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Accueil du site > Actualités > Economie > Ils n’ont qu’un mot à la bouche : croissance, croissance et (...)

Ils n’ont qu’un mot à la bouche : croissance, croissance et croissance...

Comme moi, vous regardez la télé, vous lisez les journaux et quel est THE préoccupation du moment, le mot que vous entendez à longueur de lignes et d’images ? La croissance !

Vous l’aviez compris, nous avons une croissance molle et, à entendre nos élites, c’est terrible. Le pays va mal certes, mais ce n’est pas à cause de la dérégulation du capitalisme financier ni à cause de la mauvaise gestion des entreprises ni à cause de la bureaucratie et des énormes et inutiles dépenses de l’Etat, non c’est à cause de la croissance "molle". Si on avait une croissance dynamique, tout irait bien. Vous vous souvenez peut-être, pour ceux qui l’ont lu, que dans un post précédent sur les banlieues je vous avais dis que le mantra de la politique sociale était "police" pour la droite et "logements sociaux" pour la gauche ? Eh bien, le mantra économique tous bords politiques confondus est "croissance".
La question est, pourquoi ?
L’exemple dont on nous rebat les oreilles est la période de croissance des Trente dites "Glorieuses". Apparemment c’était une période idyllique où la corne d’abondance avait les vannes grandes ouvertes grâce à la reprise de l’économie après-guerre. Il est vrai que cette période de l’Histoire a grandement amélioré les conditions de vie des populations occidentales ; seulement, à quel prix paie-t-on aujourd’hui ces quelques années de développement ? Nous avons détruit 80 % de la biodiversité en Europe, engagé une dynamique de réchauffement climatique incontrôlable, bétonné à outrance. Les allergies, les maladies respiratoires, cardiovasculaires, les cancers ont énormément augmenté. Cyniquement, je pense qu’une grande partie d’entre nous aurait pu supporter ces conséquences si notre niveau de vie et de consommation était resté le même, mais ce n’est plus le cas. Vous qui lisez, que pouvez-vous répondre à la question : vivez-vous bien ? Souvent, c’est non... Vous êtes comme tout le monde, vous galérez.
Mais sur quoi se base cette fameuse croissance ?

Il existe principalement deux politiques de relance de l’économie : celle de Keynes et la politique dite libérale. La politique de Keynes se base, pour simplifier, sur l’endettement de l’Etat : l’Etat s’endette pour offrir des aides à la population et/ou lancer une politique de grands travaux. Plus aisée, la population va consommer et donc relancer l’industrie qui va embaucher. Le chômage va régresser, et donc les gens consommeront plus et rembourseront petit à petit la dette de l’Etat jusqu’à le rendre bénéficiaire. L’exemple le plus connu est la politique du New Deal aux Etats-Unis après la crise de 29. Seulement cette politique nécessite un endettement de l’Etat faible au départ, sinon, la pente amorcée est très difficile à relever. Par exemple, la politique de relance de Bush se fonde sur les théories de Keynes, mais comme les Etats-Unis sont actuellement très endettés, elle renforce l’impression que l’économie américaine va très mal et ira finalement à contre-emploi. Autant dire qu’en France une politique de relance keynésienne serait impossible à mettre en pratique tant qu’on a 1 500 milliards d’euros de dette et 45 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur. Pour l’appliquer, il faudrait, par exemple, taxer les revenus des actions, les fameux stock-options et, entre autres, réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, ce que personne n’est prêt à faire.
La deuxième politique, la libérale, actuellement testée par le gouvernement de Sarkozy, préfère se focaliser sur les entreprises. Elle part du postulat que, si on allège au maximum les charges des entreprises, qu’on les subventionne, qu’on "flexibilise" le marché du travail, alors les entreprises embaucheront. Si les entreprises embauchent, le chômage recule, le moral des ménages remonte, les ménages consomment, l’économie est relancée avec une faible implication de l’Etat. Cette politique fonctionnerait si, au lieu d’être en 2008, nous étions en... je sais pas...1868 ? Cela me fait penser que j’ai oublié de vous dire que les deux politiques datent du XIXe siècle. Cette politique fonctionne dans le cadre d’un capitalisme traditionnel, où les entreprises appartiennent à une seule famille ou à un petit groupe d’actionnaires d’un même pays, l’argent perçu n’est pas trop dispersé. Aujourd’hui, les entreprises sont multinationales et ont des centaines d’actionnaires. Les facilités de l’Etat leur servent à rémunérer les actionnaires et à faire plus de bénéfices, d’autant plus si la conjoncture n’est pas très bonne, comme aujourd’hui.

Et, là, j’imagine vos yeux ébahis : "Comment ! Il n’existe que deux politiques de relance et aucune ne fonctionne ? Et, en plus, depuis le XIXe siècle personne n’a pensé à en inventer une autre ?" Eh bien, non et, d’ailleurs, ces deux politiques étant antagonistes, c’est difficile d’en faire une synthèse. C’est pas faute d’avoir essayé, par exemple en laissant le système social s’endetter, en hurlant après le libéralisme tout en assurant ne pouvoir rien faire contre les délocalisation, à part saborder le droit du travail. J’imagine que ça vous rappelle quelque chose ! Par contre, vous aurez remarqué une chose, ces deux politiques reposent sur la consommation.

http://i55.photobucket.com/albums/g123/dropsofjupiterlol/suprised.jpg

Or, qu’est-ce que la consommation ? Vous avez certainement remarqué qu’à la télé, des soi-disant experts nous appellent le plus naturellement du monde "les consommateurs" ; moi, lorsque je serais en couple, je deviendrais une "ménagère de moins de 50 ans". Réjouissant isn’t it ? Puisque l’économie repose sur la consommation et que l’économie doit croître, il est donc théoriquement nécessaire que nous consommions de plus en plus. S’il faut que nous consommions de plus en plus, il faut que nous ayons des désirs d’objets, et que la société nous encourage, par des moyens plus ou moins honnêtes, à se les approprier (cf. article sur Edward Bernays). Il est donc nécessaire que nous ayons du superflu qui nous donne un statut social (écran plat, ordinateur, téléphone portable...) et que ce superflu soit le plus neuf possible. Vous vous sentez minables quand vous avez un portable qui ressemble à un talkie-walkie, votre Fiat Panda 1988 marche super bien, mais elle fait vraiment vieux, de même que votre tube cathodique des années 80. Il faut acheter du neuf et jeter le vieux, c’est la base. Mais parfois, le vieux mettant du temps à vieillir, il faut lui donner un petit coup de pouce et fabriquer des objets à durée de vie courte. Exemple :
- l’électroménager : les premiers appareils étaient certes chers, mais conçus pour durer 10/15 ans. Aujourd’hui même le bas de gamme est devenu relativement cher et la qualité est inaccessible pour la majorité. Votre électroménager dure donc en moyenne de 2 à 5 ans avant d’avoir une panne dont la réparation coûte plus cher que l’objet.
- l’ameublement : auparavant, on vous proposait des meubles banalement en bois. Les premiers meubles en kit étaient en bois, et c’était la révolution de pouvoir se monter une étagère soi-même et pour moins cher. Problème : le bois dure longtemps et les styles sont souvent indémodables. Donc, on invente le Novopan (ou sciure agglomérée avec de la colle chimique cancérigène) et des meubles peu solides et vite démodables. Les prix augmentant, l’agglo devient lui-même cher, le bois totalement inaccessible et, donc, vous voilà obligé d’acheter des meubles de mauvaise qualité qui dureront au maximum 5 ans voire 10, mais en ressemblant à rien à la fin. Pour vous donner un exemple, mon record perso est un meuble micro-ondes qui a mis une semaine avant de se casser la g***** (pour les médisants, il avait été monté par un cousin bricoleur et non par moi) et qui valait quand même 59 €.
- le hi-fi : télé pourrie, radio pourrie, etc., je ne vais pas vous faire un dessin.
- les vêtements, les chaussures : vous vouliez avoir des chaussures en cuir et des vêtements en coton ? Privilégiés !! Aujourd’hui, impossible d’avoir des vêtements en fibres naturelles sans se ruiner et des chaussures en cuir pour moins de 80-90 €. Vous achetez donc des fringues en polyester et des chaussures en plastique. Outre que ça pollue énormément de les produire, ces produits ont une faible durée de vie. Les chaussures durent une saison, voire deux, et les vêtements un an ou deux. Vous devez donc racheter régulièrement, sans parler de la mode qui vous encourage à refaire régulièrement votre penderie.
- la nourriture : c’est super de manger cher et chimique hein ?

Evidemment, je ne peux pas tout lister, mais vous m’avez comprise. Et vous comprenez une chose : cette consommation de base, sur laquelle repose l’économie, c’est la vôtre. L’économie a besoin qu’une frange importante de la population n’ait pas suffisamment d’argent pour acheter des produits de qualité : nous sommes des roulements à billes. Pour les personnes plus aisées, on peut facilement les dompter par l’image : comment tu gagnes 2 000 € par mois et t’as même pas d’i-Phone ??? par exemple. Il faut que la société tout entière soit maintenue dans un état infantile d’insatisfaction, mais que les classes plus aisées aient conscience de leur "chance" de pouvoir avoir plus de choses que les pauvres qui eux doivent rêver de s’enrichir pour enfin pouvoir vraiment consommer.
Cela nécessite quand même que les gens aient une relative confiance en l’avenir - le fameux moral des ménages ! - pour qu’ils ne soient pas tentés de se replier sur des valeurs telles que l’épargne et la tempérance.

Vous vous dites donc : "Mais alors, quand bien même on aurait de la croissance, on vivrait pas mieux, on nous prend uniquement pour des vaches à lait !! "
http://nicolasriou.typepad.fr/photos/uncategorized/2007/09/10/i_shop_art_pub.jpg

Et vous auriez raison ! Parce que si vous associez cette nécessité aux politiques exposées plus haut, vous verrez que pour booster la croissance, on vous rognera dans la joie vos acquis sociaux (Sécu, retraite...), comme ça vous consommerez du service : mutuelles, sécurités sociales privées, caisses de retraites complémentaires. Et pour éviter que vous vous révoltiez, on vous fera peur avec quelque chose : terrorisme, récession, banlieues qui flambent... Donc cette recherche de croissance, en plus de détruire la planète depuis quarante ans, vous appauvrit au profit de quelques-uns et menace vos droits. Et quand bien même on en aurait, vous ne le verriez même pas.


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102 réactions à cet article    


  • C.Laborde 30 janvier 2008 13:28

    Si l’idée de base était de remettre en cause la notion de croissance, c’est raté comme cet article, mal écrit et mal argumenté.

    A propos Keynes n’est pas un économiste du XIXe siécle, le libéralisme date du XVIIIe et le néo libéralisme du XXe siècle. Révisez vos informations.

    Finalement, si on veux s’informer sur la notion de décroissance, mieux vaut chercher sur le net avec Google ou autre suivant affinité.


    • Djanel 30 janvier 2008 14:32

       

      Hoé ! Laborde vous êtes un rabat-joie du genre pas rigolo du tout. Connaissez-vous Lariflette, c’était un personnage de bande dessiné en vogue dans le journal Ouest-France à l’époque des trois grandes glorieuses. Pour quoi vous dis-je çà ? Parce que Laborde c’était le nom du dessinateur et que celui de la Lariflette vous ira très bien et qu’en plus il est très chantant comme la phrase.

       

      Ce n’est qu’un charmant et petit billet d’humour qui en dit bien plus que vous avec votre air hautin et prétentieux. Monsieur le donneur de leçon et je me demande si vous savez apprécier ce que vous lisez.

       

      Elle a raison parce qu’en France et surtout avec Sarkostique depuis qu’il est au pouvoir il nous fait des révolutions de vocabulaire. Si vous ne pouvez changer la réalité, changez les mots. C’est ainsi que l’on doit comprendre que si nous avions vécu dans une période de croissance dynamique, les choses auraient été beaucoup mieux mais quoi nous vivons dans une période de croissance mole et les érections en prennent un coup dans le moral et les politiques de droite s’en tirent en disant que c’est la conjoncture qui veut çà. La croissance mole a bon dos pour supporter toutes ses responsabilités.

       

      Lariflette vous n’avez pas compris That Jazz ne sais faire qu’une seule chose, c’est de tourner tout en dérision et qu’il faut tout décoder pour comprendre le ras le bol de la jeunesse qui se plaint du baratin politique actuel.


    • Djanel 30 janvier 2008 14:37

      Encore deux points pour replier Black Ader


    • Djanel 30 janvier 2008 14:41

      3 maintenant, il est présent le Black A... Youpi.


    • C.Laborde 30 janvier 2008 17:17

      Un billet d’humour est censé être drôle ou, au minimum léger. Ici, rien de tout cela. C’est lourd. Et l’humour n’exonère pas de l’exactitude.


    • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 21:59

      Bon d’accord Keynes est né en 1883, donc il est à cheval sur 2 siècles, mais sa mentalité était bien du XIX°, non ?


    • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 22:53

      Ah Djanel je connaissais pas Lariflette !


    • JL JL 31 janvier 2008 10:40

       

      Merci Djanel de nous rappeler Lariflette.

      "évoquer l’empire Ouest-France, c’est aussi parler de la proximité entre les convictions d’une direction avec celle de " sa " région. Une concomitance éditoriale fixée chaque samedi en " Une " du quotidien. Un rendez-vous – aujourd’hui tenu par François Régis Hutin - initialement pris en 1899 par deux hommes : l’abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou. Deux hommes pour une posture claire et cléricale : fonder un titre répondant aux courants spirituels et de pensées. Un titre " Pour Dieu ! Pour le peuple ! Pour la France ! " proclamaient ces patrons de presse au début du XXe siècle. Leur terre de mission sera l’Ouest breton… avant de s’étendre à la Normandie et aux Pays de la Loire. Leur arme : une kyrielle de petits hebdos chrétiens démocrates". (François-Régis Hutin – Big boss de Ouest France - « au service de la démocratie et de l’humanisme »)

      L’anti Lariflette à l’époque, c’était Pif le chien, qui illustrait l’Humanité. Tout un programme.


    • donino30 donino30 30 janvier 2008 13:35

      Sur le fond, se demander si on a besoin de la croissance pour bien vivre est une vraie, difficile et intéressante question. Elle est difficilement dissociable de la démographie d’un pays, voire de la démographie de la planète, car si la population augmente, il faut mécaniquement augmenter la production pour en satisfaire les besoins, ne serait-ce que les besoins vitaux et l’infrastructure. On peut sérieusement s’interroger sur ce point, la raison qui pousse nos politiques à sauter de joie en diffusant les bons chiffres de la démographie française. Qu’est ce que cela peut bien faire, que la population stagne voire régresse un peu ? N’est ce pas finalement salvateur pour la planète à terme ? Si la seule raison invoquée est que c’est une bonne nouvelle car du coup les régimes de retraite et la sécu pourront s’équilibrer dans 30 ans, ça me parait un peu limite... Enfin je suis sans doute trop bête pour comprendre .

       

      Sinon, je ne peux laisser passer :

       

      "... la libérale, actuellement testée par le gouvernement de Sarkozy, préfère se focaliser sur les entreprises. Elle part du postulat que, si on allège au maximum les charges des entreprises..."

       

       

      Oui, comme le dit l’auteur, SI on allège les charges des entreprises. Le fait est qu’en 2008 la France reste le quasi-recordman mondial des charges sociales juste derrière notre modèle nordique.

      NS aurait peut être aimé mettre en place un modèle libéral, ça c’est possible sans en être certain, mais le fait est que non seulement il n’est actuellement pas en place et donc ne peut être testé, mais surtout que on ne semble absolument pas en prendre la direction à la lecture du rapport Attali. Il faudrait que tout le monde comprenne qu’un modèle économique libéral, c’est sur les chiffres de la pression fiscale qu’il se mesure, pas sur les beaux discours.

       

       

       

       


      • Odal GOLD Odal GOLD 30 janvier 2008 19:07

         

        ThatJazz, elle n’a pas tord.
        ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
        La « croissance », c’est le mot magique qui devrait remplacer celui de Dieu, dans la tête des humains conditionnés par les illuminés ultra-libéraux économiques.
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        Sarkozy, Bush, Attali : ce qui me sidère chez ces gens-là , c’est qu’ils n’ont aucune vision globale, aucune vision tout court, à part celle économique qu’on leur a apprise, à ceux de leurs caste. Ils pensent l’argent et pire, même tout le vivant, en terme de cette « croissance » qui résout tous les problèmes.
        ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
        Je trouve leur manque d’instinct animal : sidérant. Et avec celui qui ne trouverait pas immédiatement également « sidérant » leur manque d’instant animal, je crois qu’une longue discussion ne serait pas non plus utile.
         -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
        Pourquoi on ne produit pas des voitures qui consommeraient de l’huile ou autre chose de 10 fois moins cher que le pétrole ? Techniquement, tout le monde sait que c’est possible. Mais c’est interdit par la loi, et ceux qui font déjà marcher leurs moteurs à l’huile de colza sont susceptibles de poursuites judiciaires.
        -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
        C’est dû à quoi ? Une poignée de nantis, par exemple le lobby pétrolier, suffirait à bloquer toute organisation susceptible d’améliorer le niveau de vie, en argent et en qualité de vie, de toute l’espèce humaine ? Ou bien c’est cette même espèce humaine, son état d’esprit, qui entraîne son propre malheur, sa propre dépendance, la pollution, les tracas invraisemblables d’un mode de vie stressant ?
         ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
        Est-ce que je suis vraiment différent de cette espèce humaine ? Est-ce mon état d’esprit seul qui produit mon propre malheur, et qui m’accable des mêmes soucis communs à toute l’humanité présente ?
        ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
        Cette humanité actuelle serait-elle bien dénuée de toute pitié, dès qu’on creuse derrière ses enveloppes et ses postures morales, qui d’ailleurs prêtent à suspicions ? Est-elle vraiment accablée de malheur, et les femmes ne faisant pas de cadeau aux hommes ? Et suis-je différent des hommes d’ici ?
         

      • Jason Jason 30 janvier 2008 13:39

        La seule croissane que j’ai constatée ces douze derniers mois, c’est celle des prix.

         

        Dans la panoplie des crises, vous avez oublié les crises financières, du pétrole, de l’environnement, de l’empoisonnement public par industrie chimique interposée, des malfaiteurs de tous poils, et autre menaces que nos élus brandissent à l’envi pour faire revenir à eux les petits enfants égarés d’effroi que nous sommes.

         

        "Faites en sorte qu’on ait besoin de vous" (Machiavel, conseil aux princes)

         

        Ah, quelle époque !!!


        • Black Ader 30 janvier 2008 13:44

          "ni à cause de la mauvaise gestion des entreprises,"

          Les entreprises française sont trés bien géré, sinon les fonds de pensions ne les auraient pas acheté.

           

          "seulement, à quel prix paie-t-on aujourd’hui ces quelques années de dévelloppement ? Nous avons détruit 80% de la biodiversité en Europe, engagé une dynamique de réchauffement climatique incontrôlable, bétonné à outrance."

          N’importe quoi.

           

          "Les allergies, les maladies respiratoires, cardio vasculaires, les cancers ont énormément augmenté."

          Nan. Simplement, avant les gens crevaient sans qu’on sache trop pourquoi.

           

          "Il existe principalement 2 politiques de relance de l’économie : celle de Keynes et la politique dite libérale."

           

          Nan. Le politique libérale ne vise pas du tout à "relancer", au contraire.

           

          " La politique de Keynes se base, pour simplifier, sur l’endettement de l’Etat : l’Etat s’endette pour offir des aides à la population et/ou lancer une politique de grands travaux. Plus aisée, la population va consommer et donc relancer l’industrie qui va embaucher. Le chômage va régresser, et donc les gens consommeront plus et rembourseront petit à petit la dette de l’Etat jusqu’à le rendre bénéficiaire. L’exemple le plus connu est la politique du New Deal aux USA après la crise de 29."

           

          Nan ; Le New Deal fut un échec. Seul Hitler à réussi ce genre de politique, qui ne peut réussir qu’avec des conditions trés précise introuvable aujourd’hui. Les gens ne sont pas stupide, et savent que si l’Etat leur donne du fric, c’est qu’il va le reprendre ailleur. Par ailleur, la politique Keynésienne est contradictoire, puisqu’on augmente les salaire, donc du travail, tout en s’imaginant que les patrons vont embaucher. C’est s’imaginer que si l’Etat augmente le prix de la banane de 35%, la consomation de bananes va s’envoler ! C’est ridicule. La politique Keynesienne ne produit donc que de l’inflation, et donc, inévitablement, du chomage et une dette.

           

           

          "la politique de relance de Bush se fonde sur les théories de Keynes,"

          Pas du tout.

           

           

          " Pour l’appliquer il faudrait par exemple taxer les revenus des actions, les fameux stock-options"

           

          AH AH HA AH  !!! Non, mais vous rigolez ?? C’est pinuts ! Quelques millions rien de plus.

           

          "et entre autre réduire drastiquement le train de vie de l’état, ce que personne n’est prêt à faire."

           

          Hu ? Vous êtes sur d’avoir compris le principe de la politique Keynésienne ??

           

          "La deuxième politique, la libérale, actuellement testée par le gouvernement de Sarkozy, préfère se focaliser sur les entreprises."

           

          Ah ? Ou ca ??

           

          "Elle part du postulat que, si on allège au maximum les charges des entreprises, qu’on les subventionne, qu’on "flexibilise" le marché du travail, alors les entreprises embaucheront."

          Elle part du postula que les gens savent ce qui est bon pour eux, et que si on leur fou la paix, feront les meilleurs études, ils trouveront le meilleur travail, le mieux payé, seront inventif et motivé, crérons des entreprises pour devenir milliardaire, embaucheront, feront des enfants, etc..

           

          "Cette politique fonctionnerait si, au lieu d’être en 2008, nous étions en...je sais pas...1868 ?"

          Ca marche trés bien dans qusi tout les pays riches, je vous ferrez dire..

           

          "Cela me fait penser que j’ai oublié de vous dire que les deux politiques datent du XIX° siècle."

           ?? AH AH AH  !! Hayek ? Keynes ?

           

          "Cette politique fonctionne dans le cadre d’un capitalisme traditionnel, où les entreprise appartiennent à une seule famille ou à un petit groupe d’actionnaires d’un même pays, l’argent perçu n’est pas trop dispersé . Aujourd’hui les entreprises sont multinationales et ont des centaines d’actionnaires. Les facilités de l’Etat leur servent à rémunérer les actionnaires et à faire plus de bénéfices, d’autant plus si la conjoncture n’est pas très bonne, comme aujourd’hui."

          On ne voit pas de rapport. Par ailleur vous inversez les rôle : c’est l’Etat qui à besoin des entreprises, c’est lui qui vie d’elle, pas l’inverse.

           

          "moi lorsque je serais en couple je deviendrais une "ménagère de moins de 50 ans""

          Nan. A partir du moment ou vous formerez un ménage, bref, dés que vous serez célibataire et vivrez seule.

           

          "Puisque l’économie repose sur la consommation, et que l’économie doit croître, il est donc théoriquement nécessaire que nous consommions de plus en plus."

           

          L’économie repose sur l’investissement et le travail, la consomation n’en est que la récompense. Par ailleur la hausse de consomation, si vous aviez des yeux pour le voir, c’est essentiellement une hausse qualitative : on n’a pas 10 fois plus de voiture parce qu’on est 10 fois plus riche, mais une voiture 10 fois mieux.

           

          "Il est donc nécessaire que nous ayons du superflu qui nous donne un statut social (écran plat, ordinateur, téléphone portable,....) et que ce superflu soit le plus neuf possible."

          Il n’y a aucun status social a avoir un téléphone ou un écran plat ! (Vous vous baladez avec ca sur la tête pour faire style ??)

           

          "les premier appareils étaient certes chers, mais conçus pour durer 10/15 ans. Aujourd’hui même le bas de gamme est devenu relativement cher, et la qualité est inaccessible pour la majorité. Votre électroménager dure donc en moyenne de 2 à 5 ans avant d’avoir une panne dont la réparation coûte plus cher que l’objet."

          Bref, ils sont moins cher, donc de moins bonne qualité que les anciens produits que vous ne pouviez pas vous payer. Et ? Vous n’aurez JAMAIS une Rolls au prix d’une traban.

           

           

          " Les premiers meubles en kit étaient en bois, et c’était la révolution de pouvoir se monter une étagère soi-même et pour moins cher. Problème le bois dure longtemps, et les styles sont souvent indémodables. Donc, on invente le Novopan"

          Voila : interdisont les meubles pour les pauvres, seules les commode Louis XIV devraient être autorisées..

           

          "Pour vous donner un exemple, mon record perso est un meuble micro-onde qui mis une semaine avant de se casser la g***** (pour les médisants, il avait été monté par un cousin bricoleur et non par moi) et qui valait quand même 59€."

          Et ? Vos ancétres n’achetez qu’un pantalon pour toute leur vie : c’était mieux ?

           

          " L’économie a besoin qu’une frange importante de la population n’ait pas suffisemment d’argent pour acheter des produits de qualité : nous sommes des roulements à billes."

           ??????????????????, Vous vous sentez bien ????

           

          "Pour les personnes plus aisées, on peut facilement les dompter par l’image : comment tu gagnes 2000€ par mois et t’as même pas d’I-Phone ???"

           

          Ca marche avec les gars des cités, pas avec les gens aisé, par définition diplômés et intelligents.

           

          "Il faut que la société toute entière soit maintenue dans un état infantile d’insatisfaction, mais que les classes plus aisée aient conscience de leur "chance" de pouvoir avoir plus de choses que les pauvres qui eux doivent rêver de s’enrichir pour enfin pouvoir vraiment consommer."

          Les classes aisés se foutent totalement de l’opinion des inférieurs. Vous vous imaginez sérieusement qu’un PDG du CAC40 achéte un Ipod pour "faire style" auprés des voyoux des cités ??

           

          "Cela nécessite quand même que les gens aient une relative confiance en l’avenir -le fameux moral des ménages !- pour qu’ils ne soient pas tentés de se replier sur des valeurs telles que l’épargne et la tempérence."

           

           ????

           

          "Vous vous dites donc, "Mais alors, quand bien même on aurait de la croissance, on vivrait pas mieux, on nous prend uniquement pour des vaches à lait !!""

          Vous êtes débile ou quoi ???

           

          "Parce que si vous associez cette nécessité aux politiques exposées plus haut, vous verrez que pour booster la croissance, on vous rognera dans la joie vos acquis sociaux (sécu, retraite...), comme ça vous consommerez du service : mutuelles, sécurités sociales privées, caisses de retraites complémentaires."

          Il n’y a pas "d’acquis", tout est négociable, et par ailleur, tout ca c’est de la consomation, financé pas la croissance. Plus de croissance, plus "d’acquis".

           

          "Donc cette recherche de croissance, en plus de détruire la planète depuis 40 ans vous appauvrit au profit de quelques uns et menace vos droits. Et quand bien même on en aurait vous ne le verriez même pas."

          Formidable. Maintenant, prenon un cas concret. Un type qui n’a pas eu de croissance depuis 40 ans, et qui veut se payer un médicament de 2008 : a votre avis, c’est quoi son avenir ?

          Votre modéle, c’est l’Afrique, c’est ca ? Ou l’on est super heureux dans la misére ?

           

          Vous êtes étudiante en quoi, exactement ?


          • Jason Jason 30 janvier 2008 13:58

            Votre billet-massue m’interpelle. Voulez-vous (pouvez-vous) me dire ce qui vous consume ? Tant de paramètres, tant d’égarements, en deux mots, vous voudriez dire quoi ?

             

            Merci.


          • Djanel 30 janvier 2008 14:33

            Encore deux points pour replier Black Ader


          • Black Ader 30 janvier 2008 18:47

            "Votre billet-massue m’interpelle. Voulez-vous (pouvez-vous) me dire ce qui vous consume ?"

            J’hésite, entre ma facination pour la bêtise, et la pitié que ses adeptes m’inspire.

             

            "Tant de paramètres, tant d’égarements, en deux mots, vous voudriez dire quoi ?"

             

            Qu’avec des idées aussi conne, on va vite rejoindre le niveau de l’Afrique. Je rappel qu’il y a en réalité 25% de chomeurs en France.. 7 millions de pauvres.. Que nos entreprises ne nous appartiennent -presque- plus.. Que 50% des français vie avec moins de 1300€/Mois (plus, vous êtes donc un Riche).. Qu’un SMICARD paye 600€ par mois de SS (parait que c’est un acquis, de se faire enculer).. Et inutile de parler de la dette. A part femme de ménage pour touriste US et Chinois, et l’émigration, on ne voit pas beaucoup d’avenir pour la majorité des français..

             

            C’est tout de même étrange, ces gens qui dansent sur un volcan en s’imaginent qu’ils ne vont pas payer. C’est la même chose que ces Ducs qui avant la Révolution étaient Rousseauiste et trés pour l’égalité et autre droit naturel, que le peuple est toujours bon, formidable ! et qui on finis guillotinés. La, ca sera sur un lit d’hopital, sans soin, parce qu’on a pas le budget.. Vive la recession (décroissance, comme on dit pour faire chicos)..


          • Jason Jason 30 janvier 2008 19:31

            Mais, Black Ader (veine noire) ne vous faites pas de soucis, on y est déjà dans votre monde apocalyptique. Vous dites "on va rejoindre l’Afrique", c’est fait. Nous sommes devenus le tiers monde de l’Asie et du Japon qui nous envoient leurs produits bas de gamme. Je m’explique en ce qui concerne le Japon : nous recevons par conteneurs entiers leurs tracteurs agricoles d’occasion (moyenne d’âge 15-20 ans) revendus en Europe à des prix battant toute concurrence— et sans jamais espoir d’avoir des pièces de rechange. Cela me fait penser à l’époque encore récente où on envoyait nos vieux vehicules fatigués vers l’Afrique.

             

            Pas de quoi s’exciter, on y est bel et bien. C’est le destin des peuples de se faire bouffer. Et nous sommes déjà sur l’assiette de certains. Espérons que l’ivresse de la consommation nous rendra aveugles et sourds.


          • Brieuc Le Fèvre brieuclef 7 février 2008 14:42

            Black Ader est apparemment un libéral convaincu (il dit bien que ce mode économique réussi dans pratiquement tous les pays riches, non ?). La plupart des démentis qu’il oppose à l’article en cause ici sont d’ailleurs faits plus sur le mode incantatoire ou du déni que sur un mode argumenté.

            Le libéralisme, au plus profond de sa structure idéologique, c’est "la somme des vices privés se transforme en bien public" (Mandeville, XVIIIème siècle), à travers l’action de la "main invisible" de Adam Smith (XVIIIème aussi). Ces deux affirmations sont des postulats, qui finissent ces temps-ci par tourner à l’idôlatrie.

            Rien ne prouve que ces deux postulats soient vrais : ils ont été posés comme base de départ à la construction d’un système économique, théorisé par "l’économie politique". Rien ne prouve non plus qu’ils soient les seuls postulats pouvant être pris comme base pour la construction d’un système économique (de base différente, donc in fine différent). Rien ne prouve enfin qu’ils soient des postulats absolus, donc ils pourraient devenir des théorèmes dans le cadre d’une théorie économique plus vaste dont le libéralisme serait une variante possible.

            Ceci dit, si nous considérons ces deux postulats du point de vue philosophique, poussés qu’ils sont aujourd’hui à leur extrême dans la dimension religieuse, il en ressort une divinisation du Marché par tous les acteurs économiques. Or, quand Dieu exige la Croissance, quand Dieu absout toute déviance en vue de satisfaire le Marché (c’est-à-dire Lui-Même), nous observons le phénomène de fanatisation, qui conduit à la barbarie ; dénué de toute culpabilité, de tout remord, le zélote du Marché trucide allègrement son prochain, symboliquement à travers "le fonctionnement du marché" (cf. Société Générale), mais aussi physiquement à travers la satisfaction immédiate de ses pulsions, comme le veut le Marché (viols collectifs, incendies criminels, pulsion morbides en direction des femmes, des homosexuels, des pauvres, bref, de tout ce qui est plus faible que le criminel en question). C’est là une piste pour comprendre l’évolution de notre civilisation vers la violence gratuite et la surconsommation irréfléchie (pudiquement qualifiée "d’achat impulsif" par les marketers).

            Bref, le libéralisme est une forme particulièrement mortifère de l’économie, qui place tout un chacun devant l’obligation de rejeter toute morale (ce pour quoi il est possible de qualifier le capitalisme libéralisé de système a-moral, à ne pas confondre avec immoral).

            Mais soyons clair : je ne suis pas pour autant un défenseur acharné des systèmes étatiques dirigistes à la Staline. L’Histoire nous a enseigné ce que leur application pouvait produire d’horreur. Si une sortie existe, elle passera par une redéfinition des postulats de base, et par la construction d’une autre théorie économique. Entre autre, la planète Terre étant un système limité, de dimensions finies, il est impossible d’y faire tenir quoi que ce soit dont la croissance serait continue et infinie. C’est physique, nous ne pouvons pas dépasser cela. En conséquence, un système qui fait de sa propre croissance une condition structurelle de sa pérennité ne peut pas exister durablement sur notre planète. Par suite, il est logique de conclure que le capitalisme, basé sur la croissance, ne peut que rencontrer crise sur crise, à chaque fois que sa croissance lui aura fait atteindre la limite de la planète au niveau de son facteur essentiel de développement ; par exemple, industrie = crise de 29, colonialisme = guerre mondiale, finance = crise boursière actuelle, etc, en faisant toutefois bien attention à considérer ces crises comme multi-factorielles, exprimant une limite de croissance rencontrée par le capitalisme, limite généralement exprimée à travers un choc dans la civilisation : choc du chômage en 29, choc de l’exacerbation des nationalismes en 33-45, choc du "pouvoir d’achat" aujourd’hui, tous ayant, par effet de propagation, des conséquences profondes sur la société, conséquence dont la visibilité immédiate cache souvent la limite de croissance initiale.

            Nous avons donc ici un indice pour construire une autre théorie économique : elle devra considérer la croissance non pas comme un besoin structurel, mais comme un indicateur de l’évolution de la production globale de richesse. La croissance pouvant donc être positive ou négative, non pas en fonction d’objectifs pré-établis, mais en conséquence d’une réalité au sein de la civilisation (baisse des ressources, baisse des besoins par augmentation du taux d’équipement, variation démographique, etc). Vous noterez ici que, contrairement à certains que l’on entend ici ou là, je ne divinise pas, par réaction, la décroissance ! En effet, placer la décroissance comme contrainte structurelle serait aussi stupide que de diviniser la croissance !

            Je m’excuse de m’être éloigné du sujet, mais j’ai cru important de noter ce qui précède, afin de bien faire comprendre ces deux points essentiels à tous ceux qui, comme Black Ader, sont convaincus que le libéralisme sauvera le monde :

            1- Le libéralisme n’est pas un bon système pour donner une civilisation paisible et équitable (la violence y règne absolument, même si pour nos pays, elle est reportée à la marge : tiers-monde, SDF, etc)

            2- Le libéralisme ne tient que parce qu’il s’est transformé en religion, qui comme toutes les religions dicte à ses ouailles la "bonne" manière de comprendre le monde. Les arguments avancés par les libéraux à l’encontre des propositions non-libérales se traduisent le plus souvent par des credo issus de l’exégèse de la bible libérale (les oeuvres de Smith et Hayek entre autres), et finissent, en cas de résistance, par un refus définitif de discuter, au prétexte que le contradicteur ne sait pas de quoi il parle et que ses idées sont farfelues.

            Si quelqu’un a déjà essayé de discuter du bien fondé des thèses libérales avec un libéral, il saura de quoi je veux parler...


          • ThatJazz ThatJazz 7 février 2008 14:51

            Merci pour ce commentaire intelligent, je suis assez en accord avec votre analyse du système libéral. Seulement un aspect me semble important et vous n’en avez pas parlé, c’est que ce système est lié, je crois, au patriarcat. Le système patriarcal repose sur la possession et la propriété desquelles découlent beaucoup de problèmes, je crois qu’on peut tous en convenir. Notamment tous les problèmes d’exclusion dont vous parlez existent dans des sociétés sans aucune croissance. Mais là je dérive :) .

            Autre chose, vous dites ne pas opposer la croissance à la décroissance. Dans un sens je suis d’accord, et je pense très sincèrement qu’on ne peut imposer le partage, parce que ça doit découler d’une réflexion, d’une évolution de la société, sinon c’est la dictature. Cependant, il est facile de comprendre que si on appliquait le développement durable (même si l’expression est un peu un oxymore enfin bon passons !) la croissance ralentirait, voire elle commencerait à décroître, pour la bonne raison que les choses se stabiliseraient et qu’on consommerait certainement moins. Le paradoxe de la décroissance, c’est qu’elle produirait aussi des richesses, contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire.


          • siger99 30 janvier 2008 14:30

            Ce qui est "amusant", c’est que dans les années 80 on parlait de "Décroissance" à la une de magazines comme "Times". C’étaient d’ailleurs plutôt les Japonais qui se posaient cette question.
             

            De nos jours, ce mot à entièrement disparu de notre vocabulaire, alors même qu’on parle de plus en plus des problèmes écologiques.

            Evidemment, la politique est plus facile en période de croissance : quand le gâteau grandit, on peut en donner facilement une plus grande part à tous !!

             


            • JL JL 30 janvier 2008 15:19

              Non, quand le gateau grandit, ce sont les inégalités qui croissent. La seule croissance est celle des profits. La part de la rémunération du travail était de 70%, celle du capital 30. Aujourd’hui les rapports sont 60 : 40.

              En quelques années, à pouvoir d’achat constant pour les revenus du travail, ceux du capital ont augmenté de plus de 50%. Les inégalités sont facteur de croissance et la croissance est facteur de profits.

              Si le pouvoir d’achat des revenus du travail salariés a augmenté de 10%, cela veut dire que celui des revenus du capital a augmenté de 71%.

               


            • C.Laborde 30 janvier 2008 17:21

              Il y a longtemps que les grands médias ne font plus de l’information mais du conditionnement. La décroissance, c’est sur le net que l’on en parle.


            • nick 30 janvier 2008 14:54

              meuh non lol....Black Ader c’est notre bon vieux NPM !!! Content qu’il soit revenu...ahlala tant de conneries en si peu d’espace....j’adore !!


            • Vincent 30 janvier 2008 14:54

              Black ader me rappelle plutôt adolphos, les anciens se souviendront peut être de lui .

              Même fautes d’orthographe, même façon de commenter tout l’article en le recopiant, même façon de dénigrer sans jamais argumenter, même façon d’asséner ses vérités comme... des coups de massue.

              bizarre autant qu’étrange...


            • Vincent 30 janvier 2008 14:49

              Bon article, bon constat, surtout pour la durée de vie raccourcie des biens de consommation. D’ailleurs ça me fait bien rigoler d’entendre parler d’écologie de la bouche de tous les politiques et des grandes entreprises : l’écologie et l’économie de marché sont totalement antinomiques, si je crée demain une usine qui fabrique des micro-ondes indestructibles (ou presque, et c’est faisable, on a bien des sondes qui se baladent dans l’espace depuis 30 ans et qui fonctionnent toujours !), que va-t-il se passer ? Tous ceux qui travaillent dans des usines de micro-ondes seront au chomage ? Pourtant, le besoin "four à micro-ondes" sera définitivement satisfait pour tous, si le boulot est fait, pourquoi les employés ne toucheraient-ils pas leur salaire ?

              D’ailleurs, que se passera-t-il quand tout le travail effectué aujourd’hui par des humains sera automatisé ? Tout le monde sera au chômage et crèvera la faim dans la rue, sauf les actionnaires qui auront chacune un million d’ipods, de télés plasma et d’appartements pour chacun d’eux, et toute la nourriture ? C’est complètement absurde !

              Le capitalisme a besoin qu’on consomme et qu’on pollue pour exister, il est fondamentalement voué à l’échec. Quand on aura tout détruit, que la sécheresse la pollution et la montée des mers auront décimé la population mondiale, les élites qui auront survécu (car c’est la populace qui en patira bien sûr) ne referont sûrement pas la même erreur. En attendant ce jour, on continue de tout automatiser (pour pas qu’ils se fatiguent trop quand toute la main d’oeuvre aura disparu), et de tout polluer (pour nous éradiquer à petit feu d’ici là) On leur construit une belle arche, mais ils ne nous ont pas réservé de places.

              La science fiction, depuis les années 50, nous dépeint souvent un futur post-apocalyptique, où les survivants sont des barbares hirsutes et incultes, qui doivent de dépatouiller avec les reliques de la civilisation, lutter contre la sécheresse et la pollution radioactive pour trouver leur nourriture. Moi je crois que l’avenir sera tout le contraire : un petit paradis de tranquilité et d’équilibre. Malheureusement, y’en aura pas pour tout le monde...


              • JL JL 30 janvier 2008 15:02

                 

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34610 http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34636

                Par ailleurs vous écrivez : "" L’économie a besoin qu’une frange importante de la population n’ait pas suffisamment d’argent pour acheter des produits de qualité"". Cela est vrai, tant sur la pression opérée sur les salaires que sur les marges bénéficiaires. A ce sujet, l’article "Grenelle de l’environnement et Union européenne : où va le bio ? " apporte un complément d’analyse utile.

                 

                Excellent article, et bien écrit.

                Vous dites : ""Et pour éviter que vous vous révoltiez, on vous fera peur avec quelque chose : terrorisme, récession, banlieues qui flambent... "". J’ajoute : N’oubliez pas le cancer que vous avez aussi mentionné plus haut : ""Les allergies, les maladies respiratoires, cardiovasculaires, les cancers ont énormément augmenté"".

                A ce sujet, avez-vous lu cet excellent article : "Le crabe aux pinces d’or" paru hier ?

                 

                 


                • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 22:23

                  Ah non je l’ai pas encore lu j’y vais de ce pas.

                  Merci pour vos gentils compliments ! :)


                • Emmanuel W 30 janvier 2008 15:53

                  Ach, la croââssance. Permet au politicien et à l’économiste de limiter son activité cérébrale à sa moelle épinière.

                  Bouc émissaire quand elle n’est pas là, mission sédative accomplie quand elle est là. Tout baigne.

                  Encore combien de dizaines d’années pour sortir de ce concept délétere ?

                  Croâ, croâ, en démocrassie.
                   


                  • c.d.g. 30 janvier 2008 16:06

                    Article interressant.

                    Petites remarques sur la forme :

                    1) Keynes c est le XX sciecle, pas XIX. Pour la theorie liberale, c est a l origine Adam Smith XVIII. Le retour au XIX sciecle c est un argument politique de la gauche francaise.

                    2) Pourquoi mettre des termes anglais dans le texte (is n’t it, The question) ? Ca apporte quoi ?

                    Je suis pas un anglophobe primaire mais soit on ecrit dans une langue soit dans l autre (ou alors c est pour faire couleur locale, comme dans les BD)

                     

                    Sur le fond.

                    Je pense que le principale avantage de la croissance c etait qu on pouvait se permettre de ne pas faire de choix. Si le gateau augmente beaucoup, vous pouvez vous permettre de distribuer une part plus grosse a tout le monde meme s ils ont des objectifs differents. Par exemple l etat pourrait subventionner l energie solaire pour faire plaisir aux ecolos et le nucleaire.

                    Quand il n y a plus d argent, on est oblige de faire des choix et donc de mecontenter une partie de la population. On subventionne les pecheurs mais on taxe le poisson (pecheurs contents, consommateurs pas content).

                    Etant trop jeune pour me rappeler la qualite des produits dans les annees 50 ou avant, je peux pas dire si ils etaient vraiment de meilleure qualite.

                    Mais c est sur qu a l epoque, les gens etaient plus pauvres et donc faisaient attention a ce qu ils achetaient. Et comme c etait cher ca devait etre reparable.

                    C est vrai que l objectif des entreprises actuelles c est de faire du non reparable (et avec le cout de la main d oeuvre en europe c est assez facile. meme si la piece a changer coute 1 €, le deplacement + le temps passe par un professionel fera qu il sera moins cher d acheter un produit de remplacement fait en chine).

                    En outre, certains savoir (pour reparer) se perdent.

                    Tiens juste un test comme vous etes une jeune femme, vous savez coudre ?

                    Reparez vous vos vetements ou en achetez vous d autres (a 90% fait en chine) ?


                    • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 22:27

                      Alors pour les anglicismes, je ne sais pas c’est venu tout seul (Jean-Claude Vandamme sort de mon corps !). Pour Keynes, je compte à partir de son siècle de naissance.

                      Pour ce qui est de réparer ses vêtements, j’ai des connaissances très limitées en couture. Mais le problème c’est surtout que les vêtements naturels sont très chers, et qu’ayant des revenus limités je dois acheter par la force des choses des vêtements fabriqués en Chine et qui sont souvent irréparables...


                    • Itapetininga 30 janvier 2008 16:39

                      J’aimerais que l’on m’explique l’objet de ces commentaires notamment de Djamel visant a replier le commentaire de Black Ader.

                      Avez vous lu son commentaire dans sa totalité, certes comme souvent il contient quelques absurdités et abus de langage , voir grossiertés

                      « Ça marche avec les gars des cités, pas avec les gens aisé, par définition diplômés et intelligents. »

                      ou bien encore « Vous êtes débile ou quoi ? ? ? »

                      Mais pour le reste il réfute point par point la théorie de l’auteur et certains de ces arguments sont a mon sens des plus juste

                      Alors pour lutter contre l’obscurantisme des uns et le repliage des autres voici son texte expurgé de ses mots plus ou moins déplaisant :

                      « ni à cause de la mauvaise gestion des entreprises, »

                      Les entreprises française sont très bien géré, sinon les fonds de pensions ne les auraient pas acheté.

                      « seulement, à quel prix paie-t-on aujourd’hui ces quelques années de développement ? Nous avons détruit 80% de la biodiversité en Europe, engagé une dynamique de réchauffement climatique incontrôlable, bétonné à outrance. »

                      N’importe quoi.

                      « Les allergies, les maladies respiratoires, cardio vasculaires, les cancers ont énormément augmenté. »

                      Nan. Simplement, avant les gens crevaient sans qu’on sache trop pourquoi.

                      « Il existe principalement 2 politiques de relance de l’économie : celle de Keynes et la politique dite libérale. »

                      Nan. Le politique libérale ne vise pas du tout à « relancer », au contraire.

                      « La politique de Keynes se base, pour simplifier, sur l’endettement de l’Etat : l’Etat s’endette pour offir des aides à la population et/ou lancer une politique de grands travaux. Plus aisée, la population va consommer et donc relancer l’industrie qui va embaucher. Le chômage va régresser, et donc les gens consommeront plus et rembourseront petit à petit la dette de l’Etat jusqu’à le rendre bénéficiaire. L’exemple le plus connu est la politique du New Deal aux USA après la crise de 29. »

                      Nan ; Le New Deal fut un échec. Seul Hitler à réussi ce genre de politique, qui ne peut réussir qu’avec des conditions trés précise introuvable aujourd’hui. Les gens ne sont pas stupide, et savent que si l’Etat leur donne du fric, c’est qu’il va le reprendre ailleur. Par ailleur, la politique Keynésienne est contradictoire, puisqu’on augmente les salaire, donc du travail, tout en s’imaginant que les patrons vont embaucher. C’est s’imaginer que si l’Etat augmente le prix de la banane de 35%, la consomation de bananes va s’envoler ! C’est ridicule. La politique Keynesienne ne produit donc que de l’inflation, et donc, inévitablement, du chomage et une dette.

                      « la politique de relance de Bush se fonde sur les théories de Keynes, »

                      Pas du tout.

                      « Pour l’appliquer il faudrait par exemple taxer les revenus des actions, les fameux stock-options »

                      C’est pinuts ! Quelques millions rien de plus.

                      « et entre autre réduire drastiquement le train de vie de l’état, ce que personne n’est prêt à faire. »

                      Excusez moi mais Vous êtes sur d’avoir compris le principe de la politique Keynésienne ? ?

                      « La deuxième politique, la libérale, actuellement testée par le gouvernement de Sarkozy, préfère se focaliser sur les entreprises. »

                      Ah ? Ou ca ? ?

                      « Elle part du postulat que, si on allège au maximum les charges des entreprises, qu’on les subventionne, qu’on »flexibilise« le marché du travail, alors les entreprises embaucheront. »

                      Elle part du postula que les gens savent ce qui est bon pour eux, et que si on leur fou la paix, feront les meilleurs études, ils trouveront le meilleur travail, le mieux payé, seront inventif et motivé, crérons des entreprises pour devenir milliardaire, embaucheront, feront des enfants, etc..

                      « Cette politique fonctionnerait si, au lieu d’être en 2008, nous étions en...je sais pas...1868 ? »

                      Ca marche trés bien dans quasi tout les pays riches, excusez du peu

                      « Cela me fait penser que j’ai oublié de vous dire que les deux politiques datent du XIX° siècle. »

                      Hayek ? Keynes ?

                      « Cette politique fonctionne dans le cadre d’un capitalisme traditionnel, où les entreprise appartiennent à une seule famille ou à un petit groupe d’actionnaires d’un même pays, l’argent perçu n’est pas trop dispersé . Aujourd’hui les entreprises sont multinationales et ont des centaines d’actionnaires. Les facilités de l’Etat leur servent à rémunérer les actionnaires et à faire plus de bénéfices, d’autant plus si la conjoncture n’est pas très bonne, comme aujourd’hui. »

                      On ne voit pas de rapport. Par ailleurs vous inversez les rôles : c’est l’Etat qui à besoin des entreprises, c’est lui qui vie d’elle, pas l’inverse.

                      « moi lorsque je serais en couple je deviendrais une »ménagère de moins de 50 ans«  »

                      Nan. A partir du moment ou vous formerez un ménage, bref, dés que vous serez célibataire et vivrez seule.

                      « Puisque l’économie repose sur la consommation, et que l’économie doit croître, il est donc théoriquement nécessaire que nous consommions de plus en plus. »

                      L’économie repose sur l’investissement et le travail, la consomation n’en est que la récompense. Par ailleur la hausse de consomation, si vous aviez des yeux pour le voir, c’est essentiellement une hausse qualitative : on n’a pas 10 fois plus de voiture parce qu’on est 10 fois plus riche, mais une voiture 10 fois mieux.

                      « Il est donc nécessaire que nous ayons du superflu qui nous donne un statut social (écran plat, ordinateur, téléphone portable,....) et que ce superflu soit le plus neuf possible. »

                      Il n’y a aucun status social a avoir un téléphone ou un écran plat ! (Vous vous baladez avec ca sur la tête pour faire style ? ?)

                      « les premier appareils étaient certes chers, mais conçus pour durer 10/15 ans. Aujourd’hui même le bas de gamme est devenu relativement cher, et la qualité est inaccessible pour la majorité. Votre électroménager dure donc en moyenne de 2 à 5 ans avant d’avoir une panne dont la réparation coûte plus cher que l’objet. »

                      Bref, ils sont moins cher, donc de moins bonne qualité que les anciens produits que vous ne pouviez pas vous payer. Et ? Vous n’aurez JAMAIS une Rolls au prix d’une traban.

                      « Les premiers meubles en kit étaient en bois, et c’était la révolution de pouvoir se monter une étagère soi-même et pour moins cher. Problème le bois dure longtemps, et les styles sont souvent indémodables. Donc, on invente le Novopan »

                      Voila : interdisont les meubles pour les pauvres, seules les commode Louis XIV devraient être autorisées..

                      « L’économie a besoin qu’une frange importante de la population n’ait pas suffisemment d’argent pour acheter des produits de qualité : nous sommes des roulements à billes. »

                      Vous vous sentez bien

                      « Pour les personnes plus aisées, on peut facilement les dompter par l’image : comment tu gagnes 2000€ par mois et t’as même pas d’I-Phone ? ? ? »

                      Ca marche avec les gars des cités, pas avec les gens aisés, par définition diplômés et intelligents.

                      « Il faut que la société toute entière soit maintenue dans un état infantile d’insatisfaction, mais que les classes plus aisée aient conscience de leur »chance« de pouvoir avoir plus de choses que les pauvres qui eux doivent rêver de s’enrichir pour enfin pouvoir vraiment consommer. »

                      Les classes aisés se foutent totalement de l’opinion des inférieurs. Vous vous imaginez sérieusement qu’un PDG du CAC40 achéte un Ipod pour « faire style » auprés des voyoux des cités ? ?

                      « Vous vous dites donc, »Mais alors, quand bien même on aurait de la croissance, on vivrait pas mieux, on nous prend uniquement pour des vaches à lait !!«  »

                      JE doute ????

                      « Parce que si vous associez cette nécessité aux politiques exposées plus haut, vous verrez que pour booster la croissance, on vous rognera dans la joie vos acquis sociaux (sécu, retraite...), comme ça vous consommerez du service : mutuelles, sécurités sociales privées, caisses de retraites complémentaires. »

                      Il n’y a pas « d’acquis », tout est négociable, et par ailleurs, tout ca c’est de la consommation, financé par la croissance. Plus de croissance, plus « d’acquis ».

                      « Donc cette recherche de croissance, en plus de détruire la planète depuis 40 ans vous appauvrit au profit de quelques uns et menace vos droits. Et quand bien même on en aurait vous ne le verriez même pas. »

                      Formidable. Maintenant, prenons un cas concret. Un type qui n’a pas eu de croissance de son salairedepuis 40 ans, et qui veut se payer un médicament de 2008 : a votre avis, c’est quoi son avenir ?

                      Votre modéle, c’est l’Afrique, c’est ca ? Ou l’on est super heureux dans la misére ?

                      Vous êtes étudiante en quoi, exactement ?

                      Fin de la copie des commentaires de Ader

                      La prochaine fois lisez avant de replier

                      Pour ce qui concerne la croissance cet article est une théorie qui a ses adeptes et ses contradicteurs alors un peu de respect mutuel cela ne fait pas de mal etcela facilite la reflexion

                      (surtout pour ceux qui ne prennent pas le temps de lire les commentaires jusqu’au bout)


                      • Vincent 30 janvier 2008 17:11

                        Vous trouvez ces commentaires constructifs ?? vous appelez ça des arguments ?

                        "N’importe quoi." ça c’est étoffé comme argument

                        "Nan. Simplement, avant les gens crevaient sans qu’on sache trop pourquoi." admettons, c’est sûr qu’on ne peut pas prouver qu’il y a plus de cancers qu’il y a 400 ans mais bon...

                        "Nan. Le politique libérale ne vise pas du tout à "relancer", au contraire." alors à quoi sert la politique libérale ? à tout faire effondrer ?

                        "Pas du tout." encore un miracle de la démonstration. On le croit sur parole

                        "Ah ? Ou ca ? ?" idem

                        Je passe sur le reste mais ça ne vole pas tellement plus haut ; ça pinaille sur des expressions, ça paraphrase sans apporter de réels arguments.

                        Par ailleurs, le système de vote existe pour une raison, et quand vous recopiez un commentaire replié, vous supprimez l’utilité de ce système, en plus de consommer des ressources inutilement sur le serveur, d’autre part je ne vois ce qui vous permet de penser que les gens votent sans lire le commentaire, j’ai lu le comm jusqu’a bout et l’ai trouvé inutile et stupide, donc je l’ai voté négativement, mais voilà il y a toujours un extremiste de la bonne pensée qui veut imposer son point de vue aux autres...

                        Finalement, recopier un commentaire replié (mais toujours lisible en cliquant sur le lien) est une action exactement au même niveau que voter negativement un post sans le lire jusqu’au bout


                      • Emmanuel W 30 janvier 2008 17:27

                        "Votre modéle, c’est l’Afrique, c’est ca ? Ou l’on est super heureux dans la misére ?"

                        Mais non voyons, c’est la Chine : une croissance à deux chiffres, ça justifie bien de travailler entre 90 et 100 heures hebdomadaires pour 100 euros par mois, tout en bétonnant généreusement, non ?

                        Vive le progrès.

                         


                      • Djanel 30 janvier 2008 18:19

                         

                        Djanel et non pas Djamel.

                         

                         

                        Je ne veux pas entrer dans des polémiques stériles. L’article de That Jazz n’est pas une thèse de doctorat mais c’est plutôt l’œuvre d’une jeune fille qui s’exprime sur les problèmes qui la préoccupe et j’ai trouvé que dans son texte, elle se posait les bonnes questions et qu’elle nous faisait remarquer que la croissance dynamique des années appelées les trente glorieuses nous avez légué des problèmes de pollution, de choix économique qui nous poseront quelque problème avec la raréfaction du pétrole qui se pointe. Et surtout elle se moque du concept croissance dynamique et je trouve qu’elle a raison parce que nous ne pouvons pas revivre en 2008 comme nous vivions en 1975 !!! L’époque de mes vingt ans. Çà y est vous m’avez foutu le blues. Snif, snif, snif, snif.

                         

                        Quant à Black Ader il ne respecte pas toujours les idées des autres et forcément il se prend des retours de manivelle. Savez-vous ce qu’est un retour de manivelle. Sur les moteurs qui n’ont pas de démarreur, on prend une manivelle et tente de faire tourner le moteur, si vous n’avez pas été assez costaux pour que le moteur face son tour complet, la manivelle repart dans l’autre sens avec autant de force que vous en avez mis pour le faire tourner. Çà fait mal. Voilà ce qui arrive à Black Ader. Ce ne sont que des retours à l’envoyeur.

                         

                        Sur le texte de That Jazz il y a d’autres sarcasmes exprimés sur les remèdes miracles de nos politiques qui nous mélangent les théories de Keynes et l’économie libérale dont les théoriciens nous disent laisser faire çà guérira naturellement. C’est la politique du libérale Sarkozy et du coup on voit bien qu’elle fut assez lucide puisqu’elle a vu qu’on peut lui opposer une politique interventionniste. C’est un sujet  polémique qui fâche. Un sujet qui a été traité sur le ton de


                      • Djanel 30 janvier 2008 18:25

                        ...............le ton de la bonne humeur. Peut pas mieux faire 19,98 sur 20 la perfection n’est pas de ce monde.

                         

                         

                        il manquait un petit bout.


                      • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 22:39

                        Honnètement je ne l’ai que survolé parce que M. La Vipère Noire (et entre nous pour quelqu’un qui prend un pseudo de Mr Bean il a franchement rien de drôle) est très méprisant et pas seulement vis-à-vis de moi.

                        ça m’embète :(, mais je vais devoir reprendre certains points :

                        -Les grandes entreprises françaises sont mal gérées, désolée d’insister : vivendi, crédit lyonnais, EADS, et maintenant société générale ; elle font perdre bien plus d’argent à l’Etat que les 35 H qu’on accuse tout le temps.

                        -J’insiste, 80% de la biodiversité a été détruite en Europe et c’est pas moi qui le dis, c’est Claude Bourguignon un ancien agronome de l’INRA. Et c’est l’industrie qui a provoqué le réchauffement du climat.

                        -Les cancers ont augmenté de 25% depuis les années 80, la moitié étant dûe à l’alcool et à la cigarette et l’autre moitié étant de cause inconnue. Et pour votre gouverne on ne dit pas des gens qu’ils "crèvent", ça montre un peu trop votre tendresse pour le genre humain.

                        -Bien évidemment que certains objets donnent un statut social, il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui s’endettent chez Sofinco pour les obtenir tellement ils se sentent diminués sans. Lisez donc un peu de socio...

                        - Le fait de construire des meubles pas solides et diffusant parfois pendant 10 ans du formaldéhyde cancérigène destinés aux pauvres me semble scandaleux, mais apparemment pour vous c’est chacun sa gamme.

                        Et voilà je vais pas non plus tout faire, mais ça m’énerve un peu de me faire traiter de débile par quelqu’un qui enfile des perles et en plus qui est agressif. Non mais.


                      • Black Ader 31 janvier 2008 10:54

                        " Les grandes entreprises françaises sont mal gérées, désolée d’insister : vivendi, crédit lyonnais, EADS, et maintenant société générale ; elle font perdre bien plus d’argent à l’Etat que les 35 H qu’on accuse tout le temps."

                         

                        EADS n’est PAS une entreprise française. Le Crédit Lyonnais était une entreprise aux ordres de l’Elysé, versant des préts à certains copains du Mitte. Quant à Vivendi, je ne vois pas de quoi vous parlez.

                         

                        Par ailleur, qu’on m’explique en quoi elle font perdre de l’argent à l’Etat ? Grosse blague ! L’Etat est un parasite. Je ne sais pas combien de dizaines de pourcents cela représentent de son budget, mais ca doit être trés important..

                         

                         

                        " J’insiste, 80% de la biodiversité a été détruite en Europe et c’est pas moi qui le dis, c’est Claude Bourguignon un ancien agronome de l’INRA."

                        Et ? Rien a faire ! On vie depuis des siécles sans biodiversité en Europe, la belle affaire !

                         

                        "Et c’est l’industrie qui a provoqué le réchauffement du climat."

                        Trés drôle. D’abord on ne sait pas vraiment pourquoi ca se réchauffe un peu. Et quand bien même : Ce n’est pas "l’industrie" (et pourquoi pas tout le reste ?), c’est l’homme, 6 milliards contre 200 millions il y a 200 ans. Et ce sont les pauvres qui pollu le plus !

                         

                        " Les cancers ont augmenté de 25% depuis les années 80, la moitié étant dûe à l’alcool et à la cigarette et l’autre moitié étant de cause inconnue."

                        Les cancers, qui sont génétiques, sont effectivement detecté de nos jours, ou les pauvres vivent plus vieux. Et ?

                         

                        "Et pour votre gouverne on ne dit pas des gens qu’ils "crèvent", ça montre un peu trop votre tendresse pour le genre humain."

                        Tendresse racial, sans doute ? Je ne vois pas pourquoi je devrais aimer le "genre humain", ce n’est que de l’abstraction vide. Ceux qui aiment tous le monde, c’est qu’ils n’aiment personne..

                         

                        " Bien évidemment que certains objets donnent un statut social, il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui s’endettent chez Sofinco pour les obtenir tellement ils se sentent diminués sans. Lisez donc un peu de socio..."

                        Mais bien sur, un écran plat, c’est vachement important pour mon status social dans la rue.. Et toute l’économie est basé la dessus, bien sur, bien sur. Et vous êtes une vache à lait, mais oui, mais oui. Au fond, vous projetez vos phantasme sur les autres. Vous êtes de ces personnes qui sont persuadé que, si le voisin à un 4x4, c’est pour l’humilier.. Quand au gens qui s’endette chez Sofinco, il ne partage visiblement pas votre haine de la consomation, tout comme, heu, tout les gens pauvres dans le monde ! D’ailleur, pourquoi faire des études, si on est contre la consomation ? C’est idiot.

                         

                        " Le fait de construire des meubles pas solides et diffusant parfois pendant 10 ans du formaldéhyde cancérigène destinés aux pauvres me semble scandaleux, mais apparemment pour vous c’est chacun sa gamme."

                         

                        Rien ne prouve ca, surtout que vous dites vous même que ces meubles ne dur pas. Les pauvres n’ont qu’a s’acheter de vrais meubles. Sinon, quel est votre solution ? Nada, pas vrai ?

                         

                        "Savez-vous ce qu’est un retour de manivelle. Sur les moteurs qui n’ont pas de démarreur, on prend une manivelle et tente de faire tourner le moteur, si vous n’avez pas été assez costaux pour que le moteur face son tour complet, la manivelle repart dans l’autre sens avec autant de force que vous en avez mis pour le faire tourner. Çà fait mal."

                        Tiens, vous avez connu ca aussi, vous ? Avant que les méchant capitalistes avides de profit et gorgé du sang des travailleurs n’impose au pauvre consomateur sans défense des démareurs electriques, ha, terrible époque que la notre !


                      • gnarf 30 janvier 2008 17:09

                        Franchement, un peu de serieux. Comment osez-vous ecrire que Sarkozy teste une politique liberale ?

                        On voit bien que c’est un conservateur protectionniste de la plus belle eau.

                        Le liberalisme, c’est reduire les impots pour tout le monde, en adoptant par exemple la taxe a taux unique. La politique de Sarkozy n’a rien a voir avec le liberalisme. Vraiment, les exemples ou il fait du clientelisme, ou il intervient dans les affaires economiques, ou il introduit des distorsions de concurrence, sont innombrables.

                        Arretez la desinformation SVP. Qu’au moins les Francais finissent par apprendre ce qu’est vraiment le liberalisme, comme-ca ils sauront au moins ce qu’ils condamnent exactement.


                        • gnarf 30 janvier 2008 17:25

                          Une politique de relance liberale se place du point de vue du consommateur, pas du producteur.

                          Prenons l’exemple d’un agriculteur qui vend du lait. Il est a la fois producteur et consommateur (il achete comme vous et moi ).

                          En tant que producteur, son interet est que le lait soit rare et cher, pour avoir de nombreux clients. En tant que consommateur, son interet est que le lait soit abondant et donc bon marche, pour epargner son porte-monnaie. Interets antagonistes.

                          Une politique liberale agit en se placant du point de vue des consommateurs. Par exemple enlever certaines taxes, baisser certaines barrieres protectionnistes....pour que tout soit le plus abondant possible et le moins cher possible aux consommateurs.

                          En France au contraire, la politique economique se place du point de vue des producteurs. Elle eleve des barrieres de protections, met en place des taxes, des licences pour favoriser tel ou tel producteur, le proteger des produits etrangers. Quand Sarkozy baisse les taxes des entreprises, il fait tout simplement le jeu des producteurs. Quand il exonere d’impots les pecheurs il agit pour les producteurs. etc...etc...

                          De la meme facon, quand un gouvernement fait de la relance Keynesienne et des grands travaux, il arrose d’argent public les entreprises. C’est encore une fois une politique qui se place du point de vue des producteurs...et espere faire du bien aux consommateurs PAR RICOCHET.

                          Vous voyez bien que la politique de Sarkozy n’a rien a voir avec le liberalisme, puisqu’elle se place avant tout du point de vue des producteurs et agit en leur faveur. Le liberalisme c’est d’abord permettre la libre concurrence qui est dans l’interet direct et immediat du consommateur. Les entreprises n’aiment pas du tout qu’on libere la concurrence ! Les riches monopoles n’aiment pas le liberalisme. Les copains de Sarkozy, rois du clientelisme, ont une frousse bleue de la libre-concurrence et du liberalisme !

                          C’est d’ailleurs pour ca qu’en France, gauche et droite s’entendent a merveille pour tirer sur le liberalisme. Elles auraient autant a y perdre toutes les deux !


                        • ThatJazz ThatJazz 30 janvier 2008 22:43

                          Même si ça n’est pas ma tasse de thé, je dois avouer qu’une vraie concurrence ne ferait pas de mal à ce pays, si tant est qu’on veuille être libéral. Mais ça voudrait dire qu’il faudrait qu’on soit vraiment très sévère au niveau des ententes sur les prix par exemple. Mon problème c’est que le libéralisme part, je crois, du principe que le marché s’autorégule, or, je crois que le marché peut parfaitement devenir dingue. Ce que nous montre la crise actuelle.


                        • gnarf 30 janvier 2008 23:06

                          Le seul domaine ou la France est devenue vraiment liberale, c’est celui des fournisseurs d’acces internet. Et ca c’est passe sous l’impulsion de l’Union Europeenne et de precurseurs comme Free CONTRE les gouvernements successifs, qui voulaient que leur petit copain France Telecom reste un monopole.

                          Au final, comparez avec les pays voisins, (je connais pour la Belgique, l’Allemagne, la Pologne). Dans ces pays il n’y a toujours pas la telephonie gratuite au forfait (ou alors tres cher), les debits sont moindres, tout est plus cher. En France le consommateur y a clairement gagne et pourtant ca s’est passe dans la douleur (nombreux procesde FT).

                           

                           

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