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Fermeture de Fessenheim : la solution passe par la révocation immédiate du PDG d’EDF

Mercredi 28 novembre 2012
Par Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Des voix s'élèvent ces jours-ci pour prétendre que, pour des raisons juridiques, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim serait difficile, voire impossible, à mettre en oeuvre . En réalité, cette affaire peut être immédiatement réglée par la révocation du PDG d'EDF, Henri Proglio. A moins que M. Hollande n'ait finalement pas très envie de respecter sa propre promesse...

Les débats actuels sont surréalistes : les uns tentent de montrer que le Président de la République n'a tout simplement pas le droit de décider de la fermeture d'une centrale, d'autres prétendent qu'il faut pour cela qu'une loi soit votée par les parlementaires.

Certains énumèrent les cas qui peuvent permettre au gouvernement de décréter une telle la fermeture, par exemple du fait d'un risque imminent ou d'un changement officiel de politique énergétique.

André-Claude Lacoste, désormais ex-président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), s'enhardissant à quelques jours de son départ à la retraite, s'est lui aussi mêlé aux discussions, mettant en doute la possibilité du gouvernement de pouvoir fermer la centrale avant 2017.

D'aucun enfin estiment que la fermeture de Fessenheim, si elle est imposée par le pouvoir politique, obligera l’État à verser de lourds dédommagements à EDF. D'ailleurs, on nous dit qu'une véritable fronde est menée contre cette fermeture, et que le leader des opposants n'est autre que le PDG d'EDF, Henri Proglio.

Tout ceci est proprement surréaliste, la solution à cette affaire étant d'une simplicité enfantine : il suffit que ce soit l'entreprise EDF elle-même qui décide de fermer la centrale de Fessenheim. Dès lors, plus besoin de loi, de dédommagements, de circonvolutions.

Le PDG d'EDF n'est pas disposé à prendre lui-même cette décision ? Et bien il doit illico être remplacé par une autre personne, choisie certes pour ses compétences mais aussi parce qu'elle s'engage à décider dès sa nomination de la fermeture de la centrale en question.

Car, tout de même, la légitimité de M. Proglio pour être à la tête d'EDF est absolument nulle : il a été placé là par son ami M, Sarkozy lequel, chacun s'en souvient, a été congédié lors de l'élection présidentielle.

Et qu'on ne nous dise pas qu'il est impossible de mettre subitement un terme au mandat du PDG d'EDF : interviewé par Reuters, le 18 novembre, M. Proglio a lui-même reconnu que l’État pouvait le remercier à tout moment, ajoutant clairement : "Vous savez quand vous êtes actionnaire à 85%..."

Il est évident que M. Hollande a tous les moyens, officiels et officieux pour débarquer M. Proglio et faire en sorte que soient engagées immédiatement un certain nombre d'opérations de démantèlement de la centrale.

Bien sûr, il faudra des années, voire des décennies avant de s'attaquer aux réacteurs proprement dits. Mais il est d'ores et déjà possible, et a fortiori d'ici fin 2016, de supprimer divers bâtiments qui sont dits « annexes » mais sans lesquels l'exploitation de la centrale devient impossible.

Il nous faut aussi évoquer la « porte de sortie » qui pourrait permettre à M. Hollande de voir sa promesse mise en œuvre... sans avoir à l'assumer politiquement, et à M. Proglio de s'y conformer... sans pour autant s'y plier : l'ASN exige, pour que la centrale de Fessenheim continue à fonctionner, que certains travaux (lourds et chers) soient effectués avant juin 2013.

Il s'agit en particulier du renforcement du radier, la dalle de béton sur laquelle est posée la centrale : sans jeu de mot, ce n'est pas une mince affaire.

Si ces travaux s'avéraient subitement – et opportunément ! - trop difficiles à réaliser, ou trop chers pour une centrale devant théoriquement fermer « fin 2016 » – la Cour des comptes est d'ailleurs saisie à ce sujet - alors la fermeture de la centrale serait décrétée par l'ASN. Ce ne serait politiquement pas glorieux pour M. Hollande, mais cela lui enlèverait une sacré épine du pied.

Cependant, à ce jour, EDF a décidé de faire ces fameux travaux, compromettant d'autant l'hypothèse d'une fermeture prochaine de la centrale.

Si M. Hollande ne prend pas au plus vite les décision qui s'imposent, à commencer par la révocation de M. Proglio, et l'annulation des travaux prévus, ce sera la confirmation de ce l'annonce de la fermeture de Fessenheim n'est qu'un leurre.

En effet, « fin 2016 » se situe juste avant la prochaine élection présidentielle : il est clair qu'un changement de majorité en 2017 aboutirait assurément au « sauvetage » de la centrale. Même M. Hollande, en cas de réélection, pourrait changer d'avis : il lui suffirait d'arguer d'un contexte différent, rien de plus facile pour un politicien professionnel.
 

C'est en ce moment que se joue l'avenir de la centrale nucléaire de Fessenheim, avec en toile de fond la prééminence du lobby nucléaire sur le politique. M. Hollande cèdera-t-il devant M. Proglio ?

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58 réactions à cet article    


  • Jérôme G. 28 novembre 2012 15:05

    Il est toujours fascinant de voir que la méconnaissance des dossiers nucléaires obscurcit encore devantage le militantisme obtus des anti-nucléaires. 


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 28 novembre 2012 15:29

      Il est toujours fascinant de voir que les « Jérôme G » n’ont absolument AUCUN argument à avancer.


    • anomail 28 novembre 2012 17:14

      Et encore, il ne vous a pas encore traité de gôchiste ! smiley


    • lavabo 28 novembre 2012 17:49

      Article montrant toutes les contorsions que les antinuks sont capables de faire. La simplicite du monde des enclumes m’etonnera toujours.......


      • Pyrathome Pyrathome 2 décembre 2012 19:26

        Va te laver le cul, bouffon...


      • almodis 28 novembre 2012 17:53

        tiens bon , Stépahne !
        les jeromes de tout poil n’ont aucun argument !
        mais aussi bien que les opposants à l’ayraulport vont gagner , aussi bien le débat national IN-DIS-PEN-SA-BLE devra avoir lieu et montrer que les Français , si inquiets pour leur pouvoir d’achat , vont devoir payer , payer et repayer durant des décennies , si on ne ferme pas Fessenheim et les autres centrales !


        • JMBerniolles 28 novembre 2012 21:27

          D’un point de vue structurel et sur le plan de la sûreté, qui va être grandement améliorée notamment par les travaux destinés à gérer un très hypothétique corium sur le radier en l’étalant [rappelons qu’à Fukushima Dai-ichi dans des conditions extrêmes les corium en fusion ne sont pas parvenus jusqu’aux radiers des trois réacteurs accidentés] , les réacteurs de Fessenheim peuvent encore fonctionner pendant 20 ans en produisant de l’électricité à un coût inégalé. 


          La question du séisme [on sait dimensionner des réacteurs qui résistent aux séismes et d’ailleurs, encore une fois, les réacteurs à Fukushima Daiichi, Fukushima Daini et Onagawa n’ont pas perdu leurs fonctions vitales à la suite du grand séisme du 11 mars 2011 au Japon] et celle des inondations sont réglées depuis un certain temps déjà sauf pour ceux qui transforment les réalités pour les besoins de leur cause.

          La crédibilité de la sûreté nucléaire en France est attestée par le fait que notre pays relativement le plus nucléarisé, n’a pas eu à déplorer, depuis très longtemps, et en particulier sur les PWR/REP, des accidents supérieurs au niveau 2 INES.

          Peu à peu, il apparait que l’impact de le Fermeture de Fessenheim en termes d’emplois, de coût financier, particulièrement par manque à gagner (on perd des MWh à 40 euros pour les remplacer par des MWh à plus de 70 euros pour un EPR ou par des MWh issus de chaudières à gaz avec un prix du gaz qui va s’envoler ..), cela va se chiffrer sans doute par de l’ordre du milliard d’euros par an, et de problèmes sur le réseau .. va être insupportable pour notre pays qui est maintenant incapable de dégager 10 milliards d’euros pour un investissement productif.

          Un accord politique à base électoraliste a déjà coûté à notre pays son avance sur les réacteurs rapides à sodium qui vont devenir incontournables.. 

          D’ailleurs, le gouvernement actuel est en train de faire l’expérience que céder à des minorités amène rapidement au chaos et à la paralysie.

          Quant à l’antienne du soi-disant « Lobby nucléaire » alors que les entreprises visées sont contrôlées par l’Etat [Heureusement le PDG de l’EDF n’est pas nommé par la mouvance anti nucléaire sectaire], après la misérable opération de Greenpeace l’année dernière, elle commence à fairer long feu.

          De plus en plus de gens se rendent compte que le nucléaire est absolument vital pour notre pays. 








          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 28 novembre 2012 21:47

            Plus le lobby nucléaire est défaillant (catastrophes comme Fukushima, absence totale de solutions pour les déchets, contaminations dramatiques par les mines d’uranium, etc) plus ses représentants sont arrogants.
            Ce monsieur veut nous faire croire que le nucléaire n’est pas dangereux, que les factures sont payées (facile, en laissant les déchets et le démantèlement à nos enfants), et même... que Superphénix aurait pu fonctionner !!!
            En vérité, l’accord Jospin/Verts a juste servi à sauver les apparences, la vérité est que EDF avait décidé de cesser les frais avec ce surgénérateur catastrophe...


          • lebreton 28 novembre 2012 22:13

            Cesser au non de la propaguande de la sarkozie de nous raconter des sornettes ,la france veut vendre de l’electricite a l’espagne et en vend ailleurs ,alors fermer une vielle centrale devenue dangereuse ou est le probleme ,de plus vous devez savoir que EDF à confie la sécurité et l’entretien a des société privées qui n’ont pas forcément les compétences pour assumer et pour ces sociétés seul le profit compte ,une catha et vous direz ce n’est pas moi c’est l’autre comme au Japon ! avec ces mafieux du style balladur qui à prétendu ce fumier que le nuage de russie c’est arrete a nos frontieres en 86 , mon epouse est tombée malade apres ,hein c’est pas crininel ça ,alors berniolle ou mes roubignioles ,je vous dit bien des choses


          • JMBerniolles 28 novembre 2012 23:35

            Quand on parle avec mauvaise foi de choses que l’on ne maîtrise pas, on finit par dire des bétises :


            * Malgré des problèmes techniques mineurs et des manoeuvres pour arrêter ce réacteur, notamment de la part de madame Lepage ministre d’un gouvernement RPR, Super Phénix a fonctionné pendant 53 mois, dont 16 mois consécutifs avant son arrêt/sabotage.

            Au total il aura produit 8 milliards de kWh. Pas mal pour un réacteur nucléaire qui avait au moins 30 ans d’avance.

            Je pense que les gens comprennent de mieux en mieux que ceux qui réduisent la défense de l’environnement à un anti nucléaire primaire, ignorant les problèmes de la Chimie, des émissions de CO2, et du Charbon même, puisque celui-ci remplace une partie du nucléaire en Allemagne [qui est loin d’avoir fermé toutes ses centrales nucléaires] les trompent.

            La manipulation permanente a ses limites

            Il est juste de réclamer une plus grande sûreté et une plus grande surveillance de la part de l’inspection de sûreté, mais saccager un des seuls points forts qui restent à la France est complétement irresponsable.

          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 00:52

            Quand on est conséquent, on est contre la peste ET contre le choléra. Tout écolo authentique (pas les Hulot ou Arthus-B) est contre le nucléaire ET contre le charbon.

            Il n’est pas très malin de vouloir mettre du nucléaire à la place du charbon. Mais de toute façon le nucléaire ne couvre plus que 10% de l’électricité mondiale (c’était 17% en 2001) ce qui correspond à moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie.

            Le nucléaire a finalement une importance inversement proportionnelle à son danger...


          • Romain Desbois 29 novembre 2012 01:03

            Et même si le charbon c’est de la merde , c’est quand même moins dangereux et nocif que le nucléaire.

            d’ailleurs en Chine des centaines de mines de charbon abandonnées brûlent H 24 sans que cela émeuve qui que ce soit . Ce charbon aurait brûler à la place d’autres combustibles n’aurait pas plus pollué.


          • Onecinikiou 29 novembre 2012 11:54
            C’est tellement moins dangereux que le charbon est directement responsable de la mort de 6000 mineurs de fonds en moyenne par ans dans le monde pour son extraction. On n’ose imaginer la réaction des pseudo-« écolos » si cela était du fait de l’énergie nucléaire !

            Moins nocifs ? Vous voulez comparer la quantité de rejet dans l’atmosphère chaque année en tonne de CO2 entre une centrale à charbon et une centrale nucléaire ? Un comble irréfragable pour nos tartuffes de l’écologie.

            En réalité on ne saurait mieux mentir et désinformer que la mouvance pseudo« écolos », mis face à ses insondables contradictions.

          • Onecinikiou 29 novembre 2012 12:02

            M. Lhomme, 


            Votre raisonnement est bancale : sous prétexte que le nucléaire représenterait moins de 15% (et non 10) du total de la production d’énergie électrique annuelle dans le monde, l’on ne devrait pas envisager son développement ? Quand bien même permet-il d’éviter dors et déjà, chaque année, le rejet de centaines de millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère ?

            Ce qui fait d’ailleurs qu’un français, parmi les occidentaux appartenant 20 plus grandes puissances, est celui qui rejettent le MOINS de CO2 ? 

            De plus, si l’on suit votre logique, ce que l’on nomme abusivement de « renouvelables » (puisqu’étant des énergies d’appoint nécessairement couplées à de l’énergie fossile) représentent (en mettant la biomasse et l’hydroélectricité de côté) moins de 2% du total. Ainsi donc il conviendrait d’encore moins chercher à les développer !

            Voyez comme votre argumentation, parfaitement nullissime, se retourne contre vous.

          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 12:16

            Avec 48 réacteurs arrêtés au Japon, 8 réacteurs définitivement fermés en Allemagne, une 20aine de réacteurs arrêtés (dont 2 en Belgique) suite à la découverte de milliers de fissures dans les cuves, plus deux réacteurs arrêtés en Corés du S du fait de milliers de pièces non-conformes (!), il est certain que le nucléaire est descendu aux environs de 10% de l’électricité mondiale.
            Et avec tous les réacteurs qui vont fermer (la plupart sont très anciens), cette part va continuer à baisser inexorablement (tant mieux !)


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 12:19

            Le nucléaire est coupable de la production de 100% des déchets radioactifs, point barre !

            Par ailleurs, le nucléaire couvre 2% de la conso mondiale d’énergie, contre 85% au trio « carboné » (pétrole-gaz-charbon) et 13% aux renouvelables. S’il y a une alternative au trio carbonné, ce sont les renouvelables, pas ce pauvre nucléaire...


          • Romain Desbois 29 novembre 2012 13:06

            One soupeur ne time (oui bon j’ai appris l’anglais avec la méthode Sarko)

            Parce que les mineurs de l’uranium n’en meurent pas pas peur-être ?

            C’est une telle mauvaise fois de sortir les morts dans les mines de charbon alors qu’il s’agit là des conditions de travail qui heureusement ont évolué depuis Germinal (oui pas partout je sais).

            De toutes façons comme le dit sur le fil , l’on veut nous faire entrer de manière primaire dans un choix binaire de le peste ou du choléra.

            Les écolos si vilipendés ont toujours proposé une troisième voie , plus sure , plus rentable , plus durable.

            Qu’est-ce qui fait que les hommes préfèrent défendre ce qui leur nuit plutôt que ce qui leur vie ?

            Ha c’est beau comme du Pierre Rabhi (c’est pas encore de lui mais je vais de suite lui vendre...heu non lui donner en échange d’un peu d’argent)


          • Onecinikiou 29 novembre 2012 13:52

            M. Lhomme,


            « Le nucléaire est coupable de la production de 100% des déchets radioactifs, point barre ! »

            Oui, et ?

            Avez-vous entendu parler de l’enfouissement géologique profond ? Qui de toute manière, arrêt du nucléaire ou pas, va être mis en oeuvre sur le site du Bure.

            N’est-il pas préférable d’enfouir des déchets nucléaires confinés dans des sarcophages d’acier et de béton à 500m de profondeur dans des zones à risque sismologique quasi-nul, ou bien de rejeter dans l’atmosphère des centaines de millions de tonnes de CO2 chaque année - qui est le corollaire INEVITABLE de l’abandon de la filière nucléaire - en violation patente de nos engagements internationaux de réduction d’émission ?

            Vos indignations non seulement sont sélectives mon cher monsieur, mais vos priorités sont en plus totalement déraisonnables, et en vérité irrationnelles.



          • Onecinikiou 29 novembre 2012 14:00

            « Les écolos si vilipendés ont toujours proposé une troisième voie , plus sure , plus rentable , plus durable. »


            Mais nom de dieu ML. Desbois, QUELLE troisième voie ??? 

            Très concrètement : par quoi et à quel coût - tant en terme pécunier que d’émission de gaz à effet de serre - comptez-vous remplacer les plus de 400 TWh d’électricité d’origine nucléaire consommés l’année dernière en France ???

            Nous vaquons ici dans un monde qui n’existe tout simplement pas. Au fou !!!


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 14:02

            Votre imposture ou votre ignorance (probablement les deux) est parfaitement illustrée par cette énormité : "N’est-il pas préférable d’enfouir des déchets nucléaires confinés (...) ou bien de rejeter dans l’atmosphère des centaines de millions de tonnes de CO2 ?« 

            Au delà de la construction grammaticale défaillante, le problème dans ce »raisonnement« est que, en vous lisant, on pourrait croire que produire des déchets radioactifs permet de ne pas produire de co2.

            Rappelons donc que petrole-gaz-charbon = 85% de la consommation mondiale d’énergie, renouvelables = 13%, nucléaire = 2%

            En résumé, nucléaire ou pas, ça ne change quasiment rien pour les émissions de co2. Cela permet »seulement" de rajouter des catastrophes nucléaires à la catastrophe climatique...


          • Onecinikiou 29 novembre 2012 14:59

            « on pourrait croire que produire des déchets radioactifs permet de ne pas produire de co2 »


            Mais c’est pourtant exactement ça !

            Tant il est vrai que le nucléaire ne produit pratiquement pas de CO2 !

            Ce qui explique parfaitement pourquoi la France est l’un des pays industrialisés qui rejette le moins de GES chaque année dans l’atmosphère !

            Et pour ne pas jeter des affirmations en l’air (à défaut de CO2), voici les dernières statistiques internationales disponibles (ONU, 2009) concernant le taux d’émission en tonne de CO2/habitant/an pour les principaux pays occidentaux, et pour lesquels la comparaison est d’autant plus pertinente :

            France : 5,8
            Espagne : 6,3
            Italie : 6,6
            Royaume-Uni : 7,7
            Pologne : 7,8
            Danemark : 8,2
            Grèce : 8,3
            Japon : 8,7
            Allemagne : 8,9
            Israël : 9,2
            Irlande : 9,4
            Belgique : 9,7
            Norvège : 9,7
            Finlande : 10
            Russie : 11
            Etats-Unis : 17,2


            Vous l’apprenez ? Et vous vous permettez de traiter vos contradicteurs d’imposteur ou d’ignorant ?

            Il n’y a en réalité que deux options : soit vous êtes autiste, soit de mauvaise foi. Dans les deux cas vous êtes définitivement disqualifiés.


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 15:18

            Montrez du respect pour les autistes svp, ils sont bien plus intelligents que vous.

            Vous semblez incapable de constater que le fait de produire d’immenses quantités de déchets radioactifs :

            - disqualifie le nucléaire comme option « pour sauver la planète »

            - n’empêche absolument pas de produire d’immenses quantités de co2

            Qui sont les principaux producteurs de co2 ? Les pays nucléarisés !!!! USA, Canada, France, Chine, Allemagne, GB, Japon, etc CQFD


          • Onecinikiou 29 novembre 2012 15:23

            « Rappelons donc que petrole-gaz-charbon = 85% de la consommation mondiale d’énergie, renouvelables = 13%, nucléaire = 2% »


            Vos chiffres sur le nucléaire sont tout simplement faux. Le nucléaire représente (chiffre ONU 2010) 6% de la consommation énergétique mondiale, à égalité avec l’hydroélectricité. Et non pas 2% comme vous le rapporter de manière inexacte, une fois de plus.

            Ensuite, dans la consommation mondiale d’énergie :

            - l’éolien représente 0,6%
            - la géothermie 0,5%
            - le biogaz 0,12%
            - solaire thermique 0,11%
            - le photovoltaïque 0,07%
            - l’énergie marémotrice 0,01%

            soit cumulés MOINS du QUART de l’énergie électro-nucléaire seule.

            Encore une fois, vous voudriez disqualifier les énergies « renouvelables » en démontrant au passage votre totale vacuité intellectuelle et médiocrité argumentative que vous ne vous y prendriez pas autrement.

          • Romain Desbois 29 novembre 2012 15:30

            une des raisons qui fait que la France est bien placé question co2 c’est que c’est un des rares pays à avoir une forêt qui s’étend !!!!

            et nous savons que la meilleure façon de lutter contre le CO2 est de développer le végétal, mieux de développer les bio-industries consommatrices de CO2 comme la production d’algues à destination des bio carburants.


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 29 novembre 2012 15:38

            Vous me faites perdre mon temps avec votre ignorance et votre incompétence. Un dernier message :

            Allez d’abord réviser ici : http://observ.nucleaire.free.fr/2011-Keyworld-AIE.pdf
            Document Agence internationale de l’énergie.
            Vous verrez (p 16 et 18) que sur Terre le nucléaire produit moins que l’hydroélectricité, et encore ce sont des chiffres d’AVANT Fukushima (l’AIE met deux ans pour avoir les données les plus précises) : depuis, la production nucléaire a largement chuté.

            Dans votre message, vous oubliez « seulement » la plus importante énergie renouvelable, celle qui fait à elle seule bien plus que le nucléaire. Votre note = zéro

            Par ailleurs, vous confondez allègrement énergie primaire et énergie finale (dite aussi consommation d’énergie)

            C’est en énergie primaire que le nucléaire fait 6% de l’énergie mondiale (ce qui reste néanmoins très faible) car on compte alors dans la part du nucléaire toute la chaleur perdue dans l’environnement, c’est à dire les 3/4 de ce qui sort d’une centrale !!!

            En énergie finale (consommation d’énergie), le nucléaire est ramené à sa vraie place : 2% de l’énergie mondiale. Une part ridicule... pour un danger extrème.

            Voilà, vous êtes un peu moins ignorant...


          • Onecinikiou 29 novembre 2012 15:45

            M. Lhomme, 


            « - disqualifie le nucléaire comme option « pour sauver la planète » »


            En quoi produire une petite quantité de déchets radioactifs (équivalent pour un pays très nucléarisé comme la France au volume chaque année d’un petit autobus à enfouir en profondeur entre deux couches géologiques) disqualifierait en soi le recours à l’énergie nucléaire ? En quoi est-ce inenvisageable ou de l’ordre de l’impossible techniquement ? En quoi cela vous semblerait-il dangereux et déraisonnable ? 

            Surtout si le jeu en vaut clairement la chandelle, c’est à dire de nous permettre de payer notre électricité 30% MOINS CHER que la moyenne des pays européens, de polluer infiniment moins que l’ensemble ces pays dont nos pseudo-« écolos en présentent abusivement certains comme des parangons écologiques (je pense notamment à l’Allemagne ou au Danemark), et d’améliorer concomitamment le solde de notre balance commerciale, tout en sauvegardant nos emplois, préservons l’outil industriel et le capital de matière grise de ce pays ! En somme : que des avantages.


            En fait vous ne démontrez rien, vous vaticinez, ce qui n’est pas la même chose...

            Ensuite :

             »- n’empêche absolument pas de produire d’immenses quantités de co2"

            Le nucléaire empêche - de manière incontestable - que soit produit ENCORE PLUS d’immenses quantités de CO2. Contesterez-vous cette affirmation ? Et sur quelle base dûment sourcée et référencée je vous prie ?

          • Onecinikiou 29 novembre 2012 16:13

            « C’est en énergie primaire que le nucléaire fait 6% de l’énergie mondiale (ce qui reste néanmoins très faible) car on compte alors dans la part du nucléaire toute la chaleur perdue dans l’environnement, c’est à dire les 3/4 de ce qui sort d’une centrale !!! »


            Quelle pantalonnade. Vous louvoyez afin de vous priver de répondre sur le fond : OUI ou NON le nucléaire représentent plus que les renouvelables (excepté biomasse et hydroélectricité) ? Si oui, pourquoi convoquer l’argument selon lequel il serait inutile de poursuivre le développement de l’électro-nucléaire au prétexte qu’il représenterait une part infime du mix énergétique ? C’est tout simplement incohérent et malhonnête.

            Secondo, vous pointez du doigt le rendement du nucléaire. Sachez déjà qu’il est de 33%, et non de 25. Pas beaucoup moins au demeurant qu’une centrale au charbon (autour de 40). Et infiniment plus qu’une centrale à géothermie - atout miracle du gourou Front de gauche Mélenchon - qui ne dépasse pas elle les 10% !!! 

            Il est donc aussi malhonnête de présentez la chose comme vous le faites de manière sélective, et en usant d’argumentation à géométrie variable en fonction essentiellement de votre but à atteindre : démolir le nucléaire. Et ce, quoi qu’il en coût intellectuellement, quitte à tronquer la réalité, à mentir éhontément, et à bidonner les chiffres et les analyses.

          • Romain Desbois 29 novembre 2012 21:18

            Les gens oublient souvent que la première source d’énergie utilisée sur terre est le soleil.

            Car c’est lui qui nous éclaire le jour et la nuit (pleine lune) , c’est lui qui nous chauffe été comme hiver.

            Sans le soleil , il n’y aurait pas de vie sur terre.

            C’est une énergie inépuisable !!!!


          • lsga lsga 1er décembre 2012 14:25

            arrêtez de débattre avec Onecinikiou, c’est pas la peine.

            Ce mec est ROYALISTE. ROYALISTE ! Quelle bonne blague !


            Lui, y croit que la solution aux changements climatiques, bah, c’est le retour du ROI !

            C’est évident, quand on est l’arrière petit fils de Louis XVI, on est forcément compétent pour décider de la stratégie énergétique de la République...

             smiley smiley 

          • Onecinikiou 2 décembre 2012 15:16

            Le petit marxiste de carnaval qui ne maitrise aucun des sujets dont il parle, après avoir pris sa fessée sur l’économie, la sociologie et la géopolitique, veut aussi me donner des leçons sur la question énergétique ?


            Qu’il avance donc UN seul argument pour infirmer mes propos précédents au lieu de palabrer inutilement et de diffamer, ce qui somme toute est la démonstration qu’il est à poils question argumentation sur le fond des sujets qui nous préoccupe ici.

            Alors ?

          • Onecinikiou 2 décembre 2012 16:58

            Un réacteur EPR de 1600 MW de puissance avec un coefficient de production de 80% (85% prévu, moyenne mondiale actuelle d’utilisation du parc nucléaire de 82%) développe donc 1280 MW/h réels, soit 11,2 TW/an, soit encore sur l’ensemble de sa durée de vie prévue de 60 ans une production totale de 672,7 TW d’électricité.

            Au coût de 0,13€ le KW/h vendu par EDF en 2011, et en extrapolant, la production d’un EPR rapporterait donc au fournisseur (en l’occurrence l’Etat français qui en est l’actionnaire majoritaire) un montant de 87,5 milliards d’€ sur l’ensemble de sa durée de vie. A mettre en perspective des 6 milliards d’€ pour sa construction (dernières prévisions en date), des 2/3 milliards pour son démantèlement (1 milliard prévu), et nonobstant les coûts du combustible, d’entretien, de fonctionnement, d’acheminement, de stockage et d’enfouissement. Cela semble laisser tout de même une bonne marge...

            Au regard de cet état de FAIT, les éoliennes géantes les plus perfectionnées, de 150m de hauteur, développent actuellement aux environs de 5 MW. Mais leur facteur de charge ou coefficient de production (qui prend en compte les périodes sans vents et les durées d’arrêt pour entretien périodique, même principe que pour l’EPR ci-dessus) n’oscille au mieux qu’autour de 18/22% (moyenne européenne des dix dernières années, à comparer au 80/85% d’un EPR).

            Prenons volontairement le chiffre optimiste de 25%, soit 1,25 MW/h réels, soit 11 GW/an, soit encore sur l’ensemble de sa durée de vie prévue de 20 ans une production totale de 0,22 TW d’électricité. En conservant 0,13€ le KW/h, une éolienne géante rapporterait unitairement 28,6 millions d’€ sur cette période. Au vue de ces chiffres on peut dors et déjà affirmer qu’une éolienne géante (offshore essentiellement pour cause de nuisance) produit sur un an 1000 fois moins d’électricité qu’un réacteur EPR.

            Dit autrement il faut pour produire en un an autant d’électricité qu’un EPR installer 1000 éoliennes géantes. Ainsi donc, pour remplacer nos 58 réacteurs nucléaires en activité, il faudrait imaginer installer... 58000 éoliennes géantes ! Eoliennes dont aucun riverain de veut et qui est en passe de créer des scandales sanitaires à répétition (problème d’infrasons principalement) en plus de perturber gravement la faune environnante.

            D’autre part, pour pallier au creux ou à la totale absence de production dû au fait de son intermittence (par principe inexistante dans le nucléaire), il convient nécessairement d’installer des centrales à gaz, au charbon, ou au fioul à démarrage rapide, grands pourvoyeurs d’émission de CO2. Totalement aberrant d’un point de vue écologique !

            D’autre part on ne dira jamais assez que l’électricité à 80% nucléaire en France fait que nous payons notre KWh environ 13 cents d’euro quand tous nos voisins continentaux sont plus proches des 18, et certains d’entre d’eux, tel le Danemark, atteignent même les 27.

            Danemark dont le coût du KWh non défalqué de l’inflation est le plus élevé de toute l’Union européenne, et l’un des plus élevé au monde. Danemark qui dans le même temps est tout simplement le pays AU MONDE dont les énergies renouvelables ont, en pourcentage (25%), la part la plus importante du mix énergétique !

            Et, là est la cerise sur le gâteau, qui rapporté par tête d’habitant émet malgré tout 30% de PLUS de CO2... qu’un français ! Moyennant quoi le bilan écologique et pécunier du Danemark est pitoyable, pays qui peut tout à la fois et non moins paradoxalement se déclarer le pays à la proportion la plus importante au monde de production d’énergies d’origine « renouvelable » (le terme est très abusif, sinon parfaitement mensonger) rapporté à sa population, et dans le même temps l’un des plus pollueurs en terme d’émissions de gaz à effet de serre !

            Nos « écolos » ne sont pas seulement des incultes magnifiques. Ils sont, et aussi pour cette raison, incroyablement stupides.


          • lsga lsga 2 décembre 2012 19:16

            @Onecepipioupiou


            Tu ne mets de racler à personne, tu fantasmes. Tu rédiges des postes de 400 lignes que presque personne ne lit, tu cites des historiens Négationnistes, tu tiens des propos Royalistes, tu fais l’apologie du Front National, et tu copies/colles des donnés techniques que tu ne comprends pas vraiment. 

            Si tu fréquentais des ingénieurs du nucléaires, tu saurais que ce sont eux qui ralentissent depuis x années la sortie de l’EPR. L’immense majorité des équipes d’ingénieurs bossant sur le projet EPR le considère comme dangereux et inutile. Ils font la grève du zèle. C’est pour cela que la fin du projet vient encore d’être repoussée à 2018.


            Le problème à Areva, c’est qu’il y a deux types de personnels. Les gens compétents, ceux-là même qui pourrissent le projet de l’intérieur, et la direction. 

            La direction onceikioukiou, c’est des crétins dans ton genre. Ils font 3 copié/collé d’articles de vulgarisation et croient y comprendre quelque chose. Ce sont ces irresponsables qui ont décidé de balancer les déchets nucléaires des centrales françaises au milieu de l’atlantique jusque dans les années 80. Ce sont ces irresponsables là qui ont décidé d’aider les japonais a construire leurs centrales sur des failles sismiques. Ce sont ces irresponsables qui préparaient le « Nuclaire Low Cost » avant que Fukushima ne remettent tout en question. Ce sont ces irresponsables là qui ont décidé de construire 4 centrales nucléaires en face de la manche sans la moindre protection, sans la moindre digue, alors qu’on sait qu’il y a déjà eu des séismes important dans la zone les derniers siècles (risque pris en compte, même par les équipes de construction du Tunnel sous la manche, mais jugé ’improbable’ par la direction d’Areve). 

            Bref, le problème du nucléaire, ce n’est pas tant la technologie, mais les gens qui sont aux commandes, des gens comme toi. 

            Les ingénieurs d’AREVA, eux, font tout leur possible pour empêcher le projet EPR d’aboutir. Ils attendent avec impatience que quelqu’un comme Mélenchon les mettent enfin sur des projets et de défits à la hauteur de leurs compétences, comme la GéoThermie par exemple. 






          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 décembre 2012 20:09

            Onecimachin utilise des mots dont il ne connait pas la signification, du coup il croit avoir raison. Il y a des gens qu’on ne peut pas sauver...


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 2 décembre 2012 20:12

            Je rappelle que la France est championne du monde de la production de déchets radioactifs, en plus d’être un des premiers émetteurs de co2, et de devoir importer massivement de l’électricité dès qu’il fait froid. Entre autres âneries du lobby nucléaire...


          • Onecinikiou 3 décembre 2012 02:43

            M. Lhomme, en ne faisant qu’étalage de votre bouffonnerie avec qui plus est un ton condescendant fort mal à propos, vous vous ridiculisez je vous assure. Croyez-vous vraiment que je sois à mon désavantage dans notre petit discussion... ?


            J’apporte au contraire de mes contradicteurs, des chiffres et des tendances objectives, soit des éléments de comparaison factuels afin d’alimenter un débat très pauvre de ce point de vue, inversement proportionnel en réalité au degré d’inanité des poncifs et raisonnements biaisés que vous nous faites parvenir. Et encore je ne parle pas des attaques ad hominem qui trahissent là encore la vacuité du propos, sous couvert d’un vernis pseudo-informé.

            Par conséquent j’attends avec une impatience non-dissimulé que vous preniez en défaut ces chiffres et tendances, si tant est que vous y parveniez. Dit autrement, je vous met au défi de les contredire, vous entendez ? Tant sur les valeurs chiffrées, coefficients de production, volumes d’énergie mis en jeu, coûts dégagés, taux démission de GES par pays.

            De surcroit nous sommes dans le summum de la désinformation savamment orchestrée lorsque vous relayez contre toutes les évidences empiriques et réalités factuelles, que la France serait « l’un des premiers pays émetteurs de CO2 ». De TOUS les grands pays industrialisés, c’est elle qui en émet le MOINS. 

            Je pose donc une question : depuis quand user du mensonge systématique fait-il partie du protocole scientifique et est un argument recevable dans un débat qui se voudrait un tant soi peu sérieux ?

          • Onecinikiou 3 décembre 2012 02:58

            Autre incartade vous concernant sur la question du solde énergétique inter-frontalier. Et je ne parle même pas de la question, ô combien d’une brulante actualité, de la compétitivité-prix de l’électricité d’origine nucléaire  !

            Rapport-énergie 2050 » du début d’année :

            http://www.strategie.gouv.fr/system/files/rapport-energies.pdf

            Page 73 :

            En 2011, Les échanges d’électricité avec les pays voisins ont été influencés par la baisse de la consommation d’électricité intérieure et la disponibilité des moyens de production en France, mais aussi par la décision de sortie du nucléaire prise par le gouvernement allemand. Le solde total des échanges est exportateur et atteint 55,7 TWh (+ 89 % par rapport à 2010) : il retrouve un niveau comparable à celui de 2007. Les soldes annuels vis­à­vis de l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne sont devenus exportateurs en 2011. Les échanges avec l’Allemagne ont été fortement influencés par la décision d’arrêt définitif de sept tranches de production nucléaire allemandes.

            Page 77 : 

            Le parc de production d’électricité confère à la France le double avantage d’une électricité décarbonée et peu chère.

            Le graphique suivant montre l’évolution de la production d’électricité en France depuis 1970. On constate que la part des énergies décarbonées s’est fortement accrue, notamment du fait du développement du parc nucléaire.

            Par ailleurs, le prix final de l’électricité en France, que ce soit pour les particuliers ou les entreprises, est parmi les plus faibles d’Europe.

             Page 81 et 82 :

            La facture énergétique de la France est déficitaire mais l’électricité apporte une contribution positive.

            Comme on peut le voir sur le graphique suivant, la facture énergétique de la France est structurellement déficitaire.

            Le déficit de la balance commerciale française a atteint 56 milliards d’euros en 2008 et 51,4 milliards en 2010. L’augmentation du prix des hydrocarbures en est le facteur principal : la facture énergétique représentait à elle seule 58 milliards d’euros en 2008 et 46,2 milliards en 2010 (en hausse de 20 % par rapport à 2009). Elle correspond ainsi à 2,4 % du PIB en 2010 après 2,0 % en 2009 et 3,0 % en 2008 : elle n’était que de 1 % durant les années 1990, période de prix du pétrole modéré.

            Le plus gros poste de dépense concerne, de loin, les échanges de produits pétroliers et en particulier les importations de pétrole brut (25 milliards d’euros par an en moyenne sur les dix dernières années, les échanges de produits raffinés étant légèrement excédentaires). Le seul poste excédentaire est celui de l’électricité, et ce depuis le début du programme nucléaire. Sur les vingt dernières années, la France présente un solde exportateur d’électricité d’en moyenne 2,26 milliards d’euros courants par an, soit bien plus que ce qu’ont coûté les approvisionnements en uranium. 

            Ce solde exportateur d’électricité est du même ordre de grandeur, en moyenne sur ces dernières années, que les dépenses liées à l’achat de combustibles (fossiles et fissiles) destiné à faire fonctionner les centrales électriques. Le coût des importations d’uranium pour la production d’électricité varie suivant les cours entre 500 millions et 1 milliard d’euros, ce qui est mineur par rapport à la facture énergétique du pays (de l’ordre d’un à deux pourcents). Enfin, la production d’électricité d’origine nucléaire permet d’économiser une importation de gaz que l’on peut estimer, en ordre de grandeur, à environ 20 milliards d’euros pour l’année 2011.


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 décembre 2012 10:45

            Onemachin fait plein de phrases remplies de jolis mots dont un seul le concerne : vacuité.

            Pour info, la France est la 5ème économie de la planète, elle est un des premiers producteurs de co2 ET la première productrice de déchets radioactifs (par habitant et la seconde en quantité après les USA).

            Encore un merveilleux résultat du lobby nucléaire.


          • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 3 décembre 2012 10:48

            Par ailleurs, il faut savoir que la France est autonome en chauffage... SAUF LORSQU’IL FAIT FROID !

            Encore un « exploit » du lobby nucléaire : on exporte de l’électricité en automne et au printemps, mais on est importateurs l’été (clims) et surtout l’hiver.

            La France a été massivement importatrice pendant toute la vague de froid de février dernier, en particulier depuis l’Allemagne.


          • Onecinikiou 3 décembre 2012 21:11

            La France est tellement « massivement importatrice » que son solde est systématiquement positif : elle est donc une nation structurellement exportatrice d’électricité !

            Vous n’en avez pas marre de désinformer ? Vous êtes décidément un mythomane insatiable.

            D’autre part vous tendez une fois de plus la verge pour vous faire battre. 

            Précisément la France est la 5ème puissance économique mondiale. Si l’on vous suit, elle dont vous soutenez qu’elle serait l’un des premiers pays émetteurs de CO2, l’on devrait normalement la retrouver au cinquième rang en terme d’émission et ce en valeur absolue, puisqu’il il a été déjà mis en évidence que par tête d’habitant elle est l’un des pays industriels qui en émet le moins ! Mais là encore, et quel que soit donc l’indicateur privilégié, ce n’est pas du tout le cas.

            Chiffres ONU 2009, émission de CO2 en millions de tonnes par pays : 

            France : 363,3
            Brésil : 367,1
            Australie : 400,1
            Italie : 400,8
            Arabie Saoudite : 432,7
            Mexique : 446,2
            Indonésie : 451,7
            Royaume Uni : 474,5
            Afrique du Sud : 499
            Corée du Sud : 509,3
            Canada : 513,9
            Iran : 602
            Allemagne : 734,5
            Japon : 1101,1
            Russie : 1574,3
            Inde : 1979,4
            Etats-Unis : 5299,5
            Chine : 7687,1


            Comme chacun peut donc le constater, tout en étant la 5ème puissance du monde la France est le 18ème pays en terme d’émission de CO2, et ce qui plus est en valeur absolue.

            Maintenant si l’on rapport cela au nombre d’habitants, en normalisant ces données comme il convient toujours de faire lorsque l’on respecte de manière rigoureuse le protocole scientifique, la France, toujours 5ème puissance économique mondiale, pointe à présent au 64ème rang en terme d’émission de CO2/an/habitant !

            M. Lhomme, et si vous arrêtiez de vous auto-flageller par haine irrationnelle et hystérie de tout ce qui ressemble de près ou de loin au nucléaire, quand bien même ce dernier nous permettrait, nous français, d’être dans les plus hauts standards internationaux possibles en terme d’émission de GES, et simultanément de coût du KW/h..., non ?

          • Romain Desbois 4 décembre 2012 01:16

            EDF vient d’annoncer que la construction de l’EPR allait coûter deux milliards d’euros de plus.

            Qui c’est t’y qui l’avait dit ? C’est Stéphane !!!!

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