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Hayek toujours d’actualité

Selon les listes des meilleures ventes publiées par Amazon et Barnes&Noble – les deux plus grandes librairies virtuelles au monde –, le livre le plus acheté actuellement par les Américains est La route de la servitude.

En pleine Seconde Guerre mondiale, Friedrich Hayek observa que la lutte contre le national-socialisme ne serait pas complète si l’on ne s’attaquait pas à la racine du mal totalitaire qui dévastait l’Europe. C’est pourquoi, en guise d’avertissement, il rédigea un court essai où il présentait simplement une série d’évidences sur les conséquences inévitables du contrôle de l’économie par l’État.
 
Hayek connaissait très bien les problèmes économiques dérivés du socialisme, grâce à son rôle central (avec son maître Ludwig von Mises) dans le débat sur l’impossibilité du calcul économique dans un système socialiste. Il savait pertinemment qu’aucune des formes du socialisme qui gouvernaient alors en Europe (communisme, fascisme et national-socialisme) n’apporterait aucun bien, mais seulement une plus grande misère. Mais il fallait encore montrer comment l’horreur profonde de l’État omniprésent, les massacres de masse, la destruction absolue de la liberté étaient des conséquences inévitables du collectivisme.
 
La thèse principale du livre est que les fins importent peu sur la voie du socialisme. Tous les régimes politiques qui suivent ce chemin terminent toujours par se ressembler comme deux gouttes d’eau, conduisant à la destruction de la démocratie et obligeant les gens à prendre la route de la servitude au pouvoir politique. Beaucoup arguaient (et arguent encore) du fait que le socialisme n’affecterait que la liberté économique, occultant le fait que sans propriété privé, nous sommes toujours à la merci des autres. Et quand l’unique propriétaire est l’État, la dépendance diffère très peu de l’esclavage.
 
Mais Hayek va plus loin. Pour ne prendre qu’un exemple, beaucoup s’imaginent qu’en fait il ne s’agit que d’un problème de personnes et que le socialisme peut être bon si les dirigeants le sont également. Ce que montre Hayek, c’est que ces dirigeants seront toujours les pires des criminels. Ce fait – corroboré à chaque fois par l’Histoire – se démontre facilement et logiquement : puisque pour gouverner de manière socialiste il faut imposer les fins collectives sur celles des individus, les dirigeants devront contraindre beaucoup de monde, vraiment beaucoup. Cette contrainte ira de l’amende jusqu’à l’assassinat, en passant par la prison et la torture. Seuls pourront diriger, dès lors, ceux qui n’auront pas peur de se salir ainsi les mains pour imposer leurs thèses, c’est-à-dire les éléments les plus vils de la société.
 
Le plus stupéfiant de ce livre est sa vivante actualité et l’intérêt qu’il suscite encore aujourd’hui. Ainsi, selon les listes des meilleures ventes publiées par Amazon et Barnes&Noble – les deux plus grandes librairies virtuelles au monde –, le livre le plus acheté actuellement par les Américains est justement La route de la servitude. La publication de ce qui est présenté comme la « version définitive » de ce classique du libéralisme, présenté par Bruce Caldwell, dépasse ainsi le dernier livre de Stephenie Meyer, l’auteur de la saga Twilight, et même la trilogie de Stieg Larsson. La recommandation de ce livre faite Glenn Beck, un des analystes les plus en vue de Fox News, y est sans doute pour quelque chose.
 
C’est d’autant plus surprenant si l’on tient compte du fait que La route de la servitude fut publiée pour la première fois en 1943, a été rééditée à de nombreuses reprises et traduite dans des dizaines de langues. C’est clairement un des deux ou trois essais politiques et économiques les plus influents du siècle dernier, mais on reste surpris de voir un livre âgé de 65 ans détrôner les derniers best-sellers. Il faut certainement trouver une partie de l’explication de ce phénomène dans l’augmentation exponentielle de l’interventionnisme étatique qui est à l’origine de la crise économique actuelle et qui la prolonge encore.
 
Il est réconfortant de voir qu’au moins une grande partie des utilisateurs américains d’Internet reviennent aux classiques comme Hayek, cet Autrichien qui, en plein boom des théories collectivistes et alors qu’un grand nombre d’intellectuels occidentaux s’agenouillaient devant le socialisme soviétique, sut revendiquer les vertus de la liberté, de l’ordre spontané et des sociétés libres où les individus conservent le contrôle de leur propre vie. Raison pour laquelle il dédia son livre « aux socialistes de tous les partis », partant de la constatation qu’aussi bien la gauche que la droite défendaient (et défendent toujours aujourd’hui) l’étouffante intervention de l’État dans pratiquement tous les domaines de la vie. Une vision que Hayek dénonça avec une argumentation qui reste toujours autant d’actualité et que les internautes ont su apprécier.
 

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67 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 11 juin 2010 10:42

    Si je comprends bien, le socialisme impose la dictature de la majorité sur une minorité et le capitalisme, la dictature d’une minorité sur la majorité ?
    Effectivement, c’est difficile de choisir ...
    Bon, pour moi, pas vraiment...


    • neth neth 11 juin 2010 12:15

      Vous avez justement mal compris.

      Le socialisme (tout comme les totalitarismes) subordonne des finalités collectives aux finalités individuelles.
      Le libéralisme (et non pas le capitalisme), c’est la ré-attribution aux individus de leur pouvoir d’autodétermination (dans les limites du Droit).

      Ensuite, ce que vous semblez assimiler au « Capitalisme », s’apparente plutôt aux dérives oligarchiques fréquemment observées dans les systèmes étatiques.

      S’agissant de votre confusion entre Libéralisme, Capitalisme et Etatisme, je vous suggère de lire ceci : http://www.wikiberal.org/wiki/Capitalisme#Le_lib.C3.A9ralisme_et_le_capitalisme.2C_c.27est_la_m.C3.AAme_chose


    • Alpo47 Alpo47 11 juin 2010 12:53

      "... Le libéralisme, c’est la ré-attribution aux individus de leur pouvoir d’autodétermination ...« 
      N’est ce pas là, ce qu’on appelle la »langue de bois«  ?

      Parce que, même les libéraux les plus dogmatiques ... s’en remettent à l’Etat vilipendé lorsqu’ils se sont complètement plantés dans leurs investissements et spéculations. On dit également »privatiser les profits et mutualiser les pertes« . C’est donc, in fine, aux contribuables/citoyens, les »masses« , qu’on demande, comme actuellement, de mettre la main à la poche et se priver, pour remettre les »prédateurs-libéraux" sur les rails.
      C’est bien cela, la société libérale que préconisent l’auteur et ... quelques commentateurs ?

      Ceci, toute honte bue, naturellement.


    • neth neth 11 juin 2010 13:23

      Parce que, même les libéraux les plus dogmatiques ... s’en remettent à l’Etat vilipendé lorsqu’ils se sont complètement plantés dans leurs investissements et spéculations. On dit également "privatiser les profits et mutualiser les pertes".

      Exact ! Même les libéraux les plus convaincus peuvent finalement se laisser pervertir par l’Etatisme. Il faut en effet délivrer les contribuables de ce système inique de la mutualisation forcée organisée par les Etats.
      Je suis heureux de voir que nous sommes finalement d’accord ! Vous êtes un libéral qui s’ignore !


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 11 juin 2010 13:41

      ca fait plaisir a voir, une conversion pareille !


    • Alpo47 Alpo47 11 juin 2010 15:48

      « La mutualisation forcée , organisée par les Etats... » .
      Etes vous bien sur que ce soit les Etats qui l ’organisent, ou bien qu’ils y soient forcés par des annonces du genre « too big to fail » ?

      Redescendez sur terre, le monde s’effondre, en tout cas son économie, à cause de son évolution libérale et de ses structures prédatrices.
      Qu’il reste des « autistes » qui refusent de voir les réalités pour s’enfermer dans leurs certitudes, cela a depuis longtemps cessé d’être comique pour devenir tragique . Même si c’est insignifiant.

      Comment donc pouvez vous continuer de venir « professer » ce genre de théories, insultantes et méprisantes pour « les masses d’individus qui n’ont pas les capacités pour entreprendre ?
      Dans votre monde, il y a donc les »instruits-possédants-entrepreneurs" et les autres, qui n’ont qu’à subir ? Des prédateurs et des exploités ?
      (Et je précise que je travaille sous le statut de profession libérale et gagne correctement ma vie)

      Vos théories libérales ont partout échoué, mais il se trouve encore quelqu’un,ici et ailleurs, pour venir assurer que ... non, ce n’est pas ça, c’est autre chose. Tragique.
      Est ce le refus de voir les faits, évoluer, apprendre ?


    • neth neth 11 juin 2010 18:41

      Au contraire, toujours et partout le libéralisme montre qu’il favorise le développement humain.

      Je vous renvoie à mes constats ici : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hayek-toujours-d-actualite-76218#forum2584076


    • Julius Julius 11 juin 2010 11:07

      @Lucilio
      Je me demande, combien de ceux qui vont vous attaquer (j’ai ne doute pas), ont réellement lu « La Route de la servitude ».


      • foufouille foufouille 11 juin 2010 11:41

        "Cette contrainte ira de l’amende jusqu’à l’assassinat, en passant par la prison et la torture. Seuls pourront diriger, dès lors, ceux qui n’auront pas peur de se salir ainsi les mains pour imposer leurs thèses, c’est-à-dire les éléments les plus vils de la société."

        black water ?


        • foufouille foufouille 11 juin 2010 11:44

          livre offert avec l’autel CAC40


          • morice morice 11 juin 2010 11:51

            «  La thèse centrale est que la socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’Étatsur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l’État transforme toute question économique ou sociale en question politique. Il considère qu’il n’existe pas de différence de nature mais seulement de degré entre le communisme et son imitateur le nazisme, entre socialisme et totalitarisme. »


            ça ne tient pas deux minutes la route, sauf chez vous, chantre ici des idées ultra-libérales.

            votre meilleure vente est talonnée par un bouquin de la série Millenium, ça donne tout le sérieux de votre propos... ridicule.

            si on vous lit, et si on lit Hayek, Obama fait actuellement du communisme...

            c’est à se rouler par terre !

            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 11 juin 2010 13:43

              Les electeurs Europeens, en tout cas, ne se laisse pas raconter des berceuses.

              enfin, pas tous !

              http://leparisienliberal.blogspot.com/2010/06/voter-liberal-tune-endance-de-fond-en.html


            • morice morice 11 juin 2010 13:48

              PUBLICITE ET PROPAGANDE....


            • ZEN ZEN 11 juin 2010 11:52

              Pour une fois, je recommanderais la lecture de ce livre(que j’ai lu, Julius...), qui donne à réfléchir, au même titre que Ricardo, Smith, Samuelson, etc... qu’il faut situer dans son contexte historique de critique de l’étatisme soviétique
              Le problème , c’est que la pensée critique de Hayek a évolué , surtout à partir de son séjour aux USA, et que ,de la critique de l’hypercentralisation et du dirigisme économique à tout crin, il a glissé assez vite vers l’apologie de l’effacement maximal de l’Etat et le dogmatisme naïf du marché non régulé, créant ainsi les bases de l’école de Chicago et de ses « boys », dont on connaît les exploits et dont on voit aujourd’hui les effets...


              • ZEN ZEN 11 juin 2010 12:01

                Ce que donnerait le hayekisme réalisé, nouvelle utopie qui s’ignore :

                Hayek est conduit à déplacer en amont l’enjeu de sa
                problématique et à faire du marché un concept global, indépassable en raison
                de son caractère totalisant. Le résultat est une nouvelle utopie, reposant sur
                autant de paralogismes que de contradictions. Il est clair en réalité qu’« à défaut
                de l’achat d’une paix sociale par l’Etat-Providence, l’ordre de marché aurait été
                balayé depuis longtemps » (Alain Caillé). Une société qui fonctionnerait selon les
                principes de Hayek exploserait en peu de temps. Son instauration relèverait en
                outre d’un pur « constructivisme » et exigerait même sans doute un Etat de type
                dictatorial. Comme l’écrit Albert O. Hirschman, « cette prétendûment idyllique
                citoyenneté privatisée qui ne prête attention qu’à ses intérêts économiques et
                sert indirectement l’intérêt public sans jamais y prendre une part directe, tout
                cela ne peut se réaliser que dans des conditions politiques qui tiennent du
                cauchemar » (56). Qu’on puisse prétendre aujourd’hui rénover la « pensée
                nationale » en s’appuyant sur ce genre de théories en dit long sur l’effondrement
                de cette pensée. (AB)


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juin 2010 17:59

                  @ Zen,

                  Sauf en Suisse, en Nouvelle Zélande, au Chili, en Australie, en Suède, au Canada, en Estonie ...

                  Vous avez raison, voici une utopie totalement irréalisable qui ne peut déboucher que sur les effroyables dictatures que je viens de citer.

                  Ayant une vision purement idéologique, vous pensez toutes propositions d’organisation de la société comme dogmatique.

                  Or le libéralisme est justement le contraire, il s’agit d’un pragmatisme :

                  Quel système réduit la pauvreté : Le libéralisme.
                  (Si vous pensez le contraire, citez un seul pays farouchement opposé au libéralisme, qui ai un niveau de vie au moins équivalent a un pays du marché libre.)

                  Quel système permet au maximum d’idées de s’exprimer : Le libéralisme.
                  (Idem, quel pays anti-libéral, héberge une opposition forte et libre ?)

                  Plus fort encore, Quel système peut accueillir en son sein n’importe quel autre système (kibboutz en Israël, villages communautaires ou phalanstères en Espagne ou au USA ...) : Encore et toujours le libéralisme.

                  Le libéralisme n’est pas un système pour un « meilleur des monde possible », mais le résultat d’études sérieuses et documentées sur le mode de fonctionnement de la société humaine le plus acceptable. Si l’homme subit une mutation importante, dans les 10 000 ou 20 000 prochaines années, influant sur son comportement, il faudra alors peut-être revoir cela.


                • Nethan 11 juin 2010 20:43

                  Je suis certain que les pays qui ont été forcé de céder au libéralisme le plus pur à cause des impératifs exigés par certains prêts financiers, seront d’accord avec jesuisunhommelibre.

                  Je pense à Haïti et autres qui se sont cassés les dents et où la pauvreté a grimpé. D’autres ont préféré être plus réaliste comme l’Argentine (politique de relance avec renforcement de l’Etat) ou la Bolivie (nationalisation des ressources pétrolières)...

                  L’exemple du Chili est d’ailleurs amusant. La première venue du libéralisme l’a été sous Pinochet, et je doute qu’à cette époque, ça a permis « au maximum d’idées de s’exprimer »... C’est d’ailleurs suite à cette expérience que certains ont osé dire qu’une période de dictature peut être nécessaire pour passer à un système libéral... Belle publicité.

                  On rétorquera les excuses habituelles de la corruption, qu’il faut encore du temps, et autres pour expliquer ces échecs. Je dirai que ce n’est pas faux, les cas ne sont pas rares.

                  C’est pourquoi le libéralisme ne pourra jamais être considéré comme un système ayant fait « le résultat d’études sérieuses et documentées sur le mode de fonctionnement de la société humaine le plus acceptable ». Car le libéralisme refuse de prendre en compte UN paramètre qui est pourtant essentiel dans la grande partie des théories qu’il a généré : L’être humain n’est PAS un être rationnel, or il persiste à penser le contraire. Il y aura donc toujours des levers de boucliers car trop de libéralisme tue le libéralisme, certains intêrets privés pouvant en tentant de maximiser leur utilité, amener à une nuisance collective.

                  D’ailleurs les exemples cités sont intéressants. La Suède offre un compromis entre le libéralisme et le socialisme, ce qui permet de corriger partiellement les déficiences inhérentes au facteur humain. Le Canada tient pas mal compte de l’avis de son peuple ce qui n’est pas trop le cas en Europe, etc...


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juin 2010 23:13

                  @ Nethan

                  "L’être humain n’est PAS un être rationnel, or il persiste à penser le contraire."

                  Tout à fait d’accord, c’est pour cela que le libéralisme ne cherche pas à construire une hypothétique société idéale et des lendemains qui chantent. Il s’agit juste d’observer que, comme dans la nature, la diversité est toujours supérieure à l’uniformité, et que, même s’il arrive que le renard mange la poule, les poules sont plus heureuses et parviennent à se développer. Et cela bien mieux que dans un poulailler ou le renard, copain comme cochon avec le paysan (l’état), pourra se gaver, car les poules ne pourront plus s’échapper.

                  La rationalité est dans l’observation, pas dans le système. C’est justement la principale critique des libéraux aux systèmes planifiés : c’est qu’il ne sera jamais possible de maitriser toutes les variables, et que ce que l’on croit réguler d’un coté, créer un énorme biais de l’autre, et qu’une pseudo règle de justice ici, génère une formidable injustice là. Exemples parmi de nombreux autres : le Smic (facteur de chômage), les HLM (cause de la pénurie et de la cherté de l’immobilier).


                • foufouille foufouille 11 juin 2010 23:46

                  « Exemples parmi de nombreux autres : le Smic (facteur de chômage), les HLM (cause de la pénurie et de la cherté de l’immobilier). »
                  tu devrais faire pauvre : sdf qui bouffe ta merde


                • Nethan 12 juin 2010 16:28

                  Compte tenu qu’un certain nombre d’humains peuvent se comporter comme des renards, on risque d’en trouver davantage dans un poulaillier sans clotûre que dans un poulaillier avec clôture. Après, le plus dur est de trouver un compromis pour éviter que la protection ne soit contre-productive.

                  A vous lire, je vois donc davantage du malthusianisme que du libéralisme, ou alors un constat d’échec : Le liberalisme ne cherche pas à corriger les défaillances, mais à « faire avec ». Ça explique encore plus les levers de boucliers car beaucoup pensent qu’il est sûrement possible de « faire sans » sans pour autant grever les libertés. Un libéralisme raisonnée qu’il reste à créer.

                  Je suis d’accord avec le constat des variables qu’on ne peut satisfaire dans leur totalité, mais il est toujours possible d’essaier de remplir le maximum, chose qu’on ne cherche plus à faire malheureusement.

                  Mais considérer que le SMIC est un problème, c’est délirant et incroyable à lire, au même titre que dire que les HLM font grimper les loyers.


                • Alpo47 Alpo47 11 juin 2010 12:04

                  On dit aussi pour schématiser, que « la gauche », (vraiment) socialiste donc, pourrait avoir pour mot d’ordre : « Avançons tous ensemble » et « la droite » ou le capitalo-libéralisme « Moi, d’abord ».
                  Même si on peut souhaiter que les individus les plus capables et intelligents puissent trouver à s’exprimer dans la société, il me semble qu’il convient tout de même de définir des sociétés où ils ne deviennent pas des « prédateurs » des autres citoyens comme c’est le cas dans le libéralisme et la mondialisation actuelle.

                  Cette société reste à concevoir. Diaboliser Marx ... ou les penseurs libéraux n’est pas constructif. Sans doute, la solution se trouve t-elle, dans « un peu de ceci, un peu de cela... ».


                  • neth neth 11 juin 2010 13:15

                    Votre grille de lecture est intéressante et mérite d’être développée.

                    Votre « capitalo-libéralisme », en continuité avec son état de nature, exprime une pulsion égoïste et animale : « Moi, d’abord ».

                    Forcément notre part d’humanité (acquise par l’éducation) réprouve cet instinct bestial.

                    Vous voyez donc dans le socialisme une réponse à cet état de fait :
                    Puisque l’homme est globalement égoïste, il faut le placer dans un système où les finalités collectives, le forceront malgré lui à être bon et généreux. C’est votre « Avançons tous ensemble ».

                    C’est en effet une analyse défendable, mais le libéral la tient pour fausse. Il juge en effet que les injustices causées par le fait de contraindre les individus à être « bons » sont encore pires que les inégalités naturelles (l’un nait plus riche, l’autre plus intelligent...) qui existent initialement entre les individus.

                    Au contraire, le libéral croit en une société ouverte et libre, où l’individu par l’éducation, et malgré son tempérament prédatif peut s’auto-organiser de manière optimale. L’homme ne fait pas que des calculs marchands ! Il sait aussi s’engager dans la vie associative sans être rémunéré, ou verser une part de son salaire pour les causes qui lui semblent juste !

                    Bref, le libéral est un humanisme qui réprouve les constructivismes politiques. C’est l’essence du message de la Route de la servitude.


                  • Julius Julius 11 juin 2010 13:31

                    En réalité, le socialisme n’est pas »avançons tous ensemble » , mais »tout le monde avec moi ».


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 11 juin 2010 13:45

                    ajoutons que droite et gauche, dans ce schema, ne veut pas dire grand chose.

                    faut separer les groupes politiques entre interventionnistes et liberaux, conformement au diaggramme de Nolan http://www.gaucheliberale.org/post/2009/03/24/Carte-2D-du-Paysage-Politique-Francais-PPF-mise-a-jour


                  • morice morice 11 juin 2010 13:49

                    et l’extrême droite ’il n’y a que moi"...


                  • Radis Call 11 juin 2010 12:14

                    Historiquement les libéraux de votre sorte sont des gens payés par les élites pour faire cette propagande...Je suis convaincu que vous en faites partie avec vos amis de contre points....

                    Absence de salutations avant repliage .


                    • Pyrathome pyralene 11 juin 2010 12:41

                      J’abonde....c’est un propagandiste stipendié qui matraque tous les jours sa pensée de fosse sceptique, ça on l’aurait deviné !!
                      Faut-il vraiment lui répondre ? ça n’en vaut même pas la peine....
                      Il faut l’ignorer, c’est ma dernière intervention dans son chiotte.....


                    • morice morice 11 juin 2010 13:50

                      ça va l’aider : faites le donc replier....


                    • LeGus LeGus 11 juin 2010 14:38

                      Lucilio c’est la même prose, très exactement que celle de Corentin de Salle.
                      Directeur de L’Atlantis Institute
                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantis_Institute
                      Think tank libertarien néo-con qui s’est illustré par la fabrication d’un faux incident antisémite.
                      Corentin de Salle est licencié (B+4) en droit et docteur en philosophie,Il est l’auteur de « Fin de l’histoire et Légitimité du Droit dans l’œuvre de F. A. von Hayek »
                      Il voit le capitalisme comme premier bienfait de l’humanité.

                      Concernant la thématique environnementale, il affirmait le caractère illimité des ressources naturelles du fait de l’évolution à venir de la science.
                      http://www.respire-asbl.be/Illusions-croissantes

                      Il est proche de Drieu godefredi avec qui il fonde l’institut Hayek, maintenant dirigé par Vincent Bénard qui intervient aussi ici sous son nom.
                      http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&view=article&id=12&Itemid=49


                    • morice morice 12 juin 2010 09:20

                      excellent lien c’est en effet craché, comme similitude !


                    • Lorenzo extremeño 11 juin 2010 12:27

                      Friedrich Hayek dixit :

                      « rien, sans doute,n’a autant nui á la cause libérale, que les libéraux
                       qui insistent sur certaines régles,particuliérement le principe de laisser faire »

                      décédé en 1992 il doit se retourner dans sa tombe !  smiley


                      • Gandalf Tzecoatl 11 juin 2010 12:35

                        Article vantant les bénéfices post-mortem : bof bof bof^^


                        • docdory docdory 11 juin 2010 13:43

                          Imaginons un monde ou il n’y ait pas de contrôle de l’économie par l’Etat :

                          - Les routes seraient privées. Eventuellement des communes financeraient des tronçons de route chacune sur leur territoire, ces routes s’interrompant sur le territoire de la commune voisine, et chaque commune imposant un péage pour les utilisateurs.
                          - Toutes les écoles seraient privées, les riches pourraient éduquer leurs enfants, les autres les mettraient au fond des mines à pousser des wagonnets,
                          - La justice serait privée, on achèterait une charge pour être juge, et les justiciables devraient payer une redevance au juge pour pouvoir être entendus,
                          - Il n’y aurait aucun téléphone portable, aucune diffusion d’images en provenance d’autres continents, aucun GPS : en effet, le développement d’une industrie spatiale a toujours été lourdement subventionné par les états , même encore maintenant , et toutes les choses sus-mentionnées ne peuvent fonctionner qu’avec des satellites.
                          - Il n’y aurait évidemment aucune aviation, car qui, sauf l’état , pourrait subventionner de coûteuses infrastructures aéroportuaires ?
                          - Les armées et la force publique seraient privées, les riches pourraient se payer une milice privée, les pauvres n’auraient personne pour les défendre en cas d’agression.
                          - Il n’y aurait pas de commerce international, car qui , sauf les états, peut financer les gigantesques infrastructures portuaires nécessaires à cette activité ?
                          - Il n’y aurait pas de trains, les investissements ferroviaires ayant toujours été subventionnés par l’Etat
                          - Il n’y aurait aucun système sérieux de sécurité sociale, les riches pouvant se soigner, les pauvres pouvant crever.
                          - Etc ...
                          Ce monde a bel et bien existé dans le passé : il s’appelait le moyen-âge !
                          Libre à vous , cher Lucillio, d’y retourner en compagnie de votre maître Hayek, mais ça sera sans moi !

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