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Accueil du site > Actualités > Economie > IKEA : le capitalisme sympa

IKEA : le capitalisme sympa

Tournez-vous sur 360° ; que vous soyez dans un bureau, dans votre chambre ou surtout dans votre appartement, vous trouverez forcément un objet acheté chez IKEA, le géant suédois. Le meuble suédois est devenu un mythe moderne, à l’image sympathique, à la fois jeune et familiale. Mais IKEA n’en reste pas moins un géant du capital, qui vient pour la première fois de son histoire de dévoiler le secret sur ses bénéfices.

 

http://distributionblog.files.wordpress.com/2010/06/ikea.jpg

 

Retour sur un brillant « success-storytelling » 

IKEA fut crée il y a soixante ans par Ingvar Kamprad, à Älmhult en Suède. Vous pouvez penser que de préciser le nom de la ville n’est pas ici primordial. Eh bien détrompez-vous : Älmhult a donné sa première lettre au logo « IKEA », en réalité un acronyme composé à partir des premières lettres du prénom du créateur, du nom de la ferme de ses parents (Elmtaryd) et, si vous suivez, de sa ville. Voilà de quoi briller en société avec cette anecdote inutile, non ? Allez une autre : saviez-vous que le nom imprononçable de chaque produit a été élu en fonction de critères bien particuliers ? Par exemple, les rideaux sont des noms de femmes, les meubles de jardin des îles suédoises, les objets pour enfants des animaux ou des adjectifs. Pourquoi ? parce que le fondateur de la société est dyslexique, alors des termes courants sont plus simples a retenir !

Plus sérieusement, le distributeur mondial du meuble a toujours eu un statut particulier par rapport aux autres marques. D’abord, parce que tout le monde aime IKEA. Si vous êtes sceptique (vous ne chercheriez pas à dénigrer cet article par hasard ?), ouvrez simplement un magazine d’annonces immobilières, et vous pourrez lire, entre autres arguments mensongers, « proche IKEA », ou « A 20 minutes d’IKEA ». Pour une ville, la présence d’un énorme bâtiment bleu et jaune est un atout majeur, attirant bien plus de visiteurs qu’un musée des beaux-arts, qui lui ne vend même pas les posters aux couleurs ternies qu’il expose. C’est pourquoi la construction d’un nouvel établissement est un réel événement, ayant droit depuis toujours à petit son reportage régional : voir la video d’archives INA.

Et si vous êtes un inconditionnel assumé, sachez que la ville d’Almhult, siège historique, est surnommée Ikéaville, avec des maisons IKEA, des restaurants IKEA, et même un hôtel IKEA !

Le capital sympathie de la firme est aussi et surtout du à ses techniques commerciales. Des prix non seulement très bas, au point que les studios étudiants d’aujourd’hui pourraient tous figurer dans le catalogue annuel, mais également une myriade d’autres services : une épicerie « suédoise », un restaurant, un bar, un espace nounou pour enfants trop bruyants, jusqu’au légendaire petit crayon à papier pour noter les références et mesures. On peut même acheter du gel douche pour se laver « IKEA ». Aujourd’hui ces atouts se démocratisent dans d’autres établissements, mais ce sont eux qui ont fait du magasin un lieu de séjour où l’on achète des séjours ! C’est d’ailleurs IKEA qui a inventé le concept d’aménager des pièces-témoins testables, copiées sur la maison du consommateur idéal.

Ses atouts, son image, la société suédoise en est consciente. Ses campagnes jouent sans originalité du storytelling à tout-và (en 2009 dans le catalogue une page complète était consacrée à l’histoire trentenaire de la bibliothèque Billy). Le plus dur sera de conserver cette image tout en se développant encore plus. Aujourd’hui, avec 280 magasins dans le monde dont plus de 200 en Europe, la firme prévoit d’ouvrir d’ici à 2020 douze établissements supplémentaires rien qu’en France, pour porter le parc national à quarante. Cependant, si 64 % des Français sont à une heure de distance d’un magasin et qu’ils passent à 80 %, la posture quelque peu « touristique » de la marque risque de s’estomper, et de faire tomber IKEA dans le rang de ses concurrents, où l’on s’y rend par habitude avec une mine morose le samedi après-midi...

Sympa, mais pas moins fructueux

Si on peut acheter des tables basses à 5 € et qu’il faut monter son armoire soi-même, ce n’est pas car Monsieur Kamprad, au bord de la faillite, tente de sauver les meubles (hum). Bien au contraire. Vendredi dernier, pour la première fois depuis sa création, la multinationale a révélé un bénéfice annuel, sur 2008-2009, de 2,5 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaire d’environ 22 milliards d’€. En 2009-2010, celui-ci a même augmenté de 7,7 %, et ce malgré des "conditions économiques difficiles", se permet-on de préciser dans le communiqué officiel ! Difficiles surtout les employés, qui il y a quelques mois ont dû se mettre en grève pour réclamer des salaires décents...

Puisque la société n’est pas en Bourse, la fortune revient intégralement à la fondation familiale (à but lucratif tout de même). Il doit en falloir des armoires pour faire dormir inutilement toute cette somme d’argent !


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82 réactions à cet article    


    • plancherDesVaches 5 octobre 2010 12:23

      Merci pour le lien, Zen.

      Pour compléter ce charmant tableau, ikéa a plusieurs fois était accusée de travail d’enfants dans les pays du tiers-monde sans que les actions en justice aboutissent...
      Bizarrement.


    • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 12:47

      J’en apprends ! Quel modèle en effet ! A vomir !

      Excellente formule : « un modèle à démonter ! »


    • Antoine Diederick 5 octobre 2010 19:25

      Salut Zen,

      Tu veux dire un « modèle à démonter » vu que tout est fourni sur plan avec la maquette seulement....

      Bref, je préfère Roche-Beau-Bois, cela fait rutilant... smiley


    • ZEN ZEN 5 octobre 2010 19:30

      Salut Antoine,
      De retour ?
      J’ai dû une fois monter un meuble ikea
      Le plus dur, ce sont les flèches et les points d’interrogation...sur la notice
      Bientôt une voiture à monter soi-même ?


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 octobre 2010 10:18

      J’ me suis toujours demandé si c ’était commode d’ écrire un article sur les meubles .


      • Antoine Diederick 5 octobre 2010 19:25

        Non, c’est pas commode vu qu’il faut un secrétaire.


      • slipenfer 5 octobre 2010 10:21

        ..............................NIKé La


        • foufouille foufouille 5 octobre 2010 11:02

          beurk
          je prefere le bois solide


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 octobre 2010 11:05

            Si tu veux boire solide congèle ton eau .


            • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 11:54

              @l’auteur

              je suis totalement effrayée.
              J’écris hier un article qui révèle les failles d’un système qui a peut-être été bien à l’origine, mais qui à présent est un nouveau fleuron du capitalisme sauvage, ouvriers en grève, clinets déçus et vous sortez illico un publi-reportage mielleux , style la petite maison dans la prairie !

              il est vrai que hier, mon article était référencé sur la page « Actualités Ikéa ».
              Avec ce titre « Ikéa et la chiennerie commerçante ».
              Il fallait aussitôt compenser ?
              D’où viennent les ordres ?
              il y a, comme pour les politiques, des guetteurs d’internet ?
              il faut intervenir dans les forums ? Brouiller les pistes ?
              Même pour Ikéa ????
              Vous n’allez pas me faire croire que ma petite opinion sur un petit article mérite aussitôt une réponse ?

              ne me répondez-pas. ne perdez pas votre temps. je sais ; Nous savons tous.
              Vous avez tout de même réussi ce que l’aventure de l’autre jour n’avait pas fait.
              J’étais en colère contre le système de ce magasin.
              A présent il me dégoûte.

              Commencez par payer davantage vos vendeurs et après revenez nous voir, Mme Ikéa.


              • Valmonegasque Valmonegasque 5 octobre 2010 16:14

                Des grands mots et des belles lettres pour prendre sur votre dos toute la misère du monde, alors qu’il n’y a que coïncidence.
                Ah, mais non, vous êtes auteur dramatique. Je comprends tout de suite votre style cul-cul la praline.

                Merci, aurevoir Mme la super-scénariste-pour-les-émissions-de-TF1.


              • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 16:57

                @ valmonegasque

                En progrès ! pas mal du tout pour le style. C’est plus vraisemblable que celui de Lillian Elbé !!!!
                ca fait plus internaute moyen !!
                Hihihihihihihihi !!!


              • Valmonegasque Valmonegasque 5 octobre 2010 18:59

                Trop top d’avoir le dernier mot, hihihihihi.


                Vous rendez-vous compte que vous perdez petit à petit la crédibilité que vous pouvez avoir dans vos hypothétiques articles en diffusant vos commentaires dignes d’une adolescente de 16 ans qui trouve ça « coule » d’avoir son mot à dire, alors que c’est une rebelle avec papa et maman ?

              • Salsabil 5 octobre 2010 12:08

                C’est téléphoné !!! Pas possible cet intérêt subi pour la marque nordique !

                C’est si bion, si bon, si bon.♫♪ Ah ! lala ! Trop fort !


                • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 12:43

                  @ Salsabil
                  Je n’en reviens pas !

                  Après thomthom, le scud du jour !
                  Manque de bol ils ont le même style.
                  Un peu ce genre « Mais restez calme, madame ! »
                  Quand je pense que le titre est « le capitalisme sympa » après ce qu’on sait des grèves de février, il faut oser !!

                  Pour le sauternes, on peut faire ça sans personne de la grande distribution !!!


                • Salsabil 5 octobre 2010 12:56

                  Ariane,

                  Faites donc une petite balade par ici


                • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 16:38

                  @Salsabil

                  J’ai lu.
                  Dingue ! Dingue ! Dingue !

                  « veille de réputation »
                  « Bruits sur internet » !!!!!
                  Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!

                  C’est donc leur boulot ? Dès qu’on dit : « ah ! Oui, j’ai acheté une poële Zebda et elle attache... »
                  Aussitôt un ’internaute« compense : »Moi j’ai acheté une poële Zebda, elle est merveilleuse !!!"

                  mais j’ai envie de leur donner des cours d’écriture pour qu’on les repère moins !
                  Pas fut-fut quand même leur réplique :
                  Plus cool ! Plus djeuns !


                • Lilian Elbé 5 octobre 2010 13:19

                  Si vous aviez lu jusqu’à la fin, vous auriez remarqué que je relève en fin d’article le paradoxe entre le taux de bénéfices et la situation des employés, puis déplore le fait que l’argent amassé dorme inutilement, ne profitant qu’au fondateur.

                  Ce texte n’est pas l’épandage d’une expérience personnelle mais une simple analyse de ce qui fait le succès de cette entreprise dans ses techniques commerciales.

                  Et je vous en prie, trouvez mieux que de m’accuser de rédacteur corrompu au complot international du détaillant de meubles, écrivant un selon vous « publi-reportage » en contrepoids de votre article de la veille. Texte que vous avez la prétention de juger comme ayant le pouvoir de faire trembler une firme multinationale... Votre article, comme le mien, qui, encore une fois, n’est pas un éloge mais une analyse, il n’en ont que faire !


                  • foufouille foufouille 5 octobre 2010 14:56

                    con-sommateur !


                  • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 16:23

                    @J’avais lu votre article jusqu’à la fin. Bien sûr
                    J’avais vu les restrictions que vous posiez.
                    A la fin.
                    Beaucoup de gens ne lisent que le début.
                    Et le titre.
                    Comment expliquez-vous votre titre ?
                    Comment pouvez-vous écrire « le capitalisme sympa » alors que vous dites vous-même que les employés sont mal payés.
                    En quoi est-ce sympa ?

                    Par ailleurs quel intérêt de se pencher tout à coup sur les résultats d’Ikéa ?
                    Ils sont un modèle de réussite ?

                    il y a un argument qui me fait bondir quand on parle des patrons : « Oui, mais ils créent de l’emploi » ! parce que ceux qu’ils emploient ne créent pas leur fortune ?

                    Bien.
                    Vous n’avez rien à voir avec Ikéa.
                     Et le sujet de leur réussite vous a paru intéressant.
                    Tout simplement.

                    Nous n’avons pas les mêmes centres d’intérêt.
                    Je n’aime pas encenser les grandes firmes qui en France sous-payent et à l’étranger utilisent de pauvres esclaves .
                    « Sympa !!! »
                    mais vous savez ce que ça veut dire « sympa » ???? N’est-ce pas ce qui lie l’humain à l’humain ???

                    Dernier point : Je ne sais pas si j’ai le pouvoir de faire trembler une multi-nationale, mais il se trouve que ce matin, j’étais à Ikéa pour récupérer mon fameux bon !, sur les portes du magasin était scotché un papier sur lequel il était question de ces fameuses réductions.

                    Ma foi...Voilà une coïncidence qui me plaît.


                  • foufouille foufouille 5 octobre 2010 17:01

                    « ahahahahahahahahahahahahahahahahahahah ! »
                    le jour ou tu es inutile, je prend pas cher pour le suicide
                    sinon tu peut rouvrir auschwitz
                    c’est rentable


                  • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 17:24

                    @
                    Cher Valmonegasque,
                    Vous êtes donc co-dondateur et rédacteur de Rubikon...
                    Lilian Elbé étant co-fondateur et rédacteur de Rubikon....

                    C’est donc pure coïncidence si vous le défendez ?


                  • Lilian Elbé 5 octobre 2010 19:52

                    Pour précision, puisque l’énoncé du titre semble vous choquer, l’expression « capitalisme sympa » est une déformation volontaire du terme « capital sympathie » que j’emploie dans l’article. Vous êtes agrégée de lettres, nous pouvons donc nous entendre sur ce point : « capitalisme sympa » est effectivement presque oxymorique, mais c’est fait volontairement ! L’image commerciale d’IKEA est « sympa », familiale, , pour toutes les raisons détaillées dans l’article, mais elle n’en reste pas moins une entreprise qui fait du profit, énormément. Voilà le sens du titre !


                  • Salsabil 5 octobre 2010 20:05

                    Lilian,

                    On peut tout à fait être en désaccord avec ce que vous publiez, c’est un droit, de même que l’inverse.

                    En ce qui concerne le soupçon de veille, vous n’êtes pas forcément incriminé, vous en tant qu’auteur, peut-être juste utilisé ?

                    Il est impossible de ne pas se poser de questions quand 2 articles contradictoires sur le même sujet (habituellement pas abordé) sont publiés dans un laps de temps aussi court. Vous en avez conscience, non ?


                  • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 20:47

                    @ Lilian Elbé.

                    Je me permets une remarque de construction.
                    Généralement dans un exposé, les parties thèse et antithèse sont non seulement équilibrées, mais plus encore : on finit sur l’essentiel.
                    Or , dans votre article, que j’ai lu de bout en bout dès le début, j’ai noté que l’antithèse, pourtant lourde de conséquence, était donnée rapidement en quelques lignes. une manière de vous dédouaner de ceux qui vous jugeraient partisan. L’essentiel de votre article étudiant le côte « mythique » d’Ikéa. (J’ai employé moi-même le mot.)
                    Ce qui fait que le titre reste ambigu car on l’entend comme un tout « un capitalisme sympa » et non comme des magasins sympas qui sont néanmoins placés sous le signe d’un capitalisme sauvage.

                    Quant au fait que le capital ne soit pas en bourse, quand on sait ce que sont devenues les bourses, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a là une intuition de génie !

                    Ceci dit , vous n’êtes pas responsable des propos de Valmonegasque, co-fondateur de la revue Rubik qui en donne une bien mauvaise image, la vulgarité et les insultes ne rabaissant que ceux qui les emploient.

                    A bientôt sur d’autres sujets.

                    Mais bon, ce sera tout pour Ikéa


                  • Valmonegasque Valmonegasque 5 octobre 2010 21:10

                    Mais quel raisonnement vieille école !

                    « Les insultes rabaissent ceux qui les utilisent », avez-vous déjà vu les caricatures d’un Siné ou Charlie Hebdo ? Lu des articles du Canard Enchaîné ?

                    C’est justement ce côté virulent qui leur donne de l’importance, voire même du crédit lorsqu’ils écrivent ou dessinent ce que tout le monde pense tout bas.

                    Vous paraissez unilatérale, comme si seul votre avis comptait, avec votre ribambelle de points d’exclamation. Bien sûr, sur AgoraVox, votre trip égocentrique de la conspiration « je fais un article négatif, lui un positif » est suivi par de nombreux autres chèvres que vous. Ce que vous palpez en feedback, non seulement n’est pas de la fidélité, mais c’est à peine un soupçon crédibilité. 

                    Et vous vous demandez quelle image je donne de mon site (RUBIKON, et non pas Rubik) alors que vous criez au complot de l’auteur ? Et tous les autres commentaires qui crachent sur cet article (et il n’est pas le seul à se manger un pourcentage de non aussi fort) ? Croyez-vous réellement que je donne une mauvaise image de mon site alors que tout ce troupeau de moutons géant ridicule commentent lâchement nos articles sans se donner la peine de lancer le débat ? Troupeau dont vous faites partie intégrante.

                    Bêlez bêlez, consommateurs inavoués. Crachez, crachez, vautours affamés.



                  • brieli67 5 octobre 2010 22:07

                    On note cependant messieurs les auteurs « Rubiconds »
                    Rien ne justifie la hargne et la méchanceté de vos réponses. Why ?

                    Les constatations de Gül : Salsa des monts et des prés vous les bottez en touche.
                    Quelle élégance.
                    Madame Walter est référencée sur Google mon ami. Un raison de l’attaquer ad feminem ?
                    Etes qui au juste ? Sur le Rubissssssssssss, on pourrait savoir de quoi celà retourne ?
                    Violon d’Ingres de vrais journalistes ?
                    La soupape... donc ! On rase gratis ou on se défoule ?

                    Le meuble IKEA mis à disposition à monter par la populace c’est de la MERDE.
                    Architectes d’intérieur ci, Designer là,
                    la notoriété de ce groupe est telle que ses idées et son esthétisme ne peuvent être que repris.
                    C’est ce qu’on appelle être leader dans une branche.
                    Allez voir les champs de batailles des lessiviers ou de la Grande Distribution.
                    Et nous consommateurs devraient être témoins-acteurs, fantassins de leurs causes ?

                    Et puis zut que l’Education Nationale se charge de nous enseigner les b.a.ba de la pierre, du bois, des tissus, de la nourriture ... et de la gestion du budget familial.
                    Il y a 35 ans au collège, mon prof de « Techno » ( i.e. cours de bricolage ) nous ventait les matériaux du Futur dont les colles : finis clous, vis
                    et ..... les coups de marteau sur les doigts pour les moins doués.

                    Régression c’est le mot employé dans d’autres domaines


                  • Anonymous Republic Punisher Rigel 6 octobre 2010 03:04

                    Une oxymore ironique (malgré elle peut être) ! J’ai bien rigoler quand j’ai vu ce titre ! le « capitalisme sympa » muahahaHAHAH


                  • boris boris 5 octobre 2010 14:00

                    De ma vie je n’ai jamais mis les pieds dans ces magasins pourris de la marque Ikea.


                    • foufouille foufouille 5 octobre 2010 14:57

                      tu as la meme merde ailleurs


                    • easy easy 5 octobre 2010 16:00

                      Je crois qu’Ariane Walter avait écrit un témoignage vécu chez Ikea et qu’en raison du buzz fait autour de la publication des brillants résultats d’Ikea, Lilian Elbé a eu l’idée de faire un papier (qui n’est que du C/C et ne contient rien qui n’ait été déjà mille fois entendu).
                      Il n’y a ni malice ni complot de la part de nos deux amis Ikeauteurs, il n’y a que coïncidence.


                      Moi je vais raconter comment j’ai vécu Ikea en tant que microscopique concurrent. (Tout entrepreneur rêve de réussir comme Ingvar Kamprad)
                       
                      Il avait démarré 20 ans avant moi et j’ai donc pu voir les premiers magasins Ikea alors que je fabriquais mes premiers meubles.

                      Et c’est là que je me suis lourdement planté puisqu’il montrait clairement une voie nouvelle, que je ne l’ai pas suivi et que je suis un milliard de fois plus misérable que lui.

                      Pour fabriquer mes meubles, j’ai utilisé exactement les mêmes produits de base que Kamprad. Mais il y avait un blocage dans ma tête. J’étais persuadé que les gens étaient bien trop maladroits pour assembler eux-mêmes les 40 à 100 composant d’un ensemble de cuisine. Maladroits et orgueilleux aussi.
                      J’étais -inconsciemment- convaincu que personne d’autre que moi ne pouvait correctement assembler un meuble composé de panneaux de particules et que si les autres ne le pouvaient pas c’est parce qu’ils ne le voulaient pas, parce qu’ils refusaient de jouer les manuels.

                      Dans mon enfance, je n’avais jamais vu de femmes tenir un outil et je n’arrivais pas à croire qu’une femme pouvait ou devait faire autre chose qu’être belle, gracieuse, sent-bon, sans aucune cicatrice, ni pansement ni ongle cassé.

                      Je me suis archi planté car de nos jours, les Castorama et Leroy Merlin vendent de plus en plus directement à des femmes bricoleuses.

                      Ce qui est souligné, dans les articles parlant d’Ikea, c’est son idée du meuble à plat (comme Felix Potin avait eu l’idée de préemballer l’épicerie)
                      Or cette idée du meuble à plat, nous étions très nombreux, nous les menuisiers, à en être convaincus puisque nous livrions nos meubles ainsi rangés à plat dans nos camionnettes. Non, ce n’est pas l’idée du plat qui été géniale -même si c’est Kamprad qui le prétend. Son génie a plutôt été de croire que le consommateur pouvait et voulait s’en démerder de ses kits.
                      Son génie a été de croire que le consommateur allait accepter de se coltiner le transport et la livraison de son mobilier, y compris à travers les étages de son immeuble (alors que depuis le nuit des temps, le menuisier devait livrer les meubles chez le client). Que le consommateur allait accepter de transpirer, de se taper sur les doigts et de se blesser en montant sa cuisine. Et que ce consommateur allait accepter de refaire la queue, perdre encore 4 h pour réclamer sur un bidule de coulisse qui ne correspond pas.

                      La question du meuble dans un carton plat, c’est du marketing. C’est précisément ça la présentation d’une évolution sous un angle positif, génial, alors que le véritable génie de Kamprad a été de faire du consommateur un ouvrier non payé de son entreprise.
                      (Il y a 10 minutes de travail ouvrier par meuble dans ses usines et le consommateur va travailler 1 h à l’assembler)


                      Punaise, moi j’en étais resté à suer sang et eau pour installer des dressings à des dames de l’Avenue de l’Opéra qui me reprochaient la moindre érafflure pour me piquer 10 % (ou carrément la TVA) et pendant ce temps, Kamprad faisait de la masse des femmes et des hommes qui se voulaient dans le coup, ses besogneux bénévoles et fiers de l’être.

                      Ake je m’en veux de n’avoir jamais rien compris à ce spectacle où les femmes ne veulent plus faire la cuisine et achètent jusqu’à 3 fois plus cher la laitue lavée ou la pizza congelée mais trouvent normal de jouer les déménageurs, de casser leurs ongles, leur permanente et leur odeur de rose en transportant leur living Ikea et en raccordant le siphon de leur évier.

                      Il y avait Perrault, Grimm, Andersen qui faisaient des princesses au teint diaphane qui n’en foutaient pas une. Barbie et Disney avaient profité de ce premier courant.

                      Puis est arrivé Kamprad qui a pris acte de l’aspiration des femmes à s’émanciper de l’aspirateur, à devenir les égales des hommes et il en a fait des ouvrières monteuses de meubles bénévoles (qui estiment lamentable que les salariés d’Ikea soient mal payés et que les ouvrières de Chine ne soient payées que 3 $/j)

                      Plus fort que Tuperware, Ron Hubard et Avon réunis, il est, Ingvar Kamprad.

                      Et moi un raté miné par la jalousie.

                      Bon je vous laisse, j’ai à bosser sur un projet de lave-linge en kit.
                      Plat, plat, plat, il a dit le maître.
                      Le tambour sera donc carré mais on dira que c’est plat et efficace comme les battoirs des lavandières. Cette fois, je sens que ça va le faire grave.

                      A moi les milliaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaards !




                      • ZEN ZEN 5 octobre 2010 16:34

                        Le tambour sera donc carré mais on dira que c’est plat et efficace comme les battoirs des lavandières.

                        En voilà une idée qu’elle est bonne !
                        ça devrait tourner rond... smiley
                        J’investis !


                      • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 16:43

                        Cher easy,
                        (Si c’est bien vous. je me méfie. Admettons.)

                        Vous vous êtes planté sur les meubles , vous vous plantez ici aussi en pensant qu’il ne s’agit que d’une coïncidence.
                        Lisez le lien de Salsabil qui ne peut être une découverte que pour une pauvre innocente comme moi !

                        Le fondateur d’Ikéa a eu le génie du kit mais ce n’est pas une raison pour nourrir ses employés avec du kit-kat !
                        Vous êtes un raté ?
                        Mais Confucius a été un raté toute sa vie. Et vous voyez le résultat !!


                      • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 16:50

                        @easy
                        « Lilian Elbé a eu l’idée de faire un papier qui n’est que du C/C... »

                        Quel intérêt ? J’imagine qq’un qui se lève le matin « Tiens ! je vais faire un artcile sur Ikéa qui ne sera que du copié-collé ! »
                        Un article en kit ?
                        Un article à plat, comme les meubles ????


                      • easy easy 5 octobre 2010 18:39

                        @Zen,

                        Sans dec. quand j’observe comment s’y prennent les laveurs de saris en Inde, comment s’y prenaient les lavandières, je me dis que le choc contribue fortement au décollement de la saleté. (Ils y ajoutent tout de même un savon).
                        Quel est l’élément du choc qui décolle la saleté ? D’abord la vibration en elle-même qui ébranle et désolidarise (Cf. nettoyage par ultra-sons) mais aussi la vitesse supersonique du jet d’eau chassée. Punaise à quelle vitesse elle file la flotte au moment du choc !

                        Et puis il y a un autre truc. Autrefois, il existait des moulins à pilon (très bruyants) ils pilonnaient les tissus pour les rendre plus solides (mais je ne pige pas pourquoi)


                      • easy easy 5 octobre 2010 21:05

                        Koaaaaaa ???

                        « Quel intérêt ? J’imagine qq’un qui se lève le matin »Tiens ! je vais faire un artcile sur Ikéa qui ne sera que du copié-collé !« 
                         »


                        M’enfin chère Ariane, il y a 85% des articles d’AV qui naissent de cette manière automatique. Et quand je parle de C/C, je ne parle pas de mot à mot, évidemment. Je parle de C/C d’idées. Je dis que 85 % des articles parus ici ont déjà été écrits mille fois ailleurs.

                        Des articles vraiment insolents, frais originaux, des pensées originales, venues des tréfonds de l’auteur, il n’y en a que très rarement.
                         
                        Je parle de pensées originales car, à mon sens, comme aucun de nous n’est journaliste d’investigation, le mieux que nous pourrions faire ici n’est pas d’être une résurgence ou un relais d’info de plus mais d’être un endroit d’où jailissent des pensées personnelles originales.


                      • Ariane Walter Ariane Walter 5 octobre 2010 22:13

                        @ easy

                        Vous voulez dire que la plupart des articles ne sont que des redites ?
                        J’aime bien quand un article reprend un sujet et donne de nombreux liens qui permettent d’y voir clair. Il y a là un réel travail.
                        Les articles de vulgarisation sont souvent intéressants, même s’ils ne présentent aucune originalité.
                        Disons que la clarté de leur auteur est cette originalité.
                        Peut-on être personnel ? parler de soi ?
                        Je croyais que cela ouvrait des « boulevards » aux critiques !
                         Quoiqu’il en soit , ce dont vous parlez est la difficulté même, vous le savez bien.
                        Encore plus difficile selon moi que d’inveter une machine qui bat le linge en le renforçant !
                        Amicalement


                      • easy easy 6 octobre 2010 11:58



                        «  »«  »«  »«  »« J’aime bien quand un article reprend un sujet et donne de nombreux liens qui permettent d’y voir clair. Il y a là un réel travail.
                         »«  »«  »«  »«  »"

                        La valeur travail !

                        Je ne crache pas sur le travail à la Morice. Comme je ne crache pas sur les maisons Sam-Suffit, comme je ne crache pas sur un tas de patates. Tout ça c’est du travail, de la peine, des sacrifices, de la sueur, des risques, des investissements, des espoirs, de l’usure, de la fatigue, des soucis et des pertes.
                        Je ne crache pas sur le travail mais je foule aux pieds des tapis qui ont demandé des milliers d’heures de travail sans dégainer mon compte fil, sans observer chaque détail d’aussi près que l’avait fait son tapissier. 


                        Et quand je pars visiter quelque chose en moto, ce n’est jamais un lotissement. Quand je lis un article sur AV ce n’est plus de Morice, de Villach ou de Dugué. Ca l’a été une fois, deux fois, à grand peine trois fois, puis ça a été fini.



                        Le travail est une valeur, certes, mais le monstrueux, la Galatée (de Pygmalion), le Minotaure, George Sand, Laurence d’Arabie, c’est cela que j’espère rencontrer. C’est donc l’esthétique, soit classique mais parfaite, soit nouvelle et convainquante, qui me fascine.

                        Le travail produit-il une esthétique ? 
                        Pas forcément.

                        L’esthétique résulte-t-elle d’un travail ?
                        Pas forcément.

                        Eric Zemmour et Eric Naulleau, travailleurs, laborieux, quand ils sont face à Malika Ménard ou Erika Moulet, ils sont bouche bée, fascinés. Et moi pareil. Ces beautés n’ont pourtant accompli aucun travail particulier. C’est la nature qui a bien travaillé qui a produit une esthétique très convainquante.

                        N’en déplaise aux philosophes, aux prophètes et aux barbus, une esthétique scopique me foudroie bien plus directement, rapidement et durablement qu’une esthétique morale ou laborieuse. Alors bien entendu, pour ne pas finir médusé par la seule beauté corporelle, gestuelle ou posturale d’une femme, je m’efforce de m’intéresser à autre chose, à des bidules, à des pensées, à des textes.
                        Et je dois en lire des discours et des textes pour en trouver un capable de me faire oublier un instant l’esthétique d’une belle femme.

                        C’est par dépit, pour éteindre un peu ma frustration que j’arpente et fouille désespérément les forums, feignant de croire qu’il est possible d’y trouver remède à cette ineffable douleur qui résulte de mon manque de voir un très beau visage assorti d’une belle voix et d’une belle attitude envers moi, Quasimodo.

                        Rien n’est plus injuste que la beauté.

                        C’est l’injustice qui fait le poivre et le sel de la vie. 

                        La vie est injuste, heureusement.


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 octobre 2010 16:14

                        easy ,

                        c ’est justement le blocage dans la tête qui empêche à la plupart d’ entre nous d’ avancer .

                        Je connais des fils d’ artisans qui avaient qu’ à continuer la petite entreprise de leurs parents qui ont préféré faire huit heures par jour et se ranger dans le moule du salariat , alors qu’ ils auraient pu faire fortune en affinant simplement quelques bonnes idées .

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