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Il faut une restructuration subtile des dettes : l’exemple du Portugal

La question de la restructuration des dettes pour les pays du sud est une question hautement d’actualité pour en finir avec la crise de la dette qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est loin d’être terminée. Le Portugal doit maintenant mettre un terme à sa dépendance vis-à-vis de la Troïka. Des progrès sont notoires pour ce pays, mais la situation reste fragile.

Seules les restructurations de dette constituent la solution envisageable à LT, mais alors comment faire accepter à plus grande échelle une mesure comme celle-ci pour qu’elle soit compatible avec la nécessité de ne pas perdre les investissements ? Des solutions d’ingénierie financière plus complexes doivent être pensées et centrées sur l’idée de restructuration.

Le Portugal a-t-il progressé ? D’une certaine façon oui, mais d’une autre, la situation reste bien fragile.

1) D’une certaine façon le Portugal a progressé

a) Du fait d’une amélioration de la situation interne : au 4e trimestre de l’année 2013, le taux de croissance économique était de 0,5 % et de 0,3 % au 3e trimestre. On observe une amélioration de la demande intérieure qui a apporté sa première contribution positive à la croissance au TRIM4. Les exportations et la consommation privée sont en hausse.

b) Mais aussi d’une amélioration de l’environnement européen avec le rôle possible maintenant d’un interventionnisme de la BCE sur le marché de la dette publique détenue par l’État, à laquelle il faut aussi ajouter une amélioration de la situation conjoncturelle de la zone euro.

2) Mais d’un autre coté la situation portugaise est fragile avec l’émergence d’un lien dette publique et chômage inquiétant dans un contexte de taux de croissance encore négatif sur l’ensemble de l’année 2013 :

a) En effet sur l’ensemble de l’année 2013 le Portugal reste en territoire négatif : -1,4 % ce qui est mieux que les deux années précédentes, et mieux que les prévisions du gouvernement, mais en territoire négatif quand même. Il est maintenant prévu 0,8 % de croissance pour 2014 ce qui reste très en deçà des taux d’intérêt réel.

b) Et le Portugal entretient une relation pernicieuse entre sa dette et son taux de chômage : avec 129 % de dette rapportée au PIB le Portugal est dans le rouge. Le rapport négatif entre ses taux de croissance et ses taux d’intérêt réels en l’absence d’inflation lui est défavorable. Ce rapport ne lui assure pas la solvabilité publique.

D’après Natixis, pour que le taux d’endettement portugais recule l’excédent primaire devra atteindre 5 % du PIB. À ce rythme, il faudra attendre au moins deux ans et demi avant soutenabilité. Rappelons que les taux à 10 ans aujourd’hui ont été de 3,57 % pour un retour remarqué sur les marchés financiers, mais que le chômage avoisine les 15,3 %.

Un retour sur les marchés c’est bien, mais le transfert de la dette sur les générations futures dans un contexte de chômage élevé accroît la pression sur le travail et sur la chargeabilité financière de la dette par les prestations sociales.

D’un autre côté, un fort taux de chômage alourdit la contrainte de solvabilité d’un État. Le Portugal reste dans une situation fragile, ce d’autant plus que la coalition gouvernementale est assez instable et manque de crédibilité. Il s’en faudrait peu pour que le politique ne reprenne le dessus et comme en 2011 crée une poussée de fièvre sur les marchés qui annihilerait tout effort en peu de temps.

3) Ceci nous permet de dire que la seule solution viable est une restructuration de la dette portugaise

Comme pour la Grèce, cette restructuration est le concept clé. Le problème comme pour la taxe Tobin sur les transactions financières est son mode opératoire. Il faut trouver un moyen d’ingénierie financière pour que ce système ne soit pas "passager clandestin" et accepté de tous. Peut-être que des haircuts généralisés, progressifs en fonction de la richesse du pays créditeur et indexés sur les performances futures du pays débiteur constitueraient une solution.


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7 réactions à cet article    


  • Le taulier Le taulier 26 avril 2014 10:40

    Article incompréhensible car l’auteur abuse de circonvolutions verbales.
    Pourquoi parler de « restructuration subtile des dettes » alors qu’il existe un terme plus simple et direct : Faillite.


    • christian pène 26 avril 2014 17:59

      il faut que la République (à la) française cesse d’emprunter ; la dette atteint déjà # 2000 milliards que les générations montantes auront à rembourser parce que le régime ne veut pas changer de méthodes....c’est de l’abjection pure,nos descendants n’ont rien à voir avec les frasques des dirigeants actuels........nous remboursons déjà quelques 50 milliards d’intérêts annuels ce qui fait en divisant par 65 millions quelques 770 € par personne quel que soit son âge dès le premier souffle ; il faudrait # 40 ans"(deux générations ) pour rembourser cette dette au rythme actuel sans emprunter de nouveau......AUX FOUS Sarkozy puis Hollande.....


      • Chaz Chaz 26 avril 2014 22:21

        On ne négocie pas avec les terroristes. Ces dettes odieuses (dont la notre) devront être annulées de façon implicite sans compromis.


        • claude-michel claude-michel 27 avril 2014 09:09

          Notre dette (hors bilan) est de plus de 4.500 milliards d’euros.. ?

          Chaque année nous payons plus de 50 milliards d’euros d’intérêts uniquement.. ?
          Alors parler de « 
          restructuration subtile » avec de telles sommes me laisse rêveur.. ?


          • BA 27 avril 2014 09:41
            Mercredi 23 avril 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du quatrième trimestre 2013.

            Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite.

            1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 318,703 milliards d’euros, soit 175,1% du PIB.

            2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2069,216 milliards d’euros, soit 132,6 % du PIB.

            3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 213,631 milliards d’euros, soit 129 % du PIB.

            4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.

            5- Chypre : dette publique de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.

            6- Belgique : dette publique de 387,159 milliards d’euros, soit 101,5 % du PIB.

            7- Espagne : dette publique de 960,676 milliards d’euros, soit 93,9 % du PIB.

            8- France : dette publique de 1925,292 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.

            9- Royaume-Uni : dette publique de 1460,975 milliards de livres sterling, soit 90,6 % du PIB.

            La question est :

            « QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ? »


            • claude-michel claude-michel 27 avril 2014 10:41

              Bonjour,

              Tous les chiffres donnés sont « hors bilan »...une façon de truquer les données comme avec le chômage... !

            • Jean Keim Jean Keim 27 avril 2014 09:42

              La dette n’existe que pour ceux qui la réclament et qui ont modifié les conditions d’emprunts à leurs avantages, ceux qui œuvrent pour nous faire payer sont les mêmes que ceux qui empochent les remboursements, cela n’est quand même pas compliqué à comprendre. 

              Si j’ai besoin d’argent pour un achat important je vais m’adresser à une officine qui n’a pas cet argent mais qui va l’emprunter « plus haut » à mettons 1% et me le prêter à 3%. « Plus haut » cet argent ils ne l’ont non plus car ils le créent ex nihilo. Ceci écrit il peut nous venir au moins deux idées, 1- Pourquoi ne puis-je pas emprunter directement à 1%, 2- Plus intéressant encore, comme l’argent est bidon ( du point de vue de l’emprunt ), pourquoi ne pas en fabriquer nous-mêmes (nous c’est l’état) et même carrément le supprimer et imaginer un monde sans fric (là il est question de nous les terriens actuellement plus moutons que êtres humains). CQFD.

              Nota : L’utopie n’est pas de croire en un monde sans pognon mais d’espérer que le monde actuel peut perdurer et que cahin-caha tout finira par s’arranger smiley

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