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Incohérences de Bercy

Pourquoi l'Etat agit-il de cette manière déconcertante et déséquilibrée lorsqu'il établit ses budgets pour l'année ? Ceci pendant 30 années consécutives ! La raison est simple : il veut provoquer sa propre banqueroute et la ruine de 90% de citoyens, guidé par des banquiers vénaux . Si vous me demandez de citer mes sources, je vous répondrai qu'il n'y a pas à citer quoi que ce soit. Tout homme de bon sens ne pose pas une pareille question. Il faut et il suffit de reporter cette politique suicidaire à l'économie d'une famille !

Serres le 6/11/2011
 
 
 
L'Etat français, son budget, les effets des intérêts sur l'Economie, la désinformation régnante sur ces derniers

N'étant ni philosophe, ni moraliste, je m'attache avec bon sens à attirer l'attention des citoyens, même des ministres, qui ne sont que mes égaux. Diegoder.

En ouverture, trois maximes de 3 personnages connus de beaucoup.

1. "Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin". [Henry. Ford]

2. "Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets". [Alfred Sauvy]

3. "La complexité du monde économique est égale au latin de nos médecins pour nous cacher la vérité plutôt que de l'exposer. En seraient-ils d'ailleurs capables ?" [D.Der]

Exposé rapide de faits majeurs

Chacun devrait savoir que notre Etat, a pris l'habitude depuis les années 1970 de ne pas avoir un budget public en équilibre. Depuis 1973, il emprunte aux banques privées avec évidemment intérêts, bonjour les dégâts ! – Source Insee « À la fin du premier trimestre 2011, la dette publique s’établissait à 1.646,1 milliards d’euros » [archive], Informations rapides n° 164, Dette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques – 1er trimestre 2011, 30 juin 2011, 2 pp. (données [archive]).

Tout citoyen est en mesure d'apprécier : à la fois la légèreté du quai de Bercy, le manque d'analyse et de sérieux de la majorité de nos parlementaires qui vote ce budget.

Lorsque Wiliam Patterson, fondateur de la Banque d'Angleterre en 1694, "dénonçait" les banques qui selon lui retiraient et retirent encore des intérêts sur tout l'argent qu'elles prêtent. On peut comprendre qu'elles ne peuvent que ruiner, ceux à qui elles prêtent, lorsque les intérêts dépassent les capacités financières de l'emprunteur. Permettez-moi d'ajouter qu'il est déraisonnable de faire confiance aux entremetteurs : l'Etat et les parlementaires.

Je n'apprécie nullement le manège "Européens" qui, par l'intermédiaire de la presse et de la TV, nous distraient sur cette pseudo dette non imputable au public mais aux 577 portefeuilles des députés, à quelques dizaines de ministres et un peu plus de 300 sénateurs.

Pensons à nos richesses produites et jamais réparties convenablement ! Qui plus est, détruites, ou invendables alors qu'il serait si simple de la redistribuer. Pourquoi ? Parce que l'argent ne circule pas, toujours dans les poches des actionnaires et spéculateurs, pas dans les poches des laissés pour compte par la machine et les délocalisations.

 Une simple émission monétaire gratuite fournie par la Banque de France comme avant 1973, [mystification supplémentaire, coup d'Etat économique] et répartir cette somme sur tous les citoyens. Somme remboursée sans intérêt et rendue à l'organisme d'Etat lorsque la production est écoulée. Cherchez donc l'inflation, indésirables économistes patentés !

N-B Rappelons-nous cet extrait du discours de Silvio Gesell prononcé à Berne en 1916 : " ... La rente et l'intérêt, c'est à dire le soi-disant droit au travail d'autrui, devront, si nous voulons jouir de la paix sociale et entre nations, être sacrifiés jusque dans les dernières traces ... . J. Daudon


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2 réactions à cet article    


  • Taverne Taverne 8 novembre 2011 16:01

    « La raison est simple : il (l’Etat) veut provoquer sa propre banqueroute et la ruine de 90% de citoyens, guidé par des banquiers vénaux », dites-vous ? Cela signifie que les socialistes veulent cela. En effet, lire ici  : les députés qui ont le plus voté pour les budgets en déséquilibre depuis 30 ans sont quasiment tous socialistes.


    • eric 9 novembre 2011 09:14

      depuis 1980, la part des ménages à baissé de 11% dans le PIB. Quelqu’un leur a prit leur argent. Qui ? Les riches, les spéculateurs, les banquiers ? Pas sur, après impôts etc.... leur part est restée stable. En revanche, par un hasard étonnant, la part de l’État a crue de 11% ( sans compter la dette car si l’état prélève un peu plus de 50% il dépense de l’ordre de 56%) ce qui donne un élément de réponse.
      Génial me direz vous, de plus en plus de services publics ! On sort progressivement de l’ultralibéralisme...
      Pas si simple !

      Dans le budget, de l’ordre de 94% des dépenses ne faisaient pas l’objet d’un vote. Ce sont les services votés. Pour l’essentiel, ce sont des frais de fonctionnement, et donc en majorité des salaires. Ceux ci ne font pas l’objet de vote, mais pour l’essentiel de négociations avec les syndicats à grand renfort de grève. On est donc dans un déni parfait de la démocratie et de la volonté populaire. Tu vote, tu vote pas, pour l’un ou pour l’autre, de toute façon, cela n’a et ne peut avoir qu’une influence marginale sur le gros de la dépense.

      Depuis les années 80 on a embauché suivant la façon dont on compte de l’ordre de 1,5 à 2,5 millions de personnes vivant de fonds publics pour parvenir à une dégradation continue de la qualité du service public ( dixit, l’ensemble des syndicats et partis de gauche).

      C’est quand même le seul secteur où on a réussi a faire moins avec beaucoup plus de monde ( dans l’industrie, l’agro alimentaire, on produit beaucoup plus qu’en 80 avec beaucoup moins de monde).

      La solution ? Partielle ? Jouer sur l’égoïsme. Négocier avec les syndicats le sacrifice des jeunes. On ne se sépare pas des mauvais ou des inutiles, on ne les remplace pas par des jeunes mieux formés, on se contente de ne pas remplacer un retraité sur deux. Le prix à payer, la moitié des économies réalisée pour ceux qui sont en place. En échange, ils font le fantastique effort d’essayer d’améliorer leur productivité de quelques petits pour cents.
      C’est devenu une méthode. La récente réforme des retraites s’est traduite par une amélioration des conditions de retraites faites aux fonctionnaires. Cela a été le prix à payer pour que les syndicats accepte que les autres travaillent plus longtemps....

      Solutions partielles, pas très glorieuses, mais il faut se mettre à la place des gouvernement de droite. Chaque fois qu’ils ont essayé de faire mieux ( rigueur Raymond Barre, réforme des retraites et de la sec soc) cela c’est terminé par des grèves des manifs et de l’insatisfaction les conduisant à perdre les élections. Or, il n’y a pas que les syndicats de la fonction publique à être soucieux de leurs intérêts personnels.

      Avec des emprunt à moins de 3% pour une inflation à 2 et des impôts à 50% et une croissance à un ou 2, il est moins risqué à court terme d’emprunter que d’augmenter les prélèvements les plus élevés du monde non communiste.

      Mais cela marche tant qu’il reste des prêteurs potentiels.

      Avec quoi ? 0,5% de revenu de son épargne après impôts et inflation, il y a un stade ou cela couterait de l’argent à l’épargnant de prêter à l’État. Il achète des emprunts pour des raisons de sécurité ; Si celle ci est obérée par une dette excessive....

      D’où la situation actuelle. Évidemment on pourrait faire comme la Suède, l’Allemagne, etc... contrôler la dépense public, avoir des budgets raisonnables, de la croissance, du chômage en baisse, des exportations qui équilibrent les importations, etc... mais n’est il pas plus simple de dénoncer les thermomètres (je veux dire bien sur les agences de notations ?)
      On en est là.

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