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Accueil du site > Actualités > Economie > Hachette : la fièvre acheteuse !

Hachette : la fièvre acheteuse !

De la petite librairie du quartier latin au grand groupe international : l’épopée d’un rêve français. Le groupe français Hachette Livre est devenu, lundi 6 février, le troisième éditeur mondial, derrière les groupes Pearson, britannique, et Bertelsmann, allemand, après le rachat de Time Warner Book Group, cinquième éditeur de livres, américain, pour un montant de 537 millions de dollars.

Cette acquisition représente une étape majeure pour la branche Édition de Lagardère. Arnaud Lagardère, gérant commandité de Lagardère SCA, s’en réjouit : "Cela témoigne de ma volonté de nous étendre aux États-Unis-, coeur de l’industrie des médias". Jusqu’à ce lundi 6 février, Hachette Livre était le cinquième éditeur mondial, et le premier groupe français, avec, à son actif, 40 des plus prestigieuses maisons d’édition françaises et européennes.

Retour sur l’épopée d’un succès international.

Le jeune Louis Hachette voulait devenir professeur, mais l’École Normale ferme en 1822, deux ans avant l’obtention de son diplôme, pour des raisons politiques. Le jeune homme vit alors de leçons particulières, jusqu’à ce qu’il rachète les fonds d’une minuscule librairie du quartier latin. En 1826 , Louis Hachette crée sa maison d’édition. En 1864, à la disparition de son fondateur, et 38 ans après la sortie de son premier ouvrage, la Librairie Hachette est le premier éditeur au monde.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, c’est l’expansion dans tous les domaines du livre : littérature, géographie, jeunesse, éducation, tourisme, encyclopédies, vie quotidienne... Devenue Hachette et Cie, la société commence à franchir les frontières de l’hexagone.

Des années 1950 jusqu’à la fin des années 1970, c’est la consolidation. Grasset, Fayard, Stock, Fasquelle : autant de maisons prestigieuses qui rejoignent le groupe. C’est aussi la naissance du "Livre de poche", la star inimitable.

Depuis 1980, le groupe Hachette Livre prend son envol et se renforce encore de nouvelles acquisitions, en tout ou partie : Hatier, Calmann-Lévy, Hazan, Harlequin, Mille et une Nuits, Armand Colin, Dunod. En 2004, la maison Larousse se joint au groupe. Hachette s’implante aussi en Grande-Bretagne et en Espagne.

Avec un chiffre d’affaire sur orbite, doublé depuis 2000 (chiffré à 830 millions d’euros en 2000, le chiffre tournerait autour de 1,6 milliards d’euros en 2005), Hachette Livre se porte bien. Prouesse, si l’on considère que le marché du livre est en chute libre en France, avec une baisse des ventes de 0,5 % en 2005.

La raison du succès ?

Avec sa nouvelle acquisition américaine, Hachette Livre va désormais réaliser près des 2/3 de son chiffre à l’international, dont près de 50 % dans le monde anglo-saxon. Premier éditeur en Nouvelle-Zélande, deuxième en Espagne, le groupe passe de la deuxième à la première place en Grande-Bretagne et en Australie, et s’implante de manière significative aux États-Unis.

Bien loin, le temps de la petite librairie du quartier latin. Hachette Livre est désormais un grand groupe international, et le livre, quant à lui, une véritable industrie.


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10 réactions à cet article    


  • michelais (---.---.40.245) 12 février 2006 09:27

    article bien documenté et bien construit le C.A. de 830 OOO euros doit cependant être erroné ?? YB


    • (---.---.115.51) 12 février 2006 12:32

      (Hachette(TW) & Peyrefitte en Chine ;(TimeWarner(TW)) ;c.p. : ENCORE UN EFFORT MONSIEUR LE PRESIDENT de Alain Peyrefitte HACHETTE, 1985


      • machinchose (---.---.129.40) 4 mars 2006 12:58

        est ce vraiment très déontologique de publier sur agoravox un article totalement dépourvu de la moindre dimension critique ou même culturelle qui traite sur le mode strictement publicitaire d’un éditeur alors que l’auteur est lui même membre du personnel de cette belle maison ???

        On notera également qu’un paragraphe, court, s’appelle « la raison du succès ? » et qu’il ne parle que de plus de chiffres et de pays...

        pour conclure par ce qui aurait mérité un developpement critique : le livre : une industrie. Mais on n’en saura pas plus, l’impératif (bien aisement comprehensible) de soumission à l’entreprise interdisant toute critique. c’est bien normal mais ce qui l’est moins c’est que cet article qui est donc aussi interessant qu’un article sur le merveilleux mirage signé de dassault soit présent ici sur Agoravox. Que fait le comité de lecture ???


        • Jojo (---.---.193.148) 4 mars 2006 14:35

          Faut l’excuser. Elle est peut-être en CPE...


        • (---.---.241.28) 4 mars 2006 21:16

          Quel humour détonnant !


        • cuzco (---.---.100.211) 13 avril 2006 18:15

          Aurélie Champion sur le site generationprecaire.org :

          Octobre 2005

          « Je suis payée 385 euros par mois. Je pars de chez moi à 6h40, je reviens à 20h30. j’ai dû payer moi-même ma carte de transport (100 euros pour ce mois-ci). C’est une forme d’esclavage. Pour se donner bonne conscience, les entreprises se disent que les jeunes n’ont pas à payer de loyer. C’est faux. Nous sommes dans la forme la plus totale de précarité. »

          Ceci explique peut-être cela


        • Nicolas Cadène (---.---.248.39) 4 mars 2006 13:42

          Je ne comprends guère la politique des modérateurs. Il semble que la politique éditoriale ne soit guère respectée. J’en ai subi les frais, avec le refus de la parution de certains de mes articles pour des raisons tout à fait obscures. Egalement je ne reçois plus le courrier des rédacteurs (sans aucune explication). AgoraVox risque de perdre une audience de plus en plus large. Et si ce n’est pas le cas, ce journal en ligne perdra en qualité et en intérêt, par manque de pluralisme et d’argumentations. Concernant l’article d’Aurélie Champion, je constate une fois de plus, une argumentation totalement absente. Aucun recul, aucune analyse. Quel est donc l’intérêt ? Je ne saisis plus vraiment s’il y en a un.


          • cuzco (---.---.100.211) 13 avril 2006 18:16

            Aurélie Champion écrit sur le site generation-precaire.org : Octobre 2005

            « Je suis payée 385 euros par mois. Je pars de chez moi à 6h40, je reviens à 20h30. j’ai dû payer moi-même ma carte de transport (100 euros pour ce mois-ci). C’est une forme d’esclavage. Pour se donner bonne conscience, les entreprises se disent que les jeunes n’ont pas à payer de loyer. C’est faux. Nous sommes dans la forme la plus totale de précarité. »

            Ceci explique peut-être cela


          • machinchose (---.---.129.40) 4 mars 2006 13:58

            je crois qu’Agoravox est en train de gagner une audience d’allumés (voir les récents débats totalements hystériques)

            pour le reste on a l’impression d’avoir quelques personnes qui viennent montrer à des employeurs qui les google-iseraient qu’ils sont de bons soldats.

            et au milieu quelques rédacteurs encore un peu rigoureux mais bizarrement jamais mis en avant.

            parce qu’agoravox, victime de son succès devient un média racoleur qui privilégie le mou ou bien le polémique garanti plutôt que l’article de fond. Les articles de fond sont souvent perdus dans la masse et les articles les plus rapides, les plus faciles, les plus racoleurs sont mis en avant...

            logique TF1 quand tu nous tiens. Mais bon il faut bien faire augmenter le prix de la bannière de pub. D’ailleurs il faudrait voir la place qu’aurait un article critique sur un annonceur. Ce serait un expérience interessante.

            Connaissant quelques articles de Nicolas Cadène qui est plutôt mesuré et rigoureux et dont les devellopement (je pense à la turquie ou au CPE) ne cèdent pas trop aux facilités et se fondent sur des données solides j’avoue que je m’inquiète de le savoir censuré. Surtout quand je constate ici même que Mlle Champion peut publier un article dépourvu de totue indépendance qui n’apprend rien et surtout dont tout est sujet à caution (regle de base : toujours douté de l’information que donne celui qui est directement interessé) .


            • Xin (---.---.62.234) 7 mars 2006 22:36

              Et la culture dans tout ça ?

              Drôle d’époque. Il y a quelques temps, les marchands d’art et de culture étaient mal considérés par la société. Et ce n’était pas gratuit. Aujourd’hui, on fait leur apologie.

              La concentration des moyens de diffusion de la production culturelle entre les mains d’une poignées de possédants ne devrait pas réjouir. Elle devrait inquiéter.

              Votre article reprend certaines phrases de la page Histoire du site Internet de Hachette : http://www.hachette.com/HomePageFO/francais/site/page/frameset_groupe.jsp?page=histoire . Exemple : « En 1864, à la disparition de son fondateur, et 38 ans après la sortie de son premier ouvrage, la Librairie Hachette, forte de ses différentes collections, est le premier éditeur au monde. »

              La déontologie veut qu’on site ses sources.

              J’espère que Agoravox régira à ce type de pratiques, contraires à l’éthique journalistique et prendra les mesures qui s’imposent dans ces cas. Voeux pieux, maintenant que la pub est intercalée entre les articles ?

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anita


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