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Il existe une solution pour réduire la dette (en résorbant la pauvreté)

Les sociétés occidentales doivent faire face à quelques problèmes d’importance cruciale et donc, doivent mettre en place des solutions dont on pressent que, vu l’ampleur des problèmes, elles doivent être percutantes et sans doute inédites. Parfois, un simple raisonnement tracé dans un cadre adéquat suffit à trouver les véritables alternatives. Ce qui permet d’en finir avec ces interminables tergiversations obsessionnelles sur la manière de résoudre des problèmes pour lesquels il n’y a pas de solution. Alors qu’il existe une solution pour résoudre des problèmes n’ayant pas été pour l’instant jugés comme prioritaires. Les dirigeants de ce monde commettent parfois des erreurs triviales. En pointant un problème et en le résolvant avec une seule solution, si cette solution ne marche pas, alors elle devient un autre problème et si c’est deux solutions, ce sera deux problèmes. Essayons d’y voir plus clair.

Actuellement, le big problème mis en avant par les Etats-Unis et la plupart des pays européens de la zone euro, c’est la dette nationale. D’ailleurs, l’infime rétrogradation de la note américaine par une agence de notation a engendré une blessure narcissique nationale sans précédent. Les Etats occidentaux ont une peur de la dette qui se comprend aisément puisqu’un Etat est comme un ménage. S’il est endetté, les prêteurs sont plus exigeants et les dépenses publiques doivent être serrées. Pour résoudre ce problème devenu obsédant, deux options, la croissance et la réduction des dépenses publiques. Mais les lois de l’économie n’étant pas négociables, la baisse des dépenses publiques constitue un frein pour la croissance. D’où la situation impossible des gestionnaires publics. De plus, la croissance est freinée par la baisse des dépenses publiques mais aussi par la conjoncture économique planétaire avec les NPI, Chine en tête. La situation est simple, en un mot, elle est bloquée. Les gouvernants ont beau lancer des plans de croissance, d’investissement, de recherche, d’innovation, rien ne peut contrecarrer la tendance à la croissance atone et la désindustrialisation, pas même les incantations de notre président Sarkozy. La conclusion est évidente. La croissance n’est pas la solution, alors autant faire qu’elle ne devienne pas un problème mobilisant en pure perte les ingénieurs, les commentaires médiatiques, les bavardages économiques.

Eriger la dette au rang de priorité nationale, c’est faire la part belle aux financiers qui, par le biais des obligations d’Etat, trouvent un débouché pour rentabiliser leur trésor de guerre économique quand les entreprises ne sont plus assez juteuses. La règle d’or souhaitée par Sarkozy symbolise la soumission des Etats face aux marchés. Les dirigeants sont dans une impasse. Ils pensent pouvoir rétablir les équilibres sans changer le système alors que c’est ce système qui a produit l’instabilité financière de 2008 et la bulle de la dette en 2010. D’ailleurs, les gens bien informés, notamment au Trésor américain ou dans les gestions de fonds de pension, avaient pressenti la possibilité d’un krach financier à cause d’un vice systémique global. C’était en 2003, 4 ans avant que le problème des subprimes n’apparaisse. Conclusion, le système est dans une impasse. C’est même pire, les dirigeants sont aveugles.

Pourtant, on va vite comprendre comment contourner le problème en effectuant un choix qui n’est pas dispensé d’une critique. Tout d’abord en laissant de côté l’emploi, la dette, la dépense publique. Dans la cible, une chose à résoudre, la pauvreté au sens général, autrement dit, la faiblesse des revenus dans les classes déclassées et les classes inférieures. En gros, un tiers de la population. Le PNB annuel de la zone euro se situe autour des 10 000 milliards d’euros. Décidons de consacrer chaque année 3 (voire 4) points de PIB pour résorber la pauvreté. Une simple opération comptable permet de créditer 300 milliards d’euro sans contrepartie. C’est une planche à billet rationnelle. Si on évalue à environ 100 millions le nombre de citoyens pauvres dans la zone euro, cette manne permet d’allouer à chaque individu 3000 euros sur une année, à répartir selon les ressources avec une progression équitable. Il n’y a plus qu’à attendre que cet argent circule dans l’économie. Avec les diverses taxes et répercussions fiscales, la dette se résorbera en une dizaine d’années, la pauvreté aussi. Ce dispositif n’exonère pas les politiques d’une révision importante de la fiscalité, elle aussi importante pour solutionner la dette.

Résorber la pauvreté n’est qu’une question de volonté politique. Le citoyen peut s’étonner de ce qu’une solution aussi simple n’ait jamais été évoquée. L’explication est simple, les politiques, les économistes, les intellectuels évoluent dans un univers où la pauvreté est absente. Les politiciens ne voient pas les pauvres. Ils zappent les pauvres dans leur représentation, ils s’en foutent. Quant aux médias, à part quelques miettes de temps d’antenne, ils ne représentent pas ce monde précaire, pas plus que le monde du travail. Les médias servent de miroir aux bourgeoisies petites et moyennes.

Pour finir, l’équation d’Einstein de l’économie. Ce n’est pas dette qui crée de la pauvreté mais c’est la pauvreté qui crée de la dette. Résorber la pauvreté c’est résorber la dette. Un principe qui sera difficile de faire entrer dans ces têtes trop pleines d’économistes et de faire admettre à ces politiciens si peu préoccupés de l’humain. Quoique, je crains le pire, que l’humain ait pratiquement disparu du souci citoyen. Auquel cas, l’impasse est définitive, place à la solution finale.

(Juste une parenthèse : à toi de voir citoyen, diffuser en résistant et révolutionnaire ce billet ou te taire et te coucher pour devenir le collabo du fascisme financier)


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47 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 5 septembre 2011 10:58

    Il existe une solution pour réduire la dette (en résorbant les vies inutiles qui ne vaudront jamais rien à l’avenir )

    Remplacer tous les travails par des machines, et des systèmes informatique : ca fera de la CROISSANCE : miam miam : et c’est à celui qui le fera en premier et le plus !

    on arrette pas une machine en marche, dans une partie d’échec


  • JL JL 5 septembre 2011 11:10

    Tiens !? C’est fini cette mode au FN d’écrire Mélenchon avec un « a » ?

    Pfff ! quel manque de suite dans les idées ! Hum, en parlant d’idées : il ne faut pas confondre les hommes et les solutions. Mais il est vrai que pour les frontiste, Marine Le Pen n’a pas de solutions contre tous les maux connus et inconnus qui nous nous menacent ou nous ruinent : elle EST la solution !

    Aléluya !


  • JL JL 5 septembre 2011 11:22

    Mélanchon est le sarkozyste de gauche", certes, mais pas Mélenchon ! Nuance !

    Il ne faut pas confondre l’homme et celui dont parlent les frontistes, c’est clair !

     smiley


  • arobase 5 septembre 2011 11:31

    en effet tu devrait écouter un peu plus mélenchon et regarder plus loin que son nez. lui n’est pas millionnaire comme lepen.


    l’europe est néfaste telle qu’elle est. c’est l’Europe des requins. il faut faire l’Europe des peuples.
    il faut la changer, pas la supprimer.

    seul, un pays ne pourra rien face au capitalisme galopant et international qui généralise la misère.

    l’europe est un excellent outil à ne pas mettre entre n’importe quelles mains car ça peut devenir un poison mortel.

    pour ça il faut élire des représentant de la France d’en bas, pas ceux du fouquet’s. 
     c’est tout bête.


  • Kalki Kalki 5 septembre 2011 11:48

    A) LE VOTE N’EST PAS UN CRITERE DE DEMOCRATIE : ET LE PEUPLE N’A PAS DE POUVOIR EN ELISANT
    B) ON A CONSULTE LE PEUPLE SUR L’EUROPE ET ON L’A RENVOYE CHIEE

    ON DOIT SAVOIR MIEUX QUE LE PEUPLE CE QUE CA VEUT DIRE DE VIVRE EN EUROPE

    NON IL FAUT QUE L’UE SOIT SEULEMENT ET AVANT TOUT UNE POMPE A FRIC ECONOMIQUE ET AVOIR POUR SEULE RAISON L’ECONOMIE

    RIEN NE FERA CHANGER LA DELIQUESCENCE VERS L’IMMORALISME, L’INHUMAIN


  • arobase 5 septembre 2011 12:10

    c’était pour cocorico


  • pissefroid pissefroid 5 septembre 2011 10:35

    Cela me semble très logique.

    Un sou donné à un pauvre circule puisque ce sou peut lui permettre de mieux satisfaire ses besoins fondamentaux ( se nourrir, se loger, se vêtir).

    Le système économique actuel va contre cette logique puisque c’est l’appauvrissement des pauvres qui donne ce sou aux riches.

    Ce sou donné à un riche ne sert à rien puisque ses besoins fondamentaux sont déjà satisfait.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 11:38

      C’est d’ailleurs ce qui se passe en Belgique (et en Islande) depuis quelques mois à la grande stupeur des néolibéraux (Lien, Le Figaro). L’augmentation des salaires -indexée sur la hausse des prix - relance la consommation et dope la croissance :

      « C’est l’un de ces paradoxes dont la Belgique a le secret : englué dans une crise politique interminable, le royaume a affiché au printemps une croissance à faire pâlir le reste de l’Europe.

      (...) L’absence de véritable gouvernement n’est pas étrangère à ce hiatus. L’absence de mesures d’austérité a sans doute aidé à maintenir la demande intérieure, selon Philippe Ledent, économiste chez ING. L’indexation automatique des salaires sur l’inflation a également permis d’atténuer le choc lié à la hausse des prix.

      (...) La hausse du PIB a atteint 0,7% au deuxième trimestre par rapport au premier, là où la zone euro doit se contenter d’un piètre 0,2%, selon les chiffres publiés mardi par Eurostat. »

      Les mesures d’austérité voulues par les néolibéraux n’ont pas pour objet « le sauvetage des Etats » mais de garantir les intérêts des actionnaires et des banquiers.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 11:45

      Le contre-exemple parfait étant la Grèce où le gouvernement dilapide les services publics, saccage les biens nationaux et saigne la population pour... emprunter à 18% aux banquiers.

      La Pyramide de Ponzi, ça ne vous rappelle rien ?


    • JL JL 5 septembre 2011 11:51

      « C’est d’ailleurs ce qui se passe en Belgique (et en Islande) depuis quelques mois à la grande stupeur des néolibéraux » (Peachy Carnehan)

      La grande stupeur ? Vous voulez dire : au grand dam ! Nuance.

      Ils le savent bien, que « L’augmentation des salaires -indexée sur la hausse des prix - relancerait la consommation et doperait la croissance »

      mais ils ne veulent pas l’admettre !


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 12:38

      « La grande stupeur ? Vous voulez dire : au grand dam ! »

      Oui, les deux. A leur grand regret, ils sont stupéfaits.

       smiley


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 12:49

      Sinon, ce matin, les bourses se cassent encore la gueule. « La crainte d’une nouvelle récession fait plonger les marchés. » Lien, Le Monde.

       smiley


    • lechoux 5 septembre 2011 15:47

      Oui, Peachy, l’indexation du salaire sur l’inflation, ou tout du moins son évolution autorise une croissance de l’économie car cette dernière est corrélée à la dépense des ménages et des entreprises. C’est la base du fonctionnement de l’économie.
      Mais que les Belges fassent attention à l’augmentation de leurs importations, car si c’est le cas, ils s’apauvrissent. Voir le cas de la France de 1981 à 1983.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 17:01

      Pour l’instant, et d’après ce que j’ai compris, la hausse des salaires en Belgique semblerait favoriser les productions régionales, locales et européennes, à la forte valeur ajoutée et aux prix plus élevés, au détriment des produits d’importation exotiques de qualité moindre. Pour donner une image, les Belges achètent des « Espace 4 Renault dci Privilege » produites à Douai plutôt que des Logan assemblées (de bric et de broc) en Inde.

      Mais comme tu le dis, sans investissements (productifs et locaux) pour répondre à la demande intérieure les Belges risquent à terme de devoir faire appel à l’importation. C’est là qu’une politique industrielle nationale prend tout son intérêt.

      Le problème, c’est que les libéraux et autres néolibéraux qui tiennent le pouvoir en Europe se refusent à le faire pour des raisons idéologiques.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 17:36

      J’ajoute une chose.

      Il y a une différence notable entre 1981 et aujourd’hui. A l’époque, lorsque Mitterrand a lancé sa politique de relance par la demande, le taux d’équipements des ménages Français en produits technologiques (les nouveaux besoins et les nouveaux marchés : Hi-Fi, vidéo, magnétoscopes, ordinateurs individuels, téléphonie fixe, etc) était faible, extrêmement faible, voire proche du zéro absolu. Face à cette nouvelle demande l’appareil industriel national était, lui, inconsistant. D’où l’appel massif à l’importation et le déficit du commerce extérieur jusqu’en 1983-84.

      Aujourd’hui, la France n’est plus dans la situation « d’un marché de premier équipement » mais dans celui « d’un marché de renouvellement ». Une politique de relance par la demande, un pouvoir d’achat accru, n’aggraverait donc pas mécaniquement le déficit du commerce extérieur, mais, au contraire, servirait les productions locales, européennes, à la valeur ajoutée supérieure. En gros, tout ce que les pays émergents sont incapables de produire (industrie verte, produits du terroirs, gros n’avions, agriculture bio, véhicules électriques, etc).


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 17:40

      Mais pour ça il faut cesser de se faire pomper le sang par les sangsues de la finance et investir les richesses dans l’économie réelle.

      Ca commence en 2012 en foutant Sarkozy et sa clique de néolibéraux dehors.


    • lechoux 6 septembre 2011 15:22

      Je ne vois pas ce que j’ai dit de mal pour être moissé. Je ne suis peut être pas le bien venu dans ce débat d’élites ???

      « C’est là qu’une politique industrielle nationale prend tout son intérêt. » Avec l’inertie que cela représente. Tu as d’ailleurs abondé dans ce sens dans ton commentaire suivant.

      J’ai été impressionné par l’indifférence du gouvernement français lors des disparitions successives des entreprises de plus de 500 salariés depuis la crise de 08. Ils ont sérré les fesses et attndus que cela passe. Ils se gargarisaient même de la balance positive du nombre de créations-destructions d’entreprises : c’est sûr 20 autoentrepreneurs-5 entreprises de + de 500 salariés = 15 !!!!


    • lechoux 6 septembre 2011 15:24

      « servirait les productions locales, européennes, » Attention, tout le monde ne joue pas le même jeu en Europe.




    • IL EST URGENT DE METTRE EN PLACE UNE TAXE TOBIN ASSEZ FORTE.POUR TAXER LES PLUS VALUES D ENTREPRISES COMME TOTAL.LOREAL.ou les sci parisiennes gerees par des elus ou leurs amis...au lieu de surtaxer les salaires.
      et de tiner cet argent ...vite au logement social...et a1 fonds mtualiste européen... Et PAS POUR AIDER CES REQUINS DE BANQUIERS..mais les états...

      SUPPRESSION IMMEDIATE DE TOUTES LES NICHES OU BOUCLIERS FISCAUX....
      LE DEFICIT DE LA FRANCE EST DE 145 MILLIARDS.LE MANQUE A GAGNER CREE PAR LES NICHES FISCALES 145 MILLIARDS.LES TRES GROSSES ENTREPRISES SONT DEMANDEUSES ...que ce gouvernement virtuell...sorte de sa bulle réservée aux « très riches » se bouge....avant que ca pète...


    • JL JL 5 septembre 2011 10:49

      Bernard Dugué,

      Jolie, cette phrase : « Mais les lois de l’économie n’étant pas négociables, la baisse des dépenses publiques constitue un frein pour la croissance. » Ceux qui veulent en savoir plus sur la stupidité des « marchés » liront avec intérêt cette analyse très complète de Frédéric Lordon : http://blog.mondediplo.net/2011-08-11-Le-commencement-de-la-fin

      Vous dites  : « Les médias servent de miroir aux bourgeoisies petites et moyennes. » ? « Miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis belle ». Intéressante comparaison entre les bourgeoisies (pas la grande ?) et la Castafiore !

      Vous dites : "Quoique, je crains le pire, que l’humain ait pratiquement disparu du souci citoyen. Auquel cas, l’impasse est définitive, place à la solution finale. " Rappelez vous cette phrase d’Annah Arendt : « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. »

      Sur la proposition ? Est-ce que ce n’était pas un économiste libéral qui proposait de distribuer de l’argent en le jetant depuis des avions ? Cet argent, il viendra d’où ? De la planche à billet ? Ou bien des impôts ? Dans un cas comme dans l’autre, les riches, ceux qui ont le pouvoir s’y opposeront.


      • kiouty 5 septembre 2011 10:54

        " Résorber la pauvreté n’est qu’une question de volonté politique. Le citoyen peut s’étonner de ce qu’une solution aussi simple n’ait jamais été évoquée. L’explication est simple, les politiques, les économistes, les intellectuels évoluent dans un univers où la pauvreté est absente. Les politiciens ne voient pas les pauvres. Ils zappent les pauvres dans leur représentation, ils s’en foutent. "

        FAUX : les politiques ne résorbant pas la pauvreté n’est pas une question d’incompétence. C’est au contraire totalement VOULU : il s’agit de profiter de la crise financière transférée sur les états sous forme de crise de la dette souveraine pour IMPOSER les carcans néo-libéraux : privatisations, diminution des dépenses publiques et déréglementation / dérégulation (cf. Grèce).

        L’incompétence n’est pas une explication suffisante. Arrêtons de hurler à la soi-disant incompétence. L’incompétence sert à enfumer le public, à qui on préfère faire croire à l’incompétence plutôt qu’à la réalité de cette attaque néo-libérale d’ampleur sur les peuples européens affaiblis et apeurés par le chômage de masse.


        • arobase 5 septembre 2011 11:02

          la dette n’est pas due aux dépenses mais aux manque de recettes. les milliards offerts en cadeaux aux plus riches , ou donnés aux restaurateurs, ceux ds niches fiscales, argent qui de plus est le plus souvent exporté ailleurs, et à ceux qui en plus paient le moins d’impôts.


          la dette est due aux millions de tricheurs du fisc, petits et grands commerçants, ceux qui encaissent en liquide, artisans , agriculteurs et autres indépendants............sport national !

          la dette est due aussi aux dépenses inconsidérées des institutions au train de vie pharaonique , sénateurs, députés, ministères, Élysée, conseils généraux, régions... voyages coûteux et inutiles etc.

          deux décisions courageuses et hop, plus de dette à venir !

          la dette en cours ? bras d’honneur ! trépignez messieurs, on ne paie pas.

          • arobase 5 septembre 2011 11:41

            je n’ai pas besoin de guide ou de mentor pour savoir d’ou vient la dette, surtout venant de gens de droite qui ont participé, encouragé et soutenus ces régimes capitalistes et qui en fin de carrière s’aperçoivent que ce que dénonçait inlassablement la gauche était vrai, et qui se posent en moralistes et en sauveurs !


          • Aldous Aldous 5 septembre 2011 11:57

            Merci 1FEDO pour ce rappel qui n’est jamais inutile.

            La dette est due à l’abandon du droit régalien de générer l’argent aux banques privées.

            Or quand les banques privées prêtent de l’argent elles ne l’ont pas en stock.

            Elles ne font qu’écrire deux lignes sur le compte de l’état emprunteur : Une somme positive au compte de l’état emprunteur et la même somme en négatif sur les dettes de cet état.

            L’argent ainsi créé disparait au fur et à mesure que l’état rembourse ses dettes.

            En réalité il y a une troisième ligne, celle des intérêts versés aux banques en échange de ce prêt, qui représentent le véritable argent définitivement créé.

            Dans ces conditions il arrive un moment où chaque sou créé fini par servir à payer les intérêts du sou précédent.

            Cela se traduit par un alourdissement progressif des intérêts de la dette dans les dettes souveraines depuis 1970.

            Cela concerne aussi les USA qui émettent la monnaie de référence ce qui leur permettaient de vampiriser la finance mondiale jusqu’à du moins ce de la Chine commence à ne plus acheter la dette des USA ce qui a mis un terme à la fête.

            Pourquoi la Chine a-t-elle change son fusil d’épaule :

            1) C’est un initiative de l’état major de l’armée chinoise.

            2) La Chine pense être parvenu à une phase de croissance endogène (sa croissance interne suffit à maintenir la croissance)


          • lechoux 5 septembre 2011 15:53

            Bon résumé du fonctionnement de l’économie Aldous.

            La Chine a fait surtout le choix de diversifier ses avoirs en dollars sanchant que ceux-ci ne vallent plus rien depuis le 15 mars.
            Ils ont trouvé ces pigeons d’européens qui prennent leurs dollars contre des biens tangibles. C’est la phase de réalisation de leurs gains pour les chinois. Ils ont aussi l’obligation de maintenir une croissance au-dessus de 8 %, sinon c’est la guerre civile.


          • arobase 5 septembre 2011 11:10

            pourquoi ne pas payer ? il suffit de publier les noms des détenteurs de la dette !


            l’argent donné aux banques , entreprises et aux plus riches n’a pas servi à relancer l’économie.
            certains l’ont planqué ailleurs, d’autres ont délocalisé ou modernisé leurs usines remplaçant l’homme par des machines : moins d’emplois !

            ce n’est pas l’entreprise qui emprunte pour acheter des machines et créer du chômage , c’est l’état qui emprunte pour lui en faire cadeau !!

            machines achetées à l’étranger car nous ne fabriquons plus rien.

            certains avec cet argent du contribuable ont acheté une partie de la dette et spéculent contre le pays le tenant à la gorge. ; on a donné au bourreau la corde pour nous pendre.

            • lechoux 5 septembre 2011 15:56

              Immédiatement après le renflouement de AIG par l’état fédéral américain, un prêt de 80 miliards de dollars a été remboursé à Goldman Sach.


            • David Meyers 5 septembre 2011 11:43

              Génial. La crise que l’on nous vend et que l’on nous sert aux « infos », c’est si simple de la contrecarrer. Mais tabernacle, comment d’y ont-ils pas pensé plus tôt. Merci de nous donner enfin la solution.


              Bon 1tipeu d’humilité maintenant. La « crise » est une façon de dépeindre les situations internationales, plus ou moins graves selon le peintre et le spectateur. Il y a donc autant de crises que de points de vue, et c’est loin d’être simple. Par exemple, la gravité de la perte d’un A au USA est très relative pour le papouasien nouveau guinien alors que l’installation d’une centrale solaire dite écologique peut être redoutable pour le paysan africain.

              Mais aussi (je m’avance sans filet), vous confondez pauvreté, argent, investissement, niveau de vie, construction et lois sociales... ce n’est pas en « payant » les pauvres (encore faut-il savoir votre définition des pauvres) que vous les rendrez moins « pauvres ».

              En politique (au sens noble) il n’y a pas (pas encore) de recette miracle... sinon tout le monde appliquerait cette recette

              • arobase 5 septembre 2011 12:04

                quand kronfi sujet roumain vivant en Roumanie grand admirateur du nazisme, le dit, c’est parole d’évangile !

                 il ferait mieux de s’occuper de résorber la pauvreté de ses roms . la Corrèze il ne sait même pas où c’est !

                à moins qu’il n’ait immigré depuis peu chez nous. dans ce cas il fait partie de ces «  centaines de milliers d’immigres , et de gens foutres en banlieue » qu’il faut à tout prix laisser crever de faim selon ses propres critères xénophobes !

                • foufouille foufouille 5 septembre 2011 12:14

                  belle theorie
                  sauf que autriche et ses futurs, allemagne et ses salaires a 2.45, seront pas d’accord


                  • luluberlu luluberlu 5 septembre 2011 12:57

                    Car il y a la Morale. Il y a ceux qui mèritent ( les riches) et ceus qui ne font rien pour le devenir, (les pauvres) et puis le monde va bien ainsi (pensent les élites ) depuis tant de temps que c’est devenu biologique.
                     La condition de survie de ce système économique, c’est la concurence et la croassance, pensent et médiatisent les corbeaux moralisateurs.
                     Pour accéder à des espaces nouveaux, le gout du voyage est nécéssaire, et en matière de pognon, peu ont envie de bouger, chez ceusss qui le détiennent.
                    Alor je sais que vous avez raison, je sais aussi que plusieurs grandes crises seront nècessaires pour que le mépris pour les pauvres deviennent de la peur et que les détenteurs du pèse en relachent à nouveau.


                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 septembre 2011 13:49

                      Total des sommes empruntées par la Grèce auprès des marchés financiers : 552 milliards d’euros.
                      Total des sommes dues aux marchés financiers par la Grèce : 681 milliards d’euros.
                      Total des sommes remboursées par la Grèce aux marchés financiers : 574 milliards d’euros. Soit +22 milliards/Total des sommes empruntées.
                      Somme restant à rembourser par la Grèce aux marchés financiers : 107 milliards d’euros. Un cinquième du total des sommes empruntées.

                      Plan de financement du recouvrement des arriérés de la dette grecque (107 milliards d’euros d’intérêts aux banques préteuses) :

                      - Nouvel emprunt de 100 milliards sur les marchés financiers (Taux d’intérêts 18,8%) cautionné par le FESF (Fond Européen de Stabilité Financière). Coût réel de l’emprunt : 118,8 milliards d’euros.
                      - Privatisation des entreprises publiques rentables, des services publics excédentaires.
                      - Réduction du montant des retraites.
                      - Hausse des impôts et des taxes indirectes.
                      - Compression des salaires.
                      - Etc...

                      Résultats au 01/09/2011 :

                      Effondrement de l’activité économique et récession. Effondrement des recettes de l’Etat Grec. Nécessité pour le Grèce de souscrire de nouveaux emprunts auprès des marchés financiers (taux d’intérêts 18,8%) : « La dette grecque est hors de contrôle, selon des experts ». Lien, L’Express.fr

                      A comparer avec la Belgique et l’Islande.


                      • Kalki Kalki 5 septembre 2011 14:00

                        VOus faites semblant qu’il y a encore du travail, qu’il y aura du travail,
                        qu’il y a meme des gens qui travaillent
                        et bien il y en a plus c’est terminé.

                        Ne cherchez pas.

                        Le monde tourne, il y a de la dette ? il y a plus de travail !

                        Le monde tourne

                        ON TUE COMBIEN DE MILLARD DE PERSONNE ? REPONDEZ


                      • goc goc 5 septembre 2011 15:36

                        @ l’auteur

                        vous vous trompez de cible
                        le problème ne vient pas de la pauvreté au sens « classes les plus basses », mais simplement au sens « classe des non-riches »

                        et il existe un poste qui pourrait relancer l’économie, c’est celui du logement.
                        Si on divise par 2 le prix de l’immobilier (loyer et achat) alors on résorbera 90% de la pauvreté en France


                        • A-J Holbecq 5 septembre 2011 16:25

                          Manque de cohérence..
                          Vous dites " Les Etats occidentaux ont une peur de la dette qui se comprend aisément puisqu’un Etat est comme un ménage. S’il est endetté, les prêteurs sont plus exigeants et les dépenses publiques doivent être serrées.« et son contraire puisque vous proposez de monétiser ( »faire tourner la planche à billet" selon votre expression désastreuse)... ce qu’un ménage ne peut évidemment pas faire.


                          • FRK44 FRK44 5 septembre 2011 16:37

                            Faire disparaitre la pauvreté une idée nouvelle ?

                            Je vous conseillerai quelques lectures sur l’origine du libéralisme ; des essayistes libéraux avaient imaginé qu’il suffisait d’empêcher les pauvres de se multiplier pour faire disparaitre la pauvreté... un embryon d’idée de l’eugénisme.

                            Et comment sauront les riches qu’ils le sont si il n’y a plus de pauvres ?

                            Ni la pauvreté ni l’endettement ne sont des conséquences du système économique actuel, il faut revenir au fondement.

                            Soyons fou osons l’impossible ; supprimons la monnaie : plus de dettes, plus de pauvres/riches !

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