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Accueil du site > Actualités > Economie > Fusions-acquisitions : des mots qui font peur...

Fusions-acquisitions : des mots qui font peur...

D’après une étude publiée récemment par Thomson Financial, l’activité de fusions/acquisitions (appelées aussi "fusacq" ou en anglais "M&A" pour "Merger and Acquisitions") a progressé de 31% si l’on compare les premiers semestres de 2006 et de 2005, et a généré plus de 20 milliards de dollars de "fees" pour les banques d’affaires intermédiaires dans ces transactions. Plusieurs milliers de millards de dollars de valeur d’entreprise ont changé de mains au cours du dernier semestre...

Avant d’essayer de déceler pourquoi ces opérations sont de plus en plus nombreuses, il est peut-être utile de rappeler que ces fameuses "banques d’affaires" sont effectivement, en général, des filiales de grandes banques, mais ont un rôle très différent du rôle traditionnel de prêteur et teneur de compte d’une banque. Les plus célèbres intervenants de ce type sont les Américains Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley, Merill Lynch... ou les Européens RBS, UBS, Deutsche Bank, Lazard, BNP-Paribas...

Si l’on fait une comparaison avec l’immobilier, ces banquiers sont, en fait, les agents immobiliers : ils signent un mandat avec les actionnaires d’une société qui souhaitent céder l’entreprise, et ils organisent la vente de cette société auprès d’acteurs dits "industriels" ou de fonds de capital-investissement. En général, ce mandat comprend une petite partie fixe (appelée "retainer") et une grosse part variable dépendant du succès de l’opération et du prix obtenu pour ladite cession (on parle ici de "success fees"). On notera que vendre une entreprise est plus compliqué que vendre une maison, et que ma comparaison a simplement pour objectif de mettre en avant le rôle d’intermédiaires joué par les banques d’affaires. Les "success fees", correspondant à quelques pour cent du montant de la cession, constituent la principale rémunération de la banque et la base des bonus des banquiers d’affaires (en anglais improprement appelés "investment bankers", puisqu’ils n’investissent pas).

Ces banquiers d’affaires, qui avaient connu une très faible activité, voire le chômage, après le 11 septembre, profitent aujourd’hui à plein d’une activité absolument "booming". Ils travaillent "jour et nuit", gagnent beaucoup d’argent et rentreront à nouveau en hibernation lors du prochain cycle de ralentissement économique... Appelons cela de la précarité prospère !

Mais revenons au pourquoi de cette embellie, et aux conséquences sur les entreprises concernées et sur leurs salariés qui, en général, ont un frisson dans le dos lorsqu’ils apprennent que leur entreprise va faire l’objet d’une opération de fusion/acquisition.

Une partie de la croissance du nombre de transactions est due à la multiplication des opérations dites "secondaires", à savoir des opérations où un fond de "buy-out" (cf. ces méchants fonds d’investissement) revend, après quelques années de détention, une société à un autre fond de même type. Vu l’argent disponible pour ces acteurs du "buy-out" et la nécessité pour eux de "faire tourner le portefeuille", il est normal d’observer une augmentation forte de ce type d’opération : on remarquera simplement que, dans l’immense majorité des cas, il s’agit d’entreprises en bonne santé, fortement "cash generative" (afin de pouvoir être endettée et de profiter du fameux "effet de levier") et pour lesquelles le changement d’actionnaire du fond X au fond Y aura finalement très peu de conséquences : la stratégie sera peut-être légèrement infléchie, le management sera dans 99% des cas reconduit, et les éventuelles restructurations seront marginales, dans la mesure où c’est sous l’impulsion du premier fonds (et non du fonds repreneur) qu’elles ont déjà été mises en oeuvre.

Contrairement aux idées reçues, une entreprise dont le contrôle passe de financier à financier est peu affectée par ce changement d’actionnaire et sa résistance en "stand alone" (i.e. en tant que société indépendante de tout groupe industriel) est une démonstration de sa pérennité et de sa solidité économique.

Une autre explication de cette augmentation des "fusacqs" est, bien évidemment, la globalisation de l’économie qui implique que la concurrence peut venir de n’importe où, et qu’une entreprise qui n’a pas une couverture géographique suffisante et une part de marché au niveau mondial suffisante est d’une certaine façon menacée à court ou moyen terme de disparition. Ses actionnaires et ses dirigeants décident donc pour pérenniser l’entreprise de lui chercher des alliés (on parle alors de "fusion entre égaux") ou un adossement (cas d’une acquisition par un plus gros). Plus le métier est "industriel" et potentiellement "commoditisé" (un marche "commoditisé" est un marché sur lequel le prix est quasiment l’unique critère d’achat), plus ce type de consolidation est fréquent et surtout nécessaire.

Ainsi, il est probable que Compaq, le fabriquant de PC, n’aurait pas survécu sans avoir été gobé par Hewlett Packard, que Citroën n’existerait plus sans son rapprochement avec Peugeot, que Sony ou Ericsson aurait cessé de produire des téléphones portables sans leur alliance, que Fina voire Elf et Total auraient été marginalisés dans le club des géants du pétrole sans leur association à trois, qu’Arcelor allié à Mittal et Defasco est plus fort, que GDF et Suez achèteront mieux le gaz qu’ils distribuent une fois combinés... Bref, on pourrait citer des centaines d’exemples.

Il est important également de noter que ces méga-fusions entraînent par rebond une consolidation de leurs sous-traitants dont la liste est restreinte et qui ont besoin d’être plus forts dans leur relation avec ces méga-donneurs d’ordres. Exemple, Valeo et Faurecia ont procédé à de très nombreuses acquisitions pour garder une masse critique et être capable de servir l’industrie automobile et leurs grands clients dans le monde entier. Autre exemple : il y a eu une très forte consolidation du secteur des SSII (et d’autres sous-secteurs du service aux entreprises) car celles-ci, pour servir leurs grands clients internationaux, se devaient d’être agrégées dans des réseaux continentaux ou mondiaux.

Le phénomène décrit de consolidation s’arrête en fait lorsque les autorités de contrôle de la concurrence le décident, lorsqu’une situation de duopole ou d’oligopole apparaît et que l’intérêt des clients (notamment des consommateurs) est directement ou indirectement menacé. On ne verra pas la fusion Boeing-Airbus tant qu’aucun avionneur asiatique n’aura émergé et créé une véritable alternative. Il est probable que la Commission européenne (ou les autorités "anti-trust" américaines) refuserait une fusion Microsoft-SAP ou un rapprochement Orange-Vodafone....

L’ensemble des opérations de "M&A" conduisant à cette consolidation des secteurs globalisés (et souvent "commoditisés") ont bien entendu des conséquences sur l’emploi : des sites de R&D ou de production sont amenés à être fermés, les effectifs administratifs et marketing sont centralisés et diminués, seuls les effectifs "locaux" faisant face aux clients (et devant être à proximité de celui-ci) sont en général intouchés (sauf fort "overlap").

Si vous travaillez dans un secteur dont le taux de croissance est faible et dans lequel la pression concurrentielle sur les prix ou les marges est intense, votre entreprise est candidate à la consolidation et n’a malheureusement pas le choix : se marier, "gober" ou se faire "gober", ou à court/moyen terme, disparaître. C’est le côté darwinien de l’économie...

Il existe une troisième raison à l’augmentation du nombre d’opérations de "M&A", il s’agit de "l’économie de l’innovation", celle dans laquelle nous sommes entrés et qui constitue l’une des opportunités principales pour les Etats-Unis ou l’Europe de l’Ouest de préserver leurs poids économiques actuels. Pour que cette économie fonctionne, il faut entretenir un foisonnement d’initiatives favorable à la créativité, au "try and fail" ("essayer et rater") et à la mise sur le marché de produits ou services que consommateurs et entreprises vont peut-être adopter, créant ainsi de nouveaux usages, de nouveaux marchés et de nouveaux secteurs économiques.

Ce foisonnement est, en général, le fait de petites et moyennes entreprises, financées par des entrepreneurs individuels, des "business angels" ou encore des capital-risqueurs/capital-developpeurs et, plus rarement, le fait de grands groupes établis, même s’il existe des contre-exemples (Nokia, Apple, Sony pour en citer un par continent).

Les "start up" innovantes sont des cibles d’acquisition naturelles pour les acteurs établis. Ils y voient une forme de R&D externalisée (Cisco, par exemple, a pratiquement toujours lancé une nouvelle gamme de produits sur la base d’une acquisition dans le segment concerné) et un relais de croissance dont ils ont absolument besoin (Oracle ou BusinessObjects ont aujourd’hui un rythme d’acquisitions qui n’a rien à voir avec l’époque où leur croissance organique seule leur permettait de créer de la valeur pour leurs actionnaires).

Ils y voient aussi un effet de levier financier affectant favorablement leur cours de Bourse. Exemple : si la société cotée l’est sur la base d’un multiple du résultat net de 20, que je peux faire une acquisition sur un multiple de 10 appliqué à la société cible et que, en plus, par effet de synergies, le résultat net de ma nouvelle filiale va être "boosté" de 50%, le million d’euros de résultat acheté 10 vaudra "mécaniquement et théoriquement" 30 millions un an après l’acquisition...

Ce phénomène de rachat massif par les grands acteurs de petits ou moyens acteurs innovants est actuellement extrêmement fort car il correspond à la fois à un phénomène de rattrapage (les grands groupes ont coupé dans leurs coûts durant la période 2001-2004 et notamment dans leurs efforts de R&D) et à des phénomènes de rupture qui changent l’économie de certains secteurs : la téléphonie Internet, la presse d’information gratuite, les médicaments génériques, l’adoption du mobile par les "teen agers", le transport aérien low cost, le prêt à porter façon Zara... et dont des acteurs nouveaux ont su profiter intelligemment.

Pour ce qui concerne les actionnaires et les dirigeants de ces PME innovantes, ils ont bien conscience que construire en continuité une entreprise pesant des milliards de chiffre d’affaires sera long, épuisant et peut-être impossible. Ils préfèrent donc "valoriser" leur investissement et succomber aux sirènes des grands acquéreurs.

Pour leurs salariés, certains seront contents de rejoindre une structure plus protégée (à court/moyen terme) et d’autres, qui préfèrent avoir de l’impact, de l’autonomie et une vie professionnelle plus haletante, décideront de quitter quelque temps après leur intégration dans le grand groupe : ils jetteront alors leur dévolu sur une nouvelle "start up" prometteuse. Appelons cela de la précarité éclairée...

Une grande partie des collaborateurs des PME innovantes connaissent ces règles du jeu, ont intégré la nécessité d’être mobiles intellectuellement et parfois géographiquement, et finalement ne redoutent que fort peu ces fameuses "fusacq" : elles correspondent simplement à la fin d’un cycle et au début d’une autre aventure...

En résumé de tout cela, le raisonnement contre-intuitif par lequel on est moins précaire dans une entreprise contrôlée par des fonds d’investissement ou bien mieux armé pour affronter la globalisation de l’économie lorsqu’on participe à l’économie de l’innovation est un raisonnement juste. Si deux-tiers des jeunes Français veulent être fonctionnaires, cela est sans doute dû au fait qu’on ne leur a pas dit qu’il existait autre chose que des secteurs "commoditisés" et menacés par la mondialisation et la concurrence des puissantes émergentes !

PS : Seuls 30% des scénarios de fusions-acquisitions délivrant la "création de valeur attendue" et le savoir faire "post-M&A" des managers des entreprises sont encore en cours de contruction. Cela vaudra sans doute un nouveau "post" dans les mois à venir. Celui-ci est bien assez long !


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28 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 10 juillet 2006 13:55

    En attendant le temps pour une critique de fond, une remarque générale : il y a un très net progrès par rapport à vos précédents articles, plus politiques. On sent que vous vous rapprochez de votre sujet. Continuez.

    Petite remarque de détail au passage : Lazard n’est pas européen mais US et basé aux Bermudes. Pearson avait revendu la partie anglaise à Eurazeo, qui s’est délesté d’un seul coup il y a plus d’un an des parties anglaise et française.


    • parkway (---.---.18.161) 10 juillet 2006 15:32

      à JDCH,

      Les mots font peur, parce qu’il faut avoir peur !

      les financiers sont les humains plus dangereux de la planète.

      Ces gens là ne créent rien, que du vent, et appauvrissent notre société et ses valeurs.

      Vous parlez facilement des employés et des sous-traitants de ces entreprises fusionnées, mais beaucoup doivent vous maudire de vos dires, acculés au chômage ou et à la faillite !

      La fusion GDF-SUEZ a été programmée, il y a longtemps et pas pour les beaux yeux des consommateurs qui vont voir leurs factures augmenter lourdement, comme en californie et en australie, ,où les pouvoirs publics ont été obligé de financer les pertes scandaleuses de leurs nouveaux dirigeants (voir ATTAC).

      Les motivations de la croissance à tout crin nous amènent vers un mur que nous ne traverseront pas.

      Il y a suffisamment de PPDA’s à la télé pour glorifier nos financiers et nos dirigeants !


      • (---.---.185.253) 11 juillet 2006 08:56

        "les financiers sont les humains plus dangereux de la planète. Ces gens là ne créent rien, que du vent, et appauvrissent notre société et ses valeurs."

        Oh la la !!! Que dire de nos fonctionnaires ? Ceux la ne font que controler du vent, n’ont plus de bureaux, sont en surreffectif. Heureusement qu’il y a des financiers pour preter des sous.

        Sans financier, pas de pret immobilier.

        Sans financier, pas d’investissement d’entreprise. Imagine une entreprise qui trouve un medicament qui peut sauver des milliers de vie et qui abandonne car il n’y a pas d’argent.

        Sans financier, les boites accules a la faillite serait... justement a la faillite sans repreneur pour relancer l’activite.

        Heureusement que tout le monde ne pense pas encore comme ca en France


      • parkway (---.---.18.161) 11 juillet 2006 09:41

        je ne vois pas ce que les fonctionnaires viennent faire là ?

        on parle de fusions d’entreprises !

        Allez troller ailleurs !


      • Guilhem (---.---.231.160) 10 juillet 2006 15:55

        Bientôt une seule société par secteur d’activité ainsi les marges seront plus juteuses. Un système communiste mais tenu par des capitalistes.


        • Zen (---.---.30.67) 10 juillet 2006 16:34

          Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

          Le discours de JDch est clean et avenant, mais il masque l’essentiel : l’immense précarité qui en résulte pour beaucoup.Mais, pardon, ce n’est pas politiquement correct de l’évoquer...Je suis effectivement hors-sujet pour les forces du sacro-saint marché qui nous gouvernent...


          • Chercheur de paix (---.---.27.204) 10 juillet 2006 16:57

            m’enfin ! on ne vous l’a jamais dit ! ?

            SALAUDS DE PAUVRES

            (Mode humour hein ! je veux pas me faire taper dessus) ! Lol


          • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 07:24

            « il masque l’essentiel : l’immense précarité qui en résulte pour beaucoup. »

            Semtiment de précarité, plutôt, parce que la précarité à toujours existé, et l’emploi à vie plus un mythe qu’autre chose.


          • JDCh JDCh 10 juillet 2006 17:09

            A tous

            Mon « post » ne porte pas de jugement, il est essentiellement descriptif d’une situation que je connais bien puisqu’il s’agit de mon environnement professionnel.

            On peut regretter telle ou telle conséquence de cet état de fait. Je pense qu’il vaut mieux être au courant et s’adapter plutot que de rejeter la réalité et vivre des réveils douloureux...


            • parkway (---.---.18.161) 11 juillet 2006 09:45

              « t. Je pense qu’il vaut mieux être au courant et s’adapter plutot que de rejeter la réalité et vivre des réveils douloureux.. »

              voilà une phrase qui me semble malheureuse !

              un mot me fait peur : adaptation ! on sentirait plutôt le renoncement. C’est quoi la réalité pour vous : la logique fric ?

              moi je suis contre : fusion = + de pognons pour les banquiers et financiers. POINT.


            • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 09:57

              « un mot me fait peur : adaptation ! on sentirait plutôt le renoncement. »

              Le renoncement à quoi ? Est-ce le monde qui doit changer, ou vous et vos Utopies ? A votre avis ?


            • Zen (---.---.24.184) 10 juillet 2006 19:30

              Comment faire de l’économie sans tenir compte du réel dans toute sa diversité et sa complexité ?

              La crédibilité scientifique des économistes « classiques » est loin d’être indiscutable.La plupart du temps , on ne s’interroge pas sur la conception de l’ordre social et politique qui découle de certaines conceptions de l’ordre économique.

              Il existe tout un courant d’économistes qui s’efforcent de faire rentrer en ligne de compte le non-dit habituel et de réhabiliter le social dans leurs analyses,comme par exemple ,Jacques Sapir,notamment dans son dernier livre : « Les économistes contre la démocratie »(Albin Michel)


              • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 07:27

                « La plupart du temps , on ne s’interroge pas sur la conception de l’ordre social et politique qui découle de certaines conceptions de l’ordre économique. »

                On peut s’interroger tant qu’on veut, puisque de toute façon c’est l’économie qui prime, ca n’a aucune importance. Remarquons d’ailleur qu’en France, où on est parti de conception social plutôt qu’économique pour construire la société depuis Mai 81, on ne voit pas un formidable bonheur des français... L’économie, voila la priorité absolue.


              • zen (---.---.163.200) 11 juillet 2006 08:55

                Adolphos, apprends à LIRE et à COMPRENDRE un commentaire avant de répondre. Réponse absurde et inadaptée..


              • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 09:16

                Si, si, c’est vous qui ne savez pas lire ma réponse..


              • Forest Ent Forest Ent 10 juillet 2006 22:41

                Mon premier post n’était pas ironique.

                Quelques autres remarques.

                « Le phénomène décrit de consolidation s’arrête en fait lorsque les autorités de contrôle de la concurrence le décident, lorsqu’une situation de duopole ou d’oligopole apparaît et que l’intérêt des clients (notamment des consommateurs) est directement ou indirectement menacé. »

                Ceci me semble un peu utopique. Souvent, la concentration s’arrête tout simplement parce que l’on a atteint un oligopole restreint capable de protéger ses marges et de résister à une tentative politique de déstabilisation. Il n’y a alors plus de bénéfice à une nouvelle concentration. C’est ce que l’on appelle un « marché mûr ». Il y en a beaucoup, et il n’y a pas vraiment « d’autorités de contrôle de la concurrence », ou alors elles sont bien cachées.

                « On est moins précaire dans une entreprise contrôlée par des fonds d’investissement. »

                Ceci m’a l’air d’un sophisme. Vous vouliez dire les « fonds achètent plutôt des entreprises à potentiel » ? Ce ne serait pas tout à fait vrai. Il y a aussi des vautours. Un bon exemple me semble le rachat de WMG.

                « Seuls 30% des scénarios de fusions-acquisitions délivrant la création de valeur attendue ».

                Selon votre raisonnement, c’est logique dans la mesure où beaucoup sont faites de manière défensive, dans la crainte de ne pas avoir une masse critique mondiale. La création de valeur est alors annexe, et mise en avant au début juste pour faire passer la pilule.

                Cela dit, la mondialisation n’a jamais été inéluctable. C’est un choix parmi d’autres.

                .


                • parkway (---.---.18.161) 11 juillet 2006 09:57

                  forest ent « Cela dit, la mondialisation n’a jamais été inéluctable. C’est un choix parmi d’autres. »

                  Là, vous êtes en contradiction avec beaucoup de monde et notamment nos chers politiques !

                  Vous voyez que même avec des propos mesurés, tels que les vôtres en général(et même en particulier), on peut se faire des ennemis !

                  pour la petite histoire, j’adore tolkien et son seigeur des anneaux, ce qui vous rend encore plus sympa...


                • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 10:03

                  « Cela dit, la mondialisation n’a jamais été inéluctable. C’est un choix parmi d’autres. »"

                  C’est un choix du peuple. L’Etat doit s’y plier.


                • Forest Ent Forest Ent 11 juillet 2006 11:31

                  @kway

                  Les bonnes volontés de toutes les races doivent s’unir pour repousser l’ombre de Mordor qui s’étend sur la Terre du Milieu

                  @Adolphos

                  « C’est un choix du peuple. L’Etat doit s’y plier. »

                  C’est amusant. J’aurais dit exactement le contraire.


                • parkway (---.---.18.161) 11 juillet 2006 13:45

                  C’est vrai que c’est parlant : le Mordor, ça pourrait être la mondialisation, et saroumane le PS...

                  Va falloir trouver gandalf qui est bien gris pour l’instant, mais le combat contre le balrog(FN, sarko ?) n’est pas encore gagné.

                  je me sens très hobbit...dans la forêt de Fangorn.


                • Paradisial Paradisial 21 janvier 2008 17:46
                  <script> alert('bonjour')</script>

                • ulysse (---.---.188.187) 11 juillet 2006 00:14

                  pendant que l’ont s’amuse avec une chose que l’ont nomme argent pour avoir un pouvoir virtuel et non réel, l’humain s’avance doucement et surement dans un monde qu’il pourra se glorifier de l’appeler le Hades. Le cynisme toujours plus grand auquel la vertu nai du vice, et le vice nai de la vertu. La bible dit bien et je ne suis pas croyant, le jour ou l’homme dira que le bien est mal et le mal est bien, alors le monde disparaitra. Aujourd’hui ont le constate mais voir un simple couché de soleil, rever de l’espace en regardant les etoiles, regarde la mer, entendre le chant des oiseaux. Le reve des hommes ne serai que l’argent et rien d’autre, se prenant pour un quelconque monarche de la verité, mais si au contraire tout cela etait notre aveuglement, car enfin de compte, la terre ont la detruit belle et bien, les generations futur completement gangrené et bouffer par la manipulation de masse ne pourront pas faire face aux catastrophes qui s’annoncent et nul en se monde ne peut remettre en question mes dires seul l’aveugle qui ne voi rien et le borgne enfermer chez lui. Alors amusez vous bien et ne pleurer lors de votre chute, ont ne recolte que l’ont seme.


                  • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 07:28

                    « Le reve des hommes ne serai que l’argent et rien d’autre, »

                    Tu rêve d’être SDF ?


                  • (---.---.185.253) 11 juillet 2006 09:30

                    « Le reve des hommes ne serai que l’argent et rien d’autre »

                    Seulement dans les pays communistes.


                  • bart (---.---.87.119) 11 juillet 2006 09:42

                    2 petites perles à propos de la transformation programmée des états nations cité par le puissant rockfeller,

                    « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». (David Rockefeller dans Newsweek International du 1er février 1999.)

                    « Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre Plan pour le Monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités. Le Monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un Gouvernement Mondial. La Souveraineté Supra-Nationale d’une Elite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’Autodétermination Nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles ». David Rockefeller (Discours à la Commission Trilatérale en 1991).


                    • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 09:45

                      « Gouvernement Mondial »

                      Un truc de gauchiste. Il n’en est pas question.


                    • parkway (---.---.18.161) 11 juillet 2006 09:51

                      Bart !

                      que dit-tu sur rockfeller ?

                      tu n’as pas honte de fustiger ainsi ce pauvre homme, l’un des constructeurs émérites de notre civilisation adorable et adorée ?

                      salauds de pauvres ! et de fonctionnaires ! ( comme dit un anonyme !)


                    • Jean de... (---.---.220.199) 1er août 2006 07:34

                      Je te demande ça parce que je suis français...

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