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Accueil du site > Actualités > Economie > Globalisation : l’étape ultime

Globalisation : l’étape ultime

A première vue, il semblerait bien que les jadis prospère libre circulation des capitaux et commerce transfrontalier - apanages par excellence de la globalisation - soient réduits à la portion congrue dans le cadre plus général d’un protectionnisme présenté comme réaction inéluctable à la crise économique.

Il est vrai que développement et enrichissement d’une grande majorité de nations émergeantes étant redevable à ces flux de capitaux et échanges commerciaux intensifs, un réflexe protectionniste Américain ( et dans une moindre mesure Européen ) aurait pour résultante de casser à terme cette dynamique du développement. Par ailleurs, la globalisation semble également devoir être remise en question par la tentation grandissante de certains Etats à manipuler le cours de leur monnaie dans un souci de gain de compétitivité ou tout simplement afin de ne pas honorer leur endettement souverain.

En résumé, les forces rétrogrades du protectionnisme et les réflexes primaires anti globalisation semblent bel et bien à l’oeuvre aujourd’hui, suggérant que le retour à l’environnement où les forces du marché dictaient leur loi n’est pas vraiment d’actualité. Toujours à la recherche d’un bouc émissaire afin de détourner l’attention de leurs propres carences, nos responsables politiques favorisent en outre nos réflexes protectionnistes en invoquant l’écrasante responsabilité de la globalisation dans la crise actuelle. 

Certes, tout le monde s’accorde sur ce que le visage - ou le masque - du monde capitaliste de demain ne ressemblera plus au contexte d’hier tout comme il semble assuré que la mobilité du travail devienne une composante majeure de ce futur environnement. De fait, c’est la mobilité de l’ensemble de la chaîne - capitaux, marchandises, entreprises, technologie - conjuguée à l’immobilisme des individus qui a contribué aux effets pervers de la globalisation. La dichotomie et la contradiction sont évidentes - et choquantes - entre la prospérité (d’un autre secteur ou d’un autre pays) entièrement redevable aux multiples arbitrages financiers et les tensions sociales (du secteur ou du pays) aux dépens duquel se font ces mêmes arbitrages.

Ainsi, les inégalités se créent-elles et se creusent-elles car les travailleurs ne peuvent (ou ne veulent) faire preuve de la même mobilité que les capitaux et marchandises : les entreprises investissent, vendent, délocalisent, prennent leurs profits dans une sorte de perpétuel mouvement centrifuge alors même que le travailleur semble comme paralysé par une force centripète.

Il est vrai que ce travailleur ne peut en l’état actuel que subir les conséquences de politiques économiques et monétaires qui le dépassent : Une politique monétaire laxiste dans un pays affecte ainsi systématiquement des allocations de capitaux dans un autre, un resserrement de taux d’intérêts dans un pays détermine la politique commerciale d’un autre, un stimulus fiscal dans un pays peut avoir des conséquences dramatiques sur son voisin dans l’incapacité de se montrer aussi généreux vis-à-vis de sa population, une inflation maîtrisée par une nation entraînera immédiatement sa supériorité économique par rapport à son voisin peu rigoureux, une monnaie manipulée dans un pays affectera la consommation dans un autre, une augmentation des exportations de ce pays sera forcément compensée par un accroissement des importations – et donc des dépenses - d’un autre, l’amélioration de la croissance dans un pays contribuera à l’aisance matérielle de ses citoyens alors que la contraction économique sévissant dans un autre pays entraînera l’appauvrissement de sa population...

Afin d’améliorer ses conditions de travail, le travailleur devrait donc idéalement être tout aussi mobile que le capital, c’est-à-dire être constamment mû par un souci de migrer vers le lieu le plus conforme à ses intérêts. Quitter le pays qui adopte la mauvaise politique, aller travailler dans celui susceptible de lui offrir de bonnes conditions de travail et de vie.

Ces mêmes nations qui mènent une lutte acharnée pour attirer capitaux et technologies se battront-elles un jour prochain avec la même pugnacité pour attirer les travailleurs ? Ce monde d’après la crise, ce monde de demain sera-t-il, au moins à ce point de vue, un monde plus globalisé ?


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34 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 17 mars 2009 13:02

    Pour avoir travaillé en déplacement, j’ai tout de même refusé d’aller en Inde.
    Et vu votre parcours, je comprends votre localisation actuelle.

    Vous devriez vous renseigner sur le nombre de chercheurs français qui sont partis aux US. Avant de lancer toutes vos bétises. Et d’expat. en général.


    • mansan mansan 17 mars 2009 13:41

      Voici un calcul qui démontre que de bien compter parfois, prouve que ce qui est fait, est mal fait.
      Un simple calcul. Un résultat impressionnant.
      Réflexion et simple calcul envoyés à CNN par un téléspectateur :
       Le plan de relance des banques prévu avec l’argent des contribuables coûtera la somme de : 700 milliards de dollars prévu par le plan de relance Américain + les 500 milliards déjà donnés, + les milliards d’euros que donnent les gouvernements européens aux banques en crises en Europe.

      Pour essayer d’avoir seulement un aperçu de ce que cela représente le téléspectateur a fait le calcul suivant :
      “ La planète compte 6,7 milliards d’habitants. Si on prend seulement les 700 milliards de dollars américains et qu’on les divisent par les 6,7 milliards de personnes qui vivent sur terre, cela équivaudrait à 104 millions de dollars par habitants”.
      “Si on avait remis cet argent à chacun des habitants de la planète non seulement on aurait éradiquer la pauvreté mais tous les habitants de la terre seraient devenus millionnaires”.
      Il conclue en disant :
      “il me semble qu’il y a un réel problème avec la répartition de la richesse”Si nous prenons le cas de la France et les 26 milliards € investis par notre gouvernement avec l’argent des contribuables.
      26 milliards pour 60 millions d’habitants.
      Cela représente la somme de 433,33 millions d’euros par habitants.
      Si l’on considère une famille de 4 personnes cela ferait 1,733 Milliards.
      Avec une telle somme les familles auraient ainsi largement pu rembourser leur hypothèque et il n’y aurait pas eu de crise.
      Même une somme plus modeste le leur aurait permis et aurait relancer la consommation.
      La crise est bien là maintenant et les gouvernements se moquent de nous.
      L’argent va à ceux qui perdent notre argent en spéculation et il ne reste plus rien pour les êtres humains
      Passe ces calculs à tous ceux que tu connais !


      • plancherDesVaches 17 mars 2009 14:30

        Sinon, sur votre ordinateur existe une calculatrice....
        104 dollars par personne. Mais je vous pardonne sachant que peu de gens manipulent les grands chiffres.
        Surtout que cette amusante crise révèle des sommes virtuelles de centaines de milliers de milliards.

        Retenez simplement que les 250 humains les plus riches possèdent autant que 2,5 milliards des plus pauvres.


      • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 mars 2009 14:48

        J’ai envoyé ton commentaire à l’adresse suivante ....http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/17/l%E2%80%99assouplissement-quantitatif/
        Tu devrais d’ailleurs y jeter un oeil. Et y mettre un commentaire. Ça rejoint ce que tu dis. Et ces gens-là sont des pros de l’économie.


      • Adrian Adrian 17 mars 2009 16:16

        C’est clair il sufit de donner de la fausse monnaie aux gens et tout ira pour le mieux smiley


      • Pierre 17 mars 2009 19:33

        ce genre de betises me fait desesperer me mes concitoyens !

         

        C’est bien parceque les gens sont bete a ce point que les gouvernements et leaders economiques peuvent faire ce qu’ils veulent. Ce commentaire en est un exemple.

         

        Commences par apprendre a compte mon cher ami, peut etre ensuite vous pourrez lever les foules pour changer les choses.

         

        sombre stupidite facile a gouverner....


      • falower 17 mars 2009 19:57

        Bonjour,

        Oui enfin dans votre calcul tout est multplié par un million... C’est évidemment complètement faux ! Faut apprendre à faire les divisions et arrêter de lire les conneries qui passe par la messagerie en powerpoint pour ensuite en faire un copier coller sur les sites d’infos.

        Cordialement,


      • zaeus 17 mars 2009 21:06

        1+1 ça fait combien déjà ?


      • JL JL 19 mars 2009 07:48

        Mansan c’est Michel Santi avec une fausse barbe !  smiley  smiley  smiley


      • arcane 19 mars 2009 17:38

        cela prouve le faible niveau qu’il peut y avoir sur les forums,

        700 milliards divisés par 6,7 , cela fait 104 dollars par habitants.

        26 milliards divisés par 60 millions, cela fait 433 euros par habitants.

        (niveau école primaire).


      • alberto alberto 17 mars 2009 13:58

        Il paraît que les rémunérations extravagantes des staffs dirigeants les entrprises du CAC 40 et leur gavage à coups de stocks-options sont indispensables pour les retenir, sans quoi ils s’en iraient : si on disait "chiche" !

        Il y a certainement des roumains ou des malaisiens qui seraient tout à fait capables de tenir leurs postes...avec beaucoup moins d’exigences : c’est marrant que les mêmes qui justifient les délocalisations par la réduction des coûts, s’accrochent à leurs fauteuils alors que d’autres sont près à les remplacer pour beaucoup moins cher...

        M. Santi, la libre circulation des travailleurs : pourquoi pas, mais dirigeants compris, puisqu’ils apprécient tellement la concurence.

        Bien à vous.


        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 mars 2009 14:25

          Merci mansan !
          Pour ceux que ça intéresse et qui veulent voir ce qu’est , représentée en blocs- tout cet argent, allez voir l’article de François Marginean

          L’assouplissement quantitatif
          Sa qualité est de représenter sous formes de blocs tous ces milliards.
          « Seulement que les banquiers peuvent penser que c’est raisonnable. C’est ce qu’ils font en finançant leur propre dette, ils monétisent leurs dettes. » François Maraginean.
          Si j’ai bien compris, mansan, c’est que cet « argent » n’existe pas vraiment... C’est une dette... Sur le futur...
          On dirait qu’on emprunte pour acheter une maison en se disant que la maison prendra de la valeur...
          Pour être bref, c’est une fraude. La totale.C’est un billet qui date du 15 octobre 2008. Je n’y connaissais rien en économie à l’époque. Mais je comprenais au moins que nous - TOUS LES CITOYENS- avaient été floués par les « grands » détrousseurs qui manipulaient de l’argent électronique et vivaient à crédit sur les célèbres PCAA. 

          CRISE FINANCIÈRE 2008 : LA PLUS GRANDE FRAUDE DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ

          Des sommes colossales ont été engouffrées... Des sommes de ....rien. Du crédit qu’on avait calculé en actifs.
          Voilà ta phrase... C’est celle qui dit tout. Car tout se passe ainsi.
          L’argent va à ceux qui perdent notre argent en spéculation et il ne reste plus rien pour les êtres humains
          Passe ces calculs à tous ceux que tu connais !


          Bonne journée !
           

           


          • JL JL 17 mars 2009 14:37

            ""Ainsi, les inégalités se créent-elles et se creusent-elles car les travailleurs ne peuvent (ou ne veulent) faire preuve de la même mobilité que les capitaux et marchandises ""

            Comparer la mobilité des travailleurs à celle des capitaux c’est comme comparer, non pas la vitesse de l’animal à celle du son, mais à celle de la lumière.

            Votre comparaison serait productive si vous ne mélangiez pas les genres, en l’occurence ici le "vouloir" et le "pouvoir". Cette absurdité invalide votre discours. Désolé.


            • stephane 17 mars 2009 15:44

              C’est l’étape ultime ... de l’acharnement à vouloir imposer un modèle à des nations qui ont plusieurs siècles d’histoire derrière elles .


              "l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !" s’était écrié De Gaulle pour mieux mettre les politiques face à leurs responsabilités : conscient du poids considérable de l’histoire lorsqu’il s’agit de monter des projets à plusieurs pays, il n’aurait certainement pas cautionné la globalisation de ces dernières décennies et encore moins les délocalisations.

              On a mis la charrue avant les boeufs, je continue à penser en tant que français et je reste convaincu que la notion d’histoire des nations est essentielle pour appréhender ces problèmes , par contre elle fait cruellement défaut dans votre analyse .


              • JL JL 19 mars 2009 07:51

                "Ils crient ’l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !’ en sautant comme des cabris".


              • Kobayachi Kobayachi 17 mars 2009 16:35
                La globalisation n’est que le résultat logique de règles imposées aux entreprises. Aux USA une entreprise est tenue légalement de veiller en premier lieu aux intérêts de ses actionnaires avant tout autre chose, même les intérêts de ses propres employés.
                Ce qui en découle est logique : pour rester concurrentielle et augmenter les profits pour ses actionnaires, l’entreprise va essayer de réduire ses couts de productions. Selon le secteur, la main d’œuvre est une des composante les plus importante, elle va donc essayer de limiter les salaires des employés et chercher la main d’œuvre la moins cher la ou elle se trouve, à savoir les pays en développement.
                Ensuite il peut être fiscalement plus avantageux d’avoir son siège social dans un pays ayant une taxation moindre qu’en Europe par exemple.
                La mondialisation, tel que nous la connaissons aujourd’hui, s’est fait pour de mauvaise raisons. A savoir une concentration des richesses de la population vers les entreprises et l’exploitation des pays pauvres.
                Il faut changer ces règles a tout prix et donner de nouveaux objectifs aux entreprises, a savoir que l’intérêt majeur d’une entreprise doit être : 1 le respect de l’environnement, 2 le bien être de ses employés et 3 les intérêts des actionnaires.
                Ces changements pourrait etre fait par une simple entente entre tous les pays de l’OCDE dans leur interet commun.

                • Internaute Internaute 18 mars 2009 11:14

                  Quand vous dites « Pour rester concurrentielle et augmenter les profits pour ses actionnaires, l’entreprise va essayer de réduire ses couts ... et chercher la main d’œuvre la moins cher la ou elle se trouve, à savoir les pays en développement. » vous suposez sans le dire que l’entreprise pourra importer sans taxes les biens produits à l’extérieur.

                  Le vice du système est justement la libre circulation des biens et il faut le dire. Contrôlons cette circulation et nous avons résolu le problème. Nul besoin de se mettre d’accord à 50, ce qui n’arrivera jamais. Chacun peut s’approcher de la solution pour son compte.


                • Tristan Valmour 17 mars 2009 16:44

                  Bonjour monsieur Santi

                   

                  1. Je suis heureux que vous continuiez à publier sur Agoravox.
                  2. L’expatriation (Asie/Afrique), je connais. Cela ne me pose aucun problème, je m’intègre partout parce que j’aime toutes les cultures, mais de nombreuses personnes ne s’acclimatent pas. Un homme n’est pas une marchandise ; c’est un être complexe que l’on ne peut tout à fait cerner. Combien de Français ont cru à l’Eldorado sénégalais, par exemple, et se sont retrouvés à mendier leur rapatriement auprès du consulat ? Et puis, l’expatriation ne peut concerner que ceux qui exercent une profession et/ou disposent d’un savoir-faire dont les autres pays ont besoin. Or les nationaux de ces pays sont de mieux en mieux formés ; les besoins en étrangers deviennent moins évidents.
                  3. La libre circulation des biens et des capitaux est un leurre puisqu’à partir de France, il m’est impossible d’acheter des produits culturels 60% moins chers en Espagne, par exemple. Pourtant les éditeurs de ces produits culturels utilisent à plein les circuits de production et distribution mondiaux. There is something rotten in the kingdom of Denmark !
                  4. Les inégalités ne sont pas dues à l’immobilisme des travailleurs, mais au système capitaliste lui-même qui ne met pas de frein à la concentration des fortunes. Le problème, ce sont les hyperfortunes et les multinationales qui ont acquis trop de pouvoir. Elles en sont venues à biaiser l’économie de marché en interdisant toute concurrence par leur position dominante. Elles achètent les gouvernements et maintiennent le statu-quo, interdisant toute possibilité d’évolution. Le seul moyen d’empêcher qu’une nouvelle crise ne se reproduise, c’est de plafonner les fortunes. En plus de stimuler la concurrence, cela fera considérablement diminuer la délinquance puisqu’on n’aura plus besoin de prouver l’origine illégale d’une fortune.

                   

                  Je gage qu’aucun gouvernement ne plafonnera les fortunes. Or, qui fait ces fortunes ? Nous, les consommateurs !

                   

                  D’autre part, il nous faut nous emparer de l’appareil de production. Cela peut se faire via une association qui aura un double rôle : certifier des entreprises ; créer des activités.

                   

                  1. Certifier les entreprises

                   

                  Cette association créera un site Internet qui répertoriera les entreprises certifiées, afin de proposer à leurs sociétaires une consommation éthique en B2B comme en B2C.

                   

                  En échange de cette certification – et donc d’une clientèle militante et captive -, pour obtenir la certification, ces entreprises devront :

                  - laisser leur comptabilité être gérée par des cabinets comptables eux-mêmes certifiés. Cela pour empêcher les fraudes fiscales.

                  - S’assurer que la production de biens et de services respecte au mieux la Nature ;

                  - Assurer de bonnes conditions de travail aux employés ;

                  - Ne pas licencier en cas de bénéfices substantiels ;

                  - Toute personne qui travaille dans une telle entreprise voit sa fortune plafonnée ;

                  - La rémunération maximale ne dépasse pas de 3 à 5 fois la rémunération minimale.

                  - Ne pas être sous-traitant d’une multinationale.

                   

                  La clientèle de particuliers (pour l’aspect B2B) et d’entreprises certifiées captive (pour l’aspect B2B), le prix des produits et des services proposés chutera pour les raisons suivantes :

                  - Diminution des frais marketing (qui entrent jusqu’à 30% dans le prix d’un produit/service) car le site de l’association est un hub qui seul suffit en matière de pub ;

                  - Productivité accrue en raison du faible écart entre la rémunération maximale et minimale (je dispose d’études sérieuses qui prouvent cette assertion ; je les publierai)

                   

                  1. Créer des activités

                   

                  Si les TPE/PME peuvent être séduits par le point A, les multinationales n’y adhèreront pas du tout. Or, elles sont parfois les seules à exister dans certains secteurs. Déjà, elles perdront du volume rien qu’avec la certification des entreprises qui ne seront plus leurs sous-traitantes.

                   

                  Dans certains secteurs, l’association, grâce à un prélèvement sur les entreprises certifiées, à des prêts de ses sociétaires, pourra créer des activités dans les secteurs trustés par les multinationales, voire acheter des actions afin d’en prendre le contrôle et les transformer de l’intérieur.

                   

                  Bien entendu, les modalités du A (plafonnement fortune/rémunération…) s’appliqueront.

                   

                  On peut même envisager par la suite que seuls les sociétaires de l’association ont le droit de consommer les biens et services produits. Cela privera donc les grandes fortunes d’y avoir accès. Et que vaudra leur argent si elles ne peuvent consommer ? Rien du tout ! Il leur restera quand même les Bahamas !

                   

                  Comme il y aura beaucoup moins d’inégalités, la société sera plus harmonieuse. La délinquance diminuera d’une manière impressionnante, et chacun sera plus libre.

                   

                  Pourquoi créer une association et pas une entreprise ? Parce qu’une association ne peut pas être achetée !!!

                   

                  Bonne journée

                   

                   

                   

                   


                  • Internaute Internaute 18 mars 2009 11:16

                    « Elles achètent les gouvernements »

                    Si votre député s’est laissé acheter, tirez-en les conclusions et cessez de voter pour lui ou son parti.


                  • dup 17 mars 2009 19:03

                    Afin d’améliorer ses conditions de travail, le travailleur devrait donc idéalement être tout aussi mobile que le capital, c’est-à-dire être constamment mû par un souci de migrer vers le lieu le plus conforme à ses intérêts. Quitter le pays qui adopte la mauvaise politique, aller travailler dans celui susceptible de lui offrir de bonnes conditions de travail et de vie.

                    ça commence à bien faire . Vos sottises sont une insulte pour l’esprit et un appel à l’esclavage . Les gens qui professent de telles ànerie et les appliquent doivent savoir qu’elles sont en danger. Bientôt une lame de fond va balayer les technocrates comme vous qui prêchent de l’eau et boivent du vin . Les resultats de ces ’economistes’ de merde fait soufrir de plus en plus de gens et c’est un devoir de remettre en place les pousse au crime qui prétendent que plus rien peut être protégé

                    http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2009/03/11/crise-economique-aux-etats-unis-les-tentes-envahissent-la-californie_1166311_3222.html#ens_id=863164

                    c’est de la bêtise ou de la méchanceté ? ne restez pas à Geneve , allez excercer vos talent à Calcutta


                    • Crevette Crevette 17 mars 2009 19:10

                      Bonjour à tous !

                      Je crois que cette étape ultime arrive un jour. Mais je m’explique.

                      Protectionnisme : un mot épouvantail issu de l’histoire.
                      Je ne crois pas non plus que cela soit LA solution, seulement, un des leviers à utiliser à des cas adaptés, comme pour protéger une industrie naissante.

                      Il y a d’autres possibilités : la souveraineté. Par exemple dans le domaine de l’alimentaire et l’agriculture.

                      Vous oubliez un point essentiel : le réchauffement climatique.

                      Mise à part la mobilité des capitaux, le libre échange et l’hyper mobilité sont une catastrophe pour l’environnement. Tout déplacement physique motorisé est émetteur de CO2.

                      Les politiques aussi ne semblent pas assimiler le fait que la sauvegarde du climat nécessitent la fin de la mondialisation. La démondialisation, les relocalisations, la souveraineté alimentaire et économique.
                      Bien sûr, ce genre de chose ne marche pas pour les choses que nous ne savons/pouvons pas faire/produire, comme le pétrole ou les microprocesseurs...etc.

                      Dans ce cadre, le protectionnisme est déjà un mot anachronique dans la plupart des contextes/situations.

                      Vous vous rappelez, l’an dernier, quand le baril de pétrole était à 147$ et le gasoil à 1.40€ (ou plus ?)

                      A ce prix et au dessus, le libre échange et le protectionnisme sont hors sujet, de toute façon, (tout comme faire des km en voiture pour aller travailler) en plus du climat, ils ne pourront survivre au pic pétrolier.


                      • Crevette Crevette 17 mars 2009 19:13

                        Rectificatif de mon commentaire :
                        J’i oublié 2 mots importants !

                        Au lieu de :
                        "Je crois que cette étape ultime arrive un jour. Mais je m’explique."

                        je voulais dire
                        Je ne crois pas que cette étape ultime arrive un jour. Mais je m’explique.


                      • nortydal 17 mars 2009 21:42

                        il me semble que dans cette globalisation ce sont les entreprises qui se déplacent vers les salariés qui coutent le moins chère... il y a déjà une concurrence entre tous les travailleurs de la planète de fait. Pour ce qui est d’attirer les travailleurs les plus qualifiés ça continuera à ce faire...

                        la globalisation est possible car les couts de transport des marchandises restent faibles, dans les années à venir si il n’y a pas d’innovation technologique majeur dans ce secteur la globalisation que nous connaissons actuellement ne sera plus possible. La distance entre le point de creation/fabrication/vente sera considérablement réduite et les entreprises devront faire avec. Les travailleurs devront faire avec aussi.

                        On est dans la crise mais quand il y aura la reprise économique il faudra faire avec des couts énergétiques qui vont grimper constament... j’ai plutot tendance à penser qu’il y aura une réduction des déplacements, et on arretera de fabriquer des yahourts qui nécessite l’importation de produits de plus de 10 pays.

                        globalisation ultime si découverte de l’énergie ultime peu chère, peu polluante et accéssible au plus grand nombre.



                        • wesson wesson 17 mars 2009 23:56

                          Bonsoir l’auteur,

                          là vous avez pété un plomb là ...

                          la mobilité du salarié, voilà effectivement une vieille antienne du néolibéralisme.

                          sauf que cet aspect là du libéralisme n’est pas prêt de voir le jour.

                          Et c’est fort simple. si les entreprises bougent, se délocalisent, c’est tout simplement pour gagner plus d’argent, augmenter leur marges. Et cela s’est fait à l’aide d’une variable d’ajustement fort simple : le salaire. Les entreprises vont tout simplement là ou les salaires sont les plus bas, beaucoup plus bas.

                          et en dessous d’un certain seuil, qui est d’ailleurs atteint dans beaucoup de pays, ben les salariés ne peuvent même plus vivre du fruit de leur travail ... c’est vous dire si ils peuvent alors déménager !

                          Alignez les taxes d’importation sur les niveaux salariaux et de prestations sociales entre pays, et vous verrez que vous l’aurez in fine, votre mobilité des salariés, tout simplement parce que il y aura de l’intérêt pour le salarié, dans l’opération.



                          • Marc Bruxman 18 mars 2009 02:19

                            L’article est provocateur mais n’est pas sot. Effectivement la mobilité des travailleurs commence à s’accroitre. C’est lent et insignifiant pour l’instant mais le mouvement existe déja chez les plus diplômés.

                            Mais surtout, le télétravail va se répendre de plus en plus, et la cela va rentrer en conflit avec les notions de frontières et de droit du travail. Regardez www.mturk.com pour avoir une idée de ce qui se prépare. 

                            Vous ne stopperez pas plus cela que l’HADOPI ne stoppera le piratage. Cela fait partie du grand mouvement de transition en cours vers la société post-industrielle. 

                            Pour le reste, le mouvement actuel fait partie des perturbations liées à ce changement d’ère et les chiffres sont essentiellement dus au recul de la production automobile. Après cela et rapidement, on ne va pas tarder à s’appercevoir que la mondialisation n’a jamais cessée... Bien au contraire. 


                            • Michel Santi Michel Santi 18 mars 2009 09:31

                              "on ne va pas tarder à s’appercevoir que la mondialisation n’a jamais cessée... Bien au contraire. "
                              Je ne peux que souscrire à cette affirmation : la crise n’aura fait qu’intensifier la globalisation !


                            • JL JL 18 mars 2009 10:06

                              Michel Santi, vous n’avez pas répondu à mon post précédent, mais je vois que j’avais touché juste : le propos de ce billet est bel et bien relatif à la mobilité des travailleurs.

                              Une entreprise qui délocalise ne le fait pas pour payer des salaires identiques au contraire, et là où elle va elle est sûre de trouver une MO abondante et peu exigeante. A part quelques exceptions, les travailleurs qui "suivraient" le travail ne serait que de pauvres bougres, et vous le savez bien. De plus ils seraient accueillis par les populations locales, comme des usurpateurs. Mais les capitalistes qui veulent tout et son contraire ne sont pas à cela près : l’argent est ce qui permet de faire payer aux autres ses propres contradictions. Ce n’est pas pour rien que l’on a dit que le capitalisme se nourrit de ses contradictions.

                               

                              .


                            • Michel Santi Michel Santi 18 mars 2009 10:19

                              Bonjour,
                              Je vous rassure, le capitalisme n’est seul à se nourrir de ses contradictions.
                              Ce billet avait principalement pour objectif en fait de "valoriser" le travail, c’est-à-dire à le considérer comme un atout ou comme une force susceptible - de par sa mobilité - d’infléchir / d’influencer la richesse d’une nation au gré des déplacements d’une masse salariale qui serait consciente de ses forces !


                            • JL JL 18 mars 2009 17:53

                              @ Michel Santi, que voulez-vous dire par là : "" Je vous rassure, le capitalisme n’est seul à se nourrir de ses contradictions"" ?

                              Croyez-vous que c’est la mobilité qui fait la valeur du travail ? Vous plaisantez j’espère ! Allez dire ça aux mineurs, aux paysans, aux commerçants, à tous ceux qui ne sont pas des pions interchangeables. Je vous promets un franc succès.  smiley


                            • JL JL 19 mars 2009 07:34

                              @ Michel Santi, vous ne voulez pas expliquer le sens de votre dernier post ? Soit, je vais le faire moi-même.

                              Vous insinuez donc que le socialisme aussi se nourrirait de ses contradictions. mais je vous met au défi de citer un socialisme qui se "porte bien". Quand je dis "se porte bien" je fais allusion à la crise actuelle du capitalisme : jamais il ne se porte mieux qu’en période de crise. On pourrait dire qu’il s’y régénère. Un peu comme un obèse qui parce qu’il peine à se rendre à table, sauterait un repas par semaine. Ou par mois.

                              Quant à écrire : "infléchir / influencer" la richesse des nations", une expression vide de sens, je pense que vous auriez mieux fait de vous abstenir.

                              @ Max Bruxman, pendant que j’y suis : non, l’article n’est pas sot : la preuve, ceux qui, comme vous, veulent tiers-mondiser la France s’y retrouvent et n’ont aucun scrupule à appeler les diplômés à s’expatrier et les autres à crever sur le tas. Vous êtes Américain, Max Bruxman ?


                            • Yann 35 Yann 35 18 mars 2009 10:42

                              Monsieur Santi, et si pour montrer l’exemple de la mobilité vous partiez travailler dans une usine en Chine ?

                              Au fait, vous êtes au courant qu’on accueille pas librement en France les milliards de travailleurs qui aimeraient venir y trouver de bonnes conditions de travail ? Et vous avez réfléchi aux conséquences si l’immigration était totalement ouverte ?


                              • Internaute Internaute 18 mars 2009 10:44

                                On se sait pas dans quel monde vit l’auteur pour écrire des choses pareilles.

                                Il considère le protectionnisme comme rétrograde car il est un frein à l’avènement du bonheur du travailleur à savoir « Afin d’améliorer ses conditions de travail, le travailleur devrait donc idéalement être tout aussi mobile que le capital, c’est-à-dire être constamment mû par un souci de migrer vers le lieu le plus conforme à ses intérêts. »

                                Le futur selon l’auteur, c’est le travailleur électron libre, sans amis, sans attaches, sans famille, sans les petits souvenirs accumulés au fil des ans dans son logement, sans besoin de parler sa langue avec quelqu’un, sans patrie, dont le seul idéal dans la vie est de travailler pour le meilleur job. Quelle vie ! Fuyons-là en courant mes amis. On a mis 3,5 millions d’années pour se sédentariser, en 50 ans la mondialisation va nous faire revenir à l’état nomade.

                                Rien qu’avec cette conclusion, l’auteur décrit trés bien ce que sera notre futur si nous refusons le protectionisme rétrograde.

                                Vous noterez que toutes les implications négatives citées dans le gros paragraphe « Il et vrai...de sa population » viennent de ce qu’il refuse toute économie où les marchés seraient relativement cloisonnés dans des blocs économiques semblables. L’idée même d’empêcher l’importation de biens destructrice d’épargne, de savoir-faire et d’emploi est absente de son raisonnement.

                                Il faut laisser libre cours aux mouvements de capitaux et de technologies. Il faut contrôler sévèrement la circulation des biens et des personnes. L’avenir durable des pays en voie de développement n’est pas de nous concurrencer sur nos marchés. Il est de satisfaire leurs immenses besoins intérieurs. C’est là qu’est leur vraie croissance.

                                La solution est uniquement politique et les responsables ne sont que les députés qui ont fait les lois pour que la catastrophe actuelle arrive (OMC, UE etc). Les désastres de la mondialisation ne sont pas dûs aux multi-nationales mais à la clique de l’UMPS (et leur collègues des autres pays occidentaux) qui a provoqué la désertification industrielle dans notre pays depuis 30 ans. Cette désertification, agravée par une immigration massive, conduit aux déséquilibres dont nous souffrons.


                                • rofo 18 mars 2009 21:56

                                  Tant qu’un protectionnisme primaire ne sera pas rétabli, les riches s’enrichiront et les pauvres s’appauvriront.

                                  C’est tellement évident et simple que tout est fait pour que personne n’en parle : c’est devenu un tabou à la télé, seuls les économistes contre le protectionnisme sont invités !

                                  Et pourtant nous avons vécu avec des douanes pendant tant de temps !

                                  Et il n’y a qu’à voir la Parisot se déchainer contre ce protectionnisme pour savoir à qui cela profite.....

                                  Le libre echangisme c’est la concurrence entre pauvres et la protection des riches.
                                  (un produit fabriqué à bas prix par une entreprise européeene en Chine est revendu au prix fort en Europe ; l’entreprise Européenne encaisse la monnaie ....)

                                  Le protectionnisme c’est la concurrence des riches et la protection des pauvres. (Et c’est présenté comme rétrograde par les riches
                                  (le produit fabriqué en Chine se vend en Europe frappé d’une taxe qui le rend au prix du même produit fabriqué en Europe : plus de concurrence déloyale pour les ouvriers des pays "riches" ;
                                  c’était comme celà jusqu’en 1990 environ.......Jusqu’à ce que la Gauche de Miterrand accepte de signer le traité de globalisation.....)

                                  Donc choississez votre camp : moderne et a la soupe populaire .... ou rétrograde et heureux !


                                  • JL JL 19 mars 2009 07:43

                                    Les voilà bien les "libéraux", eux que la contradiction excite comme un chien qui se mord la queue. Ils prônent la mobilité, et dans le même temps conduisent les travailleurs à s’endetter pour des logements qui ne vaudront plus rien après qu’ils auront percé la bulle immobilière quand elle sera mûre.

                                    Sur ce plan, Sarkozy n’est qu’un suiveur : il n’est même pas un "bon libéral". Avec lui, les "réformes" ne sont ni faites ni à faire. En guise de réformes on n’aura qu’un vaste gâchis. Au fond, pour les amis de Michel Santi, c’est peut-être ça une bonne réforme pour la France.

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