Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Jeux en ligne : vive la concurrence !

Jeux en ligne : vive la concurrence !

Actuellement, les jeux en ligne sont interdits en France à l’exception des monopoles d’État, la Française des Jeux et le PMU. Le gouvernement a cependant annoncé l’ouverture à la concurrence de ce secteur afin de mettre notre pays en conformité avec les dispositions du Traité européen relatives au libre échange. Il s’agit d’une opportunité formidable pour notre économie. 

L’ouverture à la concurrence de ce secteur qui existe déjà puisque près de 600.000 joueurs parient actuellement en ligne depuis un ordinateur basé en France (3 sur 4 jouant sur des sites autres que ceux des monopoleurs français), permettrait en effet de rapatrier, sur notre territoire, des activités pratiquées depuis des sites supposés “illégaux”. L’illégalité invoquée n’en étant en réalité pas une puisque cette activité est pleinement autorisée au niveau communautaire.

Si l’ouverture du marché des jeux en ligne aura, très clairement, un impact positif sur notre marché de l’emploi, il convient, pour obtenir de tels résultats, de mettre en place une fiscalité véritablement incitative.

Un vivier d’emplois nouveaux

A l’évidence, l’ouverture à la libre concurrence aura des impacts très positifs sur l’emploi. Une étude entreprise par l’économiste Nicolas Bouzou et le cabinet Astérès démontre qu’au bout de 5 ans, près de 18 000 emplois pourraient être créés sur le sol français, soit en moyenne 3 600 emplois par an. En outre, il faut ajouter que ces emplois constituent bien des créations nettes, c’est-à-dire qu’ils ne compensent pas des destructions d’emplois, et viennent s’ajouter au stock d’emplois existants. Ce chiffre représenterait plus de 17% des emplois salariés créés par le secteur marchand en moyenne chaque année depuis 1998. L’ouverture de ce secteur se traduirait donc inévitablement par un impact macroéconomique très nettement positif.

 

Impact chiffré de l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne

 

Année

 

PBJ jeux online (M€)

 

PBJ off shore

 

(M€)

 

PBJ on shore

 

(M€)

 

Effectifs en France

 

Part dans l’emploi des « activités culturelles et récréatives »

 

0

 

400

 

400,0

 

0,0

 

0

 

0,0%

 

1

 

520

 

368,0

 

152,0

 

5 100

 

1,3%

 

2

 

624

 

336,0

 

288,0

 

9 600

 

2,4%

 

3

 

686

 

304,0

 

382,4

 

12 700

 

3,1%

 

4

 

741

 

272,0

 

469,3

 

15 700

 

3,7%

 

5

 

778

 

240,0

 

538,4

 

18 000

 

4,2%

 

Source : Asterès

Pour mener à bien sa simulation, Nicolas Bouzou pose quatre hypothèses principales de travail, confortées d’ailleurs, par les comparaisons internationales :

- Il s’agit tout d’abord de l’attribution de licences à des opérateurs français entraînant un rapatriement progressif de la consommation sur des sites off shore (non légal au regard du droit national) vers une consommation sur des sites on shore (légal au regard du droit national). La nouvelle consommation se dirigerait en totalité vers des sites on shore. L’hypothèse retenue : à la fin de la période de prévision, la part de marché des sites on shore dans le total des jeux en ligne s’élèverait à 70% ;

- Ensuite l’économie française est en situation de sous-emploi au moment de l’ouverture du secteur, ce qui signifie que les emplois créés dans les jeux en ligne ne sont pas détruits par ailleurs (1 emploi créé dans le secteur = 1 emploi net pour l’économie française) ;

- Le marché français du jeu (on line + off line) n’est pas saturé. La demande de jeu on line ne se substituera pas à la demande de jeux off line, mais s’ajoutera bien au contraire ;

- Enfin, le montant du produit brut du jeu (PBJ = mises - sommes retournées aux joueurs (95% des mises dans le jeu on line)) des sites on line « illicites » au moment de l’ouverture s’élèvera à 400 millions d’euros (pour une ouverture se produisant fin 2008-début 2009).

En outre, l’évaluation des effectifs est calculée sur la base d’un coefficient d’employabilité calculé à partir d’hypothèses de productivité mesurées sur le fondement des résultats rapportés aux effectifs des casinos off line et du commerce en ligne (productivité par salarié estimée à partir des rapports annuels des casinotiers et des opérateurs de commerce en ligne – ce chiffrage cadre en outre avec ce qui a pu être observé dans le domaine du jeu en ligne au Royaume-Uni).

Ces chiffres très favorables ne sauraient surprendre : la concurrence a toujours été un véritable moteur pour la création d’emplois. Pour en attester, il suffit de lire quelques références sérieuses. A titre d’exemple, dans un article de référence, l’économiste américain James Peoples (« Deregulation and the Labor Market », 1998, Journal of Economic Perspectives) a ainsi étudié les variations de l’emploi aux Etats-Unis après les déréglementations opérées dans le pays depuis les années 1970 (1978-1996 doit être considérée comme la période post-déréglementation pour le transport routier et l’aérien, et la période 1983-1996 comme la période post-déréglementation pour les télécoms). Dans chacun de ces secteurs, le tableau ci-dessous montre que le stock total d’emplois s’est nettement accru après l’ouverture à la concurrence. Il a ainsi, par exemple, plus que doublé dans le transport aérien.

 

Emploi total dans les secteurs déréglementés aux Etats-Unis (en milliers)

 

Secteur

 

1973

 

1978

 

1983

 

1988

 

1991

 

1996

 

Transport routier

 

997

 

1 111

 

1 117

 

1 544

 

1 617

 

1 907

 

Transport aérien

 

368

 

465

 

464

 

683

 

696

 

800

 

Télécoms

 

949

 

1 075

 

1 060

 

1 114

 

1 107

 

1 126

 

 Source : James Peoples, « Deregulation and the Labor Market », Journal of Economic Perspectives, 1998

 

Notre économie, qui va, comme les autres, être frappée de plein fouet par la crise actuelle, doit plus que jamais mobiliser ses forces pour investir sur les secteurs porteurs en termes d’emplois. Le secteur des jeux en ligne est, de manière évidente, une piste à explorer avec conviction et ambition. Ne pas saisir cette opportunité nuirait considérablement à la compétitivité française des jeux en ligne, face à nos concurrents déjà en avance, faut-il le rappeler. 

Une fiscalité nécessairement favorable

Cependant, pour parvenir à des résultats aussi favorables, il est fondamental que la fiscalité des jeux en ligne soit particulièrement incitative. L’existence de marchés très concurrentiels sur ce point ferme en effet la porte à toute ambition de taxation excessive, qui découragerait immédiatement les acteurs étrangers de migrer en France pour développer de telles activités.

En terme d’assiette, la fiscalisation des mises, telle qu’elle se pratique aujourd’hui (28% des mises pour la FDJ), est un système consubstantiellement lié au caractère semi-public de la situation actuelle. Propriétaire de 72% de la FDJ, l’Etat français a développé une politique de “commerce fiscal” à partir des mises de la FDJ. Maintenir cette ficalité priverait, d’entrée de jeu, ce marché de tout développement privé et pénaliserait les joueurs.

Comment en effet, alors que les pratiques étrangères permettent un taux de retour au joueur proche de 95% (contre 60% pour la FDJ), dans un contexte où la fiscalité ne pèse que sur le produit brut des jeux (les sommes perdues par les joueurs) et hosille entre 5% (jeux de casino et de poket à Malte, avec un plafonnement à 470KEUR par an) et 15% (Angleterre), attirer en France de nouveaux acteurs qui, en venant chez nous, verraient leurs résultats nets automatiquement coupés de plus de moitié par une fiscalité assassine ? Seule une fiscalisation légère, autour de 5 ou 7% du produit brut des jeux, permettrait de jouer pleinement la concurrence fiscale et de respecter de manière certaine les promesses en termes de création de valeur, d’emplois et de recettes fiscales, mais aussi les attentes du consommateur lui-même. Il faut d’ailleurs, pour les mêmes raisons, totalement se garder d’imaginer ce nouveau marché comme une opportunité de créer de nouvelles taxes, comme l’ambitionne, par exemple, la ministre de la culture, Christine Albanel, qui aimerait opérer un prélèvement sur les jeux en ligne pour financer la rénovation du patrimoine national et qui, ce faisant, ruinerait ab initio la capacité de ce secteur de devenir un fleuron de notre économie.

En termes de recettes fiscales, Jean-Jacques Rosa, professeur d’économie à Sciences-Po, a démontré dans une étude rédigée pour l’EGBA que l’intérêt de l’Etat français était bien de laisser se développer ce marché pour attirer les acteurs off shore. Selon lui, si les jeux en ligne français étaient imposés comme ils le sont en Grande-Bretagne (15% du PBJ), “le choix de ce taux d’imposition différentiel par rapport aux jeux in situ, motivé par l’existence de la concurrence internationale, n’introduirait pas de différences importantes dans le total des recettes de l’Etat”. On notera cependant que cette modélisation devrait tenir compte d’un phénomène constaté dans les faits : quand l’Angleterre a fait passer le taux de prélèvements fiscaux des jeux en ligne de 5 à 15%, de très nombreux opérateurs anglais se sont réfugiés à Malte. En ces heures où la concurrence fiscale joue à plein et où le coût d’une délocalisation est relativement faible, il convient donc, pour développer au maximum cette activité et bénéficier de recettes fiscales importantes, de s’orienter vers le taux le plus bas et le plus compétitif possible.

La stratégie de l’ouverture à la concurrence est gagnable pour tous. A condition de se donner véritablement les moyens de faire de cette activité ludique, qui entre en pleine cohérence avec l’ambition de faire de la France l’un des leaders du loisir et du tourisme, un pôle de compétitivité et de croissance de premier plan.


Moyenne des avis sur cet article :  2.75/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

11 réactions à cet article    


  • Artius 8 décembre 2008 19:48

    Ok, ouvrir à la concurrence le marché du jeu en France permettrait la création de quelques emplois.

    Ok, la captation d’une partie des recettes actuellement off shore pourrait être substancielle.

    Mes compétences en matière économique étant sans aucun doute possible bien inférieures aux vôtres, je serais bien mal placé pour vous dire que vous racontez des inepties.

    Pourtant, je me permets d’ajouter un commentaire sur la question morale qui découle du sujet que vous évoquez.

    Il y a peu, une enquête faisait état d’un fait inquiétant : en France, une grande majorité de personnes ont la conviction que le seul moyen de parvenir à s’extraire d’un quotidien économiquement oppressant ne peut que passer par le gain à un jeu de hasard.

    Cette réalité, consternante, montre à quel point l’espoir s’amenuise. De fait, nous savons que les jeux de hasard prennent de l’ampleur en ces années moroses.

    La mécanique derrière n’est même plus le plaisir du jeu en tant qu’activité ludique, mais bel et bien le rêve d’avoir une autre vie, une vie confortable à l’image de celles véhiculées par la publicité, entre autres. 

    Bref, ok, ça ferait plus de pognon, mais faire du pognon en profitant de la misère des autres, en leur faisant miroiter un rêve inaccessible, ça ne me paraît pas être une priorité, ni une orientation positive pour l’humanité, même si certains adoreraient s’engouffrer dans cette brêche.

    www.inserm.fr/fr/presse/communiques/ec_jeux_220708.html


    • Marc Bruxman 8 décembre 2008 22:20


      Il y a peu, une enquête faisait état d’un fait inquiétant : en France, une grande majorité de personnes ont la conviction que le seul moyen de parvenir à s’extraire d’un quotidien économiquement oppressant ne peut que passer par le gain à un jeu de hasard.

      Cette réalité, consternante, montre à quel point l’espoir s’amenuise. De fait, nous savons que les jeux de hasard prennent de l’ampleur en ces années moroses.


      Non cela montre surtout qu’ils n’ont pas compris leur cours de probabilités ;)

      La mécanique derrière n’est même plus le plaisir du jeu en tant qu’activité ludique, mais bel et bien le rêve d’avoir une autre vie, une vie confortable à l’image de celles véhiculées par la publicité, entre autres.

      Cela aide à vivre, la religion ne remplit plus ce role, vu qu’il n’y a plus de paradis. Alors vous savez entre claquer cette thune en jeu de hazard ou le foutre dans la besace du curé, il n’y a pas de grande différence. 

      Bref, ok, ça ferait plus de pognon, mais faire du pognon en profitant de la misère des autres, en leur faisant miroiter un rêve inaccessible, ça ne me paraît pas être une priorité, ni une orientation positive pour l’humanité, même si certains adoreraient s’engouffrer dans cette brêche.

      Bien déja si ca crée des emplois, cela sera autant de chomeurs en moins, et c’est donc positif. Et parfois le rêve inaccessible ca aide à vivre. Il y en a eu besoin à toutes les époques. 

      Au moyen age, vous aviez une vie de merde mais vous iriez un jour au paradis. 
      Au XIXème et XXème siècle vous aviez une vie de merde et il y aurait un jour la révolution. Après cela serait le paradis. 
      Au XXIème siècle, les gens croient qu’ils vont gagner au loto et alors ils seront au paradis. 

      Alors, pour résumer :

      • Probabilité d’aller au paradis du curé, zéro. Probabilité de se faire bouffer par les vers de terre : 1.
      • Probabilité d’une révolution ? Une ou deux par siècle. Le paradis après ? Non plutot l’enfer. 
      • Probabilité de gagner au loto ? Plusieurs gagnants par mois et ils sont effectivement blindés de thune après !
      Quelque part vous voyez cela s’améliore ;)

      Après bien sur, révisez vos cours de probas, cela évitera des bétises. (Et cela marche aussi pour ceux qui croient qu’ils vont devenir de grands traders sur le forex ;)). 

    • foufouille foufouille 9 décembre 2008 12:44

      - probabilite de devenir un esclave de la france d’en haut -99.9%
      si une place si libere

      - probabilite d’avoir de quoi vivre correctement 10% .

      - probabilite de faire parti des gens aises 5%

      - chance hypothetique d’etre riche par son travail 0.1% si on a des copains

       smiley


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 9 décembre 2008 16:25

      bruxman connaissez vous le pari de pascale ???????


    • Cyril 8 décembre 2008 20:58

      Amusant d’utiliser l’emploi pour plaider une libéralisation des jeux et une détaxation pour les entreprises qui en font bénéfice... Est-ce que cela bénéficie également au développement durable ?

      Dans la même logique, notons que la détaxation combinée à l’incitation à la consommation d’alcool favoriserait un solde positif de la création l’emploi dans la viticulture ainsi que dans le secteur de la santé. Emploi à caractère durable vu la dépendance .... Sans oublier l’effet positif sur les comptes de la retraite.



      • Marc Bruxman 8 décembre 2008 22:21


        				

         
        					Amusant d’utiliser l’emploi pour plaider une libéralisation des jeux et une détaxation pour les entreprises qui en font bénéfice... Est-ce que cela bénéficie également au développement durable ?

        Dans la même logique, notons que la détaxation combinée à l’incitation à la consommation d’alcool favoriserait un solde positif de la création l’emploi dans la viticulture ainsi que dans le secteur de la santé. Emploi à caractère durable vu la dépendance .... Sans oublier l’effet positif sur les comptes de la retraite.


        On ne sait pas à l’avance ce qui est durable ou pas. Et pour le coup, le jeu ne consomme pas beaucoup de gaz à effet de serre. Et on pourra toujours gratter dans 1000 ans ;) Donc si c’est durable !

        Et pour la viticulture ben franchement, il faut bien crever de quelque chose, alors tant qu’à faire autant crever à 75 ans en ayant pris du plaisir, plutot qu’à 100 en ayant eu une vie de merde !

      • geko 9 décembre 2008 08:57

        Pour une Rome bien décadente pensez à libéralisez la prostitution, la drogue et les armes il doit y avoir une croissance infinie dans ces secteurs là et plein de pognon à ramasser !


        • JiPé 9 décembre 2008 10:07

          Pour ce qui est des emplois, si on s’en réfère aux différents traités Européens, rien ne garantit qu’ils soient créés en France. La zone Euro est vaste, et les pays entrés récemment on de grandes chances de récupérer le "gâteau".

          Ensuite se pose le problème des mesures de contrôles : honnêteté des paris, paiement des gains, etc, et de savoir qui effectuera ces contrôles.

          De plus, le "tout libéral", que l’auteur semble à priori prôner ici, n’a pas eu que des bienfaits, et l’absence de véritable régulation est à la base de la crise actuelle.



          • pepin2pomme 9 décembre 2008 11:10

            Pourquoi joue-t-on à l’étranger ?

            - raison 1 : le taux de redistribution. Lima l’a bien souligné, la fiscalité des jeux en France ne supporte pas la concurrence. Le site évoqué plus bas détaille son mode de rémunération, d’où il ressort un taux de redistribution compris entre 96% et 98%. imbattable. Même la banque va me piquer plus de sous dans les opérations de change aller et retour.

            - raison 2 : beaucoup de types de jeux n’existent pas en France. Le hasard pur ou les résultats sportifs ne m’intéressent pas. En revanche, je suis intéressé par les jeux de pari sur des évenements divers (pas forcément sportifs, mais par exemple des résultats électoraux, le prix moyen de l’essence à une échéance donnée, la sélection d’une ville pour les JO, la découverte ou non du boson de Higgs à échéance donnée...) Ce genre de pari en ligne n’existe pas (que je sache) en France.

            J’ai investi quelques dollars sur un tel site étranger (que je ne citerai pas, mon propos n’est pas de leur faire de la pub). Curieusement, alors que j’ai voulu faire une seconde transaction (par carte banquaire), celle-ci a été bloquée par ma banque. Le site m’a alors proposé un virement banquaire, ce que je n’ai pas fait. Il semblerait (mais je n’en ai pas la preuve) que les banques soient complices dans la lutte contre la chute pourtant inéluctable du monopole français.


            • Niamastrachno Niamastrachno 9 décembre 2008 14:24

              Pepin, ce que tu dis est assez juste, les banques ne permettent en générale pas les transactions entre un site illégale et une banque, vas savoir pourquoi...

              Ce monopole va se muer pour une ouverture plus large, c’est certain, les anglais allument des cierges tous les jours pour que ça arrive, les bulgares aussi.

              Ce que je remarque aussi et comme le souligne je sais plus qui plus haut, c’est que les sites offshores le resteront - offshores, ils n’auront aucune raison de s’installer en france, et quand je dis aucune, c’est pas tant que c’est rien nichtou nada, c’est que dalle de chez que dalle.

              Ce n’est pas parce que tu auras le droit de jouer en france que les revenus légitimes de l’état sur cette transaction seront perçus, bref, là-dessus, les seuls à y gagner c’est Maltes et tous les autres territoires très regardant sur la fiscalité comme chacun sait voire parfois physiquement installés sur de vrais plateformes offshores - en pleine mer - ! (sisi le 1er à avoir inauguré cette pratique n’est pas un site de jeux en ligne, c’est Pirate Bay, le site de torrents)

              Je comprends ton envie irrépréhensible de vouloir avoir le droit de parier sur la couleur du chapeau de De Fontenay (qui aux dernières nouvelles sera blanc et noir - 11/1) mais dis-toi bien que le jeu et surtout le jeu d’argent est une activité réglementée, TRES réglementée pour une raison unique et simple : sur cette bonne vieille terre, en générale, la mafia la mieux organisée reste l’état.

              Et la super recette de création ultra-libéraliste de Mr l’auteur, est tout simplement ahurissante !
              On ne fait pas de création d’emploi sur le dos des 70% du panier de joueurs moyens dont la principale occupation est la recherche d’un emploi !

              Couché sale bête néo-ultra-libéraliste-sarkozienne-qui-comprend-encore-pas-que-la-crise-est-née-d’ahuris-dans-ton-genre.


            • Gzorg 9 décembre 2008 16:50

              @l’Auteur, Vous etes donc economistes ?

              Donc vous faites partis de la branche qui ne sert a rien si ce n’est à propager la Doxa libérale ?

              Donc vous vous trompez toujours, du moins comme 99.999999999999999999% de vos congénéres ?

              Donc vous faites partis des gens qui pensent que ce serait une bonne chose d’ouvrir au marché quel que chose qui releve parfois (souvent ) de l’addiction et de la misére ?

              Donc si j’ai bien compris là aussi il s’agit de déréguler ?

              Donc non content d’avoir propager une idéologie faschiste qui a paupérisé ce pays et des millions de travailleurs de part le monde, vous pensez qu’il en faut encore plus pour taper les derniers Euros des smicard ?


              HEY DES FOIS , MR L’AUTEUR CA VOUS ARRIVES DE COMPRENDRE QU’ON EN A MARRE DE VOS DELIRES D’ECONOMISTE SYSTEMATIQUEMENT FOIREUX ?

              LE REEL VOUS DONNE TOUJOURS TORD.



              Punaise mais combien de temps va t-on devoir suporter ce genre de discours ?

              A coire que quand il ne restera plus qu’un seul homme dans une planete ravagée par les théories libérales, si c’est un economiste on entendra encore leurs petits cris pathétiques dans le desert : "Dérégulons, dérégulons"...pffff




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès