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Accueil du site > Actualités > Economie > François Lenglet prédit la fin de la mondialisation

François Lenglet prédit la fin de la mondialisation

Outre une analyse intéressante, mais assez classique pour ceux qui ont lu les résumés des livres que je chronique, l’intérêt du livre réside, outre sa facilité de lecture, dans une analyse originale et cultivée des cycles économiques démontrant que le recul de la mondialisation devrait être pour demain.

La théorie des cycles liberté / protection
 
François Lenglet développe une théorie passionnante sur des « cycles économiques de 70 à 80 ans, avec deux phases bien distinctes, ponctuées l’une et l’autre par des crises. Et tout d’abord une phase où le désir de liberté triomphe ». Pour lui, cette phase, caractérisée par un abaissement des frontières, donne la main aux riches, et donc aux prêteurs. Le consommateur l’emporte sur le producteur. L’Etat s’endette et le système financier gonfle : « le prix des actifs progressent plus vite que les revenus, augmentant les inégalités entre les détenteurs de patrimoine et les autres  ».
 
Puis, suite à un krach, c’est le désir de protection qui l’emporte, dominé par les classes moyennes, le producteur et l’emprunteur. Il s’agit d’une phase protectionniste, où « la finance est tenue en laisse  ». Après quelques décennies, « l’excès de contraintes sclérose l’économie, la crise revient, réveillant le désir de liberté  ». Pour lui, les débuts de chaque cycle sont bénéfiques, parce qu’ils sont tempérés, mais au fil du temps, la situation se déteriore et l’on tombe dans des excès (de liberté pour l’un, de contraintes pour l’autre). Il dénonce aujourd’hui le dévoiement du libéralisme par la finance, au détriment de l’économie productive. Il souligne que la durée de ces cycles fait que les personnes qui ont vécu le cycle précédent ne sont pas là, ce qui fait que l’humanité répète les mêmes erreurs.
Il nous conte alors une histoire fascinante de l’économie depuis le 15ème siècle, illustrant sa théorie. Il cite un écrit de Keynes assez stupéfiant de modernité : « Quel extraordinaire épisode du progrès économique de l’homme cette époque qui prit fin en août 1914 ! (…) Un habitant de Londres pouvait, en dégustant son thé du matin, commander, par téléphone, les produits variés de toute la terre en telle quantité qui lui convenait et s’attendre à les voir bientôt déposés devant sa porte  ».
 
Pour lui, nous vivons actuellement le requiem d’un cycle libéral, dont les racines remontent à 1968, et dont la base est la génération du baby boom. La prise de pouvoir des libéraux commence en 1979, avec l’élection de Margaret Thatcher et la victoire temporaire de Friedman, « partisan de la concurrence, des privatisations, de la lutte contre l’inflation (…) et la suppression des entraves frontalières  » sur Keynes « qui militait pour la réglementation, le rôle de l’Etat, le soutien à l’économie nationale, la monnaie asservie à la croissance ». Il note l’ironie qu’il y a à constater que la Chine a démarré ses réformes libérales au même moment, en 1978. Il souligne le rôle des circonstances, avec l’effondrement du communisme.
 
Le point d’inflexion est-il atteint ?

Plusieurs indices le laissent à penser : les flux de capitaux internationaux ont baissé de 60% depuis 2007, la finance s’étant renationalisée, du fait de la crise des subprimes et celle de la zone euro. Cela réduit le risque de crise « parce que le capital étranger est plus volatile et peureux que l’épargne nationale » comme le montre le Japon. Le commerce est en panne depuis 2009 et il y a trois fois plus de demandes de règlement de différends à l’OMC. Quelques usines sont relocalisées du fait des gaz de schistes aux USA, ou d’accords de compétitivité ailleurs. Et si les déficits accélèrent la mondialisation (par le biais du financement), leur recul peut aussi la faire reculer. Il évoque, de manière prématurée néanmoins, « l’uniformisation des salaires qui va peser sur l’internationalisation des échanges  ». Il constate enfin un durcissement des règles financières et le blocus fait au rachat de Dailymotion par Yahoo.

Les mêmes indices indiquiant un point d’inflexion se trouvent dans la bataille des idées car ceux qui défendent le libre-échange sont les mêmes qui soutenaient la solidité du système financier en 2007. François Lenglet dénonce le « panurgisme, le conformisme, la paresse et le suivisme  » des intellectuels et cite John Kenneth Galbraith qui souligne la « capacité des riches et de leurs acolytes à voir une vertu sociale à ce qui sert leurs intérêts et leur bien-être, et à peindre sous les couleurs du ridicule ou de la stupidité ce qui ne leur est pas favorable  ». Pour lui, l’emballement du système vient de l’intégration de la Chine, d’autant plus que Pékin conserve une monnaie bon marché, au contraire du Japon, qui avait subi l’endaka. Il note que quand la Chine achète les bons du trésor US, elle pousse les taux à la baisse, et donc soutient l’endettement et la consommation de ses biens…
 
Maurice Allais était un précurseur avec « la mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance, l’évidence empirique  ». Il rappelle qu’en 2004, Paul Samuelson, « Nobel d’économie » en 1970, affirme que le libre-échange fait baisser les salaires aux Etats-Unis et que les gains de pouvoir d’achat sont plus que compensés par les baisses de salaire et le chômage. Il revient aussi sur la volte face de Paul Krugman dans un papier de 2008 « commerce et salaires, reconsidérés  ». Il cite Larry Summers, qui reconsidère la libéralisation de la finance, et « milite pour corriger les déséquilibres que (le libre-échange) crée ». Il cite une étude de Michael Spence, qui montre que sur les 27 millions d’emplois créés aux USA de 1990 à 2008, 98% l’ont été dans des secteurs protégés de la concurrence internationale. De 1990 à 2008, la France a perdu un tiers de ses emplois dans l’industrie (de 4,4 à 3 millions). Pour lui, « ce n’est donc pas le SMIC lui-même qui détruit les emplois, mais la concomitance du salaire minimum et de la concurrence des pays à faibles salaires  ». Du coup, il conclut que « la fin de la mondialisation, ou en tout cas son éclipse, n’est donc pas forcément une mauvaise nouvelle. Peut-être même est-ce le contraire  ».
 
Un soutien au protectionnisme !
 
Comme les journalistes auteurs du livre « Inévitable protectionnisme  », François Lenglet ose questionner les idées préconçues sur le sujet. Pour lui « il est beaucoup plus fréquent que le libre-échange, et la plupart du temps, il a des conséquences favorables sur la croissance. A l’inverse, le libre-échange ne produit quasiment jamais seulement des effets positifs pour le pays qui le pratique  ». Citant Todd, il note que les hauts fonctionnaires français en sont parmi les zélateurs les plus durs car ils ne sont pas menacés… Il démonte ensuite les idées reçues sur le sujet. Si le protectionnisme peut créer des rentes, c’est aussi le cas du libre-échange, qui renforce les plus forts (Angleterre au 19ème siècle, Etats-Unis en 1945). Il liquide l’idée selon laquelle le protectionnisme créé des crises en reprenant Maurice Allais, pour qui le protectionnisme est une conséquence des crises et non une cause. Il cite une étude de Dani Rodrik qui montre que le Vietnam s’est développé, au contraire d’Haïti, grâce au protectionnisme. Il note que la Chine se développe de manière protectionniste, en profitant de notre libre-échange.
 
L’auteur soutient un protectionnisme « moderne et modéré (…) car le marché est aveugle et sourd aux inégalités et à la vie des peuples ». Il dénonce cette mondialisation qui impose aux peuples de s’adapter, qui « consacre la domination des mobiles sur les immobiles, des forts sur les faibles  ». Il cite longuement Keynes, farouche partisan du libre-échange, qui a changé d’opinion du fait de la grande crise, dans un texte de 1933. François Lenglet voit trois enjeux : « sauver les classes moyennes, rétablir la demande finale, anémiée » (dont le relais a été trouvé dans un endettement excessif) et produire un léger regain d’inflation (3 à 4%). Il soutient (un peu rapidement tout de même) que le bon périmètre de protection est plus l’Europe que la nation mais reconnaît que ce sera « compliqué ».
 
Comme Allais ou Gréau, il est un libéral pragmatique et humaniste. Ce sont les excès du néolibéralisme qu’il condamne. Il est un partisan du libre-échange entre pays comparables, et de la liberté, qui reconnaît qu’il faut parfois savoir l’encadrer. Méfiant vis-à-vis d’un trop grand interventionnisme étatique, il souligne que « le succès d’une politique industrielle, c’est de couper les vivres aux perdants  ». Il juge « l’industrie de la banque dangereuse  » et soutient qu’il faut rétablir les frontières pour contrôler la finance, séparer les activités de dépôts et d’investissement et contrôler les flux de capitaux. Ils dénoncent les financiers qui refusent toute réglementation, et qui ne font que défendre leurs intérêts. Il conclut en appellant à retrouver l’esprit de Bretton Woods, un équilibre entre liberté et protection, avec une restriction des mouvements des capitaux, des changes fixes, mais ajustables et des Etats providence.
 
Au final, un très bon livre car très pédagogique et facile à lire tout en étant riche en références. François Lenglet a un vrai don pour raconter les histoires. Je le laisse donc conclure : « nous arrivons à la fin du cycle liberté. Un nouveau monde va se lever, aux antipodes idéologiques de l’actuel ».
 

Source : François Lenglet, « La fin de la mondialisation  », Fayard

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.04/5   (55 votes)




Réagissez à l'article

49 réactions à cet article    


  • non667 28 octobre 2013 15:01

    la lepenisation des esprits fait des ravages
    remède :
    lire 3 comm de taktak,jaja , matin midi et soir
    + 1 tome de bhl la nuit !
     smiley smiley smiley smiley


    • amiaplacidus amiaplacidus 28 octobre 2013 15:06

      Si c’est Lenglet qui en prédit la fin, on n’en a pas encore fini avec la mondialisation.
      Il a comme particularité (avec quelques autres : Minc, Attali) d’être très fiable : il annonce systèmatiquement le contraire de ce qui va se passer !


      • devphil30 devphil30 28 octobre 2013 15:47

        Voyons il faut savoir lire entre les lignes .....


        Philippe

      • L'enfoiré L’enfoiré 28 octobre 2013 16:30

        Lu le livre en diagonale.

        Il a compris certaines idées, mais n’a pas compris que la lame de fond allait en sens inverse.
        En fait, c’est un livre écrit pour occidentaux. Pour leur faire croire qu’ils vont pouvoir revenir à la pointe comme avant.
        « L’OMC tremble devant les nationalismes »
        Ouais.... 
        Mais il écrit aussi « pas de développement durables sans échanges »
        Un Bretton Woods bis tout en constatant que le commerce libéralisé sans les services et l’agriculture avec taux d’échange fixe a aussi généré sa perte.
        Faut oser écrire cela, même si c’est la vérité. 


        • Xenozoid Xenozoid 28 octobre 2013 16:31

          ouai ouai ouai


        • L'enfoiré L’enfoiré 28 octobre 2013 16:31

          Une conclusion qui me parait juste : La mondialisation n’est pas toujours aux bénéfices de ceux qui y croient". 


        • anomail 29 octobre 2013 09:22

          Pas un mot sur le pic pétrolier.

          Pourtant si il y a une bonne raison à la fin de la mondialisation, c’est celle-là.


        • AstreLune AstreLune 29 octobre 2013 11:05

          « un livre écrit pour occidentaux. Pour leur faire croire qu’ils vont pouvoir revenir à la pointe comme avant. »

          C’est tout à fait ça.
          La carotte de la croissance qui fait avancer l’âne.

          J’aime bien ce genre de remarque lucide un peu caustique. <3

          Ce qui me fait un peu sourire avec ce genre de « théorie » c’est qu’on décrit une lacune systémique comme un cycle naturel.

          Il s’agit juste d’un hold up financier orchestré par quelques-uns et qui se répercute sur la population moyenne.

          Le truc, c’est qu’on s’dit toujours « Qu’on leur coupe la tête ! » alors que, en soi, si on est un tant soit peu honnête, on a aura beau couper des têtes et des têtes à l’hydre, il y aura toujours des intéressés à la succession au « pouvoir ».

          Révolution socio-culturelle, où es tu donc ?


        • Xenozoid Xenozoid 28 octobre 2013 16:33

          une conclusion. le bac a sable est le centre dumonde


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 octobre 2013 16:34

            Ouais, mais il faut de l’eau dans le sable pour en tirer quelque chose. smiley


          • SALOMON2345 28 octobre 2013 16:42

            Ce monsieur Lenglet est en pleine apostasie et repasse du « protestantisme » par un retour au « catholicisme » économique ! Il prône aujourd’hui, dans la mouise, dont par ses paroles il a une part de responsabilité sur notre moral, le contraire qu’à longueurs d’antenne - chez son ami Calvi avec feu Jacques Marseille et autres « experts » ultra libéraux - il n’a eu de cesse de proclamer ! 

            Il disait avant que le réel nous bousille tous tellement du mal sur l’Etat, les salaires et la compétitivité, les freins et tabous dressés contre la liberté des entreprises, bref, du Chicago boy pur sucre, et maintenant que le « rêve » s’écroule avec son flot d’horreurs sociales, industrielles et économiques il mendie : « y aurait pas une ’tite place pour un pauv’ repenti, j’m’ai trompé ? »

            Comme lui aurait dit à peu près Rabelais et foin de ses graphiques : 
            « finance sans conscience n’est que la ruine de l’homme ! »

            • gonehilare gonehilare 28 octobre 2013 16:51

              Une référence ce François Laméricain, pardon Lenglet, depuis qu’il nous « révèla » que les US ne faisaient pas marcher la planche à billet. (son show face à MLP)

              Mille milliards de $ de rachats par an, difficile de ne rien voir pourtant...

              Même l’ancien boss Greenspan l’a reconnu.


              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 28 octobre 2013 18:21

                Mille milliards de $, une paille en effet, et qui n’est bien sûr pour rien dans la prétendue bonne santé de l’économie yankee.


              • Robert GIL ROBERT GIL 28 octobre 2013 17:04

                la mondialisation dans la continuité du neoliberalisme a produit  une caste qui n’a aucune considération pour ceux qui travaillent. Ils ont le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière, sans verser aucune contrepartie, si ce n’est de misérables prélèvements auxquels, par la magie des frontières, ils échappent en grande partie. La loi a été instituée par des puissants pour faire accepter aux moins puissants leur pouvoir, et substituer le pouvoir de la force physique qui prévalait alors, par celui de la force sociale. C’est donc une violence qui se substitue à une autre violence. Mirabeau avait prévenu : « la pire des aristocratie c’est celle des riches ! »...

                voir : AU DELA DES PERSPECTIVES CAPITALISTES


                  • soi même 28 octobre 2013 18:02

                    Cela fait belle lurette que je crois plus à leurs conte de fée économique, c’est comme si j’écrivais un livre comment s’enrichir en se levant du bon pied le matin.
                    Le but n’est pas ma salade que je développe, c’est la publicité qui va être générer pour vendre mon bouquin, à au final, c’est cela que je vise avoir une rente confortable de droit d’auteur !

                    Touts ses stratèges économistes ne font furieusement pensé à une pièce de Molière où il met en scène la danse des carabins : Le Médecin malgré lui.
                    .
                    SGANARELLE.- Est-ce là la malade ?
                    GERONTE.- Oui, je n’ai qu’elle de fille ; et j’aurais tous les regrets du monde si elle venait à mourir.
                    SGANARELLE.- Qu’elle s’en garde bien ! Il ne faut pas qu’elle meure sans l’ordonnance du médecin.


                    • paul 28 octobre 2013 18:35

                      Lenglet parait en pleine confusion mentale depuis quelques temps, fume t-il le pétard, est il tombé dans une secte de décroissants furieux ?

                      Est ce bien le même qui écrivait encore fin 2012 dans son précédent livre Qui va payer la crise :
                      « Il faut évidemment couper dans les dépenses, parfois très violemment . Mais le plus important est de rétablir la compétitivité, qui elle même provoque la croissance et donc fait fondre la dette ».
                      Il colle au discours du FMI , qui a admis début 2013 s’être trompé sur l’austérité .

                      Attention, sieur Lenglet, vos employeurs défenseurs du social-libéralisme comme France 2 ,ne vont plus vous reconnaitre, et vous virer pour manque de compétitivité ...


                      • hunter hunter 28 octobre 2013 19:32

                        Non, non, Lenglet à une seule compétence : il sent le sens du vent !
                        Il a compris que son système n’a plus la côte auprès des populos, et il a envie de vendre plein de bouquins, pour se faire plein de thunes, avec lesquelles il se fera plein de putes, de cohibas et de coke, donc il publie dans le sens de ce que le public veut lire, et hop, banco, jackpot !

                        C’est encore un de ces salopards d’opportunistes de journalopes, incompétent, mais sachant bien déceler les tendances « qui font vendre » !

                        Allez, je n’achèterai pas le bouquin, et si on me l’offre, il sera parfait pour démarrer les feux !

                        Adishatz

                        H/


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 octobre 2013 07:56

                        hunter,

                        C’est plutôt ce que vous expliquez, un opportuniste qui sent le vent tourner... , le dollar est en perdition. Les USA et leur école de Chicago infernale commencent à sentir le roussi.

                         Le « capitalisme du désastre », comme l’appelle Naomi Klein a atteint un seuil insupportable pour les peuples.

                        C’est la Chine qui vient de siffler la fin de la récré, basta de vos couillonnades !
                        Enfin, les Chinois, gens affables et bien élevés, le disent en langage diplomatique, mais pas besoin de décodeur :

                        « Au lieu de remplir son devoir de puissance dirigeante responsable, un Washington étroit et égoïste a abusé de son statut de superpuissance, et a introduit encore plus de chaos dans le mondes EN TRANSFÉRANT SA PRISE DE RISQUES FINANCIERS VERS L’ EXTÉRIEUR, générant des tensions régionales autour de différents territoriaux et dispensant des guerres injustifiées sous couverts de mensonges effrontés. »
                         
                        Ils en savent quelque chose, avec les tombereaux de dollars dans leurs caisses, qui ne valent pas un kopeck ...

                        Les BRICS commercent entre eux avec leurs propres monnaies, en attendant de mettre sur pied « un panier de monnaies » qui enverra le dollar dans les tréfonds de l’ histoire.

                        « La naissance d’un monde désaméricanisé »

                        François Lenglet va chercher à se recaser dans « le monde nouveau ».
                        Les rats quittent le Titanic. 

                         


                      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 29 octobre 2013 09:21

                        L’article « la naissance d’un monde désaméricanisé » me semble bien donner la clé de l’avenir économique. Les dirigeants de l’UE restant à la remorque idéologique des USA, c’est ailleurs qu’il se décidera, dans la façon dont la Chine se débarrassera de sa montagne d’avoirs en $, et à quelle vitesse les autres pays sentant le vent tourner suivront.


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 octobre 2013 20:04

                        Pepe,
                        Merci du lien. Echange de bons procédés, je vous conseille la lecture du livre :

                        « Les confessions d’un assassin financier » de John Perkins, c’est l’article que vous citez, mais vu du côté d’un économiste chargé d’organiser la ruine des pays pour les soumettre à l’ Empire.


                      • gogoRat gogoRat 28 octobre 2013 20:30

                        Bien vu, DuraLex , pour ce constat : « les partis dits politiques n’ont qu’un but : empêcher toute politique » !!

                        par contre, pour mieux convaincre, il me semble important d’éviter de lier trop rapidement un (unique) « remède » (non ’démontrable’) à un diagnostic démontré - du genre :

                        • " ... il suffirait aux candidats d’être volontaires et de passer un petit test de citoyenneté pour être sélectionnables, de manière à éviter des analphabètes, des déséquilibrés, des fauteurs de troubles. ...« 

                        laissons à chaque citoyen le soin de contribuer par lui même (cf le  »sapere aude«  des Lumières ) à la recherche d’un remède : celui-ci sera d’autant plus consensuel qu’il aura été inventé de façon collaborative, donc parfaitement »approprié« par chaque citoyen.

                         ( Une autre piste ? Donnons par exemple à chaque citoyen 1000 points officiels de »poids de décision politique« ... à répartir (constamment, et chaque fois qu’on le veut ) entre les »doléances" d’un cahier de doléances officiel ( doléances rédigées par quiconque y consacre un minimum de ses points de décision ) ....


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 octobre 2013 08:01

                        dura,

                        Un petit livre explique cela très bien :

                        « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon.

                        Je le conseille vivement pour comprendre comment ils s’y sont pris pour nous rouler dans la farine.

                        Comme la construction européenne, qui devait se faire « sans débat », TINA est devenu la pensée unique, sans débat, puisque ceux qui pouvaient organiser les débats et l’information nous ont trahis.

                        Ce petit livre explique comment cela s’est passé, en Angleterre d’abord, puis sur le Continent européen ensuite.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 28 octobre 2013 19:36

                        Hum, m’est avis que la seule chose pouvant arrêter la mondialisation est une 3ème guerre mondiale.

                        Enfin, il échappe à François Lenglet comme à beaucoup, qu’entre aujourd’hui et avant, est arrivée la communication planétaire... Chose qui n’existait pas avant de manière aussi totale, mais seulement partielle et partiale.

                        Il semble d’ailleurs échapper à François Lenglet que précisément, créer, entretenir ou réactiver la peur de l’autre, à pour seul but de diviser la population mondiale en blocs antagonistes. Donc en blocs économiques en guerre. Pour la simple raison que ceux qui sont les gagnants de ce système, savent pertinemment que le maintien de leur position dominante tient à la division des peuples pour justifier leurs privilèges.

                        Les peuples d’Occident sont comme les riches face aux pauvres, ils veulent conserver leurs richesse. Ce n’est pas d’ailleurs d’être contre les autres peuples, mais pour soi avant tous les autres. Dans ce sens, aller vers « l’uniformisation des salaires » est une revendication et exigence idéologique socialiste et communiste avant tout. Seulement le hic, c’est que cette uniformisation dans le modèle économique actuel conduit à la paupérisation de la société pour éviter l’effondrement total. En fait, pour éviter cet effondrement et permettre le maintien voir la croissance repartir sans détruire et menacer de détruire tout le système écologique planétaire et la pénurie de matières 1ère, il faut radicalement changer de paradigme social économique.

                        Nous ne sommes pas face à un choix idéologique car il n’y a qu’une seule solution viable avec tous le monde bord du bateau.

                        Non, la question posé aujourd’hui est de savoir si tous le monde arrivera à rester à bord ou bien si on va se retrouver dans la situation du radeau de la Méduse...


                        • RICAURET 28 octobre 2013 20:07

                          plus nul on fait pas MIEUX

                          les états unis ne font pas de planche a billets il vont vers la quatrième

                          il est vraiment le clown blanc des économistes

                           CET homme a beaucoup de neurones mais il LUI manque les CONNECTIONS


                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 28 octobre 2013 21:35

                            Les politiques, Lenglet et les autres « nouveaux chiens de garde »...

                            François Lenglet incompétent et menteur professionnel !

                            « Les chiffres ne mentent pas, mais les menteurs adorent les chiffres (1) », aurait en substance résumé l’écrivain américain Mark Twain. Si deux et deux font toujours quatre, il existe en effet plusieurs façons de manier l’arithmétique. La première relève d’une démarche scientifique : on avance une hypothèse, on rassemble des données, et on parvient soit à la validation de l’hypothèse, soit à une indétermination — auquel cas la réflexion doit être affinée. L’autre méthode consiste à partir d’une idée préconçue, et à organiser les données de façon à en suggérer la confirmation par les « faits ». Ce type d’acrobatie statistique a désormais un expert : François Lenglet, directeur du service « France » de France 2. source


                            • iris 28 octobre 2013 21:49

                              qui va l’acheter ??


                              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 29 octobre 2013 12:21

                                moi si le papier n’est pas trop râpeux


                              • vachefolle vachefolle 28 octobre 2013 22:33

                                la seule chose qui pourrait bloquer la mondialisation est le fameux pic oil que tout le monde attend avec impatience


                                • lloreen 29 octobre 2013 10:26

                                  Il n’ arrivera jamais pour la bonne et simple raison qu ’il y a du pétrole à profusion.La seule chose qui explique l’ augmentation et la baisse artificielle des cours du pétrole et de toutes les matières premières, d’ ailleurs, est que cette « raréfication » est totalement artificielle.

                                  Les plus grands cartels comme General Electric ont la mainmise sur à peu près toutes les ressources naturelles.Ils entretiennent artificiellement cette pénurie et s’ ententent bien évidemment entre eux et travaillent main dans la main dans l’ arrière-boutique tout en entretenant la confusion à l’ avant plan.

                                  Il est tout à fait anormal que les ressources naturelles, qui appartiennent à tout le monde, soient détournées, fassent l’ objet de spéculations et il est tout aussi anormal que ces escrocs se les approprient au détriment des populations locales.

                                  http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/04/30/le-pic-petrolier-non-scientifique-selon-une-note-confidentielle-du-quai-dorsay/

                                  On ne s’ étonnera donc pas de l’ éviction de Madame Batho...


                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 octobre 2013 20:14

                                  vachefolle,
                                  On sait maintenant faire du pétrole en quelques jours à partir d’algues marines.

                                  C’est un ingénieur français installé en Espagne qui a découvert cela.

                                  Il vit entouré de gardes du corps. Allez savoir pourquoi ? Sans doute des adeptes du gaz de schiste qui veulent sa peau...

                                  Bio pétrole à partir d’algues, de CO2 et de soleil


                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 octobre 2013 20:23

                                    lloren,

                                    L’Islande n’est pas dans la zone euro, et vient de supprimer la commission qui préparait son entrée dans l’ UE. C’est donc un état souverain, qui peut décider ce qu’il veut avec sa monnaie et ses banques.

                                    Mais les mauvais esprits vont vous rétorquer que c’est « un tout petit pays », « on peut pas comparer avec la France », comme si la taille avait quelque chose à voir avec la souveraineté...

                                    Ils ne peuvent pas arguer de la taille du pays quand on parle de l’ Argentine en 2002, alors que la situation économique était celle de la Grèce actuellement...

                                    « Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques.  »


                                  • Palinurus Palinurus 29 octobre 2013 08:31

                                    Lenglet est une pendule cassée qui donne l’heure juste une fois en passant. Le dinosaure mondialiste sera bouffé par les petits mammifères plus écolos. en attendant commencez a faire pousser des patates sur votre balcon ou sur le toit de l’immeuble. 


                                    • eric 29 octobre 2013 09:24

                                      Avant 14, il n’y a pas de frontières, au sens administratif bureaucratique, il n’y a pas d’impôts sur le revenu, et la pauvreté dans le tiers monde est telle que cela fait frémir rétrospectivement. Quand aux différences de cout du travail....

                                      Stephan Sweig fait part de l’étonnement de ses étudiants quant il raconte qu’avant guerre, il a voyage dans le monde entier sans aucun document justifiant de son identité, sans visa, sans contrôle.

                                      Dans les pays pauvres, il y a encore de grandes famines, epidemies, l’espérance de vie est moyen ageuse, l’éducation n’existe pour ainsi dire pas. Mais il n’y a pas de grands mouvements de populations venant chercher une vie meilleure sous des cieux plus favorises en provenance des pays sous développés. En revanche, il y a, comme aujourd’hui, des européens partant aux EUA ou des mouvements intra européens de moins riche a plus riche.
                                      C’est une migration économique de travail. Mal accueillie ( pas d’aide) très exotique ( un mineur polonais a un degré de connaissance de la langue et de la culture française très éloignée de la familiarité qu’en a un algérien ou un tunisien. L’assimilation se produit pourtant rapidement.

                                      Il y a peu de délocalisations. Pourtant le cout de la main d’œuvre.... En Indochine, en Afrique, on peut parler de travail force et pour ainsi dire gratuit....

                                      En revanche, il y a bien des investissements productifs dans le tiers monde ( infrastructures, etc...) et couteuses. Jacques Marseille a établit que dans l’ensemble, les colonies ont coute plus qu’elle n’ont rapporte.

                                      Il me parait difficile de rendre compte de ces forts contrastes entre les deux situations sans prendre en compte ce qui change structurellement et qui est la part des l’Etats dans les PIB et l’usage qu’ils en font. Les capitalistes ne sont sans doute ni plus ni moins prédateurs, les pauvres dans le tiers monde sont moins pauvres, etc....

                                      Le rôle essentiel des visas, est bien de savoir qui doit payer combien a quel état en matière d’impôt. Qui a droit et ou a quelles aides.
                                      Compte tenu de l’intensité capitalistique de la production moderne, le cout du travail est certes important, mais la fiscalité en général est souvent le facteur premier.

                                      D’une manière générale, dans un pays comme la France, la plus grosse part de la valeur ajoutée passe par les mains de l’État (en hausse relative), viennent ensuite les ménages (en baisse relative), et enfin, de façon marginale après impôt et charge, le capital ( globalement en stagnation ou baisse).

                                      Parler de la mondialisation sans évoquer cet aspect, est une approche de type marxiste archaïque. On se souvient que ces gens discouraient longuement sur les rapports entre ouvriers et patrons, en laissant complétement dans l’ombre, le rôle en tant que classe de la catégorie a laquelle ils appartenaient eux même, alors même qu’elle était celle qui était le plus en expansion a l’époque. une classe moyenne non directement impliquée dans le processus de production (fonctionnaires,lettres, services varies).

                                      Les termes employés vont dans le sens d’un discours tenu par leurs héritiers pour défendre un système dont ils sont les grands gagnant.

                                      Un tiers de main d’œuvre en moins en 20 ans dans l’industrie, la productivité aidant, cela signifie sans doute une hausse de la production industrielle. Parallèlement, plus 30 a 40 % de main d’œuvre employées directement ou non dans le service public, a dégradation continue de la qualité si on en croit les syndicats, impliquerait une productivité négative, donc un cout social absolument exorbitant.

                                      A 57% du PIB dépensé par l’état, il est clair qu’on a affaire au principal déterminant des couts, des prix, de la compétitivité de l’attractivité.

                                      Si le résultat était un contexte fantastique pour les entreprises : mains d’œuvre super formée comme en Suède, infrastructures flambant neuves, comme dans certains pays de l’ex tiers monde, services publics super efficaces, la question des couts du travail serait moins dissuasive.

                                      Ce n’est pas le cas. Notre État semble plus un consommateur net de ressource qu’un facteur positif pour le développement et la croissance.
                                      Si la part de l’État monte, ce sont les couts de fonctionnement qui se développent, pendant que l’investissement baisse. On voyait hier a la télé des gendarmes sans ordinateurs, sans voitures et sans essence, mais pas sans salaires et sans retraites.
                                      Ce n’est pas le plus caricatural. En tendance, nous avons des service publics pléthoriques, payes a travail égal 17 % de plus que dans le prive avec des moyens d’agir en dégradation.

                                      Cela veut dire que même si ils le veulent, ils auraient a dépense croissante de moins en moins de moyen de remplir leurs missions....

                                      le dernier paradoxe par rapport a l’avant première guerre mondiale, les français, qui ne l’avaient jamais fait (un des « drames » de notre colonialisme, impossible de peupler nos colonies....), s’expatrient de plus en plus.
                                      Partent les vieux riches et les jeunes pauvres. ceux qui ont tout a gagner a échapper a notre système de répartition de l’argent.

                                      Analyser cela dans le détail me parait un préalable nécessaire avant de parler de démondialisation, de protectionnisme de façon sérieuse etc....


                                      • BA 29 octobre 2013 10:30

                                        En Europe, les Etats sont hyper-endettés. Les dettes des Etats européens forment une gigantesque bulle qui va bientôt éclater.

                                         

                                        Et la dette privée ?

                                         

                                        Qu’en est-il de la dette privée ?

                                         

                                        En Europe, les ménages sont hyper-endettés, les entreprises sont hyper-endettées, et les banques sont en faillite.

                                         

                                        A propos de la dette des ménages et de la dette des entreprises, le Luxembourg remporte le championnat d’Europe de la dette privée.

                                        L’Irlande a la médaille d’argent.

                                        Chypre a la médaille de bronze.

                                        La France finit 14ème.

                                         

                                        Ces dettes privées forment une gigantesque bulle, encore une, qui va bientôt éclater.

                                         

                                        Depuis plusieurs années, l’économie des pays européens ne repose que sur … de la dette.

                                         

                                        Quand ces bulles éclateront, les pays européens vont connaître un effondrement économique et financier.

                                         

                                        1-  Médaille d’or : Luxembourg : dette privée de 317,4 % du PIB (en 2006, c’était seulement 134,7 % du PIB).

                                        2-  Médaille d’argent : Irlande : dette privée de 306,5 % du PIB (en 2001, c’était seulement 154,7 % du PIB).

                                        3-  Médaille de bronze : Chypre : dette privée de 296,4 % du PIB (en 1999, c’était seulement 158,6 % du PIB).

                                        4-  Danemark : 238,9 % du PIB.

                                        5-  Portugal : 225 % du PIB.

                                        6-  Pays-Bas : 221 % du PIB.

                                        7-  Suède : 214,2 % du PIB.

                                        8-  Espagne : 195,6 % du PIB.

                                        9-  Royaume-Uni : 181,4 % du PIB.

                                        10-  Finlande : 160,5 % du PIB.

                                        11-  Malte : 155,4 % du PIB.

                                        12-  Autriche : 147,5 % du PIB.

                                        13-  Belgique : 146,4 % du PIB.

                                        14-  France : 140,6 % du PIB (en 1999, c’était seulement 95,8 % du PIB).

                                         

                                        Source : Eurostat.

                                         

                                        http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tipspd20&plugin=0


                                        • robin 29 octobre 2013 10:44

                                          Lenglet fait partie des apparatchicks du système, soit-disant spécialistes, qui n’ont rien vu (ou ne veulent rien voir par idéologie ) et qui se plantent dans leurs prévisions avec une régularité suisse....une réference vachement crédible quoi !


                                          • morice morice 29 octobre 2013 10:52

                                            et la fin des grandes oreilles, qui le concerne, c’est pour quand ?


                                            • chmoll chmoll 29 octobre 2013 11:27

                                              malheureus’ment ça s’ras jamais la fin pour la race des cons

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