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Accueil du site > Actualités > Economie > Interdire les licenciement ? Brrrrr !

Interdire les licenciement ? Brrrrr !

Cette idée peut paraître naïve : si la réponse contre le chômage est l'interdiction des licenciements là, comme ça, pourquoi tant qu'on y est ne pas interdire la pluie parce que ça mouille, les cyclones parce que ça tue, les pluies de météorites parce que ça blesse ?

Tout simplement parce que les licenciements, contrairement aux autres exemples cités ne sont pas des catastrophes naturelles. On peut donc les éviter. D'ailleurs il faut les éviter car plus de chômeurs, ce sont moins de personnes qui cotisent à la sécu, à l'assurance chômage… Et donc des trous dans la sécu qui justifient (façon de parler) d'augmenter les cotisations pour ceux qui ont encore un emploi. 

Pour les grands groupes : un faux problème

D'abord, il faut bien avoir en tête qu'aujourd'hui les entreprises pour la plupart font des bénéfices et leurs patrons s'enrichissent. Même lorsque le marché de l'automobile baisse par exemple, les groupes Peugeot et Renault arrivent à faire des profits ! Dès lors, ne serait-ce pas à ceux qui ont le plus (à savoir les actionnaires et les grands patrons) de faire des efforts ? Car les salariés, eux n'ont que le salaire comme source de revenus pour subvenir à leurs besoins. Il n'y en a déjà parmi eux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Selon l'ONPES, 6,7% des travailleurs sont pauvres (vivant en-dessous de 964€, taux à 60%). Surtout, ce chiffre monte à 15,5% pour les femmes seules avec enfant à charge et à 19% dans le secteur de l'agriculture ! (LIEN) Où est la valeur travail ?

Prendre sur les profits donc, pour assurer le maintien des emplois. Seulement voilà, certains PDG d'entreprises riches à milliards aiment pleurnicher devant les médias en nous faisant croire à des pertes voire à des dettes. L'exemple le plus récent est sans-doute celui de PSA. Il y aurait une dette d'environ 5 milliards d'euros ce qui justifierait de larguer 11 000 ouvriers ! 

3 mensonges en une affirmation : 

•1er mensonge : le plan social était dans les tiroirs au moins un an avant son annonce. Il aurait même été concocté dès 2009 selon le syndicat CGT. Or, en cette période, PSA ne déclarait aucune dette et faisait des profits.

•2ème mensonge : la dette est composée à 4,7 milliards de dépréciations d'actifs et de 300 millions qui financeraient le plan social. Autrement dit le plan social serait justifié par une dette creusée par le plan social. La logique est imparable.

•3ème mensonge : cette dette tant mise en avant serait facilement remboursable si la direction déniait mettre à contribution les 11 milliards d'euros de réserves financières (LIEN) et les 4,5 milliards que la famille Peugeot (actionnaire principal) planque en Suisse (LIEN).

Enfin, si on donnait le moyen aux travailleurs de mettre le nez dans les comptes en levant les secrets (commercial, bancaire…) on découvrirait peut-être d'autres surprises…

Ces mensonges sont monnaie courante dans de nombreux grands groupes. Tous ces plans sociaux sont scandaleux.

Mais les entreprises de notre pays ne sont pas toutes des grands groupes prospères. Et c'est là que ça se complique.

Je comprends parfaitement que l'idée de ne pas pouvoir licencier soit mal perçue par les petits patrons qui triment et qui pense que virer quelques personnes vaut mieux que de faire faillite.

Alors je voudrais quand même tenter de les convaincre.

Développer la demande

Aujourd'hui, les entrepreneurs qui ressentent la nécessité de licencier (je sais bien qu'ils ne font pas cela par plaisir) sont souvent confrontés à des réductions de carnets de commande. Pour qu'il s'agrandisse, il faudrait augmenter les salaires. Cela, le grand patronat en a les moyens. Mécaniquement, les petites entreprises seraient sauvées par les salaires des grandes, ce qui donnerait lieu à des augmentations de salaire dans les petites. C'est mieux que de laisser un travailleur de grande entreprise sombrer dans le chômage. Car le chômage entraîne le chômage. Si vous vous faites virer, vous n'achèterez plus autant de vêtements, de pâtisseries chez votre boulanger, de jambon chez votre boucher, de billets d'avion chez votre voyagiste… Mettons toute la France au chômage, ça sera plus simple !

Un argument béton pour les petits patrons

En plus de voir le carnet de commande rétrécir l'entrepreneur ne peut pas emprunter à la banque. Pensez-vous, spéculer sur des matières premières agricoles comme l'ont fait la BNP Paribas, Natixis, La Société Générale, Crédit Agricole, ça rapporte bien plus et pour un moindre risque ! LIEN

Bruno Gaccio racontait dans une conférence du collectif Roosevelt 2012 l'anecdote d'un pêcheur Corse qui ne pouvait pas emprunter pour financer ses bateaux. Ce pêcheur n'est pas assez rentable aux yeux des banques : elles le laissent tomber. (LIEN)

Par contre, si l'entrepreneur revient à la charge chez son banquier, il pourra lui dire qu'il n'a pas le droit de licencier et qu'il n'a plus d'autres ressources. C'est un argument béton pour à la fois faire du banquier un sauveur mais aussi un responsable potentiel de la faillite de l'entreprise si il refuse de la financer. Banquier dont la banque sera séparée entre les activités de dépôts et les activités spéculatives. C'est déjà fait ? La réforme bancaire de Moscovici ne concernera que 1% des banques selon les experts ! Il y aussi un dernier avantage que j'ai failli oublier tant il est simple : des travailleurs qui ne risquent pas le licenciement sont des travailleurs enthousiastes, qui ne craignent pas l'avenir, et qui ont donc tout le temps de préparer des projets. Eux aussi.

Réduire le temps de travail

Dans l'entreprise en difficulté où les bénéfices baissent de 20%, au lieu de licencier 20% des travailleurs, il faut réduire de 20% le temps de travail. C'est ce que les syndicats allemands ont demandé (puis obtenu) au gouvernement Merkel. Voilà pourquoi il y a eu 2 fois moins de licenciements en Allemagne qu'en France malgré une récession 2 fois plus grave. Kurzarbeit est le nom de cette trouvaille. LIEN

Maintenant que j'ai prouvé (du moins, je l'espère car je n'ai pas la science infuse) que l'interdiction des licenciements n'était pas si terrible pour l'emploi, regardons les avantages : moins de précarité, moins d'incertitudes, moins de chômage, des entreprises qui gardent leur force de travail, leur cotisants…

Bien sûr, l'interdiction des licenciements est totalement à l'opposé de la flexibilité adoptée par nos chers gouvernants. Mais quand on voit ce que cela donne en Allemagne, en Espagne (à l'origine de la bulle) au Danemark, aux Pays-Bas et même en Chine (où le chômage atteint 20%, LIEN et LIEN), ne vaut-il pas mieux enterrer définitivement cette idée ?

L'interdiction de licencier serait donc une arme contre le chômage ? En tout cas, c'est la seule que nous n'ayons jamais essayée !


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33 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 mars 2013 13:46

    Pour créer de l’emploi il ne faut pas alléger les charges des entreprises, qui ne sont d’ailleurs que des cotisations sociales, mais au contraire instaurer un impôt sur les sociétés indexé sur le nombre de chômeurs. Plus le nombre de chômeurs augmente, plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue, l’impôt diminue et si le chômage disparaît, l’impôt disparaît ! Il faut que le MEDEF et le patronat n’ait aucun intérêt à ce qu’il y ait du chômage.......

    voir : CREER DE L’EMPLOI OU DES RICHESSES ?


    • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 14:14

      Vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé de réduire les cotisations sociales car comme vous j’y suis totalement opposé et je préfère l’inverse : augmentation de l’imposition des plus riches, sur les sociétés... Sans compter la prévention de la fraude fiscale.


    • Karash 7 mars 2013 21:56

      "plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue"

      Bon courage pour prouver ça sans utiliser des hypothèses délirantes à la base.


    • Nico111 7 mars 2013 13:47

      C’est cohérent ce que vous dites mais il y a quand même une chose fondamentale que beaucoup de gens et surtout nos politiques ne veulent pas voir : le vie des Occidentaux et leur model éonomique est basé sur une consommation effrénée, sans ça on est cuit et c’est là une aberration.QUand ça commence à coincer au niveau pouvoir d’achat et bien de façon extraordinaire on consomme moins de stupidité, on change moins de voiture, de téléphone de produits hight tech, on consomme plus local ou autre, enfin bref on redevient un petit peu plus intelligent et c’est ça qui devrait être la norme. Alors quand on pense qu’on va relancer nos économies en relançant la consommation de produits complètement à quasiment inutiles ça me fait pleurer....et ça ne marchera certainement pas.
      Ensuite interdiction de licencier ? Qu’on renforce les règles de licenciement oui mais interdire c’est simple, la plupart des entreprises bloqueront les embauches jusqu’à l’extrème possible, ça ne va pas être beau à voir (on le constate de toute façon en ce moment et étant chef d’entreprise je n’emploierai quelqu’un en plus qu’en en ayant impérativement besoin même si en ce moment je suis juste alors avec interdiction de licencier je préfère encore ramer comme un dingue).
      Quant au fait de baisser la durée du temps de travail en fonction de l’activité oui mais ça va baisser d’autant le salaire......On me dira que c’est mieux que le chomage mais je ne crois pas que notre société est prête à ça, sinon on aurait fait comme l’Islande pour nos dettes, reprit le contrôle de notre politique, de nos actions, de notre monnaie etc... On peut essayer des solutions mais rien ne nous sauvera tant que notre modèle économique ne changera pas radicalement.


      • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 14:43

        Le fait de relancer la demande suppose d’abord de se débarrasser d’une austérité injuste mais rien n’empêche ensuite d’encourager l’achat dans des productions locales, ce qui éviterait les déplacements (pollution, carburant...) et de se farcir des produits industriels truffés de chimie.

        Quant à la réduction du temps de travail, en Allemagne ça a plutôt fonctionné quand on regarde le nombre de licenciements depuis 2008. Et les baisses de salaires ne sont pas une fatalité si la banque aux activités séparées prête l’argent nécessaire.

        • Nico111 7 mars 2013 15:57

          « Et les baisses de salaires ne sont pas une fatalité si la banque aux activités séparées prête l’argent nécessaire. »
          Là je saisis moins bien le concept : pour compenser une baisse de salaire ou une baisse des bénéfices on emprunte ? y’a intérêt alors que le trou d’air ne dure pas sinon c’est droit dans le mur.


        • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 17:10

          y’a intérêt alors que le trou d’air ne dure pas sinon c’est droit dans le mur.

          C’est toujours mieux que de les laisser sombrer dans le chômage sachant qu’il y a déjà 3 millions de chômeurs et qu’on se demande bien aujourd’hui comment stopper cette vague. À Goodyear par exemple (parmi d’autres), l’interdiction des licenciements fait partie des différents mots d’ordre, ce qui montre que les ouvriers sont motivés.

        • null 7 mars 2013 18:21

          L’interdiction des licenciements :

          - délocalisations 
          - blocage sur les embauches
          - investisseurs qui iront voir ailleurs
          Facile à comprendre. 


        • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 23:37

          - délocalisations 

          - blocage sur les embauches 
          - investisseurs qui iront voir ailleurs. 

          Aujourd’hui, c’est déjà le cas.
          Facile à comprendre.

        • null 9 mars 2013 23:38

          Oui mais ca sera pire. 


        • null 7 mars 2013 14:54

          Je vais dire quelque chose de mal assimilé mais le contrat de travail est comme le contrat de mariage par définition ... qu’un contrat. Interdire les licenciements, c’est déséquilibrer ce contrat. Par contre, ce qui pourrait être une solution, c’est un contrat unique avec 15% d’indemnités par année travaillée en cas de rupture. et dans le cas des plans de licenciements collectifs, obliger de commencer les licenciements par les plus anciens. Ce qui donnerait pour un salarié avec 3 ans d’activité et 1500 euros mensuels, environ 7500 euros d’indemnités et pour celui qui a trente ans de boite, salaire à 1500 euros net environ 75000 euros. On réduirait l’insécurité juridique pour les petites boites et le loto prud’hommal des licenciements, outre les temps de traitements par l’administration, etc 


          • null 7 mars 2013 15:19

            Un autre truc. La relance par la demande, ca date de 36. A l’epoque, on achetait et le produit de la vente restait en France. Aujourd’hui on achete chinois ou ailleurs et le produit repart en offshore. 


            • null 7 mars 2013 17:21

              Le pas de cerveau qui m’a moinssé peut augmenter où je lui ai définitivement bousculé son petit confort intellectuel rapide et d’idées périmées ? 


            • null 7 mars 2013 17:23

              errata : augmenter => argumenter 


            • Nico111 7 mars 2013 17:40

              "C’est toujours mieux que de les laisser sombrer dans le chômage sachant qu’il y a déjà 3 millions de chômeurs et qu’on se demande bien aujourd’hui comment stopper cette vague« 
              Mais financer son train de vie ou compenser des bénéfices par de l’emprunt ne peut pas être viable, c’est suicidaire.
              Interdire le licenciement oui mais assorti de conditions : si l’entreprise fait encore suffisamment de bénéfs pour perdurer, pour investir etc...
              Ensuite pour les grosses entreprises, elles se débrouilleront très bien pour »encourager« les gens à démissionner : mutation, pressions, départ volontaire forcé .....Pour les petites entreprises ce sera clairement l’arrêt de l’embauche.
              Au final, c’est une mesure »choc" mais j’ai peur qu’elle braque les petites entreprises, que les grandes ne soient pas vraiment impactées et surtout on ne traite pas les causes du problème.


              • spartacus spartacus 7 mars 2013 18:33
                @gauche normale
                Vous n’avez pas encore compris que l’excès de réglementations et d’ingérence dans l’économie par l’état est la cause principale du chômage de masse plus important en France qu’ailleurs ?

                Vous n’avez pas compris que le licenciement en France est tellement complexe qu’embaucher pour un entrepreneur Français c’est s’acheter des problèmes. 

                Interdire les licenciements c’est simplement inciter à ne jamais embaucher !
                Interdire les licenciements c’est une atteinte à la liberté de diriger.
                Interdire les licenciements c’est une ingérence dans la politique libre et interne et externe de l’entreprise.  
                Matraquer le profit, c’est simplement inciter à ne plus investir.
                Ultra réglementer le travail, c’est inciter a ne plus proposer du travail en France. 

                Que vous faut il de preuves supplémentaire entre la comparaison Suisse et Française ?

                Le code du travail comporte plus de 10 000 articles tous plus contraignants les uns sur les autres, 2800 pages de droits et d’obligations pour les employeurs, 8 tomes entièrement dédiées à la protection des travaileurs, un ouvrage de 12 kg classées en plusieurs Livres, Titres, Chapitres, Sections, et Paragraphes, et articles, alors que celui de la Suisse n’en possède que 54. et se présente en un simple livret.

                Les travailleurs Suisses sont ils moins protégé ?
                Les travailleurs Suisses sont ils plus exploité ?
                Les travailleurs Suisses ont ils une interdiction de licenciement ?

                Que vous faut il de statistiques qui montrent que seules les économies les plus libérales sont sources d’emploi ?
                Suisse, Canada, Hong Kong...
                L’Angleterre devenue libérale en 2010 recrée de l’emploi et son chômage baisse !

                Lisez Hayeck, « la route de la servitude » pour apprendre les bases de l’économie de marché, et les méfaits de la déréglementation dans l’économie de marché des mesures d’ingérence dans l’entreprise.

                • HugoS HugoS 7 mars 2013 22:45

                  @Spartacus :
                  Vous n’avez pas encore compris que l’excès de réglementations et d’ingérence dans l’économie par l’état est la cause principale du chômage de masse plus important en France qu’ailleurs ?
                  Plus important qu’en Espagne ?
                  On peut pas dire pourtant qu’ils croulent sous les réglementations avec les réformes d’Aznar.

                  Interdire les licenciements c’est simplement inciter à ne jamais embaucher !
                  Interdire les licenciements c’est une atteinte à la liberté de diriger.
                  Interdire les licenciements c’est une ingérence dans la politique libre et interne et externe de l’entreprise.  
                  Matraquer le profit, c’est simplement inciter à ne plus investir.
                  Ultra réglementer le travail, c’est inciter a ne plus proposer du travail en France.
                  Vous aimiez fort bien jouer aux provocateurs avec votre théorie de la dinde.
                  A mon tour d’en proposer une autre : la théorie du code de la route.
                  Les conducteurs se mettent a contester le code de la route.
                  Trop contraignant disent ils. Il incite a ne pas nous déplacer, c’est une atteinte à la liberté de circuler !
                  Si on le retire, aura t’on une meilleur situation ?
                  En tout cas oui on aura plus de conducteurs...
                  Et plus de cercueils...
                  Que vous faut il de statistiques qui montrent que seules les économies les plus libérales sont sources d’emploi ?
                  Suisse, Canada, Hong Kong...
                  Paraitrait il aussi que pendant la traite des noirs, le taux d’emploi était de 100% auprès des esclaves africains ! smiley

                • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 23:33

                  « Interdire les licenciements c’est simplement inciter à ne jamais embaucher !
                  Interdire les licenciements c’est une atteinte à la liberté de diriger.
                  Interdire les licenciements c’est une ingérence dans la politique libre et interne et externe de l’entreprise.  
                  Matraquer le profit, c’est simplement inciter à ne plus investir.
                  Ultra réglementer le travail, c’est inciter a ne plus proposer du travail en France.  »

                  Depuis janvier 2009, les patrons ont eu la liberté de fermer plus de mille usines et de détruire plus de 120 000 emplois industriels. Et tout ça malgré les aides en pagaille. On continue comme ça ? La flexibilité a précarisé les Espagnols avant l’éclatement de la bulle et depuis ils nagent dans le bonheur du néolibéralisme. Dans les « modèles » de Scandinavie comme au Danemark et aux Pays-Bas, le chômage explose.
                  seules les économies les plus libérales sont sources d’emploi ?
                  Curieusement, les peuples Sud-américains n’en ont pas voulu de votre « source d’emploi ». C’était censé déboucher sur la démocratie, le plein-emploi et tout ça. Finalement, des gauches indépendantes ont émergé et font décoller le continent.

                • spartacus spartacus 8 mars 2013 12:39

                  HugoS

                  Ayant déja tenté une activité avec siège en Espagne en 2005, je me souvient d’un délai d’attente incertain de 3 mois minimum pour avoir un simple numéro de TVA intracom. J’ai fait autrement, sinon le projet n’aurait jamais abouti.
                  Un bordel bureaucratique pire que chez nous ! 

                  Intéressant comme image le code de la route.
                  Par exemple, dernièrement des interventions politiques, obligeaient a avoir des Éthylotests alors que pas nécessaire. 
                  Cela démontre encore une fois que l’intervention politique perturbe 


                • 1871-paris 1871-paris 15 mars 2013 07:13

                  crassus vous ne cesse de pratiquer la caricature argumentaire en permanence.

                  depuis que le monde ne cesse de ce liberaliser nous constatons un enlisement (dereglementation regan, tatcher ...) industriel dans nos pays ! a contrario les pays sui « triche » (double monnaie, protectionisme, dumping social) eux nous menent par le bout du nez !
                  est vous aveugle des exemples sud americain ou les progres sociaux ce constat a oeil nu !
                  l islande en est ou du non respect des injonctions liberal du fmi ???? a l inverse la grece elle les applique ont vois le resultat !
                  votre aigreur d entrepreneur en echec vous aveugle dans une haine des plus faible que vous semblez considerer comme des parasites !

                • spartacus spartacus 7 mars 2013 18:49

                  Un truc encore, les bénéfices n’ont aucun rapport avec la masse salariale.

                  Faire des pertes n’a jamais empêché d’embaucher, et faire des bénéfices jamais de licencier.

                  On licencie en fonction du carnet de commande à venir, pas celui passé n-1.

                  Autre chose, interdire les licenciements sans travail à proposer c’est payer les gens à rien faire, et à regarder les autres bosser. Ubuesque !

                  • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 23:16
                    On licencie en fonction du carnet de commande à venir, pas celui passé n-1.
                    Forcément si on ne donne pas les moyens aux ouvriers d’acheter les produits qu’ils fabriquent des années durant, au bout d’un moment c’est la chute !
                    Je ne « matraque » pas le profit mais sa recherche à tout prix. Accumuler des bénéfices et les envoyer direction la Suisse en laissant les miettes pour les salariés n’a aucun sens. Ceux qui dirigent l’économie, à savoir le patronat et les actionnaires auquels est soumis le gouvernement en font n’importe quoi.

                    c’est payer les gens à rien faire, et à regarder les autres bosser
                    Euh là, c’est le quotidien d’un PDG que vous me décrivez, en fait ? Très ressemblant !
                     smiley

                  • foufouille foufouille 7 mars 2013 19:43

                    « L’Angleterre devenue libérale en 2010 recrée de l’emploi et son chômage baisse ! »

                    mdr
                    toujours aussi mauvais le crassus


                    • soi même 7 mars 2013 23:10

                      Ce n’est pas le licenciement qui est la clé du problème, c’est le manque de solidarité de l’employeur vis à vis de l’employer qui se voit contraint de se sépare.
                      Imaginons que l’assurance chômage soit à la seul charge de l’entreprise, il est évident que l’entreprise ne pourrait pas se payer le luxe d’entretenir un chômeur à vie, et la conséquence serait qu’il chercherait auprès de leurs relations d’affaires un nouveaux placement.
                      ce système qui a l’avantage en réalité de supprime une ponction financière importante sur les entreprises, du fait même qu’elle se doit être solidaire du salarier dans la démarche du reclassement inter entreprise. Cela a aussi l’avantage de régulé le flux fluctuant de la production par le fait de d’échange de main-d’œuvre dans un réseaux d’entreprise.
                       Il est étonnant que la pensé dite de gauche non pas encore explorer cette piste, et reste sur les veilles recettes marxiste de l’économie, et non toujours pas encore compris que Marx c’est planté par sa vision revendicatrice de la lutte des classes et en réalité n’apporte aucun solution si ce n’est l’affrontement de la lutte des classes.

                        


                      • Gauche Normale Gauche Normale 7 mars 2013 23:52

                        Il est étonnant que la pensé dite de gauche non pas encore explorer cette piste, et reste sur les veilles recettes marxiste de l’économie, et non toujours pas encore compris que Marx c’est planté par sa vision revendicatrice de la lutte des classes et en réalité n’apporte aucun solution si ce n’est l’affrontement de la lutte des classes.


                        Et ça y est, dès qu’on envisage de trancher en profondeur avec ce qui se fait aujourd’hui, on est marxiste. Mais bon si il n’y a pas de lutte des classes, c’est que les richesses sont enfin bien réparties et que l’exploitation a disparu. Je suis rassuré.

                      • bigglop bigglop 8 mars 2013 01:12

                        @Gauche Normale,

                        Je vais être très méchant avec vous, vous parler d’augmenter la demande donc vous soutenez la théorie capitaliste de relance de la croissance par la demande (ou à l’opposé par l’offre, le choix de Hollande).
                        Vous me répondrez que nous sommes dans un modèle capitaliste qui est en train de mourir et les feux de la croissance s’éteignent, nous entrons en récession.

                        Comme les ’’socialistes’’ au gouvernement sont pris d’une frénésie de création, d’augmentation de taxes diverses, je vais proposer ma Taxe :
                        Créer une taxe sur les automates de production basée sur les gains de productivité dégagés puisque pour l’essentiel ils vont au capital (rémunérations dirigeants, dividendes) au détriment du travail (augmentation des salaires).
                        Mais c’est un scandale, criera la Parisot du MEDEF.....


                        • takakroar 8 mars 2013 08:22

                          Depuis le temps que j’écoute sur toutes les antennes les meilleures économistes nous expliquer la situation, je suis en mesure d’en faire la synthèse :

                          « la seule façon de créer de l’emploi, c’est la croissance. La seule façon d’obtenir de la croissance, dans la situation actuelle, c’est de licencier. Conclusion : il suffit de... euh... »

                          Attendez : désolé, il y a encore un petit truc qui m’échappe. Je m’en vais réécouter les brillants économistes.


                          • Gauche Normale Gauche Normale 8 mars 2013 09:13

                            Vous avez raison, la croissance n’est plus une solution depuis longtemps soit parce qu’il y en a pas soit parce qu’elle ne crée pas d’emplois. En plus elle se nourrit des dégâts qu’elle cause : si il y a une marée noire, il faut appeler des équipes de dépollution. Ça crée de la croissance mais les côtes sont flinguées.


                          • ffi ffi 8 mars 2013 11:04

                            Il faudrait aussi envisager les problèmes de taux de change de notre monnaie...
                            Qui sait comment se fixe la valeur des monnaies les unes par rapport aux autres ?
                            Y-a-t-il une seule chance que ces taux de change soient équitables dans tous les domaines économiques ?

                            En Allemagne, par exemple, les loyers sont nettement moins chers qu’en France.
                            Dans la ville la plus chère de Westphalie, réputée par le prix élevé de ses loyers, et surnommée pour cela « le petit Paris », un 60m² se loue à 440 euros... A Berlin, ce serait 340 euros, le plus cher étant à Munich à 582 euros.
                             
                            Essayez trouver de telles surface à ce prix-là, même dans de petites villes de France...
                            Brest -> 680 euros.
                            Laval -> 800 euros.
                            Poitiers -> 660 euros.
                            Lyon -> 850 euros.
                            Nancy -> 630 euros.

                            Comme le travailleur doit bien pouvoir se loger, si, par exemple, un travailleur Nancéen voyait ses loyers passer au niveau de celui d’un travailleur de Berlin, on pourrait lui baisser son salaire de 300 euros et il n’y verrait donc aucune différence... Et ça, c’est dans l’UE, pour montrer que le taux de change du Franc à l’entrée dans l’euro n’était pas très équitable.

                            Maintenant, si on quitte l’UE, les différences sont encore pire.
                            Par exemple, le même genre de F3 60m² au Cameroun, c’est ... 15 euro par mois !
                            A ce compte-là, on pourrait réduire le salaire de notre travailleurs Nancéen de 615 euros et il garderait le même niveau de vie...
                            A mon avis, en Chine, cela ne doit pas être très différent du Cameroun.
                             
                            C’est évident que de telles disparités dans le prix des choses locales montre qu’il y a de gros soucis en terme de taux de change des monnaies.

                            Le Franc déjà très surévalué à l’entrée dans l’Euro (politique du Franc fort), l’Euro lui-même très surévalué au plan mondial, rend artificiellement tous les produits de base très chers en France, ce qui oblige donc à des salaires très élevés afin que le travailleur puisse survivre, et cela renchérit donc mécaniquement le coût de toutes production en France. Celles-ci deviennent par contre-coup non concurrentielles face aux produits importés des pays où les travailleurs ont des dépenses contraintes inférieures.

                            Donc, avant d’interdire les licenciements, il faut déjà régler les problèmes de taux de change.

                            Mais, de toute façon, régler ce taux de change ne peut apporter une solution globale aux milliers de filières économiques, et donc il faut encore une autre régulation, placée aux frontières celle-ci, qui consiste en des taxes ciblées selon les filières économiques, en fonction des dépenses contraintes des travailleurs du lieu d’où le produit fut importé,

                            Première étape, donc : régulation macro-économique
                            Capacité à agir sur le taux de change (récupération de la souveraineté monétaire)
                            Régulations aux frontières des marchandises (protectionnisme)
                            Après, on y verra plus clair.


                            • spartacus spartacus 8 mars 2013 12:20

                              L’exemple Allemand sur les loyer est criant de la connerie réglementaire de notre pays, qui crée un problème de logement incroyable.

                              Locataires voleurs indélogeables, clientélisme des attributions, logement sociaux a vie, priorités des attributions à des clientélistes à des déja favorisés
                              En Allemagne il n’y a pas de favoritisme du logement public comme en France et donc pas de création de concurrence déloyale entre logement social et privé.
                              Le privé est donc incité à investir et donc les logements se créent et la concurrence fait baisser les prix et augmenter une offre de rapport qualité prix.

                              Allez expliquez ça a des marxistes, Eux qui vivent enfermés dans la jalousie et la haine de celui qui est plus riche que eux !

                            • ffi ffi 8 mars 2013 13:05

                              En fait, peu m’importe la raison exact de ce différentiel de prix au niveau des loyers.

                              D’ailleurs, il me semble de plus que, généralement, pour d’autres produits de bases, l’Allemagne est moins chère que la France : environs 8 à 10% sur les produits usuels.

                              Ce qui importe surtout, c’est d’illustrer l’influence des taux de change, que cela soit celui adopté à la création de l’Euro ou celui celui vise-à-vis des zones hors UE, a une importance considérable. Il est évident que les travailleurs ont des dépenses contraintes pour survivre, et que le niveau des prix à tel ou tel endroit va donc influer sur le salaire minimal et donc exclure la possibilité d’exercer certains métiers (si travailler ne permet pas de survivre, personne ne s’y collera).
                               
                              S’il y a 300 euros de différence entre la France et l’Allemagne pour les loyers plus 8% de différence sur les produits essentiels, on voit bien que l’Allemagne peut proposer un smic à 300 euros de moins qu’en France à niveau de vie identique. Par conséquent elle peut produire moins chère, et donc gagner des parts de marché en France.
                               
                              Cela n’est évidemment pas bon pour l’emploi ici, cela produit du chômage, et donc cela fait augmenter les cotisations chômage sur le travail au global. Ces cotisations sont reportées ensuite sur les prix en France, ce qui fait par contre-coup augmenter le coût de la vie. Ce qui donne un nouveau gain compétitif à l’Allemagne,...etc.
                               
                              Mais l’Allemagne reste un exemple raisonnable. Il en serait autrement avec la Chine ou l’Inde...
                               
                              C’est donc manifestement un cercle vicieux. C’est cela qu’il faut faire cesser, en rétablissant la capacité pour l’état français de gérer le taux de change de sa monnaie. De plus, comme l’établissement des prix est un problème infiniment complexe, que la seule manipulation du taux de change ne suffit pas à régler, il faut encore y ajouter une régulation aux frontières.


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 mars 2013 13:12

                              ah non , quand-même Spartacus , un marxiste ne peut pas avoir de haine  .


                              Ah non , mais non , pas du tout . Quoi ? un peu de haine ? non non c ’est pas possible . 
                              Très légèrement ? bon d’ accord , très légèrement alors .

                            • xa 14 mars 2013 15:51

                              Je lis cet article, et j’ai l’impression que vous ne maitrisez pas notre langue ...

                              « PSA ne déclarait aucune dette et faisait des profits. »

                              Hum ... J’ai l’impression que vous ne savez pas lire un bilan, ni même vos liens. Je cite : « La dette nette au 31 décembre s’élève à 3,4 milliards d’euros ».

                              Les 5 milliards dont vous parlez correspondent non pas à la dette, mais au résultat net 2012, ce qui n’a strictement rien à voir.

                              (cela dit, ce résultat « catastrophique » vient effectivement essentiellement d’une constation comptable de la perte de valeur de l’outil industriel)

                              « la dette est composée à 4,7 milliards de dépréciations d’actifs »

                              Le RESULTAT est issu d’une dépréciation d’actifs. Le résultat, pour simplifier, c’est la constation des revenus de l’entreprise. La dette, c’est autre chose.

                              Ex : vous achetez votre rp avec un emprunt, vous avez une dette. Vos revenus dépassent vos dépenses : votre « résultat » est positif.

                              « les 4,5 milliards que la famille Peugeot (actionnaire principal) planque en Suisse (LIEN). »

                              Montants dus essentiellement .... aux titres Peugeot. Problème, si la famille vend ces titres, pour avoir de l’argent frais, elle n’est plus actionnaire, donc elle ne peut plus injecter ces 4 milliards.

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