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Accueil du site > Actualités > Economie > Formation à l’économie : aux armes citoyens !

Formation à l’économie : aux armes citoyens !

La formation en général et celle de l’économie en particulier sont un des défis du XXIe siècle. Pour notre pays naturellement mais aussi pour la planète entière. La concurrence sera terrible. Nos enfants sont-ils avertis de cela ?

Faire de l’individu un vrai citoyen et un homme à l’esprit entrepreneurial, c’est d’abord et avant tout mettre l’enseignement de l’économie au centre du dispositif scolaire.

Est-il normal que nos programmes éducatifs bourrent nos enfants de nombreux patois régionaux, de latin, de grec, de chimie, des guerres et de leurs célèbres histoires mais ... pas du tout d’économie ?

Est-il normal que l’on sorte de la prestigieuse section "S", celle qui est censée former les élites du pays, les futurs dirigeants, sans avoir jamais appris une once d’économie ? C’est ce que nos amis américains appellent le "french paradox", parmi de nombreux autres paradoxes !

Est-il normal que les professeurs d’économie en section "ES" n’aient jamais mis les pieds dans une entreprise et qu’ils enseignent ensuite la place des facteurs "production", "capital technique" et "travail" dans l’économie du pays ?

Serait-il donc si compliquer à enseigner, dès le primaire, que pour fabriquer des crayons il faut des machines ainsi que des femmes et des hommes pour les faire fonctionner ? Que, pour vendre ces crayons il faut que des personnes en aient besoin et veuillent les acheter ? Que pour les acheter, il faut de l’argent ? Que pour avoir de l’argent, c’est-à-dire un revenu, il faut travailler ? Que, si personne n’achète ces crayons, il faut voir pourquoi et éventuellement les fabriquer moins chers ou bien peut-être il convient de fabriquer autre chose ? Etc.

Soyons cohérents. Mettre la science économique au centre de notre dispositif de formation paraître une idée frapper au coin du plus simple des bons sens. C’est aussi l’un des moyens pour mettre sur le marché de l’emploi des citoyens ayant une bonne intelligence économique. En fait, c’est mettre à la disposition des entreprises des citoyens mieux former, plus agiles intellectuellement et donc par construction, plus compétitifs, plus concurrentiels et, in fine, plus durablement employables.

Nous qui voulons innover, commençons par innover en matière d’éducation. Dépoussiérons nos programmes de tout ce qui n’est pas strictement utile. De tout le superflu que l’on peut apprendre ultérieurement. L’enjeu est de taille. C’est peut-être notre survie dans un monde où l’intelligence économie, au niveau mondial, va faire un bond jamais connu dans l’histoire de l’humanité. Cela se passe aujourd’hui, aux premières heures de demain au plus tard. Les rouleaux compresseurs asiatiques et indiens sont en marche. Ils n’ont derrière eux aucun poids du passé en la matière. C’est la feuille blanche. Pour eux tout est possible. Ils ont pour exemples éducatifs ce que les pays développés ont fait hier. Ils savent ce qu’il ne faut pas faire. Ils voudront faire mieux. Ils commencent déjà. De nombreux mégacentres de recherches chinois voient le jour ainsi que de nouvelles écoles qui enseignent dès le collège qu’elle sera la place de la Chine dans le concert du business mondial. L’Inde forme chaque année un demi-millions d’ingénieurs, soit quinze fois plus que la France et quatre fois plus que toute l’Union européenne !

Aux armes citoyennes ! Prenons le taureau de l’Education nationale par les cornes. Il est rétif, mais il n’est pas trop tard. La France et les pays occidentaux ne doivent pas oublier qu’ils possèdent une courbe d’apprentissage fabuleuse en matière d’éduction. Il suffit pour cela de prendre dès aujourd’hui les bonnes décisions. Imposons aux candidats à la présidentielle, la promesse qu’ils feront de l’enseignement en général et de celui de l’économie tout particulièrement, l’une de leurs priorités majeures. Beaucoup d’entres eux ont d’ailleurs été ministres, plus ou moins prestigieux, de notre Education nationale. Ils doivent pouvoir être clairs sur l’expression de leurs premières mesures en l’espèce car, ce que l’on connaît bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément et surtout, de manière compréhensible.

Faire l’impasse sur l’enseignement de l’économie, dès le plus jeune âge, serait une catastrophe annoncée.

Alors, au travail pour l’avenir de nos enfants. Pour l’avenir de notre pays et celui de l’Union européenne, notamment !


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60 réactions à cet article    


  • (---.---.38.189) 20 mars 2007 14:23

    Et si l’on apprenait d’abord à lire et à écrire correctement le Français ?

    Et puis peut être après juste un peu d’éducation civique. Ce serait déjà un grand pas pour sortir du tiers mondialisme bananier dont nous sommes chefs de file.


    • (---.---.53.203) 20 mars 2007 14:24

      Formidable ! Bientôt de nouveaux curés dans les écoles pour vous apprendre à courber très vite l’échine, chers enfants ! Car le nouvel homme travaille dur, sans compter, bien sûr plus que ses voisins, pour survivre à la compétition internationale implacable, désirée par vos maîtres, car elle est inévitable bien sûr, pourquoi réfléchir ?

      Cela m’inspire une prière :

      Nous te saluons Economia pleine de grâces !

      Le seigneur est avec toi !

      Tu es bénie entre toutes les sciences, et le Profit, fruit de tes entrailles, est béni !

      Sainte économie, mère de tout l’univers !

      Priez pour nous, pauvres ignorants, afin que nous ayons la clarté d’esprit de nous livrer à une servitude éternelle, maintenant et jusqu’à notre mort !

      Amen !

      — 

      Vraiment, je suis ébloui par ce nouveau discours sur l’innovation, même si j’avoue être trop bête pour voir la moindre innovation dedans !

      Ô pardon ! je ne m’étais pas aperçu que je m’adressais à un magnétophone ! smiley


      • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:11

        C’est évident qu’un type qui ignore tous des Lois de l’économies est fachement plus libre qu’un qui les connait !

        L’Ignorance, c’est la Liberté !


      • (---.---.53.203) 21 mars 2007 08:16

        Mon commentaire délibérément outrancier ne sert qu’à railler un discours prétendument scientifique.

        Car il est aisé de remarquer que les économistes eux-mêmes ne s’entendent pas sur les prétendues lois auxquelles certains voudraient faire plier le monde. Sinon pourquoi toutes ces batailles autour de ce sujet ? Les lois véritables n’ont pas besoin des hommes pour exister, il me semble.

        C’est l’homme qui détermine l’économie, et pas l’inverse. Tous ces discours ne ressemblent que trop à des instruments de domination sur les hommes. (Je vous accorde qu’on peut aussi faire ce reproche à nombre d’opposants à ces discours.)

        Enfin, si l’ignorance est effectivement une chaîne, ça ne veut pas dire que les discours sur « l’économie » soient une libération. L’illusion peut être une chaîne encore plus ferme que l’ignorance.


      • Rétif (---.---.198.9) 21 mars 2007 10:22

        Autre magnétophone Nous te saluons semaine des trente cinq heures Le trou de la sécu est avec toi Tu es bénie entre toutes les semaines Et la dette extérieure,fruit de tes entrailles est bénie Sainte idéologie de la paresse assistée Priez pour nous pauvres feignants Pour que nous nous tournions les pouces En nous serrant la ceinture Dès maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort et celle de nos enfants. Amen !


      • www.jean-brice.fr (---.---.151.121) 21 mars 2007 19:16

        L’ignorance est la mère de tous les vices (rabelais)


      • www.jean-brice.fr (---.---.151.121) 21 mars 2007 19:19

        La première tare de presque tous les économiste est d’en faire une science : d’autre part, l’économie détachée du POLITIQUE n’est que sophisme !


      • www.jean-brice.fr (---.---.151.121) 21 mars 2007 19:23

        La première tare de presque tous les économistes est d’en faire une science, ce qui est le cas dans cet article et la majorité des commentaires est justifiée. D’autre part, faire de l’économie sans POLITIQUE, c’est tromper les gens !


      • www.jean-brice.fr (---.---.151.121) 21 mars 2007 19:26

        Ce n’est pas avec des articles de ce genre que l’on résoudra les problèmes ! D’autre part, je désirerai être en fin de commentaires !


      • (---.---.3.187) 21 mars 2007 19:29

        L’économie est une science, puisqu’elle se contente d’observer le réel.


      • (---.---.3.187) 21 mars 2007 19:49

        « Car il est aisé de remarquer que les économistes eux-mêmes ne s’entendent pas sur les prétendues lois auxquelles certains voudraient faire plier le monde. »

        Même Stiglitz explique que les économistes ne se disputent maintenant que sur des points de détails, mais à part ca...

        c’est sur que si pour toi Bernard Marris, membre du PCF, est un économiste....

        « C’est l’homme qui détermine l’économie, et pas l’inverse. »

        C’est effectivement l’homme, pas l’Etat.

        « Tous ces discours ne ressemblent que trop à des instruments de domination sur les hommes. »

        La domination est normal, et n’a aucun rapport avec l’économie. N’êtes vous pas dominez par les énarques, à leurs ordres ?

        « ça ne veut pas dire que les discours sur »l’économie« soient une libération. »

        C’est vous qui faites des discours sur l’économie, comme d’autre faisaient des discours sur la théorie de la gravité général de Newton..

        En réalité, vous savez bien que votre idéologie n’est qu’une utopie, et vous ne voulez pas vous l’avouer vous même, d’ou votre refus de la science économie. D’autre aussi ni les chambre à gaz..

        Laissons les comme vous dans leur délires.


      • Guilhem (---.---.91.97) 20 mars 2007 14:43

        Amusant l’auteur qui se décrit à la troisième personne, ‘il’ commence bien.

        Pour ce qui est de l’enseignement de la ‘science’ économique à l’école, pourquoi pas mais le souci c’est que l’économie est autant une science que les sciences sociales ce sont en fait des postulats.

        Donc pourquoi pas enseigner l’économie à l’école mais dans ce cas il faut enseigner toutes les alternatives économiques.

        Exemple, ayant déjà travaillé avant de reprendre les études j’ai vu la mise en application de certaines idées présentées comme géniales en cours.

        Une étudiante en DEA nous expliquait que l’entretien annuel c’était génial car chacun était rémunéré au mérite, elle a très mal pris quand je lui ai expliqué que la plupart du temps le passage des augmentations collectives aux augmentation individuelles n’avaient qu’un but faire baisser la masse salariale (en effet mieux vaut donner 5% à une personne sur 10 que 3% à 10 personnes).

        Alors si renforcer l’enseignement de l’économie à l’école c’est juste conditionner nos gamins non merci.

        De plus l’enseignement de la chimie n’est pas inutile et celle de l’histoire permet de relativiser l’enseignement par exemple de l’économie en expliquant qu’un système économique n’est valable qu’un temps donné, que les civilisations changent et leur système économique avec.

         smiley


        • Emmanuel (---.---.60.78) 20 mars 2007 15:29

          Je suis globalement d’accord avec l’auteur. Sans aller dans le detail, expliquer les grands principes et certains leviers economiques serait interessant pour donner une base a la reflexion. Est-ce que cela alienera les enfants vers le grand capital, je ne crois pas smiley Et je vais vous dire un secret, ce que l’on apprend en physique/chimie au lycee est completement faux smiley Tout est histoire de theorie, d’interpretation du monde. Cela n’empeche pas de donner un peu de matiere a la reflexion.

          Regardons la realite en face, l’economie est partout, cela permettra a nos chere tetes blondes de comprendre si un banquier essaie de l’entourlouper avec un placement magique.

          L’economie, c’est la « science » qui consiste a maximiser le « bonheur » avec des resources (limitees) donnees. Comme ce n’est pas vraiment une science et que le bonheur est plutot difficile a definir, tout le monde a tendance a lui taper dessus, mais elle est quand meme utile, cette « science ».


          • (---.---.108.7) 20 mars 2007 15:34

            @l’auteur « Soyons cohérents. Mettre la science économique au centre de notre dispositif de formation paraître une idée frapper au coin du plus simple des bons sens. »

            N’importe quoi !

            le but de l’école est de former des citoyens , pas de produire des Homo-Économicus à la chaîne .

            Quant aux notions élémentaires , tous gamin sait qu’avec 2 euros il ne pourra pas acheter pour plus de 2 euros de carambar (et que c’est mauvais pour les dents ) ...quant aux notions plus compliqués , les prérequis étant de l’ordre de l’algèbre/programmation linéaire , théorie des graphes et tutti quanti je vois mal des lycéens les aborder .

            On comprend bien votre position . Formatons nos chères têtes blondes dès le plus jeune age ... n’est ce pas ?


            • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:13

              « le but de l’école est de former des citoyens »

              Et on voit le superbe résultat de cette decision arbitraire tous les jours !

              Des diplomés ignares, braillard et incultes, quand ils ne sont pas violants....


            • cétévident (---.---.146.170) 21 mars 2007 08:20

              Et en plus, ils ne connaissent même pas l’orthographe ! smiley


            • (---.---.3.187) 21 mars 2007 19:50

              Former des citoyens, à quoi cela sert il alors qu’il n’y a plus de service militaire ou ils pourraient faire le sacrifice supréme pour la patrie ? La citoyenneté, c’est juste de la branlette de nos jours...


            • Atalante (---.---.19.37) 26 mars 2007 10:36

              Faux, la première réflexion d’un enfant à qui l’on refuse d’acheter quelque chose au prétexte qu’on a plus d’argent, est la suivante (au choix) : 1 - ben utilise ta carte bleue 2 - fais un cheque 3 - va à la banque

              Ne croyez pas que tout est acquis. A 8 ans je ne comprenais pas pourquoi tout n’était pas gratuit. Alors mon père m’a dit : tu ferais le ménage dans toute la maison gratuitement ? Euh... non ^^ Et hop, j’ai compris pourquoi tout travail mérite salaire.


            • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2007 15:56

              Article consternant. Du pur concentré d’idéologie économiste. Vu le curriculum vitae de l’auteur, on est en droit de penser que c’est un monomaniaque.

              Faut avoir un temps de cerveau disponible formaté par TFI, le CAC 40 et Ronald McDonald des plus étriqués pour oser écrire ça :

              « Soyons cohérents. Mettre la science économique au centre de notre dispositif de formation paraître une idée frapper au coin du plus simple des bons sens ».

              Notez le nombre de fautes d’orthographe en deux phrases. L’auteur n’en est pas économe...

              Mais cet article n’est peut-être qu’un mauvais spam du MEDEF, après tout... Appelons ça du bourrage de crâne et n’en parlons plus.


              • Bob (---.---.144.239) 20 mars 2007 17:12

                Votre commentaire est consternant. Idéologie économiste ? depuis quand enseigner l’économie est une idéologie. TF1, CAC40, McDo, MEDEF, c’est tout ce qu’évoque pour vous le mot économie ? Et pourquoi toutes ces connotations négatives ? Je pense que l’économie est franchement indispensable pour comprendre le monde qui nous entoure et je suis fortement déçu de ne pas avoir acquis ses bases à l’école.


              • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2007 17:49

                @ Bob

                Si t’as pas compris le terme « idéologie économiste » t’a rien compris au monde dans lequel tu vis. Mais après tout, dans une optique ultra-individualiste et ultralibérale, tu fais ce que tu veux (ou plutôt crois vouloir, vu que tu es totalement manipulé) de ton temps de cerveau disponible entre deux pubs...


              • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:20

                « vu que tu es totalement manipulé »

                C’est amusant de voir comme ce sont ceux qui sont précisement manipulé par l’extréme gauche qui prétendent que les gens sains d’esprits sont manipulés !

                Il parait d’ailleur qu’en URSS, lorsque Staline les envoyait au poleton d’exécution, plutôt que d’accuser Staline, le socialisme ou leur connerie, ils cherchaient s’ils n’avaient pas eut par hasard de mauvaises pensée capitalistes qui expliquâssent la décision de Staline et leur mort prochaine, et ils acceptaient leur sort, se sacrifiant pour le parti quasi volontairement, et signant toute les confessions qu’on voulait..

                Et Hitler se suicida pour ne pas être exposé aux Juifs de Moscou...

                Délire, délire, délire....


              • nephilim (---.---.143.239) 20 mars 2007 16:59

                SUJET LAMENTABLE Non franchement faut arreter les sujets aussi debiles que celui la.


                • ZEN zen 20 mars 2007 17:35

                  @Marsu

                  D’accord avec toi. C’est inquiétant d’entendre des économistes(?) énoncer de telles âneries...La phrase qui suit mérite de figurer dans le bétisier de la nouvelle pensée économicocratique :

                  « Dépoussiérons nos programmes de tout ce qui n’est pas strictement utile. De tout le superflu que l’on peut apprendre ultérieurement. L’enjeu est de taille. C’est peut-être notre survie dans un monde où l’intelligence économie, au niveau mondial, va faire un bond jamais connu dans l’histoire de l’humanité. »


                  • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2007 18:01

                    @ Zen

                    C’est vrai que cette citation est elle aussi digne d’un maire de Champignac shooté à l’économisme ultralibéral. En fait, chaque phrase de cet article est un chef d’œuvre de connerie. J’ai tout enregistré sur mon disque dur. Ça peut resservir. Une merveille...


                  • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:22

                    Oui, il faut virer toute la parti du cours sur Marx, sans interet scientifique, et réduire Keynes à son apport historique, dépassé mais necessaire pour comprendre ses successeurs les libéraux.


                  • (---.---.3.187) 22 mars 2007 00:14

                    Oui, les chinois forment dés maintenant autant d’ingénieurs par ans que les USA.

                    Autant dire que vos petits sarcasmes, ils s’en batent !


                  • ber (---.---.252.238) 20 mars 2007 17:54

                    Mieux vaux former les jeunes au respect de la nature et de l’équité avant l’economie qui elle vu son état elle va mourrir bientot des masses monnaitaires, de la bourse au petrole en euro, des guerres pour l’acces aux ressources en déplétion rapide et du choc de l’explosion du nombre de miséreux et malades de nouveaux virus allergies et cancers ... grace a Internet signalons l’acces pour les étudiants au dernier rapport Anglais du cout économique de la non action contre le réchauffement climatique qui en dit plus qu’une année de cours


                    • Jip 20 mars 2007 18:18

                      Vu les réactions que suscite cet article. Il semblerait que l’auteur soit dans le vrai.

                      Nous ne pouvons pas comprendre la société dans laquelle nous vivons en faisant l’impasse sur l’apprentissage des concepts de base de l’économie.

                      Malheureusement les théories économiques sont souvent rejetées sans examen car ses conclusions vont à l’encontre de l’idéologie marxiste encore bien présente en France. Les commentaire ci-dessus en fournissent un bon exemple.


                      • (---.---.3.187) 22 mars 2007 00:12

                        « où voyez-vous du marxisme dans la dénonciation d’une inutilité ? »

                        Seul est utile l’enseignement sournois du Marxisme de la créche à l’Univesité enfin voyons !

                        On ne va tout de même pas former des citoyens capable avec la science économique de comprendre le monde, merde ! Mieux vaut les éduquer pour un mode qui n’existera jamais ! L’Egalité, c’est la Justice, pas besoin de se casser le cul, cette formule publicitaire est largement suffisante pour se guider dans la vie et le Parti ! Et qu’ils morflent, vive la Révolution !


                      • eqité (---.---.80.192) 20 mars 2007 19:31

                        Cet article ne parle pas d’économie mais de commerce. Si le premier demande de réelle connaissance et a son importance pour l’avenir le second est à la portée de n’importe qui et fait si bien appel au bon sens qu’il n’est pas nécessaire de l’enseigner. Une tête bien faite est très certainement indispensable donc l’école c’est apprendre à lire, compter et réfléchir. Etablir des théories économiques qui par exemple remettraient en cause le libéralisme ne peuvent pas s’apprendre à l’école (sauf sous la forme d’une vague initiation). Alors, apprenons aux enfants un minimum et surtout de développer leur capacité et leur personnalité plutôt que d’en faire des marchands.


                        • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:23

                          « Cet article ne parle pas d’économie mais de commerce. Si le premier demande de réelle connaissance et a son importance pour l’avenir le second est à la portée de n’importe qui et fait si bien appel au bon sens qu’il n’est pas nécessaire de l’enseigner. »

                          Merde, j’ai donc fais cinq ans de Marketing pour rien !??

                          AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!


                        • Atalante (---.---.19.37) 26 mars 2007 10:31

                          moi aussi smiley


                        • pouter (---.---.121.76) 21 mars 2007 04:56

                          j’avais des cours d’éco en seconde (générale), la prof nous a fait faire le tour des notions de base (balance commerciale, solde démographique, taux d’intérêt, PIB, PNB ,acteurs économiques, ménages, entreprises, banques, état) + présenté succinctemment les théorie des économistes les plus populaires (Maltus, Taylor , Marx, Keynes, Friedman ...)

                          je suis encore épaté de m’en souvenir 20 ans plus tard !! smiley

                          c’est une introduction a la matière suffisante pour s’autoformer plus tard si on en a la curiosité ou le besoin. Personnellement ca ne m’a jamais servi professionellement ( mais ce n’est pas le but de l’enseignement général)

                          Pas besoin d’avoir travaillé en entreprise pour enseigner ces concepts...ca n’a rien a voir avec le monde de l’entreprise. (les cours les plus proches du monde de l’entreprise, c’était ceux de technologie !)


                          • dubitatif (---.---.146.170) 21 mars 2007 08:48

                            Cher Monsieur FAY, votre article n’est pas inintéressant mais me fait penser aux « belles histoires de l’oncle Paul ». Un peu simpliste...

                            Il y a actuellement des milliards de milliards de dollars qui peuvent s’offrir n’importe quelle entreprise du Cac 40 et des millers de moyennes entreprises, pour en tirer rapidement un maximum de profits, en dégraissant et en jetant les salariés aprés avoir empoché des subventions : c’est la joie des sociétés d’investissement et des fonds de pensions (américains). Lesquels, d’aprés ce que j’ai pu lire, ne fonctionnent plus ainsi dans leur pays (sursaut national).

                            Votre exemple de crayons est amusant : combien reste-t’il de ces entreprises de papéterie qui existaient il y a encore trente ans. Quand je vois l’origine des crayons à papier, de couleur, de pinceaux, qu’utilisent les élèves, je suis dubitatif...

                            Donc vous oubliez de mentionner les prédateurs et les spéculateurs.

                            Certes les petits artisans, avec deux ou trois salariés sont plus à l’abri, mais laissez-moi vous conter une anecdote : j’ai connu de près l’un d’eux : il louait un atelier et pendant vingt ans , il a pu en vivre. Et puis un jour des marlous ont racheté les locaux : ils avaient en tête une spéculation immobilière : augmentation des baux, tracasseries administratives, via avocats spécialisés, sabotage des véhicules, etc. Au bout de cinq ans de ce petit jeu épuisant, la clé a été mise sous la porte : deux ans de chomage destructeur, déprime et maintenant cet artisan , ce chef d’entreprise, a retrouvé un job fonctionnarisé d’aide aux cadres, puis aux laissés pour compte...Amusant, non ?


                            • florent1968 florent 21 mars 2007 12:12

                              Monsieur, sachez que dans le french paradox la section S représente les Sciences et l’économie n’est pas considérée dans notre beau pays comme telle. Logiquement dans la section S vous aurez donc essentiellement des Maths de la physique et de la chimie.

                              Je vais encore plus loin que vous pour ce qui concerne les professeur ES. Mais avant je relativise l’enseignement de l’économie. Car sachez que celui ci est donné au Baccalauréat ES et STT (anciennement G) puis, passez moi l’expression « on en bouffe pas mal » en BTS que se soit Action Co ou Commerce International... l’éco gé et l’éco d’entreprise sont des piliers avec le droit la compta et l’action co de ces diplomes.

                              Revenons à la formation des profs. Je l’ai faite...2 fois (j’ai échoué) une foit CAPET une fois PLP2. A chaque fois il nous a été tenue par les professeurs formateurs le même discours. Lorsque vous envoyez des élèves en stage « méfiez vou de l’entreprise, ayez avec les responsables un minimum de contacts »

                              Le jour ou vous démontrerez aux autres que l’économie est une science au même titre que les maths la physique la chimie la biologie...alors vous aurez gagné.

                              Seul problème l’économie est et une science exacte mais surtout une science humaine. C’est ce qui fait son charme.

                              Ps : je fais actuellement une étude sur la vie chére. Peut être pourrez vous m’aider.

                              bien à vous.

                              florent http://front-europeen-et-republicain.blogspirit.com


                              • (---.---.107.66) 21 mars 2007 14:07

                                La science économique telle que vous l’entendez n’est qu’une idéologie. Dès lors, pourquoi l’enseigner à l’école ?

                                (Si l’économie était une science exacte, on connaîtrait le plein emploi partout et la Terre entière serait riche. Merci de relire Bernard Maris (« Manuel d’anti-économie »)...)

                                On peut trouver ça normal d’expliquer aux enfants et aux adolescents comment fonctionne le monde économique actuellement, mais cela ne revient pas à « enseigner une science », mais à expliquer ce que l’homme a construit. Un tel enseignement ne serait valide et profitable que s’il s’accompagnait d’une présentation des alternatives économiques possibles (et souhaitables).

                                J’ajoute que si vous voulez rendre les Français plus intelligents et heureux, commencez d’abord par lutter contre ces outils d’abrutissement des masses que sont la publicité et la télévision, ce sera plus efficace que d’enseigner l’économie à l’école.


                                • (---.---.3.187) 21 mars 2007 19:32

                                  « Si l’économie était une science exacte, on connaîtrait le plein emploi partout et la Terre entière serait riche. »

                                  Puis si la physique était une science, jamais les avions ne tomberaient, et les gens ne mourraient jamais de maladies pour avoir trop bouffé, si tout ca c’était des science, pas vrai ma bonne dame ? Allez, un dernier et on y va !


                                • Francis BEAU Francis BEAU 21 mars 2007 14:43

                                  « Soyons cohérents » nous dit Aimé Fay en invoquant le simple bon sens. J’aurais envie de dire plutôt : « soyons sérieux » !

                                  Est-il vraiment bien nécessaire d’enseigner l’économie du crayon aux élèves du primaire ? Sans qu’aucun enseignement de ce type ne soit au programme, il me semble que si on en proposait un ainsi formulé aux élèves accédant au secondaire, ceux-ci ne pourraient qu’éclater de rire. Existe-t-il un seul élève qui, arrivé au terme de l’enseignement primaire, ne sache pas que « pour fabriquer des crayons il faut des machines ... que pour les acheter il faut de l’argent ... etc. » ?

                                  Faut-il croire que ce type d’enseignement permettrait de (...) « mettre sur le marché de l’emploi des citoyens ayant une bonne intelligence économique. » (...) « des citoyens mieux former, plus agiles intellectuellement » (...) ? Il me semble que la lecture et l’écriture, les tables de multiplications, de bonnes dictées, et plus tard, quelques bons systèmes d’équations à plusieurs inconnues ou quelques bonnes versions latines ou grecques sont bien plus aptes à développer l’agilité intellectuelle de nos jeunes esprits qu’un boniment sur la fabrication et le commerce des crayons. Pour disposer de « citoyens mieux former », commençons donc par leur apprendre le français et son orthographe, cela peut être utile.

                                  Aimé Fay nous propose de dépoussiérer « nos programmes de tout ce qui n’est pas strictement utile », « de tout le superflu que l’on peut apprendre ultérieurement » ! Doit-on réellement supprimer l’enseignement de l’histoire, de la chimie, du grec ou du latin et même des patois régionaux, dont il constate que « nos programmes éducatifs bourrent nos enfants » ? Peut-on croire qu’ils apprendront ces matières ultérieurement ? Soyons sérieux !

                                  Aimé Fay semble avoir échappé à ce « bourrage de crâne ». Sans parler de son usage approximatif de la langue française (dont la maîtrise passe par l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe à qui le latin et le grec peuvent apporter beaucoup), l’histoire et la géographie auraient dû lui apprendre que les pays asiatiques et l’Inde en particulier avaient un passé, même en matière d’économie, et que le passé n’est jamais un « poids », mais une richesse dont l’histoire, justement, permet seule de saisir toute l’étendue. La physique et la chimie auraient pu également lui apprendre que pour effectuer des comparaisons, il fallait utiliser des grandeurs comparables. Cela lui aurait évité de s’indigner stupidement du fait que l’Inde forme chaque année quinze fois plus d’ingénieurs que la France, alors même que sa population représente de quinze à vingt fois celle de la France.

                                  A la lecture d’un tel article, on est en droit en effet d’être inquiet pour l’avenir de nos enfants, mais pas pour les raisons invoquées par l’auteur. L’absence de l’économie dans les programmes du primaire ou le fait qu’elle ne soit pas considérée comme discipline centrale dans le secondaire, ne me semblent pas constituer des sujets d’inquiétude majeurs. En revanche, on ne peut qu’être effrayé par la piètre qualité du discours tenu par un diplômé d’études supérieures ayant exercé des fonctions d’enseignement, et par l’ineptie des mesures qu’il propose pour sauver notre système éducatif qui, si l’on en juge par le niveau de certains de ses produits, paraît en effet bien mal en point.


                                  • Nicolas (---.---.32.157) 21 mars 2007 18:00

                                    C’est simplement Bouvard et Pécuchet s’exprimant sur Agoravox.

                                    Tiens, je les croyais en voyage !?

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