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Accueil du site > Actualités > Economie > Insolvabilité planétaire

Insolvabilité planétaire

La distinction entre crise de liquidités ou crise de solvabilité peut certes sembler technique mais elle dépasse le cadre académique ou la simple querelle d’experts car c’est précisément de l’identification de la nature de la crise actuelle que dépendent les actions de nos Gouvernements et Banques Centrales. Une réponse et des mesures inappropriées - autrement dit un pronostic erroné - étant effectivement susceptibles d’aggraver la crise...De fait, les enjeux sont de taille. 

En effet, Toutes les parties concernées sont gagnantes si ma banque ou ma famille acceptent de me prêter une somme dès lors que je me retrouve à court de liquidités : Mon activité ne sera pas interrompue, mes employés seront le cas échéant payés, mon prêt sera remboursé avec intérêts, l’économie ayant ainsi bénéficié de ces diverses contributions...

Pourtant, mon problème pourrait également être autrement plus grave - et plus structurel - qu’un problème de liquidités si, quel que soit l’apport en cash, mon activité n’est tout simplement plus profitable du fait du nouvel environnement économique. Ce prêt me mettra dès lors en danger en même temps que mon créancier car mon activité déclinante nécessitera progressivement d’autres apports en liquidités qu’il me sera impossible de rembourser. Ces prêts contribuant ainsi à mettre en péril ma famille ou ma banque tout en m’enfonçant dans un endettement inextricable...Dans ce dernier cas de figure, les répercussions seront néfastes pour l’ensemble des acteurs économiques : En fait, j’aurais contribué à entraîner ma famille ou ma banque dans ma faillite et dans mon insolvabilité !

Les intervenants économiques - y compris les Etats - ayant ainsi basé leur croissance de ces dernières années sur une masse de dettes, cet exemple simple est précisément reproduit aujourd’hui à grande envergure aboutissant donc à un phénomène d’insolvabilité globale. Le monde entier se rend compte aujourd’hui qu’il est plus pauvre qu’il y a dix ans et, à ce titre, l’année 2009 sera cruciale car toute la chaîne des acteurs et intervenants économiques et financiers tenteront de ré évaluer leurs actifs afin de déterminer leur niveau de solvabilité tout en gardant à l’esprit qu’un certain nombre de ces valorisations poursuivent leur dégringolade ! De surcroît, cette détermination de solvabilité ou d’insolvabilité est d’autant plus délicate que les agences de notation ont perdu toute crédibilité et qu’une grande majorité d’investisseurs a perdu confiance dans les indicateurs traditionnels de mesure du risque.

Par ailleurs, comme nombre de commandes sont annulées et comme la consommation ralentit dramatiquement en dépit de prix en baisse, nul n’ose non plus se fier aux bilans des entreprises. Quant aux Etats, aux Gouvernements et autres municipalités ou cantons, ils ne se retrouvent guère en meilleure posture car menacés de défaut de paiement du fait de recettes fiscales en berne combinées à des déficits massifs...

En fait, l’ensemble de la sphère financière internationale devient aujourd’hui comparable à un trou noir qui absorbe toute richesse sur son passage : de l’oligarque Russe au magnat du pétrole Arabe en passant par la naguère prospère industrie Chinoise ou par le jadis très illustre fonds de pension, difficile de distinguer qui est encore solvable...Il n’est pas jusqu’à la solvabilité des Etats - comme la Russie mais également comme la Grande Bretagne ou comme les Etats-Unis - qui ne soit ouvertement remise en doute !

La donne ayant prévalu ces vingt dernières années est à l’évidence caduque, la configuration pour 2009 est très clairement celle d’une insolvabilité globale ou tout au moins à très grande envergure. 


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55 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 10:34

    Selon cet article, la situation actuelle est due au fait que les produits du temps des vaches grasses ont été dilapidées (je m’engagerais plutôt à dire ont fini dans les fouilles des auteurs de ce hold-up planétaire). Selon l’auteur, les mêmes erreurs qu’en 1929 ont été reproduites.

    Si on tient compte du fait que ceux qui ont été à l’origine de cette crise, non seulement n’ont pas été révoqués, mais sont toujours aux commandes, quand ils n’ont pas pris du galon, si on tient compte que de nombreux experts avaient tirés la sonnette d’alarme 1 an voire 2 ans avant la crise, on déduira que, soit cette crise a été voulue, et qu’on doit la considérer comme un nouveau 11 septembre, soit que nos dirigeants sont d’une telle incompétence qu’il faudrait les passer au peloton d’exécution.

    L’article en question n’entrevoit aucune issue, j’ai bien peur maintenant qu’il faille se mettre en position crash, tête sur les genoux et mains sur la tête, et prier pour que la violence du choc ne soit pas trop rude quand l’avion touchera le sol.


    • Tonton Tall 4 février 2009 12:15

      Les marchés, ce matin, n’ont pas lu l’article, ouf .. !.... smiley


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 12:48

      La tendance du jour comme représentative du long terme, quel expert ! smiley


    • Tonton Tall 4 février 2009 13:51

      Cétait une boutade et vous le savez... tandis que le catastrophisme ambiant est bien une tendance momentanée qu’on extrapole au long terme pseudo-rationnellement ( un graphique, ça fait scientifique )

      Car quel est le modèle qui peut vraiment intégrer l’interaction contradictoire des échanges qui faiblissent effectivement et des actions gouvernementales qui agissent contre ce courant.
      Modèle impossible à établir vu qu’on ne sait même pas ce que la force publique planifiera dans 3 mois.
      Ce qui est certain, c’est qu’ils ont compris et sont très motivés pour enrayer la dégringolade.

      Aussi, les expertises dans des domaines aussi complexes que l’économie, et surtout dans une période hors-norme comme celle-ci, je m’y fie autant que la météo à 3 mois.
       


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 14:20

      "Ce qui est certain, c’est qu’ils ont compris et sont très motivés pour enrayer la dégringolade"

      Tellement bien compris qu’ils ont recollé les mêmes à l’ouvrage, et que le G20 a accouché d’une chiure de mouche. A raison de trois G20 dans l’année, dont ne restera que la photo de la beuverie, et à raison de 1/2 millions de pertes d’emploi par mois aux US, on la sent bien la motivation.


    • geko 4 février 2009 14:29

      Je penche pour la première solution ! Tout cela est voulu ! Nos dirigeants politiques sont conseillés par des banquiers et clearstreamés pour loyaux services rendus.

      L’histoire se répète mais avec un scénario un peu plus affiné, expérience de 29 oblige.Bien avant fin XIX les Etats Unis ont connu une période similaire à celle d’aujourd’hui !

      "L’économiste Hugh Rockoff a voulu savoir d’où les millionnaires de l’époque - ceux dont la fortune s’élèverait maintenant au moins à 70 millions de dollars - tiraient leur fortune.
      Comme on pouvait s’y attendre pour une période d’industrialisation rapide, les enterpreneurs manufacturiers sont les plus nombreux, avec environ un quart du total des très hauts revenus. Mais grâce aux informations disponibles sur leurs parcours, Rockoff montre que ce sont des investissements dans la finance et dans l’immobilier qui leur ont permis d’étendre considérablement leur fortune, en dépit de la panique financière de 1893 et de la dépression des années 1890. Les marchés financiers et donc été, hier comme aujourd’hui, la source d’un accroissement des inégalités qui attendra son paroxysme à la veille de la crise de 1929
      "

      Les voilà vos entrepreneurs qui ont goût de l’aventure et de la prise de risque. Ces super héros du progrès sont souvent de vulgaires escrocs !

      Toujours aux USA Mr Santi ? On y est plus en sécurité qu’ailleurs ?


    • Tonton Tall 4 février 2009 16:50

      John

      Vous parlez d’une réforme pour la régulation du système financier... là c’est vrai que ça traîne des pieds, et je ne suis pas optimiste non plus.
      Mais moi je parlais de l’évolution économique actuelle et les mois/années à venir, en rapport avec l’article.
      C’est là-dessus qu’ils sont bien motivés pour agir, et que la plupart ont déjà agi et continuent de le fairet au moins au plan intranational.
      Déjà la réaction publique pour éviter le gros crash bancaire en septembre dernier a été sans précédent. S’ils ne l’avaient pas fait, aujourd’hui, la plupart des banques seraient déjà fermées avec des conséquences catastrophiques qu’on imagine à peine. C’est ce qui s’est passé en ’29.


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 17:25

      Oui bien d’accord, mais rien ne sert de mettre des pansements sur la jambe de bois, la plupart des experts s’accordent à dire que c’est le système qu’il faut réformer en profondeur, et le dernier G20 nous a montré que c’était hors de question. Restent donc les mesurettes, même si ce sont des mesurettes en centaines de milliards de $, qui ne font que reculer l’intégralité du problème.


    • Tonton Tall 4 février 2009 22:58

      Je suis dac que si on se contente de sortir de la crise ( ce qui, dans l’immédiat, est vital ), mais qu’on ne fait rien de vraiment net pour éviter que ça se reproduise un jour, ça laissera un goût très amer....
      Et la nature humaine étant ce qu’elle est, je partage assez votre scepticisme sur ce plan.

      En fait, pour que ça bouge, il faut au bon moment et au bon endroit des mecs à carrure, des pointures...
      Et à ce titre, Obama, Brown, Sarko et Poutine ne me semlent pas être des cons ... il me reste donc un petit espoir malgré tout


    • Forest Ent Forest Ent 4 février 2009 10:47

      C’est vrai. Mais ce n’est pas comme si c’était une surprise.  smiley


      • zelectron zelectron 4 février 2009 11:04

        ...et qui plus est, par de "savants"* tours de passe-passe, au nez et à la barbe des "zotorités" de contrôle, de tutelle, de vérification, gendarmes de bourses en tous genre (et la plupart du temps avec leur complicité active ou bienveillante), la majeure partie de ces escrocs ( les états et gouvernements excusés par principe) s’est mise à l’abri de toute poursuite ou action judiciaire (d’ailleurs bien molles.)

        * savant au sens du singe manipulé par un illusioniste et sa (ou ses) complice(s)


        • Grasyop 4 février 2009 11:17

          À chaque dette correspond une créance. Si toute la planète ou presque est surendettée, qui sont les créanciers ?


          • JL JL 4 février 2009 12:00

            Très juste Graysiop, et c’est un problème récurrent. Sauf que, pour gagner un dollar, certains n’hésitent pas à en détruire 100. Le capitalisme étant fondé sur la rareté, ce qui ne se vend pas est détruit. Une société de consommation n’est pas une société d’abondance : elle détruit autant qu’elle crée.

            Ceci dit, il y a effectivement deux probèmes : la finance d’une part, le capitalisme d’autre part. Et sur le premier point, votre question demeurera sans réponse. Cela vient de ce que les économistes sont, par formation, autistes : pour se distinguer des comptables, ils semblent avoir banni de leur vocabulaire les concepts débit et crédit, et quand ils parlent d’actifs, de dettes, de créances, etc. c’est toujours dans un contexte réservé aux spécialistes. C’est toujours un discours de dominant, de sorte que les actifs sont ceux à qui ce discours est dédié. J’en veux pour preuve ces fameuses dettes que l’on vend ou achète, ce qui est toujours un sujet d’étonnement pour les non spécialistes.


          • Tonton Tall 4 février 2009 11:20

            Dans 1 an ou 2 ans à la même heure, on va bien se marrer en relisant toutes ces âneries
            C’est comme les Jehova, la fin du monde pour demain ...


            • manusan 5 février 2009 03:10

              Oui comme les articles d’il y a 7 mois sur le pétrole à 200 dollars le baril en fin d’année.


            • JL JL 4 février 2009 11:44

              Le post capitalisme ce serait en quelque sorte hériter d’une planète ravagée : ce n’est "ni fait ni à faire". Ni fait parce que misère, désolation, pollution, ni à faire et pour les mêmes raisons.

              Nous n’en sommes peut-être pas encore là, mais pas loin assurément.


              • sapiens 4 février 2009 12:03

                Cet article est en fait un "résumé" du communiqué ci dessous...
                http://www.europe2020.org/spip.php?article585&lang=fr
                Je crois qu’il serait souhaitable (et plus éclairant) pour les lecteurs que les auteurs citent leurs sources...


                • geko 4 février 2009 15:26

                  Alors là Mr Santi vous me êtes très décevant !


                • Grasyop 4 février 2009 15:23

                  Merci Sapiens !

                  C’est en fait bien plus grave qu’un article mal sourcé, c’est du plagiat pur et simple !

                  Qu’on en juge :

                  Original : « Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l’évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n’a rien d’une querelle académique puisque, selon le cas, l’action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse. »

                  Copie : « La distinction entre crise de liquidités ou crise de solvabilité peut certes sembler technique mais elle dépasse le cadre académique ou la simple querelle d’experts car c’est précisément de l’identification de la nature de la crise actuelle que dépendent les actions de nos Gouvernements et Banques Centrales. Une réponse et des mesures inappropriées - autrement dit un pronostic erroné - étant effectivement susceptibles d’aggraver la crise...De fait, les enjeux sont de taille. »

                  Original : « D’ailleurs, des milliardaires russes [10] aux pétromonarchies du Golfe arabique en passant par l’Eldorado commercial chinois [11], ce sont toutes les « poules aux œufs d’or » des entreprises et des établissements financiers de la planète (et notamment européennes, japonaises et nord-américaines [12]) qui s’avèrent désormais insolvables ou tout juste solvables. »

                  Copie : « de l’oligarque Russe au magnat du pétrole Arabe en passant par la naguère prospère industrie Chinoise ou par le jadis très illustre fonds de pension, difficile de distinguer qui est encore solvable... »

                  Et un mauvais plagiat en plus, car l’original est plus clair que la copie. Et cite ses sources, lui.

                  Quel intérêt peut-on avoir à plagier les textes des autres ? M. Santi, cela mériterait une explication !

                  Décidément, il y a beaucoup d’escrocs parmi les économistes... smiley


                  • sapiens 4 février 2009 15:46

                    Merci d’avoir prononcé le mot que je me retenais d’employer...


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 16:13

                    Accusations tout à fait injustifiées car je promet n’avoir jamais lu ce texte. J’ai écris cette analyse suite à une discussion avec un économiste Britannique que j’ai rencontré aux Etats-Unis il y a quelques jours et qui a évoqué tous ces points avec moi...

                    Je pose effectivement la question : Quel intérêt aurai-je à plagier ?? Et mes précédentes analyses : Plagiat également ? Que l’on fasse des recheches !

                    Quoiqu’il en soit, j’en ai assez de me faire insulter pour des articles que j’écris grâcieusement et dont la rédation me prend plusieurs heures.


                  • sapiens 4 février 2009 17:04

                    Monsieur Santi,

                    Je pensais m’en tenir à ma remarque d’origine mais votre commentaire relève de la provocation. Je sors donc de ma réserve. Votre article, monsieur, est un plagiat.
                    Pour preuve que les coïncidences relevées plus haut n’en sont pas, je rajoute celles-ci.

                    original : les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur croissance de ces dernières années sur l’endettement.

                    copie : Les intervenants économiques - y compris les Etats - ayant ainsi basé leur croissance de ces dernières années sur une masse de dettes,

                    original : Et 2009 est l’année qui va obliger tous les acteurs économiques à tenter d’évaluer concrètement l’état de leur solvabilité, sachant que nombre d’actifs continuent encore à perdre de la valeur.

                    copie : l’année 2009 sera cruciale car toute la chaîne des acteurs et intervenants économiques et financiers tenteront de ré évaluer leurs actifs afin de déterminer leur niveau de solvabilité tout en gardant à l’esprit qu’un certain nombre de ces valorisations poursuivent leur dégringolade !

                    original : Les agences de notation ont perdu toute crédibilité.

                    copie : les agences de notation ont perdu toute crédibilité

                    original : Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée de n’être plus qu’un immense trou noir.

                    copie : En fait, l’ensemble de la sphère financière internationale devient aujourd’hui comparable à un trou noir qui absorbe toute richesse sur son passage

                    original : Pour les entreprises, plus personne ne sait si les carnets de commande sont fiables [7] puisque, tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes [8] ou n’achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines [9]. Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c’est dorénavant l’effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites.

                    copie : Par ailleurs, comme nombre de commandes sont annulées et comme la consommation ralentit dramatiquement en dépit de prix en baisse, nul n’ose non plus se fier aux bilans des entreprises. Quant aux Etats, aux Gouvernements et autres municipalités ou cantons, ils ne se retrouvent guère en meilleure posture car menacés de défaut de paiement du fait de recettes fiscales en berne combinées à des déficits massifs...

                    Je pense la démonstration concluante. Je laisse au lecteur curieux le soin de trouver les autres "similitudes troublantes" qui émaillent votre texte.

                    Quant à votre intérêt à publier ces "analyses", elles relèvent sans doute de celui à polir votre joli profil de cambiste / trader /analyste financier. Si j’avais du temps à perdre, je m’essayerais à décortiquer aussi vos récentes contributions.

                    L’une des motivations de ce site (comme du GEAP dont vous aviez plagié le travail) est d’éclairer le citoyen lambda plutôt que de faire insulte à son intelligence. Cette dernière a déjà été mise à rude épreuve par des parangons d’intégrité tels que vous. A ce titre, Monsieur, je crois que vous n’avez rien à faire ici.


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 17:53

                    Ecoutez : Je suis également troublé par l’ordonnancement et la similitude de certains mots et, honnêtement, penserais plus ou moins comme vous si je n’avais pas écris ce texte.

                    Pourtant, je réitère n’avoir jamais lu ce texte auquel vous vous référez avant aujourd’hui ! Mon texte provient d’une discussion avec un collègue survenue il y a moins d’une semaine. Discussion du reste entièrement faite en Anglais.

                    Allez sur mon site, consultez les archives, j’ai écrit en 15-16 ans des centaines d’articles et si je plagiais, ça se saurait.

                    Cela dit, je suis sincèrement navré de l’impression que cela laisse aux lecteurs.


                  • Grasyop 4 février 2009 18:08

                    Vous voulez dire que c’est le LEAP qui vous a copié (et qu’ils ont antidaté leur article) ? Si c’est le cas, ils sont très forts car ils ont réussi à ajouter toutes les sources d’informations que votre article ne donne pas !

                    Monsieur Santi, vous êtes un fieffé menteur et vous feriez mieux d’avouer au lieu de raconter n’importe quoi ! Comme beaucoup de traders, vous avez joué et vous avez perdu.


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 18:22

                    Non, je ne joue pas : j’essaie depuis de longs mois d’écrire des papiers sur ce site, sans rémunération, tout simplement afin de contribuer à éclaircir certains aspects de la crise actuelle. 


                  • Le péripate Le péripate 4 février 2009 18:29

                     On s’en fout, plagiat ou pas plagiat. Bien que je diverge assez souvent sur les analyses de Santi, ses papiers sont en moyenne mille fois plus intéressant et intelligent que le tout venant économique d’Avox. 


                  • sapiens 4 février 2009 18:34

                    Mr Santi,

                    Il n’y a pas de coïncidence. Chacune des phrases de votre article est une copie de la contribution du GEAB.
                    En voici d’autres exemples...

                    original : Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce qui est de votre banque), et l’économie en général a bénéficié d’une contribution positive.

                    votre copie : En effet, Toutes les parties concernées sont gagnantes si ma banque ou ma famille acceptent de me prêter une somme dès lors que je me retrouve à court de liquidités : Mon activité ne sera pas interrompue, mes employés seront le cas échéant payés, mon prêt sera remboursé avec intérêts, l’économie ayant ainsi bénéficié de ces diverses contributions...


                    original : En revanche, si votre problème n’est pas du à un problème de trésorerie mais au fait que votre activité n’est pas rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du moment, alors l’effort de votre banque ou de votre famille devient d’autant plus dangereux pour tout le monde qu’il a été important.

                    votre copie : Pourtant, mon problème pourrait également être autrement plus grave - et plus structurel - qu’un problème de liquidités si, quel que soit l’apport en cash, mon activité n’est tout simplement plus profitable du fait du nouvel environnement économique. Ces prêts contribuant ainsi à mettre en péril ma famille ou ma banque tout en m’enfonçant dans un endettement inextricable...

                    Je ne vois même plus l’intérêt d’utiliser les caractères gras pour souligner vos emprunts quasi mot à mot...


                  • sapiens 4 février 2009 18:42

                    Non, justement, on ne s’en fout pas. Je trouve scandaleux que Mr Santi s’attribue de la sorte le travail d’un groupe de réflexion. En matière d’information comme dans d’autres domaines, il y a une condition avec laquelle on n’a pas le droit de transiger : l’honnêteté intellectuelle.


                  • JL JL 4 février 2009 19:01

                    Peut être y a-t-il une autre explication : Mr Santi et l’autre personne ont écouté religieusement le même discours. Peut-être y avait-il plusieurs personnes, et ce que Mr Santi nous présente comme étant sa réflexion ne serait que le reporting d’un lobbyiste.

                    Si ce n’est pas un plagiat, je ne vois pas d’autre explication puisque Mr Santi lui-même n’en propose pas. L’économie est un art divinatoire, mais de là à permettre la transmission de pensée ! 

                    Un indice : notre ami péripate qui est un connaisseur es lobbying trouve ces discours très bien.  smiley


                  • geko 4 février 2009 19:10

                    C’est vrai que les articles de Santi ont beaucoup éclairé ma lanterne et je vais même à penser qu’ils sont parmi les plus subversifs sur AV pour qui prend le temps de les comprendre !

                    Mot à mot ! Vous êtes excessifs Sapiens !

                    Il n’était pas rare que mes profs d’économie prennent pour exemple la gestion d’un compte familial pour bien expliquer les principes à enseigner !

                    Quand vous avez une idée dites vous bien que vous n’êtes jamais le seul à l’avoir ! Voilà quelques années je voulais créer un magazine régional sur la vie et les sports en montagne ! J’ai abandonné le projet car demandant un investissement trop important mais quelques mois plus tard un magazine du nom que j’avais trouvé est sorti en presse "Massif Central" ! Je n’ai pas accusé personne de plagiat !!

                    Je ne pense pas que Santi soit malhonnête intellectuellement !


                  • sapiens 4 février 2009 19:33

                    Geko, vous devriez vous garder de comparer la possibilité d’avoir une même idée, avec celle de reproduire presque mot pour mot une argumentation.

                    Probablement, vous connaissez le paradoxe du singe savant. Si vous lui en laissez le temps, un tel singe placé devant une machine à écrire et tapant au hasard produira quelques vers de Shakespeare. La probabilité que Mr Santi ait écrit cet article sans plagier la contribution du GEAP est à peu près aussi élevée que de voir notre singe composer Hamlet en quelques milliards d’années. Mais je vous l’accorde : cette probabilité n’est pas nulle. En ce qui me concerne, toutefois, une telle somme de coïncidences ne révèle rien d’autre que la triste vanité de Monsieur Santi.


                  • Proto Proto 4 février 2009 19:47

                    Bien vu.


                  • geko 4 février 2009 19:49

                    Tout cela est très gênant j’en conviens ! Restons positif cela m’a permis de découvrir le site du LEAP !


                  • Le péripate Le péripate 4 février 2009 23:27

                     Nous ne sommes grands que parce que nous sommes juchés sur les épaules de géant, a dit je ne sais plus qui.
                    Le droit d’auteur n’est que le droit pour un auteur de protéger comme il l’entend son produit. Rien d’autre, en droit naturel. Quelqu’un qui publie sur internet souhaite évidemment voir ses idées reprises. Sinon, qu’il les garde dans un tiroir !
                    Notez, par exemple, que les picts avatars utilisés sur Avox n’ont certainement payé aucun droits d’auteur ! En tout cas, pas moi.
                    Si je reprends une idée, je la fait mienne.


                  • sapiens 5 février 2009 00:09

                    Je regrette Peripate, mais je ne peux pas partager votre point de vue. Reprendre les idées d’un autre presque mot pour mot fait d’abord de vous un perroquet. Et ces oiseaux-là ne devraient rien pouvoir signer de leur plume...


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 00:23

                     Remarquez, interdire chacun de répéter ce qu’il lit, entend, et voit, aurait son intérêt : le silence. 


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 00:32

                     Mais, c’est assez surprenant de la part de gens qui trouvent normal d’être très régulièrement spolié de plus de la moitié de leur revenu, d’être si sourcilleux sur le "droit d’auteur". Vous êtes, finalement, des capitalistes dans le domaine intellectuel. Pourtant, la remarque a été faite depuis longtemps que lorsque une idée passe d’un humain à un autre, elle reste aussi chez l’initiateur, contrairement à un billet de banque, par exemple. Ce n’est donc pas un domaine économique dans le sens ou la "marchandise" ne s’échange pas, mais diffuse.
                    Je ne cite pas Pythagore a chaque fois que je vérifie un angle droit. Ni ne paye de taxes, merci.


                  • sapiens 5 février 2009 00:48

                    Peripate, le problème n’est pas ici de diffuser ou non l’information aurpès du plus grand nombre.

                    Pour reprendre une comparaison picturale, on trouve des copies bon marché de tableaux célèbres partout de nos jours - et j’allais dire, tant mieux - mais en général, la copie d’un tableau, elle, préserve la signature originale.



                  • sapiens 5 février 2009 01:00

                    Peripate, vous ne citez peut-être pas Pythagore en appliquant son théorème au triangle rectangle, mais si vous le démontrez sur Agoravox en le baptisant "théorème de Péripate", vous risquez de suciter quelques réactions...


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 01:04

                     Un tableau est encore un objet, que l’on peut garder, ou céder. Mais une idée ? De la céder ne m’ôte rien, au contraire même, surtout dans l’ordre du savoir." L’intérêt général" n’est-il pas augmenté, amélioré, quand une idée est sélectionnée, choisie, et répandue ? D’autant plus qu’il y a plus de mauvaise idées que de bonnes, plus de façons d’être dans l’erreur que dans le vrai. Ainsi donc, si je croise une idée, et qu’elle me paraît bonne, parce que j’ai aussi en moi d’autres idées, que je les croisent, les fassent se multiplier, c’est bon.

                    Plagier est un crime sans victime. Et, encore une fois, c’est à l’auteur de décider les moyens de protéger son idée, s’il y tient. Ceci dit, remercier en citant, ça peut se faire. smiley

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