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Interprétation libérale de la crise des subprimes

Les articles sur la crise des subprimes se suivent et se ressemblent sur Agoravox comme sur la plupart des médias.

Résumons :


 c’est la "folie des marchés" qui est à l’origine de la crise financière actuelle ;

 ceux qui lisent le Financial Times ou le Wall Street Journal sont des mafieux ;

 la crise c’est la faute de Georges Bush (Etats-Unis, le trou noir) ;

 la "main invisible des marchés" fait la poche du contribuable ;

 le capitalisme mondial connaît une "débâcle" et il faut une "moralisation de la finance" ;

 la crise financière c’est "l’agonie du capitalisme" ;

 nous sommes en train de vivre une défaite des idées libérales... (les sanglots longs des violons libéraux).

Et j’en passe...

Bref, les étatistes jubilent. C’est la mondialisation libérale et le libre-marché qui sont coupables. Il faut donc, c’est logique, plus de régulation, c’est-à-dire plus de fonctionnaires et plus de moyens pour "moraliser" le marché. Car il est bien connu que les fonctionnaires et l’Etat sont détenteurs d’une morale irréprochable qui va tous nous sauver.
La crise est une véritable aubaine pour tous les ultra-étatistes qui se sentaient un peu désœuvrés après leur dernière grande campagne sur le réchauffement climatique et sur les moyens, étatiques cela va de soi, de "refroidir la planète".

Bien sûr, nous comprenons le point de vue de ces talentueux auteurs, tous soucieux d’augmenter les effectifs et les dépenses de l’Etat, seule solution pour juguler la "folie des marchés" et pour rendre des services bénévoles aux braves "usagers" du service public.
 
Malheureusement nous ne souscrivons pas à leur analyse car nous ne vivons pas du tout dans un monde libéral ni dans un monde de libre-échange, bien au contraire.

Les Etats nations captent aujourd’hui 50 % des richesses produites sur la planète ! En France, les dépenses de l’Etat atteignent 54 % du PIB (somme des valeurs ajoutées des entreprises). Aux Etats-Unis, elles sont de l’ordre de 36 %. Dans certaines dictatures pétrolières et dans les pays communistes, l’Etat confisque 100 % des richesses aux fins bien sûr de "redistribution" vers les "bons" citoyens.

Les barrières douanières, les freins à la libre-circulation des populations, les guerres, le surarmement, le clientélisme et la corruption sont le fait de ces organisations étatiques toutes-puissantes qui, à peu près partout dans le monde, outrepassent largement leur rôle et leur mission.

C’est cette mafia étatique qui est à l’origine de la crise dite des "subprimes", qu’il faudrait appeler par son vrai nom, à savoir la crise du financement du logement social par l’Etat américain.


On l’entend partout, la crise des subprimes - crédits immobiliers à risque - serait la conséquence d’un capitalisme financier "débridé" et (bien entendu) de l’ultra-libéralisme qui ravage la planète...

Autrement dit, les banques qui, suivant l’adage bien connu "ne prêtent qu’aux riches" se seraient spontanément mises à prêter massivement aux pauvres ?
Bizarre, bizarre.

La vérité est tout autre.
Ce sont les gouvernements américains, démocrates et républicains confondus qui, depuis trente ans, ont créé cette monstrueuse bulle financière en incitant et même en obligeant les banques à "faire" du subprime. Il serait long ici de raconter toutes les étapes de cette construction qui remonte à 1938 (création de Fannie Mae).
Car c’est bien l’Etat fédéral américain qui a créé la Federal National Mortgage Association (FNMA) et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), plus connues aux Etats-Unis sous leurs surnoms de "Fannie Mae" et "Freddie Mac".
Ces deux institutions avaient pour mission d’émettre des obligations garanties par l’Etat pour financer des banques, elles-mêmes émettrices de prêts à taux préférentiels destinés à des ménages pauvres.

Cette forme de financement a rencontré un immense succès. Les banques pouvaient prêter aux ménages en difficulté et vendre leurs créances à d’autres banques car elles étaient garanties par ces deux organismes d’Etat. En 1968, ce succès devient gênant et Johnson privatise Fannie Mae pour faire sortir ses engagements comptables des comptes de l’Etat. Les dettes publiques de Fannie Mae limitaient en effet sérieusement la capacité d’emprunt du gouvernement fédéral pour financer la guerre du Vietnam.
C’est en 1970 que Nixon crée un second organisme complémentaire : Freddie Mac (FHLMC).

Bien que privatisés ces deux organismes bénéficiaient d’un statut très spécial, celui de "Government Sponsored Enterprise". Elles avaient moins d’obligations que les autres banques de publier leurs comptes, payaient moins de taxes et bénéficiaient de la garantie implicite de l’Etat en cas de coup dur. Les banques ont donc continué à utiliser Fannie Mae et Freddie Mac pour refinancer des crédits accordés à des ménages de moins en moins solvables. Inutile de préciser que FM & FM étaient dirigés par des hommes en vue à Washington. Rien à voir avec de vraies banques privées dont le premier souci est de ne pas faire faillite et de se montrer prudentes dans les crédits qu’elles accordent.

C’est en 1993 que le HUD (US Department of Housing and Urban Development), organisme d’Etat chargé de promouvoir la propriété immobilière pour les plus démunis devient l’organisme de tutelle de FM & FM. Pour les politiciens américains, le taux d’accession à la propriété des ménages pauvres et des minorités ethniques est un sujet hautement sensible. Un politicien qui veut faire carrière doit augmenter ce taux. C’est pourquoi dès 1995 les dirigeants du HUD obligent FM & FM à financer 42 % de prêts "subprime", c’est-à-dire de prêts à risque !
Et sous la pression des politiques, cette proportion ne va cesser d’augmenter pour atteindre 56 % en 2004. Les banques qui financent un maximum de "subprimes" reçoivent le qualificatif de "banques non discriminantes" et... les félicitations de Fannie Mae.

Cette situation est aggravée par une autre conséquence (mondiale celle-là) de l’interventionnisme étatique. Les restrictions à la construction imposées par les villes et par les collectivités locales font gonfler démesurément les prix des logements. L’immobilier américain comme l’immobilier français ou comme l’immobilier britannique est contraint de s’accommoder des miettes de terrains que le pouvoir étatique ou local accepte de rendre constructibles. On construit des tours en centre-ville, mais impossible de bâtir en périphérie, c’est interdit !
Le marché s’envole, par effet de rareté, donc de spéculation et non par création de valeur réelle.

Des villes comme Los Angeles ou San Francisco ont vu leur prix exploser et subissent aujourd’hui la crise de plein fouet. En revanche, une conurbation comme Dallas Fort Worth où la construction a été laissée libre par les autorités locales ressent beaucoup moins la crise car les prix de l’immobilier y ont cru régulièrement, sans effet de bulle.

Au-delà du délire médiatique actuel, la vérité apparaîtra un jour. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de secteurs plus encadrés et plus régulés que les secteurs de la banque et de l’immobilier aux Etats-Unis.
Les causes profondes de la crise actuelle se trouvent donc dans les délires de l’Etat américain et certainement pas dans la folie des marchés. On peut reprocher beaucoup de choses aux banques, notamment leur crédulité et leur manque de prudence face à la mafia étatique de Washington mais aller reprocher aux banques d’avoir trop prêté aux pauvres, c’est vraiment refuser de voir la vérité en face.


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Interprétation libérale de la crise des subprimes

Les réactions les plus appréciées

  • Forest Ent (---.---.---.205) 2 octobre 2008 12:06
    Forest Ent

    On vit vraiment une époque formidable. smiley Merci encore pour ce superbe numéro d’humour.

    Question subsidiaire : les actionnaires privés de ces "monstres étatiques" (comme AXA, actionnaire de Fannie) ne se sont jamais soucié de leur bilan ? smiley

  • Zalka (---.---.---.7) 2 octobre 2008 14:05
    Zalka

    @L’auteur : Votre article est particulièrement mauvais. Non pas à cause de votre parti pris (vous êtes bien sûr libre de vos opinions), mais parce que vous commencez par réduire les critiques à des réflexions de comptoir. Et le pire, c’est que vous enchainez par d’autres réflexions "café du commerce" sur les vilains voleurs de l’état.

    Alors, certes, le système de logement social américains est peut être partiellement à l’origine de la crise. Mais par parti pris, vous donnez l’absolution à tous les intérêts privés qui, par individualisme, ont dévoyé le système.

    Pire, vous reconnaissez dans un commentaire, que vous ne comprennez rien aux systèmes de titrisation. En clair, vous négligez totalement l’un des moteurs de la crise : le mécanisme qui permet de transmettre les problèmes à tout le système financier.


    Lorsque les LBO éclateront, je parie que vous accuserez les états qui ont mis un place un système de dévelloppement des PME, tout en oubliant que le système aura été dévoyé à des fins de rentabilité financière à court terme. Et vous ne vous poserez toujours pas la question de la titrisation.

  • Ronny (---.---.---.50) 2 octobre 2008 13:57
    Ronny

    @ auteur

    Article en décalage avec la réalité des faits... Et que l’on retrouve curieusement sur de nombreux sites "liberalo-droitistes" et anti étatiques. La répétition d’erreurs n’en fait pas une vérité cependant !

    Reprenons :

    "C’est la mondialisation libérale et le libre marché qui sont coupables."

    C’est effectivement le manque de volonté de contrôle des seules entités capables de faire contre poids au secteur financier, à savoir donc le Etats, qui est en grande partie responsable de la situation actuelle. On a laissé se créer des paradis fiscaux, pour des raisons très variées, on laisse des flux financiers colossaux circuler au travers de la planète sans se donner les moyens de controler leurs origines et leurs destinations exactes, le tout en croyant que les marchés sont naturellment dotés d’une capacité d’auto régulation...

    "Il faut donc, c’est logique, plus de régulation, c’est à dire plus de fonctionnaires et plus de moyens pour "moraliser" le marché. Car il est bien connu que les fonctionnaires et l’Etat sont détenteurs d’une morale irréprochable qui va tous nous sauver."

    Ceci n’implique pas forcément plus de fonctionnaires, mais effectivment plus de moyens. Ne crachez pas sur les fonrtionnaires et sur leur moralité : je ne suis pas sur pour avoir fréquenté différents milieux (de la recherche à l’industrie) que l’honnêteté des intervenants des secteurs privé soit supérieure à celle du secteur public. 

    "Malheureusement nous ne souscrivons pas à leur analyse car nous ne vivons pas du tout dans un monde libéral ni dans un monde de libres-échanges, bien au contraire."

    Je pense que vous voulez rire ! Regardez l’évolution des réglements douaniers, celle des projets de réglements et lois européens, regardez les projets de traités européens, l’AGCS, le code du travail, etc. Tout est fait pour que les états ne puisse plus intervenir sur les flux d’argents, de personnes, de marchandises... Le tout sans considération pour l’écologie planétaire (coût de transpots dérisoires) ou l’être humain, tout simplment (main d’’oeuvre des pays pauvres sur exploitées, absence de syndicat, aucun avantage sociaux, etc.)

    Les Etats-Nations captent aujourd’hui 50% des richesses produites sur la planète ! En France les dépenses de l’Etat atteignent 54 % du PIB (somme des valeurs ajoutées des entreprises). Aux Etats Unis elles sont de l’ordre de 36 %.

    Le mot captation est tendencieux. Il s’agit en fait d’un simple retour sur investissement. En effet, qui a fait que la France possède des routes, des aéroports, des trains, un système de santé et d’instruction décents, tous ces élements étant pris en compte par les investisseurs étrangers qui viennent en France ? Et qui organise la solidarité entre personnes, l’Etat ou le secteur privé ?

    "C’est cette mafia étatique qui est à l’origine de la crise dite des "subprimes", qu’il faudrait appeler par son vrai nom, à savoir la crise du financement du logement social par l’Etat américain."

    Voyons cela...

    Ce sont les gouvernements américains, démocrates et républicains confondus qui, depuis trente ans ont créé cette monstrueuse bulle financière en incitant et même en obligeant les banques à "faire" du subprime. Il serait long ici de raconter toutes les étapes de cette construction qui remonte à 1938 (création de Fannie Mae). Car c’est bien l’Etat fédéral américain qui a créé la Federal National Mortgage Association (FNMA) Et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), plus connues aux USA sous leurs surnoms de "Fannie Mae" et "Freddie Mac"/

    Stop : ces institutions ont été effectivement été créées par "l’Etat" fédéral, mais pas pour endetter les plus pauvres ! Il faut - au contraire de ce que vous dites - revenir sur l’histoire ! Fannie Mae a été créée en 38 par Franklin D. Roosevelt lors de la mise en place de sa politique dite du New Deal. A l’époque, le marché immobilier s’était déjà effondré (suite à la dépression des années 30) et les liquidités rares. FM a simplement permis aux banques, la plupart étant de petites banques locales, de pouvoir prêter de l’argent "fédéral" pour permettre l’achat de logements aux citoyens US. C’était alors une sorte de caisse d’Epargne ! FM est devenue depuis une entreprise privée, propriétés des détenteurs de ses titres, mais dont le fonctionnement était en cas de "chute" garanti par l’Etat.

    C’est en 1993 que le HUD (US Department of Housing and Urban Development), organisme d’Etat chargé de promouvoir la propriété immobilière pour les plus démunis devient l’organisme de tutelle de FM & FM. Pour les politiciens US, le taux d’accession à la propriété des ménages pauvres et des minorités ethniques est un sujet hautement sensible Une politicien qui veut faire carrière doit augmenter ce taux. C’est pourquoi dès 1995 les dirigeants du HUD obligent FM & FM à financer 42% de prêts "subprime"c’est à dire de prêts à risque !

    Si il est exact que le HUD a poussé FM et FM à soutenir des prêts plus "à risques", il ne reste pas moins vrai que FM et FM ont jusque dans les années 2000 tenu la route. Que s’est il pasée ensuite ? N’oublions pas que FM et FM sont la propriété d’actionnaires, pas de l’Etat. Voyant que les prêts à risques fonctionnaient, la rapacité des détenteurs de titres a conduit FM a se lancer des dans opérations de prêts ou de rachats de prêts de plus en plus "risquées" mais aussi de plus en plus "juteuses". Dans des conditions limites d’ailleurs ce qui a précisément valu - en 2004 - un rappel à l’ordre sévère de l’Etat fédéral demandant à FM de revoir son ratio de capitalisation, bien trop bas. Sans effet !

    Le tout aurait pu continuer à fonctionner. Depuis la fin de la 2eme guerre, on n’avait en effet jamais enregistré de baisse des prix de immobilier aux USA. Les actionnaires comptaient donc sur une hausse de ces valeurs. Si un insolvable apparaissait, on revendait sa maison, et tout le monde s’en tirait sans trop de casse. Jusqu’à ce que le marché se retourne !

    Dire que l’Etat US est responsable de cela est donc non seulement faux, c’est aussi une façon de réécrire l’histoire et d’exonérer de leur responsabilité des actionnaires de plus en plus avides, et de moins en moins conséquents !!! Sur que cela fait désordre dans le paysage libéral que l’on nous vend depuis 20 ans comme le monde idyllique auxquels seuls quelques attardés peu convaincus comme moi refusent d’adhérer.

  • Vincent Perrier-Trudov (---.---.---.18) 2 octobre 2008 13:54
    Vincent Perrier-Trudov

    @ l’auteur,

    Vous êtes complètement à côté de la plaque dans votre analyse de la crise.

    La crise est, avant tout, une crise de confiance. Le crédit crunch que l’on observe, les dépréciations massives des banques, et par conséquent leur incapacité à financer leurs besoins de trésorerie à court terme viennent non pas des subprimes elles-mêmes, mais de l’impossibilité pour les établissements bancaires de savoir où sont planqués les "actifs toxiques".

    Ce qui fait la crise, ce n’est pas le fait d’avoir fait du crédit à des personnes dont on savait dès le départ qu’elles auraient du mal à rembourser, mais le fait que l’on a :

    1) totalement décorrélé la raison de l’accord pour octroyer le crédit et l’actif adossé à ce crédit : les établissements de crédit permettaient aux gens d’emprunter non pas parce qu’ils pensaient pouvoir gagner de l’argent grâce aux intérêts, mais parce qu’ils voulaient transformer ce crédit en un titre échangeable. Ils octroyaient un crédit pour vendre la créance immédiatement à quelqu’un d’autre. En gros, on crée une "patate chaude", et on la refile direct à son voisin, en encaissant une commission.

    2) totalement décorrélé les hypothèses sous-jacentes de l’absence de risque, et la notation de ce risque. Les CDO étaient notées AAA, parce que les établissements de crédits étaient sûrs et certains de retrouver leurs billes, même si les emprunteurs étaient défaillants. Et ces établissements étaient sûrs de retrouver leurs billes parce que le marché de l’immobilier était haussier. La notation des CDO ne prenait en aucun cas compte du risque d’un retournement du marché immobilier. Et lorsque le marché immobilier s’est retourné...

    Inutile de dire que les Etats ne sont pour strictement rien dans ces dérives. Vos chiffres - quand bien même ils seraient fondés - ne tiennent absolument pas compte des mécanismes déclencheurs de cette crise.

    C’est le secteur bancaire et financier qui est INTEGRALEMENT responsable de cette débâcle.

    Mais les conséquences sont particulièrement instructives.

    Il est évident que les conséquences d’une faillite en cascade des banques auraient des effets beaucoup plus désastreux et onéreux que de les recapitaliser avec des fonds publics - l’argent du contribuable.

    A partir du moment où une activité économique est tellement stratégique qu’en cas de défaillance, celle-ci doive impérativement être soutenue par l’Etat, elle rentre de facto dans la sphère des biens publics. Il est donc normal et justifié que l’Etat prenne le contrôle de ce secteur.

    Il n’est pas forcément nécessaire de nationaliser les banques à 100%, mais on peut très bien envisager une prise de participation dans tous les établissements bancaires à hauteur de 30%, afin d’avoir un droit de regard et une minorité de blocage sur les décisions stratégiques des banques. Quitte à ce que ce soit l’Union Européenne en tant qu’institution qui prenne ces participations.


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157 réactions à cet article

  • Forest Ent (---.---.---.205) 2 octobre 2008 12:06
    Forest Ent

    On vit vraiment une époque formidable. smiley Merci encore pour ce superbe numéro d’humour.

    Question subsidiaire : les actionnaires privés de ces "monstres étatiques" (comme AXA, actionnaire de Fannie) ne se sont jamais soucié de leur bilan ? smiley

    • sisyphe (---.---.---.215) 2 octobre 2008 14:20
      sisyphe

      Ca, pour de l’humour, il est gratiné ; hélas, il s’agit plutôt d’humour noir...

      Franchement, qu’est-ce que les états viennent emmerder ces bons et honnêtes banquiers, qui n’oeuvrent que pour le bien public ? 

      Supprimons les états, faisons de la planète une entreprise privée unique, sous l’égide de la World Company.

      Et quand le système se casse la gueule, comme aujourd’hui, les milices privées de la WC viendront récupérer chez les ploucs de citoyens, directement, l’argent qui lui manque ; maisons, meubles, voitures, cash, saisie des comptes en banque, etc....

      Et puis on fera travailler les travailleurs quelques années sans les payer, pour éviter de bêtes frais supplémentaires, jusqu’à ce que la situation soit redressée, et que les banquiers, spéculateurs, actionnaires, puissent recommencer à construire leur golden hello, leurs golden parachutes, leur golden balls. 

      Elle est pas belle la vie chez les ultralibéraux ? 
       smiley

      Bon ; sinon, un petit article intéressant...

      L’Etat guerrier, l’Etat financier... à quand l’Etat social ?
    • Abolab (---.---.---.43) 2 octobre 2008 14:50

      C’est un article qui n’a de libéral que le nom, comme le parti en question : "Alternative Libérale". En réalité, il semble qu’il s’agisse d’une idéologie basée sur l’idôlatrie bancaire et le corporatisme financier. A rapprocher des premières heures du collectivisme d’état façon urss.

    • Pierre JC Allard (---.---.---.254) 2 octobre 2008 23:55
      Pierre JC Allard

      Liberal a bien des sens... La crise a deux causes : la création déraisonnablle de monnaie... et la perte de confiance dans l’État qui valaise cette monnaie. Cela dit. nous vivons dans un nouveau capitalisme où le grand capital et l’État sont en parfaite symbiose. Vous pouyvez mettre le blâme où vous voulez, sur la main gauche ou la main droite. Le pouvoir actuel est UNE structure d’extorsion au proit d’une petite élite.

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/

      http://nouvellesociete.org/H.html

       Pierre JC Allard

    • malqp (---.---.---.86) 3 octobre 2008 11:55

      Donc si je comprend, c’est parce que les politiques s’en sont mélées et que le libéralisme n’a pas pu agir librement. Donc pour pas de crise il faut plus de libéralisme...
      Toujours le même discours, si ça marche pas c’est parce que l’idée de départ à été perverti par l’ancien système (l’étatisme) qui n’a pas été assez bien liquidé.

    • wesson (---.---.---.251) 3 octobre 2008 12:12
      wesson

      @forest

      moi aussi au début j’ai cru que c’était de l’humour.

      visiblement non, l’auteur semble sérieux et avoir écrit cela au premier degré.

      pathétique

    • adam smith (---.---.---.83) 5 octobre 2008 11:00

      Pensez au livre les raisins de la colère de steinbeck

    • Pierre JC Allard (---.---.---.254) 5 octobre 2008 15:26
      Pierre JC Allard

       Message d’intérêt général avec mes excuses à l’auteur du présent article


      J’ai un article qui concerne Demian West en modération depuis le 29 septembre. J’invite tous ceux qui veulent s’exprimer quand à l’opportunité de sa publication à le faire rapidement.

       Pierre JC Allard
    • alcodu (---.---.---.49) 2 octobre 2008 13:40

      Vous avez raison, les banques ont été plus que légères dans leur comportement.
      Je n’ai effectivement pas analysé - j’en suis d’ailleurs bien incapable - les phénomènes très complexes de tritrisation et de refinancement ainsi que les mélanges de produits financiers créés par les "architectes" de la finance.

      Le but de l’article est de sensibliser les lecteurs à la cause première de la crise c’est à dire aux réglementations irresponsables de l’Etat fédéral américain. Les banques ont été poussées à la faute, c’est certain. Mais cela ne veut pas dire qu’elles n’ont pas commis de faute.

      Les bulles immobilières liées au droit du sol sont en revanche de l’entière responsabilité des politiques locales. Les banques n’ont rien à voir là dedans.

    • non666 (---.---.---.52) 2 octobre 2008 14:17
      non666

      Auteur, si la faute n’etait que chez l’Etat US, les Lehmann et consorts ne s’effondreraient pas comme autand de WTC.

      Ce que les tenants purs et durs de l’economie de marché a tout prix ne veulent pas entendre, c’est la propre part de responsabilité des acteurs du marché dans cette debacle.

      Que les Colbertistes, Etatistes ou Communistes de tout poils en profite, c’est de bonne guerre.

      Mais si on parlait des roles de nos banques centrales chez nous autres, les civilisés europeens.
      Et si on comparait l’encadrement du credit, l’interdiction de l’usure (au dela de certaine normes) et de ce qui est possible avec la FED ?

      La Fed, vous le savez c’est cette banque qui joue aux banques centrales et qui est en fait entre les mains des plus gros financiers US. Si on parlait de ces appels de marges, de ses demande de restitutions de creances qui ont provoqué la crise et qui parmettent, grace a cette action de la main droite de faire rachter les banques en faillite(en fait leurs actifs interessants) par la main gauche, sans que personne ne voit rien ?

      Si on parlait de l’enorme opportunité de cette crise qui va permettre une devaluation massive du dollar( enfin justifiée aux yeux des citoyens ordinaires des etats unis) pour diminuer de façon notable la Dette US ?

      Si on parlait de Bretton Wood, d’un dollar "as good as gold" qui servait d’etalon remboursable en or au commerce mondial ?

      Si on parlait de l’enorme vol d’or que represente cette non convertibilité pour les banques centrales de tous les pays du monde qui ont l’obligation de garder des reserves de change en dollar ?

      Si on parlait des stocks d’or sous le WTC qui ont disparu le 11 septembre( ça tombe bien non ?)

      Quand les "petits" tenants du marché se font plumer par les gros tenants de cette meme economie, les colbertiste peuvent en effet un petit peu en rire.

      Car les idiots utiles de cette defense a tout prix, de l’indefendable, se sont les victimes de petit calibre.
      Les groupes Morgan, Rockfeller et notre bon ami Silverstein ont été curieusement peu touché, eux.

    • taktak (---.---.---.39) 2 octobre 2008 15:36

      Hihihi hohohoho... c’est à mourrir de rire si ce n’était d’une débilité crasse !

      Bon plus sérieusement, la réglementation de l’urbanisation n’est pas là pour provoquer la spéculation immobilière. Et c’est facile à comprendre.
      Elle permet un minimum d’aménagement du territoire, et à moins d’être un débile/intégriste libéral, on comprend que ce minimum est une condition sine qua non de l’activité économique.
      Mais bon c’est vrai que des nihilistes capitalistes, ou des intégristes (religieux) de la main invisible (du dieux ?) marché ne peuvent admettre que détruire l’environnement de l’homme (même si ce n’est qu’à moyen terme) est nuisible à l’économie, et ne se réparera pas par le marché.

      Sinon, que l’auteur, se rassure, cette crise contrairement à ce qu’il craint risque bien de pousser en avant le libéralisme si nous ne poussons pas notre avantage.
      On peut voir les nombreux précédents qui existe (N Klein, la stratégie du choc, par exemple).
      Mais surtout, on a pu entendre nos economistes tel Atali, ou des députés (Copé..) réclamer de la rigueur, des réformes structurelles encore plus poussées, bref encore plus de libéralisme.

      Alors, nous avons la preuve que le marché seule ne fonctionne pas.
      Cette nieme crise de surproduction le prouve, et montre aussi que c’est le capitalisme qui ne fonctionne pas.
      Alors travaillons à changer le monde. Socialisons le capital, planifions ce qui est planifiable (objectifs écologiques, besoins prioritaires...) par l’action politique traduction démocratique de la volonté d’un peuple qui travaille, distribuons le reste par un marché à l’ampleur limité et ne permettant pas l’accumulation personnel de capital.
      "à chacun selon ses besoins,de chacun selon ses moyens, à chacun selon son travail"

    • Walid Haïdar (---.---.---.92) 2 octobre 2008 17:40

       Mais monsieur, si vous êtes incapable d’analyser la titrisation, sur quelles connaissances est basée votre conviction selon laquelle le libre marché est du meilleur effet ?

      En fait vous avez une croyance.

      Le libéralisme absolu n’a aucun sens. Joseph Stiglitz (prix nobel d’économie et pas altermondialiste, mais libéral, au sens réaliste du terme), a brillament montré dans quelle mesure le libéralisme économique intégral était possible : dans la mesure où l’information est symétrique et parfaite.

      Autrement dit, dans le monde réel, ça ne tient pas la route du tout, car l’information est évidemment très loin d’être symétrique (ce que A sait, tous les agents interagissant avec A le savent), et évidemment l’information n’est pas parfaite puisque l’erreur est humaine.

      Il faudra donc bien, vous les bisounours, que vous admettiez que le monde n’est pas tout rose ou tout noir, et que l’état a son rôle à jouer, pour encadrer le marché.

      Votre tentative de montrer que la responsabilité première de la crise actuelle est celle de l’état, est fortement incohérente, et de plus, elle est d’un simplisme attérant.

      Incohérente : Les aberrations on émergé longtemps après la privatisation. Même si l’état devait s’endetter pour soutenir ces établissement lorsqu’ils étaient étatiques, il n’en est pas pour autant le principal responsable de ce qui s’est passé après privatisation, par définition. En ce qui concerne les subprimes, et la crise : que l’état ait incité à prêter aux pauvres, c’est peut-être vrai, que la méthode fut bancale, c’est peut-être vrai, mais ce qui a permis la folle histoire qui a mis tout ce monde dehors, c’est la dissolution de l’information dans les paquets obscurs qui transitaient, et le fait qu’un des acteurs du processus ne courait aucun risque : le courtier. C’est pourquoi ce à quoi il faut veiller, c’est que le jeu d’incitations soit favorable à la création de valeur, et non à l’acaprement des richesses par "les plus performants". Or les courtiers qui effectuent des prêts inconséquents sans prendre de risques de créent aucune valeur, et au contraire, peuvent entraîner des désastres, comme l’immense destruction de valeur que l’on ne peut que contempler aujourd’hui.

      Simpliste : vous attribuez des conséquences à UNE cause, exclusivement, et vous ne mettez pas cette conséquence dans un contexte complexe, comme si tel fait avait un sens isolément de ce contexte. Par exemple, l’immobilier augmente parceque l’état reglemente le marché de l’immobilier. D’abord c’est faux. Les prix de l’immobilier augmentent parceque la demande est plus forte que l’offre. On peut soutenir que c’est parceque le domaine constructible est trop petit (réglementations de l’état), mais on peut aussi pointer le fait que de nombreux logements ne sont pas utilisés (pour vivre, travailler) par leurs propriétaires (dont l’état d’ailleurs, je vous l’accorde volontiers, mais ce n’est pas une question de reglementation ça, et ce n’est pas propre à l’état).

      Mais surtout, vous ne replacez pas ceci dans son contexte. Les reglementations peuvent induire des effets indésirables, mais ça ne veut pas dire que la régulation est mauvaise en soit. Il faut trouver le juste milieu, et améliorer les régulations quand elles sont mutilantes. D’autre part évidemment, rien ne garanti que les initiatives privées pas du tout régulées n’engendrent pas des effets contre-productifs (ou plutôt tout le garantit si on est un peu réalistes). L’absence de loi revient à la loi du plus fort, c’est à dire la jungle.

      Peut-être pensez vous que la jungle soit le modèle le plus adapté à l’humanité, et dans ce cas ne discutons même plus, et j’irai bien vous égorger si vous me donniez votre adresse (bah oui, faut être cohérent, dans la jungle, avec un peu de testostérone qui déborde, on a tout de suite des véléïtés agressives).
      Sinon, vous devez comprendre que dans le monde réel, pour que l’humanité s’épanouisse, pour qu’elle évolue, pour qu’elle poursuive sa structuration et son élévation, pour que la société conserve sa substance (la société est un système qui évolue, et à travers lequel l’homme s’est protégé des prédateurs, a compris le monde, a fait de l’art, a accomplit tout ce qu’il a accomplit (y compris le pire, mais il faut savoir si l’on regrette l’évolution de l’humanité, à laquelle on aurait préféré une vie de bon sauvage imaginaire, que les faits et l’histoire suggèrent comme contre nature(-humaine)), il faut des systèmes de contrôle. Nous en sommes aujourd’hui au stade de l’élaboration démocratique (ou pseudo démocratique pour les sceptiques) de ces systèmes de contrôle.

      La question n’est pas : faut-il supprimer l’état.
      La pertinence ne se situe pas dans la diabolisation de l’état : ça ça s’appelle juste de la malhonnêté intellectuelle.

      Evidemment, comme la mafia privée (dans laquelle j’inclus probablement beaucoup plus d’acteurs que vous) se gave par les paradis fiscaux, les états ont leurs travers et leurs vices (largement liés à la corruption privée d’ailleurs, mais le jour où vous admettrez ça, peut-être que le Pape sera homo).

      La question est donc justement : comment l’état peut-il parvenir à jouer son rôle : garantir les conditions de la paix sociale. Car la liberté, ce n’est pas dans la jungle qu’on la trouve, mais dans la paix. La paix, si vous préférez, est la jungle de l’humanité, son milieu naturel, et le milieu naturel de l’homme ne le précède pas, c’est un idéal vers lequel il s’efforce de tendre. Car ce qu’on entend par Homme, est éminemment culturel, contrairement loup, qui ne l’est que très faiblement.

      Il y a des cons qui pensent que la paix sociale se gère avec des matraques. Se sont d’ailleurs souvent des libéraux (enfin non, des gens qui croient être libéraux, alors que ce sont des tarés fascisants), qui veulent réduire l’état à la justice, la police et l’armée.

      La paix sociale, ce n’est pas non plus un état amorfe et lisse de la société. C’est un ensemble de compromis, qui sont d’autant plus harmonieux que les agents de la société sont ouverts et éduqués, instruits, et en bonne santé (ce qui cmmence par manger à sa faim).

      Or y a pas de miracle, pour avoir des agents ouverts et éduqués, instruits, il faut avoir une école de qualité pour tous, pour avoir des gens en bonne santé, il faut une médecine de qualité, pour tous.

      Je suis probablement d’accord avec vous pour dire que l’état ne doit pas faire ce qu’il ne sait pas faire, et que la meilleure action est la plus concise, la moins lourde. Mais je pense que vous êtes bien naïf quant à la capacité (actuelle du moins) de l’homme de vivre sans règles, sans compromis, sans penser son environnement à long terme.

      Le grand défi, c’est que les sociétés pensent collectivement leur destin, lié, à la hauteur des enjeux monumentaux qui sont susceptibles de se dresser devant elles.

      Pour cela, les entreprises et les individus ne sont pas suffisants.

      L’humanité, n’est pas un simple ensemble d’individus indépendants. L’histoire de l’humanité montre qu’elle est une collectivité d’individus.

    • Walid Haïdar (---.---.---.92) 2 octobre 2008 17:58

       Mais monsieur, si vous êtes incapable d’analyser la titrisation, sur quelles connaissances est basée votre conviction selon laquelle le libre marché est du meilleur effet ?

      En fait vous avez une croyance.

      Le libéralisme absolu n’a aucun sens. Joseph Stiglitz (prix nobel d’économie et pas altermondialiste, mais libéral, au sens réaliste du terme), a brillament montré dans quelle mesure le libéralisme économique intégral était possible : dans la mesure où l’information est symétrique et parfaite.

      Autrement dit, dans le monde réel, ça ne tient pas la route du tout, car l’information est évidemment très loin d’être symétrique (ce que A sait, tous les agents interagissant avec A le savent), et évidemment l’information n’est pas parfaite puisque l’erreur est humaine.

      Il faudra donc bien, vous les bisounours, que vous admettiez que le monde n’est pas tout rose ou tout noir, et que l’état a son rôle à jouer, pour encadrer le marché.

      Votre tentative de montrer que la responsabilité première de la crise actuelle est celle de l’état, est fortement incohérente, et de plus, elle est d’un simplisme attérant.

      Incohérente : Les aberrations on émergé longtemps après la privatisation. Même si l’état devait s’endetter pour soutenir ces établissement lorsqu’ils étaient étatiques, il n’en est pas pour autant le principal responsable de ce qui s’est passé après privatisation, par définition. En ce qui concerne les subprimes, et la crise : que l’état ait incité à prêter aux pauvres, c’est peut-être vrai, que la méthode fut bancale, c’est peut-être vrai, mais ce qui a permis la folle histoire qui a mis tout ce monde dehors, c’est la dissolution de l’information dans les paquets obscurs qui transitaient, et le fait qu’un des acteurs du processus ne courait aucun risque : le courtier. C’est pourquoi ce à quoi il faut veiller, c’est que le jeu d’incitations soit favorable à la création de valeur, et non à l’acaprement des richesses par "les plus performants". Or les courtiers qui effectuent des prêts inconséquents sans prendre de risques de créent aucune valeur, et au contraire, peuvent entraîner des désastres, comme l’immense destruction de valeur que l’on ne peut que contempler aujourd’hui.

      Simpliste : vous attribuez des conséquences à UNE cause, exclusivement, et vous ne mettez pas cette conséquence dans un contexte complexe, comme si tel fait avait un sens isolément de ce contexte. Par exemple, l’immobilier augmente parceque l’état reglemente le marché de l’immobilier. D’abord c’est faux. Les prix de l’immobilier augmentent parceque la demande est plus forte que l’offre. On peut soutenir que c’est parceque le domaine constructible est trop petit (réglementations de l’état), mais on peut aussi pointer le fait que de nombreux logements ne sont pas utilisés (pour vivre, travailler) par leurs propriétaires (dont l’état d’ailleurs, je vous l’accorde volontiers, mais ce n’est pas une question de reglementation ça, et ce n’est pas propre à l’état).

      Mais surtout, vous ne replacez pas ceci dans son contexte. Les reglementations peuvent induire des effets indésirables, mais ça ne veut pas dire que la régulation est mauvaise en soit. Il faut trouver le juste milieu, et améliorer les régulations quand elles sont mutilantes. D’autre part évidemment, rien ne garanti que les initiatives privées pas du tout régulées n’engendrent pas des effets contre-productifs (ou plutôt tout le garantit si on est un peu réalistes). L’absence de loi revient à la loi du plus fort, c’est à dire la jungle.

      Peut-être pensez vous que la jungle soit le modèle le plus adapté à l’humanité, et dans ce cas ne discutons même plus, et j’irai bien vous égorger si vous me donniez votre adresse (bah oui, faut être cohérent, dans la jungle, avec un peu de testostérone qui déborde, on a tout de suite des véléïtés agressives).
      Sinon, vous devez comprendre que dans le monde réel, pour que l’humanité s’épanouisse, pour qu’elle évolue, pour qu’elle poursuive sa structuration et son élévation, pour que la société conserve sa substance (la société est un système qui évolue, et à travers lequel l’homme s’est protégé des prédateurs, a compris le monde, a fait de l’art, a accomplit tout ce qu’il a accomplit (y compris le pire, mais il faut savoir si l’on regrette l’évolution de l’humanité, à laquelle on aurait préféré une vie de bon sauvage imaginaire, que les faits et l’histoire suggèrent comme contre nature(-humaine)), il faut des systèmes de contrôle. Nous en sommes aujourd’hui au stade de l’élaboration démocratique (ou pseudo démocratique pour les sceptiques) de ces systèmes de contrôle.

      La question n’est pas : faut-il supprimer l’état.
      La pertinence ne se situe pas dans la diabolisation de l’état : ça ça s’appelle juste de la malhonnêté intellectuelle.

      Evidemment, comme la mafia privée (dans laquelle j’inclus probablement beaucoup plus d’acteurs que vous) se gave par les paradis fiscaux, les états ont leurs travers et leurs vices (largement liés à la corruption privée d’ailleurs, mais le jour où vous admettrez ça, peut-être que le Pape sera homo).

      La question est donc justement : comment l’état peut-il parvenir à jouer son rôle : garantir les conditions de la paix sociale. Car la liberté, ce n’est pas dans la jungle qu’on la trouve, mais dans la paix. La paix, si vous préférez, est la jungle de l’humanité, son milieu naturel, et le milieu naturel de l’homme ne le précède pas, c’est un idéal vers lequel il s’efforce de tendre. Car ce qu’on entend par Homme, est éminemment culturel, contrairement loup, qui ne l’est que très faiblement.

      Il y a des cons qui pensent que la paix sociale se gère avec des matraques. Se sont d’ailleurs souvent des libéraux (enfin non, des gens qui croient être libéraux, alors que ce sont des tarés fascisants), qui veulent réduire l’état à la justice, la police et l’armée.

      La paix sociale, ce n’est pas non plus un état amorfe et lisse de la société. C’est un ensemble de compromis, qui sont d’autant plus harmonieux que les agents de la société sont ouverts et éduqués, instruits, et en bonne santé (ce qui cmmence par manger à sa faim).

      Or y a pas de miracle, pour avoir des agents ouverts et éduqués, instruits, il faut avoir une école de qualité pour tous, pour avoir des gens en bonne santé, il faut une médecine de qualité, pour tous.

      Je suis probablement d’accord avec vous pour dire que l’état ne doit pas faire ce qu’il ne sait pas faire, et que la meilleure action est la plus concise, la moins lourde. Mais je pense que vous êtes bien naïf quant à la capacité (actuelle du moins) de l’homme de vivre sans règles, sans compromis, sans penser son environnement à long terme.

      Le grand défi, c’est que les sociétés pensent collectivement leur destin, lié, à la hauteur des enjeux monumentaux qui sont susceptibles de se dresser devant elles.

      Pour cela, les entreprises et les individus ne sont pas suffisants.

      L’humanité, n’est pas un simple ensemble d’individus indépendants. L’histoire de l’humanité montre qu’elle est une collectivité d’individus

    • omar (---.---.---.73) 2 octobre 2008 18:53
      omar

      Interessant, bien énoncé mais surtout très juste, voilà un commentaire qui devrait faire l’objet d’un article. Une très belle façon d’expliquer les limites inhérentes au libéralisme.

    • alcodu (---.---.---.49) 2 octobre 2008 19:29

      Cher Walid Haïdar

      Merci pour ce passage qui en dit long sur votre grand humanisme :


      Peut-être pensez vous que la jungle soit le modèle le plus adapté à l’humanité, et dans ce cas ne discutons même plus, et j’irai bien vous égorger si vous me donniez votre adresse (bah oui, faut être cohérent, dans la jungle, avec un peu de testostérone qui déborde, on a tout de suite des véléïtés agressives).

      Je ne m’attendais pas à ce que l’ânerie habituelle sur la "Loi de la jungle" soit produite aussi rapidement.

      Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui associée à la responsabilité de ses actes. les Libéraux privilégient toujours le consentement, l’accord contractuel de gré à gré et ils sont résolument opposés à l’emploi de la force, contrairement aux étatistes dont le crédo est la coercition

      Le libéralisme concerne donc par essence des individus doués de raison et capables d’assumer une responsabilité.
      Or les animaux et les plantes de la jungle ne raisonnent pas et ne connaissent pas de limite autre que la satisfaction de leur besoins. Il n’y a ni droit, ni contrat, ni responsabilité dans la jungle. La comparaison avec le libéralisme est donc absurde.

      Il est en revanche un mouvement politique qui prône la suprématie de l’Ordre Naturel sur l’ordre humain : c’est l’écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la jungle.

    • pdth (---.---.---.123) 3 octobre 2008 00:07
      pdth

      il reste toutefois un fait indéniable , John Law est né en 1671 et Adam Smith en 1723

      il faut toute raison garder , l ’appat du gain facile est plus dans la nature humaine que dans la nature meme du libéralisme.

      Dans le cas présent il y a une faillite des autorités de tutelles américaine avant tout , M Alan Greenspan devrait au minimum faire preuve de davantage de modestie.
      Les criminels à l’origine de ce désastre doivent être punis

      Pour ce qui est des interventions étatiques , c’est du vent , des impôts pour les générations à venir et la planche à billet qui s’emballe , des vielles recettes , toujours les mêmes pour des résultats qui seront eu aussi les mêmes ...leger mieux puis rechute encore plus brutale. L’ Eat ne crée aucune richesse, il accumule des dettes colossales , un jour les etats gloutons seront à l’origine une nouvelle déflagration économique.

      L’ économie c’est la liberté et l’insécurité mais comme la précisé G Washington : ceux qui sacrifient leur liberté pour davantages de sécurité n’obtiennent ni l’une ni l’autre.

      Au fait je confirme John Law est né en 1671 et Adam Smith en 1723, ce n’est pas une opinion mais un fait smiley


    • Emile Red (---.---.---.92) 3 octobre 2008 08:38
      Emile Red

      "Il est en revanche un mouvement politique qui prône la suprématie de l’Ordre Naturel sur l’ordre humain : c’est l’écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la jungle. "

      Une connerie à dire, elle est dite, comment le libéralisme prouve sa crétinerie indigente...

  • Alpo47 (---.---.---.228) 2 octobre 2008 12:15
    Alpo47

    Ah, bon, c’est du second degré ...
    Parce qu’on aurait pu penser que l’auteur’ pensait ce qu’il écrivait, et là, ce serait vraiment peu de dire qu’il verrait le monde "avec des oeillères".
    Mais si c’est de l’humour ...

  • Le péripate (---.---.---.109) 2 octobre 2008 12:50
    Le péripate

     Il serait intéressant de décortiquer les raisons de la mainmise étatique sur le foncier. Les médias ne se font jamais l’écho de ce que au USA il existe des politiques assez variés en la matière. La où l’administration réglementent peu, les prix sont restés raisonnables (Dalles, Atlanta et Cleveland) A voir l’article très bien documenté de Vincent Bénard ici.
    En France, on reparle de relancer le logement social : curieux adjectif que ce "social" quand on sait que la moyenne des revenus des locataires des HLM est supérieure à la moyenne française ! On pourrait hasarder l’hypothèse qu’il s’est au fil des années crée une noblesse d’état qui utilise le concept à priori généreux de redistribution afin de se servir. Non pas que cet noblesse soit très riche, ses rivalités internes entraînant un gaspillage énorme des ressources pillées. Il est à noter que sous l’Ancien Régime la noblesse n’était pas généralement très riche non plus. Peut-être est-il temps de réclamer la fin des privilèges...

    • tmd (---.---.---.11) 2 octobre 2008 13:00

      "la moyenne des revenus des locataires des HLM est supérieure à la moyenne française"

      Ça me parraît ahurissant, mais je suis prêt à le croire. Des sources SVP.

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