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Accueil du site > Actualités > Economie > Keynes est un mythe ... ou un cauchemar !

Keynes est un mythe ... ou un cauchemar !

La majorité des Banques Centrales Occidentales et la quasi totalité de nos dirigeants politiques sont, pour des raisons fort compréhensibles, de fervents adeptes de la théorie Keynésienne qui enseigne que le seul remède aux crises économiques consiste en la promotion de la demande - et donc de la consommation - même s’il faut faire appel au crédit excessif et à la création ex nihilo de monnaie.

 Pour autant, ceux - très nombreux - qui se facilitent la tâche ainsi que les démagogues à la petite semaine pour lesquels la consommation représente la voie royale vers la prospérité ignorent-ils que la consommation n’est que le mécanisme selon lequel les producteurs partagent avec d’autres le fruit de leur travail ?  

Production et consommation sont en effet les deux facettes de la même pièce avec toutefois une prédominance de la production qui initie tout ce processus car c’est elle qui déclenche la consommation. La consommation n’existerait pas effectivement sans la production qui se répartit plus ou moins inégalement entre êtres humains qui, ce faisant, se lancent dans la démarche consommatrice...

Pourtant, comme cette consommation ne peut se réaliser sans le préalable indispensable du travail, nous avons trop tendance à négliger l’amont (ou l’initiation de ce processus) assuré par des producteurs qui acceptent de percevoir la part qui leur revient sous la forme d’un moyen de paiement collectif - l’argent - en échange de ce produit fini. Le travail - ou plutôt sa rémunération - nous permet donc de participer à ce processus d’échange, en nous autorisant à faire partie du groupe, à l’instar du joueur de poker qui met un jeton pour être de la partie... 

Cette vision n’est à l’évidence pas partagée par Keynes ni par son fan-club qui n’accordent à l’argent guère plus d’importance que celle d’être un simple médium servant aux échanges, une sorte de graisse permettant à la machine de mieux tourner en somme. Comme le plus grand nombre, Keynes confondait et mélangeait allègrement l’argent - c’est-à-dire la quotité revenant au producteur pour son produit fini - avec le crédit qui est en réalité une démarche de ce producteur anticipant la rémunération de son action de production à une échéance définie à l’avance. Anticipation elle-même fonction de la confiance du créancier en les capacités du débiteur à produire (un produit ou un travail) ou à se dessaisir d’un bien ayant une valeur...

Ces subtilités sont compréhensibles dès lors que l’on considère les pathologies liées au crédit car il va de soi que des crédits non remboursés grippent sérieusement la machine, quand ils ne la paralysent pas. Notre mécanisme monétaire encourage les pourvoyeuses de crédit aveuglées par le profit ou peu conscientes des risques que sont les Banques à consentir du crédit en excès, c’est-à-dire à tout simplement émettre du crédit dépassant la capacité de production - ou de travail - de l’individu ou de l’entreprise concernés.

Dans un monde idéal où la consommation ne serait pas artificiellement suscitée par le crédit, cet excès de crédit aboutirait à une nette augmentation de la production et donc à un gonflement de stocks qui, ne pouvant être écoulés, déboucherait sur une diminution de la production avec un retour progressif à l’équilibre. Néanmoins, dans notre système truffé de déséquilibres, le crédit généreux et mal ciblé se traduit immanquablement en une croissance parfois irraisonnée des achats (et donc des profits) entraînant avec eux dans cette spirale haussière les prix de ces produits finis car la masse d’argent en circulation en vient progressivement à excéder les capacités de production (trop d’argent disponible pour acheter un nombre limité de produits)...

Ces producteurs, qui bénéficient d’encore plus de crédits du fait de carnets de commandes très bien garnis, se mettent donc à créer des emplois sur ces fondements excessivement fragiles que sont les illusions de profits - quand ce n’est pas les profits injustifiés - créées par tout ce crédit. Toujours est-il que cette euphorie et cette apparente facilité à gagner de l’argent induisent toutes sortes de comportements à risques, dont la spéculation, tant il apparaît à un certain nombre qu’il n’est même plus nécessaire de travailler pour emprunter et pour réaliser des profits rapides !

Cette course effrénée au crédit se transforme donc très rapidement en une vraie pathologie - que certains appellent une bulle - mais qui n’est en réalité qu’accumulation de mauvais crédits. Les bulles étant systématiquement caractérisées par de très mauvaises allocations d’actifs, ce qui revient à dire que le récipiendaire de cet argent (ou de ce crédit) est rarement le bon... Cette richesse - fictive ou inappropriée - s’évaporant par la suite dès lors qu’un débiteur important ne parvient plus à honorer ses engagements, infectant de proche en proche la quasi totalité des intervenants à cette construction financière qui, en définitive, nuit à un monde du travail subissant les contrecoups des mauvais choix stratégiques de producteurs ayant cédé à l’euphorie spéculative.

Logiquement, la consommation stagne, ou ralentit considérablement selon les crises, et ce en dépit d’une multitude de stocks qui ne trouvent désormais plus preneurs, provoquant l’incompréhension des Keynésiens qui estiment résoudre l’équation en pompant force liquidités qui autoriseront l’achat de ces produits finis en attente d’être consommés. Et tant pis si cette relance, entièrement redevable à encore plus de mauvais crédits, vient forcer la main de consommateurs otages ou marionnettes d’un immense jeu de dés pipés.


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33 réactions à cet article    


  • Michel Santi Michel Santi 16 janvier 2010 15:17

    C’est juste et il n’y a pas que dans cet article que je la dénonce à cette politique car elle ne fait qu’encourager ce que l’on apelle l’argent facile et cautionner (indirectement) tous les agissements ayant abouti à la crise...


  • plancherDesVaches 16 janvier 2010 13:32

    Vous aurez aussi du mal à défendre que les états ne puissent plus augmenter les impôts sous peine de faire fuir leurs « malheureux » riches...

    Continuez dans votre axe de nationalisation de pertes par l’endettement des états, vous allez voir bientôt ce que vos erreurs vont produire.


  • plancherDesVaches 16 janvier 2010 13:33

    Notes, ça a déjà commencé.


  • Antoine Diederick 16 janvier 2010 13:54

    Plancher des Vaches,

    Léon fait allusion à l’investissement public....comme moteur de relance....c’est assez orthodoxe et normal de considérer que cet investissement peut- être porteur de relance....

    encore faut-il en effet que la dette publique puisse le supporter ex-ante.

    mais c’est une autre question


  • Antoine Diederick 16 janvier 2010 13:56

    l’autre question est : « L’Etat est-il un agent économique comme les autres ? »


  • plancherDesVaches 16 janvier 2010 14:22

    Diederick, l’état est en effet le premier agent économique. Sauf qu’il s’est fait acheter par le pouvoir de l’argent.

    Remember... Allemagne de 1936....


  • Michel Santi Michel Santi 16 janvier 2010 15:23

    Vous avez raison de discerner et de nuancer la part très critique envers Keynes de mon article.

    Toutefois,

    1) quant au fonds, je persiste dans le sens que, pour Keynes, la fonction et finalité de l’argent était simplement d’huiler les rouages. Selon lui, il ne fallait pas hésiter à en créer un maximum possible afin de dé - gripper le mécanisme. N’oublions pas qu’il se plaisait à dire qu’il fallait engager des travailleurs pour creuser des trous et y enterrer des billets de banque !

    2) quant à l’application par nos politiques des théories Keynésiennes, je crains qu’ils n’en aient saisis que ce qui les arrangeait, c’est-à-dire ne se concentrer que sur le court terme pour des raisons évidentes, ce qui revient à poser un plâtre sur un bras encore cassé...


  • perlseb 16 janvier 2010 17:12

    Mais lorsque les Etats avaient encore la possibilité de se financer par des « avances » de leurs banques centrales le problème ne se posait pas !

    Effectivement, la grosse différence avec l’époque de Keynes, c’est que les états doivent payer maintenant des intérêts sur leur dette aux banques qui ont acheté leurs bons ou obligations.

    Donc relance keynesienne équivaut maintenant (depuis 1973 en France avec notre fameux Pompidou / Rotschild, article 73-7) à paupériser les générations futures en grévant le budget de l’état (tout en enrichissant les banquiers).

    Il serait intéressant de savoir ce que Keynes dirait de sa relance compte tenu de ces nouvelles lois qui sont contre l’intérêt du peuple.


  • ChatquiChouine ChatquiChouine 16 janvier 2010 20:18

    D’accord avec Trolléon pour son interprétation d’un plan de relance Keynésien.


    D’autant plus qu’injecter de l’argent pour relancer la consommation courante ne favoriserait en rien l’ emploi puisque la plupart des produits concernés sont importés (d’ou les aides ciblées aux secteurs encore performants comme la prime à la casse) et que cela aurait des conséquences pires que le présupposé remède (accroissement du déficit commercial et de la dette).
     


  • Antoine Diederick 16 janvier 2010 23:33

    a Léon, c’est ce que je voulais vous entendre écrire .... smiley


  • perlseb 17 janvier 2010 17:26

    @ Trolléon

    mais s’il en est ainsi, c’est bien parce que le Etats en question l’ont voulu ainsi. Personne ne nous obligeait à abandonner notre souverainerté monétaire ni à adopter les thèses monétaristes libérales qui sont largement responsables de la panade dans laquelle nous sommes aujourd’hui...

    Là par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord. Qu’est-ce que l’état ?

    Quand Pompidou, élu par un peuple qui ne le connait absolument pas (disons que le peuple connaissait de lui uniquement ce que les médias avait choisi de dire avant son élection : une belle carrière bien méritée par son talent (?) ), décide de travailler contre l’intérêt du peuple, je ne vois plus bien où est l’état. Pompidou, ancien directeur général de la banque Rothschild n’a, pour moi, absolument pas agit au nom de l’état mais au nom de fortunes privées à qui il devait, je pense, beaucoup pour sa carrière personnelle.

    Si, dans une démocratie représentative, l’état représente le peuple, un vrai état ne peut pas vouloir perdre sa souveraineté au profit de banques privées. Nous sommes dans une oligarchie déguisée et cela fait un moment qu’il n’y a plus d’état digne de ce nom en France.

    Quand donc fera-t-on le procès de la famille Rothschild (ou autres familles du même acabit) qui s’enrichit toujours après chaque guerre ou chaque crise, et ne souhaite que supprimer les libertés des peuples ? Quand on recherche les coupables (ici pour les guerres et les crises), en général dans une enquête, on regarde à qui profite le crime.


  • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2010 17:38

    Article qui essaye de faire passer au bon peuple une philosophie économique pour mieux le dévorer.


    • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2010 17:42

      Allais dénonce : « un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent »

      http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2956

      Cette petite phrase résume l’oeuvre de Michel Santi sur Agoravox


    • Le péripate Le péripate 16 janvier 2010 17:41

      Keynes, un escroc. Sans intérêt.


      • Le péripate Le péripate 16 janvier 2010 17:58

        Tiens le théoricien des rapports de force a voulu dire quelque chose.

        Pour rire, voici trois grandes catégories d’échange : le vol, l’échange volontaire, le don. Et voici trois acteurs : l’homme politique, l’entrepreneur et l’amoureux. Mettre chaque catégorie d’échange avec son meilleur représentant.

         smiley


      • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2010 18:25

        « Keynes, un escroc. Sans intérêt. »

        Du TINA à la sauce péripate, tout au plus.


      • JL JL 16 janvier 2010 18:26

        Je connais plusieurs types d’échange et j’en citerai deux en particulier qui montrent que l’échange nest pas aussi sympathique qu’on pourrait le penser : « donnes moi ta montre, je te donnerai l’heure », « donnes moi ton fric je te donnerai ma protection »


      • Le péripate Le péripate 16 janvier 2010 19:37

        La plus belle escroquerie de ce Lord Keynes, c’est d’avoir compris que le salaire était un prix, mais qu’il était impossible de le négocier librement, et que donc la création monétaire était le moyen de reprendre d’une main ce qui avait été donné de l’autre.

        Un escroc, donc.


      • JL JL 16 janvier 2010 19:58

        péripate, je ne peux pas vous laisser dire ça sans réagir ! Le salaire n’est en rien affecté par la création monétaire dans la mesure où, d’une part le salarié dépense tout de suite sa rémunération, d’autre part, les salaires sont indexés sur l’inflation.

        Les salariés qui sont payés au minimum n’ont guère d’économies, et sont plutôt endettés. Et les gagnants de l’inflation, ce sont les emprunteurs et non pas les préteurs.


      • Le péripate Le péripate 16 janvier 2010 21:45

        Il vous faudra, un jour, cher Léon, m’expliquer comment de cette philosophie pour éleveurs de bétail dont vous êtes adepte émerge un jour l’idée de justice.


      • Le péripate Le péripate 16 janvier 2010 21:49

        JL... poverino... les salaires indexés sur l’inflation....

        C’est drôle, quand j’évoque le communisme, on me rappelle que la Mur est tombé.

        Pas dans les têtes de certains en tout cas.


      • Antoine Diederick 16 janvier 2010 23:37

        la notion de justice échappe à l’économie...ce n’est pas son objet, c’est peut-être là sa faiblesse....


      • tvargentine.com lerma 16 janvier 2010 17:47

        Personnellement je trouve que la France a sortir grandi de cette crise financière va à ses concurrents en europe et même par rapport aux américains

        Pourquoi ? La culture française d’un Etat fort et moderne fait partie de notre histoire (TGV,fusée Ariane,Airbus,Rafales...)
        Bref,ce sont des gros projets,porteurs de richesses pour un pays en terme de recherche et développement
        La crise financière à obligé les tenants du libéralisme exacerbé à manger leur bible et à époncher les dettes des vautours par l’endettement

        C’est le cas des pays anglo-saxons et à culture idéologique libérale

        En France,le gouvernement et son Président on choisi de faire des investissements lourds nécessaire à la modernisation du pays,qui n’aurait pas pu se faire avec les critères réducteurs de Mastrich et de Mr Barosso

        G Brown n’apporte aucune richesse à son peuple avec ses déficits budgétaires et OBAMA n’ont plus,car les financiers voyoux continuent le système de spéculatiion ,mais aujourd’hui le peuple anglais et américain payent

        En France,le déficit permet de palier la partie sociale du ralentissement économique ,et d’ailleurs comment des gens de gauche peuvent t-ils reprocher au gouvernement de faire du Keynésianisme à l’état pur,car l’investissement va directement à la production et donc
        à l’emploi
        Bien sur,les cycles économiques durent souvent 18 mois et avec cette crise financière le cycle est un peu plus long pour permettre un redémarrage de l’activité mondiale

        D’un autre coté,comme la France n’a jamais été exportatrice excédentaire mais importatrice c’est peut être l’occasion de regarder d’un peut plus près si la production locale ne reviendrait pas moins chere que la délocalisation qui revient cher avec les transports et le prix élevé du barril de pétrole

        C’est pour cela qu’il faut une réforme totale du mille-feuille administratif entre l’Etat et les régions et les départements,car cette couche grasse coute beaucoup d’argent public et coute aussi des emplois en taxes sur les entreprises et ont accélérés le processus de délocalisation vers des pays dont les normes sociales et sanitaires ne sont pas respectées

        Voila pourquoi les élections régionales sont importantes,car il faut une synergie entre l’Etat qui investi et les régions,qui pour l’instant augmentent,augmentent et augmentent les impôts et les taxes sans apporter un investissement productif

        Il suffit de regarder l’état de délabrement des transports et des infrastructures en Ile de France pour le constater et il faut aussi bien regarder ses factures d’EDF et d’eau pour voir la ponction d’argent sur notre pouvoir d’achat

        Voila ma contribution

        http://www.tvargentine.com







        • Antoine Diederick 16 janvier 2010 21:30

          a Lerma,

          j’aime bien quand vous trouvez quelques arguments pour communiquer, au moins cela peut provoquer débat...

          il y aurait bcp à dire sur les politiques économiques régionales, en effet


        • emiliano 16 janvier 2010 19:16

          Vous confondez visiblement les monétaristes pour lesquels effectivement l’argent ne sert qu’à huiler les rouages de l’économie et qui considèrent donc qu’il est vain de l’utiliser comme moteur de relance économique et les keynésiens qui pensent qu’une politique monétaire, dans certaines conditions données peut avoir un impact sur la croissance économique. Je vous suggère, avant d’écrire un article sur un auteur essentiel dans l’histoire de la pensée économique, de ...le lire...cela vous apprendrait surement des choses et en plus vous montreriez que vous avez un peu le respect de vos lecteurs !!!alors sans aller jusqu’à lire la théorie générale, offrez-vous au moins le petit que sais-je sur Keynes

          Non seulement votre maitrise de l’économie est plus que douteuse, mais en plus vous montrez n’avoir pas une meilleure connaissance de l’évolution des politiques monétaires dans les 30 dernières années !! (s’il s’agissait encore d’une évolution récente !) et de la perte totale d’hégémonie des idées keynésiennes dans les politiques monétaires occidentales (à l’exception peut être des américains qui sont un peu moins dogmatiques que les européens !).
          Le choix de l’indépendance des banques centrales dont l’ objectif premier est de maitriser l’inflation est due à l’influence monétariste et certainement pas à une influence Keynésienne !!!

          C’est comme si vous disiez que Charles Darwin était à l’origine du créationnisme !!!


          • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 16 janvier 2010 21:34

            Si Keynes avait tenu la vérité, il n’y aurait pas eu Milton Friedman. Cette fiction monétaire était la pire des théories et Keynes n’aurait jamais dû donner cet exemple de la mine ou l’On enfouit des dollars pour créer de l’activité économique. Les États peuvent faire quelque chose de positif, mais ils doivent calculer ce que leurs investissements leur rapportent en tout temps. Il n’y a pas d’avenir autrement.
            Pierre Boisjoli
            le conseiller divin
            le seigneur des seigneurs
            le roi des rois
            le prince de la paix


            • emiliano 16 janvier 2010 22:33

               Milton Friedman était doctrinaire au point de prendre des libertés avec ses séries de données pour obtenir les résultats que l’idéologie, plus que les faits, lui inspirait (voir travaux de JF Vidal, de mémoire). Ce qui n’était pas le cas de JM Keynes. Heureusement ses théories ineptes, se sont quand même faite rattraper par la réalité.

              Mais c’est aussi l’individu, qui a osé se mettre au service, avec ses « chicago boys » de la dictature de pinochet considérant probablement que la « liberté économique » valait plus que la liberté politique des chiliens. Je n’ai pas connaissance que JM Keynes se soit compromis avec quelque dictature que ce soit.

              Milton Friedman a terminé, influencé par son fils,  en baba cool libertarien. Ses chemises àfleurs ont fait forte impression dans les derniéres conférences auxquelles il a assisté. C’est le seul souvenir qu’il mérite de laisser en économie.


            • Le péripate Le péripate 17 janvier 2010 07:03

              Non, Lord Keynes avait simplement écrit son admiration pour le Reich et pour Staline. Une paille... smiley


            • JL JL 17 janvier 2010 09:02

              On s’en fout de Keynes, c’est de relance par la demande dont il s’agit ! Et pas la demande des riches dont on sait qu’ils n’en ont jamais assez d’inutile !

              La relance par la demande doit s’accompagner d’une réflexion sur le type de société que nous voulons : voulons nous une société comme celle de l’Ancien régime ? Dans ce cas laissons faire Sarkozy !

              Ou bien voulons nous une société juste et durable : dans ce cas il n’y a pas de place pour la pensée ultra libérale, cette non pensée qui mal dit les choses et ajoute aux malheurs du monde.


            • Antoine Diederick 16 janvier 2010 23:39

              le seul problème de la science économique, c’est qu’elle ne rend jamais compte de la réalité économique smiley


              • emiliano 17 janvier 2010 10:14

                J’avoue ne pas avoir connaissance des positions auxquelles vous faites allusion. Le site auquel vous renvoyez n’est pas forcément d’une totale objectivité sur la question et on peut souvent tourner et retourner des bouts de phrases, des passages comme un éric besson pour leur faire dire ce que l’on veut. Surtout qu’ils sont en total contradiction avec ce qu’il écrit dans la théorie générale.Mais je note quand même pour vérif.
                Cela dit, entre des commentaires douteux sur un système politique et une participation active àl’élaboration de politique économique avec une dictature militaire il y a quand même une grosse nuance. il me semble.


                • Ecométa Ecométa 17 janvier 2010 11:32

                  A longueur d’article, qui, visiblement ne mettent pas une semaine pour être publié, vous soufflez à volonté le chaud et le froid !

                  Quel est votre problème avec Keynes ? La nécessité, reprise récemment par le premier ministre chinois, d’une monnaie d’échanges internationaux qui ne soit pas une monnaie nationale, était une idée de Keynes, il y a donc plus d’un demi siècle, et que nous aurions dû suivre ! Egalement, et après la première guerre mondiale, le fait que les pénalités, celles infligées à l’Allemagne, surtout celles de nature économique, totalement irréalistes au regard des capacités d’un vaincu totalement ruiné, ne pourraient qu’appeler une revanche… et bien d’autres choses encore ! L’histoire, Monsieur Santi, celle politique comme celle économique, a, à posteriori, et à plusieurs époques de la vie de l’Europe, et bien qu’il n’ait pas été suivi, a donné raison à Keynes ; alors, cessez de parler à la place de Keynes Monsieur Santi !

                  « La majorité des Banques Centrales Occidentales et la quasi totalité de nos dirigeants politiques sont, pour des raisons fort compréhensibles, de fervents adeptes de la théorie Keynésienne qui enseigne que le seul remède aux crises économiques consiste en la promotion de la demande - et donc de la consommation - même s’il faut faire appel au crédit excessif et à la création ex nihilo de monnaie ».

                  « Même s’il faut faire appel au crédit excessif et à la création ex nihilo de monnaie ». Keynes savait sortir des sentiers battus et rebattus par l’économie dite classique : il avait l’art du contre-pied ! Ce n’est certainement pas Keynes, adepte de l’équilibre général en économie, véritable ingénieur système de l’économie comme il en existe peu, qui aurait accepté de tels déséquilibres économiques ! C’est un véritable Keynes et non des néo-keynésiens, des pseudo keynésiens excessifs en tout, surréalistes, qu’il nous faudrait actuellement.

                  « Pour autant, ceux - très nombreux - qui se facilitent la tâche ainsi que les démagogues à la petite semaine pour lesquels la consommation représente la voie royale vers la prospérité ignorent-ils que la consommation n’est que le mécanisme selon lequel les producteurs partagent avec d’autres le fruit de leur travail ? »

                   
                  Favoriser la consommation, notamment auprès de gens consommant peu, serait démagogue ! Quant à la consommation… elle ne serait que le mécanisme selon lequel les producteurs partagent avec d’autres le fruit de leur travail ». Qu’est-ce que c’est que ces balivernes ? Je ne m’étends pas d’avantage sur le premier point, quant au second, celui d’un partage « équitable » des fruits de la production… si ceci était vrai ça se vérifierait dans les faits ; plus généralement les tenant set les aboutissants du système productiviste, ou plus généralement du « Kapitalisme », tirent largement la couverture à eux ! Les producteurs, généralement affairistes, de plus en plus affairistes, se préoccupent peu, et même pas du tout des capacités de consommation et c’est précisément le problème ; autrement ils ne délocaliseraient pas les productions ! Que tout soit lié, production et consommation, pour autant la production c’est la production et la consommation la consommation, ce sont deux opérations économiques différentes, non pas opposées, surtout pas opposées, mais complémentaires, ce qui n’est pas l’avis des producteurs qui se comportent généralement comme s’ils étaient seuls au monde du moins pour les plus gros ! Encore que tout ceci ne soit pas égal et doit être modéré, car bien des producteurs sont victimes des ces « distributeurs » qu’on a laissé grossir, laissé s’engraisser, qui ont pris le pas sur les producteurs, et qui font la pluie et le beau temps : leur loi de l’offre et de la demande ; en fait de la seule offre distributive ou productiviste !

                  Visiblement, et contrairement à vous, qui semblez être un adepte du seul moyen mis en œuvre, du seul moyen de production, Keynes était un adepte de l’adéquation entre moyens et besoins économiques, et, non, comme vous : du moyen pour le moyen !

                  « Production et consommation sont en effet les deux facettes de la même pièce avec toutefois une prédominance de la production qui initie tout ce processus car c’est elle qui déclenche la consommation. La consommation n’existerait pas effectivement sans la production qui se répartit plus ou moins inégalement entre êtres humains qui, ce faisant, se lancent dans la démarche consommatrice... »

                  Si ce sont les deux faces d’une seule et même pièce : pourquoi donnez-vous la prépondérance à la production ?  Il n’y a pas de production possible sans consommation et inversement ; donnez la prépondérance à l’une en ignorant l’autre participera d’un déséquilibre… et que dire de la préférence donné au système de distribution !

                  C’est une évidence, Monsieur Santi, il n’y a plus de théorie économique, il n’y a que des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas, s’ignorent les unes les autres ; et, visiblement vous participez de cela !

                  Ni un mythe ni un cauchemar, sans être nationaliste, mais tenant d’une économie forcément circonscrite nationalement, ouverte mais pas permissive, aussi forcément sociétale, de l’adéquation entre besoins et moyens, Keynes était un ingénieur système en matière d’économie ; un rôle d’ingénieur système qu’il aurait voulu voir tenu par l’Etat : un état dirigé par des responsables éclairés et non des « gens foutres » irresponsables !


                  • fwed fwed 18 janvier 2010 12:14

                    Merci M. Santi,

                    A mon goût c’est un de vos meilleur articles quant à l’analyse systémique de notre economie.

                    « Cette vision n’est à l’évidence pas partagée par Keynes ni par son fan-club qui n’accordent à l’argent guère plus d’importance que celle d’être un simple médium servant aux échanges, une sorte de graisse permettant à la machine de mieux tourner en somme. »
                    Je pense que cette vision n’est pas fausse et elle rejoint me semble t’il l’affirmation des monetaristes « la monnaie n’est qu’un voile » ou celle de je ne sais plus quel economiste « c’est un tautologie que de dire qu’un bien et service ne s’échange que contre un autre bien et service ».
                    La question est en fait qui crée ce voile qu’est la méta marchandise et quelles caractéristiques lui donne t’on ?(application d’un taux d’usure qui ammène à un accroissement exponentiel de la masse monétaire ?)

                    Cordialement

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