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Inflation, dévaluation et crises monétaires

Inflation, dévaluation et crises monétaires sont les symptômes des spasmes de sous-production alternant aux crises de surproduction en système capitaliste anarchique. Pour bien démontrer cette praxéologie nous devrons toutefois emprunter un détour et amorcer notre explication par l’exposition de quelques concepts prolégomènes ; puis, libéré de la doxa des économistes vulgaires, nous reviendrons aux concepts d’inflation, de dévaluation et de crises monétaires.

Les crises succèdent aux crises

Les économistes s’interrogent à propos des crises monétaires de l’inflation et des dévaluations. Il ressort de leurs divagations une immense confusion qui mérite clarification. Un économiste béotien observait récemment « Entre 1970 et 2007, 124 crises bancaires, 324 crises des taux de change et 64 crises de la dette publique. Et on ne parle pas ici de la crise systémique qui nous frappe depuis 2007 et dont nous sommes loin d’être sortis » (1).

Inflation, dévaluation et crises monétaires sont les symptômes des spasmes de sous-production alternant aux crises de surproduction en système capitaliste anarchique. Pour bien démontrer cette praxéologie nous devrons toutefois emprunter un détour et amorcer notre explication par l’exposition de quelques concepts prolégomènes ; puis, libéré de la doxa des économistes vulgaires, nous reviendrons aux concepts d’inflation, de dévaluation et de crises monétaires.

Produire – vendre – consommer pour empocher

L’objectif de produire des biens et des services – de la production de marchandises – n’est pas de satisfaire les besoins de la population. Le but du système de production de marchandises est de faire produire de la plus-value qui sera expropriée aux travailleurs-producteurs.

Le but du système de distribution-consommation des marchandises n’est pas non plus de satisfaire les besoins de la population. Les appétits des clients pour les produits du commerce sont simplement des syndromes dont le traitement entraîne la consommation-destruction des biens et des services contre paiement en argent, ce qui est l’ultime objectif de ce rapport marchand.

Il est impératif pour la classe capitaliste financière qu’il y ait consommation-destruction des marchandises pour deux raisons fondamentales : A) la première raison est la reproduction de la force de travail de millions de travailleurs-consommateurs qui sont autant de travailleurs-producteurs de plus-value. Jour après jour ces « esclaves salariés » doivent retourner au boulot produire leur quantum de « plus-value » quotidienne, car sans plus-value nul profit et donc aucune accumulation capitaliste. B) Le deuxième motif de l’absolue nécessité de vendre et de faire consommer-détruire des marchandises est d’empocher monétairement cette « plus-value » contenue virtuellement dans chaque produit. Pas de vente de marchandises et pas d’argent et donc pas d’accumulation de capital préparant un nouveau cycle de reproduction élargie (Capital – Marchandise – Capital élargie’).

Le mystère de l’argent

C’est ici précisément que l’argent – la monnaie – sous toutes ses formes et apparences, joue ou ne joue pas adéquatement son rôle de moyens de représentation facilitant l’échange. Le système monétaire est un système de correspondance favorisant les flux économiques et financiers (investissement – production de marchandises – distribution – vente – consommation – accumulation & thésaurisation – réinvestissement). Dans cette équation linéaire les traits (–) représentent le système monétaire qui assure que chaque étape se déroule à la suite afin de boucler le cycle économique (cycle de reproduction élargie).

Contrairement à ce qu’affirment les économistes vulgaires, la fonction de la monnaie n’est pas de mesurer la valeur des marchandises. La monnaie n’est ni une mesure, ni une unité de mesure et encore moins comme l’écrit l’ami Bonafi : « in fine, une information. (…) elle n'est qu'une convention, un archétype issu de notre inconscient collectif » (2).

L’argent sous toutes ses formes (monnaie, placement capital en actions, obligations, produits boursiers dérivés, prêts, cartes de crédit, thésaurisation) est un instrument de représentation de la valeur – de la quantité de travail social contenue dans chaque marchandise. L’argent est un reflet de la richesse sociale collective créée par le travail social humain. L’argent est un reflet de la valeur de chaque produit et de l’ensemble de tous les produits disponibles dans une économie nationale. Il n’y a aucun intérêt à « étudier la valeur intrinsèque de la monnaie » comme le propose le camarade Gilles Bonafi (3). Une telle étude (de la valeur intrinsèque de la monnaie) ne servirait nullement à comprendre les problèmes d’inflation ou de dévaluation. Il ne serait pas plus utile d’étudier la composition chimique de l’encre du papier monnaie pour résoudre les problèmes de rareté ou de surabondance du numéraire sur un marché multipolaire.

L’inflation et le « Crédit Social »

 L’inflation est le nom que l’on donne à la distorsion de la représentation monétaire de la réalité économique nationale. L’inflation est une conséquence de la surabondance du numéraire et du crédit diffusé sur un marché national exigu. Au cours des années cinquante et soixante (1950-1960) le Parti du Crédit Social de Réal Caouette avait compris le système monétaire jusqu’à un certain point, mais pas plus loin que ce certain point. Le tribun eut tout de même l’idée saugrenue de proposer l’émission par la Banque du Canada d’un crédit social – destiné à favoriser la consommation des marchandises soutenant ainsi l’activité économique au Canada (4).

Aussitôt, les « experts économistes patentés » de l’époque, ceux qui promulguaient la doxa économique et « ses grandes lois édictées avant l’apparition de l’ingénierie financière, de l’informatique, du trading quantique, lois qui ne sont plus valables (sic). » selon l’édit du camarade Gilles Bonafi (5). Tous ces pédants courtisans se gaussèrent des Bérets Blancs et du petit gérant de Rouyn-Noranda ; tous déconseillèrent fortement au gouvernement d’émettre un Crédit Social destiné aux familles sans logement et aux itinérants. À la place, ces obséquieux prétentieux préconisèrent des mesures keynésiennes de crédit social – et d’émissions d’argent – mais exclusivement réservées aux milliardaires, aux usuriers et aux banquiers, similaires aux mesures adoptées par le Président Roosevelt au cours du New Deal américain (Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. J.M. Keynes. 1936). Si ces parangons reclus aux HEC avaient pris la peine d’écouter leur gourou J.K. Galbraith (L’Ère de l’opulence – L’économie de marché n’a pas de sens. 1953) ils auraient compris que ce tour de passe-passe ne fonctionne jamais puisque les gouvernants gourmands à la solde, et les riches voraces aux commandes, ne remboursent jamais ces « avances de capitaux » une fois revenu l’été de la prospérité, quand l’hiver de l’austérité est terminé (6). 

En 1971, les États capitalistes abrogèrent les Accords de Bretton-Woods restreignant quelque peu l’émission d’argent. Les États capitalistes prédateurs se mirent à faire tourner leur planche à billet et émirent divers papiers monnaies et documents de crédit inflationniste et insolvables (7).

 Il y eut donc émissions outrancières de monnaies inflationnistes dont nous reprenons ici le cycle de reproduction symbolique : « Prêts aux banques à charte et aux capitalistes financiers par les Banques centrales nationales – subventions industrielles à la charge de l’État, destinées aux entreprises monopolistes – endettement public souverain vis-à-vis des banquiers, des requins de la finance, des grands et des petits déposants – crédits débridés aux consommateurs – hypothèques insolvables et impayées – pyramides de Ponzi boursières et orgie de produits dérivés frauduleux – concomitantes aux baisses du pouvoir d’achat des travailleurs-consommateurs dues à l’affaissement des salaires réels de millions de travailleurs-producteurs – émissions de monnaies inflationnistes ne correspondant à aucune valeur, à aucun produit tangible disponible sur les marchés. » (8).

L’inflation c’est la dépréciation de cette monnaie bidon mise en circulation. L’inflation (la hausse du prix des marchandises par la diminution de la valeur comparative de la monnaie en circulation dans l’économie nationale) est un processus par lequel un système d’économie-politique réajuste la valeur globale de la monnaie disponible sur un marché national (ou multinational comme l’Euro) par rapport à la valeur des marchandises disponibles globalement sur ce même marché national (ou multinational comme l’Euro). L’inflation c’est quand trop d’argent-capital est à la poursuite de trop peu de plus-value et de profits.

De toute cette gabegie naquirent les dettes souveraines si imposantes que la majorité des États ne peuvent même plus songer à les rembourser. Au Québec seulement elle atteint 254 Milliards et elle augmente de 28 millions de dollars chaque jour. La situation est pire aux États-Unis, en France et dans la plupart des pays occidentaux (9).

La loi de correspondance nécessaire

In fine, la masse monétaire en circulation a pour propriété de s’ajuster au marché des biens et des services et ceux qui croyaient déjouer le système financier, boursier, bancaire et monétaire sont rattrapés par leur propre fraude et par la monnaie de singe, l’argent de Monopoly mal acquis qu’ils ont émis. Tout cet argent superflu perd de sa valeur et s’ajuste à la baisse afin de représenter plus fidèlement la valeur des marchandises réellement disponibles dans l’ensemble de chaque marché national, comprenant la valeur de la marchandise la plus convoitée, la « force de travail ouvrière » gaspillée par le chômage des déshérités.

Tous les petits épargnants innocents et tous les spéculateurs fraudeurs voient leurs argents dévalués sur les marchés financiers anarchiques. En réaction les banques centrales, la FED et la BCE notamment, réduisent les taux d’intérêt sur les prêts – réduisent le loyer de l’argent – afin de stimuler les marchés et la consommation de marchandises abaissant d’autant la rentabilité des placements financiers. Les petits rentiers tout comme les ouvriers voient leurs épargnes et leurs salaires s’envoler en fumée spéculative dégressive...pendant que les Méphistophélès boursiers s’enfuient avec leurs papiers éventés.

La loi de correspondance nécessaire, la loi du reflet monétaire de l’activité économique s’applique à nouveau au beau milieu de la crise générale alors que le système impérialiste mondial vacille. Tout ceci est inexorable et les forfanteries des économistes surfaits ne pourront rien y changer. Tout ceci n’est pas le crime de cupidité circonstancié de la Banque Goldman Sachs et de ses « traders » cupides ou stupides. Messieurs Bonafi, Chouard, Cloutier et Chomsky auront beaux pleurnichés leur rage contre le « crapulisme » embaumeur du « bon capitalisme d’antan » et contre le « pouvoir antisocial de l’argent » et autres misérables flagorneries, la loi du système fait Loi (10).

Le système de déprédation puis de dévaluation de la monnaie et les crises économiques successives que nous venons de décrire sont les rejetons du capitalisme, certifié authentique selon les spécifications d’origine. Le capitalisme n’a aucunement été dévoyé et ne peut absolument pas être réaménagé ou réparé. Personne n’a trafiquée votre capitalisme messieurs les économistes, il livre aujourd’hui la marchandise pour laquelle il a un jour émergé de la féodalité déprimante puis lentement évolué vers sa phase suprême impérialiste obsolescente.

Ce n’est pas l’argent qu’il faut condamner ou abroger. Ce n’est pas la députation dans les parlements de vaudeville, ni les gouvernants serviles qu’il faut « enfirouâper », c’est le régime capitaliste qu’il faut renverser pour ainsi tout changer.
___________________________________

1. Pierre Cloutier. L’arnaque du siècle. 13.12.2012. http://www.politicoglobe.com/2012/12/larnaque-du-siecle/
2. Gilles Bonafi. Exponentielles chinoises économie et psyché. 12.12.2012. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/exponentielles-chinoises-economie-127409
3. Gilles Bonafi. Repenser la monnaie. 30.12.2012. http://les7duquebec.org/7-dailleurs/repenser-la-monnaie/
4. Le Parti du Crédit Social. http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_Cr%C3%A9dit_social_du_Canada
5. Gilles Bonafi. Repenser la monnaie. 30.12.2012. http://les7duquebec.org/7-dailleurs/repenser-la-monnaie/
6. http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maynard_Keynes

 http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Kenneth_Galbraith

7. Accords de Bretton Woods. http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods
8. Les produits boursiers dérivés. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pourquoi-les-produits-derives-127229
9. http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise
10. Étiene Chouard. Le pouvoir antisocial de l’argent.29.10.2012. http:// www.yout. com/watch ?v=WKBj8rtiL6Q&noredirec... L’évasion fiscal. ttp :// www.dailymotion.com/video/xvxsei_en-direct-de-mediapart-l-evasion-fiscale-sport-international_news Goldman Sachs http://www.oulala.info/2012/12/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde/

Dans le volume Impérialisme et question nationale (Le modèle canadien) (2012) nous présentons la question nationale à notre époque. GRATUIT EN TÉLÉCHARGEMENT EN PDF. Cliquez : http://www.robertbibeau.ca/imperialisme.pdf 
 


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11 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 janvier 2013 07:29

    À l’auteur :

    « Le capitalisme n’a aucunement été dévoyé et ne peut absolument pas être réaménagé ou réparé. »

    Mais si ! Mais si ! ! !...

    Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat, de manière criminelle, en le focalisant sur la lutte des classes (éradication de la bourgeoisie) et la possession prolétarienne des moyens de production.

    Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

    Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

    Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

    Bon ou mauvais, le système financier actuel est contrôlé par les actionnaires des banques.

    Les autorités politiques pourraient nationaliser toutes les banques, avec ou sans indemnisation partielle ou totale des actionnaires (en en assumant toutes les conséquences).

    Mais, la gestion calamiteuse d’entreprises ou/et de banques par des politico-technocrates a déjà été expérimentée dans le passé.

    Pour contrôler et réguler le système financier, il convient d’acquérir, collectivement, des minorités de blocage ou/et la majorité absolue au sein du capital des banques.

    Le financement nécessaire ne saurait être constitué que par l’épargne d’une association des citoyens-électeurs-contribuables.

    En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...
    Parmi nos « élites », il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu : ÉPARGNE ! ! !
    Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?...

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique en vue de la « Refondation du Capitalisme ».

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».



    • Robert GIL ROBERT GIL 10 janvier 2013 08:54

      On sait bien que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer la compétitivité de la zone euro consiste à dévaluer. Mais, pour cela, il faudrait dissoudre cette zone Euro. Face à cette perspective, François Hollande se comporte comme un enfant qui a mal aux dents mais qui a encore plus peur du dentiste......

      voir un article de jacques sapir : LA DEVALUATION : ON EN PARLE ?


      • rotule 10 janvier 2013 12:16

        @ Robert gil
        Dévaluer ... il faudra m’expliquer le processus qui fait que tout le monde peut d’enrichir en diminuant la valeur de la monnaie, en payant plus cher les importations et en gagnant moins sur les exportations. Il y a un truc que je n’ai pas compris, n’hésitez pas à m’expliquer !


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 10 janvier 2013 15:32

          M. GIL et " M. Rotule

           

          1) NON je ne défends nullement ni la propagande en faveur de la COMPÉTITIVITÉ NI la Propagande en faveur de la PRODUCTIVITÉ. Non plus que la DÉVALUATION de l’Euro évidemment.

          2) Je me contente de décrire les faits - et d’en fournir l’interprétation marxiste-léniniste.

          3) Les capitalistes - les banquiers ne souhaitent pas de leur système économique - Ils ne sont as bête et à peine très méchants. Mais les LOIS du système capitaliste - son mode de fonctionnement les mènes directement à ces successions de crises DESQUELS le prolétariat ne doit faire aucun effort pour les en sortir. 

          4) LA PRODUCTIVITÉ la COMPÉTITVITÉ c’est l’accroissement de l’exploitation, des cadences sur les chantiers, dans les usines les robots aux postes de commandes et les ouvriers serviteurs des robots de métaux. La productivité c’est le problème du patron pas de l’ouvrier.

          5) La DÉVALUATION c’est la baisse drastique rapide - instantané du pouvoir d’achat. La DÉVALUATION c’est le vol des rentiers des gagnes petits, des ouvriers qui ont thésaurisés quelques économies pour leur vieux jour. Allez-voir en Russie après 1989 - les ouvriers sans régimes de pension - dans la misère la plus noire suite à la dévaluation du rouble. La France des années 40 je crois ou dbuit cinquante le Franc divisé par dix - LA DÉVALUATION N’ENRICHIT PERSONNE même pas les capitalistes. Ils ne la veulent pas Ils s’Y résignent quand leur bateau est en perdition - sur le point de couler plutôt que de se saborder

          6) Mais avec le capital-financier et l’impérialisme stade suprème les capitalistes ont une planche de salut que les ouvriers n’ont pas Comme en Argentine de la petite dame de gauche JUSTE AVANT LA DÉVALUATION les capitalistes sortent leurs devises d France par exemple ou d’Argentine ou des USA et ils le planquent en DEVISES ÉTRANGÈRES en Yen japonais ou en yuan chinois ou en Franc Suisse ou en Rouble RUSSE comme Despardieu en ce moment. 

          Voila la vrai signification du faits divers Despardieu PLANQUER SON POGNON avant la grande débâcle de l’Euro et aussi bien sur s’éviter des impôts ce que l’ouvrier ne peut faire évidemment.

           


          • Marc Chinal Marc Chinal 11 janvier 2013 00:11

            @l’auteur :
            .
            <<<<<<<Ce n’est pas l’argent qu’il faut condamner ou abroger .../... c’est le régime capitaliste qu’il faut renverser pour ainsi tout changer.<<<<<
            .
            C’est marrant cette capacité que vous avez à défendre le capitalisme...
            Vous n’aimez pas le capitalisme mais vous défendez son essence : la monnaie.
            Et ainsi vous vous perdez dans des définitions de la monnaie et sa valeur, sans voir qu’un système dont la monnaie est obligatoirement basée sur la rareté (le manque) ne pourra jamais résoudre les problèmes de misère (de manques). Comble-t-on un manque par un manque ?
            C’est débile.
            .
            Heureusement le monde continue sa course, sans oublier que : « capitalisme ou communisme », même conneries qui foutent en l’air l’avenir de la planète et de ses habitants.
            .
            Allez-vous encore longtemps être le suppôt de ce que vous dites combattre ?


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 janvier 2013 03:24

              Vous devriez relire le texte dont vous n’avez rien compris

               

              Je ne défends pas la monnaie - je propose surtout d’éradiquer le capitalisme complètement en tant que système social et politique et économique donc avec sa monnaie y compris mais la monnaie est ici sans importance.

               

              Le communisme est l’avenir de l’homme ( smiley)


            • Marc Chinal Marc Chinal 29 janvier 2013 15:47

              Il me semble que vous défendez la monnaie en voulant qu’elle soit « mieux ».
              Et c’est là tout le problème.
              Elle ne pourra jamais être « mieux » car c’est mathématiquement impossible.
              .
              <<<<Le communisme est l’avenir de l’homme <<<<
              .
              De quel communisme parlons-nous ?
              Moi, prendre en considération les autres et comprendre le « commun » de certaines choses : aucun problème.
              Mais que certains décident à ma place ce que je dois faire... Pas question, même dans une « période de transition » car on sait qu’elles n’en finissent pas...
              L’humain est un individu unique dont la survie passe par le groupe.


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 janvier 2013 17:00

               

              1) La monnaie n’est pas l’essence du capitalisme. LA PROPRIÉTÉ PRIVÉ des moyens de production et d’échanges est le pillier du capitalisme. La monnaie n’est qu’un instrument pour assurer le cycle de reproduction du capital (processus de production - reproduction)

               

              2) D’autres décidés à ma place dites-vous ( smiley Etes-vous sérieux ? Regardez autour de vous !

              Je ne donne ici que quelques exemples il me faudrait des pages pour compléter. L’État décide ce que vous pairez en taxes et en impôts et en taxes municipales et si vous pouvez vous construire la et pas la-bas et de la hauteur de la cloture autour de votre jardin ou du mur devant votre maison. Si vous serez sydiqué ou pas et si vous avez droit de grève ou pas et si vous devez rentré au travail après combien de jours de grève. S’il y aura un nouveau pont de construit près de chez-vous et si votre paysan de voisin pourra utiliser les OGM et si l’étiquetage vous avisera à l’épicierie s’il y a des OGM dans ce produit. Quelle seront les dépenses militaires et si on poursuit l’exploitation du nucléaire radioactif et quelle émission télé seront présenté et si un opposant aura du temps d’antenne lors d’une élection. Si vous aurez une contravention hors des passages cloutés et si vous porterez la ceinture en auto et le casque à vélo Probablement mis ensem,ble des milliers et des milliers de lois et de règlements du municipal au départemental au national à Bruxelles et à l’international

               

              Le reste c’est votre liberté de choisir blanc bonnet ou Hollande bonnet et tout continue comme avant la crise en plus et le chomage à la clé (autre liberté de ne pas travailler de gagner)

               

              Vous me faites rire avec vos velléités de décider de la couleur de votre papier toilette...

               


            • Marc Chinal Marc Chinal 3 février 2013 17:41

              <<<<1) La monnaie n’est pas l’essence du capitalisme.<<<<
              .
              Sans monnaie pour payer les soldats, personne ne veut aller tuer son voisin.
              Votre lecture marxiste est dépassée.
              Le communiste a voulu changer les chefs en croyant que le problème était « un problème de classe » mais c’est comme d’hab clans-contre-clans.
              Remettez-vous en cause : l’analyse communiste est fausse. La monnaie n’est pas un simple moyen. Vous n’échangeriez pas vos biens ou votre travail contre quelque chose qui n’a pas de valeur. La monnaie doit être rare pour avoir de la valeur. Et cette valeur dépend aussi de la psychologie humaine en grande partie. Et c’est ça qui fait que le monde part en vrille, que l’éducation est maintenue basse, sans cours de psycho, de philo et d’économie.
              .
              <<<<L’État décide ce que vous pairez en taxes et en impôts et en taxes municipales et si vous pouvez vous construire la et pas la-bas et de la hauteur de la cloture autour de votre jardin ou du mur devant votre maison. <<<<
              .
              Je parlais de l’état de type communiste qui décide à ma place ce qui est bon pour moi, autrement dit, l’infection que représente « l’économie de plan ». Rien d’autre.
              .
              <<<<Le reste c’est votre liberté de choisir blanc bonnet ou Hollande bonnet et tout continue comme avant la crise en plus et le chomage à la clé (autre liberté de ne pas travailler de gagner)
              <<<
              .
              Vous me prenez pour un socialiste ? Vous avez dû mal lire. Droite gauche, centre, extrêmes, religieux, tous défendent le système de la monnaie.
              Mais le chômage est insolvable dans un système qui utilise de la monnaie. Vous devriez le savoir : pour donner du travail à l’un, il faut le prendre à l’autre. C’est sans futur. Abandonnez votre soutien à la monnaie, c’est elle qui vous rend esclave.
              .
              <<<<Vous me faites rire avec vos velléités de décider de la couleur de votre papier toilette...<<<<
              .
              Si tous les pays communistes se basent sur la violence, l’armée, etc, pour exister et continuer à exister, c’est sans doute parce qu’ils n’ont pas assez pris en compte la couleur du papier toilette... ?
              .
              instruisez-vous : http://www.voter-a-m.fr


            • aliante 14 janvier 2013 03:12
              • en somme vous dites qu’il faut reprendre à l’oligarchie le contrôle de cette fameuse monnaie qui n’est qu’un bout de papier avec de l’encre

               Le moyen le plus sûr de renverser un ordre social existant consiste à corrompre la monnaie. » Lenine

              « Le gouvernement devrait créer, émettre et favoriser la circulation des monnaies et des crédits nécessaires à la satisfaction du besoin de dépense du gouvernement et du besoin d’achat des consommateurs.
              L’adoption de ces principes doit permettre aux contribuables d’économiser le paiement d’un gros volume d’intérêts. L’argent cessera de gouverner et se mettra au service de l’humanité. »
              Abraham Lincoln, Président des Etats-Unis

              tout est dis


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 janvier 2013 03:21

                NON je ne dis pas qu’il faut reprendre le contôle de l’argent - Je dis que le prolétariat doit renverser le capitalisme, l’État capitaliste - le détruire totalement, ses institutions - nationaliser totalement complètement et sans aucun compensation tous les moyens de production et d’échanges sur le territoire national disons des États-Unis d’Amérique - d’emprisonner toute la grande bourgeoisie et de construire un nouvel ordre social avec une nouvelle monnaie une nouvele armée SOCIALISTE sous la dictature totale du prolétariat et de son parti d’avant-garde

                 

                Relire Lénine en 1918-1923

                 

                La monnaie monsieur je m’en contrefiche un peu beaucoup 

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