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Accueil du site > Actualités > Economie > Heures supplémentaires défiscalisées : quels risques ?

Heures supplémentaires défiscalisées : quels risques ?

Avec sa mesure sur les heures supplémentaires défiscalisées le futur gouvernement risque d’être confronté à plusieurs écueils de taille. D’une part, favoriser l’emploi dans les pays étrangers et d’autre part, déclencher une baisse de la production en France, avec toutes ses conséquences négatives sur l’emploi et les revenus. Exactement l’effet contraire à celui recherché !

Mais tout d’abord, il convient de dire que ce n’est pas la loi qui crée les heures supplémentaires. Pour une entreprise, les heures supplémentaires n’ont rien d’un phénomène de génération spontanée comme le laisse croire depuis quelques mois le projet du Président Sarkozy.

En effet, c’est l’augmentation de la demande, c’est-à-dire la croissance, anticipée ou non, du chiffre d’affaires des entreprises qui crée un besoin d’heures supplémentaires. Et, surtout pas l’inverse ! Pas non plus, naturellement, la volonté du salarié de travailler en heures sup sans l’accord express de son entreprise.

Le modèle du Président nouvellement élu, s’inspire, on le sait, d’un modèle libéral. Celui-ci énonce en l’espèce que :

Production = Revenu

Dans cette équation, il est supposé que l’équilibre "production-revenu" est réalisé a priori et que les revenus vont développer la production et donc l’emploi. En fait, ce modèle libéral édicté par Adam Smith au 18ème siècle - c’est quand même assez loin - est purement théorique. Dans la réalité économique, si l’équilibre est réalisé, celui-ci l’est a postériori et non surtout pas a priori !

Le futur gouvernement a établi ses prévisions sur le fait que les nouveaux revenus créés par les heures supplémentaires vont engendrer une croissance de la production et alimenter ainsi le triptyque vertueux "revenu-production-emploi". Cela suppose au moins deux choses ; que les nouveaux revenus ne soient pas épargnés et surtout que ces revenus aillent alimenter la demande de consommation de produits fabriqués par les industries implantées sur notre territoire. Dans le cas contraire, cela serait catastrophique. Les deux risques suivants sont explicites :

1er risque

C’est celui de voir ce surcroît de revenus favoriser non pas les productions françaises mais celles importées de pays étrangers, car utilisé pour acheter des produits fabriqués à l’extérieur du territoire tels que : les écrans plats, les chaîne hi-fi, les équipements vidéos, les téléphones portables et autres vêtements et chaussures de basse et de moyenne gamme. Sans parler d’achats de voitures à bas prix fabriquées dans les pays de l’Est européen. Dans ce cas, l’argent du contribuable - par cadeau fiscal interposé fait aux salariés comme aux entreprises - serait utilisé pour favoriser la croissance de l’emploi dans d’autres pays. C’est sûrement bien pour eux, notamment pour les nouveaux pays de l’Union européenne, mais catastrophique pour l’économie de la France et tout à fait contraire à l’effet, sincèrement recherché, par le Président de la République !

2ème risque

Toujours à supposer que les revenus des nouvelles heures supplémentaires soient fournis sans qu’il y ait au préalable une demande, c’est-à-dire une réelle augmentation du chiffre d’affaires des entreprises françaises, le deuxième risque encouru est d’affaiblir notre croissance. En effet, quand une entreprise demande à ses collaborateurs de travailler en heures supplémentaires c’est qu’elle va, de façon mécanique, mettre plus de produits sur le marché. Hors, si ses produits ne sont pas achetés, car le consommateur porte sa demande plutôt sur des produits importés, l’entreprise va réagir de deux façons : soit baisser sa production et écouler ses stocks, soit diminuer ses prix. Dans les deux cas, il y a un risque probable de réajustement plus ou moins brutal de la masse salariale. Voire de licenciements !

Par ailleurs, dans les risques énumérés ci-dessus, nous n’avons pas non plus tenu compte que l’Etat serait aussi perdant en termes de rentrées fiscales puisque que ces fameuses heures supplémentaires seront exonérées tant pour l’entreprise que pour le salarié. Nous n’avons pas non plus évoqué le fait qu’une entreprise aura désormais intérêt à remplacer toute augmentation de salaire par une enveloppe d’heures supplémentaires, totalement défiscalisées.

Voilà peut-être une nouvelle niche fiscale qui apparaît. Favorable tant aux entreprises qu’aux salariés, mais dont les effets sur la croissance et la création d’emplois risquent d’être déplorables.

Le projet du Président doit donc être rapidement repensé sous peine d’un éventuel échec. Confronté à la réalité de gouverner, il n’est pas impensable de revenir sur une mesure prise en période d’élection. Période durant laquelle les électrices et les électeurs veulent entendre des promesses, tout en sachant quelles ne doivent pas obligatoirement être mises en œuvre ... comme le passé l’a toujours démontré.


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87 réactions à cet article    


  • citoyen citoyen 12 mai 2007 09:44

    Des heures de travail au delà de la durée hebdomadaire minimum légale sont effectivement des heures supplémentaires de travail, mais si elles ne génèrent pas de cotisations sociales pour l’entreprise ni d’impôt pour le salarié ne s’agit-il pas tout simplement des heures de travail faites au noir !!!

    En tous c’est une porte ouverte à la légitimation de pratiques qui ne ne font qu’accroitre le fameux trou de la sécu

    Plutôt de porter sa campagne sur l’immigration avec comme solution un ministère de l’identité nationale, pourquoi Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas annoncé qu’il sanctionnerait d’abord et avant tout les entreprises qui emploient des salariés au noir, car ce sont bien ces entreprises qui font venir ces fameux clandestins dont le France a si peur, ces femmes et ces hommes qui travaillent dans l’ombre ...


  • tvargentine.com lerma 9 mai 2007 10:57

    En regardant votre cursus,on ne peut qu’etre étonné de votre vision réductrice sur la réalité que nous vivons dans les entreprises ,principalement de services,dont les salariés sont demandeurs y compris les employeurs,d’heures supplémentaires

    Vous semblez passer trop de temps à donner des leçons ou des cours un peu dépassé dans la manière dont fonction aujourd’hui les entreprises.

    Vous ne semblez pas avoir de fin de mois difficile pour payer votre loyer,remplir votre cadis,payer votre essence, envisager d’acheter une nouvelle voiture,s’offrir des vacances.........bref ,je ne vois que de très grosses rentrées fiscales dans les caisses de l’Etat grace à ces mesures nouvelles.

    En plus,cher Cher Monsieur,avec vos 35H version Aubry ,les entreprises ont été obligées de mettre une organisations du travail qui empéchait de pouvoir faire des heures supplémentaires et aucune augmentation de salaire n’a été faite comme avant l’application de cette loi.

    Je sais de quoi je parle ! je l’ai vécu

    Votre vision est vraiment ultra-réactionnaire et démontre votre imcompétence dans l’analyse des problèmes qu’a pu poser aux entreprises et aux salariés ainsi qu’à la consommation du pays la loi des 35h version Aubry.

    La nouvelle loi Sarkozy est véritablement plus (+) sociale que celle de Me Aubry qui s’inscrivait dans une logique de gain de productivité avec blocage des salaires et annualisation du temps de travail sans contrepartie.


    • Vincent 9 mai 2007 12:00

      "Votre vision est vraiment ultra-réactionnaire et démontre votre imcompétence dans l’analyse des problèmes qu’a pu poser aux entreprises et aux salariés ainsi qu’à la consommation du pays la loi des 35h version Aubry.

      La nouvelle loi Sarkozy est véritablement plus (+) sociale que celle de Me Aubry qui s’inscrivait dans une logique de gain de productivité avec blocage des salaires et annualisation du temps de travail sans contrepartie."

      Soyons pragmatique et prenons notre machine à calculer si vous voulez bien : pour un Smic à 8,27€/h

      Cotisations patronales 46%

      Cotisations salariales 20%

      Base 35h00/hebdo soir 151h00 mois

      Système précédent

      Cela donne un revenu net employé à 999€ par mois et un coût employeur : 1823€/mois

      Majoration des 4 premières heures sup. à 10% donc si nous revenons aux 39h00

      Revenu net : 1115€/ mois coût employeur : 2035 €/ mois

      Nouveau système :

      Cela donne un revenu net employé à 999€ par mois et un coût employeur : 1823€/mois

      Majoration des 4 premières heures sup. à 25% donc si nous revenons aux 39h00

      Revenu net : 1137€/ mois coût employeur : 2049 €/ mois

      Conclusion vous êtes prêt à gagner plus en bossant 4h00 sup. par semaine

      pour un différentiel de 22 € par mois.

      Il n’y a aucun doutes c’est vraiment un progrès social..... D’autant qu’à partir de la 39ième heures la majoration était de 25% comme proposée, et au delà de la 44ième heure majoration de 50 %.

      Je ne prends pas non plus ne compte les repos compensateurs dont Nicolas Sarkozy ne nous a pas dit ce qu’ils deviendraient.

      Le plus terrible dans cette histoire c’est que personne n’a vraiment fait le calcul, si j’avais était à la place des socialiste je l’aurais crié haut et fort Travailler plus pour gagner 22€ par mois.

      Alors que l’on vous propose une mise ne place de TVA sociale qui va plomber le pouvoir d’achat d’environ 3%, 3% de 1137€ ça fait 34 €, vous en êtes de votre poche de 12€. La baisse des prélèvement si elle a lieu prendra 5 ans et sera de 4% mais la mise en place de la TVA sociale sera quasiment immédiate.

      Alors sans aucun doute cette nouvelle loi et plus(+) sociale.

      Vous avez raison.

      Je pense que les ouvriers ayant votez Sarko pour ce motif, vont déchanter après leur premier bulletins de salaires nouvelle loi.


    • Vincent 9 mai 2007 12:02

      Soyons pragmatique et prenons notre machine à calculer si vous voulez bien :

      pour un Smic à 8,27€/h

      Cotisations patronales 46%

      Cotisations salariales 20%

      Base 35h00/hebdo soir 151h00 mois

      Système précédent

      Cela donne un revenu net employé à 999€ par mois et un coût employeur : 1823€/mois

      Majoration des 4 premières heures sup. à 10% donc si nous revenons aux 39h00

      Revenu net : 1115€/ mois coût employeur : 2035 €/ mois

      Nouveau système :

      Cela donne un revenu net employé à 999€ par mois et un coût employeur : 1823€/mois

      Majoration des 4 premières heures sup. à 25% donc si nous revenons aux 39h00

      Revenu net : 1137€/ mois coût employeur : 2049 €/ mois

      Conclusion vous êtes prêt à gagner plus en bossant 4h00 sup.par semaine

      pour un différentiel de 22 € par mois.

      Il n’y a aucun doutes c’est vraiment un progrès social..... D’autant qu’à partir de la 39ième heures la majoration était de 25% comme proposée, et au delà de la 44ième heure majoration de 50 %.

      Je ne prends pas non plus ne compte les repos compensateurs dont Nicolas Sarkozy nez nous a pas dit ce qu’ils deviendraient.

      Le plus terrible dans cette histoire c’est que personne n’a vraiment fait le calcul, si j’avais était à la place des socialiste je l’aurais crié haut et fort

      Travailler plus pour gagner 22€ par mois.

      Alors que l’on vous propose une mise ne place de TVA sociale qui va plomber le pouvoir d’achat d’environ 3%, 3% de 1137€ ça fait 34 €, vous en êtes de votre poche de 12€. La baisse des prélèvement si elle a lieu prendra 5 ans et sera de 4% mais la mise en place de la TVA sociale sera quasiment immédiate.

      Alors sans aucun doute cette nouvelle loi et plus(+) sociale.

      Vous avez raison.

      Je pense que les ouvriers ayant votez Sarko pour ce motif, vont déchanter après leur premier bulletins de salaires nouvelle loi.


    • tvargentine.com lerma 9 mai 2007 12:10

      Pourquoi prendre toujours le smic comme base ?

      Je suis pas smicard comme une bonne partie de la société

      Je vous explique tous simplement ceci

      Base 3500 euros net pour 35h00

      10 heures supplementaires = 10xbase horaire=gains supplémentaires d’argent

      20 heures supplémentaires = 20x base horaire=gains supplémentaires d’argent

      OUi,j’aime travailler pour gagner de l’argent et même beaucoup d’argent si je le peux comme une majorité de français.

      Vous,à part détruire et empécher les gens de travailler pour gagner de l’argent que savez vous faire de votre vie ?


    • Vincent 9 mai 2007 13:36

      @ Lerma

      Pourquoi prendre toujours le smic comme base ? Je suis pas smicard comme une bonne partie de la société Je vous explique tous simplement ceci Base 3500 euros net pour 35h00 10 heures supplementaires = 10xbase horaire=gains supplémentaires d’argent 20 heures supplémentaires = 20x base horaire=gains supplémentaires d’argent OUi,j’aime travailler pour gagner de l’argent et même beaucoup d’argent si je le peux comme une majorité de français. Vous,à part détruire et empécher les gens de travailler pour gagner de l’argent que savez vous faire de votre vie ?

      Pourquoi je prends comme base le Smic, Premièrement :

      car le revenu médian Français avoisine les 1500 € brut pas mois, ce qui signifie que 50% de la population gagne moins que les 1500 € par mois. Deuxièmement :

      Les ouvriers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy.

      Vous n’êtes pas Smicard je suis ravi de le savoir, je ne connais pas votre métier, mais sachez qu’avec un taux de 100€ de l’heure il me semble quez vous ne devez pas être un ouvrier.

      Dans une société type industrie de production le taux de cadre avoisine les 10% Les techniciens sont 30% 0 40% Le reste ce sont les ouvriers pour la plus part payés au Smic.

      La mesure prise par Nicolas Sarkozy ne concernera que les employés payés à l’heure, pas les cadres ni les techniciens qui pour la plus part sont au forfait journalier annuel. Il s doivent un nombre de jours et pas un nombre d’heure.

      D’autre part je ne vous autorise pas à dire que je détruis des emplois et empêche les gens de travailler. J’estime mener ma vie comme je l’entends, d’une part et d’autre part, si vous lisiez de temps en temps les profils des rédacteurs, vous pourriez vous éviter d’écrire des conneries.

      Pour votre info je suis salarié d’un grand groupe industriel et associé d’une TPE dont j’ai financé pour la moitie sur mes fond propres la création donc je connais assez bien les problématiques des uns et des autres aussi quand j’aborde un sujet j’entends le maîtriser avant de raconter n’importe quoi.

      Enfin lorsque j’estime qu’une mesure et essentiellement démagogique et n’apportera rien, je le fais savoir. Quelque soit les personnes qui la votent. Je ne suis pas un partisan acharné d’un camp ou d’un autre j’estime apporter mon point de vue d’homme averti.


    • Ao 9 mai 2007 14:40

      J’ai l’impression qu’il y a des problèmes dans vos calculs, dans la proposition de NS, les heures sup sont exemptées de charges et d’impôts. Donc je trouvais bizarre que le coût pour l’employeur soit plus élevé.

      Voici ce que je trouve en n’appliquant les 46% et 25% de charges patronales et salariales que sur les 151h de base :


      Coût employeur Brut Net salarié Actuel sans heure sup 1823 1249 999 Actuel avec 4 h sup hebdo (4.3 sem/mois) 2052 1406 1125 Proposition NS avec 4 h sup hebdo 2002 1427 1177

      Donc par rapport à la situation actuelle, avec heure sup : l’employeur économise 50€ et le salarié reçoit 50€ de plus.

      Mais surtout par rapport à une situation sans heure sup le salarié gagne 178€ de plus. Là « gagner plus » prend tout son sens


    • Gilles Gilles 9 mai 2007 14:47

      Vincent, je crois que vous oubliez que ces heures supp ne seront pas imposable sur le revenu (il me semble). Gain légérement plus conséquent pour le salarié, encore un peu moins pour l’Etat.

      Et comme vous dîtes à la fin, reste à savoir si ces gains pour le salarié ne seront pas perdus du fait de l’augmentation des autres impôts et charges (TVA, impôts locaux ; CSG, RDS..etc etc) Car aprés tout, le manque à gagner pour le budget + le remboursement accéléré de la dette + le nom déficit budgétaire, ça fait du pognon à trouver, non ?

      En fin de compte, c’est un mirroir aux alouettes car le salarié travaillera plus, mais gagnera t-il plus ? Qui peut me l’assurer ? QUI ?

      Ah oui... la croissance ! La croissance apportera plus de recettes au budget ! Elle a bon dos... car si elle n’est pas au Rv il faudra trouver encore des boucs émissaires pour sauver la face. Probablement qu’on en remettra une couche sur le coût du travail et que l’on supprimera quelques prélèvements. Et, ah oui, les assistés aussi ! Il ya toujours des assistés sociaux, il paieront !


    • alala 9 mai 2007 14:59

      @ Vincent

      Vous dites : « Les ouvriers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy. »

      Encore une legende urbaine ... :

      http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/8450.asp

      @ l’auteur, je trouve votre analyse aussi legere et incipide qu’un coca cola ligth, vraiment indigne de vos diplomes.

      Comme deja relevé par d’autres, votre 2eme risque « n’est que théorique » voir nul.

      En ce qui concerne le 1er vous dites « C’est celui de voir ce surcroît de revenus favoriser non pas les productions françaises mais celles importées de pays étrangers ».

      Le pb est contenu dans cette phrase à savoir faire en sorte que la France et l’occident dans son ensemble cesse d’etre le moteur de la croissance de l’Asie.

      L’augmentation des revenus peut eventuellement accentué le pb mais n’en est absoulement pas a l’origine, vous faites donc fausse route.

      Sarko sur ces questions propose des solutions à savoir utiliser la TVA sociale comme une arme mais surtout instaurer des droits de douanes en ce qui concerne les produits ne respectant pas les regles internationales (celles concernant l’environnement et l’OMC)

      Si cette mesure est prise à l’echelle europeenne, cela redonnera des couleurs à nos industries.

      Mais j’entends d’ici la vieille rengaine des represailles chinoises ...

      La Chine n’a que peu de moyen de ripostes car son marché est deja tres fermé et que les investissements etrangers sont le moteur de sa croissance encore pour le moment (c de moins en moins vrai).

      Et c bien à l’occident de reagir face à un pays qui ne respecte pas les regles notamment celles de la proprieté intellectuelle.

      Il ne s’agit pas de chercher des coupables mais simplement de prendre en compte le fait que dans cette competition planetaire les regles du jeu ne sont pas les meme pour tout le monde.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 mai 2007 18:28

      A Vincent. Merci de faire les calculs ; il y a longtemps que j’ai quitté la rue Soufflot smiley... Si on s’en tient au « thought experiments » que préconisait Einstein, toutefois, c’est à dire à la pure logique relationnelle, ne peut-on pas dire que NON, le heures supplémentaires ne créeront pas une demande additionnelle , mais que OUI elles aideront à la satisfaire, si demande il y a, puisque l’employeur pourra y répondre sans engagement à long terme ? Les heures supplémentaires créeront du TRAVAIL et donc du REVENU supplémentaire, mais tendront à réduire le nombre de nouveaux emplois. SI le revenu supplémentaire créé est significatif, il se créera une demande, d’autant plus importante que ce revenu aura été distribué en cas de la courbe des revenus et ira donc à la consommation plutôt qu’a l’épargne. SI cette demande est suffisante, alors OUI, il se créera de nouveaux emplois... Bravo, mais on n’aura rien réglé.

      Supposons que tout cela fonctionne. On aura couru vers l’arrière à bord d’un train en marche. On n’en continuera pas moins à exporter des emplois vers les pays a bas salaires ET à remplacer simplement des travailleurs par des machines. Le déséquilibre ne PEUT pas être résolu. Il ne DOIT pas l’être, car il est essentiel au progrès et à l’enrichissement de la France ET des pays émergents. Il faut GÉRER le déséquilibre.

      La solution ne passe pas par la création d’emplois, mais par la création de TRAVAIL. Il ne faut pas offrir la sécurité d’emploi, mais la sécurité du REVENU, ce qui passe par la compréhension des exigences de la solidarité dans une économie de haute technicité en constante évolution. Une solidarité que je vois à gauche, mais qu’on verra aussi à droite, si on regarde bien. http://www.nouvellesociete.org/701.html

      Pierre JC Allard


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 mai 2007 18:33

      coquille. smiley Pas « en cas » mais « au bas » de la courbe des revenus...

      pjca


    • masuyer masuyer 12 mai 2007 18:25

      A Vincent,

      Votre exemple n’est pas bon. En effet vous prenez l’exemple d’un salarié au SMIC mais vous oubliez l’abattement bas salaire.

      A l’heure actuelle je fais 39h hebdo (au Smic)et les 4h supplémentaires sont majorées de 25% (cadeau de mon employeur qui pourrait ne les majorer que de 10%). Les taux de charges sont sensiblement ceux que vous donnez (44,8% charges patronales, 22,45% charges salariales). Mais l’allègement de cotisations est de 348,33€ donc le total des charges patronales est de 293,84€ et celui des charges salariales est de 311€. Le coût global de mon emploi est de 1727,29€ par mois. Vos chiffres sont donc surévalués.


    • jak 9 mai 2007 11:26

      Bel article de désinformation, je ne perdrait pas mon temps a vous démontrer votre mauvaise foi, vous auriez dû ajouter achetez Français vous éviterez le chômage


      • Zenitram 10 mai 2007 14:34

        vous ne perdez pas votre temps à démontrer sa mauvaise fois parce que votre contre-argumentation serait démontée très rapidement ? Lui est logique, précis, factuel. vous... Pas grand chose. Je suis curieux d’entendre votre raisonnement, pour le moment rien ne permet mathématiquement dé démontrer la théorie du « travailler plus pour gagner plus » fonctionne dans la société globalisée moderne (celle de maintenant, et non pas une théorie qui fonctionnerai qu’en vase clos sur 10 personnes)


      • Ao 9 mai 2007 11:28

        Les deux risques évoqués sont bizarres dans le contexte :

        1er risque : oui les productions françaises sont en concurrence avec les productions étrangères, c’est un fait, c’est comme ça. Pourquoi est ce qu’un surcroît de pouvoir d’achat en France aboutirait à un afflux de productions étrangères ? On peut raisonnablement penser que la consommation supplémentaire se répartira dans les mêmes proportions entre les deux. Et aujourd’hui on consomme surtout du local je pense.

        2ème risque (qui est présenté de manière très liée au premier) : D’accord avec le commentaire de l’intervenant précédent pour dire que les entreprises sont à priori compétentes pour fixer leur niveau de production.

        Moi je dirais 2 choses : 1- vous qui êtes un fin économiste, est ce que vous ne croyez pas que baisser le coût des heures sup va baisser les coûts marginaux de production, et donc décaler le point d’équilibre offre / demande vers un point d’équilibre où la quantité vendue est plus élevée ?

        2- Au delà de l’effet positif ci-dessus (l’avenir en dira l’ampleur), est ce que vous ne croyez pas qu’avant tout le gros plus de cette mesure est de rompre avec le discours en vigueur qui consiste à dire qu’il faut travailler moins.

        De mon point de vue cette mesure c’est une démonstration concrète du principe « travailler plus pour gagner plus ».

        Si on se sort de la tête qu’on peut gagner autant en travaillant moins, et que cette mesure contribue à ce changement d’état d’esprit , on aura fait un grand pas en avant.


        • Mathias 9 mai 2007 16:40

          @ Ao :

          Votre principe alors, c’est travailler plus pour travailler plus ? C’est simpliste de penser qu’une nombre d’heures supplémentaires est forcément synonyme de valeur ajoutée. L’aspect quantitatif est facile à évaluer, et aisé à placer dans un discours politique, alors que l’aspect qualitatif est à mon sens bien plus pertinent (mais très dur à évaluer). De toutes manières, l’histoire de l’humanité montre que nous cherchons sans cesse à obtenir le plus de résultats possible avec le moins d’effort (de travail) possible. Cela s’appelle « optimiser les process » chez les rigolos qui aiment s’entendre parler. Ça s’appelle aussi réfléchir avant d’agir, une qualité rare.

          Dix bonshommes qui soulève un monolithe, c’est inefficace, mais ça force le respect. Un type qui invente la poulie, c’est génial et ça évite les heures supplémentaires.

          Donc pour vous répondre, OUI on peut tirer un grand profit en travaillant moins d’heures. Mais encore une fois, ça fait tâche de louer la flemme comme moteur de l’inventivité dans un discours de candidat à la présidence.


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 9 mai 2007 18:15

          @ Mathias

          Quand je vois quelqu’un louer la flemmardise, ça me le rend sympathique. Mais ça ne m’empêche pas d’apporter mon grain de sel.

          Vous dites qu’il est difficile d’évaluer le qualitatif, c’est à la fois vrai et faux. Par définition, le qualitatif ne peux se mesurer, mais il peut s’apprécier. Ainsi, depuis le passage au 35H, la pression sur les salariés a énormément augmentée, puisque dans un temps plus court, il faut faire la même chose (c’est en général ce qui se passe, et de façon encore plus flagrante dans les petites entreprises où il est impossible d’embaucher d’un coup 10% ou 20 % de personnel en plus).

          Résultat, plus de temps passé à la machine à café ou autour de la photocopieuse.

          Pourtant, ce temps n’est pas inutile, il permet de rendre l’entreprise plus humaine et de favoriser la communication interne.

          Vous dites aussi [OUI on peut tirer un grand profit en travaillant moins d’heures]

          Vous faites une erreur de logique en inversant cause et conséquence. Ce n’est pas le fait de travailler moins qui augmente le profit, c’est le fait d’être plus productif, qui permet de faire plus de profit et éventuellement, à profit comparable, de travailler moins.

          Enfin, pour répondre aussi à l’auteur, il est bon parfois de revenir au fondamentaux :

          Pour obtenir un bien, la société doit dépenser quelque chose en échange. Cette dépense est le travail d’une ou plusieurs personnes. En compensation, la société, dans son ensemble, s’enrichit de ce bien.

          Si ce bien est obtenu pour moins cher ailleurs, la société s’enrichit toujours du même bien (donc de la même valeur) mais en ayant dépensé moins. Ce gain pourra être utilisé pour acquérir d’autre biens.

          Importer n’est pas s’appauvrir. Un pays comme le Japon qui n’a aucune ressource énergétique est néanmoins un pays riche.

          Quand on importe, on ne créer pas de chômage car il faut aussi stocker et distribuer la marchandise importée. On enrichi aussi son fournisseur qui lui-même devient client.

          Et de la même manière qu’il est toujours plus intéressant d’acheter un produit ou service à un spécialiste et fournir soi-même ce que l’on fait le mieux (gagnant-gagnant), nous avons tout intérêt de commercer avec les autres pays (à la condition qu’ils respectent les règles simples du commerce).

          Et voilà le premier risque annoncé par Aimé FAY qui a disparu lui aussi.

          Que reste-t-il de l’article ?

          Pour info. Sarkozy, et c’est toute sa gloire, n’a rien inventé. Il ne reprend que les solutions qui ont marché ailleurs. C’est pour cela qu’il est crédible. Il ne s’agit pas d’élucubrations issues d’un « génial » idéologue.

          Il ne s’agit que des recettes qu’ont testé avant nous le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Suède, Le Danemark, l’Allemagne.


        • JPL 13 mai 2007 05:15

          A jesuisunhommelibre

          a) Vous présentez les 25h comme ayant essentiellement conduit à supprimer des temps morts bienvenus dans la journée de travail. Je n’ai aucune intention de faire l’apologie des 35h mais les présenter ainsi c’est se moquer du monde. Que des employés dans certains secteurs, en tout cas vous apparemment, en aient retire ce sentiment... peut-être, mais dans bien des entreprises les « petits temps morts socialement si importants » que vous mentionnez n’existent plus depuis des années voire décennies. Le temps de la pause pipi est lui-même minuté... Alors votre présentation est une insulte à ceux, nombreux, qui travaillent dans ces conditions

          b) Vous écrivez : « Il ne s’agit que des recettes qu’ont testé avant nous le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Suède, Le Danemark, l’Allemagne. »

          Certes M Sarkozy s’est souvent référé à ces pays, manœuvre habile puisque ce sont, ou c’étaient, des social-démocraties.

          Outre le fait que M Sarkozy est tout sauf social-démocrate, mêlant des éléments de droite et d’extrême-droite dans ses choix politiques, ou avez-vous vu que ces pays auraient mis en œuvre le système de défiscalisation des heures supplémentaires propose par M Sarkozy ?

          D’approximations en approximations on en arrive a des justifications assez inattendues de la mesure proposée...

          Sur le fond : la mesure n’a guère d’intérêt pour quelqu’un touchant le SMIG ou guère plus, et elle ne concerne pas tous ceux qui sont payes en fonction de résultats globaux ou à la journée (et non à l’heure). Sa raison d’être est donc idéologique, une question d’affichage politique, et non économique. N’en attendez pas trop en matière économique, vous allez être déçu...


        • La Taverne des Poètes 9 mai 2007 11:34

          On trouve dans votre démonstration des éléments intéressants qui confirment ce que je dis, à savoir que la remise au goût du jour du travail va nuire à l’emploi français. En revanche, je ne suis pas convaincu des bienfaits de la relance par la demande que préconise la gauche. Du moins pas dans cette vision unique. La gauche comme la droite sont pour augmenter les revenus pour relancer la croissance mais par des voies différentes : la gauche par l’augmentation conséquente de la part du pouvoir d’achat reposant sur les aides de l’Etat et des collectivités, la droite par le travail. Par ailleurs, je me permets de faire des observations même si je n’ai pas votre cursus : les entreprises ne feront faire des heures supp que s’il y a besoin c’est à dire des commandes nouvelles. Il ne devrait pas y avoir donc de surplus de produits sur le marché. Le risque effectivement c’est la concurrenc des produits de pays à main d’oeuvre bon marché, mais ce risque existe déjà. Par ailleurs je crois que Sarkozy veut convaincre l’Europe de taxer certains de ces produits.


          • Boileau419 Boileau419 9 mai 2007 12:09

            Travailler plus signifie produire plus.

            Produire plus oblige à vendre plus.

            On ne travaille pas pour travailler (en toute logique, mais dans la réalité il semble que ce soit assez différent), mais pour produire quelque chose qui est censé combler un besoin insatisfait.

            Posons-nous, sur la base des affirmations énoncées ci-dessus deux questions toutes simples : 1. De quoi manque-t-on aujourd’hui en France ? 2. Qui va acheter et avec quel argent le surplus provenant des heures de travail supplémentaires des travailleurs ?

            Je laisse de côté pour l’instant la question de savoir s’il sera possible, vu la rapidité du progrès technique dans l’automatisation et l’informatisation de la production, de trouver des choses à faire en plus aux salariés que nous sommes. Je passe aussi outre à la grande interrogation qui est celle de savoir ce qu’on fera avec ceux qui ne cherchent pas à travailler PLUS, mais à travailler tout court.

            Je me contenterai de répondre à la première question seulement parce que je crois qu’en elle sont enfermées toutes les simples complexités de la situation actuelle : Constatation évidente : on ne manque de RIEN en France. Tout est déjà là, fabriqué en France ou « made in China ». Quand on pense qu’autrefois on vivait souvent dans la pénurie, on pourrait se dire que c’est merveilleux, que c’est un miracle, mais voilà : il y a de tout, mais on ne peut pas y toucher. Nous sommes capables de produire, mais incapables de faire jouir.

            On manque certes cruellement de services publics courtois et efficaces et de maints travaux d’utilité publique (notamment dans le domaine de l’environnement et de la qualité de la vie), mais ce n’est sans doute pas ce que Sarko va offrir au pays, car ce sont des activités qui en elles-mêmes ne génèrent pas de profits directs, preuve éclatante que le marché est incapable de satisfaire TOUS les besoins !

            Par conséquent, si on produit plus (en polluant plus, mais c’est un autre problème...), il y aura des invendus. La surproduction s’aggravera. Il y a certes la porte de secours de l’exportation, mais les perspectives sont peu encourageantes vu le coût élevé de la main-d’oeuvre et de l’euro (merci l’UE !), et de la concurrence acharnée de l’Inde et de la Chine, en attendant que la Corée du Nord ne se réveille...

            Ou alors il faudrait que le surplus de travail, qu’il faudrait alors rebaptiser « surplus d’inventivité », débouche sur un tout nouveau produit que tout le monde s’arracherait avidement de Lille à Nagoya. Mais c’est peu probable : on n’a rien inventé de fondamentalement nouveau depuis des lustres. Faute d’innovations réelles, tous les producteurs, qui produisent pratiquement la même chose (ô sagesse des groupes !), doivent se faire concurrence sur les prix et sur les prix uniquement.

            D’où les tentatives des patrons de comprimer les coûts en s’attaquant au personnel et aux salaires, solution infiniment plus facile que d’inventer de nouveaux procédés de fabrication moins coûteux ou de faire des économies d’énergie. Et surtout plus facile que de faire de la vraie qualité ou d’innover de manière révolutionnaire, malgré les bataillons de chercheurs et les tant vantés « cercles de contrôle de la qualité ». C’est aussi une solution avantageuse du point de vue politique puisqu’elle met les travailleurs-vous et moi-en état d’infériorité et donc de docilité.

            Bref, et pour en revenir à notre question de départ, ce qu’on produira en plus restera là. C’est aussi simple que ça.

            On pourrait évidemment faire d’énormes efforts de publicité ouverte et subliminale pour convaincre les malheureux travailleurs épuisés par les heures de travail supplémentaire de consommer encore plus pendant le peu de temps de loisir qu’il leur resterait. Mais là encore, comme le marché est désormais sans frontières, l’argent ainsi dépensé, loin de profiter à l’industrie française, risquerait fort de finir dans les poches d’un entrepreneur chinois, qui en donnerait quelques piécettes à ces malheureux travailleurs eux aussi épuisés. Où l’on voit les effets pervers du libre-échange...

            On pourrait aussi provoquer de gigantesques émeutes dans lequelles on inciterait la « racaille » à détruire les stocks d’invendus et d’autres biens et même-pourquoi pas ? ce ne serait pas la première fois-, déclencher une guerre en bonne et due forme. En France ou à l’étranger. Créer un autre Irak à ré-équiper. En cas d’aventure humanitaire néo-coloniale, il faudrait cependant s’assurer qu’un autre pays en mal de débouchés-les Etats-Unis sans doute ?-ne raffle les mirobolants contrats de reconstruction au nez et à la barbe des entreprises françaises. Le mieux serait peut-être de réduire en poussière une ancienne colonie française, en comptant sur les longs liens affectifs liant les deux pays et en espérant qu’ils ne nous en voudraient pas trop de tous leurs nouveaux bobos à l’uranium appauvri.

            Surtout il faudrait impérativement qu’après le choc des armes-inégales-on découvre du pétrole ou tout autre sorte d’or de couleur dans le sous-sol. Pour qu’on soit...payé ! Autrement, il faudrait que le contribuable français paie à nouveau de ses maigres deniers toute l’affaire, l’Etat français prêtant à la Mauritanie dévastée l’argent avec lequel elle s’achèterait les produits et services des entreprises françaises...

            En vertu du principe de l’obsolescence programmée, et en plus de toutes les solutions éprouvées que j’ai déjà proposées, on pourrait également envisager de faire travailler davantage les travailleurs pour produire des produits tellement perfectionnés qu’ils se volatiliseraient, exploseraient ou tomberaient en miettes quelques jours, voire quelques heures à peine après leur première utilisation.

            Ca ne vous paraît pas sérieux comme programme ?

            Vous avez mille fois raison, car il y a mieux :

            Tous les 52 ans, au moment magique et fatidique de leur calendrier appelé « la ligature des Années », les Aztèques qui vivaient à Tenochtitlan se livraient à un rite curieux : ils jetaient pêle-mêle tout ce qu’ils avaient dans le lac sur lequel était bâti la cité, persuadés que tous les 52 ans la fin du monde, de leur monde, pouvait fondre sur eux comme l’aigle prophétique qui avait présidé à sa naissance.

            Pas bête en fin de compte. Je dirais même plus génial. M’est avis qu’il faudrait en toucher un mot à Sarko.


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 9 mai 2007 18:37

              @ Boileau419

              Je ne vais pas répondre à votre long texte, car il faudrait un texte encore plus long pour répondre argument par argument. Je m’en excuse.

              Juste quelques petits points : [on n’a rien inventé de fondamentalement nouveau depuis des lustres]

              70% de ce que vendra SIEMENS dans trois ans n’a pas encore été inventé ! (chiffres fourni par le groupe lui-même)

              Vous ne devez pas être bien vieux, sinon vous sauriez qu’avant 1996 internet n’était qu’un obscur système de communication réservé au monde scientifique. Qu’en 1977 est présenté le premier micro ordinateur digne de ce nom (l’Apple II). Or vous échanger maintenant des idées avec un ordinateur sur internet.

              L’internet est une révolution plus importante que l’arrivée de l’automobile. Pourtant, l’automobile a entièrement transformé nos villes, notre travail, ...

              Et vous pensez qu’il n’y a plus rien à faire. Bien heureux enfant (là je deviens condescendant, mais tant pis). Vous oubliez qu’il y a moins de 70 ans, il y avait encore des disettes en Europe.

              Vous oubliez aussi qu’aujourd’hui, une part très importante de la population mondiale vie sous le seuil de pauvreté et que la famine continue de sévir.

              Comment faire pour que cette population ne soit plus aussi pauvre ? en créant encore de la richesse.

              Actuellement seule 20% de la population crée 80% de la richesse. Il faut donner à ces pays la possibilité de créer aussi de la richesse, et cela en commerçant avec eux.

              Nous vivons une époque fabuleuse où tout reste à faire, mais où beaucoup devient possible car notre village est devenu la Terre.


            • spartacus1 spartacus 10 mai 2007 09:17

              J’aime bien votre commentaire, Boileau419.

              Il met bien en évidence le fait que, pour la théorie économique classique (je ne dirai pas libérale, terme trop galvaudé), « construire un mur, puis le détruire 6 mois après » n’est pas une opération blanche (comme voudrait nous le faire croire le bon sens), mais deux opérations de développement. Les coûts relatifs à ces deux opérations participent tous les deux à l’accroissement du PIB.

              La théorie économique n’a que faire du bon sens paysan, et encore moins de la réalité.


            • docdory docdory 9 mai 2007 12:17

              @ L’auteur

              Il est facile à Sarkozy de défiscaliser les heures supplémentaires des ouvriers , alors que depuis cette année , le gouvernement dont il faisait récemment partie , a décidé d’imposer les médecins ( dont je fais partie ) , sur 125 % de leur bénéfice au lieu de 100 % ( si vous ne me croyez pas , demandez à votre inspecteur des impöts , il vous le confirmera !) Je voudrais bien que mes heures au delà de 35 ( et dieu sait s’il y en a ! ) soient défiscalisées ...Evidemment , les médias ne retiennent , en s’en offusquant , que les 2 euros d’augmentation d’honoraires , qui seront évidemment digérés par la règle des 125 % ! Pendant ce temps , le CAC 40 et ses sbires aura son bouclier fiscal ... Comment déshabiller Pierre pour habiller Paul ...


              • Jojo2 9 mai 2007 12:45

                Ca c’est du aux consultations qui passent à l’as car elles ne sont pas comptabilisées par la SS. Hop, une consult pour le vaccin du petit, sans examen, (après une consult pour la prescription du même vaccin), c’est du vécu.


              • docdory docdory 9 mai 2007 13:06

                @ Jojo2

                Si vous avez un escroc comme médecin , n’hésitez pas à en changer ....


              • arrakeen 9 mai 2007 15:24

                attention, les médecins font partie des gens aisés.. si en plus ils se plaignent !!! et puis la médecine est un sacerdoce... imaginez Sarko se plaignant sur son yacht car il n’y a qu’un glacçon dans son whisky


              • Mango Mango 9 mai 2007 16:59

                Bravo Docdory ! Il est en effet scandaleux que des gens qui ont fait de longues études, sacrifié une partie de leur jeunesse, se sont endettés pour s’installer, font vivre d’autres personnes autour d’eux (secrétaires, comptables...), qui ne tirent leurs revenus que de leurs compétences et de leur travail, font parfois des semaines de plus de 60 heures, soient imposés comme des stars du show-biz et plus que des rentiers.

                Laurence


              • docdory docdory 9 mai 2007 17:32

                @ Arrakeen

                « Les médecins sont des gens aisés » . Bon , c’est sûr , je gagne entre 25000 et 28000 francs par mois avant impôts tous frais déduits , pour quarante cinq à cinquante heures de travail hebdomadaire , après huit ans d’études et vingt ans d’ancienneté dans le métier, soit environ 4000 euros , sur lesquels il faut quand même que je paye mes trois à quatre semaines de vacances annuelles ... Certes , je suis relativement privilégié par rapport à d’autres , mais je n’ai pas néanmoins l’impression de m’engraisser outrancièrement sur le dos de la société , ni de voler qui que ce soit . Je suis sûr que certains commerciaux ou publicitaires gagnent nettement plus , il n’y a qu’à regarder les petites annonces de l’Express ou du Point . De là à ce que le précédent gouvernement , dont faisait partie Sarkoléon Premier , nous taxe sur 125 % , alors que nos revenus sont totalement transparents , il y a quand même un abus manifeste !


              • Mango Mango 9 mai 2007 19:31

                « Tout nu, dans le désert », un médecin est toujours médecin, un philosophe toujours philosophe, un enseignant toujours enseignant... Quid d’un actionnaire ? D’ un militaire ? D’un chef d’entreprise ? D’ un président ???


              • Mango Mango 9 mai 2007 19:55

                Je suis frappée par les horaires des posts des adeptes du « travailler plus pour gagner plus ». 10h57 pour Lerma, 14h40 pour Ao, 17h30 pour Frédéric Lyon... Pas difficile de travailler plus quand on le fait comme vous ! Que n’êtes vous au boulot ??? Croyez -vous qu’une caissière ou un enseignant aient le même loisir de faire sa pause « surfing » ? Et ça nous parle de productivité !!! C’est à mourrir de rire si ce n’était à pleurer...


              • xa 9 mai 2007 23:21

                @docdory

                Je tombe sur votre commentaire concernant votre imposition sur la base de 125% de vos revenus,et je m’en étonne.

                Pour mémoire, l’une des modifications fiscales « majeures » effectuées sous le gouvernement précédants consiste à intégrer dans le taux d’imposition l’abbattement de 20%. Abbattements dont ne pouvaient se prévaloir, si mes souvenirs sont corrects, les professions libérales, dont vous faites partie (hormis les personnes utilisant les services d’un comptable).

                En conséquence, pour que l’imposition réelle ne soit pas modifiée, les revenus ne bénéficiant pas précédemment de cet abbattement sont désormais taxés sur la base de 125% des revenus (hormis les personnes utilisant les ervices d’un comptable, qui bénéficiaient de l’abbattement).

                Donc :
                - avant : IR = revenu * taux d’origine
                - maintenant : IR = revenu * 1,25 * (taux d’origine * 0.8)= revenu * taux d’origine. La boucle est bouclée.

                Donc je m’étonne que vous soyez dans un cas si différent des autres professions libérales...


              • igor hintertux 9 mai 2007 23:26

                Puisque vous demandez à un inspecteur des impôts de confirmer vos dires, et comme je passais par là par hasard, je me dois de rétablir la vérité. Car si votre comptable ne vous a pas bien expliqué les choses, ce n’est pas une raison pour mener une désinformation sur agoravox. Il se trouve qu’avant l’imposition des revenus de 2006, les salariés bénéficaient d’un abattement de 20%. C’était également le cas pour les BIC et les BNC, à la condition qu’ils soient adhérents d’une association agréée. A partir de l’imposition des revenus 2006 l’abattement de 20% disparaît pour être intégré dans le barème de l’impôt. Ainsi le médecin qui n’est pas adhérent à une association agréée profite de l’avantage du médecin adhérent. Par soucis d’égalité et pour revenir à la situation antérieure votre BNC est donc multiplié par 1,25. Vous ne paierez donc pas plus d’impôt que l’année dernière, sauf si bien entendu votre BNC de 2006 est supérieur à celui de 2005. La multiplication par 1,25 n’est donc que la résultante de l’application de l’abattement de 20% dont vous profitez grace au nouveau barème et dont vous ne parlez pas...


              • docdory docdory 10 mai 2007 09:38

                @ Igor Hinterlux

                1°) Je n’ai pas de comptable ni d’association de gestion agréée , les deux sont beaucoup trop chers ( s’il faut payer une AGA pour bénéficier d’un abattement , d’après mes calculs , ce n’est pas rentable )

                2°) Les revenus des médecins étant transparents ( recettes connues exactement du fisc par les relevés de sécu , dépenses aisément vérifiables ) la nécéssité d’une AGA pour bénéficier d’un abattement est plus que douteuse , et l’on voit dans les dernières mesures fiscales plutôt le résultat d’un lobbying des AGA cherchant une clientèle captive ...


              • xa 10 mai 2007 11:55

                Je crois que vous n’avez pas compris.

                Vous n’aviez pas droit à l’abbattement de 20%. Or il est désormais intégré dans le taux. Pour que vos impots ne diminuent pas (ce qui n’était pas l’objectif de la réforme), la base de calcul de l’imposition des personnes ne bénéficiant pas de cet abbattement est augmenté de 25%.

                Donc (Revenu x 1.25) x(taux ancien x0.8) = revenu x taux ancien.

                Vous ne paierez donc pas plus d’impots qu’avant, et si vous n’aviez pas d’AGA avant, nul besoin d’en prendre une maintenant.

                Ce n’est pas non plus un moyen de pousser les gens vers des AGA puisque le résultat des impots NE CHANGENT PAS. A revenu égal, vous payez les memes impots MAIS le taux marginal apparent est plus faible qu’auparavant, et surtout comparable avec les pays ne disposant pas de cet histoire d’abbattement de 20%.

                En fait, il existe, il me semble, un cas ou l’imposition diminue par cette réforme : les très gros revenus. L’abbattement de 20% était plafonné. Dans le nouveau système, l’intégration de cet abbattement dans le taux marginal d’imposition, et le passage par une AGA (pour ne pas être taxé sur la base des 125% de revenu) permet une diminution des impots (cela revient, en fait, à déplafonner l’abbattement).


              • igor hintertux 10 mai 2007 19:58

                Mais ce qui m’importait c’était de vous expliquer qu’il n’était pas utile de polémiquer sur la multiplication par 1,25 de votre BNC. Vous souhaitez donc polémiquer sur les AGA qui n’ont pas un rapport qualité prix suffisant selon vous. Vous êtes libre de ne pas demander l’adhésion. Vous dites que vos revenus sont connus et qu’il est facile de vérifier vos dépenses. Si la première affirmation est vraie je peux vous garantir que la seconde est à nuancer. L’intérêt des AGA est justement d’avoir une forme de caution, ce qui n’empêchera pas des contrôles par la suite soit dit en passant. Il faut bien comprendre que l’agent des impôts n’a de certitudes sur vos dépenses qu’en lançant une procédure de vérification. Là c’est facile effectivement mais le contribuable n’est pas forcément à la fête.


              • Leonard 9 mai 2007 13:52

                A mon gout c’est surtout un retour au systeme stalinien.

                Je me souviens avoir appris a l’ecole que les gents en urss faisaient leurs heures de boulot standard mais surtout qu’apres il se decarcassait pour vendre ce qu’ils pouvaient produire chez eux sur les marches. Donc en shematise, les heures standardes sont pour la communautee et le reste pour sa pomme.

                On en est donc au meme niveau avec les 35 travaillees pour la communaute avec tous ses lourds prelevements/taxes et les heures sup pour sa pomme mais qui partiont quand meme avec l’impot sur le revenu :) (faut pas se leurrer). On pourrait meme rajoute sa propore produciton a vendre sur le marche pour ameliorer l’ordinaire et completement detaxe^^ (mais ca ca existe deja)

                Bref cette idee de detaxe des heures sup n’est pas une tres grande avancee mais plutot une « stalinisation » du travail, soit le contraire d’une idee de droite... Bref c’est pas une tres bonne mesure du tout.


                • Gilles Gilles 9 mai 2007 14:11

                  Un ami proche qui dirige une pme informatique de 60 personnes à répondu à ma question sur ces heures supp défiscalisées.

                  Sa réponse est que ça ne changera presque rien chez lui.

                  1/ Pour offrir des heures supp, il faut des commandes.

                  2/ Il le fait déjà pour répondre à un surcroit d’activité temporaire. Au lieu d’embaucher des CDD à l’occasion, par contre, il pourrait recourrir à ces heures supp moins chères, mais occasionellement.

                  3/ Pour lui, cela ne sert à rien en terme de productivité de demander aux salariés de travailler plus. Car aprés 7-8 heures de boulot dans la journée, la productivité du salarié baisse fortement. D’ailleurs il préfere organiser des journée supp de 4-5 heures le samedi qu’il paie encore plus cher que ces nouvelels heures supp ! Plus cher, mais le travail est mieux fait, l’entreprise plus productive.

                  4/ A partir du moment ou certains travaillent en horaire décalé, cela nuit à la bonne marche de l’équipe. Il faudrait que toute l’équipe travaille en heure supp en même temps

                  5/ Pour être sûr que ces heures supp sont effectivement utilisée à bosser, il faudrait un système de pointage. Difficile à gérer dans la mesure ou il y aurait des horaires à la carte sans compter la grogne démobilisatrice des employés qui pourrait nuire à l’état d’esprit, donc à la productivité

                  Bref, le seul point positif pour lui c’est que cela lui évitera d’embaucher quelques CDD.

                  Mais c’est vrai que mon pote est un patron « passéïste » qui vote trés à gauche. Il pense que l’entreprise se porte mieux (et de fait c’est le cas) si les salariés sont à l’aise et de savent reconnus


                  • Inquiet 9 mai 2007 14:52

                    Je me suis laissé aller à un petit calcul simple.

                    Celà concerne les entreprises de tailles honnêtes.

                    1°) Il faut éviter de sur-booker le salarié. Disons que lui faire faire 5 heures supplémentaires par semaines (1 heure par jour d’une semaine de 5 jours), serait « psychologiquement acceptable »

                    2°) 7x5 = 35

                    3°) 1 emploi sur 8 potentiellement détruit car 7 personnes pouvant se substituer à la 8ème, avec en prime 35 heures coutant grosso modo les 5/8 des heures normales pour l’entreprise.

                    Il est évident que certains entrepreneurs vont ressentir du remord à appliquer ce schéma smiley


                    • Gugu Gugu 10 mai 2007 14:39

                      C’est exactement ce qui va se passer dans ma boite, nous allons passer à 40h, et suprimer 10 intérimaires... C’est prévu pour la fin de l’été, si le nouveau gouvernement applique son programme dans les temps, et tant pis pour ceux qui sont intérimaires, ils bénéficieront des nouveaux contrats (2 ans d’éssai) s’ils en trouvent.


                    • arrakeen 9 mai 2007 15:13

                      Monsieur... votre article c’est une urgence (comme vous dites) et une bombe... pourquoi ne pas en parler à Sarko ? ce serait votre devoir de citoyen

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