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Accueil du site > Actualités > Economie > Flinguez moi ce putain d’€ que je ne saurais plus (...)

Flinguez moi ce putain d’€ que je ne saurais plus voir...

...comme monnaie unique européenne pour qu’il puisse renaître de ses cendres, et comme le Phoenix, s’envoler plus haut et planer au dessus de toutes les autres monnaies en devenant, à l’échelle mondiale, la nouvelle monnaie de référence et de réserve. La monnaie soleil. Une monnaie commune à tous les pays, indépendante de toute forme de pouvoir politique, ayant une valeur propre basée sur des actifs tangibles, circulant librement en parallèle et harmonie avec les autres monnaies nationales, propres à chaque pays.

On dit qu’un état a 3 façons de s’acquitter de ses dettes : les impôts, la guerre et l’inflation (ou hyper inflation). Avec les deux premiers moyens ce sont les débiteurs (les peuples) qui trinquent. Avec une inflation (ou hyper inflation) les créanciers sont les perdants. Donc, c’est simple, on va organiser une hyper inflation rapide, contrôlée et limitée.... Même pas mal ! 

Mode d’emploi pour le déclenchement d’une hyper inflation "flash".

Le 26 mars, après la fermeture de Wall Street, les chefs d’état, annoncent que chacun des 16 états de la zone Euro, va remettre en circulation, dans les trois mois, des nouvelles monnaies indépendantes les unes des autres, l’Euro cessant d’être la monnaie unique et devenant une monnaie commune. Il y a aura donc une nouvelle peseta, un nouveau deutsche mark, un nouveau drachme, etc. Toutes les nouvelles monnaies ayant à la base, la même valeur qu’un €. Chaque pays émettra une quantité monétaire fixée par lui-même et qui serait communiquée dans les jours suivants. Dès cet instant, dans tous les pays de la zone Euro, les transferts bancaires sont bloqués et ne seront débloqués que le lundi 29 à 8h GMT.

Pendant ce w.e., les Parlements nationaux respectifs seront convoqués pour approuver les lois nécessaires. C’est le point zéro (P0). L’€ n’est plus la monnaie officielle d’aucun état, c’est une monnaie « locale », tolérée et libre de circulation.

Toutes les dettes des Etats et Bons du Trésor libellés en € sont, par force de loi, convertis et payables dans les nouvelles monnaies officielles correspondantes à chaque pays. Par exemple, une dette de la Grèce de 50 milliards d’€ devenant une dette de 50 milliards de drachmes. Une dette de l’Espagne de 200 milliards d’€ devenant une dette de 200 milliards de Pesetas, etc...ainsi que le paiement des intérêts. Dans chaque pays, tous les comptes bancaires sont par force de loi convertis dans leurs monnaies nationales respectives, avec la possibilité pour chaque détenteur, d’ouvrir un nouveau compte en €, sans aucun frais et au taux de change 1:1, dans les limites fixées par chaque Etat. Par exemple : les premiers 20.000€ (pour l’ensemble de comptes bancaires de chaque contribuable) peuvent rester en €. De 20.000 à 100.000€ il y aurait 20% obligatoirement échangés en monnaie nationale. Au-delà de 100.000€ ce serait 30%. Tous les produits bancaires non nominatifs en €, sont intégralement convertibles en monnaie nationale, comme les Bons de Caisse, Obligations, etc., ainsi que les assurances vie et fonds de pensions. Toutes les banques doivent immédiatement transférer les sommes converties en € dans les caisses de l’Etat. L’Etat créditant les Banques du même montant en monnaie nationale, pour qu’à leur tour, les Banques puissent créditer leurs clients forcés de changer une partie de leurs €. Tous les dettes des citoyens et des entreprises, à l’intérieur du pays en €, étant d’office converties en monnaie nationale. Toutes les dettes des citoyens et des entreprises envers un autre pays libellées en €, seront toujours payables en €. L’Etat, devient la Banque Centrale. Elle émet de la monnaie nationale et reçoit des €, au taux fixé 1:1, mais n’est pas obligé de faire l’échange dans l’autre sens, donc de reprendre de la monnaie nationale et de remettre des €. Ou alors elle peut le faire, mais au taux du marché, qui forcement ne sera pas le même. Les banques privées n’ont plus le droit de « créer » de la monnaie. Elles doivent l’emprunter à la Banque Centrale avant de le prêter à des tiers.

Le personnel des banques serait réquisitionné pour formation et préparation à l’ouverture des portes le lundi. La Police mobilisée et des patrouilles placées dans chaque banque surtout le lundi. Cela étant dit, vu que non seulement les premiers 20.000€ par citoyen sont épargnés, et que leurs dettes dévaluées de +/- 30%, en cas de troubles on ne risquerait pas de trouver ni des étudiants, chômeurs, agriculteurs ou des ouvriers....alors qui ?

 Pendant la période de transition de 3 mois, et qu’on puisse disposer des monnaies nationales physiques, les paiements dans les commerces pourront continuer à être exigés en € exclusivement, suivant le taux de change du marché.

Il est évident qu’il y aurait des gagnants et des perdants. C’est comme ça. Dans chaque pays, on instituerait des Tribunaux Economiques "d’Exception", sans droit d’appel, pour trancher tous les conflits, civils et commerciaux. Et des Tribunaux au niveau européen.

A ce moment précis, les Etats vont retrouver dans leur coffres, une somme considérable en €, qui leur sera bien utile pour payer les importations des matières premières. On va faire tourner les planches à billets (une fois redessinées) à plein régime. On va payer les dettes nationales existantes, et leurs intérêts, les salaires de fonctionnaires, etc, avec de la monnaie nationale fraîchement imprimée.

Chaque état aurait à décider, dans les plus brefs délais, la quantité de monnaie à émettre, en tenant compte de son déficit courant, sa dette, éventuellement en prévoyant un plan de relance, ses prévisions, etc... Sachant que d’un côté la somme totale de monnaie émise par les 16 Etats, aurait comme première conséquence une dévaluation de l’€, par rapport aux autres monnaies, ensuite chaque monnaie aurait une dévaluation ou réévaluation complémentaire par rapport aux autres monnaies des 16 Etats, en fonction de la masse monétaire émise, de l’état de leurs économies, perspectives de croissances, etc....qui serait fixée par le marché. Donc, chaque état reprend sa propre responsabilité et devra y faire face en assumant les conséquences de leurs décisions. Sachant qu’il s’agit de "one shot" et qu’il n’y aura pas d’autres occasions. Dans les pays de la zone euro, il y aurait une monnaie nationale, qui serait en quelque sorte le fond de roulement de l’état, dépendante du pouvoir politique et une autre monnaie, qui serait une monnaie de réserve et d’épargne des citoyens et des entreprises, indépendante du pouvoir politique. 

Donc, à ce moment là, l’€ a été flingué en tant que monnaie unique. Il est devenu une monnaie commune, de cours légal, autour duquel flottent les monnaies des 16 pays qui le composaient. Pendant quelques mois, le temps de faire les comptes, on va le laisser se repositionner sur le marché et profiter de ce temps pour préparer sa résurrection.

Il est évident, que la BCE ne devrait plus "s’occuper" de gérer l’€ pour limiter l’inflation, ou par rapport aux autres monnaies. On pourrait déterminer, très exactement la quantité d’€ existant sur le marché et la BCE serait totalement libérée des toute contrainte politique. On pourrait dire, sans peur de se tromper, que l’€ est la seule monnaie au monde, en libre circulation, une monnaie physique avec des billets et pièces de monnaie, avec une valeur propre, indépendante et protégée des nuisances du pouvoir politique, basée sur des actifs tangibles (la valeur résiduelle après émission de nouvelles masses monétaires) et fixée par le marché. On serait tenté de dire que l’€ "nouveau" c’est de l’or en barre, tellement il lui ressemblerait. De l’or en barre, mais en mieux, car pouvant être investi et donnant des "dividendes", facilement transportable, pouvant être facilement utilisé pour des paiements, partout au monde, avec des frais de change très réduits et avec quelques efforts, pouvant devenir un facteur de développement et du renouveau financier, stabilisant la finance internationale, réduisant le pouvoir de nuisance des politiques, des banksters et spéculateurs de tout poil. Une monnaie de référence et réserve parfaite ? Presque....

Les eurobanks (€B). 

Pour développer et améliorer les qualités de l’€, en tant que nouvelle monnaie de réserve, il faut la mettre à la portée de tous les autres citoyens du monde, pour augmenter la masse en circulation (et diminuer la volatilité) en réunissant le maximum de l’épargne mondiale, pour diluer les risques et le protéger de la voracité des politiques et des autres prédateurs économiques.

On peut y parvenir, en développant les opérations par Internet et en autorisant l’implantation des établissements bancaires (€B), contrôlés et dépendants de la BCE. Le développement de ces €B devrait se faire sous la forme bien connue de franchises, à savoir : un capital ("clean" et conséquent), du personnel compétent formé et diplômé par la BCE, un bâtiment bien adapté (surface et situation), une zone géographique exclusive, formation continue, surveillance étroite par des inspecteurs de la BCE, etc. Tout cela mis en route, le but de la nouvelle €B serait celui d’une caisse de épargne, recueillir l’épargne, le réinvestir localement, par exemple en accordant des prêts hypothécaires, en transmettant l’argent non réinvesti localement à la BCE ou en sollicitant des fonds complémentaires, et en réalisant les autres activités propres à une banque. Il y aurait une série de normes, établies par la BCE, déterminant les bases, les taux, procédures, etc., auxquelles ces nouveaux gérants €B devraient se soumettre. Tout cela dans le seul but de garantir, par des actifs tangibles côtés sur la valeur réelle, la stabilité à court et long terme, les sommes confiées à la BCE par les épargnants partout à travers le monde. Bien entendu tous les comptes seraient faits en €, quelque soit le pays. On prête des € et on reçoit des €. Chaque client assume le risque de change. La BCE devrait se donner des nouveaux statuts, accueillir des représentants des Banques Centrales des nouveaux pays "zone euro", constituant un Conseil d’Administration formé par des représentants des Banques Centrales et des "franchisés", fonctionnant en mode ouvert, avec des grilles de salaires de 1 à 20 (bonus compris), avec des bilans clairs et accessibles, s’organiser au niveau mondial par zones économiques, La BCE devrait s’offrir un système de paiement indépendant et propre à elle, principalement par Internet.

On n’en veut plus du US comme monnaie de réserve. L’€ comme monnaie unique est un facteur de déséquilibres économiques et mésententes politiques. Arrêtons les frais. Il est grand temps de stabiliser la situation, d’établir des nouvelles bases financières, de nettoyer et assainir les bilans et faire payer (dans tous les sens du terme) les responsables de ce gâchis et par dessus tout, redonner la confiance et l’espoir aux peuples.

D’autres pays ont imprimé et mis sur le marché des sommes d’argent colossales. La BCE en accord avec les pays composant la zone Euro peut prendre toutes les décisions qu’elle considère nécessaires. Au besoin, un ou un petit groupe de pays de la zone euro, peuvent en sortir indépendamment, de la façon déjà citée, en justifiant que la plupart des autres pays, n’a pas respecté le contrat initial : dette inférieure à 60% et déficit inférieur à 3%. Ni l’ont respecté ni n’ont pas la moindre perspective (sérieuse) d’y arriver, ou tout simplement invoquant les risques pour l’avenir de leur pays le fait de persévérer dans la même situation.


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19 réactions à cet article    


  • pierrot123 8 avril 2010 12:10

    « Y a qu’à »...« Faut qu’on »...

    C’est celà, oui...

    Ce qui s’appelle, pardonnez-moi, un « Bloubiboulga »...

    Allez plutôt faire un tour sur les sites de LEAP, Paul Jorion, Michel Collon, Pierre Jovanovic et quelques autres...
    Vous verrez que ça ne marche pas comme ça du tout.

    • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 8 avril 2010 13:23

      L’ortographe réelle est Gloubi-boulga : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gloubi-boulga


    • bonsens 8 avril 2010 13:14

      Au dela du y’a qu’a , faut qu’on qui peut être ressenti come un peu péremptoire ( personnellement , je pense qu’il sous estime fortement la capacité des différents « acteurs » du systéme bruxellois actuel à la mésentente , à la mesquinerie et à la complication à plaisir, ainsi que celle de leurs états « membres » aux mêmes travers (N.B. membres , je ne sais pas , mais pas membres virils en tout cas , au vu de leur lacheté et compromission répétitive lol ) , ainsi que la capacité de nuisance de ceux qui estiment avoir à y perdre , et celles de certaines personnes ou institutions qui préférent nous voir reculer de 50 ans en niveau de vie plutôt que de devoir avaler sans sel leur catéchisme européiste .
       Au delà de tout cela , donc , au moins , l’auteur lance un débat intéressant : comment sortir de l’euro .... C’est pourquoi je plusse cet article


      • Cicéror 8 avril 2010 13:44

        Je pense que vous avez tout compris. J’imagine pertinemment les conséquences « diverses » en fonction des avoirs et des intérêts de chacun. Une chose est claire, l’€ tel quel, n’est pas viable et il faudra trouver une sortie. Il y a aura une décission politique à prendre, il s’agira de décider qui va passer à la caisse : le capital ou le peuple. pour moi c’est tout vu : ce sera le peuple, comme d’hab. A la vue des derniers événements, (du côté du club Med) les choses pourraient se précipiter, bien plus vite qu’on puisse l’imaginer, regardez les capitaux quitter les banques grècques... Mon article n’a pas d’autres vues que d’imaginer une sortie positive pour l’€, en tant que monnaie de réserve, car pour moi il n’y a pas de meilleure future monnaie de reserve. D’un autre côté, le basculement se ferait au détriment du grand capital, vu les centaines de milliards qu’on vient de leur filer, de nos futurs impôts.... 
        Les choses sont bien plus simples qu’on les imagine, il suffit d’avoir le courage politique, et rien d’autre. Quand on veut on trouve le moyen et quand on ne veut pas on trouve une excuse. 
        Malheureusement quand les politiques prendrons leurs décissions, les capitaux se seront mis à l’abri et il ne restera que le peuple.


      • BA 8 avril 2010 13:44

        Jeudi 8 avril 2010 :

        Grèce : taux des obligations grecques à son plus haut historique (7,322 %).

        Le taux des obligations grecques à dix ans a atteint jeudi matin le niveau historique de 7,322 %, du jamais vu depuis l’adoption de l’euro par la Grèce en 2001, en raison des inquiétudes qui pèsent toujours sur la capacité du pays à financer sa dette.

        A 09H55 (07H55 GMT), l’obligation d’Etat grecque à 10 ans avait un rendement de 7,322 %.

        Le différentiel (« spread ») avec l’obligation d’Etat allemande, le Bund 10 ans, qui sert de référence sur le marché obligataire européen, atteignait ainsi 424 points de base, également un plus haut depuis l’entrée de la Grèce dans la zone euro.

        Concrètement, cela signifie que la Grèce doit offrir aux investisseurs un taux d’intérêt de 4,24 points de pourcentage supérieur à celui de l’Allemagne, pour emprunter sur le marché obligataire afin de refinancer sa dette.

        http://www.romandie.com/infos/news/201004081007200AWP.asp

        Préparez-vous.

        Attachez vos ceintures.

        La zone euro va exploser.


        • plancherDesVaches 8 avril 2010 13:47

          La Chine, il y a un an, a proposé de créer un panier de monnaies mondiales commun.
          Ceci avait pour but de bloquer à la base la crise monnétaire qui démarre maintenant.

          Elle s’est fait envoyer dans le décor par les US (qui ont aussi refusé qu’elle ait plus de droit de vote dans les institutions financières tel le FMI).

          Nous allons donc avoir droit à la deuxième phase de la crise (qui vient de commencer avec le cas de la Grèce) qui est une crise monnétaire.
          Car il ne faut pas oublier que les « investisseurs » ont faim. Leurs pompes à fric habituelles ne rapportant plus suffisament pour qu’ils bandent.

          Ainsi, quelque soit la monnaie, le probléme sera le même.
          Et au plus cette monnaie est faible en quantité, au plus elle est facilement attaquable.

          Il faut donc rester à l’Euro jusqu’à ce que le dollar se casse la gueule.
          Nous aurons ainsi réalisé la même chose que ce qu’on fait : les BRIC, Pays du Golfe, Zone de Libre échange Chinois, l’accord SUCRE en Amérique Latine,...

          Soit : s’isoler le plus possible du dollar.


          • Cicéror 8 avril 2010 16:18

            Tout le monde a des projets pour une monnaie de reserve...mais il n’y encore rien de concret. Le monde a un besoin urgent d’une monnaie de reserve deconnectée des politiques. Il n’y a pas assez d’or !. L’€ est parfaite, parce qu’elle existe « physiquement », en quantité, distribuée par tout, avec une bonne base (Europe). Il n’y a qu’un problème : les USA feront tout pour empêcher n’importe quelle monnaie de lui faire concurrence, surtout si elle est crédible. L’€ est la plus credible....à condition de se détacher des politiques et d’être basé sur des actifs tangibles. C’est possible de le faire.
            Le $ est mort, parce que la dette des USA n’est pas payable...ou alors bonjour l’hyperinflation ! Je ne serais pas du tout étonné qu’une des ces lundi matins on regarde à la TV « un nouveau US$ » (bleu, peut-être) mis en circulation à changer 8:1....Et je vous parie qu’on va se les arracher ! Faute de mieux....


          • BA 8 avril 2010 16:02


            Jeudi 8 avril 2010 :

             

            Grèce : les Grecs au guichet pour retirer leur argent.

             

            La situation de la Grèce angoisse ses habitants, qui auraient déjà retiré auprès des quatre principales banques environ 10 milliards d’euros. Les banques grecques demandent à l’Etat de les aider, au moment où les taux obligataires sont au plus haut.

            Sur les seuls deux premiers mois de l’année, les Grecs ont retiré de leurs comptes bancaires environ 4,5 % du total de l’argent dans le système bancaire du pays, d’après la Banque centrale grecque.

            Les quatre plus grosses banques grecques - National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank - déplorent l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros des comptes de dépôts, et implorent le gouvernement de les aider, rapporte le Financial Times dans son édition de jeudi.

            George Papaconstantinou, le ministre des Finances, a indiqué mercredi que l’ensemble des banques avaient demandé les 28 milliards d’euros restants du plan de soutien financier apporté par l’Etat aux banques au plus fort de la crise en 2008.

            Ces appels au secours interviennent alors que les taux d’intérêts grecs ont battu des records cette semaine. Ce jeudi, le rendement (taux) de l’obligation grecque à 10 ans a atteint 7,31 %. Un record historique.

            Les rendements grecs s’éloignent ainsi du taux de référence, le Bund allemand, le fossé entre les deux se creusant à plus de 400 points de base (4 points de pourcentage).

            Les marchés ont réagi au jugement d’Athènes, selon lequel les mesures proposées par le FMI sont trop sévères. « C’est une des raisons, mais il y en a d’autres, comme des investisseurs qui se trouvent forcés de vendre parce que les taux sont maintenant trop élevés », explique Jean-François Robin, analyste chez Natixis.




            http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/04/08/04016-20100408ARTFIG00381-les-grecs-au-guichet-pour-retirer-leur-argent-.php


            • Cicéror 8 avril 2010 16:33

               J’y fais des tours très régulièrement...mais je suis pas obligé de tout prendre « cash ». Je me reserve le droit d’avoir une opinion, très personnelle, et surtout capable de penser autrement. L’article on peut le résumer comme ceci : on sort de l’€ et on revient à chacun sa monnaie (mais de façon limitée, l’épargne restant en €) en passant le gros de la facture aux grands capitaux, on fait évoluer l’€ vers une monnaie de réserve (avant qu’il n’arrive quelqu’un d’autre,...un nouveau US$ ?), on élimine la plupart des dettes (pour éviter de faire payer des intérêts au peuple (ad vitae aeternam), on modifie la legislation pour limiter le pouvoir des politiques à dépasser le budget et faire des emprunts et on relance l’économie (par des grands travaux, la recherche, etc.). Le problème de l’Europe n’est pas la monnaie, mais le manque d’un vrai leader, courageux et capable de prendre de décissions sans demander la permission à la Maison Blanche.


              • rastapopulo rastapopulo 10 avril 2010 01:36

                tu veux dire à la City sans quoi une régulation serait déjà appliquée ?


              • drlapiano 8 avril 2010 16:38

                « A ce moment précis, les Etats vont retrouver dans leur coffres, une somme considérable en €, qui leur sera bien utile pour payer les importations des matières premières. On va faire tourner les planches à billets (une fois redessinées) à plein régime. On va payer les dettes nationales existantes, et leurs intérêts, les salaires de fonctionnaires, etc, avec de la monnaie nationale fraîchement imprimée. »

                Ça, moi je dis, c’est grand c’est une de ces grandes envolées AgoraVoxienne qui confine au sublime !

                Encore ! Encore ! dit la foule impatiente ... bon voilà :
                « Il est évident, que la BCE ne devrait plus « s’occuper » de gérer l’€ pour limiter l’inflation, ou par rapport aux autres monnaies. On pourrait déterminer, très exactement la quantité d’€ existant sur le marché et la BCE serait totalement libérée des toute contrainte politique. »

                Sublime non ? surtout le « il est évident » !

                Sans hésiter je décerne le 3ème prix de l’Urinoir d’Agora-Vox !


                • Cicéror 8 avril 2010 17:54

                  @ drlpiano
                  @pierrot123
                  Les USA et les anglais sont en train de faire exactement cela, payer les dettes en imprimant de la monnaie.....par trillions !. 
                  En ce qui concerne l’article....pour la forme...je m’en fous ! je ne suis pas journaliste, ni économiste (ça peut se remarquer aisement !). D’ailleurs c’était au 3ème dègré, fallait-il le préciser ?
                  Je pense que Agoravox est un site « alternatif » qui merite des idées ALTERNATIVES !. Je ne vois pas l’intérêts d’écrire les mêmes articles que le Monde, ou que Paul Jorion, par exemple. Ils le font déjà très bien. Par contre sur le concept : retourner aux monnaies nationales pour que l’€ devienne monnaie de réserve ? Avez-vous déjà lu cela quelque part ? à la vue des événements...avez-vous une meilleure idée ?
                  Je suis designer, depuis plus de 30 ans, et mon travail consiste à penser « autrement ». Au départ il y a le concept...et puis on s’occupe des détails. Si on n’a pas la direction à prendre...ce n’est pas la peine de se mettre en route. Cela étant dit....toutes mes idées ne sont pas sublimes, mais là, je crois que l’idée n’était pas si mauvaise que cela.
                  Dans tous les cas je ne aucunement l’intention d’aligner ma pensée sur qui que ce soit. Alors, pour les détails...lissez Rubini, Stiglitz, etc...


                • Lemiamat 8 avril 2010 16:43

                  « une inflation (ou hyper inflation) les créanciers sont les perdants » : Vous oubliez aussi les futurs emprunteurs qui le feront à un taux plus élevé, eh oui les créanciers se sont fait avoir une fois mais pas deux.
                  C’est incroyable cette mentalité de toujours faire payer les autres (ici en l’occurrence nos futurs enfats) et puis c’est honorable hein ??
                  N’oubliez jamais de raisonner sur le long terme !!!!


                  • Asp Explorer Asp Explorer 8 avril 2010 17:06

                    Ils n’ont qu’à se passer d’emprunter.


                  • Lemiamat 8 avril 2010 17:14

                    Oui mais non... L’investissement permet de créer les emplois par augmentation de productivité, hausse du volume.... Se passer d’emprunter c’est avoir peur de l’avenir, et c’est surtout un manque à gagner pour la société (humaine) dans son ensemble.
                    Un exemple plus qu’un long discours :
                    Un agriculteur produit 100, il sait (étude de marché) que la consommation générale augmentera à 120 dans 1 an. A t il intérêt d’investir (évidemment le preteur doit accepter le risque que si l’agriculteur se goure, pas d’argent) tout de suite en empruntant (à un certain taux) ou bien économiser la somme nécessaire durant x années pour ensuite investir ?? On voit bien les variables nécessaires au choix d’investir :
                    le montant emprunté
                    le taux d’emprunt
                    la durée d’emprunt
                    les gains supplémentaires grace à l’investissement.
                    Soit le TRI (Temps de Retour sur Investissement)..

                    Moralité : Faut investir c’est bon pour la santé


                  • rastapopulo rastapopulo 10 avril 2010 01:40

                    C’est l’investissement publique dont il manque !

                    Un état est devenu un mendiant avec l’idéologie anti-souveraineté.


                  • DG. DG. 8 avril 2010 18:01

                    tout ça c’est bien joli, même intéressant

                    mais si c’est pour que les etats continuent d’emprunter, cela ne change pas grand chose.
                    Aucun état ne doit emprunter, c’est la seul qui importe.


                    • Cicéror 8 avril 2010 18:34

                      C’est exactement ce que je viens de dire, dans un de mes derniers commentaires. Il faut limiter le pouvoir de politiques pour dépasser le budget et faire des emprunts.
                      Le problème n’est pas de faire des emprunts....mais ce qu’on compte faire de l’argent récolté. Rarement c’est pour « l’investir » sur le long terme pour qu’il puisse générer du progrès, comme dans la recherche, l’éducation, les infrastructures, etc. Le plus souvent c’est une manque de rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat, ils font n’importe quoi parce qu’ils savent qu’il n’y a qu’à redemander, et par dessus tout ils ne risquent rien ! Pas de fallite personnelle, pas de perte de leur pension, pas de poursuites d’aucune sorte....rien ! Ils ne risquent rien !


                    • BA 8 avril 2010 21:48

                      Jeudi 8 avril 2010 :

                      Le taux des obligations grecques à dix ans a atteint jeudi un niveau historique de 7,508 %, inconnu depuis l’adoption de l’euro par la Grèce en 2001.

                      Les investisseurs s’inquiètent de plus en plus de la capacité du pays à financer sa dette.

                      La prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts de l’Etat grec plutôt que des obligations souveraines allemandes, référence dans la zone euro, a atteint dans la matinée, à 456 points de base, soit près de 40 points de base de plus que la veille. Concrètement, cela signifie que la Grèce doit offrir aux investisseurs un taux d’intérêt de 4,56 points de pourcentage supérieur à celui de l’Allemagne, pour emprunter sur le marché obligataire afin de refinancer sa dette.

                      La courbe des rendements grecs entre 2 et 10 ans est restée inversée, le 2 ans restant fermement au-dessus du 10 ans, ce qui atteste des craintes d’une crise de liquidité à court terme.

                      Le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou a affirmé que le pays va continuer à emprunter malgré ces taux élevés. « Le gouvernement a lancé un programme sérieux de stabilisation, il exécute avec attention le budget et suit un programme de changements structurels importants », a-t-il dit au cours d’un débat parlementaire sur un projet de loi de finances.

                      L’agence de notation internationale Standard & Poor’s n’a pas exclu une dégradation de la notation de la Grèce si ses coûts d’emprunt restent élevés.

                      http://www.lesechos.fr/info/marches/300422837.htm?xtor=EPR-1001-[infosoir]-20100408

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Cicéror


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