Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Grèce-Europe (1) : Reconstruire la confiance (GreTRUST)

Grèce-Europe (1) : Reconstruire la confiance (GreTRUST)

De tout temps, la confiance [1] a été un élément essentiel de l'économie, n'en déplaise aux marxistes [2]. Le référendum grec et les volte-faces de A. Tsipras ont dynamité le peu de confiance qui restait entre les créanciers et les négociateurs grecs, et ont énormément compliqué les négociations du week-end dernier.

La nécessaire confiance est donc urgente à reconstruire, y compris avec les potentiels investisseurs (grecs, européens ou mondiaux) dont la Grèce a un impératif besoin pour construire (enfin) une véritable économie saine et durable, par opposition à l'économie de rente, et marquée par clientélisme, corruption et pouvoir énorme des oligarques.

Rappelons qu'une certaine confiance revenait fin 2014 avec une amélioration certaine de l'économie grecque : suite aux fameuses "mesures d'austérité", le déficit public primaire, c'est-à-dire avant de payer les intérêts de la dette, était revenu mieux que zéro, ce que ne fait pas la France, au passage, depuis des années.

Mais le peuple grec a voté (à 36%) pour A. Tsipras (et dans une moindre mesure pour son parti Syriza), et s'est détourné des forces politiques traditionnelles, qui avaient toutes renforcé le clientélisme, laissé la corruption et les phénomènes de rente se développer, et soutenu l'oligarchie omnipuissante dans ce pays dont l'économie est loin d'avoir les caractéristiques saines des autres pays de la zone euro. Sans même parler des comptes publics truqués par les dirigeants grecs, avec l'aide active, et très bien rémunérée (de l'ordre de 600 M€ par an), de la banque Goldman Sachs.

En quelque sorte, A. Tsipras représentait l'espoir d'un vrai changement des pratiques, et d'un tournant vers des mesures permettant de (re)construire un système économique durable.

Mais en se concentrant exclusivement depuis janvier 2015 pendant 5 mois, avec son turbulent Ministre des finances Varoufakis, sur la restructuration de la dette, et en n'engageant aucune véritable réforme structurelle (ce qui aurait montré leur bonne volonté de résoudre les problèmes, et non de les aggraver), A. Tsipras a, au fur et à mesure, accru la tension avec les créanciers. En l'occurrence surtout les pays européens qui avaient aidé les banques grecques [3] à survivre, pour échapper à l'énorme crise financière et économique.

Cette tension a atteint son paroxysme avec le décision d'A. Tsipras d'organiser un référendum sur la question des mesures en discussion avec les créanciers, et non sur la volonté de rester ou de sortir de la zone euro.

Ce faisant, A. Tsipras s'exposait irrémédiablement à trahir à la fois les 61% de votants (soit 61% x 62% = 38% des électeurs) qui allaient voter NON, et les créanciers qui s'évertuaient à trouver une solution pour aider la Grèce à sortir d'une situation extraordinairement complexe, via un 3e plan d'aide de 53, puis 70, puis 85 Mds d'euros. Rappelons au passage que ces montants ne viennent pas s'ajouter au montant actuel de la dette (323 Mds), puisqu'ils consistent à prolonger cette dette (ils servent à rembourser ules montants de la dette à échoir dans les 3 ans à venir).

Rappelons aussi que le "plan Juncker" de l'UE de relance des investissements -315 Mds d'euros- intègre 35 Mds pour la Grèce.

Du coup, les négociations avec les créanciers sont devenues encore plus difficiles, conduisant les pays d'Europe du Nord ou du Centre à exiger des mesures interprétées comme humiliant la Grèce et les Grecs.

Ce qui ne facilite évidemment pas la reconstruction d'une économie grecque en perdition, très affectée par le bras de fer des 5 derniers mois et la fermeture des banques grecques pendant plusieurs semaines, et ce pendant le plus haut de la période touristique (cherchez l'erreur).

Des 'analystes politiques' ont jugé que le référendum était une bonne idée, puisqu'il avait permis de mettre sur la table la question de la dette grecque. Et puisque Tsipras avait alors pu s'appuyer le peuple grec dans ses négociations avec les créanciers.

A. Tsipras et ces 'analystes politiques' restent évidemment persuadés que 'le politique prime sur l'économique', et ils ne semblent pas toujours pas avoir compris l'extrême importance de la confiance, que ce processus a complètement détruite.

D'autant que maintenant Tsipras a un problème ('économique') non seulement avec les créanciers, mais aussi ('politique') avec les 61% de NON aux mesures 'austéritaires' qu'il présente désormais comme nécessaires...

Et que plusieurs pays (Espagne, Portugal, Irlande, Slovaquie, Estonie, Lettonie par exemple) ne pouvaient accepter que l'on fasse des conditions très particulières à la Grèce, alors qu'eux avaient su faire les réformes nécessaires et qui commencent à payer ! Ou que dans d'autres pays (ex Europe de l'ESt, comme la Roumanie), le montant des retraites est bien inférieur à celui des retraités grecs, et que les salariés grecs partent beaucoup plus tôt actuellement à la retraite (jusqu'à 52 ans !), La marge de manoeuvre des créanciers était (et reste) donc très faible.

Et que le FMI, que le gouvernement grec semble pourtant vomir, revient régulièrement à la charge auprès des pays (créanciers) européens, au sujet d'une dette grecque considérée comme non viable. Une discussion sérieuse avec les créanciers n'aurait-elle pas fait apparaître cette appréciation du FMI beaucoup plus tôt ?

Mais c'est peut-être trop demander à des personnes qui ne croient qu'au rapport de force au bord de l'abîme... et qui ont laissé pourrir la situation pendant 6 mois, s'étonnant maintenant de l'ampleur du désastre !

Quel gâchis !

Enfin, soit ! A. Tsipras vient de corriger la trajectoire, en demandant de faire voter les fameuses mesures par le Parlement grec, par 2 fois.

Maintenant que le mal est fait, et que A. Tsipras semble avoir enfin compris ce que veut dire le mot 'responsable', soutenons ses efforts !

Pour qu'il mette en oeuvre ce plan de la façon la plus efficace possible, qu'il le complète par un programme d'incitations économiques fondamentales (voir les pages ultérieures de cet article), et qu'il évite de grossières erreurs comme la hausse de TVA immédiate.

Car dans la suite de l'article nous verrons aussi que cette hausse immédiate de TVA pouvait utilement être différée, pour plusieurs raisons, économiques et politiques.

Tsipras torpillerait-il à dessein cette mesure, en montrant des inconvénients qui auraient pu être évités ? Serait-ce une façon pour lui de montrer pourquoi il "ne croit pas à ce plan", dont les mesures "étaient nécessaires" ?

Soutenons-le donc, tout en restant très vigilant. Car le principal est l'intérêt des Grecs et des Européens de la zone euro ! Et car les observateurs en Grèce soulignent tous qu'il n'y a pas actuellement d'autre leader grec capable de prendre le relais, que les dirigeants de Nea Democratia (droite grecque, équivalente de l'ex UMP) et du Pasok (PS grec) ont démissionné, et que surtout ces partis ptraditionnels ont tous été décrédibilisés récemment, avec des scores électoraux faibles, ou très faibles (Pasok).

Comme le disait récemment Philippe Dessertine (Cdansl'air) : il n'y a pas le choix, il faut faire avec les dirigeants grecs, d'autant que la réouverture des banques grecques va être extrêmement délicate.

[1] Remarquons simplement que la page franaise Wikipedia sur le mot 'confiance' ne fait que quelques lignes, alors que la page anglaise fait 10 pages ! Et que la page allemande fait 8 pages, chacune avec un paragraphe "économie" substantiel ! N'est-ce pas très révélateur de l'incroyable cécité des français à ce sujet, y compris de nos brillants intellectuels et même économistes ? La page 'économie' ne cite pas une seule fois le mot 'confiance',

[2] C'est une des immenses lacunes de l'oeuvre de Marx

[3] Au passage, ce n'était pas un "cadeau aux banques" grecques, ni aux banques occidentales, car tout le système financier -grec et européen- était tout simplement en danger. Voir ce qui s'est produit avec la seule faillite de la petite banque Lehman Brothers aux Etats Unis en 2008


Moyenne des avis sur cet article :  1.2/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

24 réactions à cet article    


  • Ben Schott 20 juillet 2015 14:40

     
    « Comme le disait récemment Philippe Dessertine (Cdansl’air) : il n’y a pas le choix, il faut faire avec les dirigeants grecs, d’autant que la réouverture des banques grecques va être extrêmement délicate. »
     
    Il n’y a pas le choix, il faut faire avec Philippe Dessertine.
     


    • Laurent Simon 20 juillet 2015 16:02

      @Ben Schott smiley Ben oui, c’est un des rares économistes qui intègre une vision géopolitique, et qui en plus explique suffisamment bien ces questions délicates !

      Mais sinon l’article s’appuie sur de nombreuses sources, y compris des ’analystes politiques’, ou même à La Tribune, ou sur France 2 (Langlet) qui ne partagent pas mes penchants favorables...

      • à la Construction européenne (à poursuivre)
      • à l’euro (à consolider et approfondir)
      • à l’économie de marché
      • au libéralisme (pas l’ultralibéralisme !),

    • escoe 20 juillet 2015 22:59

      @Ben Schott

      J’allume ma télé à 17h50 pour voir quel est le sujet et quels sont les intervenants. A 17h 52 j’arrête et je vais faire autre chose. Toujours les mêmes clowns c’est lassant.


    • Laurent Simon 20 juillet 2015 23:16

      @escoe Chacun a ses « clowns », mais il y en a qui sont beaucoup plus dangereux que les autres.
      Même, ou plutôt surtout, s’ils sont ’brillants’, comme tous ces intellectuels français qui ont discouru, et discourent encore, en méprisant ou simplement sous-estimant des paramètres fondamentaux, qui font la différence entre une société de liberté (imparfaite) et un parfait univers concentrationnaire (Corée du Nord), ou une parfaite société de misère (Cuba, Venezuela, par exemple) méprisant la dignité de l’être humain.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 11:57

      @Laurent Simon
      Les sondages valent ce qu’ils valent, mais l’idée de + d’ Europe est en dégringolade depuis 2 ans.
      « L’avis des Français pour plus d’intégration européenne ». Sondage IPSOS.


    • César Castique César Castique 20 juillet 2015 16:26

      Reconstruire la confiance ? Quelle confiance ?


      Jamais il n’aurait fallu faire confiance à la Grèce et aux Grecs. Voilà un pays qui a fait six fois faillite depuis 1822, et il se trouve encore des gens pour parler de lui faire confiance ! 

      C’est bien le monde des bisounours, que celui dans lequel nous vivons.

      • Laurent Simon 20 juillet 2015 16:43

        @César Castique J’aborde dans un article ultérieur cette question, de 6 défauts depuis 2 siècles (les 3 premiers étant séparés de seulement 16 et 17 ans, il y a du progrès quand même ...)


      • Laurent Simon 20 juillet 2015 17:07

        @César Castique Sinon : après l’erreur de la faire entrer dans l’euro, et puisque ce n’est pas une économie saine, et qu’il n’y avait pas de plan pour sortir de l’euro... tous les pays de la zone euro sont bien obligés de faire avec ! Et ce n’est pas une question de bisounours, c’est une question d’imbrication des économies, et d’effets systémiques, comme la faillite de Lehman aux US qui a précipité la crise en 2008 dans le monde entier.
        C’est pourquoi il est à la fois très important et urgent de faire ce qu’il faut pour que cette économie (re)devienne ’correcte’, puis le plus tôt possible saine !
        Et en parallèle « approfondir la zone euro », , ce qui aurait dû être fait depuis déjà 10 ans, mais les NON français et néerlandais en 2005 ont cassé la dynamique, et les souverainistes de tous pays n’ont pas aidé dans ce processus !


      • César Castique César Castique 20 juillet 2015 18:12

        @Laurent Simon

        «  Et ce n’est pas une question de bisounours... »


        Faire confiance à des gens qui ne le méritent, en sachant qu’ils ne le méritent, qu’est-ce que c’est, sinon du bisounoursisme. Quand un membre est gangrené, la chirurgie coupe pour sauver l’organisme.

        Maintenant pour ce qui est de l’avenir de l’Europe, hier soir, Henri Sterdyniak, m’a définitivement convaincu que sa place était au cimetière des unions monétaires précédentes, en raison des énormes disparités existant entre les pays qui ont adopté l’euro et de la diversité des besoins de chacun d’eux, en tenant compte de leur niveau de développement et de leurs orientations économiques « historiques ».

      • Laurent Simon 20 juillet 2015 18:20

        @César Castique Votre discours semble très rationnel... mais l’économie est un super endroit pour héberger des paradoxes.
        Sinon, je ne sais pas ce qu’il a dit (où et quand ?), mais Sterdyniak est justement une des rares personnes (dans la nébuleuse ’économie et politique’) que j’ai beaucoup de mal à écouter, étant donné la puissance extraordinaire de ses convictions, qui l’aveuglent (« le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, mais la conviction »).
        Je suis tout à fait capable d’écouter des personnes n’ayant pas mes opinions / préférences, c’est quelquefois intéressant, avec un élément de temps en temps à prendre en compte, mais avec Sterdyniak, cela semble très rare. Je veux bien cependant avoir les références !


      • leypanou 20 juillet 2015 19:10

        @Laurent Simon
        " Sinon, je ne sais pas ce qu’il a dit (où et quand ?), mais Sterdyniak est justement une des rares personnes (dans la nébuleuse ’économie et politique’) que j’ai beaucoup de mal à écouter, étant donné la puissance extraordinaire de ses convictions, qui l’aveuglent (« le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, mais la conviction »). " : après ce qui a été sur Dessertine, ce n’est guère étonnant.

        Si l’auteur lit F. Lordon, c’est une crise d’apoplexie qu’il risque d’avoir si déjà il n’arrive pas à écouter Sterdyniak.


      • Laurent Simon 20 juillet 2015 20:18

        @leypanou Je vous « rassure » : pas d’apoplexie, en lisant : http://blog.mondediplo.net/2015-06-29-L-euro-ou-la-haine-de-la-democratie Peut-être simplement parce qu’au moins là les choses sont claires, alors que Sterdyniak a de nombreux présupposés dont je n’ai pas connaissance.
        Si j’avais le temps, je répondrais point par point à cet article, bien écrit, mais qui n’apporte pas d’élément nouveau à la critique ’de gôche’ ou marxiste envers la construction européenne. Car chacun de ces arguments peut se retourner comme un gant.

        • Par exemple le ’fameux’ argument que le référendum est un outil de démocratie. Sur le papier, oui, mais quand on constate qu’en France la réponse obtenue systématiquement n’est pas à la question posée, mais à celui qui la pose. [Savez vous la différence entre la théorie et la pratique ? En théorie, il n’y en a pas !  smiley ]
        • Et dans ce cas particulier, mon reproche majeur à Tsipras, c’est d’avoir organisé lui-même la pire insulte à la démocratie : poser une question, obtenir le NON, et avoir à demander moins d’une semaine après un OUI encore plus massif (83%) au Parlement ! Sur les mêmes mesures, et même sur des mesures encore plus ’austéritaires’

        F. Lordon semble bien faire partie de ces ’brillants’ intellectuels, comme ceux de la gauche occidentale qui s’étaient laissés abuser par le régime soviétique et/ou chinois, et/ou khmer rouge. Qu’il ait une haine de l’euro et de la construction européenne ne me rend pas fier (pour faire l’analogie avec l’article), car je me passerais bien de ce genre de discours enflammé, et surtout l’Europe s’en passerait bien !

        Mais la différence entre lui et moi, c’est que mes opposants ne vont pas en camps de concentration, de rééducation, ou simplement en prison...

        De nombreux allemands, par leur attitude dogmatique, coincée, extrême, ne facilitent pas la transition en ces moments troublés. Mais ils ont connu en 50 ans deux totalitarismes : le nazisme, et le soviétisme, ils savent malheureusement de quoi il faut se méfier !


      • escoe 20 juillet 2015 23:03

        @Laurent Simon

        Lordon a déporté ou emprisonné quelqu’un ? Où ça, où ça ?


      • Laurent Simon 20 juillet 2015 23:09

        @escoe Sartre non plus, les communistes français non plus, les maoïstes français non plus...Melenchon non plus.
        Mais les régimes qu’ils encens(ai)ent, ou soutenaient, oui.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 07:57

        @Laurent Simon
        La dictature européenne, ce n’est pas le Goulag ou les chars dans les rues... En Amérique du sud, les résultats ont été catastrophiques, car ils ont déclenché un anti-impérialisme virulent...


        La dictature européenne, c’est la manipulation incessante et sournoise des cerveaux par la propagande des médias et des Partis politiques européistes.
        Et la censure pour tous ceux qui ne sont pas d’accord.

        Dans ce beau pays de la démocratie- Charlie, l’UPR est censurée depuis 8 ans par les médias dominants. Quel scandale cela ferait s’il s’agissait de la Russie !!
        On sait par les adresses IP, que de nombreux journalistes (du Monde en particulier), des personnels de l’ Elysée, des Ambassades etc, fréquentent le site de l’ UPR, qu’ils connaissent donc très bien.

        Les journalistes reçoivent tous les communiqués de presse de l’ UPR, dont le dernier est sur la crise agricole. Mais vous pouvez écouter toutes les déclarations sur le sujet, aucune n’explique que ce sont les Traités européens qui mettent les éleveurs dans la m... ! Car il est interdit d’expliquer que les Traités européens sont responsables des problèmes économiques de la France. Silence radio.

        D’ailleurs on reconnaît les européistes au fait qu’ils ne citent jamais aucun article des Traités, et qu’ils font croire que c’est le Gouvernement qui est responsable de tout !
        « Les articles des Traités les plus nocifs », risque pas qu’ils en citent un seul !

      • Laurent Simon 21 juillet 2015 14:58

        @Fifi Brind_acier Vous me faites penser à ces idéologues qui répétaient ’libertés formelles’ (du PCF, de la LCR, des troskystes, maoistes, etc.). N’empêche que ceux qui vivaient dans les pays correspondants, savaient reconnaître les pays où la liberté existait.
        Quant à l’UPR : si les médias répercutaient tous les communiqués des groupuscules qui représentent 0.1% de la population...
        Et puisque vous parlez de la Russie, à ma connaissance il n’y a pas eu 21 assassinats d’opposants en France en quelques années...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 19:20

        @Laurent Simon
        Non, il y a des attentats, grâce à nos chères amies, les Monarchies du Golfe, qui entretiennent à grands frais une armée de mercenaires au service du projet américano-israélien « de Grand Moyen Orient » , pour balkaniser et redécouper toute la région.


        Quant à l’ UPR, ne vous inquiétez pas, elle double le nombre de ses adhérents chaque année.
        Alors que les autres Partis perdent des plumes chaque année. Je ne vous dis pas le nombre d’anciens électeurs du FDG qu’on croise à l’ UPR...

        Grâce aux adresses IP, nous savons qui visite le site de l’ UPR : de nombreux journalistes, du Monde en particulier, des gens de l’ Elysée, des Ambassades... Ils savent très bien qui est François Asselineau, mais ils préfèrent promouvoir le FN, qui a table ouverte dans tous les médias, à toute heure de la journée...

        Le FN sans les médias, avant Mitterrand, avait 300 adhérents au bout de 10 ans et faisait moins de 1% des voix. Mitterrand et le PS en ont fait l’épouvantail qu’on connaît, et qui vous sert si bien pour obliger les électeurs à voter au 2e tour, pour les mêmes pingouins depuis 40 ans.


        Exemples de censures de l’ UPR :
        - Les temps de parole dans les médias avant les élections de 2012 :
        Cela va de 60 heures pour Hollande, à 0heure, 0 minute, 0 seconde pour l’ UPR.

        - En 2012, Asselineau a été candidat à l’élection Présidentielle.
        Il a fait cette vidéo sur les causes européennes de la crise agricole. Relayée par les Chambres d’agriculture, puis censurée, quand Asselineau n’a pas obtenu les 500 signatures.

        Mais bien sûr, comme vous êtes un grand démocrate français, uniquement soucieux de la démocratie chez les autres, cela vous indiffère totalement.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 19:40

        @Laurent Simon
        « Imbrication des économies », « effets systémiques »..., la propagande TINA.
        La monnaie des transactions internationales, c’est le dollar. Et le yuan, le rouble et l’or pour certains pays des BRICS. Le reste du monde est peuplé de pays qui n’ont pas l’euro comme monnaie, et qui commercent quand même, depuis toujours.


        La zone euro a été décidée à Washington en juin 1965.
        On le sait grâce à des documents déclassifiés.

        L’euro n’est nécessaire à personne. Il n’a pour but que d’obliger les gouvernement à procéder à une « dévaluation interne », à baisser le prix du travail, supprimer les acquis sociaux, privatiser les services publics etc.

        Comme dit son inventeur, Robert Mundell : « à obliger les vilains petits élus à envoyer les Etats providence aux égouts. »
        C’est exactement ce qui se passe en Grèce depuis les « plans de sauvetage ».

      • zygzornifle zygzornifle 20 juillet 2015 18:44

        pour reconstruire la confiance il faut quitter l’europe autrement c’est foutu ....


        • Donbar 21 juillet 2015 06:01

          Quelle confiance avoir en une UE qui prometait la croissance et l’emploi ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 07:38

            @Donbar
            Vous avez raison, ils n’ont pas été avares en promesses !!
            « Paroles d’européens »


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 07:35

            L’auteur ne comprend pas que c’est l’ UE et l’euro qui ont mis la Grèce dans cet état ? « La Grèce avant l’ UE, avait 6,6% de croissance annuelle et 0 chômeur. »


            L’auteur ne comprend pas non plus que Syriza est un Parti leurre, comme les autres Partis de la Gauche européenne, qui prétendaient réformer l’ Europe de l’ intérieur.

            Tout le monde a désormais compris, sauf l’auteur, que Tsipras défendait l’ UE, l’euro et l’ OTAN, en bon euro-atlantiste qu’il est.
            Comme l’écrit Aurélien Barnier, c’est l’idée de reformer l’ UE de l’intérieur qui est en échec. Une excellente chose !

            L’économiste Krugman n’avait pas compris non plus :
             « J’ai peut-être surestimé la compétence du gouvernement grec ». Il ne s’agit pas tant de compétences, que d’idéologie, celle de continuer à faire vivre l’illusion européenne.
            D’ailleurs Podemos est en train de s’effondrer dans les sondages.

            Et l’ UPR avait raison sur tout, depuis le début.
            Mes condoléances !

            • Laurent Simon 21 juillet 2015 17:18

              @Fifi Brind_acier La Grèce avait truqué tous ses chiffres, faut-il vous le rappeler ? Et qu’une des réformes essentielles demandées par les créanciers est de rendre l’institut de statistiques indépendant du pouvoir... (« La Grèce avant l’ UE, avait 6,6% de croissance annuelle.. ")


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2015 19:26

              @Laurent Simon
              Les statistiques d’avant l’UE n’ont aucune raison d’être fausses.
              Ce sont les suivantes qui ont été bidouillées pour faire entrer la Grèce dans l’ UE.


              La réforme des statistiques va changer quelque chose à ces tricheries pour entrer dans l’ UE ?
              Elles sont rétroactives, les études statistiques ? Goldman Sachs va être mis en examen ? Nada.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès