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Accueil du site > Actualités > Economie > Hausse des prix : les causes et les solutions

Hausse des prix : les causes et les solutions

La hausse des prix dans le secteur alimentaire en France est le fait d’un oligopole. Afin d’instaurer la concurrence qui manque à ce secteur, l’Etat doit faire pression sur les prix en devenant patron de sa propre enseigne.

Etat des lieux

On le constatait dans la vie de tous les jours, c’est maintenant « officiel » : les prix de l’alimentaire explose.
Dans son numéro du mois de mars, le magazine 60 millions de consommateurs estimait que cette hausse pouvait atteindre 48 % sur certains produits. La répression des fraudes, elle, la chiffre entre 11,5 % et 18,2 % dans son étude comparée des prix du mois d’octobre 2007 à ceux de mars 2008.
Mais cette hausse n’est ni nouvelle ni spontanée, elle s’est étalée dans le temps depuis le début des années 2000.
Déjà en 2004, alors que M. Sarkozy n’était que ministre des Finances de M. Raffarin, il avait demandé aux responsables des grandes enseignes alimentaires de faire « un effort sur les prix des aliments de consommation courante » par le biais du désormais célèbre « panier type » de la ménagère. Une solution qui avait permis sinon de faire réellement baisser les prix, au moins de limiter les augmentations brutales à court terme. Mais quatre ans après, force est de constater l’échec de ces mesures, inefficaces à moyen terme.
Comment expliquer cette hausse vertigineuse des prix lorsque l’inflation est au plus bas ? Par quel moyen l’Etat peut-il intervenir efficacement, afin, non pas de réguler les prix, mais de faire pression vers le bas sur ceux-ci ?

L’oligopole du secteur alimentaire, une concurrence monopolistique qui tire les prix vers le haut

Afin de comprendre ce qui se trame dans le secteur des super et hypermarchés français, il est nécessaire de revenir à la base de la théorie économique.
C’est lors de la Révolution industrielle, durant la seconde partie du XIXe siècle que les économistes ont, pour la première fois, tenté de théoriser l’analyse économique par le biais du « marché de concurrence pure et parfaite ».
Sur un marché de concurrence pure et parfaite, le prix de chaque bien est au plus bas possible, chaque entreprise est contrainte de vendre ses produits à leurs coûts de revient sous peine de ne plus rien vendre compte tenu de la concurrence.
Il existe cinq conditions de base au marché de concurrence pure et parfaite :

1. L’atomicité : il doit y avoir, sur un même marché (celui des aliments par exemple) un grand nombre d’entreprises si petites qu’elles ne peuvent influer sur les prix. Par exemple, si je souhaite entrer sur le marché des bananes, je ne pourrai imposer un prix, je devrai indexer le prix de mes bananes sur celui de mes concurrents afin de rester compétitif.

2. L’homogénéité des produits : il faut que les produits vendus par les entreprises en concurrence soient équivalents, c’est-à-dire, de même qualité. Si je désire entrer sur le marché des bananes, mes fruits doivent être de qualité égale à ceux de mes concurrents.

3. La libre entrée sur le marché  : il est nécessaire que chacun puisse entrer sur le marché qu’il désire, au moment où il le désire, sans aucune contrainte. Cela signifie que je dois pouvoir entrer sur le marché de la banane sans avoir à payer de taxe ni tout autre forme de restriction. Il en va de même pour la sortie du marché ; si je désire ne plus vendre de bananes, je dois pouvoir me retirer du marché quand bon me semble.

4. La transparence : l’information doit être transparente, illimitée et gratuite, ce qui signifie que, si je veux acheter des bananes, je peux avoir accès à une grille des prix de tous les producteurs de bananes du marché sans payer et à tout instant. Je peux donc voir où les bananes sont le moins chers.

5. La mobilité des facteurs de production  : à tout instant je peux changer de marché, aussi bien sur le plan géographique que sectoriel. Je peux, du jour au lendemain aller vendre mes bananes à Lille plutôt qu’à Paris. Je peux aussi du jour au lendemain vendre des pommes plutôt que des bananes.

La suite de cet article ne débattra pas des bienfaits et méfaits de la concurrence pure et parfaite, mais se centrera sur un fait : elle permet les meilleurs prix possibles en instaurant une réelle concurrence sur le marché.
Afin de connaître le problème du secteur alimentaire, il convient donc de se demander quelles sont les conditions non respectées par celui-ci. Elles sont au nombre de trois : l’atomicité, la libre entrée sur le marché et la mobilité des facteurs de production.
Il est en effet impossible de dire que le secteur alimentaire se compose de plein de petits vendeurs, mais plutôt de quelques grandes enseignes. Chacun ne peut pas entrer sur le marché aussi facilement que cela, le seul coût de construction d’un supermarché peut être considéré comme une barrière. Enfin, il est évident que les facteurs de production du supermarché ne sont pas mobiles, vous ne pouvez pas changer de secteur ni de lieu géographique si facilement.
Au contraire, la transparence est plutôt respectée ; vous pouvez assez aisément connaître les prix pratiqués dans les supermarchés proches de chez vous. L’homogénéité est aussi plutôt respectée ; vous trouverez à peu de choses près les mêmes produits dans chaque enseigne.
Puisque trois conditions ne sont pas respectées, le marché de l’alimentaire en France n’est pas un marché de concurrence parfaite, il est même tout le contraire : un oligopole.
Un oligopole est présent lorsque qu’il n’y a que quelques producteurs sur le marché, et c’est bien le cas ici : quelques grandes enseignes composent le paysage de l’alimentaire en France. Cela pourrait ne pas être un problème si celles-ci étaient en concurrence, mais ce n’est pas le cas. Plutôt que de perdre leurs marges en se concurrençant sur les prix, les grandes enseignes ont choisi de mettre en place un cartel : se mettre d’accord sur des prix afin de ne plus se faire concurrence. De ce fait, les consommateurs ne peuvent pas faire marcher la concurrence et sont contraints de consommer au prix fort, au profit des supermarchés.
La hausse des prix dans le secteur alimentaire français n’a donc rien à voir avec une supposée hausse du prix des matières première, mais est simplement le résultat d’une concurrence monopolistique due au manque d’acteurs sur le marché.

Pour la création d’une enseigne publique !

Face à ce problème, que faire ? Madame la ministre de l’Economie a choisi, comme le fit son prédécesseur M. Sarkozy avant elle, de réunir les responsables de la grande distribution afin de leur demander plus de concurrence. Monsieur le Premier ministre a, quant à lui, repris la désormais célèbre technique du panier type qui n’arrangera aucunement les choses sur le long terme.
Faut-il alors revenir à un contrôle des prix qui stopperait net toute augmentation ? Cette solution pourrait paraître attrayante puisqu’elle permettrait de garantir le pouvoir d’achat. Mais au-delà même d’une impossibilité de la mettre en œuvre, une telle proposition n’est pas souhaitable dans la mesure où elle mettrait fin à toute concurrence et donc à toute innovation. La concurrence permet la baisse des prix, mais elle incite aussi à l’innovation. Si l’on fixe les prix, on met fin à la concurrence et donc à l’innovation et la marche en avant d’une société.

En revanche, il existe une solution bien plus réaliste et extrêmement plus ambitieuse : mettre en place une enseigne de supermarché publique !
Il n’est pas question de financer celle-ci par un impôt afin d’y faire des prix plus bas, mais, au contraire, de faire de cette enseigne la même que les autres... En concurrentielle !
Une enseigne qui joindrait l’oligopole, mais sans accepter le cartel, une enseigne qui viendrait concurrencer le cartel en instaurant de vrais prix de marché et non des prix d’entente. Une enseigne qui ferait des bénéfices comme n’importe quelle société et qui n’aurait de public que l’éthique, la volonté d’instaurer une vraie concurrence.
Cette idée permettrait de faire pression vers le bas sur les prix, et les concurrents de cette enseigne publique n’auraient qu’à baisser leurs marges pour ne pas perdre leurs clients.

Le seul moment où l’Etat doit intervenir sur le marché, c’est quand celui-ci n’est pas concurrentiel. Certains pensent que le meilleur remède est alors que la fonction publique se substitue au marché en fixant les prix, ils ont tort. Je pense que l’Etat doit au contraire devenir un acteur sur le marché, guidant celui-ci à la concurrence pour l’intérêt général.


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115 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 11 mars 2008 10:12

    Ce qui se passe en France est un véritable scandale. Deux amis reviennent l’un des Pays Bas, l’autre de Norvège. Les deux trouvent les prix de l’alimentation hors de prix chez nous. Ainsi, la Norvège propose des tomates grappes espagnoles à 1.30€ le kg (en plein hiver). Chez nous c’est autour de 3€. ça m’étonnerait que nous achetions les tomates espagnoles 3 x plus cher. C’est la même chose pour les laitages, importés de France, moins chers que chez nous. De plus, les coûts d’acheminement devraient être théoriquement moindres.

    Trop d’intermédiaires, trop de commerçants qui se sucrent. Une seule solution, le boycott

    De qui se moque-t-on ?

     


    • Yohan Yohan 11 mars 2008 10:14

      Je voulais dire nos coûts d’acheminement


    • Finwë 11 mars 2008 10:48

      Vos amis sont allés aux pays bas acheter des tomates, quand vous allez a Carrouf , Auxprés ou Intermarket, achetez vous la même chose ?

      au final vous avez bien sur des tomates de qualité équivalente dans votre panier, mais vous avez aussi payé un service, le metier des hyper/super n’est pas vraiment de vous vendre des produits, mais un confort de vie : on y trouve tout, en quantité et variété avec une belle présentation, un beau parking, des caisses par dizaines, des gens dans le srayons pour vos demandes, un facing des rayons pour que tout soit visible etc...du coup c’est plus cher, si vous voulez d’autres services il y a en vrac : le hard discount qui vend du pouvoir d’achat, le marché du dimanche matin, le producteur etc

      les prix sont différents, leur métier aussi et vous avez plus de contraintes de temps pour le faire , c’est plus long mais vous avez le choix de payer assez cher le service des hyper ou le faire autrement, ce que permet la concurence qu’il ne faut pas resumer aux choses qui se ressemblent ( hyper concurent des hyper mais pas seulement).

      Je termine par mon avis personnel, les grandes surfaces je les trouve trop cher également, donc au lieu de raler je fait jouer la concurence et je vais acheter ce dont j’ai besoin aillleurs, si vous ne le faites pas c’ets que vous etes inconsciemment en accord avec le prix, l’effort demandé pour faire ses courses autrement ets rop grand par rapport au gain espéré ( non pas que vous soyez fainéant mais que niveau marketing bha les hyper ont sut mettre leur prix la ou il faut pour que, malgrés le fait que ca vous agace, ca reste encore assez dans les clous pour que vous vous payiez leurs services, ils sont donc bons en terme d’ajustement à leur cible)

      PS :

      Lerma je vous pensais libéral, interdiction de ces strucures de centrales d’achats c’ets tres interventioniste ça, ça ne plaira pas aux gens que vous adulez.


    • ronchonaire 11 mars 2008 11:13

      Libéral ne veut pas dire non-interventionniste !

      En l’ocurrence, lerma a raison : éviter toute concentration dans une branche est généralement un bon moyen de tirer les prix à la baisse.

      Et c’est une proposition éminemment libérale car cela permet d’éviter qu’une ou plusieurs entreprises aient un pouvoir de marché (la base du libéralisme étant la concurrence telle que décrite dans l’article.) Il n’y a rien de moins libéral que de laisser 2 ou 3 gros poissons se partager un marché sans mécanisme concurrentiel.


    • Finwë 11 mars 2008 11:27

      sauf que le marché de l’alimentaire compte bien plus que quelques gros poissons, il ne se réduit pas aux hyper, evidemment avec le biais marchéde l’alimentaire=hypers on arrive à la conclusion d’un oligopole sous entente, le consommateur a bien d’autres choix que ça cepandant il opte globalement pour cette possibilité, en connaissance de cause ( prix connus/multiplicité des possibilités/libre choix) ou est le problème de concurence au nom duquel on agirais en interdisant un modèle économique choisi par des entreprises ?


    • antoineray antoineray 11 mars 2008 13:30

      Je suis parfaitement d’accord avec vous sur le constat mais hélas, le boycott est impossible sur ce genre de produit : il faut bien que l’on mange !


    • antoineray antoineray 11 mars 2008 13:37

      Hélas non, le consommateur n’a pas d’autres choix ! Tous les concurrents des supers et des hypers font eux aussi parti de l’oligopole, ils fixent le prix de leur marchandise, or, en concurrence pure et parfaite, les entreprises le subissent, elles ne le fixent pas. Regardez par exemple le secteur informatique où les produteurs chinois nous sortent de nouvelles cartes mémoires tous les mois en grand nombre, résultat : les prix sont au plus bas !


    • Finwë 11 mars 2008 13:40

      Ne "boyccotez" pas le produit, mais le service....achetez ailleurs, les grandes surfaces sont rentables avec ces prix car y ont beaucoups de clients exclusifs ( logique de clients captifs), libérez vous un peu, il y a à manger en dehors des grandes surfaces, tant que le client achete, le fournisseur a raison dans sa fixation des prix, on n’est pas dans un marché si fermé , sauf si on tiens tant à tout avoir au même endroit rangé dans des rayons, ce qui à une valeur que l’on connait bien à travers l’actualité.


    • brieli67 11 mars 2008 14:37

      c’est si bon ça sent bon et c’est ......................PAS CHER

       

      http://www.cfaitmaison.com/pain/pain_intro.html


    • Yohan Yohan 11 mars 2008 14:59

      Certes certes.

      Cependant, je trouve les associations de consommateurs bien molles et bien naïves de penser qu’en se tournant vers le gouvernement, celui-ci pourrait y remédier efficacement.

      Il me semble qu’aux US, on réagirait avec plus de virulence avec incitation immédiate au boycott.

      Par ailleurs, on peut se passer de certains produits jugés scandaleusement chers sans mourir de faim. Il suffit que les associations en dressent la liste précise en appelant au boycott et vous verrez alors qu’il y aura un impact.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 11 mars 2008 17:05

      Bravo Brieli 67 pour votre site c’fait maison . Je me le suis mis illico en favori et y reviendrai. Je conseille à tous d’y aller. Peut-être aurez-vous vous aussi besoin de faire un bon nombre de choses chez vous en premier parceque cela permet d’être meilleur, plus goûteux et finalement plus économique. A rechercher aussi des producteurs locaux : paysans, maraîchers etc. ... Demain sera un autre jour qui s’annonce bien gris, et qui sait si une économie de subsistance ne sera pas notre lot ?


    • vieuxcon vieuxcon 12 mars 2008 01:02

      Yohah c’est de moins en moins vrais.

      Les centrales d’achat des hyper sont en train de tuer les MIN. Ce circuit ne sera bientôt plus utilisé que par les restaurateurs ou les vendeurs ambulants.


    • brieli67 13 mars 2008 05:34

      ou ses dérivés sur le même site..........

      Plein de petits robots pour vous faciliter les tâches !


    • tvargentine.com lerma 11 mars 2008 10:28

      Interdire toute concentration de centrale d’achat dans un pays afin d’éviter de voir un alignement des prix au même niveau

      Cette concentration nuie à la libéralisation et à la liberté des prix du marché

      Ces structures essaient de faire ce que seul l’Etat est en droit de faire,elles régulent pour l’interet de leurs actionnaires le marché de la bouffe en France en faisait fluctuer les prix

      Un tres grave danger

       


      • Philou017 Philou017 11 mars 2008 12:17

        Vous vous faites de fausses idées. La concentration fait partie intégrante du libéralisme. Les gros rachetent les petits, puis d’autres gros, jusqu’au moment où il ne reste plus que quelques entreprtises qui dominent le marché. A partir de là, elles s’entendent pour pratiquer une politique qui va leur permettre de réaliser un maximum de bénéfices.

        C’est ce qui se passe avec les chaines de super/hypermarchés. Une fois qu’ils ont bouffé le petit commerce, ils peuvent augmenter progressivement leurs prix. Comme tout le monde fait pareil, les gens n’ont plus le choix.

        Le capitalisme non controlé amene toujours aux pires dérives. L’idéologie libérale est un leurre à gogos destinés à enrichir les magnats de ce monde. Une économie au service de quelques intérêts privés ne peut être au service de la collectivité. Une évidence que les "experts" des médias ont soigneusement démontée, au profit de leurs maitres, les magnats de la finance. La propagande est la mere de toutes les exploitations. Et ca marche toujours.

         


      • antoineray antoineray 11 mars 2008 13:39

        Je pense que si ces hypers étaient fortement concurrencés, ils n’hésiteraient pas à réduire leurs marges !


      • antoineray antoineray 11 mars 2008 13:42

        Je suis parfaitement d’accord avec votre commantaire. La concurrence apporte les prix bas jusqu’au rachat des petits par les plus gros au service de la rente. Mais c’est justement là que l’Etat doit intervenir et

         

        1 : Interdire les rachats d’entreprises s’ils mettent la concurrence en danger

        2 : intervenir directement en tant qu’acteur sur le marché si la concurrence y est trop faible


      • brieli67 11 mars 2008 14:45

        La France pour raisons de financement des partis politiques en plus des scandales a en porportion le plus de grandes surfaces du Monde !

         

        On prèfère bétonner et en construire encore plus................. au lieu de les ouvrir 24 h sur 24 copmme au Brésil aux USA à Singapoure.

         

        Sampa/ Sao - Paulo était engorgée par les voitures.. les magasins ouverts la nuit. Plus de pbs de pollution et de constructions d’autoroutes pouyr uyn certain nombre d’années !

         

         

         


      • Yohan Yohan 11 mars 2008 15:13

        Qui peut les concurrencer dès lors qu’ils ont annihilé la concurrence ?. D’ailleurs, les discounters français sont déjà aux mains des grandes enseignes.

        Les lobbies sont puissants à contrer la concurrence étrangère (seule capable de soutenir une guerre des prix)

        Des enseignes étrangères comme Aldi ou Métro s’y essayent actuellement et elles sont une menace de taille pour les grosses enseignes françaises. Que croyez vous qu’il se passe ?

        Les gros manipulent l’opinion en laissant croire (et c’est d’ailleurs vrai ) que ces magasins vont porter le coup de grâce aux petits commerçants des alentours.

        C’est quand même marrant cette situation. Les gros se servent des petits pour contrer l’implantation de discouters étrangers, et ça marche puisque les élus tombent dans le piège. Une autre forme d’entente passive qui fera une victime, la même : les consommateurs 


      • ze_katt 11 mars 2008 17:29

        C’est sur que c’est la panacée.

        Je me vois bien mettre mon reveil a 3 heures du matin pour aller faire mes courses au milieu de la nuit.

        C’est pas en ouvrant un magasin 24/24 que mon budget nourriture de 100 euros se déboublera. Par contre le magasin sera obligé de payer plus de personnel et augmenterra ses frais de fonctionnement. J’ai du mal a imaginer comment il fera pour baisser ses prix si ses charges augmentent à revenu egal.

        Je n’ose meme pas imaginer les conditions de travail des employés quand je sais que deja certaines caissières ont plusieurs heures de coupure au milieu de la journee. On pourrait imagniner une modernisation des 3/8 qui deviendraient 3 heures de travail toutes les 8 heures ?


      • brieli67 11 mars 2008 10:56

        Décembre, le paquet de spaghetti Barilla 500g dans mon Monop’, la base de mon alimentation, composant 80% du nombre d’articles que j’achète dans mon supermarché : 0,83 €

        Janvier : 1,00 €

        Là, je reviens du même monop’ : 1,21 €
         

        Ah ben oui, quand même. +46% en 2 mois. Y a qu’au Zimbabwe qu’on fait pire je crois.


        • Finwë 11 mars 2008 11:04

          et bien je vois trois possibilités :

          1) c’est supportable pour vous et vous continuez d’aller acheter des barilla 500g à monop’

          2) ce n’est pas supportable et vous changez de marque de pâtes

          3) ce n’est pas supportable et vous ne les achetez plus à monop’

          voire vous mixez 2) et 3), je vous épargne l’hypothese jusquauboutiste qui dirais , je ne mange plus de pâtes. C’est bon les pâtes.

           

          Et bon appétit bien sûr !


        • Philou017 Philou017 11 mars 2008 12:36

          Finwë

          Votre capacité d’analyse et votre profondeur de vue sont étonnantes. On voit que vous avez bien appris votre leçon sur TF1. Eviter de réfléchir evite les migraines, quoique...


        • Yifu66 11 mars 2008 13:08

          @Finwë

          4) Vous vous faites offrir les pâtes.

          5) Vous volez les pâtes.

          6) Vous vous suicidez.


        • Finwë 11 mars 2008 13:32

          Ni TF1 ni quoique ce soit dans le genre, juste que je bouge mes fesses au lieu de raler et que quand une offre ne me conviens pas j’en change et je parviens tres bien à mes fins ainsi, ou alors un complot TF1no-sarko-capitaliste a truqué mes relevés de compte à partir desquels je mesure mon pouvoir d’achat ?

          votre propension a râler sans essayer d’agir et votre attentisme m’écoueure, ouin on ne fait rien pour moi, ouin sans rien faire je perd du pouvoir d’achat, remuez vous, reflechissez au lieu d eralez et vou verrez on peut facilement le retrouver ce pouvoir d’achat plutot que de se pleindre des prix que sont libres de fixer les enseignes de grande distribution.


        • antoineray antoineray 11 mars 2008 13:47

          Hélas, cette proposition implique que seule le prix de cet article n’ait augmenté, or l’augmentation est globale et dans toutes les enseigne : la concurrence n’existe pas !

          Les pattes sont un bien inférieur : leur élasticité prix fait que plus elles sont cher, plus on en achète en les substituant aux autres produits que l’on ne peut plus s’offrir.

           

          La solution à long terme est de réimplanter la concurrence dans le secteur des supers et hypers


        • Finwë 11 mars 2008 13:53

           ??

          Cherchez vous ou trouver ces prix ? je cherche, je trouve, hard dicount ( qui parfois appartiennent à ces groupes), marchés...c’est moins cher, allez voir plus loin sur le fil je vous ai même mentionné les écarts de mes achats en ayant eu une réfléxion sur le lieu d’achat des produits et la nature de mes achats, dans ce genre de sujet rien ne vaut le fait de mettre la main à la patte pour y retrouver ses pâtes.


        • Yifu66 11 mars 2008 13:56

          @Finwë

           

          7) Vous mettez tous les étrangers dehors, il y aura trop de pâtes, les prix baisseront.

           


        • Yifu66 11 mars 2008 13:59

          @L’auteur

          "Les pattes sont un bien inférieur"  : Si les pattes étaient un bien supérieur, elles s’appeleraient des oreilles.

           


        • Yohan Yohan 11 mars 2008 15:16
          Qui peut les concurrencer dès lors qu’ils ont annihilé la concurrence ?. D’ailleurs, les discounters français sont déjà aux mains des grandes enseignes.

          Les lobbies sont puissants à contrer la concurrence étrangère (seule capable de soutenir une guerre des prix)

          Des enseignes étrangères comme Aldi ou Métro s’y essayent actuellement et elles sont une menace de taille pour les grosses enseignes françaises. Que croyez vous qu’il se passe ?

          Les gros manipulent l’opinion en laissant croire (et c’est d’ailleurs vrai ) que ces magasins vont porter le coup de grâce aux petits commerçants des alentours.

          C’est quand même marrant cette situation. Les gros se servent des petits pour contrer l’implantation de discouters étrangers, et ça marche puisque les élus tombent dans le piège. Une autre forme d’entente passive qui fera une victime, la même : les consommateurs


        • Yohan Yohan 11 mars 2008 15:23

          @ l’auteur

           

          Et à Washington, c’est comment là bas côté prix de l’alimentation ?


        • Yohan Yohan 11 mars 2008 15:25

          @ l’auteur

          Chez vous à Washington, ça se passe comment côté prix ?


        • antoineray antoineray 11 mars 2008 16:26

          Je ne serais pas capable de comparer les Etats Unis et la France sur le prix de l’alimentaire. Premièrement parce que je suis seul donc, le coup de l’alimentaire n’"est pas trop élevé pour moi, et deuxièmement parce que je reçois de l’argent de France en Euro et que la conversion en dollar m’avantage terriblement ! Mais globalement, on ne peut pas dire que la situation américaine soit beaucoup mieux que la situation française, les gens trouvent aussi la vie cher.


        • Philou017 Philou017 11 mars 2008 17:48

          @Finwë

          Excusez-moi d’avoir été un peu sec. Mais cet argument de faire jouer la concurrence est un leurre que les médias reprennent à l’envie, et que vous avez repris.

          Le probleme est ailleurs. Si vous allez en hard-discount, vous trouverez des marchandises de bien moindre qualité, notamment en alimentation. Et derriere les petits prix, il y a beaucoup d’exploitation et des producteurs qui souffrent devant les conditions imposées par les centrales d’achat.

          Encourager une concurrence effrénée, c’est encourager des conditions de travail et de rémuneration de plus en plus dures, car les réseaux de distribution trouveront toujours le moyen de faire d’enormes bénéfices.

          Mon pain que j’achete en supermarché vient de passer brutalement de 0,95E a 1,15E. Rien ne justifie cette augmentation brutale, sinon que ca se vend bien et que le distributeur a décidé de faire une marge supplémentaire. Les chaines de distribution n’ont aucun egard pour le client, mais vendent de plus en plus cher ce qui se vend bien, et soldent ce qui se vend mal.

          Rien à voir avec un juste bénéfice et un juste prix. Le consommateur est obligé de payer de plus en plus cher pour avoir une marchandise d’une qualité minimum.

          Aucune morale dans ce systeme qui se pervertit de plus en plus.


        • Finwë 11 mars 2008 19:14

          pas de problème, je suis aussi sanguin par moments^^

           

          sinon pour la qualité, il y a oins de références c’ets vrai, mais j’ai toujours mon nutella de chez ferrero pour le petit dej, je passe en grande surface pour le minimum de choses que je ne trouve autre part mais rien de comparable avec des vraies courses et oui l’augmentation réelle des grandes surfaces est due au bon plaisir d’accroitre les marges, mais bon a leur place....je ferais la même chose, j’augmente ma marge et je perd peu de clients qui ne veulent pas passer a autre chose car quasi "captifs" de ce système car il demande des changements d’habitudes si on ne veut pas subir cette hausse, une entreprise apres tout ce n’est pas fait pour servir la société donc je ne vois pas pourquoi les blamer.


        • plume plume 11 mars 2008 22:01

          les consommateurs sont trop C...

           

          au lieu de pleurniché et de brassé de l’air

          il suffit de tous ce passer le mot pour ne plus allé dans un supermarché ( temps qu’a faire le plus gros )

          et quand je dis ne plus y aller , c’est au moins pendant 1 mois ,le temps pour que le GRAND patron de cette enseigne de se pauser quelque question et si ça suffit pas beh 2 mois de désertification du supermarché

          et ne venais pas dire "oui mais moi le super marché il est à coté de chez moi ..." ou " non , moi j’aime trop les marques "

           

          .Temps que les gens ne ferront rien de concret ,ils (les grande enseignes ) serrait bien con de baisser leurs prix

           

          .LA balle est dans notre camps ....


        • vieuxcon vieuxcon 12 mars 2008 01:14

          Pour ma part je ne peu que vous confirmer que la Suisse qui était inarbordable pour un français, il y a 8 ans et aujourd’hui mois cher que la France. Je suis pacsé avec une suisse, et j’ai vu peu à peu l’écart se faire. D’abord sur l’electro ménager et la tv ou hifi (mais je mettais ça sur le compte de la tva bien moindre)

          Au jourd’hui le lait est moins cher en Suisse et ça c’est totalement incompréhensible, quand on connait les conditions de production en montagne, à comparer avec nos élevages en batteries. La viande est au prix fançais (enfin je parle chez le producteur, c’est là que je me fournis en Suisse comme en France)

          Et les magasin ferment dès 18h (sauf certains hyper certains jours) la journée salariée est souvent terminée dès 16h et pas question d’ouvrir le dimanche malgrès quelques tentatives. En suisse on considère toujours que les parents doivent avoir le temps d’éduquer les enfants, et non pas de les confier au policier du coin.


        • antoineray antoineray 12 mars 2008 13:10

          Effectivement, mais si il était en concurrence, votre supermarché n’aurait pas pu augmenter le prix du pain de cette façon, ce n’est pas une idée fabriquée par les médias, ce sont les bases de l’analyse économique !


        • brieli67 11 mars 2008 10:57

          Décembre, le paquet de spaghetti Barilla 500g dans mon Monop’, la base de mon alimentation, composant 80% du nombre d’articles que j’achète dans mon supermarché : 0,83 €

          Janvier : 1,00 €

          Là, je reviens du même monop’ : 1,21 €
           

          Ah ben oui, quand même. +46% en 2 mois. Y a qu’au Zimbabwe qu’on fait pire je crois.


          • ronchonaire 11 mars 2008 11:06

            Le rôle de l’Etat n’est ni de fixer les prix, ni de vendre lui-même des tomates ; son rôle est de fournir une réglementation adéquate pour faire en sorte que les axiomes de la CPP que vous rappelez soient aussi respectés que possible.

            D’ailleurs, les stratégies d’entente sectorielle sont (en théorie) interdites à la fois par la législation française et européenne. Avant de vouloir faire de la France une nouvelle URSS, commençons par faire respecter les lois existantes. S’il y a entente, ces entreprises doivent être sanctionnées.

            Votre proposition, même si elle était souhaitable (et elle ne l’est pas), serait de toute façon inapplicable en pratique car contraire à la législation européenne (qui interdit à des entreprises publiques de faire concurrence à des entreprises privées.) La seule solution serait de quitter l’UE, ce qui reviendrait à remettre des droits de douanes sur les produits en provenance d’autres pays européens. Pas sûr que cela fasse baisser les prix des tomates espagnoles vendues en France. Sans parler du fait qu’il faudrait du même coup abandonner l’euro pour revenir au franc, avec des conséquences catastrophiques sur notre taux de change réel.

            De toute façon, vous vous trompez de problème : l’oligopole du secteur alimentaire ne date pas d’hier et ne peut donc pas expliquer à lui seul la hausse de prix observée depuis 5-10 ans. Ce qui est nouveau en revanche, c’est la recherche d’augmentation des dividendes à tout prix. Il n’y a pas si longtemps les entreprises (y compris dans la distribution) cherchaient avant tout à vendre quelque chose, avec bien évidemment des objectifs de rentabilité. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, les entreprises cherchent avant tout à maximiser les dividendes versés à leurs actionnaires ; ce qu’elles vendent et comment elles le vendent n’importe plus guère : la stratégie financière a pris le pas sur la stratégie commerciale.

            Cette stratégie conduit à des hausses de marge unitaire sans fin, qui se traduisent elles-mêmes par les deux phénomènes bien identifiés dans la grande distribution : la hausse des prix (répercussion sur les clients) et des conditions d’emplois déplorables (répercussion sur les employés.) Soit dit en passant, cette stratégie est d’ailleurs contreproductive car ces entreprises feraient bien plus de profits si elles vendaient moins cher mais en plus grandes quantités.

            Il serait grand temps pour les dirigeants et actionnaires d’accepter que lorsque la conjoncture économique est défavorable, ils doivent eux aussi revoir leurs objectifs à la baisse, quitte à rogner un peu sur leurs dividendes. En d’autres termes, il est grand temps que les patrons au vrai sens du terme reprennent le pouvoir dans les entreprises et virent tous ces pseudo-gestionnaires qui ne comprennent rien à l’économie. 

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