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Accueil du site > Actualités > Economie > Fin de l’impunité pour les Etats mal gérés

Fin de l’impunité pour les Etats mal gérés

Certes, les revenus des Etats ont décliné en rapport à leurs P.I.B. respectifs du fait d’une hausse du chômage et d’une baisse des impôts sur le revenu et autres T.V.A. sensibles à un affaissement de la consommation. Pour autant, les déficits de certains pays ne bénéficieront que marginalement d’une embellie économique, la clé étant le ratio de leur endettement public par rapport à leur P.I.B. qui doit considérablement être amélioré. Les dépenses fédérales gouvernementales Américaines étant ainsi aujourd’hui à leur record historique (hors seconde guerre mondiale) à 24% du P.I.B. du pays, une calamité fiscale et financière est donc inévitable dans certains pays si leur déficit budgétaire n’est pas réduit de moitié !

De la période trouble de la Grande Dépression et des années consécutives marquées par les stimuli massifs du New Deal mis en place par Roosevelt mais où ce ratio n’était tout de même que de 10%, à la guerre du Vietnam caractérisée par des dépenses substantielles dans l’armement et à la parenthèse de la "Great Society" décidée par le Président Johnson et toutes deux distinguées par un ratio de dépenses Gouvernementales par rapport au P.I.B. de l’ordre de 20%, il est incontestable que l’endettement actuel des Etats-Unis est aujourd’hui proportionnellement plus grave que celui de la Grèce ou du Portugal ! De même, le ratio des déficits par rapport au P.I.B., de 7.8% aux USA, y est-il plus élevé que dans l’ensemble des autres nations saisies de frénésie dépensière puisque ce ratio est de 6.1% en Grèce ou de 7.5% en Grande Bretagne...

Pourtant, nul ne peut affirmer que les Etats-Unis soient aujourd’hui en plus mauvaise posture que certains pays Européens car leur capacité à augmenter leur niveau d’imposition y est nettement plus enviable. Ainsi, alors que les revenus des pays de l’OCDE représentent 40% de leur P.I.B., ce rapport n’est que de 30% aux Etats-Unis qui disposent donc d’une bouée de sauvetage consistant en un relèvement de leur imposition.

Pour autant, la situation des Etats-Unis, tout comme celle de la Grèce ou de la Grande Bretagne, est diamétralement opposée à celle de certaines nations, comme l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Suède, la Norvège, la Suisse, les Pays Bas ou la Corée du Sud, dont les déficits et les dettes se maintiennent à des paliers modestes. Le déficit budgétaire d’un pays comme le Canada n’est-il pas à 2.5% de son P.I.B. ? 

Une compréhension de ces données et une perception de ces différences entre pays est fondamentale car notre monde et ses repères changent. En effet, les obligations d’Etat - offrant naguère un profil de risque privilégié - présentent aujourd’hui un profil de risque similaire aux papiers émis par les entreprises. Pire encore : les investisseurs se reportent aujourd’hui massivement sur les obligations d’entreprises fiables jugées nettement plus solvables suite aux menaces de défaut de paiement grec et celles évoquées ou annoncées de l’Irlande, du Portugal et même de la Grande Bretagne !

Il est vrai qu’une entreprise au bilan solide et à la forte capitalisation a d’autant plus tendance qu’un Etat à faire preuve de sérieux et de discipline dans la gestion de ses comptes qu’elle peut être facilement attaquée en justice par des actionnaires mécontents. Pendant ce temps, un Etat pourra en toute impunité se déclarer en cessation de paiement sans aucun moyen de recours pour les titulaires de sa dette et c’est précisément (et entre autres) cette garantie de "jouer sur du velours" qui conduit certains Etats - Etats-Unis, Grèce, etc... - à émettre encore plus de dettes pour résoudre une crise de l’endettement... 

Toutes les bonnes choses ayant une fin, cette impunité sur laquelle ont surfé bien des pays ayant collectionné dettes et déficits n’abuse dorénavant plus marchés et investisseurs qui leur renvoient un message sans équivoque en rétrogradant la valeur de leur Bons. Aux autorités politiques et économiques peu soucieuses des retombées de ces endettements massifs, les investisseurs objectent désormais que toute reprise de l’activité économique de leurs nations sera étroitement dépendante du niveau de leurs déficits !


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48 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 8 mars 2010 10:11

    Bonjour
    L’impunité des pays...
    Elle n’est pas nulle, bien sûr
    C’est très bien en théorie, mais ce n’est pas tenir compte de ce que les grandesbanques non régulées ont opéré dans le dos des Etats et des contribuables, dans la plus totale opacité, à une échelle qui se joue des frontières et des contrôles internes, à un niveau qui n’était guère imaginable, sauf pour quelques initiés..
    L’Islande est un cas d’école

    -L’Islande refuse de banquer...
    « C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée....
     »Mais pourquoi devrions-nous être les seuls à payer l’addition ?" s’insurge le pianiste Olafur Eliasson, l’un des meneurs du mouvement In Defense, à l’origine de la pétition nationale qui a suscité le référendum. "Dans le cas d’Icesave, les autorités de régulation britanniques et néerlandaises ont failli autant que la nôtre. Il faudrait partager la facture. Londres nous impose un état de guerre économique. C’est inacceptable ! Et, en plus, chacun sait qu’on ne pourra pas tout payer..." A lui seul, le simple coût d’Icesave - 40% du PIB annuel 2009, quand même - représenterait une ponction de 48 000 euros par foyer islandais. Auxquels il faudrait ajouter le coût du reste de la dette publique et des dettes privées
    "


    • JL JL 8 mars 2010 10:30

      Je n’ai pas compris ce texte. Mais le titre m’interpelle :

      « Si les peuples sont mauvais, qu’on change les peuples » (signé : les banque)


      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 8 mars 2010 10:39

        Article sans information,ce n’est qu’un billet d’humeur,pas bien écrit et sans source.
        Un enieme billet libero-liberal.Qui vient nous dire que les états sont irresponsables,ils s’endettent mais qui nous explique jamais pourquoi et comment la dette.

        Vendu.

        Le problème ce ne sont pas les états ni la dette (qui n’est qu’une vaste mascarade,un puits sans fond)
        Le problème c’est le système economique dans son ensemble et la fin de cette « impunité »,un coup d’état contre les peuples.
        Le problème c’est les gens comme vous monsieur,des sans patrie qui pille les peuples en jouant au casino grâce aux règles qu’ils ont eux même écrites


        • Lemiamat 8 mars 2010 16:42

          « Un enieme billet libero-liberal.Qui vient nous dire que les états sont irresponsables,ils s’endettent mais qui nous explique jamais pourquoi et comment la dette »

          Vrai libéralisme => faillites des banques non solvables => reprise des actifs sains => séparation banques d’affaires-banques de dépots. Et là on repart sur un bon système non ?? Pourquoi les états ont ils aidé les banques ? Entre amis on se soutient !!

          Magouilleurs en haut des banques et magouilleurs en haut de l’Etat même combat !! Ne laissons plus nos vies entre les mains de ces branle couilles


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 06:00

          Avec des sources !

          les liberaux n’etaient pas pour la moindre intervention publique aupres de quelque industrie que ce soit, banques, auto, agriculture ou autres. http://www.emmanuelprost.com/2008/10/07/evolution-des-la-dette-de-l-etat-4832540/ surtout avec l’argent public.

          Ensuite, les liberaux ont dit que les banques, il ne fallait pas les aider http://www.lepost.fr/article/2009/03/20/1465501_societe-generale-pourquoi-n-a-t-on-pas-laisse-tomber-ces-pourris.html a la difference de Sarkozy (UMP), Merkel (conservateurs allemands), Brown (socialistes anglais), Geithner (democrates US).

          De plus, vous parlez de crise du liberalisme alors que nous sommes en pleine crise de l’interventionnisme, justement. Retrouvez l’explication ici http://www.al-strasbourg.fr/?tag=dette-publique ou la http://www.youtube.com/watch?v=FUJRGeAdtLE avec Sabine Herold

          D’ailleurs la lutte contre les deficits publics etait l’un des trois points du programme d’Alternative Liberale aux Europeennes 2009, http://europeennes.blog.lemonde.fr/2009/05/29/sabine-herold-alternative-liberale-contre-le-protectionnisme/ , le seul parti à faire de la lutte contre l’endettement public pendant que l’UMPS se battait pour savoir combien de milliards en plus on pouvait mettre dans les plans de relance.


          Au sujet de cette dette publique, justement, les liberaux avaient prévenu que relancer par la dette publique etait un piege. Retrouvez les propos d’Alternative Liberale sur la dette publique et les deficits sur le site d’Alternative Liberale Grenoble http://alternative-liberale-grenoble.rendez-vous-blog.com/ , ou sur celui d’Alternative Liberale Lorraine http://al57.over-blog.com/article-15820589.html

          De toutes facons votre remarque tombe à plat puisque les banques ont remboursé http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-11-07/banque-la-societe-generale-a-rembourse-l-etat/916/0/393169 . la crise de la dette actuelle, c est le fruit de 30 ans de deficits constants donc de notre incapacité à baisser les depenses publiques comme ils l’ont fait au Canada http://www.ifrap.org/Reformes-a-l-etranger-La-raison-du-succes-canadien,0559.html


        • sisyphe sisyphe 8 mars 2010 10:49

          Monsieur Santi continue de défendre avec acharnement le système mafieux qui le nourrit, en attribuant aux états la responsabilité qui revient ENTIÈREMENT aux banques et fonds spéculatifs.
          Le système capitaliste libéral ayant retiré aux pays la capacité de créer de l’argent selon leurs besoins, et confié ce pouvoir aux banques, en plus du pouvoir de créer de façon entièrement factice, de l’argent totalement virtuel, les états ont été obligés de s’endetter......... auprès de ces banques et de ces fonds spéculatifs, qui, de leur côté, avec les bénéfices de l’usure de cet argent, ont procédé à toutes sortes d’opérations spéculatives sur tout ce qui était susceptible de leur rapporter des bénéfices ; immobilier, aliments, matières premières, contribuant, de ce fait, à faire endetter également les particuliers, par une pression de plus en plus insupportable sur la seule variable d’ajustement ; le coût du travail, donc les salaires, dans une spirale infernale, un cercle vicieux, dont seuls les usuriers pouvaient sortir gagnants.

          Les citoyens et les états pris à la gorge, voilà les usuriers spéculant maintenant sur des « faillites » possibles (par l’intermédiaire des CDS, comme l’expliquait parfaitement l’article, hier de zevengeur ), sans compter la titrisation d’actifs pourris, qui ont provoqué la bulle immobilière, à l’origine de la crise mondiale actuelle, qui a mis l’économie à genoux, fait exploser le chômage et la précarité (et donc diminué les ressources des états), et obligé les états à renflouer les prédateurs.

          Mais Monsieur Santi s’érige, lui, en censeur des états, comme le FMI, ou la Banque Mondiale ; tançant ceux-ci de leurs dettes (obligatoires, dans le système que défend Monsieur Santi), ou comme les fameuses « agences de notation » privées (organes liés aux banques), leur demandant de « mieux gérer » (sic) leurs budgets ; c’est à dire, comme chacun le sait, à procéder à des coupes sombres dans tout le domaine social ; salaires, durée de travail, retraites, privatisation des services sociaux ; santé, bientôt l’éducation.

          Bref, Monsieur Santi, en bon petit employé des mafias financières et bancaires, demande qu’on retire aux citoyens, déjà fortement précarisés par la crise, leurs droits sociaux, au bénéfice des usuriers, qui se gavent, de bénéfices colossaux d’une crise qui leur est entièrement imputable.

          Monsieur Santi n’est pas naïf ; il le fait en toute connaissance de cause, étant lui-même cambiste et trader ; il le fait avec tout le cynisme de celui qui tient le garrot, et qui est susceptible de le resserrer, si ses bénéfices ne sont pas aussi importants que ce qu’il en attend.

          On lit sous sa plume :

          Pire encore : les investisseurs se reportent aujourd’hui massivement sur les obligations d’entreprises fiables jugées nettement plus solvables suite aux menaces de défaut de paiement grec et celles évoquées ou annoncées de l’Irlande, du Portugal et même de la Grande Bretagne !

          Vous vous rendez compte !
          Les « investisseurs », se voient progressivement contraints, au lieu de garrotter les états, d’investir sur des entreprises privées ; quelle honte !

          Eh bien, personnellement, je trouve là plutôt matière à me réjouir ; que les états se mettent en cessation de paiement, qu’à l’instar de l’Islande, les citoyens refusent de payer les dettes vis à vis des mafias de banksters, qu’à l’instar des Grecs, ils entament des grèves générales, et bloquent les pays, pour refuser l’ignoble chantage des égorgeurs ; et un grand pas sera fait, pour mettre fin à ce système où les vampires se sont vus confier tous les pouvoirs.

          Dommage pour Monsieur Santi, qui, du coup, serait obligé de se trouver un vrai travail, utile, productif, en place de son job pépère de mafieux prédateur ; mais il me semble que le monde entier y gagnerait en justice sociale, et plus juste redistribution des fruits des richesses produites, on le rappelle au passage, par ceux qui sont les victimes du hold up permanent effectué par la dictature financière mondiale.

          Que les états suppriment leur pouvoir de nuisance aux banksters, et recouvrent leur pouvoir (sous l’autorité d’une vraie banque centrale, sous contrôle des états), légitime de créer et de disposer de leur argent ; les conditions seront alors créées pour une saine et bonne gestion de leurs budgets.

          Qu’on retire aux mafias les armes qu’on leur a légalement confiées, et on pourra alors parler de gestion.


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 mars 2010 11:16

            Au vu du nb d’articles bien référencés sur agoravox expliquant comment fonctionne le système monétaire et pourquoi les dettes augmentent depuis 30 ans, j’ai du mal à comprendre comment L’auteur arrive à encore nous dire que la dette publique n’est que la conséquence d’une mauvaise gestion.

            Quand aux déficits actuels, j’aimerais que l’auteur nous dise ce qu’il ce serait passé si les états n’avaient pas fait tous ces déficits ?

            Quand aux états qu’ils fustige tant, est-il nécessaire de rappeler que ces « mauvais gestionnaires » ont sauvé les miches de la finance ? Sans ces incapables d’états les banques et sociétés d’investissements ne seraient plus, il y aurait eu une grande purge comme en 1929. D’ailleurs des fois je me demande si cela n’aurait pas été préférable.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 05:09

              pourquoi voulez vous sauver les banques, dans ce cas ?


            • Pépé le Moco 8 mars 2010 20:47

              Pour Lordon, préférez ce lien, c’est plus sérieux et moins superficiel que Marianne : Lien

              Et pour l’écoute, c’est : Lien

              Pour l’analyse de l’économie, Lordon c’est autre chose que le bouffon de Michel Santi.

              Dicton : « Pour reconnaître un mauvais économiste, c’est assez simple : il suffit qu’il soit conseiller d’une banque ou d’un organisme économique international »

              L’histoire est là pour confirmer ce dicton.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 05:18

              les economistes ne sont ni journaliste chez Marianne, ni ex traders chroniqueurs sur Avox, ni anthropologue.

              Les traders, les gestionnaires de fonds sont à la science economique ce que les chirurgiens ou les pharmaciens sont aux biologistes : des techniciens qui cherchent des applications concretes à une science theorique.

              Les economistes, ce sont des types ou des femmes docteurs en sc eco (titulaire d’un bac +8) qui publient dans des revues de science economique http://www.elsevier.com/wps/find/journaldescription.cws_home/505541/descrip tion#description ou http://www.aeaweb.org/aer/index.php (non exhaustif) et enseignent la matiere. http://ideas.repec.org/coupe.html

              Du coup on voit qu il y a peu d’economistes...


            • sisyphe sisyphe 8 mars 2010 11:32

              A propos, Monsieur Santi, à quand la fin de l’impunité pour les banques mal gérées ( à part leur renflouement par les états), et la fin de l’impunité des magouilles financières et spéculatives qui mettent l’économie mondiale, les états et les citoyens à genoux ?


              • Michel Santi Michel Santi 8 mars 2010 12:15

                La fin de l’impunité des Banques et de la Finance ?
                J’y croyais aussi tout comme vous. J’ai assez dénoncé le système financier arrogant, ses abus et ses dysfonctionnements.
                Le problème est que les Etats, la politique et les hommes au pouvoir ont activement contribué à maintenir le statut quo de ce système tout en nous berçant de vaines paroles.
                Les prétentions du Président français ou d’Obama n’étant pour l’instant que de la poudre aux yeux et ce n’est pas le timide retour à la croissance qui poussera à plus de régulation : La moralisation de la finance servira de linceul à la crise... 

                Toutefois, juste retour de balancier, c’est aujourd’hui ces mêmes Etats qui sont rappelés à l’ordre de façon cinglante. Ne pensez-vous pas que la banqueroute d’un pays servira de leçon de vie à un système initialement prévu pour assurer la protection de ses citoyens mais qui ne fait que léser leurs intérêts jour après jour ?

                Pour terminer, lisez mes articles et je vous mets au défi de trouver un argumentaire quelconque en faveur du monde financier ... en tout cas tel qu’il est devenu aujourd’hui.
                et pour votre info : je ne suis plus cambiste depuis 1993 !


              • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 mars 2010 13:42

                M Santi, votre réponse me rassure mais je ne comprend pas pourquoi vous parlez d’états « mal gérés ». Cela a tendance à renvoyer au discours général des dernières années qui veut que l’état soit le pire des gestionnaire et seul responsable des déficits et dettes publics.

                Les politiciens sont effectivement lourdement responsables au même titre que les banques et la finance. Ils ont accepté un système fondamentalement nuisible et instable, ils ont donné trop de pouvoir aux banques et il ont fuit leurs responsabilités. Combien de fois a-ton entendu « C’est pas notre faute, c’est l’Europe », « C’est pas notre faute, c’est la mondialisation, c’est inévitable » . Sauf que ce système, ces droits accordés aux banques et cette mondialisation ce sont ces mêmes politiciens qui les ont accepté en votant les lois.
                Il y a un autre pb, la finance a réussi a envoyer beaucoup de ces éléments à des postes clé dans les appareil d’état et européen. Beaucoup de responsables actuels ont travaillé à un moment ou un autre dans le secteur financier. Ils ont exercé le pouvoir et servit les intérêts de la finance. Ils ont « convaincu » leurs pairs politiciens, les ont anesthésié à grand coup de dogmatisme mondialiste et de libre-échange maximisant l’effcacité économique.

                Pour en revenir à l’état, je crois qu’il faut distinguer l’état des politiciens car l’état ne se résume pas aux politiciens, l’état c’est aussi des fonctionnaires, des contribuables, une population envers laquelle il a des devoirs , une armée etc . Dire que la faute reviens à l’état c’est dire que les fonctionnaires, les électeurs sont responsables or c’est faux. Jamais personne n’a voté pour la mondialisation des échanges. Cette politique a été imposée de l’extérieur.


              • sisyphe sisyphe 9 mars 2010 05:39

                Totalement d’accord avec l’intervention d’Ulysse.

                La confusion « politiciens dirigeants »- et « états » permet aux libéraux de « charger la mule » des états, quand ce sont bien les dirigeants-politiciens de ces états, inféodés aux pouvoirs financiers, qui ont dévoyé ces états, et en ont fait les succursales des officines financières de rackett ; notamment à travers la libéralisation mondialisée, donc transnationale.

                Le problème ne vient pas des états, mais de ceux qui les dirigent, et qui abondent dans un système où ces états n’ont plus aucun pouvoir, si ce n’est d’être les vassaux de la dictature financière internationale.

                Ces politiciens qui n’entreprendront jamais l’indispensable réforme financière, qui redonnerait du pouvoir aux états, dans des démocraties dignes de ce nom, c’est à dire contrôlées par les citoyens, et non ces coquilles vides qu’ils en ont fait, livrées clefs en main aux mafias financières et spéculatives.

                Là-dessus, silence total des pseudo « libéraux », pour qui la seule « liberté » doit être celle accordée aux sacro-saints « marchés », de pouvoir, à l’occasion, entreprendre de véritables OPA meurtrières contre les pays, c’est à dire, comme toujours, contre les citoyens, au profit de pharamineux bénéfices.

                Réforme monétaire, suppression des bourses, des niches fiscales, des paradis fiscaux, interdiction de spéculer sur tous les secteurs indispensables à la vie, suppression des subventions agricoles, qui étranglent les petits pays producteurs, taxation lourde des produits de la finance ; voilà des mesures à l’aune desquelles on pourrait juger la bonne ou mauvaise gestion des états.

                Par ailleurs, c’est rigolo d’entendre les libéraux prôner, sans cesse, la concurrence libre et non-faussée, quand c’est exactement l’inverse que produit le capitalisme néolibéral ; subventions aux agricultures des pays développés, aucune mesure contrôlant les CONDITIONS de la production des biens et des services ; c’est à dire les salaires, la protection sociale.
                Ce n’est, évidemment, que TOUTES CONDITIONS ÉGALES par ailleurs, que pourrait s’exercer une « concurrence libre et non-faussée » ; mais des conditions alignées VERS LE HAUT ; à savoir protection sociale maximale, permettant d’assurer aux citoyens les conditions décentes de leur vie ; salaires, logements, nourriture, énergies, transports, santé, éducation, retraites...

                Pas VERS LE BAS ; en retirant, progressivement, tous les droits sociaux, et en s’alignant sur les conditions sociales et sociétales des pays les plus régressifs en ces domaines, comme l’opèrent tous les organismes internationaux inféodés à la dictature financière ; FMI, Banque Mondiale, OMC, et autres pseudo « Banques centrales » ; en fait totalement sous la coupe des banques privées.

                Les travailleurs du monde entier produisent largement suffisamment de richesses pour ça ; encore faudrait-il qu’elles ne soient pas accaparées, volées, par une caste de mafias, mais justement redistribuées, notamment à ceux qui les produisent.

                Après ça, on pourra parler, effectivement, de la gestion des états, et agir, éventuellement, contre les dirigeants dévoyeurs, quitte à leur retirer DÉMOCRATIQUEMENT les rênes de pouvoirs corrompus.

                Le problème est là ; soit on s’attaque aux CAUSES des problèmes, soit on sacrifie la survie des populations, en fustigeant les « états », au lieu de refonder un système, qui a vidé ces états de tout pouvoir de maîtriser leur destin.


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 06:37

                Un deficit public c’est le fait de depenser plus (salaire des fonctionnaires, equipement public) que ce que l’Etat ne gagne (impots, taxes).

                la difference entre ces recettes et ces depenses c’est le deficit , comblé par la dette. Pourquoi ? parce que comme l’argent est dépensé, il faut bien l’emprunter.

                Vous dites : personne n’a voté pour ca. C’est doublement faux.

                1. Tous les jours nous votons pour la mondialisation
                2. Les politiciens qui veulent reduire les deficits ne sont jamais elus

                Au sujet du point 1 : l’impact de la mondialisation sur les recettes fiscales est qu’elle met en concurrence des appareils productifs à bas coup et ceux d’Europe de l’ouest. Or, TOUS LES JOURS les consommateurs achetent du textile made in Asia ou des tomates ramassées en Andalousie par des clandestins marocains. Vous voulez reduire les depenses sociales liées à la mise au chomage des ouvriers des industries manufacturieres d’Europe de l’Ouest : achetez des VW, des Citroen plutot que des Logan ou des Nissan, achetez des espadrilles made in France plutot que des Nike made in Malaysia, achetez des pommes de terre du Nord Pas de calais plutot que des tomates d’Espagne etc etc ou alors assumez en attendant que toute l’economie francaise se soit specialisee sur la haute valeur ajoutee uniquement.

                Au sujet du point deux : il faut avoir le courage de voter pour ceux qui disent « il y a trop de fonctionnaires et d’investissement public » plutot que pour ceux qui disent que l’Etat peut tout (recruter des policiers ou des infirmieres, subventionner l’agriculture, faire des ronds points, payer des retraites avantageuses à ses ex employés).


              • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 mars 2010 12:02

                @Eleusis :

                Votre point 1 est un argument facile et surtout fallacieux.

                Déjà la première chose à remarquer c’est que la traçabilité des produits est pour le moins pas évidente du tout. Beaucoup de « made in France » sont en fait du made in china avec une étiquette ou une petite transformation faite en France. Il y a aussi de très nombreux produits fait en partie en France, en partie ailleurs. Des objets peuvent avoir 10% de leurs pièces faites en France et 90% faites ailleurs. Bref, pour le consommateur la traçabilité est impossible.
                De plus, il y a des secteurs où toute la production est délocalisée alors à moins de ne rien acheter du tout, le consommateur n’a guère le choix.
                Ensuite, à quoi bon supprimer toute barrière aux frontières si c’est pour ensuite reprocher au consommateur de ne pas avoir remplaçé ces barrières ? Alors qu’on sait que c’est infaisable car une fois les produits/pièces importées il devient impossible de distinguer l’importé du local (surtout dans une voiture par ex !). Il y a bien eu une décision en amont. L’objectif de la mondialisation des marchés n’était pas que les consommateurs parviennent à remplaçer les anciennes barrières.
                Pour finir, il n’y a pas eu de vote démocratique pour appliquer cette politique économique. Assimiler l’achat à un vote démocratique est un peu curieux.

                Le point 2 n’est pas tout à fait vrai non plus puisque tous les politiciens ce sont engagés à respecter le pacte de stabilité européen. De plus, vous passez toujours sur le fait que les déficits chroniques datent de 1973 et de l’interdiction pour l’état de créer de la monnaie.


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mars 2010 16:38

                Ulysse, merci de vos remarques intelligentes.
                Vous avez raison, la tracabilite est impossible dans beaucoup de domaines, et d ailleurs a titre personnel je suis evidemment POUR la globalisation des echanges.

                Par contre, quand vous dites
                 : « Beaucoup de »made in France« sont en fait du made in china avec une étiquette ou une petite transformation faite en France » oui, vous avez raison pour les biens industriels, maix pas pour les produits agricoles et alimentaires. Dans ce domaine les etiquettes sont precises.

                , il y a des secteurs où toute la production est délocalisée alors à moins de ne rien acheter du tout, le consommateur n’a guère le choix : vous le dites tres bien , il a le choix de NE PAS ACHETER. On est pas obligés d’avoir des Nike, des Adidas, des telephones portables Samsung ou Apple, du textile pas cher vendu par Carrefour ou H&M , etc.

                Assimiler l’achat à un vote démocratique est un peu curieux.
                Pourtant les consommateurs ont le pouvoir, et la vie des entreprise a un impact sur nos vies aussi fort que celui des politiciens. Ce pouvoir des consommateurs ca s’appelle le boycott, et ca marche ! La decision des noirs de Montgomery de boycotter les bus locaux a abouti a la fin du regime discriminatoire dans l’Alanama. Le boycott du lait Nestle a abouti au mea culpa de cette firme vis a vis du lait en poudre en Afrique. Le boycott des diamants de la guerre a asphixié la guerre au Liberia, NE SOUS ESTIMONS PAS NOS FORCES !

                 tous les politiciens ce sont engagés à respecter le pacte de stabilité européen
                j avoue que je ne vois pas le rapport. Le pacte de stabilité européen de stabilite ne dit pas de licencier des fonctionnaires, il dit de respecter une limite de deficit, en résumant.
                qu’est ce que le pacte de stabilité européen a a voir avec nos deficits ? Les Pays Bas sont dans le Pacte, pourtant 653 000 fonctionnaires + 57 000 militaires sur 16 millions d’habitants (4.4% de la population totale) ne les a pas empeché de degager des soldes budgetaires positifs en 2006, 2007 et 2008 !


              • John Lloyds John Lloyds 8 mars 2010 11:34

                Fin de l’impunité de l’état ?

                Ben oui, si l’on peut dire : les citoyens du pays seront punis. Massacre des retraites, hausses généralisées des taxes, des clopes à l’essnce, précarité généralisée, de l’enseignement au social, retour des états bananiers ...


                • sheeldon 8 mars 2010 11:50

                  en tout cas toujours la même impunité pour nos banksters !


                  • non666 non666 8 mars 2010 12:10

                    Il y a plusieurs éléments qui permettent de juger de la solvabilité d’un Etat, d’une communauté nationale.

                    1) Il y a bien sur et c’est le plus connu la Dette de l’Etat en question.
                    Celle de la france est importante, mais celle des etats unis est ENORMEMENT plus grosse.

                    2) Il y a l’emission de monnaie QUI NE CORRESPOND a AUCUNE RICHESSE PRODUITE.
                    dans la plupard des Etats, cela s’appelle de l’inflation.
                    Mais pour les etats unis dont la monnaie est la monnaie de reference des echanges mondiaux , cela s’appelle une dime imperiale qui peut s’effondrer a tout moment , avec la credibilité des etats unis.

                    3) Il y a la dette de TOUTES les sous-divisions administratives aptes a s’endetter.
                    ETAT, REGION, DEPARTEMENT, COMMUNE en France.
                    Etat federal , etat , comté, ville aux etats unis.
                    Elle est systématiquement « oubliée » des statistiques

                    4) Il y a l’endettement des menages (celui dont Sarkozy disait qu’il n’etait pas « assez » important, en France)

                    Au total notre endettement, a nous autres, français est important mais est surtout un endettement COLLECTIF, finalement assez modéré.
                    Par contre l’endettement des etats unis est ENORME a TOUS les niveaux.
                    Si on y rajoute la creance que constitue les dollar emis : elle pomperait toute l’economie mondiale pendant des siecles.

                    Il faut donc le laisser s’effondrer et vite.
                    Tant pis pour ceux qui ont acheté des « bonds » federaux.
                    C’est aujourd’hui une patate chaude que tous les acteurs des places boursieres se renvoient.
                    Sans intervention des banques centrales « contraintes » , par les mecanismes du FLMI de soutenir le dollar, celui-ci se serait deja effondré.
                    Il fautr se mefier de tout ce qui n’est pas dit en ce moment sur ce sujet.
                    Il y a de grandes chances qu’on nous impose sans nous consulter le sauvetage du dollar derriere un masque de fumée qui pretendrait sauver la Grece, l’Espagne ou le Portugal (les PIGS comme le disent si bien les barbares anglo-saxons)


                    Enfin , n’oublions pas que le deficit ou l’endettement sont evalués par rapport au PIB, ce qui est stupide et mensonger pour l’opinion publique alors qu’il devrait etre evalué par rapport a lui-meme (TOUTE OBLIGATIONS COMPRISES : y compris les garanties pour caisses de retraite...)

                    On communique sur des critères de maastricht de deficit de 3 % autorisé alors qu’il representait deja 20% du budget de l’etat.
                    Nous atteindrons cette année les 6% (par rapport au PNB) alors que le deficit du budget sera en realité de 40%....

                    Tout est fait pour nous faire admettre un endettement « modéré » qui est en realité le pretexte a la comminication avec des chiffres plus forts, plus tard quand il s’agira de legitimer la vente des biens collectifs aux doigts crochus des copains de Sarkozy.
                    Les prisons sont deja en train d’etre privatisé et on vend des centrales nuclaire a des groupes « privés »


                    • Blackeagle 8 mars 2010 12:56

                      C’est vraiment se foutre de la gueule du monde. Les marché qui ont conduit à la crise actuelle ont été sauvé par les état transférant ainsi les dettes privées en dette publique.....Et maintenant, on commence à faire des reproches aux état....

                      Faut faire gaffe, même si les peuples sont divisés et lobotomisés par les propagandes médiatiques. A trop les chercher, ils vont finir par les trouver et provoquer des révolutions.........Evidement se sera violent et chaotique et extreme....mais depuis combien d’année existe il un oppression silentieuse et un violence masquée.

                      QUI SÈME LE VENT RÉCOLTE LA TEMPÊTE


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 05:27

                        la crise economique, debutée par la baisse de la hausse des prix immobiliers, a précédé la crise boursiere (fin Nov 2006 vs une faillite de Lehman en 2008).

                        De plus, l’argent (que les Etats n’auraient PAS du preter aux banques, en regime vraiment libéral) a été remboursé.

                        Les deficits publics (plus de depense publique que de recettes fiscales) ne datent pas de 2008, ca fait en France 30 ans qu on a pas equilibré le budget.

                        Allez y, faites la revolution, avec quoi allez vous la payer ?


                      • sisyphe sisyphe 9 mars 2010 05:45

                        Par eleusis (xxx.xxx.xxx.187) 9 mars 05:27

                        la crise economique, debutée par la baisse de la hausse des prix immobiliers, a précédé la crise boursiere (fin Nov 2006 vs une faillite de Lehman en 2008).

                        Et le bon petit soldat du libéralisme éleusis continue sa propagande avec ses mensonges.

                        NON ; c’est la finance qui a provoqué la crise économique, comme déjà largement démontré.

                        La « baisse de la hausse (sic) des prix immobiliers » est directement liée à la SPÉCULATION sur les prix immobiliers. C’est donc bien la spéculation, donc le système financier qui a engendré la crise boursière, elle-même engendrant la crise économique.

                        Ce n’est pas en répétant à l’infini votre mensonge qu’il finira par devenir une vérité ; ça ne fera que confirmer que vous êtes un menteur.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 06:39

                        la speculation immobiliere, ce sont des menages qui entrent dans une frenesie d’achat.

                        la speculation immobiliere a une origine reelle et non pas financiere.


                      • sisyphe sisyphe 9 mars 2010 09:06

                        Par eleusis (xxx.xxx.xxx.187) 9 mars 06:39

                        la speculation immobiliere, ce sont des menages qui entrent dans une frenesie d’achat.

                        Je vous conseille d’aller répandre votre honteuse petite propagande devant les dizaines de milliers de ménages qui ont été foutus dehors, incapables de payer des traites à taux variables, qui atteignaient des sommes astronomiques, devant tous ceux qui, chaque année, dès la reprise du printemps, se font expulser de leur logement qu’ils n’ont plus les moyens de payer, devant les 3 millions de mal logés en France, quand on sait qu’à cause de la spéculation immobilière d’engeances telles que vous, la part des loyers est passée, en 25 ans, de 15% à plus de 40% de la part de leur budget.

                        Vous êtes vraiment non seulement un gros menteur, mais, de plus, un minable cynique ; ceux dont Oscar Wilde disait « qu’ils connaissent le prix de tout, et la valeur de rien ».

                        Vous êtes un être nuisible, qu’il faudra, dès que possible, mettre, comme vos pareils, hors d’état de nuire.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 12:35

                        ceux qui se font expulser sont en general des locataires. quel est le rapport avec les acheteurs ?

                        donc je repete : acheter = speculer.


                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 mars 2010 12:25

                        Toujours la même méthode, vous rejeter systématiquement la faute sur les consommateurs. Et quand c’est pas le consommateur, c’est l’état.

                        Oui, le consommateur a une part de responsabilité dans la bulle immobilière. Bien sur il y a participé en empruntant toujours plus sur toujours plus longtemps. Mais doit on attendre du consommateur qu’il sache évaluer le vrai prix du marché quand tous les autres acteurs économiques (banques, assurances, agences immobilières etc ) et tous les experts sur évaluent à mort et poussent à la hausse ? Que ceux-ci poussent les politiciens à voter toujours plus de lois pour soutenir l’immobilier ?
                        Dans un emprunt, il y a deux acteurs : l’emprunteur et le prêteur. En général le second est une banque qui est censé avoir l’expertise, cela lui donne plus de responsabilité que le consommateurs qui est en général ignorant, insouciant et gavé du discours ambiant « l’immobilier est en hausse, il monte toujours plus, le secteur est en plein boom dixit les agences et autres experts du secteurs » .

                        « la speculation immobiliere a une origine reelle et non pas financiere. »

                        Oui et non. Déjà plutôt que de parler de spéculation, parlons plutôt de bulle car c’est de bien de cela qu’il s’agit. La bulle est aussi un pb psychologique. Il y a un mouvement de foule.
                        Le système monétaire actuel est fondamentalement instable puisqu’il donne le pouvoir de création monétaire au couple emprunteur/Banque. Pour le premier de ce couple, il est influencé par la conjoncture économique et psychologique. Si on dit aux emprunteurs « c’est le moment d’acheter, ca monte », cela booste la demande d’emprunt ie de monnaie.

                        De la même manière, la banque va non pas tempérer cette demande mais va la satisfaire et ainsi alimenter la hausse des prix. Pourquoi ? Parce qu’elle en tire profit. Déjà plus de monnaie signifie plus d’intérêts perçus. Ensuite, elle spécule sur ce marché qu’elle contrôle en partie via ses filiales d’investissement.

                        Si le système actuel ne déclenche pas les mouvements à la hausse ou à la baisse, il les amplifie considérablement par une création/destruction monétaire assujettie à la psychologie des foules et à des intérêts privés.


                      • Blackeagle 10 mars 2010 14:32

                        "la crise economique, debutée par la baisse de la hausse des prix immobiliers, a précédé la crise boursiere (fin Nov 2006 vs une faillite de Lehman en 2008)."

                        Cette phrase témoigne de votre incapacité à différentier les conséquences des causes. La crise des subprimes est la conséquence directe de l’accroissement des disparité de revenu qui est lu même la conséquence des politiques libérales. Les bas revenus ne permettant plus à ceux qui les percoive de vivre décement et de consommer suffisament pour entretenir la machine productive, le recourt aux credit risqué à été développé -----> Subprimes ------> crise actuelle. Tout ça pour que la finance puisse pomper de plus en plus de fric ?

                        « De plus, l’argent (que les Etats n’auraient PAS du preter aux banques, en regime vraiment libéral) a été remboursé. »

                        J’aimerai bien qu’on m’explique pourquoi les état voient leurs déficit budgétaire exploser en ce moment ????? ca serai pas parcequ’il y a plus de chômeur, et donc que certains équilibres budgetaires s’en trouvent modifiés ? Ce serai pas non plus parceque l’état doit relancer l’économie et y injecter énormément d’argent pour palier aux credit bancaire qui font défaut en financant tout un tas de projet suceptible de maintenir l’activité ????? La faute a qui tout ça ? ce serai pas la faute de ceux qui ont été tellement cupides qu’ils ont foutus toute l’économie en l’air pour rasasier leur apetit insaciable de pognon ?

                        "Les deficits publics (plus de depense publique que de recettes fiscales) ne datent pas de 2008, ca fait en France 30 ans qu on a pas equilibré le budget."

                        Si l’auteur de l’article fait des reproches aux états c’est pas parcequ’ils ont un déficitbudgetaire habituel, c’est parceque celui là est en train d’exploser

                        « Allez y, faites la revolution, avec quoi allez vous la payer ? »

                        Pauvre petit, savez vous ce qu’est une révolution ??? Les règles aprés ne sont plus les mêmes qu’avant.....avec malheureusement et généralement pas mal de morts entre les deux. Ce qui fait que si il y a une révolution votre doctrine libérale n’aura plus droit de citer et personne ne payera !!!!! (et alors quoi ? les financier vont nous faire la guerre ???? La russie n’a jamais remboursé ces fameux emprunt russes, et elle ne le fera jamais) Je croit qu’il y a une chose que vous avez du mal à saisir : IL N EXISTE PAS DE RÈGLE ÉCONOMIQUE NATURELLE. Comme il n’existe pas de lois imposées. L’économie fait partie des rapports humains et elle suit très exactement les règles sur lesquel les hommes s’accordent.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mars 2010 16:45

                        ne vous inquietez pas, l’affaire des emprunts russes n’est pas finie http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/15/et-si-l-on-oubliait-les-emprunts-russes


                      • faxtronic faxtronic 8 mars 2010 13:14

                        Il faut mettre la violence d etat pour detruire la violence des seigneurs de l argent, c est a dire executer ceux qui tentent d alterer un etat par des manoeuvres financieres.


                        • Triodus Triodus 8 mars 2010 13:44

                          Oui Faxtronic, mais encore faut-il un état qui soit de notre côté ! Et le travail à faire commence par là.


                        • faxtronic faxtronic 8 mars 2010 13:50

                          oui triodus


                        • wesson wesson 8 mars 2010 14:36

                          Bonjour Monsieur Santi,
                          D’une part, je trouve personnellement votre propos extraordinaire. A peine les banques tirés d’affaire à coup de renflouement massif par la puissance publique que déjà ces acteurs privés disent et écrivent partout que mon dieu, ce n’est plus possible que les états aient de telles dettes et de tels déficits.

                          Moi je trouve ça complètement magnifique : le libéralisme réhabilité par ses propres excès, il fallait le faire.

                          Et c’est cette doxa libérale qui vous fait sans cesse revenir à la bonne parole habituelle : il faut mettre fin aux déficits et à l’impunité des états dispendieux. Au passage le terme « impunité » est parfaitement choisi en ce sens qu’il implique une notion de malversation concernant un état qui essaie de maintenir la tête de ces citoyens hors de l’eau.

                          L’actualité récente semble vous donner tort : Le peuple Islandais vient de massivement rejeter l’idée qu’il doit payer pour les bêtises que quelques banquiers de leur pays ont faites. Et là il ne faut pas s’y tromper, c’est quasi-révolutionnaire car ça pourrait bien donner des idées à un bon nombre de pays : pourquoi le peuple devrait-il assumer la dette faite par son oligarchie à son seul profit ?

                          Alors à voir la timidité des réactions face à ce magnifique bras d’honneur du peuple Islandais à ses « créanciers », je crois que certains ont compris à quel point ils se sentent la tête proche de la pique si cette idée venait à se répandre !


                          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 05:58

                            Deja, les liberaux n’etaient pas pour la moindre intervention publique aupres de quelque industrie que ce soit, banques, auto, agriculture ou autres. http://www.emmanuelprost.com/2008/10/07/evolution-des-la-dette-de-l-etat-4832540/ surtout avec l’argent public.

                            Ensuite, les liberaux ont dit que les banques, il ne fallait pas les aider http://www.lepost.fr/article/2009/03/20/1465501_societe-generale-pourquoi-n-a-t-on-pas-laisse-tomber-ces-pourris.html a la difference de Sarkozy (UMP), Merkel (conservateurs allemands), Brown (socialistes anglais), Geithner (democrates US).

                            De plus, vous parlez de crise du liberalisme alors que nous sommes en pleine crise de l’interventionnisme, justement. Retrouvez l’explication ici http://www.al-strasbourg.fr/?tag=dette-publique ou la http://www.youtube.com/watch?v=FUJRGeAdtLE avec Sabine Herold

                            D’ailleurs la lutte contre les deficits publics etait l’un des trois points du programme d’Alternative Liberale aux Europeennes 2009, http://europeennes.blog.lemonde.fr/2009/05/29/sabine-herold-alternative-liberale-contre-le-protectionnisme/ , le seul parti à faire de la lutte contre l’endettement public pendant que l’UMPS se battait pour savoir combien de milliards en plus on pouvait mettre dans les plans de relance.

                            Au sujet de cette dette publique, justement, les liberaux avaient prévenu que relancer par la dette publique etait un piege. Retrouvez les propos d’Alternative Liberale sur la dette publique et les deficits sur le site d’Alternative Liberale Grenoble http://alternative-liberale-grenoble.rendez-vous-blog.com/ , ou sur celui d’Alternative Liberale Lorraine http://al57.over-blog.com/article-15820589.html

                            De toutes facons votre remarque tombe à plat puisque les banques ont remboursé http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-11-07/banque-la-societe-generale-a-rembourse-l-etat/916/0/393169 . la crise de la dette actuelle, c est le fruit de 30 ans de deficits constants donc de notre incapacité à baisser les depenses publiques comme ils l’ont fait au Canada http://www.ifrap.org/Reformes-a-l-etranger-La-raison-du-succes-canadien,0559.html


                          • wesson wesson 9 mars 2010 11:20

                            Bonjour Eleusis,

                            "De toutes facons votre remarque tombe à plat puisque les banques ont remboursé "

                            Exact, cependant il faut mettre un peu d’analyse derrière tout cela. Les banques n’ont pas fait que rembourser, elles ont aussi fermé le robinet du crédit, ce qui a obligé les états à des dépenses énormes afin de soutenir la conjoncture.

                            Et si les états ne l’avaient pas fait, les banques se seraient retrouvés devant un tel afflux d’impayés qu’il y aurait eu une deuxième raison de les renflouer en urgence.

                            Il ne s’agit là rien de moins que d’un deuxième plan de sauvetage des banques, ou plutôt du système économique tout entier qui ne se résume pas uniquement à ses établissement bancaires. Et là ça coute des sommes autrement plus importantes.

                            Je le dit, je le répète : il viendra un temps ou les peuples ne se sentiront plus solidaires des dettes commises par leur oligarchie, et feront un bras d’honneur aux créanciers tout en mettant sur quelques piques les têtes des dirigeants qui n’auraient pas bien compris le message.


                          • Mycroft 8 mars 2010 16:27

                            Monsieur Santi, deux choses :

                            D’abord, vous semblez considérez qu’un état qui est très présent dans l’économie est une mauvaise chose de facto. En effet, vous citez comme des problèmes le fait que l’état représente dans certains pays 20% du PIB. Hors, en dehors des fantasmes libéraux, rien n’indique concrètement qu’un acteur du privé est plus performant qu’un acteur du publique. On trouve des exemple de compétence et d’incompétence dans les deux domaines en proportion équivalente. Il est simpliste de croire que la concurrence libre et non faussé est la solution universelle. De fait, considérer la dette étatique d’un pays et non la dette globale (publique + privée) est très partial. C’est l’ensemble de la dette qui est un problème, car qu’on le veuille ou non, nous sommes tous sur le même bateau, et la dette du voisin, il faudra un jour qu’elle soit payé, par quelqu’un, et pas par lui s’il n’a pas les moyens.

                            Ensuite, vous oubliez qu’une entreprise à besoin d’une zone pour produire, et qu’une guerre civile, qui est une conséquence quasi inévitable de la disparition d’un état ou de son affaiblissement extrême, n’est pas bon pour l’économie. Un système perdant perdant est possible : la guerre civile mondiale. On s’y lance petit à petit. C’est tout simplement la monté de l’incivilité du notamment à la monté de l’individualisme, causé entre autre par une concurrence permanente entre les individus nécessaire au maintient des inégalités, la richesse se concentrant naturellement, par principe d’effet de levier et d’effet boule de neige. Un état a besoin de solidarité pour exister. Sinon, il fini par imploser.


                            • UnGeko 8 mars 2010 18:06

                              « Ensuite, vous oubliez qu’une entreprise à besoin d’une zone pour produire, et qu’une guerre civile, qui est une conséquence quasi inévitable de la disparition d’un état ou de son affaiblissement extrême, n’est pas bon pour l’économie »

                              Ben non regardez le chaos mexicain ! Il semble que certaines multinationales comme Smithfield s’en accomodent très bien !

                              Ha mais tiens on vient de supprimer la taxe professionnelle une belle porte ouverte à la corruption pour les zones rurales abandonnées de l’Etat !


                            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 mars 2010 06:08

                              une guerre civile, qui est une conséquence quasi inévitable de la disparition d’un état ou de son affaiblissement extrême :o ?

                              et bah dis donc !

                              Moi qui pensait, en m’appuyant sur les exemples de l’Italie des Annees 30, de l’Allemagne des Annees 30, de l’URSS de 1979, qu au contraire l’ultra étatisme favorisait la guerre, et qu’au contraire, le Saint Empire Romain Germanique, une federation de micro Etats ou la ligue hanseatique, avaient vecus des siecles sans guerre provoquée !


                            • Mycroft 9 mars 2010 10:39

                              Vous confondait état fort et dictature. Et si on regarde une partie des pays Africain ou du Moyen Orient, ils sont l’exemple typique d’états faible (ce qui n’est pas opposé bien sur au principe de dictature), tout en étant en pleine guerre civile. L’état en lui même n’est pas source de guerre, il ne fait qu’agrandir l’échelle. Le système de micro état était tout sauf un système d’état faible à une époque ou les déplacement géographique étaient fortement limités. Les échaznges commerciaux n’étaient pas suffisamment significatif pour que les commerçant dictent leur loi aux gouvernants. Un état fort, ce n’est pas un grand état, c’est un état qui contrôle son territoire, totalement et sur tout les aspect, économie comprise.

                              Au passage, il faut également comprendre qu’une guerre civile est bien plus désastreuse pour l’économie qu’une guerre extérieur comme l’ont faite les pays comme l’Allemagne des année 30, qui ne sont que des paris qui peuvent s’avérer payant, contrairement aux guerres civiles qui ne peuvent pas rapporter, même s’iln’existe parfois pas de meilleur solution.

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