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Accueil du site > Actualités > Economie > Immobilier, mensonges permanents ?

Immobilier, mensonges permanents ?

Pas un jour ne passe sans qu’on nous serve une prévision sur l’évolution des prix de l’immobilier. Fédérations, réseaux, sites d’annonces immobilières, banques, courtiers en crédit, constructeurs, promoteurs… Chacun y va de son communiqué pour soutenir que l’immobilier repart à la hausse, direction les étoiles ! C’est simple, les indices sectoriels fleurissent plus vite que les végétaux au printemps ! L’immobilier va-t-il baisser, augmenter ou rester stable ? Quelques pistes pour mieux décrypter ce jeu de poker menteur.

Au préalable, interrogeons-nous sur la fonction réelle de l’immobilier. Le logement n’est-il pas un besoin fondamental pour la survie de l’homme ? N’est-ce pas d’ailleurs le sens de l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ? 

Se sentir en sécurité, avoir un toit pour soi, pour sa famille, est un besoin primaire tel que le décrit Maslow. Le fait d’assimiler un logement à un véhicule d’investissement ne le détourne-t-il pas de sa fonction primaire ?

Il n’y a jamais eu de loi du marché immobilier

Les professionnels du secteurs, les « experts », évoquent toujours les lois du marché lorsqu’ils s’expriment sur l’immobilier. Argument favori : le marché immobilier répond à la loi de l’offre et de la demande, justifiant tous les excès. Cette loi voudrait que tout ce qui se passe sur ce prétendu marché est normal et découle du fonctionnement autonome entre acheteurs et vendeurs. En théorie, pourquoi pas. Sauf qu’en ce qui concerne l’immobilier, il n’y a jamais eu aucune autonomie, tant l’interventionnisme de l’Etat est omniprésent.

Il n’y a jamais eu de fonctionnement libre du marché étant donné que l’immobilier est détourné de sa fonction primaire de logement. Tant que l’immobilier sera réduit à un véhicule d’investissement parmi tant d’autres, le marché libre ne fonctionnera pas. Il existe trop de deniers publics alimentant le secteur pour soutenir la spéculation et la bulle immobilière.

Depuis la fin des années 90 et la flambée des prix de l’immobilier, tout a été fait pour alimenter cette montée. Défiscalisations à gogo, baisse des taux d’emprunts, allongement des durées de remboursement des crédits ont contribué à escamoter le problème de la hausse vertigineuse des prix.

Jean-François Filliatre s’exprimait sur BFM TV lors du salon Patrimonia, résumant très simplement « l’arnaque » mise en place :

« En immobilier on a inventé un truc absolument génial en terme de com qui était qu’on avait des prix qui flambait et on expliquait que le pouvoir d’achat immobilier augmentait ».

Tout est dit.

Il n’existe aucun indicateur fiable sur les prix de l’immobilier

Dès 2009, Benoist APPARU, alors Secrétaire d’Etat au Logement avait lancé un chantier pour réformer la statistique immobilière devant la prolifération des indices et leur manque de fiabilité. Aux dernières nouvelles, cette réforme n’est toujours pas entrée en vigueur.

Il est bon de rappeler que même l’indice des notaires n’offre pas un caractère irréfutable de l’exactitude des prix. Ce n’est pas moi qui le dis, mais une notice explicative disponible sur leur site web. Pour résumer, le système est basé sur le volontariat et ne représente que 85 % des transactions. En sachant que les modes de calculs changent au cours des années, il est donc ardu, sinon impossible, de suivre une évolution si on modifie constamment le baromètre en cours de route.

Quid des autres indices ? Il est toujours impératif de connaître la méthodologie employée par un indice. Comment est-il alimenté ? Sur quoi se base-t-il ? Et surtout, qui en est l’émetteur ? Existe-il un conflit d’intérêt entre l’activité de l’émetteur et ce qu’il prétend quant à l’évolution des prix de l’immobilier ?

Multiplier les sources pour déterminer le prix d’un bien est impératif car ces indices ne sont pas à prendre pour argent comptant.

Récemment, une annonce pour un château en région Centre Val-de-Loire affichait un différentiel tarifaire de 138 000 € d’une agence à une autre, représentant un grand écart de 23 % ! 735 000 € dans l’une, 597 000 € dans l’autre. Du grand n’importe quoi.

Intéressant quand on sait qu’une des méthodes utilisée pour la détermination d’un prix de vente est basée sur la comparaison avec les biens similaires.

Jean-François Filliatre, toujours lors du salon Patrimonia, résumait encore très bien les indices concernant les prix de l’immobilier :

« Les statistiques du marché immobilier, c’est quand même un véritable bazar ».

Il soulevait également une information capitale en faisant un parallèle avec la bourse :

« On analyse un rebond technique comme étant une tendance ».

Déduire des tendances de fond en se basant sur des micro-phénomènes, le plus souvent discordants, voilà qui décrédibilise la statistique et jette la suspicion sur la véracité des données. C’est contre-productif.

La seule manière, intellectuellement honnête, de déterminer le prix d’un bien est de se baser sur ses qualités intrinsèques plutôt que sur des ratios financiers ou des indices flous et/ou arrangés.

Le même bon sens qui préside lorsque vous achetez une voiture, doit s’appliquer à l’immobilier. Ne vous posez-vous pas la question de savoir si la voiture que vous convoitez est une épave en puissance ou si elle va traverser les années sans pannes majeures ?

En immobilier, ce pragmatisme est rarement de mise. C’est une erreur qui se paie cher pour l’acheteur.

Pourquoi l’immobilier devrait forcément repartir à la hausse ?

En ce moment, les articles prophétisant le redémarrage de l’immobilier (neuf, ancien, maisons, etc.) nous content tous la même jolie histoire : la baisse est derrière nous… ça repart… achetez sans tarder… et toute la salade habituelle.

Seulement voilà, la question est de savoir si l’économie française ne gagnerait pas à observer des prix immobiliers modérés, pour ne pas dire décents, afin de permettre des investissements dans d’autres secteurs. Non seulement l’industrie ou la technologie, par exemple, mais aussi les commerces de proximité ou encore l’artisanat.

Même si je m’interroge sur la qualité des indices, celui-ci vaut tout de même le détour :

Il nous montre qu’en partant d’une base 100 en 1975, la courbe des prix en Allemagne est quasiment lisse. Les prix ont été multiplié par un peu plus de 2 jusqu’en 2015.

En France, sur la même période, les prix ont été multipliés par plus de 10 !

N’est-ce pas là le début d’une explication entre la différence de compétitivité France / Allemagne ? Cet argent consacré à alimenter des prix immobiliers délirants manque cruellement à l’économie productive, la consommation se retrouvant de facto en berne chronique, si je puis dire.

Pourquoi les prix doivent baisser

La baisse engagée depuis quelques années, dans toutes les régions, même à Paris que l’on nous présentait comme l’exception, la citadelle imprenable, est encore insuffisante pour compenser la hausse vertigineuse des années 2000.

Les prix peuvent encore baisser. Les prix doivent encore baisser.

C’est d’ailleurs l’avis de Henri Buzy-Cazaux qui s’exprimait sur BFM TV lors du salon Patrimonia :

« Je vois même un potentiel de baisse, très clairement sur les marchés tendus, dont le marché parisien ».

« Sur les marchés qui n’ont pas suffisamment marqué ce mouvement là (…), il y a un potentiel de baisse ».

Pourquoi les prix doivent baisser ? Ne serait-ce que pour permettre aux gens de se loger avec dignité, déjà. Rendez-vous compte : il y a quasiment 1 million de personnes mal-logées rien qu’en Ile-de-France, représentant à elles seules un quart des mal-logés en France !

J’avais d’ailleurs lancé une piste de réflexion sur les franciliens rémunérés au smic qui subissent tous les inconvénients de la région sans profiter de ses avantages. Travailler pour mal se loger et mal se nourrir. Travailler pour survivre. Les esclaves des temps modernes, en somme.

C’est toujours d’actualité, surtout quand on connaît la progression himalayenne des prix parisiens  : en vingt ans, les prix ont quadruplé.

On peut donc légitimement se demander si l’immobilier n’est pas un boulet pour l’économie française. Cette frénésie spéculative ne s’est-elle pas réalisée au détriment de tous les autres secteurs ?

Les bénéfices d’une baisse conséquente des prix de l’immobilier

Un logement décent pour chaque individu serait le bénéfice numéro un et c’est déjà beaucoup.

Pour l’économie, je crois qu’il faut arrêter d’agiter le spectre d’une catastrophe. Peut-être y aurait-il une période charnière à passer, mais sur le long terme, les bénéfices seraient bel et bien au rendez-vous.

Même si j’émets toujours une réserve quant à la fiabilité des indices et autres études, celle de Century 21 nous éclaire un peu : la baisse des prix, conjugués à la faiblesse des taux du premier semestre 2015 s’est traduit par une hausse de 18.1 % des transactions du réseau, sur un an, au troisième trimestre 2015.

Légitimement, on peut se demander si des prix réalistes n’ont pas une incidence directe sur le retour des acheteurs et une hausse du nombre de transactions.

L’embellie des transactions créerait de l’activité dans les agences, dans les banques, chez les courtiers, pour les entreprises de diagnostic, autant de bénéfices concrets pour la bonne santé de l’économie française et de tous ses acteurs. Pour faire face à cette demande supplémentaire, la logique voudrait que des embauches soient nécessaires. Des rentrées fiscales en plus pour l’Etat, assorties de dépenses en baisse du fait de chômeurs en moins.

En ce qui concerne l’activité de construction de logements neufs, la hausse des coûts de construction n’est pas aussi évidente que les raccourcis pris par certains pour tenter d’expliquer la hausse des prix de vente au client final le laissent entendre.

Une étude de la FFB de 2013 révèle quelques points intéressants :

En page 7 du document, on constate, sur le graphique 1, que la part du coût de la construction dans le prix de vente des logements s’inscrit dans un mouvement baissier depuis 1977, même s’il y a eu quelques soubresauts. En 1977, cela représentait 59.8 % du prix, en 2011 cela représentait 48.2 %.

Toujours en page 7, on relève que le coût du foncier pour du logement collectif neuf représente 15% dans les grandes villes de province et 30 % en première couronne d’Ile-de-France. La marge des promoteurs reste la même. L’augmentation des prix de vente est la répercussion de la hausse des coûts pour les promoteurs, en particulier le foncier dans les zones tendues. La raréfaction du foncier dans les zones tendues augmente également les coûts de viabilisation des terrains nécessitant des travaux complexes. Bien sûr, il y a aussi une incidence due aux normes plus rigoureuses, mais ce n’est pas la raison principale.

Un autre article concernant la construction neuve de maisons individuelles nous montre que sur une communauté de communes du sud libournais, le prix du terrain représente quasiment la moitié (47 %) du coût de construction de la maison.

Combien de communes sont dans ce cas ?

Si l’immobilier était négocié à des prix plus justes sur tout le territoire, beaucoup de personnes pourraient prendre le risque de réinvestir des déserts économiques car la charge de loyer ou de remboursement de crédit serait moindre. La part de risque ne serait plus du tout la même. Même avec des salaires moins élevés qu’en région parisienne, le reste à vivre serait nettement plus important. Se mettrait en place un cercle vertueux car de nouvelles implantations dans ces zones créeraient une demande de commerces. Nombre de personnes pourraient créer leur entreprise en investissant leur reste à vivre.

Dans le même temps, si un vrai plan de rénovation des habitats était engagé au niveau national et qu’on le combinait à un grand plan de réduction de la consommation d’énergie des habitats, le potentiel de croissance serait énorme. Cela permettrait en plus de réfléchir sereinement au futur de la politique énergétique française. En consommant moins, on a moins besoin de grosses unités de production.

A condition de régler préalablement le problème du travail au noir et/ou de la concurrence déloyale avec les travailleurs détachés, le gisement de croissance en terme d’emplois serait énorme dans les entreprises locales. Les chantiers seraient situés en France, donc non délocalisables. Plus d’embauches pour faire face à la demande, plus de cotisations sociales, moins d’aides de l’Etat pour la pierre, etc. Tout le monde y gagnerait.

Imaginez à présent que grâce à la part rendue disponible du fait d’une baisse généralisée et conséquente de l’immobilier, des millions de ménage pourraient réinjecter des milliards dans tous les secteurs d’activité et on glisserait vers une économie productive et non plus spéculative. Un modèle bien plus sain et louable à bien des égards.

La France serait tirée vers le haut, toute la population en profiterait.

Il est grand temps d’arrêter les mensonges sur l’immobilier et de se poser les bonnes questions sur son rôle dans la vie sociale et économique du pays. Il est encore plus urgent d’y apporter des réponses rapides et efficaces.

Laurent CRIADO

Site Internet : www.guidepratiqueachatimmobilier.com


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91 réactions à cet article    


  • Jeff Parrot Jeff Parrot 13 octobre 2015 10:31

    Bonjour,

    Cette bulle immobilière est complètement tabou:toute une industrie immo en vit grassement :
    *-les banques
    *- les promoteurs, en lien avec les mairies
    *- les qq familles qui possèdent et libèrent le foncier au compte goutte
    *- les notaires (payés au %)
    *- les agents immos (payés au %)
    *- l’etat, les régions, le fisc avec toutes les taxes au %

    Bref, tout le monde en croque sauf le citoyen ; et ceux qui sont propriétaires sont illusionnés par le chiffre virtuel élevé qui représente la valeur de leur bien, virtuel, car il ne sera jamais converti en cash !

    "Imaginez à présent que grâce à la part rendue disponible du fait d’une baisse généralisée et conséquente de l’immobilier, des millions de ménage pourraient réinjecter des milliards dans tous les secteurs d’activité et on glisserait vers une économie productive et non plus spéculative"

    Après il ne faut pas se leurrer, oui la France peut détruire la bulle immo, supprimer 1 millions de postes de fonctionnaires inutiles, bref alléger les épaules des travailleurs/cotisants, mais comme derrière les esprits sclérosés seront incapables d’allouer cet a argent efficacement sur des projets d’avenir et marchés porteurs (et porteurs d’emploi) , ce n’aura pas d’autre effet qu’une récession , un -3% sur le PIB.


    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 10:52

      @Jeff Parrot
      Merci de votre lecture et de votre intervention.

      Bien sûr il y a beaucoup de corporatisme, mais c’est possible d’aller au-delà.

      Il est clair que la richesse, la valeur des biens est virtuelle, c’est une illusion.

      En commençant par une baisse généralisée des prix immobiliers, ce sera déjà un grand souffle d’air pour l’économie.

      Cordialement,


    • Olivier 13 octobre 2015 10:34

      Vous avez tout à fait raison. En matière de statistiques immobilières, c’est du grand n’importe quoi, entre manipulation, incompétence et intérêts divers. Tout est fait pour pousser à la hausse, car tant l’état comme les professions immobilières y ont intérêt, d’où l’occultation des statistiques. 


      Pourtant ces statistiques sont connues puisque chaque transaction donne lieu à paiement d’un impôt. il suffirait de créer un site web donnant pour chaque lot cadastral les dernières ventes effectuées et leur prix. Cela existe déjà d’ailleurs par le biais du service des hypothèques, mais c’est payant.
      Le public aurait ainsi les prix réels (avec pas mal de surprises) et cela pousserait les prix à la baisse.

      Mais c’est exactement ce dont l’état et les promoteurs si amis des politiciens ne veulent pas. On préfère alimenter le neuf par le bais de déductions fiscales qui reviennent à ce que les locataires fassent cadeau aux bailleurs du logement qu’ils louent (par leur loyer et par les impôts qu’ils payent !)

      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 11:14

        @Olivier
        Merci de votre lecture et de votre intervention.

        Tout est effectivement connu lors de chaque enregistrement auprès du service de publicité foncière.

        A l’époque où l’on nous parle à chaque fois des intermédiaires qui alourdissent les prix du consommateur, quel est le rôle exact d’un bailleur ?

        Pourquoi ne pas concentrer les aides pour faire en sorte que le locataire devienne propriétaire, sans passer par le bailleur (intermédiaire ?) ?

        Je suis souvent accusé d’être en croisade contre les propriétaires. Il n’en est rien, certains jouent parfaitement le jeu et apportent une vraie valeur ajoutée, en étant réaliste sur la contrepartie, le prix du loyer.

        En revanche, certains qui sont à la limite d’être marchand de sommeil, il est clair que je n’ai aucune considération positive à leur égard.

        Sur le neuf, il faut voir que cela participe quand même à faire tourner l’économie. Ce n’est pas parfait mais beaucoup d’acteurs en profitent. Le promoteur n’est pas forcément celui qui touche le plus dans l’histoire. Il répercute ses prix d’achat qui augmentent sans cesse et au final c’est toutes ces additions qui gonflent le prix de vente.

        Contrairement à l’achat d’un bien à un instant T sur une base 100, qui est revendu plus tard sans avoir fait de travaux, sans valeur ajoutée supplémentaire et sur une base de 300 des années plus tard. Comment ne pas appeler cela autrement que de la spéculation ? Si l’immobilier est un investissement, il faut être logique avec le terme d’investissement, et accepter que la garantie d’une plus-value n’est pas acquise parce que on conserve le bien plusieurs années.

        Qu’il y ait plus-value si la valeur ajoutée est justifiée par le biais de travaux par exemple, qui participent à l’économie productive, c’est complètement normal.

        S’il faut subventionner le bien à l’achat, les impôts servent à faire la banque, et s’il faut faire le service après-vente, les futurs acheteurs font office d’assurance.

        Si c’est un investissement, on peut gagner ou perdre.

        Si c’est un bien primaire, on fait alors en sorte que chaque personne ne soit pas pénalisé par cela.

        Cordialement,


      • Roger le Suisse 13 octobre 2015 10:42

        Article plein de bons sens... Je plusse. Mais comme le précise Jeff Parrot, l’immobilier est un gros gâteau bien gras pour beaucoup de profiteurs. Il suffit d’arpenter les librairies ou de se promener sur le web pour réaliser que cette marotte attire toute personne en quête d’argent facile. La France est passée d’une économie productive, utile à la société, à une économie spéculative.

        A en juger par les titres racoleurs de livres et autres formations promettant de devenir le Donald Trump français, il faut croire que la rente immobilière est la clé de résolution du chômage : tous rentiers ! Je me marre...

        Un entrepreneur est montré du doigt et accablé de charges là où un propriétaire qui met son prochain esclavage est adulé. Le monde marche sur la tête... Bravo d’avoir le courage de monter au créneau en dénonçant ce système autant grotesque que déraisonnable. Vous n’allez pas vous faire que des amis smiley


        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 11:20

          @Roger le Suisse
          Merci de votre lecture et de votre intervention.

          Effectivement, ce phénomène de rente n’est pas viable. Comment être rentier si plus personne n’a d’argent pour payer le loyer de vos biens ?

          Miser la reprise économique sur l’entreprenariat est sans doute une voie pour retrouver une économie saine et qui profite à tous. Le fait qu’elle profite à tous est primordial. A quoi bon avoir des chiffres de croissance ou autre qui augmentent, si concrètement les citoyens n’en profitent pas ?

          Merci de vos encouragements et pour les amis... tant pis, j’en ai déjà !


        • Roger le Suisse 13 octobre 2015 11:03

          Vous voyez ? Le frustré de service qui gratifie votre article d’une maigre étoile. Il y a plein de « révolutionnaires » qui traînent sur ce site, prêts à en découdre sur le terrain de la création d’entreprise pour vous démontrer par A+B que créer, c’est le mal, qu’un patron reste un patron, qu’il dirige une multinationale sans foi ni loi du CAC40 ou qu’il soit indépendant, mais dès qu’il s’agit d’immobilier : pas touche ! Le « révolutionnaire » antilibéral est capitaliste à ses heures lorsque ses prébendes sont menacées. smiley


          • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 11:24

            @Roger le Suisse
            C’est clair que l’immobilier est un dogme pour bon nombre.

            On peut encore agir et faire en sorte de retrouver le chemin d’une économie utile et qui profite à tous.


          • mimi45140 13 octobre 2015 15:15

            @Laurent CRIADO

            Il y a quelques années je me serais embrasé de la même façon que vous , responsable d’ une petite structure dans l’industrie , je pense qu’ effectivement nos hommes politiques ont bradé sciemment l’industrie pour l’immobilier , ce n’est pas a mon sens de l’incompétence mais du calcul .
              Un euro investi par l’état dans l ’immobilier fait plus d’emploi a court terme que dans l’industrie, du reste bien des français sont content de vous faire savoir que leur maison vaut 300 000 euros , cela justifie d’ailleur l ’achat de la nouvelle cuisine, faite de caissons aggloméré en promotion a 40 000 euros .
              Il y a plus de dix ans je passais pour un illuminé lorsque je parlais des prix immobilier excessifs ,le fils d’un d’un ami d’ enfance voulait en 2008 absolument que je le conforte sur l’ achat d’un appartement, je lui ai dit ce que je pensais , cela n’ allait pas dans le sens qu’il voulait entendre. Aujourd’hui il est amené à vendre , bilan prix de vente - 5000 sur le capital restant du , il m’a redemandé mon avis sur la baisse de l ’ immobilier , ma réponse l’a surpris lorsque je lui est dit que les prix pouvaient remonter.
              Je crois que sur le moment il a cru que je blaguais , il m ’ a poliment écouté comme en 2008 mais je crois que comme en 2008 il m’a pris pour un extraterrestre , déjà en 2008 lui dire que les prix immobilier descendraient un jour lui paraissait débile.
              Lorsque je lui ai dit que pour moi une ponction d’autorité de 15 % sur tout les comptes ne me paraissait pas inimaginable je suis passé a nouveau pour un fou. Lui dire que de part ce fait une certaine partie de la population réinvestirait dans la pierre et ferait mécaniquement remonter l’immobilier .L’état ( qui ne veut que notre bien ( lequel) ) tondra alors une deuxième fois par le biais de taxes nouvelles le troupeau.
              Pour après je pense que nos hommes politiques sont déjà en train d’y penser , mais ne vous inquiétez pas ils le font pour notre bien.

          • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 17:22

            @mimi45140
            Merci de votre lecture et de votre intervention.

            Au niveau auquel nous sommes aujourd’hui, c’est légitime de se demander si cela n’a pas été fait sciemment.

            Pour les cuisines à 40 000 €, je pensais être le seul fou à trouver ces caissons un peu cher ! Quand vous relativisez le prix d’une cuisine même à 20 000 € avec celui d’une voiture, l’ingénierie n’est pas du tout la même.

            Couper des planches et les assembler, semble plus simple que de concevoir un véhicule entier, non  ?

            Pour la hausse, je suis plus mitigé, je crois que les gens sont au maximum du niveau d’acceptabilité et que plus haut cela peut devenir très tendu.

            Pour les hommes politiques, un renouvellement de la fonction est primordial et utopique en même temps. Ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont.

            Le meilleur moyen est de voter à toutes les élections pour des personnes venant de la société civile, avec des activités et des revenus à côté. A quand un fleuriste ou un boucher Député, un comptable, un commercial, bref des gens qui représentent vraiment le peuple et qui ne sont pas au service de leur carrière.

            Je ne tire pas sur les politiques sans différencier ceux qui triment dans les territoires, et ceux qui passent à la télé, les cumulards, sans aucune expérience professionnelle réelle.

            Cordialement,


          • zygzornifle zygzornifle 13 octobre 2015 11:53

            ils ont une grenouille avec une échelle comme la météo a papy ......


            • tashrin 13 octobre 2015 14:07

              Je suis globalement d’accord avec l’analyse, mais également avec le premier commentaire... On touche ici à un lobby puissant, avec des interets financiers majeurs, et dont les banques sont un acteur important et tout puissant...
              Pour moi c’est une pyramide de ponzi, et l’hysterie ambiante sur les signaux de reprise portés aux nues dès qu’il ya un fremissement sont le signe de l’agitation des beneficiaires de la pyramide, qui flippent au plus haut point d’être démsqués et que la tendance s’inverse... Comme pour tout « marché », la psychologie des acteurs et des vendeurs est autrement plus importante que l’offre et la demande réelle... Du coup tout pour eviter une spirale baissière... Sans compter qu’en cas d’effondrement, beaucoup de menages vont se retrouver pris en tenaille sévèrement...
              Si on en croit Friggit et son tunnel, une correction est inevitable. en pratique, je l’attends depuis bien longtemps... Un des éléments de solution pourrait être la disparition de la generation papy boom (transmission patrimoniale, indivision, vente, augmentation de l’offre, baisse des prix)


              • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 17:37

                @tashrin
                Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                Le lobby est puissant et a besoin de se rassurer et d’inonder les oreilles des acheteurs pour les conditionner. Cela a peut-être fonctionné un temps, mais il y a de plus en plus de gens qui ne suivent plus.

                Dès qu’un mouvement, fort, sera enclenché, il n’auront plus d’autre choix que de s’adapter s’ils ne veulent pas disparaître.

                Je me souviens, qu’il y a quelques années, vous passiez pour un fou lorsque en public vous déclariez que l’immobilier ne pouvait plus monter. Alors si vous aviez l’affront de prédire une baisse sur Paris, c’était limite le lynchage !

                Aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe ? Paris l’imprenable a baissé et les experts honnêtes, oui, oui ça existe, prévoient des baisses de 20 à 30 % d’ici 12 à 18 mois sur les petites surfaces. Cette purge est bénéfique et il est difficile de croire que cela n’aura aucune incidence sur les surfaces plus grandes. Surtout avec une économie au point mort et un chômage himalayen.

                La correction doit se faire pour le bien de tous.


              • non667 13 octobre 2015 14:45

                la loi du marché existe pour x% dans les prix de l’immobilier .
                hors dans le social la demande est en gros 3.000.000 de mal logés pour 200.000 constructions

                 à cela s’ajoute les clandestins ,migrants ...qui arrivent en masse et. qui préfèrent réclamer/camper sous les ponts de paris plutôt qu’être loger dans du dur au larzac  ! les prix ventes /loyers ne peuvent qu’augmenter .

                 


                • Roger le Suisse 13 octobre 2015 15:05

                  @non667

                  « la loi du marché existe pour x% dans les prix de l’immobilier . »
                  -> heu... on remplace x par le chiffre qu’on veut ou bien ?

                  Je ne suis pas spécialiste de l’immobilier, mais vos chiffres, d’où les sortez-vous ? Je trouve votre parallèle clandestins/migrants et prix du logement assez troublant, pour ne pas dire dérangeant, digne des meilleurs sophistes. Rien que la conclusion... Sans démontrer quoi que ce soit, en usant d’un raisonnement démago dans l’air du temps (c’est bien connu, les migrants sont responsables de tous les maux, la canicule, c’était eux également. Eh oui, en se regroupant, dans le Larzac ou ailleurs, ils font monter les températures), vous tirez une conclusion péremptoire qui n’engage que vous.


                • non667 13 octobre 2015 16:46

                  @Roger le Suisse
                  1° dans un marché libéral (non réglementé ,non prix bloqués ) ce sont ceux qui achètent qui font le prix du marché par définition ! x=100% spéculation ou pas !
                  2°- pas spécialiste de l’immobilier non plus mes chiffres sont des chiffres pris au vol aux info tv,radio ou journaux salle d’attente docteur !
                  -(c’est bien connu, les migrants sont responsables de tous les maux, la canicule, c’était eux également. Eh oui, en se regroupant, dans le Larzac ou ailleurs, ils font monter les températures), vous tirez une conclusion péremptoire qui n’engage que vous.
                  caricaturer ce que je n’ai pas dit est du trollage qui ne fait en rien avancer le débat  ! allez voter hollande et n’oubliez pas la vaseline !
                  voici un com que j’avais fait sur un autre article :
                  évidemment si l’immigration n’est pas le problème n°1 ni la cause de tout nos problèmes elle les aggrave et empêche toute solution. a l’évidence on ne peut accueillir toute la misère du monde !

                  dès lors que l’on ne peut éradiquer la misère de ses habitants (travail ,logement ) il est criminel de charger la barque !


                • Roger le Suisse 13 octobre 2015 17:01

                  @non667

                  1) Non, dans un marché libéral, la fixation des prix dépend de facteurs multiples et n’est en rien l’apanage des acheteurs. J’en veux pour preuve le gaz, l’électricité, l’eau, la nourriture, la santé, les services bancaires, etc. qui sont bien plus chers que ce que les acheteurs seraient disposés à payer si on leur laissait le choix. Dans les marchés hyper concurrentiels, ça peut jouer, encore que... sauf dans l’immobilier qui est soutenu, ainsi que l’affirme l’auteur, par des artifices de toutes sortes. Car là comme ailleurs, je pense que les acheteurs n’ont pas franchement envie de payer un logement des centaines de milliers d’euros entraînant toutes sortes de stress, de soumission et de privations. Les prix sont ce qu’ils sont à cause des vendeurs, bien aidés par l’Etat et ses politiques de défiscalisation à la noix.

                  2) Des chiffres pris à la volée n’ont jamais eu force de démonstration que je sache, sauf au Balto du coin, peut-être...

                  3) Je caricature à peine. C’est vous qui faites un lien entre migrants et prix de l’immobilier en hausse, pas moi. Souffrez donc que je rebondisse sur votre sophisme smiley Quant à la politique, sachez que je ne porte aucune étiquette en bandoulière. Je ne vote pas et je n’en vois pas l’intérêt d’ailleurs. J’ai peine à croire que vous fassiez toujours un distinguo droite/gauche, comme si Hollande menait une politique de gauche, la bonne blague smiley

                  Désolé que mon commentaire vous ait défrisé à ce point, il ne s’agissait pas d’une attaque ad hominem, mais d’un avis sur une démonstration bancale et hasardeuse.


                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 17:25

                  @Roger le Suisse
                  Il faut prendre ses précautions et effectivement ne pas croire tous les raccourcis que l’on veut nous faire prendre.

                  Justifier les prix élevé, par l’injustifiable, ce n’est sans doute pas la bonne méthode.

                  Les prix étaient délirants bien des années avant l’arrivée des migrants, qui est un autre débat.


                • non667 13 octobre 2015 22:21

                  @Roger le Suisse
                  1°pour le logement  je ne connais qu’une forme de transaction (voir tv stephane plazza ) un vendeur qui surestime la valeur, un acheteur qui la sous-estime et fait une proposition ...etc .c’est bien l’acheteur qui en acceptant la transaction valide la valeur du bien ! le reste est du blabla

                  2° je ne répond pas au trollage
                  Quant à la politique, sachez que je ne porte aucune étiquette en bandoulière. Je ne vote pas et je n’en vois pas l’intérêt d’ailleurs. J’ai peine à croire que vous fassiez toujours un distinguo droite/gauche, comme si Hollande menait une politique de gauche, la bonne blague 
                  en 1981 j’ai voté p.s. dès 1983 et la politique de rigueur je me suis aperçu que le ps avait abdiqué du socialisme et en 1986 j’ai voté « ni droite ,ni gauche , français  » c’est a dire F.N. depuis je continu smiley smiley smiley smiley


                • Roger le Suisse 13 octobre 2015 22:59

                  @non667

                  1) Certes, la transaction est établie lorsque l’acheteur valide ladite transaction. Mais croyez-vous sérieusement que les marchés précités, tout comme l’immobilier, laissent un choix à l’acheteur ? Donc, non, ce n’est pas du blabla. Le blabla, c’est de tenter de démontrer une situation transactionnelle qui devrait être équilibrée, mais qui dans les faits ne l’est pas. On frise l’entente sur les prix (élevés, bien sûr) dans ce milieu. Votre idole, Plaza, n’a pas la science infuse, d’une part, et ne va pas prêcher trop ouvertement pour une baisse des prix, d’autre part, les prétendus efforts des vendeurs restant le plus souvent dérisoires au regard des sommes engagées. Quand vous payez votre essence, vous vous couchez devant le prix demandé car vous n’avez pas le choix. Idem pour vos courses de la semaine. Ne vous en déplaise, nombre de marchés sont verrouillés à l’avantage des vendeurs, l’immobilier en fait partie.

                  2) Trollage... L’argument massue qui revient systématiquement dans la bouche de ceux qui n’ont aucun autre argument constructif à mettre sur la table. C’est tout de même sidérant. Vous déboulez avec un simulacre d’argumentaire qui se révèle un verbiage à résonance discriminatoire (je parle des migrants coupables de prix élevés en devenir, selon vous) et c’est moi le troll. Vous ne manquez pas d’air.

                  3) Le FN travaille pour ses maîtres, comme les autres partis. Dans le cas contraire, la sortie de l’UE serait à l’ordre du jour. Tant que vous serez victime de votre allégeance, fût-elle à géométrie variable, vous subirez la mise en esclavage parfaitement organisée de vos hommes politiques. La seule issue valable : une démocratie populaire. Le reste n’est qu’illusion. “Folie : faire la même chose encore et encore et en attendre différents résultats.” -Albert Einstein


                • oncle archibald 13 octobre 2015 15:16

                  J’ai toujours considéré comme absolument anormale et très probablement éphémère la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier depuis disons environ l’année 2000. Dans mon esprit le placement immobilier reste une valeur très sure sur le long terme, or le placement immobilier est devenu tout à coup spéculatif. 


                  Un revenu net de l’ordre de 4 à 6 % avec une plus value du capital concomitante de 3 à 5% l’an reste un excellent placement de « père de famille ». Je crois que l’anomalie constatée ces dernières années va se résorber et que le marché immobilier va revenir à la « normale ». Catastrophe pour les jeunes qui ont fait leur premier achat au plus haut des cours et qui ne peuvent actuellement même pas retrouver leur investissement de départ. Les projets du type « je revends ici et j’achète plus grand ailleurs » ne fonctionnent plus. Ne parlons pas des drames en cas de divorce. Tant qu’on se partage une plus value ça va, lorsqu’on doit se partager une perte c’est plus délicat !

                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 17:50

                    @oncle archibald
                    Bonjour et merci de votre commentaire.

                    Même en placement de « bon père de famille », si on donne une fonction d’investissement à l’immobilier, on le détourne de son usage. Loger les gens.

                    Il faut sortir du schéma et de la croyance que dès lors que l’on garde un bien des années il est justifié de le revendre plus cher. Si on veut qu’un investissement se bonifie avec le temps, on achète du vin, de l’art ou des timbres !

                    Il faut être logique avec sa démarche qui fait que si on considère l’immobilier comme un investissement alors rien n’est garantie et qu’il est donc possible de perdre.

                    Les drames se jouent avant les divorces quand des ménages se passent la corde au cou pour 20 à 30 ans en surpayant un bien.

                    L’achat immobilier doit respecter la même logique de rigueur que pour les autres achats. Pour acheter une télé il n’est pas rare que l’on compare les performances, les avis et toutes les caractéristiques et pour l’immobilier il n’y avait rien avant mon guide à part des conseils pour devenir rentier en se dorant la pilule pendant que le locataire payait le bien. Je caricature et je vous le répète encore une fois, des propriétaires qui jouent le jeu sont la majorité. C’est comme dans tout, ce sont les abus des brebis galeuses qui discréditent tout le monde.

                    Une baisse généralisée réduirait considérablement, les situations dramatiques et un accompagnement de l’Etat serait nécessaire pendant une période transitoire.

                    Le but n’est pas de laisser des gens au bord de la route. Je comprends parfaitement les drames qui peuvent se jouer et il faut tout faire pour les éviter.


                  • oncle archibald 13 octobre 2015 19:22

                    @Laurent CRIADO : loin de moi toute idée de spéculation, mais quand un jeune couple trouvait les loyers trop chers et pensait qu’il serait judicieux d’acheter sa résidence principale pour éviter de « jeter » plus de mille euros par mois, au fil des remboursements il arrivait à retrouver une capacité d’emprunt qui lui permettait de changer de logement au bout de disons une quinzaine d’année. Dans ces conditions le premier achat se faisait « a minima » avec l’objectif d’acheter un logement plus confortable par la suite. 


                    Ce processus est actuellement impossible pour ceux qui comme mes enfants ont acheté il y a une quinzaine d’années précisément. Pire, mon gendre vient d’être muté à Ferney Voltaire alors que le couple est propriétaire d’une maison dans la grande banlieue de Rouen. Ils n’arrivent pas à vendre leur maison même en la proposant cinquante mille euros de moins que ce qu’elle leur a coûté et alors qu’ils ont fait de nombreux travaux pour l’améliorer depuis leur achat. A Ferney Voltaire et dans les environs la proximité de Genève fait que les prix sont sensiblement au même niveau qu’à Paris ce qui leur rend toute acquisition impossible même en s’endettant au même niveau que lors de leur premier achat. Ils n’ont pas visualisé qu’ils ont surpayé leur maison en Normandie, c’était « les prix du marché ». 

                    S’ils avaient pu garder leur bien une dizaine d’années de plus la situation serait très différente. Ceux qui pour une raison quelconque sont obligés de vendre maintenant sont des aubaines pour les acquéreurs.


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 19:38

                    @oncle archibald

                    Je ne vous visais par personnellement sur la réponse mais sur le principe général.

                    Pour vos enfants c’est très compréhensible et c’est justement ce type de personnes que l’on doit accompagner pendant la période de transition pour retrouver des prix plus justes.

                    En ce qui concerne Ferney-Voltaire, je connais bien le bassin Genevois et c’est un petit Paris et même parfois les prix sont plus élevés.

                    La grange au prix d’un palace c’était dans cette région que j’ai connu ces prix délirants.

                    Lors du processus d’achat, il faut absolument se baser sur les qualités intrinsèques du bien et de son environnement pour déterminer la valeur à laquelle vous souhaitez l’acquérir.

                    Le bon sens doit primer.

                    Pour revenir à Ferney Voltaire, il est possible de limiter la casse en achetant à un prix plus juste. Dans cette région il y a beaucoup de biens « bricolés » et avec des arguments sérieux et valables il est encore envisageable de faire entendre raison à certains vendeurs.


                  • HELIOS HELIOS 13 octobre 2015 16:26

                    L’ensemble des forces économiques préfèrent que les « travailleurs » soient locataires et , au minimum, « emprunteur » sur au moins 30 ans et beaucoup plus si c’était possible. Il y a des banques qui pretent jusqu’a 50 ans.


                    Dans quel but ? Le besoin d’un toit pour une famille est legitime et indispensable. Un employé qui risque de ne plus avoir de revenu, donc de ne plus payer son loyer/credit, est donc un travailleurs captif et soumis. Un vrai reve d’employeur.

                    comment pousser la tendence a la location plutot que la propriete ? Tres simple, il faut que les proprietaires « institutionnels », ceux que l’on retrouve dans toutes les adjudications et qui ont les moyens de payer et accessoirement d’influencer les institutions pour modifier les PLU... ajustent au plus haut les prix, ce dont ils ne se privent pas

                    Le reste se fait conjointement par les autorités gouvernementales, les organisations professionnelles et bien entendu les entreprises... a travers une fiscalité délirantes et un systeme economique où tout le monde desire des marges du même niveau que celle des banques alors que ce ne sont que des petites productions et/ou services.

                     Nous en sommes a une definition du prix de vente étudié par des « marketeux » qui determinent ce que le client peut payer plutôt que ce que vaut le produit... en plus a grand renfort de pub, avec comme consequence de lessiver les budgets déja malmenés.... epongeant ainsi le « reste a vivre » que vous citez egalement.

                    Regardez le prix des telecom dans une famille.... entre internet a la maison et les forfaits des differents portables ... regardez combien coutent les « petits » credit pour des meubles, des equipements menagers... TOUT est vendu au plus cher possible et pratiquement sans concurrences.

                    Qui peut payer des credits, et qui peut s’en sortir dans ces conditions, surtout lorsque vous rajoutez les taxes foncieres, assurrances, les obligations fiscales etc....

                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 18:03

                      @HELIOS
                      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                      Sans doute que certains élaborent des plans.

                      La force du peuple c’est le nombre. Effectivement, seul vous avez peu de chance d’arriver à quoi que ce soit.

                      Des centaines, des milliers, des millions de personnes qui tapent du poing sur la table et qui décident de ne plus subir et aucune formation opaque ne pourra arriver à ses fins.

                      Pour l’immobilier il suffit d’enclencher le mouvement avec tous les primo-accédants qui en achetant au juste prix les biens arriveront à retourner durablement les prix, pour le bien de tous.

                      Pour y arriver il faut acheter avec bon sens et ne plus acheter un âne au prix d’un cheval de course !


                    • Rincevent Rincevent 13 octobre 2015 17:03

                      Il est clair que ce « marché » est nettement surévalué, surtout si on regarde de plus près la valeur technique des biens à vendre (passoires thermiques dans l’ancien - qualité d’exécution et des matériaux dans le neuf). Les diagnostics obligatoires, aussi imparfaits qu’ils soient, commencent à faire leur effet éliminatoire.

                      Les jeunes primo-accédants ne veulent plus de travaux qu’ils auraient d’abord du mal à évaluer puis à financer. Résultat : ils attendent que ça baisse encore. En face, les vendeurs se crispant sur leur prix, la machine se bloque et ces vendeurs ne pouvant pas se payer leur futur projet, c’est l’effet domino. Tant qu’il n’y aura pas eu une correction des prix sérieuse, l’immobilier continuera à survivre sous perfusion (merci l’État…)


                      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 18:22

                        @Rincevent
                        Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                        Pour l’ancien et les passoires thermiques, c’est clair que la grange vendue au prix d’un palace, ça a fonctionné les belles années pour quelques uns mais maintenant c’est nettement plus compliqué, même en zones tendues.

                        Pour la qualité dans le neuf, c’est très variable. Il y a beaucoup de biens où les équipements et les matériaux sont « légers » mais certains sont tout à fait honnête. De plus, les normes font que même un logement d’entrée de gamme d’aujourd’hui bénéficie d’un confort et de prestations qu’une habitation de 20 ans ou plus n’offre pas.

                        Si on procède à l’analyse des biens d’un point de vue technique et que l’on arrête de calculer un prix de vente sur des rations financiers, la plupart des biens n’arriveraient pas à la moitié de leur valeur.

                        Les travaux ne sont pas à voir comme quelque chose d’insurmontable et d’éliminatoire dans un processus d’achat si le prix de vente du bien permet de réaliser la rénovation sereinement en payant au juste prix les entreprises. Le travail au noir et les travailleurs détachés cassent le marché et tout est tiré vers le bas.

                        Pour qu’une population vivent bien il est toujours préférable de tirer le plus de monde vers le haut.

                        Tant que les vendeurs peuvent tenir, l’édifice tient. Comme tous ne pourront pas avoir des charges sur le bien, à fonds perdus, ceux qui ne pourront plus payer vont vendre massivement et accélérer le mouvement !

                        Comptons sur nos politiques pour légiférer à court terme et alourdir encore la note des propriétaires pour faire en sorte que le mouvement baissier, massif et généralisé, se déclenche.


                      • Rincevent Rincevent 13 octobre 2015 19:23

                        @Laurent CRIADO

                        « Les travaux ne sont pas à voir comme quelque chose d’insurmontable et d’éliminatoire dans un processus d’achat ».
                        Oui, bien sûr. Quand j’ai acheté mon appartement (des années 60) j’ai su évaluer grosso-modo le montant des travaux à faire et donc proposer un prix en conséquence. Mais je parlais d’une génération plus jeune qui n’est pas a l’aise avec ça.

                        A ce sujet, une émission comme « Maisons à vendre » est très révélatrice : une fois passé les clownerie de Stéphane Plazza, c’est plein d’enseignements, entre autre :

                        - Des vendeurs qui font leur prix en fonction de ce qu’il vont racheter après, sans trop se soucier de la valeur réelle de leur bien et de l’état du marché.

                        - Des acheteurs incapables de se projeter à partir du bien tel qu’il est, d’où la réticence sur les travaux. C’est le fameux « rien que vos valises à poser » des agences immobilières.

                        Tout ça ajoute au blocage actuel, sauf dans quelques zones recherchées qui font l’objet de multiples articles ces derniers temps, du genre « où fait-il bon vivre, quelles sont les villes privilégiées par les cadres » Bordeaux, Toulouse, Nantes arrivent en tête.


                      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 19:44

                        @Rincevent
                        Je comprends en effet la réticence de certains pour les travaux.

                        C’est mon métier, donc je suis peut-être un peu enthousiaste sur ce point ! Je vois dans chaque projet une opportunité de faire exactement ce que l’on veut en partant d’une base.

                        A condition que le prix d’achat tienne compte du budget, intégral, des travaux. En tant que professionnel, je suis le premier à dire, que certains biens ne doivent pas être rénovés si le coût des travaux est trop important.

                        Sachez que pour les travaux, faire du beau, faire du bien, faire du confortable, ça ne coûte pas plus cher que du faire du lambda sans intérêt. Tout est dans la programmation et la stratégie, exactement comme pour l’achat.


                      • sleeping-zombie 13 octobre 2015 20:24

                        Hello !

                        L’envolée des prix de l’immobilier est surtout culturelle.
                        La question, c’est « que fait un riche de son pognon ? » (pour simplifier)

                        Aux US, il achète des action d’une « multinationale ». Et c’est comme ça que les boîtes qui façonnent le monde (en bien comme en mal) sont quasiment toutes américaines.
                        En Allemagne, il investit dans les PME. Et c’est comme ça que l’Allemagne a été le 1er exportateur mondial, encore tout récemment, devant les US et la Chine.
                        En France, il se rêve rentier, et achète du terrain ou du bâti, pour en toucher un loyer. Et c’est comme ça qu’on a l’un des pays les plus chers au monde. et en crise permanente depuis 30 ans.
                        Bref, le bourgeois français se rêve en aristocrate, sans comprendre pourquoi l’aristocratie a perdu contre la bourgeoisie. Tout ça c’est de la faute à Louis 14. :)
                        (et en Afrique, il engage du personnel de maison, payé à rien foutre, pour marquer son rang social. Comme quoi, on peut toujours trouver plus con que soi...)
                        ... finalement, je sais pas si je suis très clair. Tant pis :)
                        +++


                        • Roger le Suisse 13 octobre 2015 20:50

                          @sleeping-zombie

                          Vous avez raison, même si l’Américain se rêve aussi rentier à ses heures et fait mumuse avec l’immobilier plus souvent qu’à son tour. Que voulez-vous ? Une mauvaise habitude de plus importée du modèle américain smiley Je savais que le rapport à l’immobilier présentait un différentiel culturel certain entre l’Allemagne et la France, mais les chiffres mentionnés dans l’article me laissent coi. Et après on se demande pourquoi les gens ne peuvent pas consommer...


                        • sleeping-zombie 13 octobre 2015 21:47

                          @Roger le Suisse
                          J’ai pas trop regardé les détails des chiffres de l’article, mais je sais qu’a Berlin, le m² est deux fois moins cher qu’a Paris. Il suffit de faire quelques multiplications pour voir que le fric gâché se compte en centaine de milliards d’euros.
                          Enfin, pas vraiment gâché, juste « immobilisé ».


                        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 23:30

                          @sleeping-zombie
                          Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                          Effectivement, l’effet culturel joue énormément.

                          Pour qu’un système de rente fonctionne il faut que des gens puissent payer ce que les rentiers demandent.

                          Dans le cas qui nous occupe, si les locataires n’ont plus d’argent, que font-ils ? Certains usent du système judiciaire pour ne plus payer le bailleur grâce à la lenteur des procédures, d’autres déménagent, d’autres trouvent des solutions alternatives.

                          Cette activité de rentier ne ramène rien au pays, à part la situation dans laquelle il est.

                          Vous croyez que l’Allemagne est devant nous parce qu’il sont plus intelligents ? Non, ils produisent. Bien sûr tout n’est pas rose chez eux et notamment les emplois à un euro.

                          Ce n’est pas la place ici, mais il est bon de rappeler que la qualité allemande, celle des voitures, tant idolâtrée, est pour majeure partie bien française. En effet, Faurecia, qui fait partie du groupe PSA conçoit beaucoup de pièces des marques premium.

                          Tout n’est pas noir en France et en libérant le boulet immobilier, nous pourrions tous profiter d’une bonne santé économique au lieu de râler sur tout et ce qui ne va pas. L’impulsion que donnerait la baisse immobilière profiterait à tous les secteurs.

                          En couplant cela avec une volonté de développer les entreprises, TPE et PME, et en le faisant savoir au monde entier, nous pourrions redynamiser tous les territoires.


                        • sleeping-zombie 13 octobre 2015 23:43

                          @Laurent CRIADO
                          Bien sûr qu’on peut. Mais on veut pas.
                          On peut même vivre sans argent, et s’épargner une immense masse de travail actuellement exécutée mais fondamentalement inutile : répartir le pouvoir d’achat selon les « mérites ».
                          On peut même tous respecter la loi et s’épargner l’entretien d’une police...
                          ...
                          Mais qui est ce « on » magique qui peut tout faire ? Un assemblage de gens aux intérêts contradictoires. Les locataires et les rentiers. Ou les salariés et les patrons. Ce « on » n’existe pas.
                          Les rentiers français ne vont pas miraculeusement changer d’état d’esprit parce qu’on leur aura prêché la bonne parole. Ils ne le feront que contraint et forcés.
                          Dommages pour ceux qui se tiennent entre l’enclume et le marteau...


                        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 14 octobre 2015 00:04

                          @sleeping-zombie
                          C’est vrai que parfois il faut un peu forcer la main. Aucun système vérolé ne peut résister à un mouvement de masse qui s’engage fortement et de façon durable.

                          Bien acheter et au bon prix c’est ce qui peut faire baisser les prix.

                          Se baser sur les qualités intrinsèques des biens et de leurs environnements pour établir le juste prix, c’est ce que je préconise tout le temps.

                          La plupart des vendeurs ne perdraient pas d’argent en baissant leur prix car pour une grande majorité, la perte est virtuelle. Ils estiment perdre par rapport à ce qu’ils auraient pu vendre et non pas par rapport à leur prix d’achat.

                          Bien sûr ceux qui ont acheté au plus haut, il faut les accompagner pour que la transition se fasse sans laisser personne au bord de la route.

                          Il faut arrêter de jouer le jeu de politiques qui est de monter des groupes contre d’autres. Nous sommes tous français et nous pouvons tous réussir et être fier de notre pays.


                        • Roger le Suisse 14 octobre 2015 00:09

                          @sleeping-zombie

                          Reste l’action individuelle, le refus de se soumettre aux délires des uns et des autres. Aucune dictature n’est éternelle, quitte à la faire plier par la force comme vous le soulignez avec justesse. C’est clair qu’il y aura des dommages collatéraux si l’immobilier s’effondre, mais on ne peut pas continuer sur cette voie confiscatoire où ceux qui produisent, salariés et indépendants, subissent le diktat des vautours de toute sorte. Je me demande d’ailleurs si l’immobilier de rente n’est pas tenu en grande partie par la génération papyboomesque ? Auquel cas, la correction se fera lors de l’ajustement démographique j’imagine. Cela dit, je suis assez d’accord avec l’auteur de l’article et un des commentaires : place à la création et stop au carnage de la spéculation outrancière.


                        • sleeping-zombie 14 octobre 2015 08:34

                          @Roger le Suisse
                          L’argument de la démographie fait mouche. Mais la disparition de la génération 45-65 ne fera qu’empirer le phénomène : les possessions se transmettent par l’héritage et la culture aussi. Les héritiers seront moins nombreux que leur prédesesseurs, donc le « capital immobilier » encore plus concentré, facilitant encore plus la rente.
                          Le problème, c’est qu’il est difficile de lutter contre le phénomène à titre individuel. L’auteur de l’article l’a bien montré : l’immobilier n’est pas un bien comme un autre, on est forcé de l’acheter.
                          Pour comparaison : je n’ai pris un taxi (en france) qu’une fois dans ma vie, et pourtant j’ai un revenu que je considère confortable. Je marche parce que je peux. Par contre, je me vois mal dormir dans une tente sous un pont, et expliquer à mon chef que le délicieux fumet qui m’accompagne n’est qu’une conséquence fâcheuse, mais nécessairement acceptable, de mon refus personnel des prix délirants de l’immobilier...
                          Quelles solutions ?
                          -> télétravail
                          -> vie en communauté
                          -> Tanguy
                          -> squats
                          (... a part les 2 premiers, le reste ne se fait que contraint, ou alors c’est que tu décides de dédier toute ta vie à l’unique but de faire baisser le prix de l’immobilier)


                        • Vipère Vipère 13 octobre 2015 22:59

                          Le m2 moins cher à l’achat peut-être, à la location c’est une autre paire de manches, les loyers sont élevés dans le reste de l’Allemagne et la concurrence pour le logement est rude entre les allemands et les réfugiés, l’Etat allemand expulse des natifs pauvres pour reloger des migrants !

                          Vidéo traduite de l’allemand en français assez édifiante :

                          https://www.youtube.com/watch?v=J0YaulZSdDA

                          Et comme nos dirigeants français ont tendance à calquer leur politique sur celle de la chancelière allemande, nous verrons nous aussi nos locataires pauvres sommés de dégager pour faire de la places aux réfugiés.


                          • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 13 octobre 2015 23:43

                            @Vipère
                            Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                            Là je crois que nous avons touché le maximum de l’acceptabilité. Les gens sont sur les dents et sans baisse des prix, durable, tout peut arriver.

                            Il n’y a qu’à voir ce qui peut se passer avec des gens à bout. (Air France).

                            Pour les réfugiés, ce n’est pas mon domaine d’expertise.

                            Les politiques c’est simple de les virer, vous ne votez plus pour un professionnel de la politique, vous ne votez que pour des personnes venant de la société civile et qui exerce un vrai métier.

                            Si les partis surendettés n’ont plus d’élus, le pouvoir pourra être repris par les urnes.

                            Le risque de voter pour des non-professionnels ? Vous pensez que cela peut être pire que ceux que nous avons depuis plus de 30 ans ?

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