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Accueil du site > Actualités > Economie > France : des recettes pour rembourser les dettes abyssales

France : des recettes pour rembourser les dettes abyssales

L’État japonais est apparemment dans une situation financière encore bien pire que la nôtre, puisque sa dette publique atteint 160 % de son produit intérieur brut ! Plus d’un an et demi du « chiffre d’affaire », en quelque sorte, du pays tout entier !

Beaucoup plus modestement donc, la France n’en est qu’à 66 % pour l’instant, ce qui est tout de même en dehors des limites de Maastricht, qui sont d’un montant maximum de dette publique de 60% du PIB.

Les Japonais , contrairement à nous-mêmes, discutent de la réduction de cette dette publique, et considèrent qu’une augmentation de la TVA sera inévitable pour commencer à la résorber. En revanche, ils ont un avantage considérable sur nous pour mettre en pratique cette mesure, c’est que leur taux de TVA est seulement de...5% !

En Allemagne, durant la campagne électorale, Angela Merkel avait pensé faire de même, mais dans le but, un peu différent, de donner plus de compétitivité aux produits allemands face aux produits importés, et en compensant cette hausse par une baisse des charges sociales. Le résultat global devait être beaucoup plus de compétitivité à prix de vente TTC égal pour le consommateur. Depuis, la formation du grand gouvernement de coalition ne lui a pas encore permis de reprendre cette question. La nécessité de trouver des compromis permanents avec le SPD doit également modifier la donne sur sa liberté à appliquer les idées mises en avant lors de sa campagne.

Autre exemple, extrême celui-là, celui de l’Argentine, qui s’est carrément déclarée en faillite et refuse de rembourser ses dettes, ou alors très partiellement et en monnaie de singe. Le résultat en est que l’Argentine est en procès avec quantité de sociétés étrangères qui ne peuvent accepter de telles méthodes, qui les mettent parfois en péril ; certaines d’entre elles, comme Suez, se retirent du pays. Quant à attirer de nouveaux investisseurs... Par contre, et avant que ces procès ou sanctions internationales ne puissent prendre effet, l’Argentine vit comme si elle était débarrassée de sa dette, et cela se traduit par une croissance économique importante, avec une compétitivité retrouvée.

Je ne me permettrai pas de donner en modèle l’attitude de l’Argentine - nous ne sommes pas une république bananière- mais le sursaut économique extraordinaire de ce pays donne une bonne idée de ce que pourrait faire la France, si elle n’était pas plombée aux pieds par trente ans de gestion déficitaire de l’État, par la droite comme par la gauche.

La question, reste toujours posée à nos hommes politiques qui se battent toujours aussi férocement pour le pouvoir tout en continuant à accumuler les dettes (46 milliards d’euros prévus à fin 2005, et 47 de plus pour 2006) et les promesses : Comment comptons-nous rembourser nos 1200 milliards d’euros de dettes ?


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2 réactions à cet article    


  • fab (---.---.248.31) 15 novembre 2005 15:21

    je suis heureux de ne pas être le seul à suggerer que ces dettes pourraient ne pas être remboursées. Certes l’exemple Argentin est extreme encore qu’il y a eu pire. Le monde de la finance sera certainement confronté à une autre situation de ce genre, si l’on se replonge dans tout les manuels de finance on trouve cela à la rubrique « risque de contrepartie ». on a tendance à négliger ce risque lorsqu’on prete à un état mais tout risque puisqu’il existe ne saurait etre nul. apres tout ces sont les états, cautions des banques d’affaires qui leur permettent d’exercer leur dumping sur les marchés, on pourrait etre cynique et dire que c’est une sorte de retour de baton, je ne vais pas sortir mon mouchoir quand meme. Quand aux epargnant lésés, on aurait du leur expliquer que tout placement est risqué jusqu’à la perte totale de capital et ceci dans toutes les situations, c’est pour cela que les professionnels se couvrent (je les vois à mon travail). pour finir un petit messages aux chantres de la fin des endetements des etats : j’ai encore lu un papier dans economie matin (un gratuit) d’un certain rédacteur en chef de magazine ’societe civile’ qui parait il a ecrit 320 pages sur le pourquoi du comment de la bonne gestion d’un état. vous pourrez lire son bouquin, mais à 36 ans je ne sais pas si on a le niveau pour ce genre de choses. Les etats s’endetent par nature pour leurs investissements, si ils ne le font pas on avance pas. je crois savoir qu’un des etats qui n’a pas de dette se situe juste au nord de la corée du sud.


    • Sylvie (---.---.149.181) 16 novembre 2005 11:32

      C’est une chose d’avoir des dettes, et pour un Etat qui doit nécessairement investir, on peut considérer que ce n’est pas une mauvaise chose.

      Par contre faire en permanence du déficit, et emprunter indéfiniment pour rembourser la dette qui vient à échéance, comme c’est le cas pour la France et pas mal de pays, c’est de la folie furieuse !

      Le fait de rapporter dette et déficit au PIB (avec les fameux critères de Maastricht à 3% et 60%) maquille l’ampleur de la dette et des déficits budgétaires. Ainsi le déficit est en fait à pas moins de 17% du budget.

      Quiconque qui chaque année dépense près de 20% de plus que ce qu’il touche ne peut aller qu’à la ruine, pas besoin d’avoir fait l’ENA pour le comprendre...

      Pour rester en Amérique latine, prenons exemple sur le Brésil qui dégage à présent un excédent primaire de plus de 4%, affecté au remboursement de la dette.

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