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Accueil du site > Actualités > Economie > France investissement : non ange, mais bête ?

France investissement : non ange, mais bête ?

Renaud Dutreil, ministre des PME, a annoncé, il y a une semaine, la création d’un nouveau "machin" nommé "France investissement" destiné à investir en fonds propres dans nos PME. Doté de trois milliards d’euros sur six ans dont deux milliards apportés par la Caisse des dépôts et un milliard fourni par des partenaires "privés" (AXA, AGF, Groupama, Caisse d’épargne, Banques populaires et Société générale), le "machin" n’investira pas en direct dans des PME mais dans des fonds de capital-risque et de capital-développement qui, eux-mêmes, investiront dans lesdites PME.

La mise en place correspond à une promesse faite par notre pathétique président qui, pour une fois, semble tenue et qui correspond à une enveloppe de fonds disponibles tout à fait significative, puisque l’on estime actuellement le montant annuel des investissements en capital-risque et capital-développement à environ 1,5 milliard d’euros : France investissement "abonde" donc de près de 33% pour théoriquement représenter, dès 2007, 20 à 25% des montants investis dans ce secteur.

Étant, comme dirait Godard, un "professionnel de la profession", je devrais me réjouir de tout cela, et pourtant, me voilà empreint du plus grand scepticisme. Analysons la situation...

De quoi parle-t-on ?

Pour ceux qui ne font pas bien la différence entre les différents types de fonds de capital investissement, je les encourage à se reporter à l’un de mes vieux posts qui, je l’espère, présente clairement les différents types d’acteurs : cf. Ces méchants fonds d’investissement.

On parle ici de capital-risque et de capital-développement, donc d’investissements minoritaires en fonds propres (augmentation de capital) dans des PME, qu’elles soient innovantes ou en forte croissance (ou les deux) : pour faire simple, les "gentils" capital-investisseurs qui misent sur les "gazelles".

Cet argent est-il vraiment nouveau ?

Les montants annoncés sont importants mais ne sont pas forcément de l’argent "frais". La CDC a un programme d’intérêt général d’investissement dans les PME qui représente environ 150 M€ par an : France investissement ne correspondrait ainsi qu’à un doublement de cette allocation annuelle et les deux milliards nouveaux ne seraient en fait qu’un seul "nouveau" milliard.

De même AXA, AGF, la Société générale et les Banques populaires sont-elles déjà très actives sur ces créneaux : très difficile de dire si les fonds qu’elles vont apporter à France investissement auraient de toute façon été levés et s’il s’agit vraiment d’argent "frais". Disons que le milliard est sans doute un demi-milliard, voire moins...

Chirac a donc tenu sa promesse des trois milliards mais en agrégeant des sommes qui auraient, de toute façon, été disponibles pour une grosse moitié d’entre elles. Sacré Chichi !

Cet argent est-il utile ?

Une étude menée par PH Group montre que le nombre moyen d’employés dans une société britannique créée avec un capital social d’au moins 100 000 euros est de 80 salariés en année 7, alors qu’il n’est que de 20 pour une société française équivalente. Cette disparité énorme est totalement corrélée au fait que les apports en capitaux dont la société britannique a bénéficié au cours de ses premières années d’existence sont en moyenne cinq fois supérieurs à ceux reçus par son homologue française.

Il y a donc bien un absolu besoin de renforcer les fonds propres de nos PME.

La structure de France investissement est-elle idoine ?

On peut dire avec plaisir que nous avons évité le pire : imaginez une structure nouvelle de gestion peuplée d’un bataillon fonctionnaires, de banquiers et d’assureurs (aucune de ces populations n’étant réputée pour sa connaissance du monde de la petite entreprise) et effectuant des investissements directs dans les PME. Une recette pour la catastrophe... qui a été heureusement évitée puisque France investissement est, en fait, un "fonds de fonds" qui investira dans des fonds et non directement dans les PME. Ouf !

Maintenant si les fonds récipiendaires sont des fonds gérés par des équipes de gestion existantes - ce qui sera vraisemblablement le cas pour une très grande partie - l’effet est quasi nul car, comme je l’explique plus loin, les équipes existantes ont déjà suffisamment d’argent sous gestion.

Combien d’équipes de gestion nouvelles et d’un nouveau type seront bénéficiaires de ces investissements ? That is the question.

Pourquoi les équipes de capital-risque et de capital-développement ont-elles déjà trop d’argent ?

Le mandat donné aux équipes des investisseurs institutionnels en la matière est assez clair en termes de critères à remplir par les PME dans lesquelles investir. Ces critères conduisent à sélectionner certains business models et certains montants à investir d’où découle théoriquement un certain profil de retours sur investissement.

L’immense majorité des équipes en place vous expliquera off que le problème n’est pas l’argent (qui est une commodité) mais bien de trouver les "cibles" et que celles-ci manquent cruellement : en tout cas, celles qui répondent aux critères de leur mandat de gestion.

D’où vient ce trop-plein d’argent ?

La France, étant un pays à très/trop forte pression fiscale sur les classes moyennes et supérieures, avec la mise en place en 1997 des FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et en 2003 des FIP (fonds d’investissement de proximité), tous deux assortis d’une réduction d’impôts de 25% des montants investis (dans la limite de 24 000 euros pour un couple, soit 6000 euros d’économie d’impôts) et d’une fiscalité sur les plus-values limitée aux prélèvements sociaux (environ 11%), a permis l’émergence et la pérennisation d’un certain nombre d’acteurs (pour une grande part issus de la "bancassurance") qui n’ont eu aucun problème à lever des sommes importantes : la réduction d’impôts couvrant, dans la majorité des cas, les éventuelles moins-values réalisées.

Hors de question ici de cracher dans la soupe, c’est grâce à cette attractivité fiscale que le capital-risque français s’est hissé à la quatrième place mondiale (extrêmement loin derrière les USA, et assez loin derrière la Grande-Bretagne et Israël, mais devant l’Allemagne ou la Scandinavie tout entière).

D’où vient ce trop peu de "cibles finançables" ?

La France n’étant pas un pays "à culture capitaliste", vous avez beau avoir des capitaux, il faut trouver des entrepreneurs et des projets à financer, et cela ne se décrète pas par ordonnance !

Les "entreprises familiales" en viennent peu à peu à fréquenter les investisseurs, mais une méfiance se dissipe doucement, et l’entrepreneur "novice" n’est pas forcément convaincant au tout début de son projet. Ainsi, nombre de projets sont jugés "pas assez ambitieux" ou "pas assez avancés" par les investisseurs et restent dans un état de mini-entreprise fragile et vouée à une mort rapide ou lente une fois que les subventions diverses ont été dépensées. De même, un certain nombre de business models, notamment ceux qui présentent une forte composante "services", sont considérés par les investisseurs comme pas assez scalable et ne trouveront que rarement, ou après une trop longue période de gestation, de l’argent pour financer leur croissance.

Il y a une solution pour réduire ce gap et permettre soit à des entreprises de franchir les premières étapes leur permettant ensuite de lever des sommes beaucoup plus importantes auprès des capital-investisseurs, soit à des entreprises ayant adopté un modèle réclamant finalement peu de capitaux d’assurer leurs développements : il s’agit des business angels.

Pourquoi et comment mettre les "business angels" dans la boucle ?

Cette population définie de façon pertinente par Wikipedia présente plusieurs avantages : elle apporte aux projets entrepreneuriaux des sommes intermédiaires (de 10 000 à 100 000 euros par business angel) que les institutionnels ne savent pas gérer, elle amène de l’expérience en support du chef d’entreprise (et l’expérience n’est pas que la compétence des c...) et elle amène du temps (sans faire de vrai rapport entre le temps passé et l’argent investi comme le ferait un investisseur plus institutionnel).

Malheureusement, cette population extrêmement utile économiquement est fort limitée en France. Elle stagne à environ 3500 personnes recensées par les différentes associations et groupements de business angels, à comparer à une population équivalente de 50 000 en Grande-Bretagne. Elle a tendance à perdre chaque année quelques centaines de membres, parmi les plus gros contributeurs, qui rejoignent la Belgique, l’Angleterre ou la Suisse, à cause de l’ISF, et qui se gardent bien d’avoir la moindre activité en France de peur d’être requalifiés en résidents fiscaux français. Enfin, elle est collectivement capable de mobiliser environ 250 millions d’euros par an, alors que la puissance de feu de leurs homologues britanniques est de 7 milliards d’euros !

La fiscalité est ici absolument clé, puisque, non seulement il n’y a pas d’ISF (wealth tax) en Grande-Bretagne, mais 40% des investissements réalisés par les business angels britanniques via des Venture Capital Trusts (véhicule ad-hoc regroupant un pool de business angels) peuvent être déduits de l’impôt sur le revenu (income tax), et ceci avec un plafond de 300 000 euros (soit une réduction fiscale de 120 000 euros à comparer aux 6000 euros de réduction d’impôts des FCPI/FIP !) On ne parle même pas en France d’exonérer de l’ISF les sommes investies par nos "investisseurs providentiels" !

Autre exemple de l’intervention publique, les Américains ont créé en 1958 (il y a près de cinquante ans, ce qui montre notre rapidité à implémenter les solutions qui marchent) les Small Business Investment Companies dans lesquelles l’Etat américain investit une bonne part des sommes mises en jeu, se garantit un retour minimal (5% par an par exemple) et laisse une grande part de la plus-value éventuelle aux investisseurs individuels. Astucieux, non ? Nos amis britanniques sont en train de lancer le même type de dispositif...

Que faut-il donc faire ?

Nous n’allons pas reprocher à Monsieur Dutreil d’essayer... Son "machin" paraît mal parti, mais il peut facilement redresser la barre pour le rendre efficace. Finalement, deux mesures simples feraient l’affaire :

  • s’assurer qu’au moins un tiers des fonds de France investissement sont investis dans des structures de type Venture Capital Trust ou Small Business Investment Companies regroupant les sommes que les business angels sont prêts à investir
  • exonérer de l’ISF les sommes investies par ces derniers dans ces nouveaux types de véhicules

et permettre à un horizon très visible de multiplier les PME financées correctement, et ainsi quadrupler les effectifs des PME concernées.

C’est simple, mais cela implique d’avoir le courage politique de toucher à l’ISF et d’imposer à notre administration fiscale tatillonne (et souvent castratrice) des procédures d’agrément simples et efficaces de ces véhicules d’investissements nouveaux.

Du machin de Chichi on pourrait ainsi faire une machine à croissance !

Let’s go for it !

 


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13 réactions à cet article    


  • parkway (---.---.18.161) 20 novembre 2006 11:10

    « Je n’ai aucune confiance dans nos politiques ou nos médias pour réduire cette »fracture« . La France va droit dans le mur. Comment le faire comprendre ? »

    ce n’est certainement pas par ce post !

    là vous êtes plutôt effrayant...

    c’est quoi votre humanité ici ?

    vous parlez de gros sous, mais que deviennent les employés là-dedans ? et les salauds de fonctionnaires ? responsables de la dette publique et du marasme économique ?

    Moi, je pense comme vous, nous allons droit dans le mur mais à cause des financiers comme vous !

    Vous truquez tout ! Vous dîtes vous-même que ce machin est une demi-merde mais vous êtes d’accord avec !

    cet argent pourrait certainement être mieux employé.

    encore un mauvais exemple de la finance...


    • VIncent (---.---.52.252) 20 novembre 2006 15:35

      Monsieur, pour reprendre vos mots :

      « Vous dîtes vous-même que ce machin est une demi-merde mais vous êtes d’accord avec »

      L’auteur tente d’apporter une solution d’amélioration de ce système, qui certes n’est pas parfait mais a au moins le mérite d’exister.

      Et il est préférable de voir les capitaux nationaux ou extérieurs être investis en France plutôt que dans d’autres pays. Les fonctionnaires n’ont rien à voir dans ce projet, et les employés ont tout à gagner, puisque l’on parle de créations d’entreprises ou de soutiens pour le développement de celle-ci. Les entreprises sont les plus gros pourvoyeurs de fonds de l’état. Donc plus il y aura d’entreprise plus l’état aura des rentrées d’argent frais. CQFD


    • Darkfox (---.---.141.125) 20 novembre 2006 11:51

      Un bon article et bonne analyse fine du marché. Toujours intéressant.


      • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 13:01

        Bien que comme d’habitude je ne sois pas d’accord avec l’ensemble, je trouve qu’il s’agit d’un article de bonne qualité, plutôt bien documenté et argumenté. J’apprécie ce genre de discussions et l’effort que cela représente pour y parvenir.

        Les politesses faites, nos points d’accord et de désaccord.

        Je suis d’accord sur le fait qu’il y a déjà suffisamment d’argent en circulation, que le financement des PME est souvent insuffisant, et que ce nouveau machin ne sert à rien.

        Points de désaccord.

        « Pourquoi les équipes de capital-risque et de capital-développement ont-elles déjà trop d’argent ? (...) L’immense majorité des équipes en place vous expliquera off que le problème n’est pas l’argent (qui est une commodité) mais bien de trouver les »cibles« et que celles-ci manquent cruellement : en tout cas, celles qui répondent aux critères de leur mandat de gestion. »

        Traduction : il n’y a pas assez de bonnes entreprises dans lesquelles investir.

        - Ne faudrait-il pas s’interroger sur ces « mandats de gestion » ? N’y a t il pas globalement une attente excessive des investisseurs ?

        - Ne faudrait-il pas s’interroger sur la demande ? Des attentes excessives en matière de rendement du capital et une pression à la défiscalisation des investissements pour favoriser la création n’ont-ils pas pour conséquence de diminuer les revenus du travail et donc indirectement la demande sur les marchés ? (Il n’y a pas de miracle, toute facilité fiscale offerte au capital vient en déduction des revenus du travail)

        « s’assurer qu’au moins un tiers des fonds de France investissement sont investis dans des structures de type Venture Capital Trust ou Small Business Investment Companies »

        Il n’ya pas besoin de ce nouveau machin pour cela. Une telle consigne pourrait déjà être donnée aux banques. Vous dites ici simplement qu’il faudrait que les banques fassent leur travail d’investir dans l’entreprise. A votre avis, pourquoi ne le font-elles pas déjà ?

        « exonérer de l’ISF les sommes investies par ces derniers dans ces nouveaux types de véhicules »

        J’étais sûr qu’on allait arriver ici : défiscaliser le capital. Je comprends bien votre intérêt à le dire, mais les résultats jusqu’ici de ce genre de mesures est tout sauf probant. A noter par exemple à ce sujet que la loi Aillagon sort déjà de l’ISF les investissements dans les fondations. Le but était d’en augmenter l’activité en France. Résultat parmi d’autres : M Aillagon dirige maintenant le musée de la fondation Pinault installé ... en Italie. Une telle niche fiscale sera comme d’autres simple prétexte à évasion. Je croyais que vous étiez pour la simplification fiscale ?

        « C’est simple, mais cela implique d’avoir le courage politique de toucher à l’ISF et d’imposer à notre administration fiscale tatillonne (et souvent castratrice) des procédures d’agrément simples et efficaces de ces véhicules d’investissements nouveaux. »

        C’est donc encore la faute à l’administration. Quelle surprise. Et pour résoudre cela, vous voulez créer une nouvelle niche ?

        Là où nos analyses divergent le plus nettement, c’est je pense au sujet du rôle des bancassureurs et fonds d’investissement. Vous leur voyez un rôle sain et fondamental de financeurs de « l’économie réelle ». Moi, je leur vois le plus souvent un rôle tâtillon et castrateur de prise d’un pouvoir dont ils ne savent que faire au seul nom de rendements excessifs, c’est à dire de la fuite vers le très court terme.

        Merci de cette occasion de rediscuter tout ceci.


        • JDCh (---.---.43.36) 20 novembre 2006 13:22

          @Forest Ent

          1/ Le pb des mandats de gestion n’est pas une attente excessive en matière de rendement mais plutôt de « ticket minimal » à investir : avant de justifier un investissement de un ou plusieurs millions d’euros, une entreprise doit passer par des étapes financées par quelques dizaines ou centaines de milliers d’euros et c’est là que les business angels pourraient jouer un rôle décisif beaucoup plus qu’ils ne le font aujourd’hui.

          2/ Je ne pense pas qu’il appartienne aux banques et encore moins aux assureurs de financer l’amorcage des très jeunes entreprises.

          3/ Je suis personnellement favorable à la suppression de l’ISF (ce qui éviterait de créer des exemptions ou plafonds ou boucliers...) mais, en l’occurence, je trouve plus normal d’exonérer des sommes investies dans des PME non cotées plutôt que dans des oeuvres d’art (ce qui est le cas grâce à Fabulius) !


          • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 14:18

            « Je ne pense pas qu’il appartienne aux banques et encore moins aux assureurs de financer l’amorcage des très jeunes entreprises. »

            Pourquoi ?

            De toutes façons, comme vous le montrez d’ailleurs dans votre article, les banques et assurances sont de vastes conglomérats réalisant toutes sortes d’activités, y compris du venture capital, où elles sont majoritaires. Les bancassureurs français ont réalisé cette année - il me semble, approximativement - 100 G$ d’investissements à l’étranger.

            « plutôt que dans des oeuvres d’art, ce qui est le cas grâce à Fabulius »

            Aillagon était ministre du gouvernement Raffarin. Il y a des faiseurs de niches de tous bords, sans doute plus à l’UMP dont c’est une spécialité.


          • JDCh (---.---.43.36) 20 novembre 2006 19:34

            Les banques/assurances ne sont pas « majoritaires » dans le capital-risque : elles sont de « nouveaux entrants » qui ont surfé sur l’opportunité FCPI.

            Certaines équipes font du bon boulot mais sont marginales dans des organisations qui gèrent par ailleurs des « trillions ».

            On parle ici des quelques centaines de k€ qui pourraient « booster » les PMEs en manque de fonds propres...


          • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 23:00

            Les banques et assurances interviennent institutionnellement assez peu dans le capital risque, mais elles disposent de moult relais pour le faire. Elles investissent dans de gros fonds, qui eux mêmes investissent dans des petits, etc ...


          • 25 novembre 2006 21:42

            Fabius c’est exprimé au sujet de cette exonération il était et est contre


          • gem gem 20 novembre 2006 20:48

            @ forrest ent

            1) soutient abusif : « Un créancier est susceptible d’être attaqué par des tiers pour « soutien abusif » lorsqu’il a consenti un crédit significativement supérieur aux capacités de remboursement prévisibles de son client. »

            Dans le cas d’une entreprise nouvelle qui se plante, il est toujours possible et même facile de trouver, après coup, qu’on était dans ce cas... et c’est le banquier qui trinque, alors.

            2) immixion dans la gestion. Impossible pour une banque, ça peut être au contraire le point crucial dans l’amorçage : les conseils et « autres coups de pouce » très concrets que peuvent apporter des Business Angels


            • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 23:04

              Les banques n’ont pas besoin d’intervenir directement. Elles peuvent financer des fonds qui eux-mêmes etc ...

              « immixion dans la gestion. Impossible pour une banque »

              Ca n’est pas directement lié au sujet, mais ça me fait sourire. Il n’y a pas « d’immixion » quand le DG de BNP Paribas est administrateur de Veolia et Pargesa, holding de Suez, principal concurrent de Veolia ? Quand un directeur de BNP Paribas est administrateur de Bouygues et Alstom ? Sans parler des « conflits d’intérêts » comme dirait l’auteur ...


            • 25 novembre 2006 21:37

              je ne suis pas favorable à la suppression de l’ISF, mais l’idée d’exonérer les fonds investis est intéressantes. Il ne faut pas oublier que les taux de l’ISF sont faible (0.55 à 1.85 %) par rapport au rendement attendu par les business angel.

              De plus le problème d’investissement n’est pas uniquement français les multinationales sont devenu des banques...

              Il y a beaucoup d’actif dormant.

              La pression fiscale n’est pas une bonne explication, regardez les Danemark, la suède ils sont beaucoup plus dynamique malgrès des plus forts prélèvements. (la structure de leur imposition est sans aucun doute plus intelligente que le fouillis français)


              • Investissement (---.---.21.103) 30 janvier 2007 20:24

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