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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il réformer la politique d’aide au développement de la France (...)

Faut-il réformer la politique d’aide au développement de la France ?

Il peut paraître paradoxal pour certains Français que leur pays aide les pays pauvres, surtout africains, alors qu’il regorge de 3,7 à 7 millions de pauvres, quoiqu’il s’agisse d’une pauvreté relative. Mais cela répond à un engagement international de solidarité, auquel les pays du Nord ont souscrit dans les années 1970 en promettant de verser 0,7 % de leur produit intérieur brut (PIB) à l’aide publique au développement (APD). Engagement repris lors du sommet de Monterrey, en février 2002.

Le sondage réalisé en juillet 2006 par l’Ifop, piloté par l’Agence française de développement (AFD) et publié le 20 septembre dernier, révèle que pour la grande majorité des Français (83%), la France joue un rôle important, voire très important, dans le domaine de l’APD. 64% des sondés considèrent qu’elle y investit suffisamment. Sauf qu’elle ne respecte pas son engagement, son aide atteignant à peine 0,4% de son PIB, contrairement aux pays comme la Norvège, le Luxembourg, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, qui dépassent 0,7%.

Echec de la politique d’aide française

Ledit sondage montre aussi que les Français sont sévères sur l’efficacité de l’aide au développement, d’où la nécessité de l’accroître. La situation des pays africains (destinataires majoritaires de l’aide française) est un constat d’échec pour le programme d’aide français, politisé, soutenant des régimes corrompus et répondant à des préférences inavouées, par opposition à la politique d’aide japonaise qui a contribué à revitaliser l’économie des pays voisins d’Asie de l’Est (qui avaient le même niveau de développement que les nôtres dans les années 1960).

La France avait été épinglée en 2005 par l’Ong ActionAid comme étant le pire des donateurs. 89% de son APD est qualifiée de « fantôme », car lui profitant (financement des consultants expatriés et de la logistique occidentale) et servant ainsi ses intérêts par rapport à l’ « aide réelle ».

Il semble évident que dans nos pays à majorité agricole, l’aide devrait être consacrée prioritairement à l’agriculture. Même si, selon la grande majorité des Français, il faudrait une allocation sectorielle concentrée sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la mise en place de programmes de santé publique et un meilleur accès aux médicaments... On n’a pas à identifier les projets ou à définir les priorités à la place des bénéficiaires.

Etant donné que plus des deux tiers de nos populations vivent en milieu rural, la priorité devra aller à l’agriculture et au monde rural. Il ne s’agit pas de rejeter toute aide aux autres secteurs vitaux comme la santé, l’eau, l’éducation, mais de prendre en compte les priorités de ces populations pour éviter les dérives de l’APD, qui sont toujours légion.

Pour ce faire, l’aide bilatérale française pour les pays africains devrait concourir à soutenir leur politique agricole pour l’introduction rapide de nouvelles technologies, pour faire des grands travaux d’irrigation, promouvoir l’accès au crédit rural, et surtout réorienter l’ensemble de l’agriculture vers des productions à plus haute valeur ajoutée.

Proposition de réforme

Le problème de l’efficacité de cette aide se pose avec acuité. Cette efficacité passe d’abord par une réforme de la politique d’aide au développement à définir dans une « Charte de l’aide publique au développement ».

Pour la rationalisation de cette politique et sa transparence, il serait souhaitable de regrouper tous les centres de décisions intervenant dans les domaines de la coopération institutionnelle, la coopération décentralisée, du co-développement... au sein d’un ministère chargé de la solidarité internationale pour coordonner tous les efforts de la France (des différents ministères : de l’économie, des finances, des affaires étrangères, de la santé, de la coopération... et des agences gouvernementales comme le Haut Conseil de la coopération internationale, l’AFD, la cellule chargée du co-développement du ministère des affaires étrangères...) et regrouper l’ensemble du budget consacré à l’APD, éparpillé entre différents ministères.

Un tel ministre sera une sorte de médiateur des populations pauvres, chargé de défendre le budget consacré à l’APD et d’œuvrer pour que les flux d’aide en direction des pays en développement soient à un niveau acceptable, à défaut d’atteindre 0,7% du PIB.

Il devra contribuer à harmoniser la politique d’aide française avec les politiques souvent contradictoires des autres pays donateurs en vue d’une meilleure cohérence entre elles pour endiguer la pauvreté dans le monde.

A défaut, on peut créer un conseil national de la solidarité internationale pour regrouper les ministères impliqués dans la gestion du programme d’aide français et servir de lieu d’échange et de dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs engagés dans la solidarité internationale, notamment les ONG, les collectivités locales, et contribuer ainsi à la réflexion dans le domaine de la solidarité internationale.

L’efficience du programme français d’aide passe aussi par le renforcement des capacités gouvernementales africaines à lutter contre la pauvreté, d’autant que la majorité de l’aide et des prêts passe par ces gouvernements. Cela suppose qu’on cesse de soutenir des régimes corrompus comme au Togo, au Cameroun, au Gabon, qui pillent les économies de ces pays. Il faut contraindre ces gouvernements à s’approprier la lutte contre la pauvreté et à mobiliser les moyens internes et externes pour satisfaire les besoins élémentaires de leurs populations. Cela implique de soutenir (par des missions d’observation électorale crédibles, intègres et non partiales) l’organisation des élections libres et transparentes qui pourront permettre de voir se succéder aux affaires des hommes et des femmes animés par l’exigence de résultats, proposant des idées nouvelles et performantes pour sortir résolument nos populations de la misère.

Faute de cela, l’APD de la France restera « fantôme », inefficace et ne servira qu’à financer les dépenses de consommation des gouvernements corrompus. Et les populations africaines, surtout les jeunes, n’auront d’autre possibilité que de chercher à venir en Europe pour fuir la misère.

Contrairement à ce que le Conseil d’analyse économique maintient dans son récent rapport, « La France et l’aide publique au développement », qui analyse la politique menée par la France vis-à-vis de ses partenaires du Sud, la France doit conditionner son aide à une bonne gouvernance politique ou économique pour éviter que les aides soient mal gérées dans les pays destinataires. Il ne faut pas suivre la Chine, qui assoiffée de matières premières, accorde des prêts et des aides sans aucune condition (absence de corruption, meilleure gouvernance économique, progrès démocratique) pour sécuriser ses approvisionnements en matières premières, au risque d’accroître le réendettement des pays africains.

Le Parlement européen a recommandé la mise en place d’une liste noire des pays corrompus, lors de l’adoption d’un rapport d’initiative, « Rapport sur l’efficacité de l’aide et de la corruption dans les pays en développement », le 6 avril 2006.

La France doit donc reformer sa politique d’aide aux pays pauvres pour lutter contre la pauvreté dans ces pays et faire acte de transparence en associant la Cour des comptes au contrôle de l’APD (les pays donateurs maintenant secrète la destination de 25% de leur aide). Cette réforme doit conduire à l’adoption d’une charte de l’APD, à la création d’un ministère chargé de la solidarité internationale pour rationaliser et regrouper l’ensemble du budget (éparpillé entre différents ministères) consacré à l’APD ou la mise en place d’un conseil national de la solidarité internationale.

Elle est convenue, avec les autres pays du G 8, de doubler l’aide publique à destination de l’Afrique d’ici 2010, en la portant à 0,5 % du PIB en 2007, et 0,7 % en 2012. Encore faut-il que sa politique d’aide au développement soit réformée, pour que les populations africaines profitent véritablement de cette nouvelle manne.


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46 réactions à cet article    


  • minijack minijack 29 septembre 2006 12:00

    C’est vrai que ça peut paraître énervant à certains de payer, encore et toujours, quand on ne sait même pas si elles vont bien aux choses pour quoi on paie... La fortune de certains dignitaires s’accroît régulièrement tandis que leurs pays n’en finissent pas de s’appauvrir et nous envoyer leurs migrants..

    Une bonne réforme ne serait-elle pas de rétablir la colonisation ? Non, je blague, mais presque pas. Une recolonisation dans laquelle on arriverait pas avec des troupes mais avec des capitaux pour investir VRAIMENT dans ce qu’il faut pour développer une autonomie vivrière locale au lieu de piller leur richesse. Ca éviterait qu’ils viennent ensuite la rechercher chez nous. L’économie solidaire, le développement durable, les micro-crédit, tout ça c’est très bien pour soigner notre mauvaise conscience, mais ça va prendre des decennies avant que ces pays sortent de leurs difficultés. Et paradoxalement, nous avons besoin qu’ils en sortent vite afin de devenir des clients au lieu d’être des assistés et des immigrés. Il faut annuler la dette et aider au développement local dans des proportions massives et « sous contrôle » d’ONG, pas faire du saupoudrage.

    .


    • ... (---.---.8.140) 29 septembre 2006 13:47

      faites gaffe, demian boulet west va vous tomber dessus pour vous insulter de facho xeno.


    • (---.---.6.85) 29 septembre 2006 15:05

      « nvestir VRAIMENT dans ce qu’il faut pour développer une autonomie vivrière locale au lieu de piller leur richesse. »

      1) Personne ne pille rien. 2) Economie vivriére ?! De qui te moques-tu ? Quel mépris des africains ! Non, ton économie vivriére tu la garde pour toi, l’afrique doit concurencer l’Europe, comme le font la Chine ou les Japon, et c’est dans les secteur à trés haute valeur ajouté qu’elle doit se positionner (informatique, assurance, electronique, banques, OGM, Laboratoire, automobile, Education, aviation, etc etc ).


    • Paldeolien (---.---.113.218) 29 septembre 2006 16:23

      @ IP:xxx.x01.6.85

      Oui oui, et la marmotte...

      j’aime bien les économistes de la terre plate.

      L’energie tu la trouve ou pour dévellopper tout ça ?

      Avec un peu de recul et avec l’esprit d’un batisseur, tu aurais pensé logiquement que la première richesse d’un pays c’est son potentiel energétique, et ce sera de plus en plus vrai. La finalité veut que l’Afrique pour se dévellopper doit commencer par regler les problemes d’energie qui sont cause de tout les soucis sanitaires, et forcement de la condition sociale de chaque humain Africain.

      Donc, si on doit aider ces pays là, c’est par la technologie, et la première chose intelligente à faire c’est d’apporter au Africains, des machines solaires produisant de l’energie.

      Les technologies ne manquent pas et l’Afrique est un gisement solaire à gros potentiel.

      Pour le coup, nous pourrions nous Européen acheter de l’énergie propre aux Africains, et ainsi, ils auraient une première richesse, abondante, forte, et un vrai capital durable, renouvelable.

      Il faut reflechir avant de poster. Lorsqu’on parle de dévelloppement et d’enconomie, il ne faut jamais ecarter la ressource ultime, celle qui permet de faire tout le reste. L’energie.


    • (---.---.6.85) 29 septembre 2006 17:23

      "L’energie tu la trouve ou pour dévellopper tout ça ?

      Avec un peu de recul et avec l’esprit d’un batisseur, tu aurais pensé logiquement que la première richesse d’un pays c’est son potentiel energétique"

      Tu me parles du Japon, on voit ca aprés.. Tu me parles de l’arabie saoudite, on voit ca aprés.. A merde, un pays sans énergie mais riche, un pays avec de l’énergie mais pauvre... Dur dur pour ta théorie...

      « Il faut reflechir avant de poster. Lorsqu’on parle de dévelloppement et d’enconomie, il ne faut jamais ecarter la ressource ultime, celle qui permet de faire tout le reste. L’energie. »

      La ressource ultime, c’est l’élite, c’est à dire les possédants, les capitaliste, les patrons, les actionnaire, la bourgeoisie quoi. L’Afrique manque de riches cruellement, voila le probléme. Sinon, rassure toi, le niveau culturel moyen d’un africain et d’un français sont trés proche, malgrés tout ce que l’on raconte. C’est uniquement grâce à la bourgeoisie que nous sommes plus riche.

      « Il faut reflechir avant de poster. »

      Je ne te le fait pas dire. Et faire quelque années d’économies, ca peut servir lorsqu’on parle d’économie.


    • Paldeolien (---.---.113.218) 29 septembre 2006 18:38

      Tu peux toujours rever, sans energie, tu n’es rien...

      La richesse c’est surement pas l’elite. Je comprend que tu soies vexé, mais oublie pas que sans energie, tu bouffes même pas... Les billets, ça se mange pas non plu. Par contre l’energie, ça permet de cultiver de quoi remplir ton estomac, nigaud.

      Tu es un pur et dur economiste de la terre plate. Reviens parler d’energie dans 5 ans, on verra ou nous en sommes, tu as l’air très malin...


    • Paldeolien (---.---.113.218) 29 septembre 2006 18:46

      Et quand tu parles du Japon comme exemple, tu prends un jpaon qui s’est dévelloppé à l’heure ou la pétrole foisonnait encore, ce qui confirme bien ce que j’avance, sans energie, tu n’es rien.

      L’Afrique aura pas la chance d’avoir du pétrole en abondance pour se dévellopper. Il serait sage que tu te situe un peu plus dans un contexte géopolitique avant d’étaler ton économie apprise à l’école, celle-là même qui nous autorise à poluer tant et plus ce qu’on peut... Au passage, c’est quoi la politique énergetique du Japon ? Ils font comme nous, ils restent dans le tout pétrole en attendant que ça se passe, comme nous en France ?


    • Aurélien (---.---.171.215) 29 septembre 2006 14:29

      « Le Parlement européen a recommandé la mise en place d’une liste noire des pays corrompus, lors de l’adoption d’un rapport d’initiative, « Rapport sur l’efficacité de l’aide et de la corruption dans les pays en développement », le 6 avril 2006. »

      Et la France fait-elle partie de la liste ?


      • (---.---.34.9) 29 septembre 2006 14:43

        Non, il s’agit des pays donataires dont les gouvernements détournent les aides.


        • Marion (---.---.99.52) 29 septembre 2006 15:03

          Je ne savais pas que l’Etat français et le monde politique qui nous « gère » aidaient au développement de qui que ce soit... même pas de la France !


          • (---.---.52.177) 29 septembre 2006 16:14

            il serait temps qu’on arrête les conneries de nos politiques, et recentrer le débat sur nos propres problèmes...il est quand même scandaleux de voir les gens crever de faim dans nos rues et voir chirac cavaler, biftons de la république en main, à graisser les pattes africaines en échange de je ne sais quel avantage, d’ailleurs, le fric qu’ils « donnent » à ces pays ne va jamais que dans la poche des dirigeants, et jamais pour le peuple...et après, on va avoir tous les malades de la négritude qui vont nous tomber dessus pour dénoncer le colonialisme, l’esclavagisme, et tous les ismes de la terre pour des actes et des évènements qui remontent à la nuit des temps...faut arrêter vraiment là...


            • Paldeolien (---.---.113.218) 29 septembre 2006 16:34

              IP:xxx.x8.52.177

              Oui, mais non, les choses ne sont pas si simples que ça.

              Nous devons entrer dans le durable, le meilleur moyen de faire d’une pierre deux coups serait d’apporter et de construire aux Africains de quoi produire de l’energie verte.

              De là, l’Afrique devient et autonome et une résèrve en énergie, elle vend cette energie, en Europe, par exemple. Les pays ayants les plus contribués aux aides ayant forcement des tarifs préférentiels, logique. Donc, nous Français, par nos aides, nous pourrions très bien voir l’Afrique comme un partenaire, et à moyen terme.

              L’Afrique est un gisement solaire d’energie, mise à profit, ce gisement, inépuisable deviendrait une vraie richesse.

              Ensuite, chemin faisant, la machine bien rodée, nous pourrions acheter de l’electricité en Afrique, pour moins cher que en France. Par la suite nous pourrions vendre des machines au lieu de les donner. La population Africaine ayant forcement par la suite, tout comme nous des besoins grandissants en énergie.

              Il faut parfois savoir faire des sacrifices pour pouvoir gagner par la suite.

              Voilà comment faire de l’Afrique un partenaire économique solide, tout en participant activement à son dévelloppement. On peut pomper de l’eau lorsqu’on a de l’énergie, et l’energie est LE principal probleme des peuples Africains.

              Et oui, nous pillons leurs sous-sols, et pas que ça...


            • Fred (---.---.155.75) 29 septembre 2006 16:30

              Tsakadi,

              je ne veux pas jouer les pessimistes mais malgre leurs beaux discours humanistes, les Francais appliquent rarement ce qu’ils preconisent. Si vous regardez le don prive en France, c’est risible (moyenne de 40 euros/an et 20 millions de donateurs). Les gens veulent aider tout le monde a condition que le reste de la societe paie mais montrent rarement l’exemple en payant de leur poche. Si demain on augmentait la contribution de 0.4% a 0.7% du PIB (un cout qui doit etre proche de 4-5 milliards) a l’aide au developpement en disant que l’on va augmenter les impots pour payer tout ca, vous pouvez etre sur que tous ces humanistes ne seraient plus aussi presses d’etre solidaires.


              • (---.---.52.177) 30 septembre 2006 15:31

                pour donner, il faut déjà avoir, et il y a de plus en plus de précaires en france...de plus, donner à qui ? aux indonésiens victimes du tsunami pour qu’ensuite ils déclarent une fatouah sur le Pape et promettent aux occidentaux de les exterminer au non d’Allah ???? à l’ARC pour que Crozemarie puisse rouler en ferrari et se payer une piscine olympique personnelle sur le dos des donateurs....à l’hôpital public, parce que l’état se désengage de ses responsabilités dans la santé publique, et qu’en même temps, elle finance des hopitaux à l’autre bout du monde ???? la coupe et pleine, il faut que les grands de ce monde s’en rendent compte, et vite, et il faudrait peut être aller cehrcher le pognon là où il est, et plus dans la poche des humbles et des pauvres....


              • Offset (---.---.246.2) 30 septembre 2006 16:36

                Toujours les mêmes arguments fouareux pour ne surtout pas donner. Au contraire de beaucoup de dirigeants qui ont détournés beaucoup plus, Crozemarie est en prison et les dons ont chuttés. Les impôts, même si ils sont détournés, tu es obligé de les donner.


              • minijack minijack 1er octobre 2006 12:05

                « Toujours les mêmes arguments fouareux pour ne surtout pas donner. .../... Les impôts, même si ils sont détournés, tu es obligé de les donner. »

                Ne voyez vous pas une certaine contradition entre ces deux affirmations ? Moi je veux bien donner, éventuellement par un impôt, mais à condition que ça ne soit PAS « détourné ». Et ce n’est pas un argument « fouareux » que demander cette garantie minimale !

                Par ailleurs, la dignité qu’en fait-on ? « Donner » n’est pas une bonne manière de faire. Permettre de faire soi-même est bien plus productif et stimulant.

                .


              • Fred (---.---.155.75) 2 octobre 2006 10:29

                « pour donner, il faut déjà avoir, et il y a de plus en plus de précaires en france...de plus, donner à qui ? aux indonésiens victimes du tsunami pour qu’ensuite ils déclarent une fatouah sur le Pape et promettent aux occidentaux de les exterminer au non d’Allah ???? à l’ARC pour que Crozemarie puisse rouler en ferrari et se payer une piscine olympique personnelle sur le dos des donateurs....à l’hôpital public, parce que l’état se désengage de ses responsabilités dans la santé publique, et qu’en même temps, elle finance des hopitaux à l’autre bout du monde ???? la coupe et pleine, il faut que les grands de ce monde s’en rendent compte, et vite, et il faudrait peut être aller cehrcher le pognon là où il est, et plus dans la poche des humbles et des pauvres.... »

                Donc il est plus facile d’inventer des arguments pour ne pas donner. On dirait les jeunes des cites quand ils disent de toutes les facons ca sert a rien que l’on fasse des etudes car meme avec un diplome on ne nous embauchera pas.

                C’est vraiment typiquement Francais comme attitude ; fataliste, rien de ce que je peux faire ne peut changer quoique ce soit alors je ne fais rien, les autres trichent pourquoi pas moi, c’est pas ma faute c’est celle des autres...

                Avec un salaire median de 1500 euros net, il y a quand meme du monde en France qui peut donner car 40 euros/an ca fait que 3.33 euros/mois soit 0.2% du salaire sachant que ces 40 euros/an sont une valeur moyenne et que les gros donateurs font donc monter ce nombre.

                Mon commentaire original etait simplement pour dire que les Francais sont des grands humanistes mais des qu’il s’agit de payer il prefere que ce soit les autres qui le fasse car eux apparement ne peuvent pas.


              • Fred (---.---.155.75) 2 octobre 2006 10:32

                « Par ailleurs, la dignité qu’en fait-on ? »Donner« n’est pas une bonne manière de faire. Permettre de faire soi-même est bien plus productif et stimulant. »

                Adoptons un systeme liberal alors car chacun devrait faire tout pour soi-meme. On ne peut pas tout avoir, on en peut pas dire non au liberalisme et oui au socialisme mais dire que l’on ne peut pas aider les plus demunis que soi. Je dis on ne peut pas mais apparement les Francais de gauche n’ont aucun probleme pour le faire.


              • (---.---.34.9) 29 septembre 2006 16:48

                Ceci est un communiqué de presse du MAE français (Extrait)

                Point de presse du 28 septembre 2006

                BUDGET

                Le budget 2007 du ministère des Affaires étrangères augmente de 3,8 % et s’élève à 4,5 milliards d’euros. Ces moyens supplémentaires permettront de financer les priorités de la politique étrangère française telles que définies par le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy.

                1. La France doit occuper son rang dans les affaires du monde et contribuer à mieux réguler la mondialisation.

                - Les crédits relatifs aux contributions aux organisations internationales augmentent de 60 millions d’euros (dont 50 millions d’euros au titre des opérations de maintien de la Paix).

                - Le budget consacré à l’aide publique au développement est en hausse. L’objectif de 0,50 % du revenu national brut consacré à l’aide publique au développement sera atteint en 2007, faisant de la France le premier contributeur en volume de l’Union européenne. Les crédits du programme « Solidarité à l’égard des pays en développement » progressent de 71 millions et sont portés à 1,81 milliards d’euros. Cette augmentation est concentrée sur les contributions de la France aux organismes multilatéraux, notamment le Fonds européen de Développement (692 millions d’euros) et le Fonds mondial de lutte contre le sida (300 millions d’euros).

                - Le programme UNITAID (contributions sur les billets d’avions affectées à une facilité internationale d’achat de médicaments) dégagera 200 millions d’euros additionnels.

                - Les résultats de l’Agence française de Développement seront également mobilisés à hauteur de 200 millions d’euros pour soutenir l’aide publique au développement.


                • Aurélien (---.---.134.17) 30 septembre 2006 20:02

                  « Les crédits relatifs aux contributions aux organisations internationales augmentent de 60 millions d’euros (dont 50 millions d’euros au titre des opérations de maintien de la Paix). »

                  Et combien pour préparer la guerre ?

                  Voir l’augmentation du budget de la défense, dont j’ai fait mention ici :


                • joë (---.---.156.89) 29 septembre 2006 17:18

                  Impérialisme Humanitaire de Jean Bricmont

                  Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme,droit d’ingérence, droit du plus fort ? 256 pages - Ed. Aden

                  Fiche :

                  Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d’être transformée en idéologie et d’être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres. C’est ce qui arrive avec l’idée de la défense des droits de l’homme lorsqu’elle se transforme en légitimation de l’ingérence militaire unilatérale et qu’elle appuie le rejet du droit international.

                  Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues, surtout dans les milieux progressistes, sur les thèmes des droits de l’homme et des rapports entre l’Occident et le reste du monde. Il espère contribuer ainsi à la renaissance d’une opposition ferme et sans complexe aux agressions américaines présentes et futures. Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié « Impostures intellectuelles », avec Alan Sokal, (Odile Jacob, 1997 / LGF, 1999) et « À l’ombre des Lumières », avec Régis Debray, (Odile Jacob, 2003).


                  • Renaud Delaporte Renaud D. 29 septembre 2006 18:48

                    Ce n’est pas complètement dans le sujet, mais c’est très révélateur de la vision du développement de l’Afrique par les occidendaux. Lu hier sur le site Info-grain :

                    UNE AUTRE SOLUTION MIRACLE POUR L’AFRIQUE ?

                    Deux importantes fondations caritatives privées des Etats-Unis, Rockefeller et Gates, ont proclamé une « nouvelle » Révolution verte pour l’Afrique. 150 millions de dollars vont être déversés sur le continent sous la forme de nouvelles semences, et pour servir à faire en sorte que les petits agriculteurs les cultivent.

                    Il n’y a là rien de nouveau. C’est toujours la même recette, utilisant les mêmes ingrédients, que la même agence qui a perpétré la première Révolution verte démarrée dans les années 50 essaie d’imposer. Elle a échoué en Afrique parce qu’elle a négligé d’écouter les agriculteurs autochtones, comme elle a négligé de leur poser des questions, alors qu’ils cultivent leurs terres depuis des générations.

                    Il n’y a aucune raison de penser que le même « truc » technologique, de nouveau mis en oeuvre, cette fois-ci par des oeuvres de bienfaisance et non par des organismes gouvernementaux, fonctionnera mieux aujourd’hui. Mais il y a des raisons de s’inquiéter de ce que ces initiatives ou d’autres du même genre puissent ensuite imposer la privatisation de la recherche agricole et de la sélection végétale en Afrique et la mettre entre les mains de quelques grosses compagnies privées.

                    Lisez le : rapport complet


                    • danielli (---.---.78.97) 29 septembre 2006 20:56

                      La politique menée par les gouvernements occidentaux est incompréhensible. Dans le cadre d’un programme de coopération, je me suis rendu pour la quatrième fois en république d’Haïti(ancienne colonie française)

                      La situation y est catastrophique, Peu d’électricité, peu d’eau potable, pas de boulot, pas de sécurité si ce n’est la présence d’une force de l’ONU. il y règne les carences en nourriture, en médicaments. Le manque d’hygiène, l’analphabétisation, la violence et la terreur. Les enfants, très jeunes, se jettent sur les véhicules internationaux, en quête d’argent et/ou de nourriture. Les femmes battues et violées, les enfants abusés sexuellement qui deviennent les esclaves, les bons à tous faire !

                      Mers collègues et moi-même, chargé d’un programme de formation professionnel pour les enseignants autochtones, nous avons donné cours alors que des armes lourdes retentissaient à mons de 200 mètres de nous.

                      Il faut savoir que le temps du « Bon blanc » qui vient évangiliser le« Petit nègre » est révolu.

                      Ils connaissent par le biez des télévisions publiques ce qui se passe en occident et on ne leur raconte plus de balivernes. Ils demandent du concret pas des promesses. L’argent envoyé n’arrive pas aux vrais destinataires et le travail fait par les coopérants est ridicule tant les moyens mis en oeuvre sont indignes de nos grandes nations riches.

                      La vraie solution réside dans une collaboration étroite avec les populations, il faut réoccuper ces pays pacifiquement avec des moyens économiques et financiers énormes appropriés aux situations.Les analyses doivent être faites par de vrais spécialistes des situations économiques et non par des ONG trop ciblées sur le social.

                      Il faut aussi arrêter la surenchère de l’aide internationnale et qu’il n’y ait plus 36 plans de coopération pour un même pays. Pour Haïti il y a au moins cinq plans d’assistance pour l’enseignement professionnel et ces plans sont tous concentrés sur Port-au-Prince. De plus, il n’y a aucune concertation entre les pays.

                      A quand des ministres de l’aide au développement ?


                      • Internaute (---.---.200.164) 2 octobre 2006 10:11

                        Vous citez l’exemple d’Haïti, on pourrait citer celui de Trinidad et de beaucoup d’autres colonies. Des Iles florissantes et paisibles à l’époque de la colonisation sont devenues des endroits invivables où plus rien ne marche dés que les européens ont cessé de diriger les affaires.

                        On ne peut pas demander une chose et son contraire. Soit on colonise, soit ils se débrouillent. Je ne vois vraiment pas au nom de quelle idéologie on ose demander aux occidentaux de donner quoi que ce soit à ces pays. Chez nous, on nous interdit de faire la moindre discrimination sous prétexte que tous les homme sont égaux, que les africains sont nos égaux en droit, en intelligence et en volonté de travailler. Trés bien, dans ce cas laissons-les développer tous seuls une industrie chimique, électronique, aéronautique, du jouet, de l’ameublement, de la construction etc. Personne ne nous demande de donner une aide à la Finlande ou à la Suisse, alors pourquoi aux africains si on est tous égaux ? Où on est égaux partout, où on l’est nulle part. Les idéologies à sens unique qui ne servent qu’à nous couler sont condamnables.


                      • (---.---.213.242) 29 septembre 2006 21:11

                        A l’auteur de l’article ! vous êtes vraiment pathétique et SURTOUT IGNORANT de votre propre histoire ! sortez un peu de la vision eurocentrique de la géopolitique ! ça vous évitera de pondre un tel rammassis de conneries ! On peut dire que vous avez apprise votre leçon par coeur ! smiley

                        Pour votre gouverne, ça fait 6OO ans que L’afrique aide l’europe ! la valeur de l’aide apportée aux occidentaux si on met de côté le sang des africains eux même se chiffre à plus de milles milliards d’euros ! Sans compter aujourd’hui les bénéfices des pillages organisés sous le couvert de la francophonie, de la banque mondiale, des casques bleus et des guerres civiles !

                        Au passage, je vous conseille la lecture de peaux Noires masques blancs de Fanon !


                        • Sam (---.---.63.244) 29 septembre 2006 22:56

                          On peut se demander si les programmes d’aide seraient si chiches et si mal répartis si, à la suite d’un krack, l’Amérique du Nord se voyaient tout-à-coup reléguée au rang d’un pays d’Afrique.

                          Les pays européens et d’autres mégoteraient-ils leurs aides et ne trouveraient-ils pas rapidement une coordination onusienne pour renflouer ce pays et le sortir de la crise de manière durable ?.. smiley


                          • faxtronic (---.---.183.158) 30 septembre 2006 21:48

                            C’est de la science fiction ton truc, donc pas interessant.


                          • (---.---.34.9) 30 septembre 2006 05:44

                            L’accroissement de l’aide promis à l’Afrque devrait être utilisé différemment pour sortir l’Afrique de la pauvreté, selon un nouveau rapport publié jeudi 21 sepembre à Genève par La Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED).

                            Dans ce rapport 2006 sur le développement économique en Afrique — doublement de l’aide : assurer la « grande pousée », la CNUCED préconise des flux de l’aide dépolitisés et plus prévisibles, davantage axés sur les besoins économiques et gérés par l’ONU sur le modèle d’un Plan Marshall.

                            Non seulement l’aide à l’Afrique doit être multipliée par deux, comme en conviennent désormais les donateurs, mais la plus grande partie doit en être distribuée à un niveau multilatéral, peut-être par un fonds des Nations Unies indépendant de toute pression politique, selon la CNUCED.

                            Le rapport affirme que les mécanismes multilatéraux d’aide existants, tels que l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance du Fonds monétaire international, n’ont pas répondu aux attentes et ne sont pas adaptés à l’administration d’un doublement de l’aide


                            • (---.---.34.9) 30 septembre 2006 05:53

                              Coûteuse, inefficace, incohérente et politisée : la Cnuced a dénoncé récemment les ratés de l’aide à l’Afrique et préconisé la création de mécanismes multilatéraux en lieu et place des actuels canaux bilatéraux. Dans son rapport annuel sur « Le développement économique de l’Afrique », la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement a rappelé que le continent avait reçu depuis 1960 quelque 580 milliards de dollars d’aide au développement sans parvenir à assurer son décollage économique. En cause, selon le coordinateur spécial de la Cnuced pour l’Afrique, Kamran Kousari, « un système d’aide imprévisible, incohérent et politisé » qui tend à placer « les préoccupations des pays donateurs au-dessus des besoins de développement des pays receveurs ».


                              • Yan Essal (---.---.241.116) 30 septembre 2006 07:10

                                La seule aide que nous pouvons offrir à l’Afrique consisterait à cesser de la piller de son élite , celle qui vient en France s’empiler dans les banlieues .

                                Pour cela , transformons cette aide massive en aide au retour au pays et fermons les frontières .

                                Il est scandaleux de voir les forces vives de l’afrique pillée par de pseudo humanistes adeptes de « papiers pour tous » leur permettant d’avoir à bon compte des esclaves .

                                Je suggère donc que tout individu inadapté à la vie française ,(condamnation ) se voit offrir une possibilité d’entrer dans une action humanitaire d’aide aux pays Africains . Que l’on cesse de financer des projetspharaoniques bidons qui ne servent que de détournements de fond des contribuables Français vers des entreprises qui rémunèreront les dirigeants Ripoux de France et d’Afrique .

                                Mais nous avons tous voté pour Chirac en pleine connaissance de cause n’est-ce pas ?

                                alors nous savions que nous votions pour le Ripoux de la République et que nous souhaitions piller encore l’Afrique .

                                il faut donc s’en prendre qu’à nous mêmes et nous dire que : « oui nous participons au pillage et que nous le souhaitons ainsi ! »

                                Il faut avoir le courage de se regarder en face et cesser d’accuser les autres .

                                Les Ripoux ne sont pas seulement en Afrique , ils sont aussi en France et aux affaires , et c’est nous et nous seuls qui les y mettons !

                                Pire , nous le savons parfaitement .


                                • leberger (---.---.179.103) 30 septembre 2006 15:53

                                  mais si l’APD existe, c’est avant tout car elle sert l’intérêt des pays donateur !!! même les ventes d’armes passent dans les budgets de l’APD Je crois que cette aide a permis d’engraisser des dirigeants français et africains, de financer les cmpagnes de nos chers partis, sic la france a mis en place des dirigeants qui lui étaient favorables, sans se soucier de la démocratie ou de la liberté des personnes afin de garder la main-mise sur les matières premières et garder sa dominance sur ses anciennes colonies ; à lire de françois-xavier verschave « françafrique »


                                  • (---.---.104.129) 30 septembre 2006 19:07

                                    « Je crois que cette aide a permis d’engraisser des dirigeants français et africains, de financer les cmpagnes de nos chers partis, sic la france a mis en place des dirigeants qui lui étaient favorables... »

                                    Moi,je suis content de savoir que ça a tout de même servi à quelque chose de concret et de vérifiable, l’Afrique étant ce qu’elle est...

                                    Parce qu’à ma connaissance, il ne reste, par exemple, même pas une toute petite trace des milliards de pétrodollars déversés sur le Nigeria...


                                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 septembre 2006 18:59

                                    Il faudrait combattre non seulement la pauvreté, mais aussi l’obscurantisme et l’ignorance.

                                    L’humanitaire, si l’éducatif ne suit pas, est lourd de menaces pour l’avenir.


                                    • C.D.MAB (---.---.16.198) 30 septembre 2006 22:20

                                      Nous sommes plus de 50 ans après l’indépendance des pays africains et je pense qu’il faut changer les règles du jeu.

                                      Si la colonisation a modifié les fondamentaux de l’économie de ces pays, au point de rendre la fuite nécessaire, que faut-il aider à modifier ?

                                      Si la corruption arrive à un niveau rendant tout progrès impossible, qui décidera de mettre le pays sous tutelle internationale ?

                                      Si l’urbanisme fou des villes africaines ne peut pas être maîtrisé par les Etats eux mêmes, des équipes externes de pilotage peuvent être mises en place facilement.

                                      Pour l’aide externe, je pense qu’il faut d’abord essayer avec les pays sans richesses naturelles - ces richesses sont des damnations !


                                      • (---.---.91.86) 1er octobre 2006 15:54

                                        pffff ! ça fait 600 ans que les Blancs, seigneurs et êtres humains suprèmes aident l’afrique ! smiley


                                      • Prêtresse Prêtresse 1er octobre 2006 17:41

                                        Voir avec des yeux neufs les choses anciennes.

                                        — -


                                        • morzapek morzapek 2 octobre 2006 01:09

                                          J’ai vécu en Inde et je visite l’Afrique depuis 1976. Je ne connais que 14 pays de ce continent dont 7 très bien. Parler de l’Afrique c’est comme parler de l’Europe. C’est un patch work de cultures différentes. Les besoins sont disparates, de l’Ethiopie à la Guinée Bisau. Un Italien ne peut pas parler des problèmes de la lithuanie non plus qu’un Sud Africain des problèmes d’un soudanais. Ayant lu tous les posts, du très aficain de ce charmant monsieur de palaiseau à ceux des anti et pro colonialistes, il m’en ressort, que la vision du sujet est très « française » pour ne pas dire « parisienne ». Emprunte de culpabilisation et de culpabilité. Une peur du sujet, avec un rejet sur le passé, des théories nébuleuses sur la charité plus ou moins bien ordonnée ; et personne à part le monsieur de Palaiseau qui est « d’origine » africaine et un autre travailllant sur le terrain, ne semble connaitre les continents pauvres personnelement. Je ne suis pas africain mais je fréquente beaucoup ce continent, et j’ai vu des gens qui doivent composer avec leur culture très forte, souvent tribale, des désireux de se hisser au rang de l’occident, des post colons hors du temps, des peuples opprimés par les intégrismes religieux animistes ou monothéistes, des gens extraordinaires avec un sens de l’accueil que nous avons perdu depuis longtemps et des situations d’abus gigantesques. Ces abus représentent ce qui m’a le plus choqué. La gabegie de ces fonds que vous donnez. Et les profiteurs ne sont pas ceux que vous croyez. Ils ne sont pas tous occidentaux, ils roulent en 4X4 ONU, ils sont vendeurs de céréales, de médicaments, de couvertures etc. La misère c’est leur richesse et ils n’ont pas intéret à ce que cela cesse. Mais notre pseudo culpabilité non plus ? Les grandes théories sont impuissantes face à l’intéret personnel, la puissance des cultures et la nature humaine. Ne demandez pas aux Africains de faire en 20 ans un chemin que nous avons mis 2000 ans à faire. Appréciez les (et non pas « jugez les ») en africains, pas en adolescents victimes de l’esclavage et de la colonisation de leurs parents. Ils ont besoin de faire leur chemin en homme. Ils sont africains et pensent en africain, pas en occidental, respectons cette richesse. Quant aux grandes théories pour les sortir de leur misère ? Et bien avant de donner regardons si ceux à qui nous confions notre argent (ou ceux qui nous obligent à donner notre argent) savent ce qu’ils font du fruit de notre labeur. Balayons devant notre porte et sortons la paille de notre oeil. Donner, il le faut, mais pas pour créer des miséreux de plus et accentuer les écart riches pauvres au sein de l’Afrique. La réforme de la politique d’aide au développement doit être philosophique au départ. Basée sur un dévelopement en fonction de la culture africaine, avec ses défauts et ses avantages, et non pas en leur faisant imiter le modèle occidental. Pour faire une allusion au Japon comme je l’ai lu plus haut, le japon a commencé son ouverture non pas basé sur du pétrole, c’était en 1868, mais sur un mimétisme du modèle américain. Ils ont ratrappé 200 ans d’évolution industrielle et cela les a mené à la guerre. Puis ils se sont remis en cause et en sont là ou vous savez de nos jours. Il est difficile de faire comprendre ce que l’expérience du terrain peut apporter. Et encore, je ne vous ennuye pas avec mon expérience de l’Inde...


                                          • Josh (---.---.246.172) 2 octobre 2006 09:44

                                            La pauvreté de l’afrique n’est rien d’autre que la conséquence de la politique ultra liberale de jean pierre raffarin et de sarkozy le toutou de bush.

                                            La crise ivoirienne est clairement la conséquence de la politique de sarkozy de même que la crise du darfour. Ils veulent privatiser les secteurs publique et forcer les pays africains à faire de même.


                                            • selim (---.---.144.19) 2 octobre 2006 09:57

                                              D’accord sur le constat et le programme de l’article. Il laisse de côté deux questions :
                                              - Pourquoi les gouvernements successifs de la France (droite et gauche réunies) continuent-ils à mener une politique avant tout « clientéliste » ? Quel est le rapport de force qui impose cela ? Comment le changer ?
                                              - Comment enclencher le cercle vertueux de l’aide efficace, avec des élites africaines qui, à l’instar de notre gouvernement, poursuivent actuellement d’autres objectifs que le développement véritable de leurs pays ? La conditionnalité de l’aide suffira-t-elle, sachant que même la Banque Mondiale, récemment, a plus ou moins craqué devant le Tchad ?

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