renflouant , pour qu’elles puissent continuer leur buiseness , c’est à dire théoriquement prêter , en fait elles ont repris leurs vieilles habitudes de jouer au casino ,en l’améliorant même , puisqu’elles font du chantage aux états donc au populations , pour obtenir toujours plus de dividendes et de privatisations ....

                          Jusqu’à la prochaine bulle ,qui ne saurait tarder et que plus personne ne pourra rattraper , à moins d’ hypothéquer les générations qui viennent à naître sur un siècle...

                          Pareil , alors que le nombre de mal logés ,de sans logements explose , nous aurions pu , via l’état , pousser la construction de logements sociaux , ce qui aurait créé de l’activité , de l’emploi qui correspond à un besoin manifeste et limiterait les abus des proprios !.

                          Mieux , le gouvernement a cassé les caisses d’épargne qui servaient entre autre avec la CDEC , à financer le logement social , pour introduire les livrets A dans le grand casino boursier ....

                          Alors cher auteur , il me souvient que vous étiez à fond pour le TCE et l’Europe libérale et même devant le désastre évident , vous n’en démordez pas !

                          Bonjour à tous nos libéraux de service sur votre fil ! Pas fous !

                          Pff ! Politique de gribouille !


                          • Radis Call 2 juillet 2010 20:30

                            Bonjour : « on est Vendredi ! »

                            http://www.pauljorion.com/blog/?p=13491#comments


                          • moebius 2 juillet 2010 21:12

                            vendredi on mange du poison, lundi des raviolis mais samedi je vais aux putes,

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