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Accueil du site > Actualités > Economie > Flexisécurité

Flexisécurité

L'accord sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi tourne le dos à l'idéologie.

La France a eu une fâcheuse tendance par idéologie à complexifier à outrance ses règles économiques, avec des textes nombreux se télescopant les uns les autres.

L'accord du 11 janvier 2013 sur la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels, s'il est suivi d'effet,rompt avec cette logique.

Cet accord offre des droits nouveaux pour les salariés en vue de sécuriser le parcours professionnel et de permettre la mobilité indispensable.

Pour les entreprises il s'agit d'avoir plus de souplesse pour gérer au mieux les effets de la conjoncture et des mutations nécessaires.

L'emploi étant au coeur des enjeux et donc la compétitivité.

Le rôle des partenaires sociaux est renforcé.

Les organisations syndicales et patronales ont négocié pendant 3 mois pour aboutir à des avancées substantielles.

Elles ont acté plusieurs dispositifs forts.

La mobilité interne est favorisée par des changements de poste ou de lieu de travail au sein de la même entreprise.

La mobilité volontaire externe est valorisée pour les salariés souhaitant découvrir un nouvel emploi dans une autre entreprise,afin de développer leurs compétences.

Des accords majoritaires pour une durée maximale de 2 ans sont rendus possibles en cas de problème pour l'entreprise, avec le maintien dans l'emploi, avec baisse temporaire de rémunération et de durée du travail sans dérogation au Smic, à la durée légale du travail,au temps de repos.

Des mesures sont prises visant à alléger les procédures de licenciement économique en les sécurisant.

Les partenaires sociaux ont mis en place des mesures sur l'indemnisation du chômage avec une majoration des côtisations chômage patronales pour les CDD de moins de 3 mois.

L'information et la consultation des institutions représentatives du personnel sur les choix stratégiques de l'entreprise, sont renforcées.

La formation professionnelle continue se voit améliorée par la création d'un compte personnel de formation courant sur toute la carrière du salarié et par un assouplissement de l'obtention du congé individuel de formation pour les jeunes titulaires d'un CDD.

Le temps partiel reçoit de nouvelles garanties,durée minimale de travail, majoration de la rémunération des heures complémentaires.

Une mesure doit faciliter la conciliation devant le conseil de prud'hommes, les parties pouvant choisir de mettre un terme au litige par versement par l'employeur d'une indemnité forfaitaire.

La protection sociale complémentaire voit la création d'un remboursement d'un panier minimal de soins,s'il n'y a pas d'accord de branche ou d'entreprise.

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences qui s'impose aux entreprises de plus de 300 salariés voit l'introduction d'un plan de formation.De même les partenaires sociaux ont voulu élargir le champ des organismes prescripteurs de l'aide à la formation des demandeurs d'emploi.

Cet accord doit avoir sa transcription légale par le dépôt d'un projet de loi en conseil des ministres,projet de loi discuté puis voté au Parlement,avant son application.

Un enjeu majeur pour l'évolution de la démocratie sociale,même si tous les problèmes de compétitivité et de chômage ne seront pas résolus uniquement par cet accord qui montre la voie pour d'autres négociations pour décorseter l'économie française.

L'Allemagne de Gerhard Schröder l'avait fait dans les années 2000 dans un pays beaucoup moins bloqué que le nôtre,ce qui permet aujourd'hui à l'Allemagne de caracoler en tête de l'Europe et d'être un moteur pour l'ensemble de l'économie européenne face au monde concurrentiel.

La CGT et FO parlent de régression, de MEDEF qui dicte sa loi, d'assouplissement scandaleux des contrats de travail,allant à l'encontre du code du travail français et des lois européennes.Les 2 organisations appelant à la manifestation.

De nombreux parlementaires socialistes, front de gauche,PC,écologistes,s'apprêtent à remodeler l'accord,à détricoter d'un côté,à alourdir de l'autre, ce qui devrait dénaturer l'équilibre obtenu par les partenaires sociaux.

Alors...


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15 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 5 mars 2013 10:50

    Vous n’avez rien compris sur le travail de destruction initié par le Medef en vue de déstructurer le monde du travail.

    Vous allez voir ensuite des cohortes de travailleurs pauvres comme en Angleterre , aux usa qui pourront être mis à la porte du jour au lendemain sans recours possible , avec des baisse de salaire sans possibilité de discuter sauf à être mis dehors 



    Rendez les gens précaires pour mieux les exploiter , le XIX ième siècle revient avec les mineurs , les pauvres et un patronat tout puissant

    C’est cela votre vision de la France ?

    Philippe 

    • Robert GIL ROBERT GIL 5 mars 2013 13:44

      La flexibilité c’est l’ennemi de l’emploi. Plus il y a de flexibilité, plus il y a de chômage et de travailleurs pauvres, ça marche toujours ensemble. En France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout où la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé, y compris dans les pays scandinaves pris à tort comme « modèle » : la mise en place de la prétendue « flexisécurité » a permis de passer d’un taux de chômage de 3 à 7,8 % au Danemark, 7,9 % en Finlande, 8,1 % en Suède soit une augmentation moyenne de 3 à 8 % (+ 266 %). C’est quand les salariés sont bien formés, bien traités, bien payés qu’ils sont le plus « compétitifs », pas quand ils sont flexibles !

      voir : L’ENTOURLOUPE DES ACCORDS DE WAGRAM


      • totor101 totor101 5 mars 2013 14:13

        sur un plateau de la balance : les droits des salariés, sur l’autre les droits des patrons !
        de quel côté va t elle pencher ?

        comme la plus part des syndicalistes sont issus de la fonction publique qui bénéficie de la sécurité de l’emploi , et que les syndicats sont abscents en particulier des PME ? cet accord n’a aucune valeur !


        • Razzara Razzara 5 mars 2013 14:20

          Les partenaires sociaux, les partenaires sociaux, ..., mais de quels partenaires sociaux parlez vous donc ? Ah oui, la CFDT et un autre jaune dont l’acronyme m’échappe ... C’est vrai que depuis ce bon cadeau de Sarko, il suffit qu’il y en ait une minorité d’accord pour pouvoir affirmer que ’les partenaires sociaux’ sont ok et raconter que tous sont d’accord pour reconnaître que c’est là une avancée majeure pour les salariés ...

          Belle manipulation qui permet de faire prendre des vessies pour des lanternes et, accessoirement, d’écrire des articles dans le genre de celui-ci. Une question : vous nous prenez pour des demeurés incultes ? Ou peut-être que vous êtes en mission ? Ou alors vous êtes réellement naïf au point de croire ce que vous écrivez ?

          Parce qu’il faut être complètement aveugle pour ne pas constater que toutes ces modifications du fonctionnement du monde du travail, toujours présentées comme des avancées, n’ont qu’une seule et même finalité : précariser toujours plus pour asservir toujours plus efficacement. Si bien que, d’une situation ou l’on pouvait par la stabilité de l’emploi dont on disposait se projeter dans l’avenir et avoir un projet de vie, nous sommes aujourd’hui rendu à une situation d’incertitude perpétuelle et permanente. Et je prétends que ceci est une cause majeure du mal être de la population, une violence psychologique insidieuse qui se révèle même nuisible au monde du travail in fine. Quelle vie que celle ou l’on vit dans l’angoisse permanente de se retrouver du jour au lendemain sur le carreau, tout ça pour assurer que l’entreprise puisse toujours s’adapter au mieux aux exigences des marchés ...

          Alors il faut créer des mots : flexisécurité. Mais qu’est ce que cela ? De la merde en barre qui ne veut absolument rien dire, de la novlangue déstructurante de la pensé, ni plus ni moins ! Franchement, amusez vous à répéter ce mot débile à haute voix, vous saisirez mieux l’absurdité de sa nature et la vacuité de sens qui va avec. En résumé : flexibilité sans limite pour le travailleur et sécurité pour les bénéfices des actionnaires ! Je fabule ? Mais enfin, expliquez moi donc alors pourquoi dès qu’une boite annonce un plan social (joli construction de novlangue ici aussi) le cours de son action grimpe.

          Conclusion, toujours la même en ce qui me concerne : transformons toutes les entreprises en SCOP. Voila une solution fonctionnelle, profondément humaine, qui résoudra bien des problèmes, du moins pour le travailleur. Pour les grands patrons et la mère Parisot, et bien ... je m’en fout !

          Razzara

          PS : une précision importante : je fais un net distinguo entre PME et entreprises du CAC40. Même si cela n’apparaît pas forcément clairement dans le commentaire ci-dessus. Car ce sont bien ces dernières qui fixent les règles du jeu et pas forcément les premières qui en profitent. 


          • escoe 5 mars 2013 14:48

            C’est article est un bête copié-collé du Figaro. Et en plus écrit par quelqu’un qui ignore tellement le droit du travail qu’il pense que ça ne devrait pas exister.


            • leypanou 5 mars 2013 15:19

              @auteur :

              "L’Allemagne de Gerhard Schröder l’avait fait dans les années 2000 dans un pays beaucoup moins bloqué que le nôtre,ce qui permet aujourd’hui à l’Allemagne de caracoler en tête de l’Europe et d’être un moteur" : monsieur l’ex-proviseur, c’est ce qu’on entend/lit à longueur de journée sur les médias mainstream.

              Si on a un minimum de lucidité, cela doit faire réfléchir non ? Au lieu de tourner mille fois autour du pot, dites simplement que VOUS voulez que les travailleurs français acceptent le même de salaire que le travailleur chinois ou encore les emplois à 400€ comme en Allemagne ou encore les fameux postes aux enchères où c’est le moins disant en salaire qui est embauché.

              Sous prétexte que dans les pays scandinaves, ils ont mis en place la flexisécurité, on veut aussi faire pareil en France ? Parce que c’est la même mentalité ? Vous avez eu de la chance d’avoir été fonctionnaire et donc n’avez jamais connu ce qu’endurent les travailleurs du privé qui sont licenciés après 50/55 ans : la chance d’en retrouver un autre est quasi-nulle, et certainement pas avec le même salaire ou la même qualification.


              • Gauche Normale Gauche Normale 5 mars 2013 16:13

                L’auteur oublie volontairement que sa flexisecurité chérie a déjà été appliquée en Espagne et qu’elle est largement responsable avec la spéculation de l’éclatement de la bulle. Les Espagnols n’ont quasiment jamais réussi à avoir un taux de chômage inférieur au notre et encore moins aujourd’hui.


                • tchoo 5 mars 2013 16:29

                  Quand est-ce que vous allez cesser de nous enfumer en prenant exemple sur l’Allemagne pour accréditer vos thèses.
                  L’Allemagne, ou plutot les Allemands ne vont pas bien, et en plus la situation se détériore

                  Un tant soit peu de réflexion et d’objectivité pourrait vous faire entrevoir que la politique menée par l’Allemagne n’est possible que parce un pays la mène, si tous les européens font de m^me, rien ne fonctionne plus

                  cette loi si elle passe est une régression sociale sans précédent, parce qu’elle individualise les relations entre deux catégories qui n’ont pas les mêmes puissances


                  • 1984 5 mars 2013 17:57

                    @ l’auteur.
                    Vous auriez fait quoi pendant la guerre ? Collabo ?
                    Ah ben oui j’oubliais, on est en guerre !


                    • spartacus spartacus 5 mars 2013 18:08

                      Bof ! çà fera juste une quinzaine d’articles de plus sur le code du travail.


                      Le code du travail comporte plus de 10 000 articles, 2800 pages, 8 tomes, 12 kg un ouvrage ubuesque classées en Livres, Titres, Chapitres, Sections, et Paragraphes, et enfin en articles, alors que celui de la Suisse n’en possède que 54. et se présente en un simple livret.

                      Les travailleurs Suisses sont ils moins protégé ?

                      • escoe 5 mars 2013 18:39

                        C’est mal de mentir mais à l’UMP c’est difficile de se départir de ses mauvaises habitudes.





                      • null 5 mars 2013 19:09

                        « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »


                        Kessler MEDEF



                        • Gauche Normale Gauche Normale 5 mars 2013 19:43

                          Ces paroles sont celles d’un terroriste intellectuel, je ne vois pas d’autres mots. Entre 1944 et 1952 en plus, le pays était prospère, sans dette et à l’époque personne ne qualifiait la France de pays communiste !

                        • null 5 mars 2013 19:56

                          Tout à fait ! Pour moi, c’est hors de question d’y toucher. 


                          • sophie 6 mars 2013 18:05

                            Pour comprendre la portée de cet « accord », il faut avoir travaillé au moins un an dans une entreprise privée.

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