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Accueil du site > Actualités > Economie > Foire Aux Questions sur l’Euro ! Pour en finir avec les (...)

Foire Aux Questions sur l’Euro ! Pour en finir avec les mythes

Les débats sur l'euro sont l’occasion d’entendre tous les poncifs et contre-vérités avancés sans être vérifiés. Cet article est l'occasion de répondre aux questions relatives à la monnaie unique qui reviennent souvent, de manière argumentée et déshystérisée. 

1/ L’euro nous condamne-t-il à l’austérité ?

     L’euro n’est pas simplement incarné par des billets et des pièces en circulation. C’est aussi un mode de gouvernance particulier mis en place par les dirigeants européens au fil des années.

Ainsi, un cadre réglementaire précis, spécifique et supra-national (qui s’impose donc aux normes françaises) existe dans le but de « sauver » la monnaie unique. Or, l’essentiel de ce cadre s’articule autour d’un noyau austéritaire composé de deux grands corpus : le Six-pack et le Two-pack.

  • Le premier est composé de 4 règlements européens (textes auto-exécutoires) et de 2 directives.

Il prévoit notamment une procédure de déficit excessif (c’est-à-dire supérieur à 3% du PIB), si un pays ne respecte pas les « recommandations du conseil » (en réalité de la Commission Européenne). En ce cas, la Commission pourra in fine imposer des sanctions financières aux Etats, sauf si le Conseil de l’UE (les ministres compétents des Etats membres de l’UE) s’y oppose (à la majorité qualifiée inversée). Les sanctions peuvent se monter à 0,2% du PIB du pays.

Les recommandations de la Commission ne sont pas des conseils d’amis. Elles s’inscrivent dans ce que l’on appelle le « semestre européen » et doivent leur existence juridique à l’article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) à travers la dénomination de « grandes orientations de politique économique » (GOPE).

A ce titre, pour 2013, on trouve pêle-mêle dans les recommandations :

- la nécessité du retour à l’équilibre budgétaire, c’est-à-dire, consacrer toutes les recettes imprévues à la réduction des déficits, et réexaminer tous les postes dans les sous-secteurs de l’administration publiques

- Retraites : la désindexation, augmenter l’âge légal de départ à la retraite, la durée de cotisation, suppression des régimes spéciaux. Mais : « éviter une augmentation des cotisations sociales patronales »

- La réduction du « coût du travail » (réduction des cotisations sociales patronales, révision du SMIC

- La simplification de l’autorisation des ouvertures de commerces, fin des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité pour les clients autres que les ménages

- La diminution des taux d’impôt sur le revenu et sur les sociétés, le rapprochement des taux réduits de TVA du taux normal, TVA sociale…

- La flexibilisation du marché du travail…

 On retrouve étrangement ici des thèmes repris par le gouvernement Ayrault puis Valls…

Pour 2014, la Commission nous conseille de manière pusillanimement de revoir le niveau de notre SMIC pour les actifs les moins qualifiés (les jeunes notamment…), de poursuivre l’effort de baisse des « charges » et toute une panoplie de libéralisations…

  • Le second corpus, le Two-pack, comprend deux règlements. Il organise le « Semestre Européen » où les gouvernements doivent remettre, avec les programmes de réforme, un plan budgétaire à moyen terme (avant le 30 avril). Ce dernier, défini dans le cadre du Six-Pack, vise à ce que les Etats atteignent un déficit structurel inférieur à 1% du PIB. La France s’est cependant engagée à atteindre 0%.

Il impose en outre de communiquer à la Commission leur projet de loi de finances (« plan budgétaire ») avant le 15 octobre. La Commission adopte un avis avant la fin novembre. Si la Commission estime que ce plan présente un « manquement particulièrement grave », elle pourra (après avoir consulté l’Etat concerné) en demander la révision.

Un État placé sur surveillance renforcée devra adopter, en concertation avec la Commission et la BCE, des mesures visant à remédier aux causes de ses difficultés, et remettre un rapport trimestriel.

(UMP, PS, Modem ont voté pour au parlement européen)

Une disposition davantage cosmétique vient chapeauter le tout : le TSCG qui impose une règle d’or dans le droit national. En France, oblige l’État à retrouver l’équilibre structurel de ses comptes publics, soit un déficit structurel limité à 0%.

Bref, tout cet arsenal concourt à penser que l’austérité est juridiquement organisée, ce qui laisse peu de place aux « relances » revendiquées par certains égarés du PS, qui approuvent et votent le contraire de ce qu’ils clament, en se passant ainsi des menottes en plastiques.

 

Quels ont été les effets des politiques d’austérité ?

    Les consolidations budgétaires organisées par Bruxelles avec la complicité des Etats membres coûtent cher. L’OFCE a tenté de calculer l’impact de l’austérité sur la croissance en France. En effet, la politique budgétaire n’est pas neutre (au grand désarroi des libéraux qui ont une approche comptable des choses).

Ainsi, il est désormais communément admis que lorsqu’on diminue la dépense publique de 1%, l’impact négatif sur le PIB est supérieur à 1% (probablement autour de 1,3). C’est le fameux multiplicateur des dépenses publiques. (S’agissant des impôts, il est plutôt autour de 0,8[1]). Au total, depuis 2010, la France a perdu 7 points de PIB en raison de l’austérité selon l’OFCE, et 4,8 (pour la période 2011/2013) selon la direction « EcFi » de la Commission Européenne.

 

Effets :

France : Impact de l’austérité sur la croissance (en point de PIB). OFCE[2]

2010 2011 2012 2013 2014 TOTAL
-0.7 -1.5 -2 -2.2 -1.3 -7.7
 
 
Selon la direction EcFi de la Commission[3] pour la période 2011/2013
France  Allemagne Italie    Espagne Grèce 
-4.8 -3.9 -4.8 -5.4 -8
 

Encadré 2 : Bilan économique et social :

Grèce : 2008-2013 : PIB : -25%, population : -10%, chômage : multiplié par 240%, SMIC : -25%, suicides : +50%, 45% des Grecs sous le seuil de pauvreté de 2009.

Espagne : chômage : +170% (10 à 27%). Chômage des jeunes : 55%. Dette : + 25% en 3 ans. (68% du PIB en 2011, 85% en 2012 et 90% en 2013). (Budget 2013 : baisse de 6,3% des allocations chômage, baisse de 31% des fonds pour payer les salaires dans les entreprises déclarées insolvables, baisse de 14,5% du budget de du Ministère de l’éducation, baisse de 14% du budget des services sociaux (personnes âgées et handicapées…).

On voit donc que l’austérité organisée par Bruxelles n’est peut-être pas la voie à privilégier en temps de crise.

 

2/ Les origines de la crise de la zone euro : la faute aux dépenses publiques ?

La crise de la zone euro est une crise de l’endettement privé (cf graphique1 ), permis par des taux d’intérêt réels faibles, comme le reconnait Vitor Constancio, vice-président de la BCE[4].

Graphique 1 (source : Alberto Bagnai, 2013)

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En effet, l’euro a conféré des taux d’intérêt allemands aux pays périphériques, alors que leur inflation (du fait que leur économie était en rattrapage, ce qui induit de la croissance mais aussi de l’inflation) était supérieure à celle de l’Allemagne. Les taux réels (qui sont les taux nominaux (ceux inscrits sur le contrat) moins l’inflation) étaient donc négatifs.

En clair, emprunter rapportait de l’argent ! Les investisseurs ont donc été conduits à s’endetter (vu que l’argent n’était pas cher). Le problème était alors que ces investissements ne nourrissaient pas des secteurs productifs et à forts gains de productivité, mais des secteurs à la forte rentabilité à court terme comme la construction par exemple en Espagne notamment, débouchant sur des bulles spéculatives. Le crédit coulant à flot, la consommation des ménages augmenta, la demande intérieure également, ce qui accru les importations dans ces pays. Le déficit extérieur courant s’est alors élargi, amplifiant la dette extérieure.

Ainsi, P.Artus explique que la « La crise de la zone euro était donc initialement une crise de balance des paiements due à l’excès de demande privée ; elle est devenue une crise des dettes publiques due à l’excès de demande publique. »[5]

 

Contrairement aux européistes fous et obnubilés par leurs « illusions » supranationales[6] qui pariaient sur la fin des crises de la balance des paiements, les pays périphériques de la zone euro ont subi de plein fouet ce que J.Pisani-Ferry pensait comme révolu en 1990[7]. En effet, de 1999 à 2008, l’épargne des pays du nord de la zone finançait les déficits extérieurs des pays du Sud. Avec la crise financière de 2008, il y eut ce qu’on appelle un « sudden stop », c’est-à-dire que les épargnants du nord ne voulaient plus financer les déficits du Sud. Ceci conduisit à une fragmentation des marchés financiers et à une nécessite pour les pays périphériques de procéder à une élimination de leur déficits extérieurs (qu’ils ne pouvaient plus financer aussi facilement) en diminuant leur demande intérieur (donc réduire les importations). 

Cependant, l’austérité apparait comme nocive. Comme le rappelle P.Krugman, « il est plus facile de reculer l’heure d’une heure (dévaluation), que de demander à tout le monde devenir une heure à l’avance (accepter des baisses de salaires). [8] » En effet, la dévaluation interne suppose une flexibilité remarquable du marché du travail et de l’ajustement des « prix » (des salaires) à la baisse. Or, dans la plupart des pays européens (sauf l’Irlande), les salaires sont plutôt rigides, c’est-à-dire qu’ils baissent difficilement. (cf graphique 3).

En revanche, la dévaluation à l’avantage de réaliser l’ajustement de manière quasi-instantanée.

Graphique 3

 

 

3/ L’euro tue-t-il notre industrie et nos exportations ?

Premièrement, attachons nous aux faits :

L’emploi dans l’industrie manufacturière en France a chuté de 20% depuis 2001 et les parts de marché de la France dans le monde de 40% entre 1998 et 2010. Cette dégradation est uniformément répartie puisque la perte des parts de marché se réalise avec l’ensemble des partenaires commerciaux (graphique 4).

Graphique 4

Certes, nous disposons du même taux de change nominal que les autres membres de la zone euro. Cependant, il faut regarder les choses en termes réels, c’est-à-dire en prenant en compte les différentiels d’inflation et d’évolution des coûts entre les différents pays. (graphique 5 ).

 Lecture : le coût salarial unitaire (qui mesure le rapport entre le coût du travail et la productivité) a augmenté de 2% en Allemagne de 2000 à 2010, et d’environ 23% en France.

Le taux de change effectif réel déflaté par les coûts ( qui mesure le taux de change d’un pays à l’égard de l’ensemble de ses partenaires en prenant en compte ses coûts salariaux) a augmenté de 12% en France durant la période 2000-2010 et de 2% en Allemagne.

Le taux de change effectif réel déflaté par les prix ( en prenant en compte les différences d’inflation) a augmenté de 7,5% en France, contre 6% en Allemagne.

On s’aperçoit que les coûts salariaux unitaires (rapport entre coût du travail et la productivité) ont augmenté moins vite en Allemagne qu’ailleurs. Ainsi, cette dernière a gagné en compétitivité-prix (compétitivité par rapport au prix des produits vendus) au détriment de ses « partenaires », suivant ainsi une politique non-coopérative de « beggar-thy-neighbour » (exploitation du voisin) en « mangeant » les parts de marché et les capacités de production manufacturière (cf graphique 6).

Dans une moindre mesure, les écarts d’inflation ont aussi joué un rôle suivant le même mécanisme (une inflation plus élevée diminue la compétitivité-prix).

Graphique 6

Cependant, une taux de change unique interdit de répliquer par une dépréciation du change, et l’unique solution est alors la course à la « dévaluation fiscale » (baisse des charges pour les entreprises, augmentation des impôts pour les ménages, par exemple), ou à une politique déflationniste (baisse des salaires).

Deuxièmement, et contrairement à ce qu’on entend y compris dans la bouche d’économistes, le taux de change de l’euro affecte le commerce intra-zone, par un mécanisme simple. 

Prenons l’exemple d’une automobile : si l’euro s’apprécie, il devient plus avantageux pour un allemand d’acheter une voiture coréenne que française (de même niveau de gamme). C’est ce qu’explique le professeur Werrebrouck. (« Pour autant, cet environnement est négativement affecté par la hausse du taux de change : des exportateurs originaires de l’extérieur de la zone euro viennent concurrencer en Italie les exportations françaises. (…) Chaque Pays voit ses exportations affectées dans la zone par la présence de marchandises substituables importées depuis l’extérieur de la zone »[9])

Il y a donc un lien évident entre l’euro et la perte des parts de marché déjà révélé en 2008 dans une étude de l’INSEE[10]. (cf graphique 7).

Graphique 7

 

Ceci s’explique par la forte élasticités-prix (sensibilité des produits au prix) des exportations françaises : la demande étrangère est très sensible au prix des produits français et au taux de change. Si le taux de change de l’euro augmente de 1%, la demande pour les biens exportés français diminue de 1,1% contre 0,2 en Allemagne ! En d’autres termes, l’Allemagne est insensible à l’augmentation du taux de change de l’euro, quand la France en est largement affectée. Ceci est attesté par le propre modèle économique du ministère des finances (pour toute appréciation de l’euro de 10%, l’impact sur le PIB est de -1,2 point au bout de 2 ans).

La forte sensibilité des produits exportés français au taux de change s’explique par l’absence de « montée en gamme » de l’industrie française.

Selon P.Artus, dans la période 1970-1980, la dévaluation permettait de soutenir la compétitivité et la profitabilité malgré le faible niveau de gamme.

Dans les années 1990, la perte de compétitive de l’Allemagne (due à la réunification) a protégé l’industrie français (d’où un excédent commercial durant cette période).

Mais, dès la fin des années 1990 et au début des années 2000, la concurrence des pays émergents à faibles coûts salariaux et la politique de cavalier solitaire de l’Allemagne (expliquée plus haut) et l’impossibilité de dévaluer pour la France, ont conduit à l’apparition puis l’accroissement du déficit extérieur.

Par ailleurs, conformément à l’effet Eichengreen-Krugman[11], les pays du nord ont siphonné les capacités de production des pays du Sud. (cf graphique 6 plus haut) … Les pays périphériques doivent alors se contenter d’emplois dans les services, moins rémunérateurs, et aux faibles gains de productivité.

L’euro est condamné à être inadapté et à faire des mécontents :

Il existe deux mouvements asymétriques :

L’industrie manufacturière française est très sensible au taux de change de l’euro tandis que le reste de la zone euro (l’Allemagne) peut se satisfaire d’une monnaie surévaluée (cf Tableau 1). Le Taux de change est le seul élément « d’asymétrie » entre la France et la Zone euro (ou plutôt l’Allemagne). En effet, lorsqu’on regarde le coût des matières premières ou des services aux entreprises, ceux-ci ont un impact similaire sur le prix de vente final des produits industriels français et allemands (la corrélation est équivalente dans les deux cas)[12].

Tableau 1

 L’effet « prix de vente » montre l’impact d’une hausse de l’euro sur le prix de vente final des produits exportés français et allemands. On voit très largement (avec une corrélation satisfaisante de -0,8), que lorsque l’euro s’apprécie, les entreprises françaises sont obligées de diminuer leur prix de vente (puisque les produits sont devenus plus chers relativement au dollar par exemple), en rognant sur leurs marges.

En revanche, pour l’Allemagne, la corrélation est positive, cela signifie que les entreprises exportatrices allemandes réussissent à faire « passer » dans leur prix de vente l’augmentation de l’euro, sans que cela ne les pénalise. 

L’effet « prix des consommations intermédiaires » détermine l’impact d’une hausse ou baisse de l’euro sur le prix des produits importés par les entreprises nationales, nécessaires à la production du produit final (qui sera réexporté). Une hausse de l’euro permet de réduire le coût de ces consommations intermédiaires importées.

En France, l’effet « prix de vente » l’emporte sur l’effet « consommations intermédiaires », et l’inverse pour l’Allemagne, d’où l’asymétrie.

Ceci est par ailleurs corroboré par direction générale du Trésor de février 2014[13] : (graphique 8)

« La détérioration de la contribution des produits « prix » au solde commercial français peut donc être ramenée à la progression peu favorable de leurs exportations, qui s’expliquerait au moins pour partie par la dégradation de la compétitivité-prix française entre 2000 et 2011 sous l’effet notamment de l’appréciation de l’euro. (…) La bonne tenue de l’excédent « qualité » confirme pour sa part la performance honorable de la France en termes de compétitivité hors-prix ».

Graphique 8

Lorsque l’euro monte, la balance commerciale concernant les produits sensibles au prix diminue largement, alors que les biens dits de « qualité » ne bougent pas.

 

4/ L’euro fait-il baisser les salaires et grimper les prix ou bien mène-t-il à la déflation ?

L’euro est souvent évoqué comme ayant fait monter les prix et diminuer les salaires. Qu’en est-il vraiment ?

 Tout d’abord, concernant les revenus, le revenu disponible réel depuis 2010 a en moyenne, baissé de 1% chaque année en zone euro. Ceci se ressent dans les chiffres de la demande intérieure (hors Allemagne) qui a baissé de 10% depuis 2008.

 S’agissant de l’inflation, et spécifiquement pour la France, on peut s’interroger sur le mode de calcul de celle-ci par l’INSEE. Tout d’abord, l’institut ne prend pas compte de la durée de vie des biens (il est évident qu’un bien d’équipement qui durera 10 ans n’aura pas le même impact pour la consommation du ménage qu’un bien qui en durera 2 ans).

Ensuite, l’évaluation de l’inflation reste subjective. La part des loyers dans le panier moyen des ménages est largement sous-estimée (à 6% de la consommation, alors qu’en réalité, la part est plutôt proche de 20% à 34%).

L’inflation est également beaucoup plus forte pour les ménages à faibles revenus ( quasiment le double !).

Enfin, certaines dépenses ne sont pas prises en compte (l’immobilier est considéré comme de l’investissement des ménages)… [14].

  Cependant, il serait faux d’en attribuer tous les torts à l’euro. En effet, la zone euro traverse plutôt une période de désinflation (baisse de l’inflation), qui vire à la déflation (équilibre où l’inflation négative est généralisée).

 La déflation est clairement la conséquence de la baisse des salaires et de l’euro cher, puisque le premier phénomène casse la demande intérieure, et que le second amène de la « déflation importée », car les produits importés en dollar sont relativement moins chers. Les prix augmentent peu, ou diminuent donc.

Cette déflation importée est ensuite transmise à l’ensemble de l’économie, conduit à un mouvement d’épargne et de baisse des investissements (étant donné que les agents anticipent une baisse des prix, ils repoussent leurs achats).

Par ailleurs, la déflation peut être difficilement solvable. En effet, lorsque l’inflation diminue trop, la banque centrale a tendance à réduire ses taux directeurs en espérant une relance du crédit aux ménages et aux entreprises (étant donné que les taux payés les agents pour investir ou consommer baissent) et éviter les mouvements d’épargne.

Cependant, la BCE est arrivée à des taux directeurs quasiment nuls et ne peut descendre en dessous de ce que l’on appelle la «  Zero lower Bound  » (la borne inférieure zéro) : elle ne peut abaisser ses taux en dessous de 0 ! A cause de cette contrainte de positivité, elle ne peut plus lutter efficacement contre la déflation. Mais danger : si les taux nominaux (le taux inscrit sur les contrats) ne bougent pas, et que l’inflation diminue, alors le taux réel (c’est-à-dire le taux nominal – inflation) augmente, décourageant ainsi les entreprises d’investir (puisque le coût de l’emprunt est en termes réels plus cher), et incitant à l’épargne (puisque le taux d’intérêt réel devient plus rémunérateur et que la faible inflation « ronge » moins l’épargne).

Le problème étant que le taux d’intérêt réel (noté r) théorique qui égalise l’épargne et l’investissement, (nommé taux d’intérêt réel naturel), est probablement négatif.

Or, avec la contrainte de positivité des taux nominaux ( i > 0) et la faible inflation ( π ≤ 0), le taux d’intérêt réel r ( = i – π ) augmente et est positif.

L’épargne est alors encouragée (ce qui comprime la demande intérieure puisque qu’on ne consomme plus, favorise les exportations, d’où l’énorme excédent extérieur de la zone euro) au détriment de l’investissement, déprimant l’activité économique à long terme.

Non, la crise n’est pas finie !

 

 5/ Fédéralisme budgétaire et baisse de l’euro : Pourquoi les solutions à la crise de l’euro n’en sont pas ?

  Il est assez généralement admis que la zone euro n’est pas une « zone monétaire optimale », c’est-à-dire qu’elle ne répond pas aux conditions énoncées notamment par R.Mundell. Ce dernier, pourtant partisan de l’Union Economique Monétaire, montrent qu’une ZMO (zone monétaire optimale) nécessite que les chocs asymétriques (un pays en crise …) soient compensés notamment par des transferts budgétaires, une fluidité du marché du travail (mobilité des facteurs de production) permettant une circulation des travailleurs...

L’une des solutions souvent évoquée est le recours à des transferts budgétaires, par un fédéralisme budgétaire. En clair, les Etats en bonne santé financeraient les Etats en mauvaise situation.

Cependant, ce fédéralisme (en dehors de son irréalisme politique), a un coût. P.Artus le chiffre à 12,7% et J.Sapir à 8% du PIB[15], l’essentiel étant assuré par l’Allemagne (en clair, il faudrait augmenter la pression fiscale en Allemagne de 8 à 12 points pour subventionner les pays du Sud !).

Ceci est souvent avancé comme une solution par les économistes ayant des œillères idéologiques et qui ne s’aperçoivent pas de l’inexistence de peuple européen, de l’absence de vivre ensemble et d’affectio societatis. Ceci fut d’ailleurs rappelé par le Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe dans un arrêt du 30 juin 2009 : « Il n’existe pas de « peuple européen » souverain, par conséquent la souveraineté primordiale demeure aux mains des peuples »[16].

Qui peut sérieusement penser que Merkel (ou son jumeau du SPD) accepterait de tels sacrifices, qu’elle a réalisés pour l’Allemagne de l’Est, mais dont le montant était bien moins élevé ?

 

Peut-on faire baisser l’euro ?

Une autre solution proposée serait de faire baisser l’euro. Outre le fait qu’elle ne rétablirait que peu la santé économique et la balance extérieure de certains pays (comme l’Italie[17],) il faudrait[18] :

- Inverser les flux de capitaux entrants et sortants dans la zone euro : en clair, que les investisseurs non-résidents en zone euro vendent les actifs qu’ils détiennent en euro pour les investir hors zone euro. Or, c’est l’inverse qui se passe.

Ce serait en outre contradictoire avec la volonté de diminuer les taux d’intérêt payés par l’Espagne, l’Italie, la Grèce (etc…) sur leur dette publique. En effet, si le flux s’inverse, c’est-à-dire s’il y a plus de sorties que d’entrées, les taux d’intérêt sur la dette publique augmenteront.

- L’excédent extérieur de la zone euro est trop fort pour que l’euro se déprécie. Il faudrait le baisser drastiquement pour que le taux de change varie à la baisse durablement.

- La BCE n’a pas d’instrument suffisant pour le faire (baisser les taux directeurs jouerait à la marge, et l’effet du quantitative easing (assouplissement quantitatif : en clair, la banque centrale inonde le marché de liquidité et rachète des titres) est impossible à prévoir : il peut inciter les investisseurs étrangers à acheter davantage d’actifs et donc à faire monter l’euro, comme on l’a vu au Royaume-Uni et aux Etats-Unis).

- racheter une quantité énorme de dollars, ce qui est politiquement impensable.

En clair : il est impossible de faire baisser durablement l’euro, au grand dam de nos dirigeants politiques, qui, depuis 2007 pestent contre l’euro fort pour éviter de parler des vrais sujets qui fâchent.


[1] http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/une-revue-recente-de-la-litterature-sur-les-multiplicateurs-budgetaires-la-taille-compte/

[2] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/3-130.pdf

[3] http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/economic_paper/2013/pdf/ecp506_en.pdf

[4] http://www.ecb.europa.eu/press/key/date/2013/html/sp130523_1.en.html

[5] http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=72919

[6] http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-100233-euro-la-fin-dune-illusion-1012950.php

[7] Emerson, M, Pisani-Ferry J. (1990) “One market, one money”, European Economy.

[8] http://www.courrierinternational.com/article/2011/01/27/paul-krugman-en-2011-l-europe-peut-elle-etre-sauvee

[9] http://www.lacrisedesannees2010.com/article-affirmations-erronees-sur-le-taux-de-change-pascal-lamy-nicole-bricq-etc-122990717.html

[10] http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archives/juin2008_d2.pdf

[11] La monnaie unique, conduit à une spécialisation des économies de la zone monétaire, qui accroit le risque et l’ampleur des chocs asymétriques, ainsi que les divergences.

[12] http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73783

[13] http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/395568

[14] http://www.gaullistelibre.com/2014/04/larnaque-du-mode-du-calcul-de_26.html

 


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56 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 28 juin 2014 16:28

    Le PIB de l’UE est dérisoire..Tous ces pays sont incapables d’être compétitif face au reste du monde (seul l’Allemagne sort son épingle du jeu mais de façon ric-rac..pas de quoi crier victoire)..Nous nous coulons doucement dans les brumes de l’incompétence de nos dirigeants (TOUS)...et entendons des discours pitoyables sur la sortie de crise de notre pays.. ?

    Sortir de ce marché de dupes...vite ça urge.. !

    • ykpaiha ykpaiha 29 juin 2014 00:42

      Je me mele de ce qui ne me regarde pas et je le gueule tres fort, c’ a c’est presque du Mélanchon.

      « Le PIB de l’ UE est le premier de tous »
      Faut avoir un culot d’ignare pour en sortir une comme celle la.

      ’En tant qu’indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d’un pays donné, le PIB vise à quantifier — pour un pays et une année donnés — la valeur totale de la « production de richesse »’

      Euh .....elle produit quoi votre UE ?

      Faute d’etre un mendiant votre UE ne vit , n"existe , se pavanne, se fout de votre gueule que grace et avec les subsides que chaque état lui verse.......Rien d’autre....en d’autres temps on appelait cela un souteneur, un maquereau ou un proxenete aujourd’hui de la sagesse.

      A vous lire les temps ont bien changés...


    • claude-michel claude-michel 29 juin 2014 07:36

      Par Démosthène -Charlatan...raconteur de baliverne...menteur et révisionniste de la réalité...C’est courant chez les « GNOMES » décérébrés...Un pauvre « couillon » qui raconte (sa vision) de son incompétence...comme la gauche au pouvoir...Incapable de voir les choses devant ses yeux..Un dangereux maniaque qui vit dans le virtuel...Triste d’être malade dans sa tête..avec un bon traitement allez savoir.. ?


    • claude-michel claude-michel 29 juin 2014 08:32
      Croissance économique(UE 27 en 2013 =0,0%...L’économie américaine poursuit son expansion. Au quatrième trimestre 2013, le produit intérieur brut (PIB) du pays a progressé de 3,2 % en rythme annuel, selon la première estimation du département du commerce publiée jeudi 30 janvier. Sur l’ensemble de l’année 2013, la croissance aux Etats-Unis a atteint 1,9 %. Une performance inférieure à celle de 2012, année au cours de laquelle elle avait progressé de 2,8 %.
      Mais, plus important, l’économie américaine est clairement en phase d’accélération : depuis deux trimestres, le PIB dépasse largement les 3 %, après un premier semestre décevant (la croissance était de 1,1 % au premier trimestre et de 2,5 % au deuxième)....Source Le Monde économique 30.01.2014...

    • claude-michel claude-michel 29 juin 2014 12:59

      Le clan des gauchistes-menteurs se manifeste en faveur du fada Démos-Haine.. ?
      Elle est pas belle la France avec ces personnages qui travaillent à saper le pays.. ?


    • lsga lsga 29 juin 2014 13:48

      Pour aller dans le sens de claude michel :

       
      Ce qui détermine le passage d’un model à un autre n’est pas la politique, ni la monnaie, mais les variations du taux de profits. 
       
      Aujourd’hui, le taux de profit en Europe est particulièrement faible. La croissance est aux alentours de 1%. C’est à dire que pour de très gros investissements (de l’ordre du milliards d’euros), le retours à en attendre n’est pas de plus de 1%. 
       
      Dans un tel contexte, les investisseurs fuient, et préfèrent aller dans des zones à plus fort rendement. 
       
      Dans un tel contexte, dans le cadre d’une économie Capitaliste, il est nécessaire et inévitable de baisser le « coût du travail », c’est à dire d’augmenter le taux d’exploitation.
       
      Si cela ne vous convient pas, il est absolument inutile de retourner à une échelle nationale. À l’échelle nationale, la fuite des investisseurs ne sera que renforcer, et l’augmentation du taux d’exploitation se traduirait par une explosion des prix à la consommation.
       
      Si cela ne vous convient pas, la seule et unique solution consiste à sortir du système Capitaliste ; c’est à dire à abolir la propriété privée des moyens de production. 


    • xmen-classe4 xmen-classe4 28 juin 2014 17:57

      beaucoup de publicité.


      • Hermes Hermes 30 juin 2014 10:40

        Pour la pub il faut s’outiller  !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juin 2014 18:54

        L’auteur ne semble pas remettre en question l’ origine de la règle d’or.
        C’est une idiotie et une arnaque économique mise au point par deux fonctionnaires du Ministère des finances, un soir sur un coin de bureau, pour faire plaisir à Mitterrand. Elle est devenue une règle d’airain pour l’ Union européenne.

        Je suis étonnée que les économistes ne la dézingue pas ?
        « La règle des 3% du PIB est une invention 100% française »


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juin 2014 19:53

          Si tu lisais l’article avant ? Pourquoi la règle d’or est 3% du PIB et pas 2% ou 10% ?? L’article répond à cette question, et pas à la question de la dette elle -même.

          La loi de 1973 s’est retrouvée dans le Traité de Maastritch sous l’article 104, puis 123 dans le TFUE. Ce n’est pas à un militant de l’ UPR que tu vas apprendre les articles des Traités, vu que tu ne les connais pas, et que tu ne les cites jamais.

          « La dette » avec et sans l’article 123. Ce sont les intérêts cumulés.

          « Histoire de la dette » par Asselineau


        • eric 28 juin 2014 20:28

          "La forte sensibilité des produits exportés français au taux de change s’explique par l’absence de « montée en gamme » de l’industrie française« .

          Peut être mais pourquoi ? Nous sommes plus bêtes que les Allemands ?

          Et si celle ci s’expliquait par des taux de profit durablement très inférieurs, lies a des charges sociales et une fiscalité très supérieure, a des réglementations paralysantes, produites a jet continue par des agents publics particulièrement nombreux par tête d’habitant par rapport a l’Allemagne ?
          Ou par des dépenses éducatives un peu débiles et orientée de façon prioritaire, contre, le secteur productif ( technique sacrifie, économie de type »sociologique« , système injuste et élitiste...etc...)
          Ainsi, dans votre schéma, on devrait encore être en pleine bulle immobilière avec des taux d’intérêts négatifs. On voit bien que l’intervention publique a reussi a assécher complétement la construction...
          Autre exemple, l’energie : grace a notre remarquable politique nucléaire, nos couts sont, en principe, nettement inférieurs a ceux de l’Allemagne. Avec les taxes écologiques, les préjugés anti »gros" et toutes sorte d’habiles mesures administratives, cela devient plus intéressant pour des gros industriels français d’acheter leur électricité en Allemagne....
          http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/392245
          Il y a sans doute beaucoup de chose a dire sur l’Europe et l’euro. Les différences de destin entre pays semblent indiquer que les causes internes ne sont pas moins importantes.
          Quand on dépense 57% du PIB, dont une bonne partie a credit, l’hypothèse d’une relance keynésienne grâce a un multiplicateur de la dépense publique...moi je veux bien..


          • ebxa7 ebxa7 28 juin 2014 23:50

            Le nucléaire* coûte de plus en plus cher et nous entraine vers le fond inexorablement (MWh EPR pratiquement deux fois plus cher que le solaire compétitif** ou l’éolien terrestre ou des solutions gaz ou charbon propre, le stockage fonctionne avec rendement élevé et n’ajoute qu’un surcoût faible type 10à15€/MWh, les productions doivent être locales et entièrement effectuées par des entreprises publiques pour ce secteur clé de l’économie qui doit échapper aux charognards de la finance plus ou moins apatride), l’Allemagne fonctionne avec presque 10 fois moins de réacteurs nucléaires et s’en sort haut la main, en grande partie grâce à une vraie culture du qualitatif dans l’industrie, culture insuffisante en France sauf dans des domaines de niche/non grand public, à relativement faible CA et faibles retombées emploi, comme l’aviation, le spatial ou l’équipement militaire, domaines qui aspirent une grande partie des talents français et laissent les autres à la merci d’une myriade de chefs qui brillent par leurs qualités de politiques mafieux et d’incompétents bornés.

            * : le nucléaire, énergie non renouvelable, produit énormément de déchets, cette industrie ne s’en vante évidement pas, mais chaque année un réacteur produit des millions de tonnes de déchets radioactif ’équivalent radioactivité uranium’***, avec 60 réacteurs en France et après seulement 30 ans d’exploitation, nous avons des réacteurs agés bientot au rebus et des millions de tonnes de déchets entassés à LaHague, de quoi faire 300 à 400 Chernobyl/Fukushima suivant les évaluations en cas d’incident majeur (pensez à allumer un cierge) ; tous ces déchets vont nous coûter des milliards pour leur gestion chaque année pendant des siècles à venir, auquel s’ajoute le coût de démantèlement des nombreux réacteurs, mais on trouve toujours quelques atomistes nostalgiques qui refusent de voir la réalité en fàce : le nucléaire est un échec énorme à moyen terme, et le meilleur moyen d’endetter lourdement une population pour longtemps après une courte période profitable et risquée... D’ailleurs tout le monde a compris, puisque sa part dans la production finale d’énergie au niveau mondial ne cesse de baisser, alors que celle des renouvelables ne cesse de grimper et dépasse déja deux fois celle du nucléaire. Les investissements dans le nucléaire devraient principalement/uniquement se focaliser sur la recherche sur la fusion chaude aneutronique, au lieu d’imbécilités abyssales comme ITER (échec annoncé) ou ASTRID (60ans d’échecs ruineux dans les surgénérateurs plutonium refroidissement sodium et la France remet le couvert, pensez à allumer un cierge-bis) (et je ne parle même pas de réacteurs thorium tellement on est au delà de l’abyssal) qui vont être de nouveaux milliards jetés par la fenêtre. (cf les projets inutiles ou comment endetter les populations de façon durable)

            ** : les pays européens et l’UE refusent de mettre en place un Airbus de l’énergie, alors qu’en Chine et aux US les investissements sont toujours plus importants dans les énergies renouvelables solaire et éolien, avec pour conséquence un grand dimensionnement des appareils de production et donc une baisse continuelle des coûts et du prix final de produits dont nous allons dépendre de plus en plus. Durée de vie d’une éolienne ou d’un panneau solaire : environ 20ans, durée d’amortissement : 3 à 6ans, recyclabilité haute à très haute, simple, efficace, pas parfait certes mais qui a dit que la perfection était de ce monde, ce qu’il faut ce sont des solutions viables à moyen/long/très long terme, une fois que le pétrole/gaz/charbon seront presque tous consommés.

            *** : activité spécifique Uranium238=12E+3 Bq/g, Cesium137=3.2E+12 Bq/g, c’est à dire 260 millions de fois plus radioactif à masse identique dans des domaines d’énergies très proches (du bêta- à 1.2Mev à l’alpha à 4.3Mev), sachant qu’un réacteur 1GWe génère environ 1 tonne de produit de fission et 250 kg de produit d’activation.(et consomme 1.25 tonne d’U238), je vous laisse finir le calcul ? environ 300 millions de tonnes de déchets radioactifs ’équivalent radioactivité uranium’ par an par réacteur, lorsqu’on prend le Cesium137 comme référence de calcul sachant que c’est un des déchets les plus abondants dans les combustibles usés. Pour info les déchets nucléaires sont souvent sous forme de sels dilués dans divers matériaux comme du ciment et/ou du bitume, ils génère constamment un peu de chaleur (surveillance et refroidissement permanent et couteux), des gaz (rares et/ou radioactifs venant de la désintégration des produits d’activation ou de fission), de l’hydrogène (par radiolyse du bitume), tout cela doit être ventilé et dispersé dans la nature, on se rassura (ironie) en apprenant que la directive Euratom 2011/70 va entrer en application et faire de la FRANCE La Poubelle Nucléaire de l’Europe (youpi).


          • ebxa7 ebxa7 29 juin 2014 00:05

            A propos de la gestion des déchets nucléaires : lien (incendie de camion de déchets sur un site US de stockage sous-terrain en mai dernier, fermeture du site pour 3 ans, fuites diverses, contamination du personnel). L’histoire se repète (Windscale UK, Mayak URSS, Hanford US, etc)


          • xmen-classe4 xmen-classe4 29 juin 2014 00:05

            en ordre d’idée c’est que les employés de l’industrie française sont peut etre payé 60% moins cher et les tarifs reste 20% trop cher en comparaison des autres pays.

            le smic est emputé du salaire de la main d’oeuvre qualifie.


          • ebxa7 ebxa7 29 juin 2014 01:50

            Correction : production d’énergie finale
            Ajout : le GIEC est une escroquerie (par UK/US Thatcher et Gore) basé sur le dogme (méthode non scientifique) du réchauffement causé par le CO2 d’origine humaine, le but est de nous imposer le nucléaire, des taxes co2 (dont les escrocs/bénéficiaires se planquent déjà sur la terre promise des maudits marionnettistes), et des réfugiés climatiques qui vont venir compléter le déja triste tableau que l’on peut voir en 2014 en France quotidiennement.

            .
            Bref la France ressemble de plus en plus à une poubelle radioactive peuplée de français blafards et de bougnoules dégénérés dopés aux intrants chimiques agricoles et aux cerveaux lessivés intensivement par les médias. (désolé pour les âmes sensibles, je n’aime pas les cases sociales/économiques/politiques préfabriquée par le système, j’utilise mon esprit critique et la multiplicité des sources, et je revendique le droit à une identité européenne/française/bretonne opposé à la dilution en cours, et à une vraie souveraineté populaire des peuples Dans leur aire d’origine, vive la remigration). Quel peut être le rôle du FN dans tout cela ? rajouter une bonne couche de plutonium et/ou de libéralisme ?? ce sont probablement les deux seules choses que l’oligarchie validera, d’ailleurs c’est peut-être une raison majeure qui pousse à la montée du FN, instrument conscient ou inconscient au main des lobbies qui tirent les ficelles.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 juin 2014 07:29

            eric,
            Les Français ne sont pas plus bêtes que les Allemands, l’industrie française, ou ce qu’il en reste, fabrique des produits de moyenne gamme.
            L’industrie allemande est leader mondial de la machine outil et des voitures haut de gamme.

            Elle n’a aucun intérêt à ce que l’industrie française soit concurrente sur le haut de gamme ! L’euro l’aide bien, sans parler des délocalisations de sous traitants dans les ex pays de l’ Est aux salaires bien plus bas, ainsi que les Lois Hartz. 

            Voici ce qui reste de l’industrie française au bout de 40 ans d’ UE.

            « L’euro et la compétitivité » expliqué en 5 minutes.


          • César Castique César Castique 28 juin 2014 20:32

            « On retrouve étrangement ici des thèmes repris par le gouvernement Ayrault puis Valls... »


            C’est normal, le pays a signé des traités, et ils étaient pour, donc ils les respectent. Et c’est d’autant plus normal qu’une majorité de Françaises et de Français sont favorables au maintien de la France dans l’U.E. et dans la zone euro, ce qui induit, implicitement, leur approbation des traités sus-mentionnés.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 juin 2014 07:30

              Cesar,
              C’est surtout qu’on leur explique que la sortie de l’ UE et de l’ euro serait un cataclysme, et que c’est une idée d’extrême-droite !


            • lsga lsga 29 juin 2014 14:13

              la sortie de l’UE offrirait la France en pâture aux marchés financiers mondiaux. 

               
              Les grèves et les manifestations en France n’impressionnent plus l’Oligarchie financière, le marché français est un petit marché pour les multinationales, et la France ne possède aucune ressource en matière première. La France est donc un agneau sans défense sur le marché mondial. 
               
              Si elle sort de l’UE, qu’elle relève ses frontières et ses douanes, ses produits à l’exportation seront alors laminés à l’international, réduisant encore le peu d’industrie qu’il reste, et les opérations de déstabilisation de la France-Afrique menées par les Russes, les Chinois et les USA ne feront que s’amplifier. 
               
              Si la France perd le peu qu’elle exporte, et perd totalement son emprise sur l’Afrique, le pays sera ruiné, écrasé avec plaisir par l’industrie financière mondiale. 
               
              L’objectif, ce n’est donc pas de se masturber dans le drapeau français en éructant des cocoricos langoureux ; l’objectif est de renverses l’oligarchie financière mondiale, et cela ne peut se faire qu’au travers une dynamique d’union du prolétariat mondiale. 
               
              La prochaine étape est donc un cycle de grèves et de manifestations européennes. 

            • kimbabig 29 juin 2014 22:56

              La sortie de l’union européenne libérerait la France de l’emprise des marchés financiers internationaux.

              La souveraineté monétaire nous permettra de les envoyer paître, comme l’Islande l’a fait, un pays pourtant bien plus petit que la France.

              France, que ce ce « burro » d’Isga trouve à la fois trop petite quand on veut la libérer de ce projet fasciste et capitaliste qu’est l’unification européenne, mais dont il faudrait, selon ses dires, combattre des velléités impérialistes (alors que le seul impérialisme dont la France fut coupable ces 30 dernières années n’est que du suivisme envers le bloc européen et occidental).

              France qui est toujours dans le top 10 des plus grandes puissances économiques, militaires...

              Par contre, attendre des grandes mobilisations européennes, c’est bien un plan foireux de trotsko : c’est bien plus pratique pour écraser une mobilisation dans un pays qui refuserait l’austérité européenne d’y envoyer des troupes d’un autre pays, qui ne pourront même comprendre ce que veulent les manifestants.

              C’est justement pour cela que l’union européenne a été conçue : pour étouffer toute mobilisation populaire, toute emprise de la volonté des peuples dans la façon dont ils sont dirigés.

              Notre pays c’est la France, notre planète c’est la Terre, d’europe nous n’avons pas besoin. Ceux qui veulent la construction européenne sont les ennemis des peuples. Derrière cette volonté d’intégrer la France à un ensemble européen se devine un racisme abject qui vise au rejet des Français d’origine non-européenne.

              De plus, les amitiés naturelles de la France du peuple Français se trouvent bien plus hors d’europe que dedans...

              Ce pourquoi il faut en finir au plus vite avec cette idée fumeuse et néfaste de « construction européenne ».


            • lsga lsga 30 juin 2014 10:17

              La souveraineté monétaire ? Vous êtes un as vous en pseudo-science financière hein ?

               
              Toutes les banques forme une seule et unique banque. Il n’y a aucun indépendance possible d’une banque, qu’elle soit publique ou privée, par rapport aux marchés financiers mondiaux.
               
              Pour rappel, la France achète ses importations (pétroles, métaux, etc.) en DOLLARA partir de là, c’est la finance internationale, le marché, qui décide de la valeur de votre monnaie. Pas le pouvoir « politique ». Dans le cadre d’un Capitalisme mondial financiarisé, il n’y a aucune souveraineté monétaire possible : AU-CUNE. 

            • kimbabig 30 juin 2014 18:55

              Eh oui, la souveraineté monétaire !

              Ce qui permet à un pays de décider comment il va gérer sa monnaie.

              Ce qui permet à un pays d’envoyer chier ses créanciers s’il le souhaite.

              Évidemment, quand on ne veut rien faire pour libérer son pays de ce système fasciste et capitaliste qu’est l’union européenne, cela reste un concept incompréhensible.

              Pourtant c’est très simple : Banque Centrale aux ordres du gouvernement, qui peut agir sur la monnaie en fonction des besoins de la population.

              Pas possible ? Regardez l’Islande.


            • smilodon smilodon 28 juin 2014 21:51

              l’euro c’est un « gouvernement national’ puissance 10 !... Y’a plein de gens qui veulent plein de sous !.. Normal !.. les gens de »l’europe« s’en mettent plein les poches sans rien faire ! :... Qui ne ferait pas pareil à leurs places ??... Nous, on paye !.. Mais on à l’habitude !... Personne ne voudrait de cette »place-là«  !.. Je sais bien !.. Mais la pauvreté et l’ignorance se transmettent par la génétique !.. Impossible d’y échapper !.. Les autres le savent bien, qui transmettent leurs gênes et leurs fortunes à leurs enfants, ou leurs amis !..C’est comme ça que ça marche, depuis les romains, les grecs, ou les gaulois !.... Adishatz. Rien n’a changé en réalité, sauf les noms ou les »fonctions" !.. Adishatz.


              • Alex Alex 28 juin 2014 22:23

                Merci pour ce bel article technique bien documenté.
                Mais... il faudrait expliquer :
                – quels arguments avancent nos gouvernants (droite comme gauche) pour persister dans la même direction ?
                – et, surtout, quel est le but de la construction européenne ?
                Si son but est d’amener ses pays membres au même niveau de productivité que le Bangladesh, il reste quelques efforts à faire...

                En ce qui concerne l’Allemagne, je pense qu’il faut ajouter deux points pour expliquer ses résultats actuels : une excellente réputation due à la qualité de ses produits manufacturés, et une sous-traitance partielle chez ses proches voisins ex-communistes de l’Est.

                Quant à la différence flagrante entre les économies du Nord et du Sud de l’Europe, je n’ai encore jamais vu d’article sérieux en expliquant les raisons.


                • coinfinger 29 juin 2014 06:40

                  Voilà un exposé bien ordonné , documenté . On voit que tout çà est trés technique , affaire de spécialistes .
                  Il me semble que méme ayant affaire à une usine à gaz , avec des plans difficiles à lire sans erreurs , il reste des procédés extrémement simples : trouver la vanne d’arrivée par exemple , et la fermer .
                  Il existe quand méme quelques mystéres profonds , comment nos savants ils l’expliquent la rége des 3% ? Exemple au hasard .
                  Et puis , quand méme , pourquoi y a eut une crise ? A la faveur de laquelle d’ailleurs on a quelque peu complétement ignoré le Six-pack et le Two-pack et bien d’autres bonnes dispositions ....
                  Et puis cette crise elle a été déclenchée par un truc , fort simple . Quelques spéculateurs G Soros en particulier et autres Hedges Funds qui accumulent les options de vente de CDS contre les obligations d’état Grecques , incitants d’autres spéculateurs flairants le gros coup . Aval de GS possédant des infos de premiére main sur la Gréce , crédit à gogo pour monter le coup . Leçons de la chose : pas besoin de savoir si la régle des 3% est bonne , si les finances Grecques sont bonnes ou pas , si méme l’Euro est une bonne monnaie ou pas : aucune importance !
                  Alors pourquoi GS a incité à ce stratagéme simplissime ? Cherchons à qui , à quoi profite le crime . Et là aussi c’est simplissime quand on connait la fonction principale de GS : placer le déficit US en $ . L’Euro faisait de l’ombre au $ : tout simplement !
                  Alors tout çà nous a cassé le Six et le Two , méme pour les Allemands çà marche beaucoup moins bien , maintenant . Mais la gouvernance de l’Euro c’est beaucoup simplifiée aussi ...


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 juin 2014 07:42

                    coinfinger,
                    La dette est le plus sûr moyen de soumettre un Etat, de liquider les services publics, de faire baisser les salaires et de s’approprier la patrimoine des Etats endettés.
                    « Les confessions d’un assassin financier » de John Perkins.Entretien avec l’auteur.

                    Quand vous êtes endettés, on vous explique que vous êtes ruinés, en faillite, et qu’il faut vendre ce que vous possédez : « L’arnaque des privatisations ».


                    • lsga lsga 29 juin 2014 14:07

                      Tout à fait, l’économie Capitaliste quand elle passe par sa phase financière commence par exproprier l’ensemble de l’appareil de production appartenant à la bourgeoisie industrielle nationale via le mécanisme du crédit. Le premier à expliquer le phénomène est Lénine :

                       
                      Le même mécanisme est utilisé pour réduire à néant les États Sociaux Nationaux, c’est à dire les États Providences bismarckiens. 
                       
                      Croire que l’instauration d’une banque nationale peut permettre de fuir à ce phénomène est imbécile. Toutes les banques font partie d’un seul et même réseau mondial. A moins de nationaliser mondialement la Finance, une banque nationale restera toujours contrôlée non pas par le pouvoir politique, mais par le marché financier mondial. 

                    • kimbabig 30 juin 2014 18:59

                      Ca n’est vrai que si on suit des traités qui obligent l’état à se financer auprès des marchés financiers (art.123 Lisbonne).

                      Quand on a la souveraineté monétaire, pour peu que le pays soit capable d’exporter quelque chose (ce qui est nettement le cas de la France, qui n’est pas le Zimbabwe, rappelons-le), ce sont les marchés financiers qui doivent manger dans la main du gouvernement et non l’inverse


                    • coinfinger 29 juin 2014 07:56

                      @Fifi Brind-acier
                      Ne vous inquiétez pas , je sais çà le role stratégique de la dette . C’est connu de longue date à commencer par Kant qui explique trés bien çà en un ouvrage n’ayant apparemment rien à voir , l’ introduction à la Critique de la Raison Pure .
                      Mais voyez vous j’espére seulement faire passer quelques info basiques . Alors non seulement je ne fais pas le lien avec la logique , ni la Politique . Mais je m’efforce de ne pas trop méler avec la question de la dette parce que là on se heurte à un préjugé Keneysien trés partagé et trés difficile à éclairer .


                      • Spartacus Spartacus 29 juin 2014 09:44

                        Bel article de désinformation. 

                        De la vraie méthode Piketty.

                        Partir de la conclusion ou on veut arriver et sortir des statistiques et sources fouareuses pour y arriver.

                        Exemple
                        Jamais la France n’a eu de politique d’austérité.
                        Les fonctionnaires ont ils étés moins payés ? NON
                        Les dépenses de l’état ont elles diminuées ? NON
                        Nous sortir une statistique des conséquences de l’austérité en France alors qu’elle n’a jamais existé, c’est du grand n’importe quoi.

                        Pourquoi l’auteur ne nous sort pas les résultats de l’économie Anglaise ou Allemande ? Simplement parce que toute son argumentation s’écroule.

                        Toute les stats, les affirmations sont comme cela. Dramatique !

                        • Gandalf Claude Simon 29 juin 2014 10:50

                          L’austérité, en France, a été propagé par les impôts (30 milliards).

                          Et le reste est de l’austérité d’importation (Europe du Sud), austérité fondée sur le fameux fichier excel erroné de Reinhardt et Rogoff.


                        • Spartacus Spartacus 29 juin 2014 10:15

                          Le credo, pour tout socialiste ou alteréconomiste, c’est que les problèmes rencontrés en France sont toujours de nature extérieure, provoqués par le reste du monde qui ne fait rien qu’à lui en vouloir.....Quel vilain monde qui en veut à cette gentille élite formée à Science Po.

                          Le vrai drame est que l’auteur est « étudiant en économie » en France à Science Po !

                          Science Po, Ena et éducation nationale sont les antichambres d’un enseignement dirigé, partial et doctrinaire voire religieux du Keynésianisme....
                          Ces écoles devraient être supprimées.

                          Un étudiant y coûte 50% plus cher qu’un étudiant d’université, bien que les matières enseignées ne soient pas les plus coûteuses en équipement, et que 93 % des enseignements sont assurés par des vacataires choisit dans la cocoshère. 

                          La formation économique Science Po nous donne ce genre de texte tambouille gloubiboulga relevant du polit bureau du socialisme idéologiqueEntre les dirigeants qui se prennent pour Staline et confondent leur poche avec la leur. Les gamins issu directement des classes protégées de l’état entre elles.

                          Formés par des étatistes et Post-Troskistes, ils insufflent des formations à l’économie totalement dépassées, poilitisées et débiles.

                          L’économie ne se résume pas aux au Keynésianisme (le socialisme-cétélem) et ces gens n’ont pas la formation critique nécessaire. 

                          Les sources de données sont toujours les mêmes ubuesqueries.
                          On en arrive a du "grand n’importe quoi, absence de rigueur, (comme ce texte), faux mots pour désigner des réalités, sources chiffrées à assiettes limitées pour aller dans le sens voulu, ignorance des effets pervers etc....

                          L’endoctrinement de Science Po et Ena explique l’état de l’économie en France
                          L’élite qui phagocyte les administration sort de ces écoles.
                          Éliminez des Parlements ceux qui sont passés par l’ENA et/ou SciencePo, il ne vous restera plus grand monde. Et ceci explique, au moins en partie, pourquoi les mêmes recettes idiotes seront scrupuleusement appliquées pour résoudre les problèmes qu’elles ont créés en premier lieu.

                          • Lemaïsjekiff Nestor 29 juin 2014 17:45

                            Salut Spartacus,

                            « Le vrai drame est que l’auteur est « étudiant en économie » en France à Science Po ! »

                            Mort de rire ... smiley

                            Non le vrai drame c’est qu’une fois de plus tu fabules complet ... Tu viens juste d’apprendre à l’auteur qu’il est sans le savoir un étudiant de Science Po ... Trop fort ! smiley

                            T’es grave Mytho mon vieux ! Une fois tu prends tes désires pour des réalités ... Où plutôt tu prends tes délires pour des réalités ... smiley


                          • alteréconomie alteréconomie 29 juin 2014 11:15

                            Je suis étudiant à Sciences Po ? Première nouvelle... 


                            • Lemaïsjekiff Nestor 29 juin 2014 17:47

                              Salut,

                              On en apprend tous les jours mon vieux ... smiley

                              Demain t’apprendras peut-être que t’es un sale gauchiste ... smiley smiley


                            • alteréconomie alteréconomie 29 juin 2014 11:16

                              Oui, donc même la direction Ec Fi de la Commission Européenne se trompe. C’est ballot. Ils auraient du consulter votre connaissance infinie avant d’écrire leur rapport :’( 


                              • tf1Groupie 29 juin 2014 12:32

                                « dégradation de la compétitivité-prix française entre 2000 et 2011... »

                                Et que s’est-il passé en 2000 ? ... Le début des 35heures.
                                Donc si la France va mal c’est à cause des 35 heures et de Jospin.

                                C’est juste un exemple de raccourci simpliste comme l’auteur nous en sert à la pelle, autant que les erreurs 404.
                                 Et après il nous parle de combattre les clichés !

                                Si on regarde honnêtement les courbes ont voit que le déclin de la France date d’avant les années 2000.
                                En fait depuis que la France est engluée dans un immobilisme profond, petrifiée face au monde moderne, crispée sur ses acquis et son passé .

                                Has-been qui ne se remettra peut-être jamais en cause, aveuglée par ses propres « Lumières ».


                                • alteréconomie alteréconomie 29 juin 2014 13:58

                                  Dommage pour vous, les 35 h n’ont pas affecté le coût salarial unitaire :’( http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/35-heures-deteriore-economie-francaise/ 

                                  Je suis désolé de ne pas glisser dans la propagande UMP. 

                                  • Peretz1 Peretz1 29 juin 2014 15:44

                                    Spartacus. "

                                    Le vrai drame est que l’auteur est « étudiant en économie » en France à Science Po !Science Po, Ena et éducation nationale sont les antichambres d’un enseignement dirigé, partial et doctrinaire voire religieux du Keynésianisme....

                                    Il faut être ignare en économie pour oser dire que les Sciences Po, ENA etc sont des keynésiens. Hélas non c’est le contraire.

                                    Quant à la sortie de l’euro, elle est inéluctable pour les pays du sud qui n’ont pas la culture anglo-saxonne (protestantisme) de la rigueur de type Tatcher ou Reagan. Revenir au franc sera un moment difficile, mais on a des atouts en dehors de l’industrie manufacturière, notamment les services. Et 80% de nos ressources électriques sont nationales. Sans compter les industries de pointe qui sont déjà partagées (Airbus...)

                                    Sur le fond, l’article qui se veut exhaustif prouve simplement que la capital industriel rapporte moins que le capital financier, ce que Keynes (eh oui !) avait déjà décelé en son temps.


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