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Introuvable G 20

Le prochain et tant attendu G 20 devrait se borner en un affrontement feutré opposant d’une part les Etats-Unis ardents défenseurs de stimuli fiscaux supplémentaires de l’ordre de 2% du P.I.B. de chaque pays et les nations d’Europe Continentale d’autre part qui plaideront avec ferveur pour une intensification de la réglementation des marchés et des intervenants financiers.

Les Européens feront en effet valoir des arguments certes compréhensibles selon lesquels, alors que ces stimuli se justifiaient amplement il y a une année, plus aucune nation ne peut aujourd’hui se permettre d’aggraver davantage ses déficits déjà gigantesques en taxant moins ou en dépensant plus.

Pour autant, les mesures visant à étoffer la réglementation financière qui devraient être adoptées à l’issue de ce G 20 risquent de laisser les partisans d’une régulation accrue sur leur faim car les Etats-Unis - préoccupés tout d’abord par le sauvetage immédiat de leur système bancaire - regardent poliment ailleurs. Du reste, nul ne se fait des illusions quant à une éventuelle perte d’influence sur le Gouvernement des Etats-Unis du tout puissant lobby financier dont sont issus l’actuel Secrétaire d’Etat au Trésor Geithner mais également des membres éminents de l’équipe Obama comme Lawrence Summers. La réalité est que, en dépit des déclarations d’intention de l’élite de la communauté internationale qui se réunit à Londres début Avril - et des gesticulations théâtrales de certains responsables politiques - ce G 20 ne marquera très probablement pas les esprits car la politique - même au plus haut niveau - ne pourra strictement rien dicter de contraire à ses intérêts à un secteur financier omnipotent.

Les vraies questions resteront très vraisemblablement en suspens car aucun Chef d’Etat ou de Gouvernement n’osera remettre en question la toute puissance des conseils d’administration au sein des entreprises ou analyser sans ménagement la gestion des risques calamiteuse des institutions financières. De même, aucun responsable politique - fut-il au plus haut niveau - n’osera attaquer frontalement le système financier afin de le démanteler et d’en réduire l’influence considérable tout comme aucun politicien au pouvoir n’émettra la suggestion d’allouer - une partie au moins - des immenses ressources de ce secteur financier vers d’autres secteurs plus productifs et moins volatils.

Le prochain G 20 à Londres ne sera même pas comparable au dixième d’un Bretton Woods, tout au plus un « business as usual » tendance Bling Bling où Obama effectuera sa première apparition à un sommet international, où certaines nations de seconde zone seront invitées afin de donner bonne conscience à d’autres qui amuseront la galerie avec leur show habituel...

Du reste, qui espère-t-on berner en prétendant que « des solutions globales doivent être apportées à un problème global » ? Pourquoi s’obstiner en effet à coordonner les politiques économiques dès lors que les réponses aux problèmes dans les divers pays développés devraient précisément se différencier du fait de contextes parfois assez dissemblables ? La récession touche certes toutes ces nations mais les approches ne sauraient se confondre d’un pays à l’autre eu égard aux différences structurelles, fiscales et de politique monétaire qui y prévalent.

Ainsi, pendant que les responsables politiques Allemands et Français s’opposent à adopter des stimuli fiscaux supplémentaires, les Etats-Unis et la Grande Bretagne - dont les déficits budgétaires respectifs devraient avoisiner 10% de leur P.I.B. - plaident pour davantage de mesures de relance...Ainsi, alors que les Etats-Unis et la Grande Bretagne avaient déjà abordé cette crise avec des déficits importants causés par des réductions d’impôts pour les premiers et de fortes dépenses Gouvernementales pour la seconde, la quasi totalité des pays de l’Union Européenne entraient dans la crise avec des comptes nettement plus sains grâce aux critères de Maastricht. Pour autant, et en dépit de déficits publics Européens qui devraient se situer entre 5 et 7% du P.I.B. de la grande majorité des pays de l’Union, cette dernière n’est en rien disposée à stimuler massivement son économie alors qu’elle en aurait les moyens et faciliterait ainsi du coup une sortie de crise au niveau mondial.

Contrairement à leurs homologues Américains, les responsables Européens négligent en effet le moteur fondamental de toute reprise économique qui est la confiance : Il est totalement illusoire de croire que des discours rassurant sur la maîtrise des déficits relanceront une consommation où seules des mesures de relance supplémentaires et substantielles y réussiront.

La confiance étant ainsi l’élément clé, l’échec annoncé de ce G 20 aurait effectivement eu des conséquences dévastatrices si l’opinion publique s’était seulement attendu à quelque mesure décisive ! Hormis les sourires de façade et les discours emphatiques, chaque bloc persistera très vraisemblablement sur sa lancée, les Etats-Unis ayant donc toutes les chances de se sortir en premier de la crise.


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100 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 30 mars 2009 10:24

     Mouais.... la confiance pourra revenir avec une économie saine, un capitalisme basé sur l’épargne et une vraie monnaie.
    Cependant, il est vrai que les US ont plus de latitude...pour faire des conneries. Le déficit du budget Obama sera un record de l’histoire américaine. Avec pour eux un défaut, l’effet passager clandestin : les politiques keyneisiennes profitent d’abord... aux autres pays. C’est pourquoi les US vont s’employer à nous faire suivre le même chemin. L’énorme paradoxe qui risque de nous sauver, c’est que nous n’en avons pas les moyens ! Drôle ! Enfin, sauver, c’est sauver de l’hyperinflation et de la banqueroute, parce que le scénario à la japonaise, une bonne stagnation qui dure devient le plus probable.


    • non666 non666 30 mars 2009 18:35

      Sauf que le gigantesque plan d’Obama se fait au detriment de ceux qui font confiance aux etats unis et qui les financent...jusqu’a la banqueroute du Dollar.

      Le procédé est celui de l’Allemagne de Bismark qui s’endettait au detriment de ses petits voisins puis, devant l’ampleur de la dette créée, obligeait ceux ci a toujours plus de dettes et de facilitées commeciales envers les interets allemands...

      Les etats unis d’Obama ou de la periode post-Bush selon les references qui seront consacrées par les Historiens en sont la. L’Empire bluff jusqu’au jour ou il s’effondrera, comme l’Union Soviétique avec son Rouble. La TOTALITE des banques centrales ont éssayé de se debarasser de leurs dollars depuis 10 ans. pour l’instant, les autorités FMI / Banque Mondiale /Groupe de Bale ont réussit a imposer le status quo....mais jusqu’a quand ?

      Dans la panique, la seule chose qu’on peut constater , c’est que dans la tourmente, comme apres le 11-09 , on organise en notre nom la confiscations des pouvoirs souverains des etats et des peuples pour installer des pouvoirs supranationaux de gerance de l’economie mondiale.
      Tout cela se fait or de tout controle democratique, mais avec l’assentiment des banquiers qui acceptent volontier notre argent pour se renflouer, tout en accptant de ne plus avoir de compte a nous rendre....

      Pour les collabos de cette engeance, les Sarkozy et sa clique, il est urgent de mettre les peuple dans des situation de non-retour avant que tout cela n’explose.
      Sinon, comment leurs donneurs d’ordres pourront ils nous regir à l’avenir ?



       


    • plancherDesVaches 30 mars 2009 10:25

      Bonjour.

      Vous êtes donc favorable à une nationnalisation encore plus grande des pertes de cette "industrie financière"...Et pour ce qui est de la "confiance", pourquoi la vouloir en ayant bien exprimé votre défiance dans les politiques juste au-dessus.. ???
      Sinon, critiquer la politique économique Européenne depuis la Suisse ne doit pas être facile, avec les montagnes environnantes smiley


      • plancherDesVaches 30 mars 2009 20:28

        Un peu de grain à moudre dans la réflexion :
        http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/03/30/role-du-dollar-une-question-geostrategique-et-monetaire_1174292_1101386.html
        Article fait sur les réflexions d’un "business as usual". Donc, valeur subprime. Mais intéressant justement par la volonté de vouloir convaincre du contraire.
        See you after death. smiley


      • Antoine Diederick 30 mars 2009 20:48

        a Plancher des vaches

        "Dans une période de baisse de la demande mondiale, se préoccuper de limiter les fluctuations monétaires est légitime, surtout lorsqu’on prétend que Pékin "manipule" sa devise et doit la réévaluer
        "

        c’est ce qui permet aux industriels chinois de pénétrer le marché us et de rivaliser de manière non loyale (pensent les us) les industriels us.

        là on est sur un prélude pour que les deux parties lâchent un peu de lest, c’est que si le pouvoir d’achat des ménages us plongent , les chinois vont avoir du mal....il faut dire que la monnaie chinoise ne semble pas bien ajustée sinon aux seuls avantages de la Chine, c’est le reproche us.

        pfff....quel foutoir....


      • LE CHAT LE CHAT 30 mars 2009 10:27

        En titillant le point G20 , ils espèrent faire frisonner l’économie mondiale , ces mous de la croissance ?  smiley


        • John Lloyds John Lloyds 30 mars 2009 10:36

          Allez, vous en voulez une bien bonne, pour la bonne humeur du lundi matin ?

          Le G20 prévoit un retour à la croissance en 2010  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley 

          Faut vraiment que ça soit désespéré pour nous fourguer cet ultime rideau de fumée


          • Parkane 30 mars 2009 10:55

            Merci ! CDFR (Crise de fou rire) !


          • John Lloyds John Lloyds 30 mars 2009 12:12

            D’autant plus risible que Galbraith, un spécialiste de la crise de 29, prédit que même sans "un monde dirigé par des banquiers" (on constatera qu’au G20, il n’en est même pas question), même sans ce "ce fatal renflouement des banquiers et les coupes dans les budgets des programmes sociaux", il faudrait "disons vingt ans, voire plus".

            G20, la farandole de l’incompétence, et en plus il nous prenne pour des billes.


          • John Lloyds John Lloyds 30 mars 2009 12:13

            ils nous prennent


          • Mouche-zélée 30 mars 2009 16:28

            John

            Tout à fait, pourtant nous avons tout sous les yeux, désolé je ne traine pas plus sur Agora-Vox .
            Je vous laisse consulter les 4 articles et vous me direz si vous ne trouvez pas cela troublant après leurs gesticulation de diversion ...

            A mes 4 liens, ajoutez la réintégration de la France au commandement intégré de l’OTAN ...
            Beaucoup de coïncidences tout ça ...


          • appoline appoline 30 mars 2009 18:02

            @ John,
            Ils savent bien que la situation est trop pourrie pour pouvoir y remède. Donc, ils laissent faire jusqu’à ce que ça pète comme cela ils solutionneront en plus leur problème lié à la surpopulation. Il ne faut pas être économiste de haut niveau pour comprendre que nous sommes dans une situation inextricable et que la seule issue est, que tout se casse la gueule pour pouvoir reconstruire.
            Les guignols se consultent même pas pour se donner bonne conscience, ça fait belle lurette qu’ils n’en ont plus mais pour se tuyauter sur leur manière de s’en sortir avec leurs sbires.
            Les dés sont jetés depuis un moment, il va y avoir de la casse, beaucoup de s’en sortiront pas.


          • Mouche-zélée 30 mars 2009 18:44

            @ Appoline

            Nous sommes bien d’accord liens pour te prouver que les mêmes recettes sont retenues qu’il y a plus de 65 ans :


            1 La recette historique pour les crises :

            2 Le choix de la cible .

            3 Le début de la relance économique aux USA

            4 La France qui prend les mêmes recettes :


            Merci de rectifier si je me trompe dans ce parallèle historique ....  smiley


          • appoline appoline 31 mars 2009 14:21

            @ Mouche,
            Merci pour les liens. Je dois avouer que plus je me penche sur la deuxième guerre mondiale, plus je m’aperçois que le nid de guêpes est beaucoup plus noir que je ne le pensais. Trop de similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui. On nous amène gentillement au casse-pipe et quasiment personne ne voit rien. Quelques problèmes turlupinent l’élite, le gratin du gratin et j’ai bien peur qu’ils ne fassent de plusieurs pierres, un seul coup, solutionnant ainsi l’inflation, la surpopulation pour leur laisser les coudées franches. Aurons-nous le gnac pour nous opposer, là est toute la question.


          • Antoine Diederick 30 mars 2009 11:19

            Sur DECHIFFRAGES, de Jean-François Couvrat quelques considérations, guère optimistes....

            Suite à l’affaire Fortis 2/3 des belges sont favorables à la création d’une grande banque belge publique...

            Il va falloir entamer des politiques volontaristes pour sauver les meubles, pour créer un semblant de relance.

            Cette très grave crise doit être l’occasion dans un premier temps, d’une action pour sauver ce qui doit l’être , ensuite opérer de vrais changements....

            Tous rêvent que tout soit comme avant, est-ce possible ?



            • Antoine Diederick 30 mars 2009 11:25

              ....encore plus de la même chose....cependant je n’aimerais pas être à la place des dirigeants car comme les choses se présentent, il n’ont pas l’air d’avoir beaucoup de marge de manoeuvre.


            • Internaute Internaute 30 mars 2009 12:08

              Les données du Monde sont intéressantes mais les conclusions sont stupides. Le problème n’est pas monétaire, la crise bancaire ne fait que se rajouter à un mal bien plus profond, lequel est la désindustrialisation de l’Europe et de la France en particulier à cause d’une politique mondialiste qui a voulu nous mettre en concurrence sur nos marchés nationaux avec les esclaves du tiers-monde. Je ne vois pas en quoi un plan de relance changera la donne un tant soit peut. Le seul changement viendrait de la mise sur une croix de Saint-André de Nelly Kroes (commissaire de l’UE à la concurrence libre et faussée) ainsi qu’à des mesures de sauvegarde du marché intérieur par la taxation sévère des importations inutiles. Je vous rappelle qu’on fait 50 milliards de déficit commercial chaque année. On se vide de notre substance et c’est là le problème.


            • Internaute Internaute 30 mars 2009 12:16

              Je parle de la taxation des importation inutiles. On s’apperçoit que les importations utiles comme le pétrole puisqu’on n’en produit pas, sont taxées à 500%. A lors pourquoi ne taxerait-on pas les slips venant de Chine ?


            • Antoine Diederick 30 mars 2009 12:21

              personnellement, je pense que le protectionnisme ajusté serait utile pour rencentrer l’activité industrielle en Europe et pour momentanément sauver notre peau....

              Alors Kroes, on oublie....la seule chose qu’elle a pu faire au mieux de la tourmente bancaire belge a été de s’enquérir pour savoir si la libre concurence serait respectée....elle devrait comprendre que les épargnants belges à ce moment là s’en foutaient royalement !


            • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 30 mars 2009 12:43

              @l’internaute :

              la crise a bien comme origine premiere un systeme monetaire international completement depassé et illegitime :

              le dollar etant la reference ,le pays qui emet c devises peut faire marché la planche a billet pour vivre au dessus de ses revenus et c’est bien la l’origine d ela crise.

              un peu comme si au monopoly un seul des joueurs avait le droit d’augmenter a volonté sa masse de billet


            • Internaute Internaute 30 mars 2009 13:07

              Je suis d’accord avec vous tous. Je jette Nelly en pâture car il faut bien frapper les esprits. Le système du dollar monnaie mondiale est une des cause de notre infortune mais elle ne fait que s’ajouter aux politiques mondialistes.

              Pour une analyse qui en dit vraiment long je vous renvois à mon gourou péruvien préféré, Orlandini. Il se trouve que des prévisions qu’il a faite il y a plus de 6 mois sur la chute du Dow se sont révélées précisément exactes.

              « Of course all of this has been tried before (les plans de relance), and it has failed each and every time. Once it becomes clear that the wheels are coming off, the appropriate response will be to go to war. An enemy will be invented and devastation will follow. Currently the administration is seen looking for a way out of Iraq, but rest assured that some "event" will occur that will reverse that process and the war will escalate. How it will all end is anybody´s guess, but it will not end well. »

              http://www.gold-eagle.com/editorials_08/orlandini032909.html





            • Antoine Diederick 30 mars 2009 16:04

              a Internaute,

              on a toujours dit que les politiques économiques capitalistiques avait pour solution de relance ultime , la guerre....

              cette fois, je n’en suis pas convaincu ....alors trouver une tête de turc en Iran ou au Pakistan ?

              je ne vois pas en quoi une initiative militaire en masse vers ces pays serait la solution....cela pourrait entrainer une déséquilibre plus grand sauf à considérer que des pays émergents comme l’Inde, la Chine et la Russie soutienne cette attitude guerrière....


            • souklaye souklaye 30 mars 2009 11:19

              Le monde va mal, les gens souffrent, le chômage augmente, tu as 50 ans, toujours pas de Rolex et quelque part cela te chagrine. Le capitalisme a un cancer de la prostate mais tu le savais, le sphincter industriel a craqué puis démissionné, les Chinois mangent les parts de marché de nos étrangers à nous et tu ne peux rien dire à part opiner du sous-chef.

              Oui et alors ?

              Si la réponse à tous les problèmes est de marcher dans la rue comme une armée de bovins avec des pancartes calligraphiées – à l’heure d’internet – tout en scandant des slogans qu’auraient pu écrire un enfant de 7 ans après la mort de Bambi, félicitations, nous sommes officiellement dans la merde Monsieur le proctologue professionnel.

              Quand on met les gens la tête la première dans leur mythomanie militante, ils rétorquent pathologiquement par un désespéré et absolu : « mais qu’est ce que tu fais toi ? »

              La suite ici :

              http://souklaye.wordpress.com/2009/03/28/best-of-anticipation-le-g20-du-chacun-pour-soi/

               


              • Fergus fergus 30 mars 2009 11:24

                Je pense moi aussi que le G20 ne débouchera que sur des mesures marginales. Et qu’il n’aura en effet strictement rien à voir avec un Bretton Woods de l’économie auquel le comparent certains. Pour un véritable Bretton Woods, mieux vaut se référer aux travaux de Lyndon La Rouche.
                Cela n’empêchera pas nos chefs d’état d’afficher à la fin du sommet une mine réjouie et de communiquer sur les résultats exceptionnels qui en seront résultés. Un classique du genre !


                • Yann Takvorian 30 mars 2009 11:29

                  La pire chose qui pourrait arriver au G20 serait que l’Europe décide de suivre l’Amérique sur le chemin des folles dépenses publiques. Arrêtons de jouer le jeu de Wall-Street avec l’argent des contribuables.

                  Comme le disait hier Paul Jorion sur son blog, les économistes marchent sur la tête. La crise vient d’un effet de levier de produits financiers (adossés à une dette privée colossale) qui se sont avérés "toxiques". Le gouvernement américain, par le plan de relance de Geithner, veut produire un effet de levier similaire sur l’endettement public rendu colossal (par son appui à ses mêmes produits financiers "toxiques") en espérant que l’effet de levier les bonifiera. Ahurissant.

                  Si l’Europe embarque, nous nous noierons tous prochainement dans l’inflation, la misère, la ruine et le chômage. Parce que l’inflation sur greffera sur cette crise sans en régler les causes. Au mieux, elle réduira l’impact des surendettements, mais à un prix humain désastreux.

                  Et c’est sans compter sur un élément qui n’existait pas dans les années 30 : la vague des baby-boomers qui arrive. Compter que celle-ci, quand elle percutera l’économie, pour très bientôt, provoquera dans les pays du G8 un appel d’air gigantesque. Elle laissera l’économie sans une once d’oxygène. Les retraités iront puiser dans des fonds de pensions rabougris par la crise et l’inflation. Cette vague ne sera pas dépensière. Elle ne consommera plus. Elle épuisera les services sociaux. Elle noiera les systèmes et les économies endettées jusqu’au cou. Cette vague, c’est la brèche impossible à colmater. C’est les 100 kilos de plus sur les épaules de l’athlète au bord de la syncope.

                  Les jeunes fuiront dans les pays émergents qui eux, relèveront la tête, fort de leur jeunesse et leur marché intérieur peu inflationniste. L’Europe et l’Amérique resteront dans leur bourbier, pour longtemps.

                  Laissons cette crise passer, les mastodontes tomber (too big to stand) et qui donneront une chance aux petits d’exister enfin et terminons la suprématie d’une monnaie pour un panier de devises plus équitable pour la planète et les autres économies du monde.


                  • manusan 30 mars 2009 12:43

                    votre commentaire est pertinent, sauf :

                    "Les jeunes fuiront dans les pays émergents", avez vous déjà été vivre dans un pays émergent ? tien au fait pourquoi les jeunes des pays émergents partent dans les pays riches ?

                    Je vais dire un truc qui peut choqué, mais l’immigration est une solution au probléme des papyboomers, le probléme c’est que structurellement la société française est totalement inadaptée. La faute aux bobos gôchistes qui ne font que de l’humanisme avec des oeillères bien aux chaud à l’intérieur de leur frontiéres.


                  • Fergus fergus 30 mars 2009 17:09

                    Merci, Chantecler, pour ce coup de gueule en faveur des bobos qu’il est de bon ton de vouer aux gémonies et de rendre responsables de toutes les tares de la société. Les bobos que je connais ont certes des défauts, mais ils se caractérisent surtout par une tolérance et une ouverture d’esprit au-dessus de la moyenne.


                  • plancherDesVaches 30 mars 2009 17:19

                    Manusan, votre solution me parait intéressante.
                    Comme tous les gauchos au pouvoir, envoyons nos vieux dans les pays du tiers-monde, tout comme nos déchets.

                    Bien à vous.


                  • Internaute Internaute 30 mars 2009 11:57

                    Curieusement vous ne parlez pas de la Chine et de la Russie alors que le changement viendra de là. Le directeur de la banque centrale chinoise vient de lancer un avertissement assez sévère aux US concernant leur laxisme en matière financière. Par une simple citation laconique il est possible que le G20 accouche de la fin officielle du dollar ce qui serait déjà une avancée astronomique.

                    En tout cas merci à Junker pour sa position forte en ce qui concerne l’Euro. Ce n’est pas plus de dette ajoutée à la dette et plus de déficit ajouté au déficit qui vont améliorer quoi que ce soit. Grâce au petit Luxembourg, à Fillon et aux allemands on échappera peut-être au pire.


                    • Antoine Diederick 30 mars 2009 12:14

                      Maintenant, nous pouvons nous poser une autre question suite à la baisse des prix à cause d’une chute de la conso des ménages. Ne sommes nous pas en face d’un réajustement des marges à un niveau plus normal par rapport aux couts de moyens de productions. Ou encore, ne sommes nous pas en face d’un problème du surcout des techniques qui ne se justifiait que par la capacité des dépenses des ménages.... ?


                      • chmoll chmoll 30 mars 2009 12:26

                        grande representation exeptionnelle du cirque le G 20 chez les anglichs

                        2 jours avec des d’illusionnistes, avec le maitre en la matière mondialement reconnu sarkozy(plus connu sous el chicanos)


                        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 30 mars 2009 12:47

                          vous accordé trop de "pouvoir" a notre nain national.Son seul talents est de sentir avec precision le sens du vent.


                        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 30 mars 2009 12:38

                          Pourquoi personne ne prend l’avis de la chine en compte,pour une fois quelle propose iune solution pleine de bon sens :

                          creation d’une monnaie d’echange mondiale basé sur un panier de devises (euro,yen,yuan,dollar,real....) pour remplacer le dollar.


                          • plancherDesVaches 30 mars 2009 13:53

                            Allons, Mr.K...
                            Pourquoi... ?
                            Parce que les US ne veulent pas. Tout bêtement. Ce qui arrange bien le Notre Président, toujours friand de "pouvoir aux riches".
                            Ainsi, tous les pays savent que le dollar va tomber. Et non seulement la Chine qui veut les dépenser au plus vite, les Pays du Golfe qui veulent créer leur propre monnaie, l’endettement monstrueux des US qui savent que leur nationalisation de pertes actuelle ne leur coûtera bientôt plus rien mais font le pari incroyable de forcer un G20 à les suivre comme un seul homme,...
                            Lisez ceci entre les lignes :
                            http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090329trib00036 0797/etats-unis-il-reste-135-milliards-de-dollars-pour-le-plan-de-soutien-aux-banques.html
                            L’american dream a vécu.
                            Alors, maintenant, changer une mentalité de peuple en, ne serait-ce, que 6 mois ou 1 an.... Et surtout au pays des cowboys....
                            Je préfère monter la jument la plus fugueuse que d’essayer de passer entre les balles.


                          • plancherDesVaches 30 mars 2009 13:55

                            fougueuse, pardon.
                            Quoi queue... lol


                          • Antoine Diederick 30 mars 2009 15:51

                            a Monsieur K

                            je suis pas sûr que la crise soit monétaire et pour un temps, vaut mieux que le dollar reste en place sous peine de voir la crise se précipiter.

                            les mondialistes ne revent que ce cette monnaie unique bien commode, et rien que pour leur faire la nique, faudrait dire non....je sais c’est enfantin mais tout de même ....


                          • Marianne Marianne 30 mars 2009 12:51

                            NATIONALISER LES BANQUES ! (Intégralement et durablement) 

                            Il n’y avait pas d’autres possibilité nous dit-on que d’accepter le plan de Sarkozy qui met (sous des formes diverses) 360 milliards d’euros à la disposition des banques. Pour Manuel Valls, cette acceptation serait même le critère qui différencie l’homme d’Etat de celui qui ne le sera jamais.

                            A ceux qui s’indignent que de telles sommes soient offertes à des spéculateurs dont les pratiques ont mis l’économie mondiale au bord du gouffre, il est répondu, que sans ce plan, nous ne serions pas au bord du gouffre mais au fond du gouffre.

                            A ceux qui s’étonnent que l’on puisse trouver si facilement 40 milliards d’euros pour « recapitaliser » les banques alors que la droite n’arrivait pas à trouver 2 milliards pour les retraites par répartition, il est répondu que sans le refinancement des banques, c’était l’économie qui s’écroulait et avec elle, tout notre système de retraite.

                            Les banques, en effet, seraient « trop grandes pour faire faillite ».

                            Ces réponses ont pour elles la force d’une certaine réalité, celle de la prise en otage de l’économie mondiale par les banques et la finance. En effet, si le système bancaire s’écroulait comme un château de cartes, nous nous retrouverions dans une situation analogue à celle qui avait suivi la crise de 1929 : une profonde récession, la multiplication des faillites d’entreprises, l’explosion du nombre de chômeurs, la baisse des salaires, des retraites et des minimas sociaux. Car, dans ces cas là, ce sont toujours « ceux d’en bas » qui commencent par payer la gabegie de ceux d’en haut.

                            Comment éviter le retour de la crise financière ?

                            Mais ces affirmations ne répondent pas à une autre question, tout aussi importante : comment éviter de nous retrouver, demain ou après-demain, dans la même situation qu’aujourd’hui ?

                            Les banques, en effet, ont fait courir un danger mortel à l’économie mondiale et, loin d’être sanctionnées, l’Etat vient à leur secours et leur rachète (d’une façon ou d’une autre) leurs « créances pourries ».

                            Comment croire, dans ces conditions, que les banques ne recommenceront pas ? L’épisode de la perte de 600 millions d’euros par la Caisse d’Epargne dans une opération spéculative, alors même que les projecteurs sont braqués sur les banques, devrait faire réfléchir, même les plus obtus des libéraux. Les banques n’ont rien changé à leurs pratiques spéculatives et quelques soient les réglementations qui pourraient sortir d’un « Bretton Woods » de la finance, elles feront tous pour les contourner et continuer leur quête du profit maximum.

                            La seule justification au plan de refinancement des banques, c’est leur nationalisation intégrale. L’argument utilisé par Susan George est imparable : puisque les banques sont « trop grandes pour faire faillite », elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé ! Il n’est pas possible, en effet, de laisser aux mains du secteur privé dont le seul objectif est la recherche du profit maximum une arme aussi dangereuse pour l’ensemble de l’économie.

                            Le mot même de « nationalisation » fait de plus en plus peur à la droite

                            C’est Gordon Brown qui le premier a imposé, de fait, la première nationalisation, en janvier 2008 quand l’Etat britannique a racheté la Nothern Rock pour rétablir la confiance des déposants, de plus en plus nombreux à attendre l’ouverture de la banque et exiger la restitution immédiate de leurs dépôts.

                            Mais le mot de « nationalisation » fait maintenant peur à la droite car il pourrait donner des idées au salariat et pas seulement dans le domaine de la banque ou des assurances. Fillon préfère donc parler de « recapitalisation ». Un mot tout à fait dans l’optique libérale qui indique que l’Etat n’est qu’un actionnaire comme les autres et que dès qu’il le pourra, il laissera la place au privé. Les pertes auront alors été socialisées et les profits pourront de nouveau être privatisés. Un classique, en quelque sorte. D’autant, et c’est un comble, que Sarkozy a reconnu qu’il n’abandonnait pas l’objectif de privatiser la banque postale et la Poste. Cette privatisation n’est que « différée »…

                            En accordant 10,5 milliards d’euro (plus que le déficit cumulé de la Sécurité sociale !) à six banques françaises, Sarkozy va encore plus loin. L’Etat, en effet, apporte ces milliards pour renforcer les fonds propres des banques (ce qui constitue bien une nationalisation même partielle) mais ne devient même pas actionnaire de ces six banques. Leurs dirigeants ne voulaient pas : ils se méfient de l’Etat, ont-ils le culot de préciser. Ces fonds sont censés permettre aux banques de « prêter aux entreprises et aux ménages », comme si ce n’était pas leur métier !

                            La BNPP rassure aussitôt ses actionnaires « cette émission ne diluera pas les actionnaires et n’aura aucune conséquence sur la gouvernance de la BNPP et sa politique de dividende ». On ne peut être plus clair : qu’importe les risques que les banques ont fait prendre à l’ensemble de la société, il n’est pas question pour le gouvernement de toucher quoi que ce soit à la façon de diriger ces banques ou aux dividendes de leurs actionnaires.

                            Les nationalisations ne doivent pas être temporaires

                            Si la nationalisation n’est que temporaire, les dirigeants de la banque concernée n’auront qu’un seul objectif : rembourser au plus tôt l’Etat pour que leur établissement retourne entièrement aux mains des capitaux privés et continuer tranquillement ses habituelles spéculations.

                            De ce point de vue, la conduite de la Nothern Bank au Royaume Uni est édifiante. Cette banque est nationalisée depuis plus moins de huit mois mais a déjà remboursé 11,4 milliards de livres sur le total des 26 versés par l’Etat britannique.

                            Comment les dirigeants de cette banque ont-ils procédés pour y parvenir ? Tout d’abord, ils ont licencié 1 500 salariés. Ils ont ensuite, réduit leur activité de prêt à l’économie (ce qui devrait pourtant être l’activité essentielle d’une banque). Ils ont, enfin, pratiqué (proportionnellement à leur encours de crédit immobilier) deux fois plus de saisies immobilières que la moyenne des 104 expulsions quotidienne opérées par l’ensemble des banques

                            Des nationalisations sous contrôle de l’Etat et des salariés des banques

                            Des nationalisations partielles, n’osant même pas dire leur nom, laissent les mains libres aux dirigeants des banques et n’apportent aucune garantie pour l’avenir. Le risque de les voir mettre de nouveau l’économie aux bords du gouffre sera toujours aussi présent.

                            Cette absence de garantie est évidente dans le plan de refinancement de 10,5 milliards d’euros mis en place par le gouvernement français. Les représentants de l’Etat ne siègeront même pas au Conseil d’Administration des établissements bancaires. L’Etat ne sera qu’un créancier obligataire et ne pourra donc pas prendre part aux décisions stratégiques de la banque.

                            Les dirigeants faillis restent en place.

                            Les seules contreparties qui leur sont demandé sont « des engagement de nature économique et de nature éthique ». L’ « éthique » porte, en réalité, sur les rémunérations des dirigeants et consiste à faire beaucoup de bruit sur un aspect, certes scandaleux, de la gestion des banques mais pour mieux faire oublier tout le reste et notamment les dividendes versés aux actionnaires. Quand aux engagements de nature économique, ils portent sur « le volume de crédits accordés aux ménages et aux entreprises ». Rien, dans ces engagements, n’empêchent les banques de continuer leurs pratiques spéculatives. Pourquoi, d’ailleurs, y renonceraient-elles ? Quand elles spéculent, elles espèrent bien obtenir des profits de l’ordre de 20 ou 25 % du capital investi et si elles échouent l’Etat leur offre des dizaines de milliards d’euros au taux de dérisoire de 4 ou 5 %.

                            Les nationalisations doivent donc combiner plusieurs caractéristiques.

                            Elles doivent se faire sans indemnité, ni rachat : les actionnaires, les dirigeants des banques n’ont que trop profité de la situation sans jamais prendre en considération les risques qu’ils faisaient courir à toute la société. Ils doivent beaucoup à la société mais la société ne leur doit rien.

                            Ces nationalisations doivent être intégrales. Dans le cas contraire, c’est la logique du capital privé qui prévaudra, comme pour la Nothern Bank.

                            Elles doivent concerner les principales banques françaises (notamment BNPParibas, la Société Générale, le Crédit Agricole-Crédit Lyonnais) afin de permettre avec la Caisse des dépôts et Consignation et la Banque postale la constitution d’un puissant pôle public de crédit.

                            Les dirigeants de ces banques ne doivent pas rester en place. Ils ont déjà amplement fait la preuve de leur savoir-faire. Ils doivent partir avec des indemnités normales (deux ans de salaires dans le meilleur des cas) et sans bénéficier de leurs exorbitantes « retraites chapeau ».

                            Aucun plan de licenciement des salariés du secteur n’est envisageable, les salaires devront être intégralement maintenus. Ce n’est pas aux salariés de payer les erreurs catastrophiques de leurs dirigeants.

                            Le profit ne doit plus être l’objectif d’une banque nationalisée. Le prétexte de la course au profit des banques était la crainte d’être racheté en bourse si la valeur de leur action baissait et la volonté de racheter d’autres banques dans une espèce de Monopoly à l’échelle planétaire. Une fois, nationalisée, hors de toute cotation boursière, une banque n’aura plus aucune raison de subir cette crainte ou de poursuivre cet objectif.

                            Les banques nationalisées seront dotées d’une mission de service public : le financement des entreprises et des ménages. Elles n’auront plus le droit de se livrer à la moindre spéculation. Les rapports entre les capitaux propres et les crédits accordés seront strictement réglementés afin de permettre le financement de l’économie tout en évitant des prises de risques disproportionnées.

                            Les nouveaux dirigeants des banques, nommées par l’Etat, seront étroitement contrôlés par l’Etat mais aussi par les salariés des banques et par leurs syndicats. Il est hors de question de laisser s’instaurer la situation qui avait vu (par exemple) le Crédit Lyonnais, banque nationalisée, avoir les mêmes pratiques que les banques privées.

                            Seul, ce nouveau type de nationalisation, pourra permettre de contrôler le système bancaire et de redonner à la banque sa seule fonction : le financement des ménages et des entreprises. Le monde commencera à être remis sur ces pieds : les banques seront au service de l’économie et non l’économie au service des banques.

                            Des usagers, pas des clients

                            La nationalisation des banques, la modification de leurs objectifs aura également un autre avantage qui ne sera pas sans intérêt pour ceux qui sont, aujourd’hui, les « clients » des banques.

                            Il y a 30 ans, le résultat des banques françaises avaient une seule origine : les intérêts réalisés sur les crédits qu’elles octroyaient.

                            Aujourd’hui, ces résultats ont une triple origine (comptant chacune en moyenne pour un tiers dans ces résultats) : les intérêts sur les crédits, la spéculation financière, les commissions imposées aux clients.

                            La nationalisation des banques, avec pour objectif de simplement équilibrer leurs bilans et non de rechercher à augmenter chaque année leurs profits, permettrait non seulement de proscrire les opérations spéculatives mais également de supprimer les commissions de toute nature imposées au client. Le client devenu « usager » pourrait enfin entrer sans crainte dans son agence bancaire. Il ne serait plus angoissé à l’idée de voir une nouvelle commission lui tomber dessus à chaque fois qu’il tousserait ou respirerait un peu trop fort.

                            Jean-Jacques Chavigné (Octobre 2008)

                            Pour que de telles mesures révolutionnaires voient le jour, il faut lutter dans la rue mais aussi dans les urnes en élisant des candidats qui veulent vraiment prendre le taureau par les cornes ! 

                            Le 7 juin prochain, les élections européennes nous en donnent l’opportunité. Voter pour le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, unitaires du NPA, alternatifs ?) c’est se donner une chance que de telles mesures soient défendues, voire appliquées, au plus haut niveau.


                            • Le péripate Le péripate 30 mars 2009 14:33

                               Oui. Rien de tel que de sacrifier une ou deux générations avec une bonne cure de communisme. Leurs enfants et petits enfants deviennent curieusement plus intelligents.


                            • Le péripate Le péripate 30 mars 2009 14:48

                               Ou une cure de fascisme. C’est parfois assez difficile de faire la distinction, qui devient purement formelle. Allez, un petit tour de socialisme national......


                            • Redj Redj 30 mars 2009 15:51

                              Parce que des générations ne sont pas sacrifiées peut-être à l’heure actuelle ?? Chomage de masse, précarité etc...C’est sûr, à l’heure actuelle, le capitalisme on en redemande encore et encore !!!

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