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Interprétation libérale de la crise des subprimes

Les articles sur la crise des subprimes se suivent et se ressemblent sur Agoravox comme sur la plupart des médias.

Résumons :


- c’est la "folie des marchés" qui est à l’origine de la crise financière actuelle ;

- ceux qui lisent le Financial Times ou le Wall Street Journal sont des mafieux ;

- la crise c’est la faute de Georges Bush (Etats-Unis, le trou noir) ;

- la "main invisible des marchés" fait la poche du contribuable ;

- le capitalisme mondial connaît une "débâcle" et il faut une "moralisation de la finance" ;

- la crise financière c’est "l’agonie du capitalisme" ;

- nous sommes en train de vivre une défaite des idées libérales... (les sanglots longs des violons libéraux).

Et j’en passe...

Bref, les étatistes jubilent. C’est la mondialisation libérale et le libre-marché qui sont coupables. Il faut donc, c’est logique, plus de régulation, c’est-à-dire plus de fonctionnaires et plus de moyens pour "moraliser" le marché. Car il est bien connu que les fonctionnaires et l’Etat sont détenteurs d’une morale irréprochable qui va tous nous sauver.
La crise est une véritable aubaine pour tous les ultra-étatistes qui se sentaient un peu désœuvrés après leur dernière grande campagne sur le réchauffement climatique et sur les moyens, étatiques cela va de soi, de "refroidir la planète".

Bien sûr, nous comprenons le point de vue de ces talentueux auteurs, tous soucieux d’augmenter les effectifs et les dépenses de l’Etat, seule solution pour juguler la "folie des marchés" et pour rendre des services bénévoles aux braves "usagers" du service public.
 
Malheureusement nous ne souscrivons pas à leur analyse car nous ne vivons pas du tout dans un monde libéral ni dans un monde de libre-échange, bien au contraire.

Les Etats nations captent aujourd’hui 50 % des richesses produites sur la planète ! En France, les dépenses de l’Etat atteignent 54 % du PIB (somme des valeurs ajoutées des entreprises). Aux Etats-Unis, elles sont de l’ordre de 36 %. Dans certaines dictatures pétrolières et dans les pays communistes, l’Etat confisque 100 % des richesses aux fins bien sûr de "redistribution" vers les "bons" citoyens.

Les barrières douanières, les freins à la libre-circulation des populations, les guerres, le surarmement, le clientélisme et la corruption sont le fait de ces organisations étatiques toutes-puissantes qui, à peu près partout dans le monde, outrepassent largement leur rôle et leur mission.

C’est cette mafia étatique qui est à l’origine de la crise dite des "subprimes", qu’il faudrait appeler par son vrai nom, à savoir la crise du financement du logement social par l’Etat américain.


On l’entend partout, la crise des subprimes - crédits immobiliers à risque - serait la conséquence d’un capitalisme financier "débridé" et (bien entendu) de l’ultra-libéralisme qui ravage la planète...

Autrement dit, les banques qui, suivant l’adage bien connu "ne prêtent qu’aux riches" se seraient spontanément mises à prêter massivement aux pauvres ?
Bizarre, bizarre.

La vérité est tout autre.
Ce sont les gouvernements américains, démocrates et républicains confondus qui, depuis trente ans, ont créé cette monstrueuse bulle financière en incitant et même en obligeant les banques à "faire" du subprime. Il serait long ici de raconter toutes les étapes de cette construction qui remonte à 1938 (création de Fannie Mae).
Car c’est bien l’Etat fédéral américain qui a créé la Federal National Mortgage Association (FNMA) et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), plus connues aux Etats-Unis sous leurs surnoms de "Fannie Mae" et "Freddie Mac".
Ces deux institutions avaient pour mission d’émettre des obligations garanties par l’Etat pour financer des banques, elles-mêmes émettrices de prêts à taux préférentiels destinés à des ménages pauvres.

Cette forme de financement a rencontré un immense succès. Les banques pouvaient prêter aux ménages en difficulté et vendre leurs créances à d’autres banques car elles étaient garanties par ces deux organismes d’Etat. En 1968, ce succès devient gênant et Johnson privatise Fannie Mae pour faire sortir ses engagements comptables des comptes de l’Etat. Les dettes publiques de Fannie Mae limitaient en effet sérieusement la capacité d’emprunt du gouvernement fédéral pour financer la guerre du Vietnam.
C’est en 1970 que Nixon crée un second organisme complémentaire : Freddie Mac (FHLMC).

Bien que privatisés ces deux organismes bénéficiaient d’un statut très spécial, celui de "Government Sponsored Enterprise". Elles avaient moins d’obligations que les autres banques de publier leurs comptes, payaient moins de taxes et bénéficiaient de la garantie implicite de l’Etat en cas de coup dur. Les banques ont donc continué à utiliser Fannie Mae et Freddie Mac pour refinancer des crédits accordés à des ménages de moins en moins solvables. Inutile de préciser que FM & FM étaient dirigés par des hommes en vue à Washington. Rien à voir avec de vraies banques privées dont le premier souci est de ne pas faire faillite et de se montrer prudentes dans les crédits qu’elles accordent.

C’est en 1993 que le HUD (US Department of Housing and Urban Development), organisme d’Etat chargé de promouvoir la propriété immobilière pour les plus démunis devient l’organisme de tutelle de FM & FM. Pour les politiciens américains, le taux d’accession à la propriété des ménages pauvres et des minorités ethniques est un sujet hautement sensible. Un politicien qui veut faire carrière doit augmenter ce taux. C’est pourquoi dès 1995 les dirigeants du HUD obligent FM & FM à financer 42 % de prêts "subprime", c’est-à-dire de prêts à risque !
Et sous la pression des politiques, cette proportion ne va cesser d’augmenter pour atteindre 56 % en 2004. Les banques qui financent un maximum de "subprimes" reçoivent le qualificatif de "banques non discriminantes" et... les félicitations de Fannie Mae.

Cette situation est aggravée par une autre conséquence (mondiale celle-là) de l’interventionnisme étatique. Les restrictions à la construction imposées par les villes et par les collectivités locales font gonfler démesurément les prix des logements. L’immobilier américain comme l’immobilier français ou comme l’immobilier britannique est contraint de s’accommoder des miettes de terrains que le pouvoir étatique ou local accepte de rendre constructibles. On construit des tours en centre-ville, mais impossible de bâtir en périphérie, c’est interdit !
Le marché s’envole, par effet de rareté, donc de spéculation et non par création de valeur réelle.

Des villes comme Los Angeles ou San Francisco ont vu leur prix exploser et subissent aujourd’hui la crise de plein fouet. En revanche, une conurbation comme Dallas Fort Worth où la construction a été laissée libre par les autorités locales ressent beaucoup moins la crise car les prix de l’immobilier y ont cru régulièrement, sans effet de bulle.

Au-delà du délire médiatique actuel, la vérité apparaîtra un jour. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de secteurs plus encadrés et plus régulés que les secteurs de la banque et de l’immobilier aux Etats-Unis.
Les causes profondes de la crise actuelle se trouvent donc dans les délires de l’Etat américain et certainement pas dans la folie des marchés. On peut reprocher beaucoup de choses aux banques, notamment leur crédulité et leur manque de prudence face à la mafia étatique de Washington mais aller reprocher aux banques d’avoir trop prêté aux pauvres, c’est vraiment refuser de voir la vérité en face.


Documents joints à cet article

Interprétation libérale de la crise des subprimes


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Forest Ent (---.---.---.205) 2 octobre 2008 12:06
    Forest Ent

    On vit vraiment une époque formidable. smiley Merci encore pour ce superbe numéro d’humour.

    Question subsidiaire : les actionnaires privés de ces "monstres étatiques" (comme AXA, actionnaire de Fannie) ne se sont jamais soucié de leur bilan ? smiley

  • Par Zalka (---.---.---.7) 2 octobre 2008 14:05
    Zalka

    @L’auteur : Votre article est particulièrement mauvais. Non pas à cause de votre parti pris (vous êtes bien sûr libre de vos opinions), mais parce que vous commencez par réduire les critiques à des réflexions de comptoir. Et le pire, c’est que vous enchainez par d’autres réflexions "café du commerce" sur les vilains voleurs de l’état.

    Alors, certes, le système de logement social américains est peut être partiellement à l’origine de la crise. Mais par parti pris, vous donnez l’absolution à tous les intérêts privés qui, par individualisme, ont dévoyé le système.

    Pire, vous reconnaissez dans un commentaire, que vous ne comprennez rien aux systèmes de titrisation. En clair, vous négligez totalement l’un des moteurs de la crise : le mécanisme qui permet de transmettre les problèmes à tout le système financier.


    Lorsque les LBO éclateront, je parie que vous accuserez les états qui ont mis un place un système de dévelloppement des PME, tout en oubliant que le système aura été dévoyé à des fins de rentabilité financière à court terme. Et vous ne vous poserez toujours pas la question de la titrisation.

  • Par Ronny (---.---.---.50) 2 octobre 2008 13:57
    Ronny

    @ auteur

    Article en décalage avec la réalité des faits... Et que l’on retrouve curieusement sur de nombreux sites "liberalo-droitistes" et anti étatiques. La répétition d’erreurs n’en fait pas une vérité cependant !

    Reprenons :

    "C’est la mondialisation libérale et le libre marché qui sont coupables."

    C’est effectivement le manque de volonté de contrôle des seules entités capables de faire contre poids au secteur financier, à savoir donc le Etats, qui est en grande partie responsable de la situation actuelle. On a laissé se créer des paradis fiscaux, pour des raisons très variées, on laisse des flux financiers colossaux circuler au travers de la planète sans se donner les moyens de controler leurs origines et leurs destinations exactes, le tout en croyant que les marchés sont naturellment dotés d’une capacité d’auto régulation...

    "Il faut donc, c’est logique, plus de régulation, c’est à dire plus de fonctionnaires et plus de moyens pour "moraliser" le marché. Car il est bien connu que les fonctionnaires et l’Etat sont détenteurs d’une morale irréprochable qui va tous nous sauver."

    Ceci n’implique pas forcément plus de fonctionnaires, mais effectivment plus de moyens. Ne crachez pas sur les fonrtionnaires et sur leur moralité : je ne suis pas sur pour avoir fréquenté différents milieux (de la recherche à l’industrie) que l’honnêteté des intervenants des secteurs privé soit supérieure à celle du secteur public. 

    "Malheureusement nous ne souscrivons pas à leur analyse car nous ne vivons pas du tout dans un monde libéral ni dans un monde de libres-échanges, bien au contraire."

    Je pense que vous voulez rire ! Regardez l’évolution des réglements douaniers, celle des projets de réglements et lois européens, regardez les projets de traités européens, l’AGCS, le code du travail, etc. Tout est fait pour que les états ne puisse plus intervenir sur les flux d’argents, de personnes, de marchandises... Le tout sans considération pour l’écologie planétaire (coût de transpots dérisoires) ou l’être humain, tout simplment (main d’’oeuvre des pays pauvres sur exploitées, absence de syndicat, aucun avantage sociaux, etc.)

    Les Etats-Nations captent aujourd’hui 50% des richesses produites sur la planète ! En France les dépenses de l’Etat atteignent 54 % du PIB (somme des valeurs ajoutées des entreprises). Aux Etats Unis elles sont de l’ordre de 36 %.

    Le mot captation est tendencieux. Il s’agit en fait d’un simple retour sur investissement. En effet, qui a fait que la France possède des routes, des aéroports, des trains, un système de santé et d’instruction décents, tous ces élements étant pris en compte par les investisseurs étrangers qui viennent en France ? Et qui organise la solidarité entre personnes, l’Etat ou le secteur privé ?

    "C’est cette mafia étatique qui est à l’origine de la crise dite des "subprimes", qu’il faudrait appeler par son vrai nom, à savoir la crise du financement du logement social par l’Etat américain."

    Voyons cela...

    Ce sont les gouvernements américains, démocrates et républicains confondus qui, depuis trente ans ont créé cette monstrueuse bulle financière en incitant et même en obligeant les banques à "faire" du subprime. Il serait long ici de raconter toutes les étapes de cette construction qui remonte à 1938 (création de Fannie Mae). Car c’est bien l’Etat fédéral américain qui a créé la Federal National Mortgage Association (FNMA) Et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), plus connues aux USA sous leurs surnoms de "Fannie Mae" et "Freddie Mac"/

    Stop : ces institutions ont été effectivement été créées par "l’Etat" fédéral, mais pas pour endetter les plus pauvres ! Il faut - au contraire de ce que vous dites - revenir sur l’histoire ! Fannie Mae a été créée en 38 par Franklin D. Roosevelt lors de la mise en place de sa politique dite du New Deal. A l’époque, le marché immobilier s’était déjà effondré (suite à la dépression des années 30) et les liquidités rares. FM a simplement permis aux banques, la plupart étant de petites banques locales, de pouvoir prêter de l’argent "fédéral" pour permettre l’achat de logements aux citoyens US. C’était alors une sorte de caisse d’Epargne ! FM est devenue depuis une entreprise privée, propriétés des détenteurs de ses titres, mais dont le fonctionnement était en cas de "chute" garanti par l’Etat.

    C’est en 1993 que le HUD (US Department of Housing and Urban Development), organisme d’Etat chargé de promouvoir la propriété immobilière pour les plus démunis devient l’organisme de tutelle de FM & FM. Pour les politiciens US, le taux d’accession à la propriété des ménages pauvres et des minorités ethniques est un sujet hautement sensible Une politicien qui veut faire carrière doit augmenter ce taux. C’est pourquoi dès 1995 les dirigeants du HUD obligent FM & FM à financer 42% de prêts "subprime"c’est à dire de prêts à risque !

    Si il est exact que le HUD a poussé FM et FM à soutenir des prêts plus "à risques", il ne reste pas moins vrai que FM et FM ont jusque dans les années 2000 tenu la route. Que s’est il pasée ensuite ? N’oublions pas que FM et FM sont la propriété d’actionnaires, pas de l’Etat. Voyant que les prêts à risques fonctionnaient, la rapacité des détenteurs de titres a conduit FM a se lancer des dans opérations de prêts ou de rachats de prêts de plus en plus "risquées" mais aussi de plus en plus "juteuses". Dans des conditions limites d’ailleurs ce qui a précisément valu - en 2004 - un rappel à l’ordre sévère de l’Etat fédéral demandant à FM de revoir son ratio de capitalisation, bien trop bas. Sans effet !

    Le tout aurait pu continuer à fonctionner. Depuis la fin de la 2eme guerre, on n’avait en effet jamais enregistré de baisse des prix de immobilier aux USA. Les actionnaires comptaient donc sur une hausse de ces valeurs. Si un insolvable apparaissait, on revendait sa maison, et tout le monde s’en tirait sans trop de casse. Jusqu’à ce que le marché se retourne !

    Dire que l’Etat US est responsable de cela est donc non seulement faux, c’est aussi une façon de réécrire l’histoire et d’exonérer de leur responsabilité des actionnaires de plus en plus avides, et de moins en moins conséquents !!! Sur que cela fait désordre dans le paysage libéral que l’on nous vend depuis 20 ans comme le monde idyllique auxquels seuls quelques attardés peu convaincus comme moi refusent d’adhérer.

  • Par Vincent Perrier-Trudov (---.---.---.18) 2 octobre 2008 13:54
    Vincent Perrier-Trudov

    @ l’auteur,

    Vous êtes complètement à côté de la plaque dans votre analyse de la crise.

    La crise est, avant tout, une crise de confiance. Le crédit crunch que l’on observe, les dépréciations massives des banques, et par conséquent leur incapacité à financer leurs besoins de trésorerie à court terme viennent non pas des subprimes elles-mêmes, mais de l’impossibilité pour les établissements bancaires de savoir où sont planqués les "actifs toxiques".

    Ce qui fait la crise, ce n’est pas le fait d’avoir fait du crédit à des personnes dont on savait dès le départ qu’elles auraient du mal à rembourser, mais le fait que l’on a :

    1) totalement décorrélé la raison de l’accord pour octroyer le crédit et l’actif adossé à ce crédit : les établissements de crédit permettaient aux gens d’emprunter non pas parce qu’ils pensaient pouvoir gagner de l’argent grâce aux intérêts, mais parce qu’ils voulaient transformer ce crédit en un titre échangeable. Ils octroyaient un crédit pour vendre la créance immédiatement à quelqu’un d’autre. En gros, on crée une "patate chaude", et on la refile direct à son voisin, en encaissant une commission.

    2) totalement décorrélé les hypothèses sous-jacentes de l’absence de risque, et la notation de ce risque. Les CDO étaient notées AAA, parce que les établissements de crédits étaient sûrs et certains de retrouver leurs billes, même si les emprunteurs étaient défaillants. Et ces établissements étaient sûrs de retrouver leurs billes parce que le marché de l’immobilier était haussier. La notation des CDO ne prenait en aucun cas compte du risque d’un retournement du marché immobilier. Et lorsque le marché immobilier s’est retourné...

    Inutile de dire que les Etats ne sont pour strictement rien dans ces dérives. Vos chiffres - quand bien même ils seraient fondés - ne tiennent absolument pas compte des mécanismes déclencheurs de cette crise.

    C’est le secteur bancaire et financier qui est INTEGRALEMENT responsable de cette débâcle.

    Mais les conséquences sont particulièrement instructives.

    Il est évident que les conséquences d’une faillite en cascade des banques auraient des effets beaucoup plus désastreux et onéreux que de les recapitaliser avec des fonds publics - l’argent du contribuable.

    A partir du moment où une activité économique est tellement stratégique qu’en cas de défaillance, celle-ci doive impérativement être soutenue par l’Etat, elle rentre de facto dans la sphère des biens publics. Il est donc normal et justifié que l’Etat prenne le contrôle de ce secteur.

    Il n’est pas forcément nécessaire de nationaliser les banques à 100%, mais on peut très bien envisager une prise de participation dans tous les établissements bancaires à hauteur de 30%, afin d’avoir un droit de regard et une minorité de blocage sur les décisions stratégiques des banques. Quitte à ce que ce soit l’Union Européenne en tant qu’institution qui prenne ces participations.

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