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Accueil du site > Actualités > Economie > Fin de l’économie : repenser la monnaie

Fin de l’économie : repenser la monnaie

Robert Clower et Peter Howitt, deux économistes américains ont pensé «  les fondements de l’économie » et écrit ceci en 1995 : « La microéconomie est un catéchisme universitaire, un programme de recherches centré sur les solutions d’exercices académiques plutôt que sur celles de problèmes empiriques. A en juger par la masse des travaux théoriques récents, nous avons été conditionnés, comme les chiens de Pavlov, à considérer que des réponses précises à des énigmes purement académiques ont un "sens" et sont "intéressantes". L’économie est une "fiction imaginaire". »

Source : Autisme-economie.org

L'année 2013 sera l'année de l'apocalypse économique. Non pas la vision faussée d'une fin brutale, mais plutôt le dévoilement des arcanes d'une science humaine qui a sombré dans le règne de la quantité. La prétention de vérité s'est donc muée en prétention de mesure et les économistes sont devenus des mathématiciens adeptes de la microéconomie, « une fiction imaginaire ». Bernard Guerrien, docteur en mathématiques et docteur en sciences économiques est ainsi extrêmement critique sur l'utilisation des mathématiques en économie. De nombreux étudiants lui ont emboîté le pas car ils ne comprennent plus le sens de ce qu'ils étudient (lien ci-dessus). Le grand temple des certitudes se lézarde de toutes parts.
Bernard Guerrien
 
L'économie n'est pas une science exacte. En tant que science humaine, elle n'est au mieux capable que d'expliquer à posteriori la chaîne des causalités qui ont amené tel ou tel phénomène dit « économique ». L'histoire apporte d'ailleurs un complet démenti à la prétention de prédiction ou de prévention des économistes. Une théorie économique a-t-elle empêché une seule crise ?
En cela, elle se rapproche de l'histoire et, in fine, se différencie par un langage propre, c'est à dire une certaine vision et tentative d'explication d'un phénomène particulier que l'on peut réduire à l'expression « étude du monde marchand dans l'organisation de la société », le fameux triptyque de l'intégrisme marchand : vendre, acheter et s'entretuer.
 
Ludwig Wittgenstein (1889-1951) philosophe du langage avait révélé le grand secret, le parallèle entre réel et langage. Pour lui, le langage a pour rôle de représenter le monde, une théorie qu'il avançait dans son Tractatus logico-philosophicus (1921) : « la langue déguise la pensée. Et de telle manière que l'on ne peut, d'après la forme extérieure du vêtement, découvrir la forme de la pensée qu'il habille ». Jacques Lacan, le célèbre psychiatre et psychanalyste français insistait lourdement sur le rôle essentiel du langage en psychologie :
« Le psychanalyste n'est pas un explorateur de continents inconnus ou de grands fonds, c'est un linguiste. »
 
Pour mieux comprendre, il faut remonter à la source. Jean (1:1), révélait, il y a très longtemps, le vrai rôle du verbe : "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu."
 
Wittgenstein donc, laissa dans son Tractatus une conclusion qui devrait être inscrite dans chaque salle de classe, au fronton de chaque université : « Les lois logiques sont des tautologies, elles ne disent rien sur le monde ». La tautologie étant une proposition tournée de manière à ce que sa formulation ne puisse être que vraie, nous comprenons mieux ainsi pourquoi les économistes utilisent tant les mathématiques.
 
Tout notre monde est bâti sur des « erreurs communément admises » dont l'économie est le coeur.
Vendre et acheter (une variante d'onanisme compulsif) voilà sur quoi repose toute la société, et donc, pour permettre l'échange sans passer par le meurtre on a créé un médiateur, l'argent, qui a fini par remplacer dieu dans l'inconscient collectif. Pour ceux qui n'avaient pas compris le véritable sens de la parabole du veau d'or, en voici l'explication.
 
Comme je l'ai déjà écrit, l'argent, le coeur du problème, n'est pas seulement comme le pensait Byron une lampe d'Aladin, c'est avant tout un substitut à notre violence. L'économie de marché reflète donc le seul désir qui anime vraiment l'être humain, celui de posséder l'autre. L'histoire humaine est ainsi déterminée par la canalisation de cette violence et pour cela, l'autre a été remplacé par des objets, des marchandises.
L'argent, n'est donc, dans le rapport social qu'un moyen de s'approprier des humains, de les voler légalement.

Or, notre société qui a sombré dans l'échangisme est face à un problème particulier. En effet, pour que les deux grandes lois (vendre et acheter) puissent perdurer, il faut que le médiateur, c'est à dire la monnaie soit présente en quantité.
Or, et nous le savons depuis longtemps, il faut un équilibre entre la quantité de monnaie et la quantité de marchandise, équilibre qui, s'il n'est pas respecté, se termine en inflation (trop de monnaie/pas assez de marchandises) ou déflation (trop de marchandise/pas assez de monnaie). Smith, Ricardo et Marx insistaient lourdement sur ce point.
 
L'économiste américain Irving Fisher (1867-1947) fut le premier à formaliser cette règle par la célèbre formule MV = PQ, la fameuse théorie quantitative de la monnaie, formule dans laquelle :
M = quantité de monnaie
V = la vitesse de la monnaie, c'est à dire la quantité de transactions
P = niveau des prix
Q = quantité de produits

Fisher, guidé par sa connaissance de "grand économiste" fut ruiné par le krach de 1929. Il donna ensuite de grandes conférences et leçons sur la crise avec son ouvrage "Booms and Depressions : Some First Principles" publié en 1932.
Président de la Société américaine d'eugénisme, Fisher avait mis tout son talent de scientifique au service d'une "grande cause" qu'il nommait lui-même "l'humaniculture scientifique".

De nos jours le problème monétaire est au coeur des préoccupations de nos "grands penseurs".
En effet, le système financier international mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944, plaçant le dollar comme monnaie de référence, a totalement implosé le 15 août 1971. Le président Nixon, imposa la fin de la convertibilité du dollar par rapport à l'or. Smith, Marx et Ricardo et tant d'autres aimaient pourtant à le répéter, "il n'y a de monnaie que d'or".
 
Les économistes n'ont d'ailleurs pas compris à l'époque que ce n'était pas seulement le déclin des USA qui débutait, mais, la fin de tout notre système économique basé sur la dette. Le système, pour survivre et écouler la marchandise, devait de façon virtuelle accroître sans cesse la masse monétaire, un rôle dévolu à la finance. On a donc décorrélé l'argent de toute réalité physique pour le faire lentement glisser dans le domaine du virtuel. La monnaie électronique devrait donc être la suite logique.
Nous avons donc comme d'habitude une véritable inversion des valeurs, car, au lieu de limiter les quantités de marchandises (l'entropie du système) par un contrôle de la masse monétaire, nous laissons croître de façon exponentielle la quantité de marchandises ce qui, in fine, conduira l'humanité à la catastrophe.
 
Comme d'habitude, les questions de choix de société sont abandonnées au bon soin de l'économie, un Deus ex machina.
L'intégrisme marchand n'est pas un concept mais une triste réalité qui échappe de plus aux fameuses théories du complot et se résume en trois mots : maximiser les profits, la superbe logique marchande que Charles Baudelaire (1821-1867) adorait :
"Le commerce est, par son essence, satanique. Le commerce, c'est le prêté-rendu, c'est le prêt avec le sous-entendu : Rends-moi plus que je ne te donne... Le commerce est satanique, parce qu'il est une des formes de l'égoïsme, et la plus basse et la plus vile." 
Source : Mon coeur mis à nu page 39
 
L'obsession de la marchandise ne peut que nourrir son ombre, le fanatisme religieux, c'est à dire le refus violent de cette société consumériste. Lutter contre le fanatisme religieux bien sûr, mais quid de son créateur ?
 
Tout est donc basé sur la marchandise et sa quantité et les futurs projets d’allocation universelle ne sont qu'une autre tentative de maintenir le dogme de la quantité par une distribution d’argent, le miracle de la multiplication des pains...
 
MV = PQ, la grande loi des économistes qui ne jurent que par la monnaie et ne voient que la fameuse masse monétaire, alors qu'il faut, comme d'habitude, inverser la formule et n'y voir in fine que la quantité (ou les deux dernières lettres), l'entropie du système. Quantité de monnaie x Quantité de vitesse = Quantité de prix x Quantité de produits.
Ceux qui désirent le retour à une monnaie basée sur l'or et l'argent devraient percevoir le fond et non la forme. En effet, une telle monnaie a pour conséquence de stabiliser la masse monétaire et donc limite la quantité de marchandises. Les grands empires se sont ainsi tous effondrés car ils se sont heurtés à l'infranchissable barrière monétaire. Elle condamne en effet, à plus ou moins long terme, le système à la déflation par augmentation des marchandises car , M x V/Q = P.
Source : Repenser la monnaie
  
Donc, pour ceux qui n'ont pas encore compris, tout système économique basé sur l'or ou l'argent est incompatible avec une société consumériste (du latin consumere qui se consume) dans laquelle tout est basé sur la quantité .
On comprend mieux la diabolisation de l'Islam qui insiste particulièrement sur ce point.
 
Pourtant, si nous poussons plus loin l'analyse, nous nous rendons compte que l'humanité dans son ensemble est incapable de penser une société non commerciale, de sortir du cadre infantile de la monnaie.
Face à l'ampleur des difficultés que connaît notre planète, nos « grands économistes » ont bien sûr des solutions. Certains veulent réguler, d'autres interdire les paris relatifs à l'évolution d'un prix ou mettre en place une taxe sur les transactions financières et donc pour résumer, changer le pansement au lieu de penser le changement...
Thomas Piketty, l'économiste à la mode aujourd'hui, a publié fin 2008 la sixième édition de son Repères sur L’économie des inégalités. On y trouve cette citation à la page 37 qui nous donne une « magnifique » vision de l'avenir :
 
« Si le mode de production capitaliste consiste tout simplement à appareiller des quantités fixes de travail et de capital, à mettre n travailleurs sur une machine, alors pourquoi a-t-on besoin du propriétaire de la machine ? Si ce dernier ne fait que prélever sa dîme, alors on pourrait tout aussi bien le supprimer en collectivisant les moyens de production. Quant à l’épargne, il suffit de prélever une partie suffisante du revenu national pour augmenter le stock de machines et les appareils au nombre adéquat des travailleurs : nul besoin de capitalistes pour cela. C’est évidemment ce que Marx a conclu en observant autour de lui cette redoutable simplicité du mode de production capitaliste »
 
Pour résumer, face à la crise de la quantité, c'est à dire, notre impossibilité d'accroître encore et toujours la quantité de produits, il faut remplacer le capitaliste par l'état, une fusion des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché.
Frédéric Bastiat (1801-1850), un économiste impertinent et sans diplôme, résumait ceci il y a fort longtemps : « La communauté seule doit décider de tout, régler tout : éducation, nourriture, salaires, plaisirs, locomotion, affections, familles, etc., etc. — Or la société s’exprime par la loi, la loi c’est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger. »
 
Il ne reste plus qu'à créer une monnaie électronique décorrélée de toute réalité pour accéder enfin au règne total et complet de la quantité, de l'uniformité, dans lequel l'être sera totalement dissous.
Cela fait des années que j'explique que capitalisme et communisme sont les deux faces d'un seul et même problème, un principe bicéphale que la psychologue Marie-Louise von Franz (1915-1998) définit à merveille dans son ouvrage Les Mythes de création :
"Nous avons là un exemple de l'union des contraires et d'une certaine possibilité qu'ont les extrêmes de s'interchanger et qui caractérise tous les phénomènes psychiques. Dès qu'un phénomène psychique touche à l'un des extrêmes, il se met d'abord, d'une façon cachée, puis de plus en plus fortement, à manifester son aspect contraire. C'est le phénomène d'énantiodromie, selon lequel une chose se transforme en son opposé."
 
Les théoriciens du complot vont donc s'en donner à coeur joie et pourtant ils passent totalement à côté de l'essentiel. Le monde est tel que nous l'imaginons et le fameux « méchant riche » n'est que la projection de notre désir de posséder, la lente descente vers la substance. Un banquier, aussi "méchant" soit-il, n'a jamais forcé personne à emprunter et sans emprunteur, plus de banquier...
Pour approfondir : Gilles Deleuze
 
Dans nos sociétés, rien n'existe ex nihilo, il faut un inconscient collectif et, comme le disait si bien Carl Gustav Jung, « l'homme intelligent ne puise ses enseignements que de sa propre culpabilité. »
Ludwig von Mises dévoilait l'impuissance de la science économique en indiquant que « l'économie commence là où la psychologie s'arrête ». Il oubliait ainsi Marx et son grand crédo : « A chacun selon ses besoins » auquel répond aujourd'hui Œdipe : « mes besoins sont démesurés »...
L'homme et le vide

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15 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 7 janvier 2013 13:48

    A bon chat bon rat.


    • Gilles Bonafi 7 janvier 2013 17:05

      « Laisser la loi aux mains de gouvernants élus, c’est confier le pot de crème à la garde du chat. » Friedrich A. Hayek

      La véritable démocratie ne peut-être élective. Les grecs avaient mis en place le tirage au sort, ceci doublé d’un seul mandat non renouvelable, voilà une piste à développer...


    • Robert GIL ROBERT GIL 7 janvier 2013 13:57

      les banques françaises consacre 80% a la speculation et seulement 20% a la gestion des depots et autres...les transactions sur les produits derivé et speculatif ont été 74 plus important que le PIB mondial en 2008 !

      voir : L’ARGENT SANS FOI NI LOI


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 janvier 2013 15:44

        Bien d’accord, comme avec toute la séquence des articles et des révélations-choc assorties des graphiques irréfutables que vous nous offrez depuis des mois. Une progression intelligente, dont j’attends qu’elle culmine en une conclusion de projet de société. On devrait vous lire davantage.



        Pierre JC Allard


        • Gilles Bonafi 7 janvier 2013 17:35

          Merci Pierre JC,
          "un projet de société" ?
          Jiddu Krishnamurti, philosophe indien, nous a transmis une analyse qui devrait nous éclairer :
          " Peut être vous souvenez vous de cette histoire du diable et de son ami : Ils marchaient dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche. L’ami dit au diable : « Qu’est ce que cet homme vient de ramasser ?  »
          « Un petit bout de Vérité » répondit le diable. « Mauvaise affaire pour vous, alors ! » remarqua l’ami.
          "Oh, pas du tout« , répliqua le diable, »je vais l’aider à l’organiser  ! ".

          Je ne suis pas Marx, cependant il y a des pistes :

          -une gestion des ressources locales, le retour à de petites communautés avec partage des tâches

          -une société basée sur la gratuité (réseau intercommunautaire d’échange)

          -une démocratie locale par tirage au sort avec un seul mandat. Participation directe de tous au travers d’un réseau.

          -interdire le non renouvelable

          -limiter la population  : 2 enfants par femme par exemple.


        • OCCAM 7 janvier 2013 22:20

          Cher Gilles Bonafi :
          J’adhère parfaitement à votre article et au fait que les « lois économiques » du système capitaliste sont totalement obsolètes conceptuellement et pratiquement. Un prix Nobel attribué chaque année et pour quels résultats  ? Fiasco (sauf pour le 1%).
          J’ai développé une approche non marchande de la société, en ne recherchant que les paradigmes les plus simples et les plus universels pour assurer à chaque être humain quel qu’il soit et où qu’il soit, la satisfaction de ses besoins vitaux, dans mon petit site sans prétention « www.economie-refondee.net », que je vous propose de parcourir car il recoupe totalement plusieurs de vos idées. En résumé :
          - Affirmation d’un Droit économique universel pour tout être humain, faute de quoi les autres droits (liberté, etc.) sont lettre morte.
          - Ce droit servi gratuitement à tous la vie durant
          - Le nécessaire vital garanti étant : nourriture, vêtement, logement, transport, culture, etc à définir selon régions du monde et besoins particuliers).
          - Abandon du travail indispensable pour (sur)vivre et remplacement par la participation bénévole de chacun aux tâches non robotisables (donc marginales) de la société.
          - Disparition de la monnaie, devenue inutile et avec elle les tares terribles qui l’ont pervertie.
          - Abandon de toute notion de propriété (publique, privée, morale, TOUTE), concept devenu caduque et inutile, et remplacement par l’usage de TOUT par tous. Ceci est vrai de toutes les ressources sur Terre, cette dernière étant in fine la seule propriétaire et l’humanité l’usufruitière.
          - organisation locale de la société, non pas en ghettos, mais au contraire en maillage souple et volontaire entre tous les groupes humains organisés (libre choix complet), permettant toute autonomie active et associative, grâce à la robotique la plus poussée (travail des machines et non des hommes) et la technologie la plus adaptée (terminaux 3D fabriquant d’objets, etc.).
          Voilà l’essentiel. C’est une utopie, qui cessera de l’être dès que les citoyens le décideront d’abandonner les financiers à leurs jeux pervers et de passer à une société non marchande, pouvant démarrer n’importe où, à quelque échelle que ce soit.
          Tous ceux qui réfléchissent dans la même direction devrait se rapprocher pour approfondir concrètement un modèle économique (donc sociétal) au service exclusif de l’humanité. Dans ce contexte, le vrai prix Nobel sera le bon sens et la bonne volonté. A vu de nez, ça ne coûte rien !
          Bien à vous
          Occam


        • niblabla 7 janvier 2013 17:21

          L’état qui se substitu au marché, une collectivation des moyen de production, une fin de reigne de la « quantité »
          bref : du communisme. 

          Si le un marché capitaliste est une entité qui fonctionne mal
          Un état est une entité qui est également loin d’être parfaite.

          d’abord c’est la centralisation du pouvoir dans les mains quelques un
          ensuite c’est souvent une une inertie administrative énorme
          De plus si la quantité est mal régulé, on se retrouve avec des pénuries au lieu du gaspillage

          Bref, quand l’état s’occupe de quelques, on est presque sur que cela tourne mal.


          • Peretz1 Peretz1 7 janvier 2013 20:02

            « C’est le phénomène d’énantiodromie, selon lequel une chose se transforme en son opposé. » On peut l’expliquer aussi par les lois des systèmes, en particulier par le 2 e principe du thermodynamisme.Chaque système, à terme, finit pas secréter un effet secondaire qui tend à le bloquer ou le faire exploser.


            • Hervé Hum Hervé Hum 8 janvier 2013 01:55

              Bonsoir,

              Article plaisant à lire, même s’il ne m’apprend rien.

              Quelques remarques cependant :

              La 1ere concernant votre citation « lorsque l’homme cherche la vérité il ne trouve que lui même ». La vérité étant dans l’intention, elle est propre à chacun. Mais parce qu’elle est dans l’intention, la vérité la mieux partagé est celle avec un grand V. Donner sens à l’existant. Fin de l’intermède philo.

              Pour ce qui est du contenu de votre article, pas d’accord de dire qu’il n’y a de monnaie que l’or. Il n’y a de monnaie que ce que l’on veut qu’elle soit. Le seul intérêt à dire qu’il n’y a de monnaie que d’or est de montrer que les ressources ne sont pas infini, mais tout aussi limités que l’or. Bref, que l’économie virtuelle est une aberration.

              Maintenant, une autre citation. La liberté économique commence là où s’arrêtent les nécessités du contrat social. En d’autres termes, la liberté économique peut être nulle ou positive mais pas négative, c’est à dire confiscatoire des nécessités du contrat social, qui représente la liberté sociale, prioritaire.

              Car la liberté est de faire un choix et de s’y tenir. Le contrat social représente de ce fait la liberté sociale et celle ci est effective si ladite société s’y tient réellement. Car si vous renoncez à vous tenir dans votre choix, c’est que vous abandonnez votre liberté pour celle d’autrui.

              Vous pouvez toujours répondre que si vous avez fait un mauvais choix, la liberté est bien de pouvoir en changer... Mais qui dira que le contrat social basé sur la déclaration des droits de l’homme était un mauvais choix ?


              • Gilles Bonafi 8 janvier 2013 16:37

                @Hervé Hum

                merci pour ce commentaire.

                "Car la liberté est de faire un choix et de s’y tenir."
                Là est le problème et depuis Condorcet suivi d’Arrow avec son fameux théorème d’impossibilité, nous savons qu’aucune procédure de décision collective n’est raisonnable ! Le thérème de Gibbard-Satterthwaite va encore plus loin et démontre que le vote est non manipulable si et seulement si il y a dictature.

                J’espère vous avoir appris quelque chose.
                La fin de nos certitudes a sonné ce qui sera le point central de ma prochaine étude.


              • Hervé Hum Hervé Hum 9 janvier 2013 11:15

                Bonjour Gilles Bonafi.

                Oui, vous m’avez appris quelque chose avec ce, ces théorèmes que je ne connaissais pas..

                Mais en attendant la liberté est de faire le choix qui correspond à sa propre nature d’être et de s’y tenir. Dans ce sens là, la liberté nécessite une grande discipline intérieure, la servitude volontaire un minimum et l’esclavage aucune discipline car celle ci est alors imposé de l’extérieur. C’est donc la discipline qui différencie ces trois formes de condition humaine, suivant qu’elle soit vécu de l’intérieur ou de l’extérieur. La liberté n’est donc pas l’absence de discipline.

                A partir de là on peut poursuivre en disant que ’chacun doit être, pour lui même, son premier disciple et son dernier maître" pour avoir la maîtrise de sa propre liberté.

                Avec cette base, s’il vous en dit, je reviendrai sur les théorèmes que vous m’avez communiquez et voir si ces dernier peuvent être contestés.


                • Gilles Bonafi 9 janvier 2013 15:34

                  @Hervé
                  Merci pour ces pensées. Ceux qui pensent deviennent rares.
                  « chacun doit être, pour lui même, son premier disciple et son dernier maître »
                  La quête de soi, incompatible avec le règne de la quantité qui prétend à l’unité mais qui n’est qu’uniformité. Toute communauté rend commun.

                  Dans ma prochaine étude j’aborderai le mythe de la démocratie qu’Etienne Chouard a commencé à aborder.
                  Il manque cependant un élément clé à sa réflexion comme le théorème d’impossibilité d’Arrow .


                • Hervé Hum Hervé Hum 9 janvier 2013 18:23

                  Merci à vous aussi Gilles Bonafi,

                  J’attendrai votre article donc. Mais il m’apparaît déjà quelques objections...


                • Gilles Bonafi 9 janvier 2013 23:24

                  @Hervé Hum

                  « il m’apparaît déjà quelques objections »
                  Lesquelles ?
                  Il serait bon de les connaître avant de finaliser mon papier afin d’y répondre.


                  • ZEN ZEN 13 janvier 2013 09:54

                    Bpnjour

                    La monnaie, instrument de liberté, est devenue une chaîne
                    Il est bon de relire Aglietta : La monnaie entre violence et confiance

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