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Accueil du site > Actualités > Economie > Irlande : allons-nous payer pour sauver l’euro ?

Irlande : allons-nous payer pour sauver l’euro ?

L’Irlande croule sous les déficits, en particulier pour avoir renfloué ses banques à outrance. Et ces déficits pourraient devenir les nôtres. Non pas que l’Irlande demande de l’aide à l’Europe. C’est au contraire l’Europe qui demande à l’Irlande de lui demander de l’aide afin d’éviter qu’elle ne sorte de l’euro et que cela donne des idées à d’autres pays. Quand on marche sur la tête ... En résumé : des banques spéculent et perdent de l’argent ; leur Etat, ici l’Irlande, les renfloue et s’endette pour cela. D’autres banques craignent que cet Etat devienne insolvable et augmentent les taux d’intérêt pour lui prêter. Toutes les banques y gagnent. L’Etat et la population y perdent. L’Irlande subit un plan de rigueur drastique qui ne fait qu’aggraver les choses et empêcher le redémarrage. Quelle solution ? Battre monnaie ? Certes, mais il faudrait pour cela retrouver sa souveraineté monétaire, donc sortir de l’euro. L’Irlande ne semble pas redouter cette éventualité outre-mesure, mais, dans la nomenklatura européenne, on commence à trembler vraiment et à imaginer la fin de l’Euro, et de l’Europe.

La crise irlandaise a mis l’Europe en folie. Qu’on en juge :
 
Dans les années 1990, le tigre irlandais affiche une croissance de 6 % par an, et se voit décerner tous les bons points possibles par les chantres du libéralisme sauvage et de la concurrence libre et supposément non faussée. C’est un paradis des entreprises, qui y paient un impôt sur les sociétés dérisoire. En réalité, ce dumping fiscal n’est possible que parce que l’Irlande reçoit un pactole d’aides européennes. C’est, en fait, de la concurrence, très très très faussée. Faussée avec notre argent et à notre détriment. Les multinationales affluent, font venir des immigrés de partout, s’emplissent les poches à plus soif.
 
La spéculation immobilière s’emballe. Puis, en 2006, la bulle éclate, marquant la fin du tigre celtique.
 
Celui-ci réagit d’une façon que les tenants du libéralisme jugent saine en théorie : il fait porter la crise sur les salariés, mettant en place dès 2008 un plan de rigueur drastique. Les salaires des fonctionnaires sont réduits de près de 20 %. Cet hyper-plan de rigueur, loin d’améliorer les choses, ralentit encore l’économie et augmente par conséquent le déficit budgétaire, en un cercle vicieux apparemment impossible à rompre. Nous sommes dans une anti-crise grecque : c’est l’excès de rigueur qui plombe maintenant l’Irlande. Les multinationales, si promptes à venir profiter de la prospérité quand elle était là, s’envolent sous d’autres cieux.
 
Les banques irlandaises sont prises à la gorge, ces mêmes banques qui venaient pourtant de réussir les fameux stress-tests. Incapables d’emprunter sur les marchés, elles ont emprunté jusqu’à 130 milliards d’euros à la BCE, soit près du quart de l’encours de crédit total de la banque centrale.
 
On assiste à une bizarre négociation à fronts renversés : l’Irlande affirme qu’elle peut s’en sortir seule cependant que ses partenaires, craignant la contagion, font pression pour qu’elle accepte l’aide européenne. Ce que l’Irlande veut éviter, c’est de devoir renoncer à son impôt sur les sociétés dérisoire.
 
Le président de l’Union européenne, Hermann van Rompuy, estime que "la zone euro joue sa survie".
 
Il est possible que ce soit vrai.
 
Et il est possible que ce ne soit pas une mauvaise chose ...
 
Car enfin, ça commence à suffire !
 
Avec le dumping fiscal irlandais, les multinationales se sont gavées ; les banques ont empoché l’argent de la spéculation quand le marché montait ; quand la bulle a éclaté, elles se sont fait renflouer par l’Etat irlandais, et maintenant, il faudrait que nous renflouions ce dernier, transférant la dette sur nous-mêmes, comme si ce n’était pas assez d’avoir vu nos finances publiques mises à mal par le dumping fiscal !
 
Une solution alternative, ce serait que l’Irlande puisse battre monnaie, ce qui implique de sortir de la zone euro.
 
Mais alors, cette monnaie dévaluée nous ferait subir un dumping monétaire, à moins que nous ne sortions aussi de l’euro.

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47 réactions à cet article    


  • zototo 19 novembre 2010 10:56

    La sortie de l’euro ainsi que de l’europe est la seule solution pour échapper à la tyrannie des banques et de leurs valet (sarko, DSK, aubry et tant d’autres).


    • ja.poirier 19 novembre 2010 10:57

      d’autant que la sortie de l’euro commence par être envisagée par le Portugal ...


      • kemilein 19 novembre 2010 21:06

        Quand l’Europe éclatera nous sabrerons le champagne ici même sur AV

        Pour ma part je pense qu’aucune sortie de l’Europe n’est vraiment envisagé par les pays qui en sont membre

        l’Irlande ? elle a tellement mangé sur le dos de l’UE qu’en sortir ainsi lui serait fatal.
        le Portugal ? Eux qui ont boutés barozo le zozo hors de leur frontière... l’UE les a tellement aidé... le libre échange tout ça, dont ils ont besoin pour que ça se casse pas la tronche littéralement chez eux.

        beaucoup de pays UE ont une croissance artificielle dû a l’UE, en sortir brutalement ne leur est pas envisageable.

        j’ai plus un mauvais pressentiment, genre du totalitarisme, une espèce d’esclavagisme rampant, des soulèvements écrasés dans le sang.
        L’avenir n’est pas gris, encore moins rose, il est rouge sang.


      • Croa Croa 19 novembre 2010 22:56

        « nous sabrerons le champagne ici même sur AV »

        TU sabrera ! Moi aussi remarques... Mais les amoureux de l’Europe seront encore les bienvenus : Ne les forçons pas à partir !

        Agoravox doit rester un lieu de vrais débats !


      • Yvance77 19 novembre 2010 11:13

        Salut,

        Même si le déroulement de votre histoire est correct, la chronologie ne l’est pas, et je sais de quoi je parle, car je vivais dans ce pays jusqu’à l’an dernier encore. Mais bon, ce n’est pas bien méchant.

        Personnellement ce qui m’aura le plus marqué est, qu’après avoir connu, au moins une fois dans ma vie, le « plein emploi », c’est le retour de bâton d’une violence inouie avec laquelle cette crise a frappé fort et dur.

        Et l’autre fait saillant fût lorsque je vivais du côté de Limerick (côte ouest) la délocalisation d’une firme de 1000 personnes du jour au lendemain, avec des salariés qui se sont retrouvés le bec dans l’eau instantanément.
        Mais le plus cocasse est que le PDG de cette compagnie mondialement connu avait été fait citoyen d’honneur de cette cité quelques années auparavant.

        Ce saint homme de la finance avait trouvé que la Pologne avait plus de charmes et des salaires encore plus doux à distribuer.

        Tout un symbole.

        A peluche


        • Croa Croa 19 novembre 2010 23:02

          Ta « compagnie » a dû faire faillitte ! (au bout du lieu il n’y a qu’une vieille Peugeot )


        • Croa Croa 20 novembre 2010 08:33

          Celui qui a moinssé n’a probablement pas comprit ma réaction, ici purement technique !

          Aux petites têtes : le lien mène à une « erreur 404 », ce qui signifie que la page n’existe pas ou n’existe plus.


        • Internaute Internaute 22 novembre 2010 09:03

          ... et je parie que le maire a été ré-élu. Les gens n’ont malheureusment que le sort qu’ils méritent.


        • orage mécanique orage mécanique 19 novembre 2010 11:36

          Pourquoi nous aussi sortir de l’Euro ?
          que l’Irlande en sorte, son dumping social n’aura plus beaucoup de puissance si l’Europe la considère comme en dehors de la communauté.
          Ce sera un simple « paradis fiscal » et cela aussi devrait se terminer assez vite.

          Ceci dit assez d’accord avec vous sur l’illogisme de la situation 


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 novembre 2010 13:41

            En sortant de l’euro, l’Irlande retrouverait son pouvoir monétaire, et sa monnaie serait très vite dévaluée, soit par décision politique du gvt irlandais, soit par les marchés.

            Ce serait donc, pour nous, un dumping fiscal.

            Il faudrait que nous puissions y répondre en dévaluant aussi (ou en laissant les marchés dévaluer le franc), ce qui implique de sortir de l’euro.

            On ne peut quand même pas rester dans un euro surévalué à la sauce BCE/Merkel alors que d’autres pays en seraient sortis.


          • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2010 12:20

            Irlande :
            Allons-nous payer pour sauver l’euro ? Oui !
            Voulons-nous payer pour sauver l’euro ? Non !

            Sans vouloir se débarasser de l’euro, il y a sûrement d’autres pistes à explorer que de demander aux contribuables d’éponger non ? Pourquoi ne pas demander aux banques de le faire par exemple ? Vu la rapidité avec laquelle certaines ont surmonté la crise de 2008, elles pourraient peut-être se cotiser pour aider leurs consoeurs irlandaises non ? 


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 novembre 2010 13:42

              C’est le bon sens même, mais ce n’est pas ce vers quoi nos gouvernants chéris s’orientent.


            • ZEN ZEN 19 novembre 2010 12:21

              Il y du défaut dans l’EIRE...
              Le Tigre était en papier...


              • LE CHAT LE CHAT 19 novembre 2010 12:36

                qu’ils attendent le prochain orage pour renflouer leurs caisses avec les chaudrons de pièces d’or qu’ils trouveront au pied de l’arc en ciel  ! smiley


                • Png persona-nongrata 19 novembre 2010 12:57

                   Avant même de songer à sortir de la zone euro il va falloir abolir la loi de Giscard de 1973 et c’est fondamental pour retrouver sa souveraineté financiére .

                  A quand un article sur cette loi scélérate ?

                   Parce que même sans l’Irlande on a 1500 milliards de déficit et presque plus d’or dans les coffres !!!! Sarko s’en est occupé déjà quand il était à Bercy sous Chirac !

                  Quand bien même cette loi est abolie avec quoi voulez vous imprimer des nouveaux francs ?????

                  Non non la France est foutue quoi qu’il arrive ! Futur pays tiers-mondiste .

                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 novembre 2010 13:38

                    Il faut les deux.

                    L’Etat doit retrouver le pouvoir de battre monnaie qui lui appartient de droit, et qu’il n’y avait aucune raison de transférer aux banques (ce qui a été fait par la loi de 1973).

                    Cela dit, si nous restons dans l’euro, nous ne pouvons pas non plus retrouver notre pouvoir monétaire.


                  • zototo 19 novembre 2010 13:49

                    Tu ne peux pas abolir la loi de 73 sans sortir de l’europe puisque la loi de 73 est inscrite au niveau européen dans les différents traités...


                  • katalizeur 19 novembre 2010 13:14

                    @ l’auteur, bonjour

                    je constate que quand vous sortez de votre islamophobie chronique,vous pondez d’assez bon article...donc une fois n’est pas coutume je vous felicite et approuve ce que vous ecrivez dans l’ensemble sur la situation irlandaise...

                    mais je pense aussi que la fete n’est pas fini malheureusement :

                    QE1 : la fed imprime 1000 millards, mais pour pouvoir les enfiler correctement au marché allume le projecteur sur la grece

                    QE2 : la fed imprime 1000 autres millards et pour encore l’enfiler aux pekins que nous sommes tourne le projo sur l’irlande..

                    QE 3 : la fed imprimera 1000 autres milliards, ou 2000 autres millards et tournera cette fois là les lumieres et la sirene sur l’espagne...et ainsi de suite avec le QE4. 5. 6. 7/////// jusqu’au siphonnage complet de l’europe , qui n’aura d’autre choix que de s’arrimer l’ us-oligarchie avec son larbinisme en bandouillere...


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 novembre 2010 13:45

                      « il faut sortir de la zone EURO, retrouver notre souveraineté, reconstruire notre indépendance pour coopérer de nation libre à nations libres. »
                      ____

                      Oui. Et si ça se trouve, la rupture se passera en toute amitié avec les autres pays, car nous ne sommes pas les seuls à en avoir marre de l’Europe ultra-libérale.


                    • zototo 19 novembre 2010 14:10

                      « car nous ne sommes pas les seuls à en avoir marre de l’Europe ultra-libérale. »


                      Qui d’autre que les politique mainstream et les médias n’en ont pas marre ?
                      A oui, j’allais oublier les banquiers

                    • kisssky kisssky 19 novembre 2010 20:25

                      ca sent la guerre Le fed et ses chers patrons escrocs sont tellement dans la m..de...
                      On voit bien en ce moment qu’on revit à peu de chose prêt la crise des années 30 ...
                      La Fed ne peut plus arrêter la planche à biller , si ils le font ils se tirent tous une balle dans le pied et le vilain château de carte s’écroule et quoi de mieux dans ce cas là : la guerre
                      On sait bien qui ont provoqué celle de 14 et de 39. Depuis une centaine d’année on fait croire à tout le monde que l’usa sont une belle démocratie ....foutage de g....comme pour l’Europe...
                      Donc à mon avis on va continuer à tourner en rond pendant un petit moment avec nos chers vendus de dirigeants illégitimes qui ont trahis la patrie....


                    • fifilafiloche fifilafiloche 19 novembre 2010 14:10

                      Qu’ils sont beaux ces Français, fiers de leurs privilèges et leurs droits acquis, à vouloir donner des leçons d’économie au monde entier, empetrés dans des déficits récurrents qu’ils sont incapables de maîtriser.


                      Rappelons que dans le monde ’anglo saxon’, la valeur du patrimoine des ménages le plus important, l’immobilier, s’est contracté de 30 à 40% sur ces trois dernières années. Cela a forcément des conséquences sur la capacité de dépense de ces ménages, et donc sur l’économie nationale, mais permet de revenir à des fondamentaux plus sains pour les nouvelles générations. Et oui, les banques qui ont permis par leur générosité l’accès à la propriété à prix bullesques, sont les premières à essuyer les plâtres de l’inconscience collective.

                      Qu’en est il en France ? L’interventionnisme de l’Etat suite aux pressions des lobbies de la construction, a permis de maintenir les prix hors de portée des primo accédants. Les banques n’ont donc pas à souffrir de provisions pour pertes sur ce support de création monétaire. La situation est elle saine pour autant ? Comme tout ce qui est artificiel, le retour à la réalité ne peut être que douloureux et nos chants de fiers coqs gaulois risquent de se transformer en gloussements de poules apeurées lorsque l’immobilier, comme dans les pays anglo saxons, reviendra sur sa ligne de flottaison liée aux salaires des ménages. Souvenons nous du desespoir des « prêts relais », subprimes à la française, lorsque les prix, sous l’effet du manque de liquidités, ont tenté une correction de 10% en 2008...Cette certitude que rien de peut nous toucher, un peu comme le mythe américain de l’impossible retournement des prix immobiliers au milieux des années 2000, nous fragilise, car elle nous ne nous prépare pas aux conséquences des drames à venir...

                      Rêvons ensemble, enfants de la Patrie, tant que nous en avons encore les moyens, un jour de plus, juste un jour pour le plaisir de pouvoir parader dans une douce inconscience addictive...

                      • zototo 19 novembre 2010 14:15

                        C’est dingue qu’en 2010 il faille encore expliquer au gens la lois pompidou/giscard de 1973...


                        Sans cette clé en main, vous ne pouvez pas comprendre la situation de la France et comment l’améliorer.

                        Du coup votre post est basé sur de mauvais axiomes...

                      • Asnieb Lywest 19 novembre 2010 14:26

                        Eh bien explique nous ce que tu sais de plus sur cette loi Giscard de 1973 pour nous le faire partager, donne nous ces clef pour que nous puissions comprendre tout simplement.


                      • zototo 19 novembre 2010 14:40

                        Pompidou ancien banquier chez un certains rotchild a fait passer, avec l’aide de giscard, en 1973 une loi qui fait que la France n’a plus le droit d’emprunter à la banque de france à un taux de 0%.

                        La France est donc obligé d’emprunter sur les marchés avec un taux qui n’est plus à zéro. Je te laisse deviner comment cette loi a grandement arrangé l’ancien patron de pompidou...

                        Le résultat, c’est que notre soit disante dette au nom de laquelle on diminue tout nos acquis sociaux n’existe que par cette loi et son équivalent européen.

                        C’est du vol tout simplement.

                        Sans cette loi et son équivalent européen, la dette française serait tout simplement quasi nulle a coté des milliers de milliards actuels.

                        Nous avons déjà rembourser quasiment tout ce que l’on a emprunté, le reste ne sont que les intérêts cumulés et les intérêt d’intérêt...

                        Google est ton amis, cherche et vérifie par toi même !

                      • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 novembre 2010 18:26

                        A l’excellent résumé de Zototo, j’ajoute ceci :


                        Cet argent, que les banques prêtent à l’Etat avec intérêts, elles-mêmes le créent à partir de rien.

                        Le pouvoir de battre monnaie a en quelque sorte été privatisé.


                      • Croa Croa 19 novembre 2010 23:30

                        « Le pouvoir de battre monnaie a en quelque sorte été privatisé. »

                        Je dirais même plus : Il faut barrer le « en quelque sorte » !

                        J’aurais ajouté, pour ma part, que « L’état régalien n’existe plus, le principal pouvoir conféré par le peuple ayant été concédé à son principal ennemi. L’exécutif étant maintenant sous le contrôle total de quelques ploutocrates avides d’usure, la démocratie n’est plus et à terme le patrimoine même sera perdu... »


                      • Asnieb Lywest 20 novembre 2010 01:46

                        Merci pour ce petit résumé, je n’avais jamais eu l’occasion de m’y intéresser en réalité (par manque de temps malheureusement ).
                        Donc pour faire court la France c’est le schéma américain version soft.
                        C’est bien triste.


                      • agent orange agent orange 19 novembre 2010 14:44

                        Merci pour cet excellent résumé de l’actuelle situation financière et monétaire dont l’impact va et ira grandissant sur notre porte monnaie. Oui il faut redonner aux pays européen leur souveraineté de battre monnaie et sortir du cercle vicieux imposé par l’UE et le lobby des banques. Ceci dit, cela nous change de vos tartines islamophobiques... Cordialement.


                        • BABAYAYA BABAYAYA 19 novembre 2010 14:51

                          Oui, pour une fois pareil, je trouve votre article intéressant.


                          et je suis d’accord que cette saloperie de loi de 1973 doit absolument etre abrogée.

                          d’accord aussi pour sortir et même foutre en l’air l’actuelle UE qui finallement n’avantage ni ne satisfait personne.

                          Il faut totalement repenser cette europe. que l’on mutualise les choses qui vont de soit (défense réelle des frontières européennes, cotières et autres, europol, etc...) là d’accord, mais que l’on dise qui doit faire quoi et quand, niet !

                        • fifilafiloche fifilafiloche 19 novembre 2010 15:12

                          @ Zototo


                          Les taux d’intérêts sont négatifs env aleur réelle. L’Euribor est à 1.54%, l’inflation à 1.9% en Euroland, et ce sous la pression des Etats surdendettés.

                          A combien était l’inflation en 1973 ? Cette inflation n’était elle pas liée justement à la création monétaire gratuite ex nihilo qui a permis aux baby boomers d’acquérir leur patrimoine immobilier en le faisant payer par la différence entre les intérêts payés inférieurs à l’inflation réelle ?

                          Les Etats Unis, décriés ici comme chantres du non interventionnisme, sont en train de reproduire ces mécanismes de 1973 dans l’espoir de créer une inflation leur permettant de laver leur dette abyssale dans la création monétaire. Devons nous suivre leur exemple (ce que fait partiellement la BCE en achetant des titres grecs non rembourseables). 

                          Eclairez nous de vos solutions simples dans un contexte éminemment complexe ;o)

                          • zototo 19 novembre 2010 15:20

                            Sortir de l’europe, sortir de l’euro, nouvelle monnaie et pieds de nez au banquiers !


                            Sinon la situation est insolvable. A moins de ramener les français au niveau de vie du pire des pays du tiers monde, il n’y a pas de solution...

                            Ou alors une inflation gigantesque et là encore le peuple souffre...

                            Bref, vous proposez quoi ? La tonte du peuple a tout les coups ?

                          • Croa Croa 19 novembre 2010 23:40

                            « Cette inflation n’était elle pas liée justement à la création monétaire gratuite ex nihilo » Oui, tout à fait. C’était une façon de régler le déficit en temps réel. Ceci dit bien sûr que l’inflation était gênante mais bon, ce n’était pas la mort et ces gênes étaient également partagés, contrairement au chômage d’aujourd’hui qui frappe uniquement et très durement les faibles et les malchanceux !


                          • ChatquiChouine ChatquiChouine 20 novembre 2010 01:07

                            @fifilafiloche

                            A combien était l’inflation en 1973 ?

                            tss,tss, la loi Pompidou Giscard interdisant à l’état de présenter ses effets à l’escompte de la banque de France a été adoptée le 3 janvier 1973, c’est donc plutôt l’année 1972 qu’il faut prendre en référence, et elle fût cette année là de 6.2%....contre 9.2% en 73 pour atteindre un maximum de 13.1% en 1981.
                             Je vous met donc au défi de prouver que cette mesure de privatiser la création monétaire a eu un quelconque effet positif sur l’inflation. (historique ici)

                             Si, sous la France de De Gaulle, l’état avait du emprunter sur les marchés privés, ne serait-ce qu’à 3% d’intérêts(inimaginable pour l’époque), pour pouvoir financer les gigantesques investissements liés aux centrales nucléaires, aux logements sociaux ou à son indépendance militaire, cela aurait couté à l’état, sur une durée de 30ans, 50% de plus que le coût initial.
                             Car à ce stade là, il convient d’être précis, le privilège de battre monnaie dont se prévaut un état ne doit être utilisé que pour de stricts investissements à moyen et long terme et pas pour financer des dépenses de fonctionnement.
                             Dans ce cadre là, le droit que s’octroie l’état à emprunter à 0% auprès de la Banque de France limite au contraire la masse monétaire et donc l’inflation.

                             Quand à la stratégie américaine, j’ai plutôt l’impression qu’elle se rapproche de la survie au quotidien avec de multiples impressions de liquidités s’apparentant clairement à de l’émission de fausse monnaie plutôt qu’a une stratégie inflationiste qui finirait d’achever la recession en cours dans ce pays.
                             Ce statut de prédateur avéré qu’occupe aujourd’hui les US vis à vis des autres économies mondiales doit, et sera dénoncé par la remise en cause du statut de monnaie de réserve du $. 
                             
                             En attendant, et constatant que :

                            1 - la dette Française est détenue à 70% par des établissements extérieurs au pays, et notamment américains
                            2 - Que le remboursement des intérêts de la dette puisent tellement dans les finances de l’état que ce dernier est comdamné à emprunter pour boucler son budget.
                            3 - Que ces preteurs sont de plus interventionnistes dans les politiques des états, imposant pour le maintien du fameux et funeste AAA des politiques qui n’ont en rien été celles souhaitées par les peuples souverains.
                            4 - Que les gouvernements des états, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’ont strictement aucune autonomie, voir même parfois ont une certaine complicité, avec un système d’endettement qui marque une nouvelle forme de dictature.
                            5 - Que l’ Europe est clairement complice de ce système en se faisant l’intermédiaire de ces politiques de rigueur imposées, en laissant les US, via le FMI, prendre part dans les aides apportées à la Grèce notamment et en les assujetissant à des réductions de salaires drastiques et du nombre de fonctionnaires, ce qui a eu pour seul effet de faire baisser le PIB de ce pays de 4.5% et a rendu impossible toute capacité de remboursement de la dite dette.
                            6 - Que l’ Euro, monnaie unique pour 16 économies différentes, ne sert aujourd’hui, sur un strict plan de balance commerciale, que l’ Allemagne et pénalise toute les autres en interdisant tout reajustement par des dévaluations appropriées.
                            7 - Que notre entrée dans l’OTAN fait de nous un petit vassal militaire des américains et, par l’adoption du bouclier anti missille US, va nous éloigner de partenariats possibles avec des pays ayant un potentiel économique autrement plus sain (Russie notamment).

                            Constatant tout cela, et fort de redéfinir le mot démocratie qui ne se résume pas à voter pour des fantoches n’ayant strictement aucun pouvoir de décision, il faut que nous quittions l’ UE, l’Euro, l’OTAN et que nous retrouvions notre capacité de battre monnaie.

                             Il ne s’agit pas de dire ici que nous serions plus riche ou même que notre pays se porterait économiquement mieux si de telles décisions étaient prises, mais simplement de constater que ce retour à une vraie souveraineté nous rendrais libre et responsables de nos choix.
                             Cela nous permettrait de nouer des coopérations et des partenariats privilégiés avec les pays de notre choix, en toute indépendance, sans marquer une « préférence » Européenne qui, dans la réalité industrielle, n’a aucune réalité (même l’Airbus A380 n’est qu’a 35% Européen).


                          • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 novembre 2010 06:29

                            «  Ceci dit bien sûr que l’inflation était gênante  »

                            ___

                            Pas tant que ça. Les salaires suivaient les prix à la hausse, et les retraites finissaient par les suivre aussi. Les personnes âgées, victimes théoriques de l’inflation, ont amélioré leur situation à cette époque, sans même parler des jeunes qui empruntaient pour leur appartement et remboursaient en monnaie dévaluée.


                          • fifilafiloche fifilafiloche 19 novembre 2010 15:38

                            Je propose de nous faire mal, Zototo, ce qui est rarement populaire.


                             La fin des bulles d’actifs et de la croissance par effet de levier de la dette. Sacrifier aux intérêts des rentes des couches de populations les plus âgées pour donner des perspectives aux plus jeunes.

                            Votre proposition de retour de l’inflation par la dévaluation compétitive (autre arme américaine) revient un peu au même, puisque les retraites seront diluées dans la création monétaire (cf Argentine et Russie), mais les jeunes générations n’en profiteront pas, à moins d’aligner les salaires sur l’inflation, ce qui entraîne un effet boule de neige inflationniste et une dévaluation permanente de la monnaie (voire les économies méditerranéennes avant l’Euro). Bref le retour du Mark fort et des emplettes à bon marché des pays d’Europe du Nord dans le tiers monde méditerranéen.

                            • Cogno2 19 novembre 2010 16:38

                              Je propose de nous faire mal

                              Encore ?
                              Vous en avez pas marre non ?
                              Une fois qu’on sera revenu en 1912, vous allez faire quoi, avec un production nulle, une consommation nulle, et les milliards d’intérêt qui s’enflamment de façon exponentielle ?


                            • Antoine Diederick 19 novembre 2010 20:43

                              je suis d’accord, il va « falloir nous faire mal » pour sortir de cette nasse.


                            • michelmo 19 novembre 2010 16:38

                              Au final, cette euro, si ce n’est la facilité de régler ses transactions dans certains pays de l’Union, il n’aura eu que des effets néfastes d’un point de vue économique.  smiley


                              • fifilafiloche fifilafiloche 19 novembre 2010 17:47

                                @ Cogno,


                                Quant est ce qu’on s’est fait mal ? Les Allemands, oui, ont par leur industrie exportatrice supporté le recours au crédit automatique des pays méditerranéens grâce à des taux d’intérêts faibles auxquels ils n’avaient pas accès lorsqu’ils frappaient leur propre monnaie.

                                 Eux ont vraiment perdu dans les termes du contrat de solidarité Européen. Avec le Mark, ils avaient un pouvoir d’achat comparable aux Suisses. La France, l’Espagne, l’Italie leur sont aujourd’hui devenus inaccessibles. Pendant ce temps, le capital moyen des Français a augmenté de 50% en 10 ans, les salaires de 30% (contre 10% en Allemagne)...et la dette publique de 50%. Les gains capitalistiques sont chez nous socialisés tout comme les avantages acquis, chacun défendant ses privilèges au mépris des générations entrantes.

                                Leurs efforts paient en terme d’emploi aujourd’hui chez les masochistes d’Outre Rhin, ils sont l’exception qui dérange les Keynesiens américains et français, qui, malgré l’injection de liquidités et des politiques de grands travaux, n’arrivent pas à inverser leur courbe de chômage.

                                Nous excellons dans le verbiage et la diplomacie, notre langue nous permet toutes les associations les plus poétiques et les moins pragmatiques. Cela a permis, chose invraisemblable, de mettre à la tête de l’Euromark un technocrate Français défendant prioritairement nos intérêts, mais l’Europe ne peut malheureusement pas nous en remercier...

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