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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il sortir de l’euro ?

Faut-il sortir de l’euro ?

Cela fait maintenant une dizaine d’années que l’euro a été lancé. Les troubles économiques majeurs que traverse le continent amènent à se demander sans tabou s’il ne faudrait pas mettre fin à cette hasardeuse expérimentation. Analyse des avantages et des inconvénients de la monnaie unique.

L’euro nous protège-t-il ?

Pour être honnête, la monnaie unique a eu quelques effets bénéfiques. Elle facilite les échanges au sein de la zone, même si elle n’a pas accéléré un mouvement qui lui préexistait largement. En outre, il faut se souvenir que seule 20% de la population va à l’étranger tous les ans. Ensuite, la convergence des taux longs a permis aux pays qui souffraient d’une forte prime de risque de réduire le coût de leur dette. Mais cette convergence s’est interrompue en 2008 et nous sommes revenus à la situation d’avant l’euro.

Mais surtout, il convient de tordre le cou à la mystification absolument incroyable selon laquelle l’euro nous aurait protégés pendant la crise. Outre les turbulences des marchés, un simple examen des chiffres démontre clairement le contraire : la zone euro est entrée en récession dès le 2ème trimestre 2008, soit un trimestre avant les Etats-Unis. En 2009, le PIB étasunien a baissé de 2,5%, contre 4% en Europe et en 2010, la croissance sera de 1.6% de ce côté ci de l’Atlantique, contre 2.6% de l’autre.

Et pourtant, la récession venait des Etats-Unis et y a été beaucoup plus dure que chez nous, avec une baisse de 30% de la valeur de l’immobilier qui a durement touché des millions de ménages. La crise aurait du être beaucoup plus dure aux Etats-Unis et c’est à cause de la politique européenne qu’elle a été plus forte sur le vieux continent. Et les derniers mois nous montrent bien que l’euro ne nous protège en aucun cas de la spéculation. Enfin, passons sur la protection de la Grèce ou de l’Irlande…

L’euro : un choix politique, pas économique

En fait, les problèmes actuels viennent du fait que l’euro est un choix essentiellement politique. La France de François Mitterrand y voyait un moyen d’ancrer l’Allemagne dans l’Europe après la chute du mur de Berlin. L’Allemagne l’a accepté uniquement parce que la BCE est l’exact décalque de la Bundesbank. Mais surtout, tous les fédéralistes y voyaient un moyen de contraindre l’Europe à se construire sur un modèle fédéral.

La zone euro n’est absolument pas une Zone Monétaire Optimale, comme le définissent les économistes, à savoir une zone géographique apte à partager une même monnaie. Aucun des trois critères nécessaires n’est rempli, à savoir la convergence macro-économique, la mobilité des travailleurs et l’existence d’un budget central. Les pays qui y participent sont trop dissemblables pour partager une même monnaie.

Même une avancée fédéraliste (totalement impossible quand on constate l’état de l’opinion Allemande qui propose aujourd’hui à la Grèce de vendre certaines de ses îles) ne serait pas une solution car les deux premiers critères ne seraient toujours pas vérifiés, ce qui laisserait trop de mécanismes pervers en œuvre, notamment la prime à une désinflation compétitive maladive. En outre, l’Europe n’est absolument pas un espace adapté à une construction de type fédéral.

Pire, une étude réalisée par un institut pourtant favorable à l’intégration européenne démontre que soixante-dix ans d’histoire commune entre la République Tchèque et la Slovaquie n’en ont pas fait une Zone Monétaire Optimale, malgré un budget central et un Etat de type autoritaire. La mobilité des travailleurs est restée faible et il n’y a pas eu la moindre convergence. Du coup, on voit mal comment ce qui a été impossible pour la Tchécoslovaquie pourrait être possible pour la zone euro.

L’euro cher

La faiblesse du cours de l’euro a aidé les économies européennes à la fin des années 90, mais depuis dix ans sa surévaluation chronique pénalise la croissance. En effet, hormis à sa naissance et pendant quelques temps (où il est descendu jusqu’à 0,82 dollar), l’euro est une monnaie dont le cours est trop élevé. Les économistes estiment que son cours normal devrait être entre 1 à 1,1 dollars à parité de pouvoir d’achat, soit encore une surévaluation de 20 à 30% aujourd’hui (et qui a atteint 50% mi-2008 à 1,6 dollar).

Cette surévaluation a une raison simple : la politique monétaire exagérément restrictive de la BCE par rapport à la Fed, qui pousse l’euro à la hausse. L’exemple le plus frappant, dénoncé par de nombreux économistes, est la décision incroyable de juin 2008, quand Jean-Claude Trichet avait trouvé le moyen de monter les taux alors que les Etats-Unis les avaient déjà baissés de 3 points ! Cette surévaluation est un énorme handicap commercial. Par exemple, en dix ans, la France est passée d’un excédent vis-à-vis des Etats-Unis à un déficit de 5 milliards et l’excédent de l’Allemagne a été divisé par deux.

Car cette surévaluation encourage les délocalisations. Tout d’abord, Airbus, fleuron de notre industrie, a décidé d’augmenter la part de ses composants produits en zone dollar pour se prémunir de la surévaluation chronique de l’euro : une partie du fuselage de l’A350 sera donc produit aux Etats-Unis. Un comble ! Les constructeurs automobiles Français ont suivi le même raisonnement : ils produisaient plus de 3 millions de voitures en France en 2004. Ce chiffre est tombé à un peu plus de 1,5 en 2009…

La désinflation compétitive

Dans un régime de change ajustable ou flottant, ajuster le cours de la monnaie est un des moyens les plus efficaces pour rééquilibrer les échanges commerciaux. La monnaie des pays en déficit a tendance à perdre de la valeur (favorisant les exportations et réduisant ses importations) alors que celle d’un pays en excédent a tendance à s’apprécier, pénalisant ses exportations et favorisant ses importations. Ce mécanisme naturel, qui contribue fortement au rééquilibrage des balances commerciales, est impossible avec l’euro.

Du coup, avec l’euro cher et des coûts salariaux à l’origine largement supérieurs à la moyenne, l’Allemagne a choisi de mener une politique de désinflation compétitive pour aider ses exportations. En effet, dans un système de parité complètement fixe, chaque point de hausse de salaire de moins que le voisin est un point de compétitivité coût de mieux qui permet de gagner la bataille commerciale. C’est ce que l’Allemagne a compris depuis le milieu des années 1990 et applique avec toute sa rigueur.

Ce blocage des salaires a permis à notre voisin d’outre-Rhin de grandement gagner en compétitivité et d’accumuler des excédents commerciaux grandissants vis-à-vis de l’ensemble de ses « partenaires » monétaires. Mais cette politique a un effet dépressif important (la croissance Allemande a été la plus faible de la zone dans les années 2000 – 0.8% par an - avec l’Italie), qui se transmet à l’ensemble de la zone.

Pire, ce comportement bien peu collectif a toutes les chances de pousser les autres pays à adopter la même politique de rigueur salariale absolue pour ne pas perdre en compétitivité. Mais déjà que cette politique avait un impact extrêmement négatif quand elle était uniquement poursuivie par l’Allemagne, elle pourrait se révéler désastreuse si davantage de pays y cédaient. En effet, cela réduirait encore le potentiel de croissance d’une zone qui n’a déjà pas brillé dans ce domaine depuis 10 ans…

Une même politique pour des réalités différentes

Mais ce n’est pas tout. L’autre problème majeur de l’euro est d’imposer une même politique monétaire à un ensemble de pays aux réalités trop disparates. Au milieu des années 2000, les taux directeurs de la BCE présentaient la double particularité d’être trop élevés pour des pays comme la France ou l’Allemagne, où ils ralentissaient une croissance déjà peu vaillante, et d’être trop faibles pour des pays comme l’Irlande ou l’Espagne, ce qui encourageait une croissance qui n’en avait pas besoin…

En effet, les économistes jugent le niveau des taux en les rapportant à la croissance nominale du PIB (croissance + inflation). Quand les taux sont supérieurs à la croissance nominale, ils ralentissent la croissance en rendant l’argent cher. Quand ils sont inférieurs, ils la soutiennent en rendant l’argent bon marché. Les années 2000 ont montré les ravages d’une politique unique pour des pays aussi différents.

En effet, en France et en Allemagne, la croissance nominale tournait entre 2 et 4%. La politique monétaire de la BCE ralentissait donc légèrement la faible croissance qu’il y avait des deux côtés du Rhin. En revanche, en Espagne ou en Irlande, la croissance nominale était d’au moins 6 à 7%. Du coup, la politique monétaire de la BCE accélérait inutilement la croissance de ces pays, et porte donc une part de responsabilité importante dans les bulles qui s’y sont développées.

Car ces deux pays ont fait ce qu’ils ont pu pour contrecarrer les effets de la politique monétaire de la BCE, trop laxiste pour eux. Les budgets étaient en excédent et leurs dettes étaient les plus faibles d’Europe. Mais ce dont ces pays avaient besoin était des taux d’intérêts à court terme à 7 ou 8%, qui auraient mis fin à la spéculation et à la bulle immobilière avant qu’elle ne devienne trop importante. Le ralentissement économique aurait été un petit prix à payer pour éviter le désastre actuel.

Euro cher qui pousse aux délocalisations, politique de compression des salaires, politique monétaire unique inadaptée à des réalités nationales différentes : les vices de l’euro sont immenses. Pire, ils ne sont pas corrigeables comme le montre le cas tchécoslovaque. Il n’y a donc qu’une seule solution : en sortir.


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98 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 18 décembre 2010 09:49

    CX’est évident, Il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne commme le préconise l’UPR de Francois Asselineau, c’est d’ailleurs le seul parti à faire ce constat clair. Pour retrouvrer la souverainenté il faut se réapproprié la création monétaire, sortir de l’Otan, sortir de la maine mise amércaine via l’union européenne.
    Le constat est flagrant, la France ne brille plus dans le monde depuis la fin de laseconde guerre mondiale et ca correspond précisement au début de la création européenne.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 18 décembre 2010 15:26

      voir les nouveaux billets de francs français en projet ici :

      d’après UPR de François Asselineau 

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2010 14:26

      "Le constat est flagrant, la France ne brille plus dans le monde depuis la fin de laseconde guerre mondiale et ca correspond précisement au début de la création européenne."  : Cela correspond surtout à l’époque ou le pays était en ruine, ou l’économie était incapable de subvenir aux besoins les plus élémentaires de la population, ou une part importante des élites politiques et industrielles avait collaboré avec les nazis, et à une époque ou la question coloniale commençait à pourrir la situation avec le choix inepte de conserver à tout prix un empire alors que le pays n’avait plus les moyens de maintenir sa présence outre-mer, chose que les anglais ont eux parfaitement compris.


    • Robert GIL ROBERT GIL 18 décembre 2010 10:02

      A qui donc a profité le système euro ? Aux spéculateurs aux banquiers et aux multinationales qui ont pu déplacer plus facilement leurs usines et leurs capitaux. Les banquiers ont investi des millions d’euros dans des pays qu’ils ont encouragé à s’endetter . Les seuls bénéficiaires de ce système sont donc les financiers et le seul avantage des citoyens c’est de pouvoir voyager en zone euro sans avoir besoin de changer la monnaie. Enfin, voyager, pour ceux qui en ont encore les moyens !

       

      conscience citoyenne responsable


      http://2ccr.unblog.fr/


      • Antidote Europe 19 décembre 2010 14:35

        Exactement, l’euro a créé un dynamisme à l’intérieur de lazone pour les pays lesplus compétitifs ( Allemagne en tête) et nous a mis directement en concurrence aveclespays émergents ( coût de production, salaires, conventions d’entreprises protectrices) favorable aux détenteurs du capital et régressif pour les salariés ( salaires quasi stagnants, exigences professionnelles accrues, conditions de travail en baisse...) 
        La gauche et la droite aux commandes, entendent proroger les choses et ne rien changer. Leurs représentants sont des comédiens bien rémunérés pour endormir lebon peuple.
        On a affaire à un régimedémocratique de façade. Uune opposition d’apparence, de pacotille qui divise la population sur des choses essentielles qui la concerne dans sa totalité.
        Marielle De Sarney, Marine Le Pen, Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon ont tous remis en cause à leur manière le bien fondé du prétendu « pacte de stabilité européen » qui mène la société européenne droit dans le mur. Ils récusent l’interdiction faite aux Etats puis à la BCE de monétiser la dette publique, d’autant plus en cette période de crise a expliqué la vice présidente du Modem dans mots croisés. 
        On attend toujours que Besancenot, l’idiot utile de l’UMPS, donne son point de vue sur cet aspect crucial de la financiarisation de l’économie réelle. Il est doué pour endormir sa base. Mais quand il s’agit de faits concrets, il ferme docilement son caquet. 
        Ne manque dès lors, plus qu’un avis pertinent d’Europe écologie - Les Verts sur le dogme de la croissance perpétuelle, la voracité illimité de la finance et les deux grands partis du système bipartiste seront définitivement isolés. 


      • candide candide 18 décembre 2010 10:09

        Il n’y a malheureusement qu’une seule femme politique pour nous sortir de cette décadence dans laquelle nous nous sommes mis bien involontairement depuis Maastricht et qui avait commencé insidieusement avec la loi 1973 Pompidou Giscard : c’est Marine Lepen ! 

        C’est la seule qui parle des vrais problèmes (avec Dupont Haignant, Mélenchon, Asselineau) et qui a des vraies solutions. C’est la seule qui a un vrai programme. Ecoutons la et analysons son programme sans tenir compte de ce que pense les journalistes à la botte.... ELLE NE DIT QUE DES VERITES ! et ses solutions sont biens moins pire que toutes celles proposées par l’UMPS : Sortir de la domination des banques par l’annulation de cette loi de 1973, remettre des frontières pour les droit de douanes, sortir de l’Euro... ce qui est volontairement masqué par le petit débat de l’occupation des musulmans.
        Mais, bien entendu, les banques et multinationales ont bien trop à perdre et le petit peuple à gagner si elle était élue. Alors soyez en sûr, tant que vous vous ferez votre opinion en regardant la télé ou en lisant les journaux, tous détenus par les patrons du CAC40, vous ne voterez pas pour elle et nous en souffrirons TOUS...nous et surtout nos enfants. 

        • vinvin 19 décembre 2010 14:35

          (@CANDIDE).


          Je suis tout a fait d’ accord avec vous.

          Il n’ y a que MARINE qui tienne la route en politique, et je voterais pour elle en 2012, ( tout comme je votais pour son père auparavant ) !


          VINVIN. 

        • Axel de Saint Mauxe Nico 18 décembre 2010 10:57

          Analyse juste.


          Ces vérités commencent à être promues par « l’establishment » allemand (par exemple le patronat allemand). Il n’a pas encore imprégné nos propres élites, qui comme Christine Lagarde, continuent en vain de nous faire croire qu’il n’y a pas de crise de l’Euro ....

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 décembre 2010 11:05

            « L’Europe », ce fragment de continent le plus perfide de la Terre est en train de devenir de plus en plus communiste, après avoir lui-même détruit le « Bloc de l’Est » et en faisant tout ce qu’il peut aujourd’hui pour destabiliser la CHINE !

            Il n’y aura pas d’issue à la FRANCE-EUROPE, je jure par DIEU TOUT PUISSANT !


            J’ai un article dans la rubrique « International » en instance de publication, ayez juste le courage de le valider si vous avez un minimum de dignité et d’honneur, car il faut bien respecter la charte de la Rédaction d’AgoraVox, non ?

            Faites-vous comme cette France périmée qui n’accepte de dialoguer qu’avec les incapables soumis, où est dans ce cas l’intérêt ? Avez-vous peur d’affronter la vérité mes amis Frantsouziches de la modératitude ?

            Mohammed MADJOUR.


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 18 décembre 2010 15:34

              Attention Momo, il me semble qu’il soit interdit de jurer et en plus Par DIEU TOUT PUISSANT.

              Du moins quand il s’agit du Dieu d’Issac d’Abraham et de Jacob. N’étaient-ce pas aussi des parents des musulmans ? 

            • zelectron zelectron 18 décembre 2010 12:00

              C’est ce que Pinsolle ne sait pas ! sauf si c’est un pro-bordeliste-nihiliste -gôchiste ...
              nb notre vraie gauche est bien plus consciente et attentive à ne pas briser l’union en mille morceaux.


            • isabellelurette 18 décembre 2010 19:56

              Effectivement, avant d’en sortir avec pertes et fracas, il y a d’autres possibilités qui méritent d’être examinées. La monnaie n’est pas responsable de tous les maux. D’ailleurs les monnaies nationales n’auraient probablement pas résisté longtemps non plus A LA POLITIQUE IDIOTE DE L’EUROPE.

              Il faut relire Maurice Allais, quand il explique les mécanismes politiques et la nécessité d’ériger un protectionnisme européen.

              Mettre le débat sur la monnaie et pas sur les politiques, c’est se tromper de cible


            • isabellelurette 18 décembre 2010 20:10

              Et j’ai du mal d’accorder crédit à ceux qui me disent qu’une dévaluation de ma monnaie et des quelques avoirs que j’ai encore en banque augmenterait mon bonheur / ma richesse ....

              La compétition pour être les plus pauvres, je n’en vois pas la logique. Pour être en concurrence libre et non faussée avec l’esclave asiatique ? 

              Si c’est bien votre rêve, ce ne sera pas mon cauchemar ! Je resterai éveillée pour vous empêcher de nous endormir !


            • Augustule Augustule 18 décembre 2010 22:43

              On notera que M. Pinsolle, comme tous les responsables de partis (PG, DLR,FN,...) garde l’omerta sur l’existence de l’article 50 qui nous permet de sortir la France de l’UE, donc de l’euro.

              C’est bien beau de crier « sortons de l’euro » ou de faire le tour de France en agitant des billets de Francs, mais il est impossible de laisser (légalement,) tomber l’euro si la France ne quitte pas au préalable l’Union européenne (ce n’est pas prévu par les traités)

              Or M. Pinsolle (ainsi que M. Dupont Aignan) ne souhaite pas sortir de l’Europe politique mais souhaite comme tous les autres, une « autre europe »....

              L’UPR de François Asselineau est aujourd’hui le seul parti à annoncer clairement vouloir sortir de l’euro et donc de facto de l’union européenne, les autres, font semblant....


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2010 14:47

              Sortir de l’ Euro ? A part mettre en joie les nationalistes bornés, une telle solution serait une véritable catastrophe économique, et par conséquent sociale pour le pays.

              Les adeptes du Départ ont-ils oublié les fortunes immenses englouties du temps des monnaies nationales pour maintenir les taux de change à peu près équivalents lors des raids boursiers contre es monnaies dites « fragiles » ?

              Se souviennent-ils de la récession économique provoquée par ces même spéculateurs contre les pays du sud-est asiatique, action favorisée par la multiplicité des monnaies et le manque total de liens de protection entre elles, et des années de marasme économique qui ont suivi pour les travailleurs cambodgiens et thaïlandais ?

              A votre avis, que se passera t-il si la France reprend une monnaie nationale ? Ne croyez vous pas que c’est comme agiter une souris sous le nez d’un gros chat ?

              L’ Euro a ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, mais sa qualité de bouclier économique et donc social est plus que largement éprouvé.


            • zelectron zelectron 19 décembre 2010 19:53

              Pour mettre les points sur les « I » à l’auteur, NON il ne faut pas sortir de l’€uro !


            • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 17:18

              Rétablir le Glass Steagall et le crédit publique pour les dépenses productives.

              Donc 0 intervention de l’état dans les banques et rôle dynamique de l’état dans la technologie et l’équipement.


            • liberta 18 décembre 2010 11:43


              l’Union Européenne est la création de la CIA dont nRobert Sumann était le serviteur

              http://mai68.org/spip/spip.php?article1760

              et ils ont adopté la « STRATEGIE DES CHAINES » qui aboutit à l’asservissement des peuples européens que l’on connait aujourd’hui :

              http://sortirdelunioneuropeenne.blogs.midilibre.com/tag/stratag%C3%A8me


              • liberta 18 décembre 2010 12:37


                erreur - il faut lire - ROBERT SHUMANN


              • pastori 18 décembre 2010 12:09

                « Ce blocage des salaires a permis à notre voisin d’outre-Rhin de grandement gagner en compétitivité et d’accumuler des excédents commerciaux »


                la belle affaire si je ne peux plus payer mon loyer parce qu’on m’a bloqué ,mon salaire pendant des années, et que bouygues ou dassault se soient goinfrés.

                ça ne s’est pas fait en deux jours !

                votre mentor dupont aignant est bien de droite ? il a bien voté et approuvé pendant des dizaines d’années les politiques désastreuses (sauf pour quelques-uns) rpr puis ump qui ont conduit à cette situation ? et quand il la découvre, il crie au loup ?


                • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 18 décembre 2010 12:52
                  @ Reveil

                  Sur ce que l’on fait après, c’est le thème de mon deuxième papier :

                  @ Pastori

                  Complètement d’accord. Le « modèle » Allemand est un mythe. Faire d’un pays qui a bloqué tout progrès social pendant 15 ans un modèle est proprement hallucinant. Il faut recréer les conditions d’une progression des salaires en Europe en revenant aux monnaies nationales (pour éviter la compétition vers le bas qu’instaure l’euro monnaie unique) et du protectionnisme commercial.

                  Ce n’est pas juste concernant NDA. Je peux vous rappeler qu’il s’est opposé à la privatisation des services publics demandée par Bruxelles et acceptée par l’UMP et le PS. Il s’est justement opposé à la privatisation des autoroutes conduite par DDV. Cela fait des années qu’il dénonce des dérives qu’avant lui P.Séguin (avec qui il a travaillé) et JP Chevènement dénonçaient.

                  • nikko 18 décembre 2010 19:52

                    recréer les conditions du protectionnisme commercial  ? C’est risquer des mesures répressives des pays avec lesquels nous commerçons !!!!! 
                    c’est vrai cependant que c’est tentant, même si à moitié suicidaire : j’imaginais pour ma part un retour au franc, avec derrière une dépréciation importante de notre monnaie : il y aurait, à mon sens, des effets protectionnistes interessants - retour de certaines industries délocalisées, car cela deviendrait moins intéressant financièrement de faire fabriquer en chine ou ailleurs ; relance de la consommation intérieure ( les produits étrangers devenants trop chers pour le salarié moyen....) ; favorisation à l’exportation, les produits français redevenants concurrentiels...


                  • pastori 18 décembre 2010 20:47

                    diffamer ? ? NDA ne serait pas de droite et dire qu’il l’est c’est le diffamer ? 


                    c’est donc devenu une insulte ? 

                    NDA n’a donc rien ni jamais voté avec ses collègues des gouvernements RPR et autres gauchistes ? bonne nouvelle. ils vont être décus les anciens copains.

                    bienvenue donc à NDA au sein des humanistes de gauche !

                    la droite est libérale et capitaliste. cette philosophie a échoué dans le monde entier. alors quand on en fait partie , en totalité ou partiellement, on se fait tout petit et on laisse à d’autres le soins de tenter de sauver les meubles.

                    c’est aussi valable pour villepin, le pen et autres à venir qui ont tous la même base idéologique, néfaste pour les êtres humains ;

                    ce n’est pas moi qui le dit mais le résultat catastrophique mondial de leur modèle, qu’il est facile de constater sur sa propre personne.

                  • pjf971 18 décembre 2010 15:41

                    Arrêtons ces masturbations intellectuelles : on ne sortira pas de l’euro. Un point c’est tout.


                    • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 18 décembre 2010 17:02

                      @ Kerjean


                      Cher compagnon,

                      Je suis toujours porte-parole. Tu peux trouver fréquemment mes articles sur le site de DLR.

                      Dans mon second papier, je précise bien sûr que tout ne sera pas simple mais en même temps ceux qui prédisent l’apocalypse sont ceux qui ont construit le système qui a abouti à la crise financière de 2001, celle de 2008-2009 et celle de l’euro en 2010. Peut-on vraiment faire pire ? Non, la situation sera quand même meilleure.

                      @ PJF971

                      L’euro est déjà un mort-vivant. La question n’est pas de savoir si la monnaie unique va prendre fin, mais quand. Maintenant, il faut préparer l’après, d’où mon second papier.

                      • vinvin 19 décembre 2010 13:32

                        Bien sur qu’ il faut sortir de l’ euro.


                        L’ euro a été créer pour rapporter aux banques et aux multinationales, par contre pour les citoyens « lambda » de la zone euros ils se le l’ on fait mettre bien profond.

                        Non seulement il faut quitter l’ euro, mais également l’ Europe.




                        VINVIN. 

                        • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 19 décembre 2010 14:20

                          @ Isabelle


                          Il n’y aurait pas de dévaluation du franc par rapport à l’euro car la baisse du franc par rapport au mark serait compensée par la baisse plus forte de la peseta et de la lire.

                          @ Augustule

                          C’est totalement faux, on peut parfaitement sortir de l’euro sans quitter l’UE. Certes, ce n’est pas prévu par les traités, mais :
                          - il y a déjà des pays qui sont dans l’UE mais qui n’ont pas l’euro (on aurait le même statut qu’eux)
                          - la convention de Vienne, sur les traités internationaux, nous permet de rejeter une partie d’un traité
                          - on quitte l’euro, que voulez-vous que Barroso fasse ? Qu’ils nous envoient des chars ? L’UE n’a pas les moyens de s’y opposer
                          - de toutes les façons, nous avons vu que les traités peuvent être oubliés au besoin (cf Pacte de Stabilité, ou monétisation par la BCE)

                          Ensuite, DLR a précisé son projet d’une autre Europe radicalement différente de l’actuelle et respectant parfaitement la souveraineté nationale en proposant un traité alternatif lors des élections européennes de 2009. Nous avons été les seuls « nonistes » à proposer un véritable plan B institutionnel pour l’Europe.

                          • jader 19 décembre 2010 16:05

                            se qui y a de bien avec pinsolle c’est qu’il ne varie pas dans ces propos anti euro ,ces reposant de voir autant de persévérance dans l’inutile ,l’euro et ’Europe sont la pour resté que sa lui plaise ou non et toute ces réponse de débiles soit disant anti conspirationniste ,me font pensé au temps les plus obscure du soviétisesme, la conneries a encore de belles années devant elle et se blog en est la preuve
                            longue vie aux cons


                            • ChatquiChouine ChatquiChouine 25 décembre 2010 18:12

                              Et bien, longue vie a toi donc...


                            • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 18:24

                              Au lieu de parler dans le vide, dis nous comment revenir au Glass Steagall annulé en 84 par l’UE ?

                              Tout les économistes pensaient à son retour au G20 et puis rien... et encore moins à l’UE !

                              Donc comment y revenir si ce n’est pas la voix national ?

                              Tiens au passage l’UE confirme que les règlementations contre la financiarisation son toujours pris au national !! Ce n’est pas rien !

                              En bref, le supranational est dominé par la finance anglosaxonne de culture... impérialiste.


                            • rakosky rakosky 25 décembre 2010 13:06

                              Parlons simple ,nous sommes quelques uns à nous lever tous les matins pour nous rendre à nôtre travail,l’ouvrier ,l’artisan,le médecin,le professeur,chacun reçoit son salaire ,son traitement,ses honoraires,son bénéfice,il n’y a rien pour l’instant dans tout ceci de scandaleux ou d’extraordinaire
                              Les revenus de chacun varient en fonction de la qualification,de l’utilité sociale ,de l’ancienneté,cela s’appelle la valeur de la force de travail qui dans une économie de marché est une marchandise comme une autre.
                              Il se trouve que concernant le travail salarié la valeur de la force de travail inclut en plus du salaire direct un certain nombres de garanties sociales qui constituent un salaire indirect que l’employeur est tenu de verser à nos différentes caisses d’assurances sociales.
                              Par ailleurs nous payons des impôts en fonction de nos revenus afin de permettre à l’état d’assurer ses fonctions régaliennes.
                              Voici comment fonctionne ou devrait fonctionner une économie réelle fournissant au capitaliste sa plue value sur la base du travail non payé et au travailleur ses revenus sur la base de son salaire direct ou indirect.
                              Il se trouve aussi que le rapport entre le travail et le capital est aussi fonction de la lutte des classes,d’un rapport de force à l’échelle mondiale ou nationale.
                              En 1945,l’ Europe en ruines a concédé les plus importantes conquêtes sociales,ces gens sont capables de bien des concessions quand ils sont menacés de tout perdre,quand le souffle brulant de la révolution est sur leur nuque ,que le capital est exproprié à l’ Est de l’Europe,que la révolution triomphe en Chine et qu’en France et en Italie les ouvriers en armes occupent les usines et contrôlent la production.....
                              Si la bourgeoisie avait un peu de reconnaissance et moins de pudeur ,c’est à Thorez et Togliatti qu’elle devrait élever des statues.
                              Il se trouve que ce qui est contenu dans les diktats de l’Union européenne et dans les plans des différents gouvernements,c’est à la fois la réduction brutale de la valeur de la force de travail et la liquidation de toutes les fonctions régaliennes de l’état.
                              La liquidation de la DDE ouvre par exemple cette situation incroyable où l’état ne peut plus faire face à des chutes de neige en hiver.
                              .
                              On fantasme beaucoup sur les chinois en oubliant un peu vite que le prétendu déficit commercial des états-unis avec la chine provient pour l’essentiel de la reexportation des marchandises et des capitaux des filiales des multinationales américaines.
                              On oublie un peu vite aussi que la CHINE finance une grande partie du déficit monstrueux des états-unis en achetant massivement des bons du trésor et des obligations libellés en monnaie de singe.
                              Que les chinois se mettent à revendre leurs avoirs ou à ne plus les acheter ,vous verrez l’ampleur du cataclysme mondial.
                              En un mot et pour conclure,comme je le dis dans mon article,cette dette monstrueuse est une dette politique,c’est un coup d’état,une tentative de renversement de tous les rapports sociaux issus de 1945.
                              Les différents rapports des experts le disent,les sacrifices demandés aux grecs ou aux irlandais sont encore bien en dessous de ce qu’il faudrait pour résorber la dette.
                              Malgré toute la bonne volonté et la servilité des Zapatero ,Papandreou,Aubry,Thibault ou Chérèque,c’est la peur salutaire d’une explosion sociale qui les empèche encore d’aller plus loin,les fait hésiter à aller jusqu’au bout de la barbarie qui nous est promise.
                              Tout le monde le sait ,un peu plus tot ,un peu plus tard,l’affrontement est inévitable,pour le retour au servage les plus grandes batailles n’ont pas encore été livrées et l’issue est pour tout le monde bien incertaine.....


                              • rpplbis rpplbis 25 décembre 2010 16:13

                                Beaucoup de foi dans cet article et peu de démonstration.
                                En substance, il faut sortir de l’euro puisqu’avec l’euro on a la crise...

                                je pense que nous manquons d’Europe, au contraire :
                                http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/12/23/merci-la-chine_1456862_3232.html


                                • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 17:13

                                  hahaha

                                  la question piège, est ce que tu connais seulement le Glass Steagall ?

                                  Tu as le droit d’être contre, de dire que les banques (de risque) universelle sont un progrès, si tu argumente (bon courage), mais connais tu seulement la régulation financière que l’UE a annulé en 1984 et qui empêchait les crises financières ?

                                  La réponse est non, alors que tout les économistes compétant disent qu’il faut y revenir l’information ne passe pas, parce que l’UE ne peut pas avouer qu’elle est pro-finance anti-nation !!!

                                  Tant que vous pensez que la nation est un problème, alors que c’est un rempart contre l’impérialisme anglosaxon et germanique (et que la 2° guerre mondiale n’a rien avoir avec les nations, c’est le REICH allemand avec l’EMPIRE financier anglosaxon), vous serez sous-informé. 


                                • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 10:24

                                  Remplacez « politique monétaire » par « schtroumf » (un mot neutre) dans le texte, celui ci ne perds ni ne gagne en cohérence. Allez-y, c’est assez amusant.

                                  Par contre, remplacez « politique » ou « politique monétaire » par « vol légal », et tout s’éclaire.

                                  Alors plutôt que de se battre pour savoir qui va voler l’autre, abandonnons la « politique monétaire », abandonnons les substituts de monnaie gagés sur la force et la contrainte autoritaire.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 10:34

                                    On peut contester une politique.

                                    En revanche, rejeter la politique en tant que telle revient à rejeter toute forme de collectif, et donc la démocratie puisque la démocratie et la politique sont inséparables : il n’y a pas de s’il n’y a pas de politique.

                                    On aimerait que péripate nous dise ce qu’il pense de la démocratie, et pendant qu’il y est, s’il y voit une autre alternative que la loi du plus fort.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 10:35

                                    « Il n’y a pas de démocratie s’il n’y a pas de politique ». 

                                    A quoi, à qui servirait-elle ?


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 10:49

                                    Vous passez abusivement du particulier au général. Il s’agissant de remplacer dans le texte un mot par un autre.
                                    Si vous aviez quelques connaissances sur le libéralisme, vous ne poseriez pas cette question idiote sur la démocratie. Le libéralisme est une théorie du droit, droit naturel qui s’impose à tous les gouvernants quelque soit leur mode de désignation.

                                    Compris dans ce cadre même dans une démocratie aucune majorité n’aura le droit d’opprimer une minorité. C’est se qui sépare la démocratie libérale des démocraties populaires, ou de la démocratie absolutiste.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 11:33

                                    Le droit n’existe que dans l’Etat de droit. Qui dit Etat de droit dit politique, gestion de la chose commune.

                                    Le droit naturel n’est rien d’autre que « tout ce qui n’est pas interdit ».

                                    Par conséquent, mettre le droit naturel au dessus de l’Etat ça revient à interdire à la collectivité d’interdire quoi que ce soit, y compris le vol, le viol et le meurtre !


                                  • JL JL 26 décembre 2010 11:44

                                    Mettre un qielconque droit naturel au dessus de l’Etat n’est pas mieux que mettre dieu au dessus de l’Etat.


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 11:57

                                    Le sujet est l’euro, merci de ne pas nous égarer avec des digressions oiseuses.

                                    J’ai écrit abandonnons la « politique monétaire », abandonnons les substituts de monnaie gagés sur la force et la contrainte autoritaire.

                                    C’est ceci ma contribution à ce débat, merci de vous y limiter dans l’échange présent.

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