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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il sortir de l’euro ?

Faut-il sortir de l’euro ?

Cela fait maintenant une dizaine d’années que l’euro a été lancé. Les troubles économiques majeurs que traverse le continent amènent à se demander sans tabou s’il ne faudrait pas mettre fin à cette hasardeuse expérimentation. Analyse des avantages et des inconvénients de la monnaie unique.

L’euro nous protège-t-il ?

Pour être honnête, la monnaie unique a eu quelques effets bénéfiques. Elle facilite les échanges au sein de la zone, même si elle n’a pas accéléré un mouvement qui lui préexistait largement. En outre, il faut se souvenir que seule 20% de la population va à l’étranger tous les ans. Ensuite, la convergence des taux longs a permis aux pays qui souffraient d’une forte prime de risque de réduire le coût de leur dette. Mais cette convergence s’est interrompue en 2008 et nous sommes revenus à la situation d’avant l’euro.

Mais surtout, il convient de tordre le cou à la mystification absolument incroyable selon laquelle l’euro nous aurait protégés pendant la crise. Outre les turbulences des marchés, un simple examen des chiffres démontre clairement le contraire : la zone euro est entrée en récession dès le 2ème trimestre 2008, soit un trimestre avant les Etats-Unis. En 2009, le PIB étasunien a baissé de 2,5%, contre 4% en Europe et en 2010, la croissance sera de 1.6% de ce côté ci de l’Atlantique, contre 2.6% de l’autre.

Et pourtant, la récession venait des Etats-Unis et y a été beaucoup plus dure que chez nous, avec une baisse de 30% de la valeur de l’immobilier qui a durement touché des millions de ménages. La crise aurait du être beaucoup plus dure aux Etats-Unis et c’est à cause de la politique européenne qu’elle a été plus forte sur le vieux continent. Et les derniers mois nous montrent bien que l’euro ne nous protège en aucun cas de la spéculation. Enfin, passons sur la protection de la Grèce ou de l’Irlande…

L’euro : un choix politique, pas économique

En fait, les problèmes actuels viennent du fait que l’euro est un choix essentiellement politique. La France de François Mitterrand y voyait un moyen d’ancrer l’Allemagne dans l’Europe après la chute du mur de Berlin. L’Allemagne l’a accepté uniquement parce que la BCE est l’exact décalque de la Bundesbank. Mais surtout, tous les fédéralistes y voyaient un moyen de contraindre l’Europe à se construire sur un modèle fédéral.

La zone euro n’est absolument pas une Zone Monétaire Optimale, comme le définissent les économistes, à savoir une zone géographique apte à partager une même monnaie. Aucun des trois critères nécessaires n’est rempli, à savoir la convergence macro-économique, la mobilité des travailleurs et l’existence d’un budget central. Les pays qui y participent sont trop dissemblables pour partager une même monnaie.

Même une avancée fédéraliste (totalement impossible quand on constate l’état de l’opinion Allemande qui propose aujourd’hui à la Grèce de vendre certaines de ses îles) ne serait pas une solution car les deux premiers critères ne seraient toujours pas vérifiés, ce qui laisserait trop de mécanismes pervers en œuvre, notamment la prime à une désinflation compétitive maladive. En outre, l’Europe n’est absolument pas un espace adapté à une construction de type fédéral.

Pire, une étude réalisée par un institut pourtant favorable à l’intégration européenne démontre que soixante-dix ans d’histoire commune entre la République Tchèque et la Slovaquie n’en ont pas fait une Zone Monétaire Optimale, malgré un budget central et un Etat de type autoritaire. La mobilité des travailleurs est restée faible et il n’y a pas eu la moindre convergence. Du coup, on voit mal comment ce qui a été impossible pour la Tchécoslovaquie pourrait être possible pour la zone euro.

L’euro cher

La faiblesse du cours de l’euro a aidé les économies européennes à la fin des années 90, mais depuis dix ans sa surévaluation chronique pénalise la croissance. En effet, hormis à sa naissance et pendant quelques temps (où il est descendu jusqu’à 0,82 dollar), l’euro est une monnaie dont le cours est trop élevé. Les économistes estiment que son cours normal devrait être entre 1 à 1,1 dollars à parité de pouvoir d’achat, soit encore une surévaluation de 20 à 30% aujourd’hui (et qui a atteint 50% mi-2008 à 1,6 dollar).

Cette surévaluation a une raison simple : la politique monétaire exagérément restrictive de la BCE par rapport à la Fed, qui pousse l’euro à la hausse. L’exemple le plus frappant, dénoncé par de nombreux économistes, est la décision incroyable de juin 2008, quand Jean-Claude Trichet avait trouvé le moyen de monter les taux alors que les Etats-Unis les avaient déjà baissés de 3 points ! Cette surévaluation est un énorme handicap commercial. Par exemple, en dix ans, la France est passée d’un excédent vis-à-vis des Etats-Unis à un déficit de 5 milliards et l’excédent de l’Allemagne a été divisé par deux.

Car cette surévaluation encourage les délocalisations. Tout d’abord, Airbus, fleuron de notre industrie, a décidé d’augmenter la part de ses composants produits en zone dollar pour se prémunir de la surévaluation chronique de l’euro : une partie du fuselage de l’A350 sera donc produit aux Etats-Unis. Un comble ! Les constructeurs automobiles Français ont suivi le même raisonnement : ils produisaient plus de 3 millions de voitures en France en 2004. Ce chiffre est tombé à un peu plus de 1,5 en 2009…

La désinflation compétitive

Dans un régime de change ajustable ou flottant, ajuster le cours de la monnaie est un des moyens les plus efficaces pour rééquilibrer les échanges commerciaux. La monnaie des pays en déficit a tendance à perdre de la valeur (favorisant les exportations et réduisant ses importations) alors que celle d’un pays en excédent a tendance à s’apprécier, pénalisant ses exportations et favorisant ses importations. Ce mécanisme naturel, qui contribue fortement au rééquilibrage des balances commerciales, est impossible avec l’euro.

Du coup, avec l’euro cher et des coûts salariaux à l’origine largement supérieurs à la moyenne, l’Allemagne a choisi de mener une politique de désinflation compétitive pour aider ses exportations. En effet, dans un système de parité complètement fixe, chaque point de hausse de salaire de moins que le voisin est un point de compétitivité coût de mieux qui permet de gagner la bataille commerciale. C’est ce que l’Allemagne a compris depuis le milieu des années 1990 et applique avec toute sa rigueur.

Ce blocage des salaires a permis à notre voisin d’outre-Rhin de grandement gagner en compétitivité et d’accumuler des excédents commerciaux grandissants vis-à-vis de l’ensemble de ses « partenaires » monétaires. Mais cette politique a un effet dépressif important (la croissance Allemande a été la plus faible de la zone dans les années 2000 – 0.8% par an - avec l’Italie), qui se transmet à l’ensemble de la zone.

Pire, ce comportement bien peu collectif a toutes les chances de pousser les autres pays à adopter la même politique de rigueur salariale absolue pour ne pas perdre en compétitivité. Mais déjà que cette politique avait un impact extrêmement négatif quand elle était uniquement poursuivie par l’Allemagne, elle pourrait se révéler désastreuse si davantage de pays y cédaient. En effet, cela réduirait encore le potentiel de croissance d’une zone qui n’a déjà pas brillé dans ce domaine depuis 10 ans…

Une même politique pour des réalités différentes

Mais ce n’est pas tout. L’autre problème majeur de l’euro est d’imposer une même politique monétaire à un ensemble de pays aux réalités trop disparates. Au milieu des années 2000, les taux directeurs de la BCE présentaient la double particularité d’être trop élevés pour des pays comme la France ou l’Allemagne, où ils ralentissaient une croissance déjà peu vaillante, et d’être trop faibles pour des pays comme l’Irlande ou l’Espagne, ce qui encourageait une croissance qui n’en avait pas besoin…

En effet, les économistes jugent le niveau des taux en les rapportant à la croissance nominale du PIB (croissance + inflation). Quand les taux sont supérieurs à la croissance nominale, ils ralentissent la croissance en rendant l’argent cher. Quand ils sont inférieurs, ils la soutiennent en rendant l’argent bon marché. Les années 2000 ont montré les ravages d’une politique unique pour des pays aussi différents.

En effet, en France et en Allemagne, la croissance nominale tournait entre 2 et 4%. La politique monétaire de la BCE ralentissait donc légèrement la faible croissance qu’il y avait des deux côtés du Rhin. En revanche, en Espagne ou en Irlande, la croissance nominale était d’au moins 6 à 7%. Du coup, la politique monétaire de la BCE accélérait inutilement la croissance de ces pays, et porte donc une part de responsabilité importante dans les bulles qui s’y sont développées.

Car ces deux pays ont fait ce qu’ils ont pu pour contrecarrer les effets de la politique monétaire de la BCE, trop laxiste pour eux. Les budgets étaient en excédent et leurs dettes étaient les plus faibles d’Europe. Mais ce dont ces pays avaient besoin était des taux d’intérêts à court terme à 7 ou 8%, qui auraient mis fin à la spéculation et à la bulle immobilière avant qu’elle ne devienne trop importante. Le ralentissement économique aurait été un petit prix à payer pour éviter le désastre actuel.

Euro cher qui pousse aux délocalisations, politique de compression des salaires, politique monétaire unique inadaptée à des réalités nationales différentes : les vices de l’euro sont immenses. Pire, ils ne sont pas corrigeables comme le montre le cas tchécoslovaque. Il n’y a donc qu’une seule solution : en sortir.


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98 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 18 décembre 2010 09:49

    CX’est évident, Il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne commme le préconise l’UPR de Francois Asselineau, c’est d’ailleurs le seul parti à faire ce constat clair. Pour retrouvrer la souverainenté il faut se réapproprié la création monétaire, sortir de l’Otan, sortir de la maine mise amércaine via l’union européenne.
    Le constat est flagrant, la France ne brille plus dans le monde depuis la fin de laseconde guerre mondiale et ca correspond précisement au début de la création européenne.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 18 décembre 2010 15:26

      voir les nouveaux billets de francs français en projet ici :

      d’après UPR de François Asselineau 

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2010 14:26

      "Le constat est flagrant, la France ne brille plus dans le monde depuis la fin de laseconde guerre mondiale et ca correspond précisement au début de la création européenne."  : Cela correspond surtout à l’époque ou le pays était en ruine, ou l’économie était incapable de subvenir aux besoins les plus élémentaires de la population, ou une part importante des élites politiques et industrielles avait collaboré avec les nazis, et à une époque ou la question coloniale commençait à pourrir la situation avec le choix inepte de conserver à tout prix un empire alors que le pays n’avait plus les moyens de maintenir sa présence outre-mer, chose que les anglais ont eux parfaitement compris.


    • Robert GIL ROBERT GIL 18 décembre 2010 10:02

      A qui donc a profité le système euro ? Aux spéculateurs aux banquiers et aux multinationales qui ont pu déplacer plus facilement leurs usines et leurs capitaux. Les banquiers ont investi des millions d’euros dans des pays qu’ils ont encouragé à s’endetter . Les seuls bénéficiaires de ce système sont donc les financiers et le seul avantage des citoyens c’est de pouvoir voyager en zone euro sans avoir besoin de changer la monnaie. Enfin, voyager, pour ceux qui en ont encore les moyens !

       

      conscience citoyenne responsable


      http://2ccr.unblog.fr/


      • Antidote Europe 19 décembre 2010 14:35

        Exactement, l’euro a créé un dynamisme à l’intérieur de lazone pour les pays lesplus compétitifs ( Allemagne en tête) et nous a mis directement en concurrence aveclespays émergents ( coût de production, salaires, conventions d’entreprises protectrices) favorable aux détenteurs du capital et régressif pour les salariés ( salaires quasi stagnants, exigences professionnelles accrues, conditions de travail en baisse...) 
        La gauche et la droite aux commandes, entendent proroger les choses et ne rien changer. Leurs représentants sont des comédiens bien rémunérés pour endormir lebon peuple.
        On a affaire à un régimedémocratique de façade. Uune opposition d’apparence, de pacotille qui divise la population sur des choses essentielles qui la concerne dans sa totalité.
        Marielle De Sarney, Marine Le Pen, Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon ont tous remis en cause à leur manière le bien fondé du prétendu « pacte de stabilité européen » qui mène la société européenne droit dans le mur. Ils récusent l’interdiction faite aux Etats puis à la BCE de monétiser la dette publique, d’autant plus en cette période de crise a expliqué la vice présidente du Modem dans mots croisés. 
        On attend toujours que Besancenot, l’idiot utile de l’UMPS, donne son point de vue sur cet aspect crucial de la financiarisation de l’économie réelle. Il est doué pour endormir sa base. Mais quand il s’agit de faits concrets, il ferme docilement son caquet. 
        Ne manque dès lors, plus qu’un avis pertinent d’Europe écologie - Les Verts sur le dogme de la croissance perpétuelle, la voracité illimité de la finance et les deux grands partis du système bipartiste seront définitivement isolés. 


      • candide candide 18 décembre 2010 10:09

        Il n’y a malheureusement qu’une seule femme politique pour nous sortir de cette décadence dans laquelle nous nous sommes mis bien involontairement depuis Maastricht et qui avait commencé insidieusement avec la loi 1973 Pompidou Giscard : c’est Marine Lepen ! 

        C’est la seule qui parle des vrais problèmes (avec Dupont Haignant, Mélenchon, Asselineau) et qui a des vraies solutions. C’est la seule qui a un vrai programme. Ecoutons la et analysons son programme sans tenir compte de ce que pense les journalistes à la botte.... ELLE NE DIT QUE DES VERITES ! et ses solutions sont biens moins pire que toutes celles proposées par l’UMPS : Sortir de la domination des banques par l’annulation de cette loi de 1973, remettre des frontières pour les droit de douanes, sortir de l’Euro... ce qui est volontairement masqué par le petit débat de l’occupation des musulmans.
        Mais, bien entendu, les banques et multinationales ont bien trop à perdre et le petit peuple à gagner si elle était élue. Alors soyez en sûr, tant que vous vous ferez votre opinion en regardant la télé ou en lisant les journaux, tous détenus par les patrons du CAC40, vous ne voterez pas pour elle et nous en souffrirons TOUS...nous et surtout nos enfants. 

        • vinvin 19 décembre 2010 14:35

          (@CANDIDE).


          Je suis tout a fait d’ accord avec vous.

          Il n’ y a que MARINE qui tienne la route en politique, et je voterais pour elle en 2012, ( tout comme je votais pour son père auparavant ) !


          VINVIN. 

        • Axel de Saint Mauxe Nico 18 décembre 2010 10:57

          Analyse juste.


          Ces vérités commencent à être promues par « l’establishment » allemand (par exemple le patronat allemand). Il n’a pas encore imprégné nos propres élites, qui comme Christine Lagarde, continuent en vain de nous faire croire qu’il n’y a pas de crise de l’Euro ....

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 décembre 2010 11:05

            « L’Europe », ce fragment de continent le plus perfide de la Terre est en train de devenir de plus en plus communiste, après avoir lui-même détruit le « Bloc de l’Est » et en faisant tout ce qu’il peut aujourd’hui pour destabiliser la CHINE !

            Il n’y aura pas d’issue à la FRANCE-EUROPE, je jure par DIEU TOUT PUISSANT !


            J’ai un article dans la rubrique « International » en instance de publication, ayez juste le courage de le valider si vous avez un minimum de dignité et d’honneur, car il faut bien respecter la charte de la Rédaction d’AgoraVox, non ?

            Faites-vous comme cette France périmée qui n’accepte de dialoguer qu’avec les incapables soumis, où est dans ce cas l’intérêt ? Avez-vous peur d’affronter la vérité mes amis Frantsouziches de la modératitude ?

            Mohammed MADJOUR.


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 18 décembre 2010 15:34

              Attention Momo, il me semble qu’il soit interdit de jurer et en plus Par DIEU TOUT PUISSANT.

              Du moins quand il s’agit du Dieu d’Issac d’Abraham et de Jacob. N’étaient-ce pas aussi des parents des musulmans ? 

            • zelectron zelectron 18 décembre 2010 12:00

              C’est ce que Pinsolle ne sait pas ! sauf si c’est un pro-bordeliste-nihiliste -gôchiste ...
              nb notre vraie gauche est bien plus consciente et attentive à ne pas briser l’union en mille morceaux.


            • isabellelurette 18 décembre 2010 19:56

              Effectivement, avant d’en sortir avec pertes et fracas, il y a d’autres possibilités qui méritent d’être examinées. La monnaie n’est pas responsable de tous les maux. D’ailleurs les monnaies nationales n’auraient probablement pas résisté longtemps non plus A LA POLITIQUE IDIOTE DE L’EUROPE.

              Il faut relire Maurice Allais, quand il explique les mécanismes politiques et la nécessité d’ériger un protectionnisme européen.

              Mettre le débat sur la monnaie et pas sur les politiques, c’est se tromper de cible


            • isabellelurette 18 décembre 2010 20:10

              Et j’ai du mal d’accorder crédit à ceux qui me disent qu’une dévaluation de ma monnaie et des quelques avoirs que j’ai encore en banque augmenterait mon bonheur / ma richesse ....

              La compétition pour être les plus pauvres, je n’en vois pas la logique. Pour être en concurrence libre et non faussée avec l’esclave asiatique ? 

              Si c’est bien votre rêve, ce ne sera pas mon cauchemar ! Je resterai éveillée pour vous empêcher de nous endormir !


            • Augustule Augustule 18 décembre 2010 22:43

              On notera que M. Pinsolle, comme tous les responsables de partis (PG, DLR,FN,...) garde l’omerta sur l’existence de l’article 50 qui nous permet de sortir la France de l’UE, donc de l’euro.

              C’est bien beau de crier « sortons de l’euro » ou de faire le tour de France en agitant des billets de Francs, mais il est impossible de laisser (légalement,) tomber l’euro si la France ne quitte pas au préalable l’Union européenne (ce n’est pas prévu par les traités)

              Or M. Pinsolle (ainsi que M. Dupont Aignan) ne souhaite pas sortir de l’Europe politique mais souhaite comme tous les autres, une « autre europe »....

              L’UPR de François Asselineau est aujourd’hui le seul parti à annoncer clairement vouloir sortir de l’euro et donc de facto de l’union européenne, les autres, font semblant....


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2010 14:47

              Sortir de l’ Euro ? A part mettre en joie les nationalistes bornés, une telle solution serait une véritable catastrophe économique, et par conséquent sociale pour le pays.

              Les adeptes du Départ ont-ils oublié les fortunes immenses englouties du temps des monnaies nationales pour maintenir les taux de change à peu près équivalents lors des raids boursiers contre es monnaies dites « fragiles » ?

              Se souviennent-ils de la récession économique provoquée par ces même spéculateurs contre les pays du sud-est asiatique, action favorisée par la multiplicité des monnaies et le manque total de liens de protection entre elles, et des années de marasme économique qui ont suivi pour les travailleurs cambodgiens et thaïlandais ?

              A votre avis, que se passera t-il si la France reprend une monnaie nationale ? Ne croyez vous pas que c’est comme agiter une souris sous le nez d’un gros chat ?

              L’ Euro a ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, mais sa qualité de bouclier économique et donc social est plus que largement éprouvé.


            • zelectron zelectron 19 décembre 2010 19:53

              Pour mettre les points sur les « I » à l’auteur, NON il ne faut pas sortir de l’€uro !


            • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 17:18

              Rétablir le Glass Steagall et le crédit publique pour les dépenses productives.

              Donc 0 intervention de l’état dans les banques et rôle dynamique de l’état dans la technologie et l’équipement.


            • liberta 18 décembre 2010 11:43


              l’Union Européenne est la création de la CIA dont nRobert Sumann était le serviteur

              http://mai68.org/spip/spip.php?article1760

              et ils ont adopté la « STRATEGIE DES CHAINES » qui aboutit à l’asservissement des peuples européens que l’on connait aujourd’hui :

              http://sortirdelunioneuropeenne.blogs.midilibre.com/tag/stratag%C3%A8me


              • liberta 18 décembre 2010 12:37


                erreur - il faut lire - ROBERT SHUMANN


              • pastori 18 décembre 2010 12:09

                « Ce blocage des salaires a permis à notre voisin d’outre-Rhin de grandement gagner en compétitivité et d’accumuler des excédents commerciaux »


                la belle affaire si je ne peux plus payer mon loyer parce qu’on m’a bloqué ,mon salaire pendant des années, et que bouygues ou dassault se soient goinfrés.

                ça ne s’est pas fait en deux jours !

                votre mentor dupont aignant est bien de droite ? il a bien voté et approuvé pendant des dizaines d’années les politiques désastreuses (sauf pour quelques-uns) rpr puis ump qui ont conduit à cette situation ? et quand il la découvre, il crie au loup ?


                • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 18 décembre 2010 12:52
                  @ Reveil

                  Sur ce que l’on fait après, c’est le thème de mon deuxième papier :

                  @ Pastori

                  Complètement d’accord. Le « modèle » Allemand est un mythe. Faire d’un pays qui a bloqué tout progrès social pendant 15 ans un modèle est proprement hallucinant. Il faut recréer les conditions d’une progression des salaires en Europe en revenant aux monnaies nationales (pour éviter la compétition vers le bas qu’instaure l’euro monnaie unique) et du protectionnisme commercial.

                  Ce n’est pas juste concernant NDA. Je peux vous rappeler qu’il s’est opposé à la privatisation des services publics demandée par Bruxelles et acceptée par l’UMP et le PS. Il s’est justement opposé à la privatisation des autoroutes conduite par DDV. Cela fait des années qu’il dénonce des dérives qu’avant lui P.Séguin (avec qui il a travaillé) et JP Chevènement dénonçaient.

                  • nikko 18 décembre 2010 19:52

                    recréer les conditions du protectionnisme commercial  ? C’est risquer des mesures répressives des pays avec lesquels nous commerçons !!!!! 
                    c’est vrai cependant que c’est tentant, même si à moitié suicidaire : j’imaginais pour ma part un retour au franc, avec derrière une dépréciation importante de notre monnaie : il y aurait, à mon sens, des effets protectionnistes interessants - retour de certaines industries délocalisées, car cela deviendrait moins intéressant financièrement de faire fabriquer en chine ou ailleurs ; relance de la consommation intérieure ( les produits étrangers devenants trop chers pour le salarié moyen....) ; favorisation à l’exportation, les produits français redevenants concurrentiels...


                  • pastori 18 décembre 2010 20:47

                    diffamer ? ? NDA ne serait pas de droite et dire qu’il l’est c’est le diffamer ? 


                    c’est donc devenu une insulte ? 

                    NDA n’a donc rien ni jamais voté avec ses collègues des gouvernements RPR et autres gauchistes ? bonne nouvelle. ils vont être décus les anciens copains.

                    bienvenue donc à NDA au sein des humanistes de gauche !

                    la droite est libérale et capitaliste. cette philosophie a échoué dans le monde entier. alors quand on en fait partie , en totalité ou partiellement, on se fait tout petit et on laisse à d’autres le soins de tenter de sauver les meubles.

                    c’est aussi valable pour villepin, le pen et autres à venir qui ont tous la même base idéologique, néfaste pour les êtres humains ;

                    ce n’est pas moi qui le dit mais le résultat catastrophique mondial de leur modèle, qu’il est facile de constater sur sa propre personne.

                  • pjf971 18 décembre 2010 15:41

                    Arrêtons ces masturbations intellectuelles : on ne sortira pas de l’euro. Un point c’est tout.


                    • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 18 décembre 2010 17:02

                      @ Kerjean


                      Cher compagnon,

                      Je suis toujours porte-parole. Tu peux trouver fréquemment mes articles sur le site de DLR.

                      Dans mon second papier, je précise bien sûr que tout ne sera pas simple mais en même temps ceux qui prédisent l’apocalypse sont ceux qui ont construit le système qui a abouti à la crise financière de 2001, celle de 2008-2009 et celle de l’euro en 2010. Peut-on vraiment faire pire ? Non, la situation sera quand même meilleure.

                      @ PJF971

                      L’euro est déjà un mort-vivant. La question n’est pas de savoir si la monnaie unique va prendre fin, mais quand. Maintenant, il faut préparer l’après, d’où mon second papier.

                      • vinvin 19 décembre 2010 13:32

                        Bien sur qu’ il faut sortir de l’ euro.


                        L’ euro a été créer pour rapporter aux banques et aux multinationales, par contre pour les citoyens « lambda » de la zone euros ils se le l’ on fait mettre bien profond.

                        Non seulement il faut quitter l’ euro, mais également l’ Europe.




                        VINVIN. 

                        • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 19 décembre 2010 14:20

                          @ Isabelle


                          Il n’y aurait pas de dévaluation du franc par rapport à l’euro car la baisse du franc par rapport au mark serait compensée par la baisse plus forte de la peseta et de la lire.

                          @ Augustule

                          C’est totalement faux, on peut parfaitement sortir de l’euro sans quitter l’UE. Certes, ce n’est pas prévu par les traités, mais :
                          - il y a déjà des pays qui sont dans l’UE mais qui n’ont pas l’euro (on aurait le même statut qu’eux)
                          - la convention de Vienne, sur les traités internationaux, nous permet de rejeter une partie d’un traité
                          - on quitte l’euro, que voulez-vous que Barroso fasse ? Qu’ils nous envoient des chars ? L’UE n’a pas les moyens de s’y opposer
                          - de toutes les façons, nous avons vu que les traités peuvent être oubliés au besoin (cf Pacte de Stabilité, ou monétisation par la BCE)

                          Ensuite, DLR a précisé son projet d’une autre Europe radicalement différente de l’actuelle et respectant parfaitement la souveraineté nationale en proposant un traité alternatif lors des élections européennes de 2009. Nous avons été les seuls « nonistes » à proposer un véritable plan B institutionnel pour l’Europe.

                          • jader 19 décembre 2010 16:05

                            se qui y a de bien avec pinsolle c’est qu’il ne varie pas dans ces propos anti euro ,ces reposant de voir autant de persévérance dans l’inutile ,l’euro et ’Europe sont la pour resté que sa lui plaise ou non et toute ces réponse de débiles soit disant anti conspirationniste ,me font pensé au temps les plus obscure du soviétisesme, la conneries a encore de belles années devant elle et se blog en est la preuve
                            longue vie aux cons


                            • ChatquiChouine ChatquiChouine 25 décembre 2010 18:12

                              Et bien, longue vie a toi donc...


                            • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 18:24

                              Au lieu de parler dans le vide, dis nous comment revenir au Glass Steagall annulé en 84 par l’UE ?

                              Tout les économistes pensaient à son retour au G20 et puis rien... et encore moins à l’UE !

                              Donc comment y revenir si ce n’est pas la voix national ?

                              Tiens au passage l’UE confirme que les règlementations contre la financiarisation son toujours pris au national !! Ce n’est pas rien !

                              En bref, le supranational est dominé par la finance anglosaxonne de culture... impérialiste.


                            • rakosky rakosky 25 décembre 2010 13:06

                              Parlons simple ,nous sommes quelques uns à nous lever tous les matins pour nous rendre à nôtre travail,l’ouvrier ,l’artisan,le médecin,le professeur,chacun reçoit son salaire ,son traitement,ses honoraires,son bénéfice,il n’y a rien pour l’instant dans tout ceci de scandaleux ou d’extraordinaire
                              Les revenus de chacun varient en fonction de la qualification,de l’utilité sociale ,de l’ancienneté,cela s’appelle la valeur de la force de travail qui dans une économie de marché est une marchandise comme une autre.
                              Il se trouve que concernant le travail salarié la valeur de la force de travail inclut en plus du salaire direct un certain nombres de garanties sociales qui constituent un salaire indirect que l’employeur est tenu de verser à nos différentes caisses d’assurances sociales.
                              Par ailleurs nous payons des impôts en fonction de nos revenus afin de permettre à l’état d’assurer ses fonctions régaliennes.
                              Voici comment fonctionne ou devrait fonctionner une économie réelle fournissant au capitaliste sa plue value sur la base du travail non payé et au travailleur ses revenus sur la base de son salaire direct ou indirect.
                              Il se trouve aussi que le rapport entre le travail et le capital est aussi fonction de la lutte des classes,d’un rapport de force à l’échelle mondiale ou nationale.
                              En 1945,l’ Europe en ruines a concédé les plus importantes conquêtes sociales,ces gens sont capables de bien des concessions quand ils sont menacés de tout perdre,quand le souffle brulant de la révolution est sur leur nuque ,que le capital est exproprié à l’ Est de l’Europe,que la révolution triomphe en Chine et qu’en France et en Italie les ouvriers en armes occupent les usines et contrôlent la production.....
                              Si la bourgeoisie avait un peu de reconnaissance et moins de pudeur ,c’est à Thorez et Togliatti qu’elle devrait élever des statues.
                              Il se trouve que ce qui est contenu dans les diktats de l’Union européenne et dans les plans des différents gouvernements,c’est à la fois la réduction brutale de la valeur de la force de travail et la liquidation de toutes les fonctions régaliennes de l’état.
                              La liquidation de la DDE ouvre par exemple cette situation incroyable où l’état ne peut plus faire face à des chutes de neige en hiver.
                              .
                              On fantasme beaucoup sur les chinois en oubliant un peu vite que le prétendu déficit commercial des états-unis avec la chine provient pour l’essentiel de la reexportation des marchandises et des capitaux des filiales des multinationales américaines.
                              On oublie un peu vite aussi que la CHINE finance une grande partie du déficit monstrueux des états-unis en achetant massivement des bons du trésor et des obligations libellés en monnaie de singe.
                              Que les chinois se mettent à revendre leurs avoirs ou à ne plus les acheter ,vous verrez l’ampleur du cataclysme mondial.
                              En un mot et pour conclure,comme je le dis dans mon article,cette dette monstrueuse est une dette politique,c’est un coup d’état,une tentative de renversement de tous les rapports sociaux issus de 1945.
                              Les différents rapports des experts le disent,les sacrifices demandés aux grecs ou aux irlandais sont encore bien en dessous de ce qu’il faudrait pour résorber la dette.
                              Malgré toute la bonne volonté et la servilité des Zapatero ,Papandreou,Aubry,Thibault ou Chérèque,c’est la peur salutaire d’une explosion sociale qui les empèche encore d’aller plus loin,les fait hésiter à aller jusqu’au bout de la barbarie qui nous est promise.
                              Tout le monde le sait ,un peu plus tot ,un peu plus tard,l’affrontement est inévitable,pour le retour au servage les plus grandes batailles n’ont pas encore été livrées et l’issue est pour tout le monde bien incertaine.....


                              • rpplbis rpplbis 25 décembre 2010 16:13

                                Beaucoup de foi dans cet article et peu de démonstration.
                                En substance, il faut sortir de l’euro puisqu’avec l’euro on a la crise...

                                je pense que nous manquons d’Europe, au contraire :
                                http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/12/23/merci-la-chine_1456862_3232.html


                                • rastapopulo rastapopulo 25 décembre 2010 17:13

                                  hahaha

                                  la question piège, est ce que tu connais seulement le Glass Steagall ?

                                  Tu as le droit d’être contre, de dire que les banques (de risque) universelle sont un progrès, si tu argumente (bon courage), mais connais tu seulement la régulation financière que l’UE a annulé en 1984 et qui empêchait les crises financières ?

                                  La réponse est non, alors que tout les économistes compétant disent qu’il faut y revenir l’information ne passe pas, parce que l’UE ne peut pas avouer qu’elle est pro-finance anti-nation !!!

                                  Tant que vous pensez que la nation est un problème, alors que c’est un rempart contre l’impérialisme anglosaxon et germanique (et que la 2° guerre mondiale n’a rien avoir avec les nations, c’est le REICH allemand avec l’EMPIRE financier anglosaxon), vous serez sous-informé. 


                                • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 10:24

                                  Remplacez « politique monétaire » par « schtroumf » (un mot neutre) dans le texte, celui ci ne perds ni ne gagne en cohérence. Allez-y, c’est assez amusant.

                                  Par contre, remplacez « politique » ou « politique monétaire » par « vol légal », et tout s’éclaire.

                                  Alors plutôt que de se battre pour savoir qui va voler l’autre, abandonnons la « politique monétaire », abandonnons les substituts de monnaie gagés sur la force et la contrainte autoritaire.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 10:34

                                    On peut contester une politique.

                                    En revanche, rejeter la politique en tant que telle revient à rejeter toute forme de collectif, et donc la démocratie puisque la démocratie et la politique sont inséparables : il n’y a pas de s’il n’y a pas de politique.

                                    On aimerait que péripate nous dise ce qu’il pense de la démocratie, et pendant qu’il y est, s’il y voit une autre alternative que la loi du plus fort.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 10:35

                                    « Il n’y a pas de démocratie s’il n’y a pas de politique ». 

                                    A quoi, à qui servirait-elle ?


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 10:49

                                    Vous passez abusivement du particulier au général. Il s’agissant de remplacer dans le texte un mot par un autre.
                                    Si vous aviez quelques connaissances sur le libéralisme, vous ne poseriez pas cette question idiote sur la démocratie. Le libéralisme est une théorie du droit, droit naturel qui s’impose à tous les gouvernants quelque soit leur mode de désignation.

                                    Compris dans ce cadre même dans une démocratie aucune majorité n’aura le droit d’opprimer une minorité. C’est se qui sépare la démocratie libérale des démocraties populaires, ou de la démocratie absolutiste.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 11:33

                                    Le droit n’existe que dans l’Etat de droit. Qui dit Etat de droit dit politique, gestion de la chose commune.

                                    Le droit naturel n’est rien d’autre que « tout ce qui n’est pas interdit ».

                                    Par conséquent, mettre le droit naturel au dessus de l’Etat ça revient à interdire à la collectivité d’interdire quoi que ce soit, y compris le vol, le viol et le meurtre !


                                  • JL JL 26 décembre 2010 11:44

                                    Mettre un qielconque droit naturel au dessus de l’Etat n’est pas mieux que mettre dieu au dessus de l’Etat.


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 11:57

                                    Le sujet est l’euro, merci de ne pas nous égarer avec des digressions oiseuses.

                                    J’ai écrit abandonnons la « politique monétaire », abandonnons les substituts de monnaie gagés sur la force et la contrainte autoritaire.

                                    C’est ceci ma contribution à ce débat, merci de vous y limiter dans l’échange présent.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 12:05

                                    Dont acte. Mais svp, arrêtez de faire de la provocation en assimilant politique et vol légal, et ne pousser pas des cris de vierge effarouchée : « politique » ici n’a pas un sens particulier différent du sens qu’on lui accorde en général. 

                                    Vos mantras libéraux ne font pas avancer le débat sur l’euro. Ni aucun débat, d’ailleurs.


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 12:51

                                    Alors merci de ne pas polluer si vous n’avez rien à dire sur mes propos.


                                  • JL JL 26 décembre 2010 12:58

                                    Mais si, péripate : mon intervention vise à contredire vos propos lesquels ne sont que des arguments dits d’autorité, puisqu’ils en appellent à une autorité qui selon vous serait supérieure à savoir, votre « droit naturel » !


                                  • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 13:13

                                    C’est flagrant, comme certains qui pensent que l’économie débarrassée du politique le serait de tout parti pris. C’est d’un angélisme et d’une religiosité effrayante.


                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:13

                                    Et bien oui, c’est au nom d’un principe supérieur que je refuse d’être votre esclave. Ne vous en déplaise.


                                  • ZEN ZEN 26 décembre 2010 10:45

                                    Remplacez Le péripate par L.von Mises , qui disait entre autres choses :
                                    « L’ impôt  progressif est un mode exagéré d’expropriation ».
                                    Allez-y, c’est amusant.


                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 12:55

                                      Entre autres choses, il a écrit aussi : Les princes et les majorités démocratiques sont ivres de pouvoir. C’est avec réticence qu’ils doivent admettre qu’ils sont assujettis aux lois de la nature. Mais ils rejettent la notion même de la loi économique. Ne sont-ils pas les législateurs suprêmes ? Ne sont-ils pas capables d’écraser tout opposant ? Aucun seigneur de la guerre n’est enclin à reconnaître aucune limite autre que celle qui lui est imposée par une force armée supérieure. Des serviles écrivaillons sont toujours prêts à encourager cette complaisance en exposant les doctrines appropriées.

                                      Serviles écrivaillons... smiley


                                    • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 13:19

                                      Les lois de la nature... mysticisme ou simple terme vague exaltant ?

                                      Je note que le nucléaire est massivement subsidié alors que c’est aussi l’énergie la plus puissante « naturellement » (le mot qui veut tout dire et rien en même temps). Il n’y donc pas de contradiction entre une puissance naturelle et la politique « bassement » humaine.


                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:31

                                      Si vous croyez que les pommes tombent par mysticisme, c’est votre affaire, mais cette croyance rend la discussion inutile.

                                      Je remercie d’ailleurs Zen d’avoir évoqué Mises, dont l’apport à la science est le suivant : l’économie est la science de l’action humaine, qui englobe donc l’économie marchande qui est une de ses modalités. Cette science de l’action humaine a été nommé par Mises praxéologie, du mot « praxis » bien connu des marxistes.
                                      Ceux qui négligent l’action humaine parlent alors de « rationalité », mais ce mot ne rend pas compte de la richesse du concept « action humaine ».


                                    • ZEN ZEN 26 décembre 2010 13:37

                                      Dès qu’un économiste me parle de la « science », surtout au nom de la « nature humaine » et des « vertus du marché » ; je sors mon....ironie smiley


                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:41

                                      Ces paroles vous vont bien. Je plusse.
                                       smiley


                                    • ZEN ZEN 26 décembre 2010 13:45

                                      N’est-ce pas pas ? Merci !


                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:07

                                      Ceci dit, il y a une autre solution que la nationalisation à la zimbabwé des banques centrales. C’est Hayek qui prévenait des dangers d’une monnaie unique en Europe ( Choice in currency : a way to stop inflation publié en 1975).

                                      «  Il ne peut y avoir de garantie plus efficace contre l’abus par le gouvernement de ses prérogatives que la liberté pour les individus de refuser toute monnaie qui ne leur inspire pas confiance pour préférer une autre monnaie. De même, il ne peut exister de plus vive incitation pour les gouvernements à maintenir la stabilité de leur monnaie que la connaissance de ce simple fait : aussi longtemps qu’ils maintiendront l’offre de monnaie à un niveau inférieur à la demande, cette demande tendra à croître. Dès lors, privons les gouvernements (ou leurs autorités monétaires) de tout pouvoir monopolistique qui leur permet de protéger leur monnaie contre la concurrence : s’ils ne peuvent plus dissimuler la mauvaise qualité de leur monnaie, alors ils devront en restreindre les volumes en circulation.
                                      Introduisons par la loi de telles possibilités, et les citoyens refuseront rapidement leurs monnaies nationales une fois qu’elles se seront considérablement dépréciées ; ils échangeront alors une monnaie en laquelle ils auront confiance.
                                      Au final, les monnaies des pays poursuivant une politique monétaire responsable tendront progressivement à remplacer les devises les moins dignes de confiance. Une réputation de vertu en matière financière deviendra un actif jalousement gardé par les émetteurs de monnaie, car ils sauront que même la plus petite malhonnêteté réduirait la demande pour leur service »
                                      .

                                      Quelqu’un se risquera-t-il à une critique de fond ?


                                      • JL JL 26 décembre 2010 13:29

                                        « Dès lors, privons les gouvernements (ou leurs autorités monétaires) de tout pouvoir monopolistique qui leur permet de protéger leur monnaie contre la concurrence  » ... dit-il ...

                                        N’y a-t-il pas, en économie, un principe qui dit que la mauvaise monnaie chasse la bonne ? En conséquence, en matière de monnaie, à qui profiterait la concurrence, sinon aux faux-monneyeurs ? Voilà qui semble invalider l’argument.

                                        Par ailleurs, « Il » poursuit : « Dès lors, privons les gouvernements (ou leurs autorités monétaires) de tout pouvoir monopolistique qui leur permet de protéger leur monnaie contre la concurrence »

                                        Qui est ce « On » qui pourrait imposer des lois aux gouvernements ? Péripate peut-il répondre à cela ?


                                      • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 13:33

                                        Là où tu atteins les abysses, c’est que le système des banque centrales pseudo-indépendantes (nous serons d’accord sur ce point) étaient déjà défendu par ton école.

                                        Hors même celles-là ont agis en faveur des banques en forçant le contribuable à s’endetter encore plus !!!!!!

                                        - Pour moi c’est évident que la régulation financière a du sens. 40 ans de Glass Steagall en France = 0 crise bancaire. 50 ans de Glass Steagall en Belgique (10 ans avant les français bande d’attardé) = 0 crise bancaire. 60 ans de Glass Steagall aux USA = 0 crise bancaire. 

                                        Pour ton école non ! Un comble alors que tout les économistes belges voulaient le retour du Glass Steagall.

                                        - Pour moi, c’est évident qu’un métal précieux ne plus contenir en valeur l’activité créative de l’homme. Les plus logique de ton école demande de revenir à l’étalon-or. Les plus dingues disent que sans régulation financière mais sans quantitative easing ça peut passer (ce qui n’a pas empêcher de créer 650 000 000 000 000 de produits dérivés avec un bon 50XPIB mondial sans contre partie réelle AVANT d’utilisé le quantitative easing pour ne pas mettre en prison les politicien pro-finance anti-nation).


                                      • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:35

                                        « On » privons....

                                        Ca ne marche pas, en français du moins. Le bon sujet est « nous ».

                                        Essayez de poser des questions pertinentes, merci.


                                      • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:39

                                        Rasto. Nationalisez comme vous voudrez, je m’en fout.

                                        La question est : laisserez vous les substituts de monnaie en concurrence, ou non ?


                                      • JL JL 26 décembre 2010 13:43

                                         smiley

                                        Et qui donc, est ce nous ? De plus en plus ridicule, le péripate.

                                        Et je ne parle pas de l’argument de Rastapopoulo, qui me paraît valoir son pesant d’or, avec ou sans jeu de mots, c’est comme ti veux !

                                        Mdr !


                                      • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 13:52

                                        Je ne suis pas spécialiste mais pour moi le crédit publique sans intérêts pour les dépenses productives et le protectionisme social envers les pays sans minima est suffisant pour avoir un marché industriel vivace et un rayonnement technologique.

                                        C’est le type de dépenses qui détermine la création de richesse. Seule le crédit pour les dépenses de fonctionnement doit être découragé... à moins d’être anti-nation et de vouloir le retour du feodalisme.

                                        Avec un long terme assurer par le publique et un court terme assurer par le privé, je ne craindrais aucun marché de devises au monde.


                                      • JL JL 26 décembre 2010 14:03

                                        Rasatpopulo, Michel Aglietta disait ce matin sur France Culture (« Le bien public ») que les produits financiers, contrairement aux médicaments, n’avaiient pas besoin d’AMM, et pourtant il en existe de très toxiques.

                                        Quand on voit comment Big Pharma se joue des organismes qui délivrent les AMM, ça laisse rêveur !

                                        Je crois qu’on peut mettre dos à dos l’industrie pharmaceutique et l’industrie financière : toutes deux prétendent oeuvrer pour le bien public, et on pourrait dire que les AAA de l’une sont les AMM de l’autre. En matière financière, c’est peut-être seulement un peu plus, comment dire, décomplêxé !


                                      • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 14:04

                                        L’intérêt, ou prix de la monnaie ne peut être nul. Car que signifierait un taux d’intérêt nul ? Que d’avoir une satisfaction aujourd’hui ou demain est strictement équivalent. Or ceci contredit une observation de l’action humaine : tout le monde est prêt à payer pour avoir aujourd’hui ce qu’il faudrait attendre demain autrement. De même, tout le monde peut renoncer à une satisfaction aujourd’hui pour une plus grande satisfaction espérée demain.

                                        C’est la raison du prix de la monnaie.


                                      • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 14:19

                                        Vous avez raison Siegfried, la concurrence des monnaies a existé, on peut même dire qu’elle est naturelle.
                                        Vous commettez cependant deux erreurs. Ce n’était pas les pièces avec le plus fort taux de métal qui étaient préférées, mais celle dont la teneur garantie par la frappe du Prince correspondaient à la teneur réelle.
                                        Ensuite l’explication du manque de métal est une explication « ad hoc » et construite par ceux qui voulaient imposer les substituts de monnaie déliés de tout ancrage matériel. Ce qui se démontre fort bien quand on voit comment l’Espagne a détruit son économie et sa société avec l’or et l’argent du Nouveau Monde. En un siècle, elle est passé du rang de première puissance européenne à bonne dernière, et ceci durablement. L’arrivée massive d’argent a joué le même rôle que la planche à billets, l’inflation a ruiné l’Espagne.
                                        Au contraire, la garantie que la quantité d’un bien ne varie que très peu est une des qualités que doit avoir un bien pour devenir une bonne monnaie. Il faut se rappeler que la monnaie n’est pas la richesse, mais seulement la marchandise qui permet de réduire le coût de l’échange, qui cependant ne peut jamais être complètement nul.


                                      • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 14:48

                                        Ma missive critiquait justement le manque de distinction dans les types de crédits, nobles chevaliers.

                                        Peut être ai je manqué de clarté ?

                                        Je rejette par contre bien le féodalisme qui ne tendait vers les prémisses de l’état-nation.

                                        Quand au crédit publique sans interêts, il y a encore un dogme « naturel » qui ne s’explique pas.... Je vois pas en quoi le publique devrait être traité comme le privé quand il s’engage dans du long terme qui au final est profitable a tous, privé y compris.

                                        Au lieu de parler dans le vide parlons du nucléaire. Qui finance la recherche ? Toujours le publique. Et qui en bénéficie ? Toujours le privé. 


                                      • ZEN ZEN 26 décembre 2010 13:33

                                        Ouh là !
                                        Une critique de fond d’une citation tronquée de l’oeuvre ?
                                        Unmöglich ! lieber Freud !...


                                        • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:37

                                          Trop facile. Une citation, par définition est une partie du tout.

                                          Cette habitude de prendre vos interlocuteurs pour des cons est détestable. C’est sans doute votre public habituel, mais pas avec moi.


                                        • ZEN ZEN 26 décembre 2010 13:40

                                          Mes professeurs m’ont toujours dit que les citations ne valaient pas démonstration et étaient la science des c...
                                           Je voulais dire des croyants..


                                          • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 13:45

                                            Comme le c... qui citait Mises dans l’intention de le débiner. Là, juste un peu plus haut, signé Zen.

                                            Bouffon... smiley


                                          • ZEN ZEN 26 décembre 2010 13:48

                                            Mais vous connaissez Mises par coeur
                                            C’est pour cela que je me suis permis...
                                            Bouffons...pas trop ! Attention au foie... smiley


                                            • COVADONGA722 COVADONGA722 26 décembre 2010 13:53

                                              @Zen et Le peripate
                                              yep c’est rigolo , vous etes chacun à un bout du raisonnement et j’arrive pas a trancher
                                              surement que je suis trop c.. , votre opposition est en elle meme marrante
                                              vous etes tellement sur tout deux d’avoir raison que vous professez un mépris souverain
                                              pour le vulgum pécum avoraxien hé hé de bonnes fetes à vous deux tout de meme
                                              asinus :hi han


                                              • ZEN ZEN 26 décembre 2010 14:06

                                                Bonne fêtes, asinus ne varietur
                                                J’apprécierais sans doute mieux ce que tu veux dire, si tu faisais un effort pour t’exprimer de manière claire, en respectant un tant soit peu la langue de Molière. J’ai l’impression que tu fais exprès...Excuse-moi d’être direct.
                                                Je ne suis pas sûr d’avoir raison, je critique le néo-libéralime de Hayek et von Mises, dont notre péripate est le chantre inconditionnel.
                                                Connais-tu ? Leur dogmes, repris par Maggie et Reagan, nous ont amenés dans la m.... où nous sommes


                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 26 décembre 2010 14:21

                                                  yep j’ai une légere dyslexie ainsi qu une allergie à la redaction j’ecris comme je m’exprime
                                                  par ellipses et phrases non terminées et je trouve ça trés « confortable voir confortant »
                                                  quand au peripate je sais de quoi il est le chantre mais je le lis toujours il est important
                                                  de savoir ce que pense et font ceux qui me mene la terreur économique « lol je parle des penseurs hein » pas du Le peripate lui ? meme pas peur marwaafff


                                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 15:50

                                                    Avec un petit p... péripate, comme promeneur, c’est tout.

                                                    Libre à tous de penser que je suis « commissionné » par la « finance » ou quoi que ce soit.

                                                    Ca a au moins le mérite d’épargner la réflexion.


                                                  • COVADONGA722 COVADONGA722 26 décembre 2010 16:13

                                                    Libre à tous de penser que je suis « commissionné » par la « finance »


                                                    heu perso ce soupçon ne m’a jamais éfleuré c’est meme un peu ce qui m’intrigue
                                                    vous etes à mes yeux un « vrai croyant » sauf que vous c’est en la main invisible du marché.
                                                    Perso le seul truc auquel je crois c’est ma paranoia suis persuadé que tout le monde
                                                    me veux du mal ,et savez pas le plus beau ? ben une fois sur deux j’ai raison !yep


                                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 16:18

                                                    Avez-vous déjà observé un vol d’oies ou de grues en migration ? Un banc de poissons ? Les rayons d’une ruche ?
                                                    Ces formes géométriques, que l’on croirait sorti du cerveau d’un planificateur, sont le résultat de milliers voire de millions d’interactions invisibles. Ce n’est pas très compliqué à comprendre.


                                                  • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 15:25

                                                    Voyez cela : j’accepte l’idée de substituts de monnaie nationalisés, ou tout ce qui sort de l’imagination fertile des spécialistes du vol légal.
                                                    Je leur demande juste : laisserez vous ces monnaies en concurrence ?

                                                    L’absence de réponse démontre l’inconscient totalitaire des mes contradicteurs.

                                                    CQFD.

                                                    Merci.


                                                    • rastapopulo rastapopulo 26 décembre 2010 17:17

                                                      je vous ai dit oui et alors ?


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 17:45

                                                      « inconscient totalitaire » ?

                                                      C’est quoi, ça ? Une race àa part ?

                                                      Trève de plaisanteries, je vous ai demandé, péripate, qui est ce « Nous » qui imposerait quelque chose à l’Etat. Vous n’avez pa su répondre et avez lamentablement botté en touche.

                                                      Alors, répondez au lieu de faire le mariolle avec vos CQFD qui me font mourir de rire !


                                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 17:54

                                                      Et moi je vous ai demandé si vous laisseriez les substituts de monnaie se faire concurrence. Allez vous me demandez qui est ce « vous » ?

                                                      Pitié pour les mouches et leur fondement.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 18:13

                                                      Ma question est antérieure, donc j’ai la primeur. Et d’une !

                                                      De deux, ce n’est pas du détail, et c’est au contraire là que le bât libéral blesse ! Cette question est primordiale puisqu’elle met en défaut toute votre argumentation. Vous pouvez la qualifier de détail, outre que cela me rappelle quelque chose, vous ne faites là que du Coué !

                                                      Le Nous auquel vous vous référez n’est pas nous, vous et moi, ce sont les banquiers ! Et ils ont DEJA imposé ce que vous dites. Ou quelque chose d’approchant !

                                                      Quant à votre question, vous pouvez vous torcher avec, vu que votre formulation en est malhonnête.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 19:02

                                                      péripate, votre absence de réponse démontre-t-ell votre inconscient totalitaire ?

                                                       smiley


                                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 19:18

                                                      Arrêtez votre délire. Dans un texte qui s’adresse à un large public, le « nous » n’est à l’évidence qu’une figure de rhétorique ou d’éloquence qui métaphoriquement convoque l’assemblée des lecteurs du texte en question.

                                                      Le reste est de la science-fiction.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 19:27

                                                      Quel malhonnête ce péripte. Ou peut-être est-il idiot ?

                                                      Il cite Hayek : « privons les gouvernements (ou leurs autorités monétaires) de tout pouvoir monopolistique qui leur permet de protéger leur monnaie contre la concurrence  »

                                                      Et voudrait nous faire croire que nous, le peuple, nous pourrions priver les gouvernements (ou leurs autorités monétaires) de tout pouvoir monopolistique qui leur permet de protéger leur monnaie contre la concurrence «  ?

                                                       Mais comment diable, le peuple pourrait-il s’y prendre ? En imprimant nous-même les billets de banque ? En revenant au troc ? Et comment rembourserions-nous la dette ? Avec des billets de Monopoly ?

                                                      Décidément, péripate dit n’importe quoi et son contraire.

                                                      Théorème de Guetta à la sauce péripate : »si tout va mal, c’est à cause de l’Etat, il faut donc moins d’Etat ; si tout va bien, c’est grâce à la main invisible, il faut donc moins d’Etat !"

                                                       smiley


                                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 19:48

                                                      Oui, c’est cela, je suis idiot et vous vous êtes un génie, qui ne sait pas lire.

                                                      Le moyen de priver les gouvernements de la possibilité d’abuser de la monnaie consiste simplement à laisser faire la concurrence entre les monnaies, comme expliqué par Hayek dans l’extrait sus-cité.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 20:08

                                                      Et comme je l’ai fait remarquer plus haut, la mauvaise monnaie chasse la bonne ;


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 20:09

                                                      C’est bête, hein ! Les faits sont têtus.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 20:13

                                                      Tiens, cadeau : ça s’appelle la loi de Gresham.


                                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 20:16

                                                      La mauvaise monnaie ne chasse la bonne que quand la mauvaise est imposée par la Prince à un cours forcé. Alors chacun cherche à s’en débarrasser pour conserver la bonne par devers soi.

                                                      C’est encore une conséquence du rôle néfaste de l’État. Une explication ici.


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 20:33

                                                      Ben voyons, pas d’Etat, chacun sa monnaie !

                                                      Absurde !


                                                    • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 20:42

                                                      Non, j’ai juste proposé la liberté d’accepter ou de refuser un substitut de monnaie, quelque soit son origine, étatique, ou privée.
                                                      Une fois votre mauvaise argumentation réfutée (loi de Gresham) que vous reste-t-il comme argument contre cette liberté ?
                                                       


                                                    • JL JL 26 décembre 2010 22:43

                                                      Parce que vous croyez que cette histoire de tulipe réfute la loi de Gresham ? J’y verrais plutôt la confirmation, je cite : « ... C’est ainsi que le métal arrivait en masse à Amsterdam, se faisait convertir en pièces, puis que des pièces étrangères venaient prendre leur place via le commerce florissant. »


                                                    • Le péripate Le péripate 27 décembre 2010 00:06

                                                      Vous ne comprenez décidément rien à rien. Ce n’est pas que la loi de Gresham soit réfutée, c’est qu’elle s’applique à des monnaies trafiquées à l’époque où la monnaie était métallique. et dans le contexte de cours forcés. Sans cours imposés de manière autoritaire les gens préfèrent naturellement la bonne monnaie.
                                                      Et c’est justement ce que je demande, la liberté d’accepter ou de refuser un substitut de monnaie.


                                                    • JL JL 27 décembre 2010 09:14

                                                      péripate, vous réclamez « la liberté d’accepter ou de refuser un substitut de monnaie » ?

                                                      Que je sache, nul n’est tenu d’accepter ou de refuser une monnaie qui ne lui convient pas ! personne n’est tenu d’accepter un marché qui ne le satisfait pas Mais comme je vous sais falsificateur de mots, je subodore que vous réclamez l’obligation pour les travailleurs et les fournisseurs, ainsi que pour toutes les transactions dans les marchés captifs, d’accepter un substitut de monnaie.

                                                      « Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement ». Votre problème à vous les libéraux, vient de ce qu’il est impossible d’exprimer clairement ce que les gens honnêtes ne peuvent concevoir ou admettre : vous ne pouvez pas réclamer de l’Etat les contraintes qui vous combleraient, c’est naturellement contraire au dogme que vous professez : « Pas d’interventionnisme d’Etat ». Vous êtes forcés d’exprimer positivement des exigences négatives, c’est ainsi que vous présentez ici une obligation par une phrase qui évoque la liberté.

                                                      Et c’est pourquoi aussi vous surfez toujours sur l’ambiguïté du « Nous » que les renards emploient quand ils se mélangent aux poules. D’où ma question initiale qui vous a tant dérangé.

                                                      Les faits sont têtus, et les lois naturelles vous donnent tort. Mais comme vous êtes butés vous prétendez que c’est l’Etat la cause de tous vos échecs. Votre conception de l’Etat est schizophrène : vous le haïssez et en même temps refusez d’admettre que vous en attendez tout.


                                                    • Ferdinand_Pecora 26 décembre 2010 19:07

                                                      GLASS-STEAGALL, c’est dans le cadre de ce standard bancaire qu’il faut sortir de l’euro.
                                                      Nouveau BRETON WOODS, c’est dans le cadre de parités fixes entre monnaies souveraines qu’il faut réimplanter le GLASS-STEAGALL.
                                                      CREDIT PRDUCTIF PUBLIC, c’est dans le cadre d’une telle émission de crédit entre Etats-nations souverains coopérant pour de grands travaux d’équipement de l’homme et de la nature qu’il faut maintenant avancer.

                                                      En détails :
                                                      http://www.solidariteetprogres.org/article7217.html


                                                      • viva 26 décembre 2010 20:20

                                                        En realité l Euro meurt deja tout doucement. Dans quelques annees, cette monnaie ne sera plus utilisable sur le marche international. Pourquoi ?? Pour qu une monnaie ait de la valeur, il faut qu’il y ait une production suffisante de biens a vendre. La part de la production industrielle europeenne dans le monde se reduit de plus en plus ce qui ne peux qu aboutir a la disparition de cette monnaie.

                                                        Les asiatique vont il continuer a nous vendre des produits que nous leur achetons en Euros ? La reponse est non !!! 
                                                        Qu avons nous comme biens a leur proposer a l achat pour qu il depensent leurs euros ? Nous avons de moins en moins de produit a vendre. 
                                                        Puisque notre industrie se reduit comme peau de chagrin l euro est donc condamne a se devaloriser jusqu a ce qu il n est plus aucun interet pour les pays industrialises d aujourd hui et de demain.

                                                        En conclusion l euro est potentiellement mort, ce n est donc qu une monnaie transitoire


                                                        • pastori 26 décembre 2010 20:47

                                                          peripate

                                                          « Compris dans ce cadre même dans une démocratie aucune majorité n’aura le droit d’opprimer une minorité. C’est se qui sépare la démocratie libérale des démocraties populaires, ou de la démocratie absolutiste. »

                                                          la majorité actuelle écrasant la minorité sans contestation possible, vous concluez donc que ce régime libéral qui nous gouverne n’est pas une démocratie ?

                                                          Alors, est-ce une démocratie populaire ou absolutiste ?

                                                          • Le péripate Le péripate 26 décembre 2010 20:53

                                                            Nous sommes dans une démocratie libérale dont les fondements sont mal assurés. La Veme République en instaurant un franquisme à la française est très largement responsable de cette dérive vers une démocratie absolutiste.


                                                          • pastori 26 décembre 2010 20:59

                                                            mais n’est ce pas ce libéralisme éhonté (désormais les entreprises financent les actionnaires et non le contraire !) qui porte en germe les régimes absolutistes ?


                                                            • pastori 26 décembre 2010 21:04

                                                              régimes qui se veulent exclusivement au service de la finance et non des citoyens, de même que la conception des entreprises et sa gestion sont pensées comme étant au service exclusif des actionnaires.


                                                              ça forme un tout cohérent bien que nuisible..

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